Un attentat terroriste islamique au Pakistan vise des enfants chrétiens dans un parc de Lahore et fait plus de 70 morts dont 30 enfants. Cette attaque fait suite à celle de décembre 2014 dans une école militaire qui avait fait plus de 140 morts dont 130 enfants.
Auteur/autrice : Rehve
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Religion dans les compagnies aériennes
Une citoyenne israélienne de 81 ans a été récemment obligée de changer de place dans un avion de la compagnie israélienne El-Al car un autre citoyen israélien de confession juive ultra-orthodoxe ne souhaitait pas être assis à côté d’une femme. Cette femme, ancienne avocate, a décidé de porter plainte contre le transporteur pour discrimination avec l’aide d’une association spécialisée Israel Religious Action Center pour un judaïsme progressif (autant dire qu’ils ne sont pas rendus…) et qui a déjà obtenu quelques succès dans des actions similaires dans les transports publics.
Le comportement des religions à l’égard des femmes est toujours aussi archaïque que similaire quel que soit le Dieu. La tâche est rude pour amener les religieux vers un peu plus de raison !
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GIDE André, ‘La symphonie pastorale’.
Sortie : 1953, Chez : Le Livre de Poche n°6.
André Gide : « le contemporain capital… », telle est la citation d’André Malraux mentionnée au dos de ce court ouvrage. Il s’agit de Gide, donc de religion, de tiraillements entre devoir et péché, d’humanité et d’éternité, de souffrance et de désir…
La « Symphonie » est l’histoire d’amour entremêlée entre un pasteur, son fils et une jeune fille aveugle. Elle retrouve la vue pour aller au suicide devant cet amour transmis et impossible. Roman court et incisif : le thème est toujours vivant, l’écriture remarquable et un peu datée. C’est André Gide ; il faut donc avoir lu ce monument de la littérature française.
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SCHNEIDRE Dominique, ‘Fortune de mère’.
Sortie : 2001, Chez : Fayard.
La saga de l’empire Schneidre racontée sous l’angle familial par une descendante de la 5ème génération après celle du fondateur Eugène (1805-1875). On y apprend l’incroyable puissance de ces patrons de forge au XIX et Xxème siècle qui ont monté les premières multinationales basées sur l’innovation technologique et les canons à une époque où la fréquence des guerres activait à la fois le business et le patriotisme.
Le plus improbable dans cette saga est le mariage du père de l’auteur avec la petite-fille de Jules Guesde, socialiste tendance révolutionnaire qui sera élu député à plusieurs reprises dans le même Parlement que les Schneidre qui ne délaissaient pas la politique pour faire avancer leur business.
Ces mémoires croisées voient se rencontrer les anarchistes russes avec les maîtres des forges du Creusot, les révolutionnaires et l’aristocraties, les grandes grèves qui ont ponctué l’histoire du mouvement ouvrier avec les réceptions au château de la Verrerie, demeure des Schneidre au Creusot, les bombardements alliés des usines durant la deuxième guerre mondiale avec la gestion compliquée des relations avec l’occupant allemand…
Le père de l’auteure prend les commandes en 1942 au décès de son propre père, reconstruit le groupe après la guerre, l’implique dans l’industrie nucléaire naissante, meurt soudainement en 19960 et laisse sa place à son épouse (petite fille de Jules Guesde) qui mènera le groupe à sa fin dans les années 80′. Pas sûr d’ailleurs qu’un héritier Schneidre aurait fait mieux tant les structures et le modèle de l’entreprise étaient inadaptés au monde de globalisation et de désindustrialisation qui s’ouvrait alors en Occident !
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Television – 2016/04/02 – Paris la Philharmonie
C’est l’histoire du disque culte d’un groupe de légende : Television a écrit Marquee Moon en 1977 à l’orée de la période du protopunk américain, qui fut si productive, lorsque les poètes du rock underground new-yorkais se bousculaient au bar du Chelsea Hotel, entre Jimi Hendrix, Bob Dylan et les écrivains de la beat generation. Patti Smith et Lou Reed ont assisté aux premiers concerts de Television au CBGB’s, ils en ont assuré la promotion.
Sortis du bouillonnement culturel américain inouï d’une époque révolue, épris de poésie et de musique, auteurs-compositeurs-chanteurs-guitaristes, Thomas MiIller et Richard Meyer se rebaptisent Verlaine pour l’un, en hommage au poète Paul, et Hell pour le second, en référence à la Saison en enfer de Rimbaud, et ils créent ensemble Television en 1973 qui ne survivra que le temps de deux disques, mais aura une influence considérable sur les décennies rock qui suivirent. Chacun a continué ensuite une carrière solo avec plus ou moins de succès mais ils restent pour toujours au Panthéon des musiciens du XXème siècle.
Marquee Moon fut une étrange création venue de nulle part sinon des cerveaux suroxygénés de leurs auteurs. L’œuvre s’imbrique avec celle de Patti Smith, Horses, sorti l’année précédente. C’est d’ailleurs Mapplethorpe (compagnon de Patti) qui pris la photo de couverture des deux albums. On retrouvera ces deux-là tout au long d’un parcours poétique et musical. Efflanqués et fiévreux, « les poings dans leurs poches crevées », ils ont créé la musique de l’avenir.
Television a innové avec un jeu de deux guitares entremêlées déroulant des arpèges complexes avec une rythmique basique sur laquelle se pose la voix tendue et aigue de Verlaine. Pas d’électronique, aucun traitement, juste le naturel de l’électricité et la tension du chant. Les textes sont poignants et toujours récités/déclamés avec la voix plaintive si caractéristique de Verlaine :
Do I, Do I?
Guiding light
belong to the night?
Only only
Only tonight.
All the ladies
Stay inside.
Time may freeze.
A world could cry.
All this night running loud
I hear the whispers I hear the shouts.
And tho they never cry for help…Alors ce soir, dans le cadre de l’exposition « The Velvet Underground – NewYork extraganza », Television vient rejouer Marquee Moon, intégralement, dans la petite salle de la Philharmonie de Paris devant un parterre de quinqua/sexa nostalgiques d’une époque et toujours admiratifs du foisonnement d’idées, de musiques, de rythmes, de poésies, bref de l’inspiration infinie qui a caractérisé les musiciens new-yorkais des 70’s. Il y a peu de survivants, le temps est passé, la drogue et sa destruction aussi.

Patti Smith rejouait Horses à l’Olympia l’an passé pour les 40 ans de ce disque clé. Television est là ce soir, il précède John Cale, dernier fondateur du Velvet Underground, qui sera demain sur la grande scène pour un hommage à son compère Lou Reed et à tout ce que ces pionniers ont su déclencher.
Ce concert est plaisant, cette musique est toujours passionnante, à peine datée, souvent copiée, mais nous sommes 40 ans après sa création, alors à défaut de surprise, elle provoque encore de l’émotion. Au terme de ces années underground volcaniques et mortifères, après les décès récents de Lou Reed et David Bowie, Patti Smith et Tom Verlaine sont en train de refermer doucement la page d’une époque musicale révolutionnaire.
Setlist : Intro/ See No Evil/ Elevation/ Prove It/ Torn Curtain/ Venus/ Friction/ Guiding Light/ Marquee Moon
Encore: Sapphire -
Nouvel échec d’une tentative d’atteinte à la concurrence
Après des semaines de négociations qui visaient à ramener de 4 à 3 le nombre d’opérateurs se partageant le gâteau des télécommunications françaises, cette nouvelle tentative d’ériger un oligopole entre copains a échoué. Les libéraux s’en réjouiront, les partisans de la concurrence (qui ne sont pas toujours les mêmes) également.
Dans cette affaire Bouygues Telecom souhaitait se saborder en vendant sa dépouille au meilleur prix à ses concurrents et, en l’occurrence, en se faisant payer par des actions d’Orange l’ancien monopole public dont les contribuables via l’Etat possèdent toujours une part du capital. Les parties n’ont pas pu s’entendre sur le prix et les modalités de ce partage et ce n’était jamais que la troisième ou quatrième tentative de réduction du nombre d’opérateurs. Il faut croire que ce n’est pas facile.
Si M. Bouygues tient si fortement à entrer au capital d’Orange il pourra toujours acheter des actions sur le marché où cette société est cotée à son juste prix puisque comme chacun sait la clairvoyance de Monsieur le Marché est au-dessus de tout.
Le secteur va donc continuer à fonctionner à quatre prestataires se faisant concurrence, au moins pour le moment. Les partisans de l’accord expliquent que Bouygues Telecom est « trop faible » pour survivre et qu’il va y avoir de la « casse sociale » comme si il n’y en aurait pas eu si l’accord s’était fait ! Les forces du marché déifiées par nombre de libéraux vont agir et avec peut-être plus de résultats que les forces obscures des petits arrangements entre amis.
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Jim Harrison a quitté notre monde

JIM HARRISON 2007 (Photo by Aaron Lynett/Toronto Star via Getty Images) Jim Harrison est mort cette semaine, une crise cardiaque alors qu’il était à sa table de travail. Il avait 78 ans et se trouvait dans sa maison en Arizona. Il laisse une œuvre considérable faite de romans et de poésies. Il a décrit l’Amérique comme personne, celle des grands espaces, de la violence du climat comme de celle de ses habitants. Il a parlé de la nature en Amérique, celles des lacs et des forêts, des ours et des montagnes, de la chasse et des randonnées ; une Amérique loin des grandes villes huppées et intellectuelles dans une nature où la violence rôde toujours au coin du bois mais où se déroule la comédie humaine de l’amour et du sexe.
Jim Harrison était un ogre qui dévorait la vie et les côtes de bœuf avec le même insatiable appétit. Il a ripaillé sa vie durant et décrit ses dévorations à longueur de romans et récits. Au paradis des écrivains gageons qu’il trouvera une bouteille de bourbon pour continuer à vivre. Sous ses dehors rudes il cachait un grand cœur comme le démontrent les histoires d’amour émouvantes, et tellement humaines, qui peuplent son œuvre. Adieu Lord Jim !
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Petits arrangements avec la vie en société
Au Bar du Port, un panel de citoyens détaille ses petits arrangements avec les règles de la fiscalité ou les procédures de l’entreprise, tout en se plaignant de l’état des services publics et de l’inefficacité de leurs élus…
Chaque organisation ou individu qui fraude sans réduire pour autant les prestations dont il bénéficie transfère les charges qui lui reviennent sur le voisin. C’est le syndrome français qui pousse les citoyens à croire que les services publics fonctionnent avec l’argent des autres ou que les élus ne seraient pas à l’image de leurs électeurs. Et ceux qui se plient aux règles de la vie en société sont gentiment traités de naïfs ou, pire, d’êtres bêtement disciplinés sur le modèle de certains qui, en d’autres temps, ont amené le nazisme au pouvoir.
Au-delà de la comparaison avec l’Allemagne des années 30’, tellement excessive qu’elle touche au néant, on a là le drame français qui explique au moins en partie comment notre République se révèle moins efficace que les pays avoisinants du fait de l’incohérence de ses citoyens. On ne peut pas à la fois contester les charges sociales et se plaindre du faible niveau des prestations, crier haro sur l’impôt et se plaindre des services publics, pleurer sur le chômage et refuser d’essayer de réformer le code du travail, vouloir constitutionaliser la déchéance de nationalité et voir le sénat et l’assemblée nationale incapables de se mettre d’accord sur un texte de 3 lignes, etc… Notre époque est marquée par l’égoïsme de chacun et l’oubli de l’intérêt général. Il est plus facile d’asséner « c’est la faute à Taubira-laxiste » que de remettre en cause ses propres comportements. La France n’évolue pas beaucoup sur ce point, hélas…
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La Belgique attaquée par le terrorisme religieux
Deux attentats dans la journée à Bruxelles font environ 35 morts à ce stade. Ils ont été revendiqués par le groupe Etat Islamique. La capacité de nuisance de ce terrorisme religieux ne faiblit pas. Des gens manifestement bien organisés, des moyens financiers minima (bien que l’on se souvienne que Coulibaly le terroriste français de l’attentat de l’Hypercasher en janvier 2015 à Paris ait financé une partie de son action avec un simple crédit à la consommation auprès de la Cofidis avec assurance décès…), des troupes en réserve, une croyance religieuse d’un autre âge, une formation idéologique et militaire au Moyen-Orient et on se fait exploser au milieu d’une foule. L’effet est garanti : des morts et de la terreur. La parade absolue est impossible pour nos démocraties formatées pour l’ouverture et la circulation des idées, des personnes et des capitaux.
Il va falloir des générations avant de ramener ces gens à la raison.
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Décès de Keith Emerson
Keith Emerson, claviériste flamboyant du groupe Emerson-Lake-and-Palmer (ELP) s’est suicidé à 71 ans aux Etats-Unis. Le groupe ELP réunissait trois géants, dont Grek Lake, la voix de la première formation King Crimson. Plus ébouriffant que vraiment inspiré il a quand même marqué le prog-rock.
Acteur de premier plan du rock progressiste des années 80-90, de formation classique Emerson fut avec Rick Wakeman (Yes) un claviériste de génie et un show-man un peu excessif comme cette époque en produit quelques-uns.
Que la terre lui soit légère !
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La Belgique critiquée par Mme. Michu
Un terroriste islamique français a été arrêté en Belgique. Il avait a priori participé aux attentats de novembre dernier à Paris qui avaient fait 150 morts. Il était en fuite depuis quatre mois. Des journalistes plus amateurs de tweets que de réflexion, accusent la Belgique de naïveté et d’inefficacité pour n’avoir pas su appréhender cette personne dont il semblerait qu’elle n’ait pas quitté Bruxelles depuis sa fuite de Paris en novembre 2015.
On croit rêver : confortablement installés dans leurs rédactions derrière leurs écrans des titulaires de cartes de presse, jamais avares de donner des leçons au monde entier avec une arrogance toute franchouillarde, expliquent à des services de sécurité sur les dents depuis plusieurs mois et dont plusieurs membres ont déjà été tués ou blessés, comment ils doivent faire leur travail ! C’est indécent d’autant plus que certains hommes politiques français les suivent sur ce terrain douteux.
Cerise sur le gâteau : la police belge a dû précipiter son intervention pour arrêter ce terroriste car un journal français, L’Obs, avait publié des informations qu’il avait pourtant été demandé à la presse de ne pas publier pour ne pas gêner les enquêtes en cours.
Il va falloir aussi, lorsque nous aurons le temps, s’occuper de réformer les écoles de journalisme dont la qualité baisse de jour en jour.
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La France rechigne devant la réforme du code du travail

Un projet de réforme du code du travail est sur la table des négociations et bientôt devant le parlement. Bien entendu, comme toute annonce de changement de société, la Société française s’oppose. Derrière les grands mots sur la flexi-sécurité, il s’agit en fait de donner plus de facilité aux employeurs pour licencier leurs employés et également de contourner les syndicats en favorisant les accords directs au sein de l’entreprise. Les organisations patronales jurent leurs grands Dieux qu’une telle orientation permettrait de relancer l’emploi, les syndicats et une partie de la société civile refusent les termes de cette réforme qui accentueraient la précarisation des emplois.
Evidement les exemples des pays plus libéraux qui appliquent ce genre de politique et présentent des taux de chômage inférieurs à celui de la France sont régulièrement cités pour justifier le projet. En réalité, nous sommes en France et nous sommes capables d’échouer, même en appliquant ce qui fait réussir les autres pays ! Personne n’est bien en mesure de prévoir ce qu’apporterait cette flexi-sécurité. Les slogans ridicules « 1 million d’emplois » affichés par le patronat comme les arguments développés par la rue pour s’opposer ne sont que billevesées communicantes. La seule raison qui doit pousser à mettre en œuvre une réforme de cet ordre est que cela n’a jamais été essayé en France alors ne nous privons pas de la tenter.
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Mésentente au parlement
Après les attentats religieux que la France eut à déplorer en 2015 qui ont ait à peu près 150 morts, les parlementaires français n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un texte de réforme de la constitution visant à inclure dans celle-ci une peine de déchéance de nationalité pour les citoyens coupables de terrorisme ainsi que l’état d’urgence. L’une et l’autre de ces mesures sont déjà prévues dans la loi mais leur érection dans le texte constitutionnel leur donnerait plus de force.
Le litige entre sénateurs et députés porte sur le fait de décider s’il faut appliquer cette déchéance, le cas échéant, à tous les nationaux ou uniquement aux binationaux qui pourraient ainsi continuer à bénéficier de sa ou ses autres nationalités. Il porte sur la modification de l’article 34 de la constitution :
Rédaction actuelle :
La loi fixe les règles concernant :
– les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ; les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;
– la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;
Rédaction proposée par l’assemblée nationale :
« – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu’elle est condamnée pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ;
Rédaction proposée par le sénat :
« – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne née française qui détient une autre nationalité peut être déchue de la nationalité française lorsqu’elle est condamnée pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ; »
Tout le monde s’accorde à conclure que cette déchéance ne sera que de l’ordre du symbolique, n’aura aucun effet sur le terrorisme et ne sera probablement jamais appliquée. Ces discussions relèvent donc d’un parlementarisme inefficace et dispendieux. Ces gens, rémunérés par les contribuables, ont passé des mois à discutailler pour finalement ne pas aboutir. C’est un peu déprimant mais tellement symptomatique de la décadence de notre République. Rappelons en tout cas le texte sur lequel tous les ennemis islamiques de la France s’accordent sans barguigner, celui de la revendication des attentats de novembre dernier.
2 Safar 1437
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Allah le Très-Haut a dit : et ils pensaient qu’en vérité leurs forteresses les défendraient contre Allah. Mais Allah est venu à eux par où ils ne s’attendaient point, et a lancé la terreur dans leurs cœurs. Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, ô vous qui êtes doués de de clairvoyance. Soûrat 59 verset 2.
Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du Califat, qu’Allah lui donne puissance et victoire, a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe, Paris.
Un groupe ayant divorcé de la vie d’ici-bas s’est avancé vers leur ennemi, cherchant la mort dans le sentier d’Allah, secourant sa religion, son Prophète et ses alliés, et voulant humiliant ses ennemis. Ils ont été véridiques avec Allah, nous les considérons comme tels. Allah a conquis par leur main et à jeter la crainte dans le cœur des croisés dans leur propre terre.
Huit frères portant des ceintures d’explosif et des fusils d’assaut ont pris pour cibles des endroits choisis minutieusement au cœur de la capitale française, le stade de France lors du match des deux pays croisés la France et l’Allemagne auquel assistait l’imbécile de France François Hollande, le bataclan ou étaient rassemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité ainsi que d’autres cibles dans les dixième, le onzième et le dix-huitième arrondissement et ce, simultanément. Paris a tremblé sous leurs pieds et ses rues sont devenues étroites pour eux. Le bilan de ses attaques est de minimum 200 croisés tués et encore plus de blessés, la louange et le mérite appartiennent à Allah.
Allah a facilité à nos frères et leur a accordé ce qu’ils espéraient (le martyr), ils ont déclenchés leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions. Qu’Allah les accepte parmi les martyrs et nous permette de les rejoindre. Et la France et ceux qui suivent sa voie doivent savoir qu’ils restent à les principales cibles de l’Etat Islamique et qu’ils continueront à sentir l’odeur de la mort pour avoir pris la tête de la croisade, avoir osé insulter notre Prophète, s’être vanté de combattre l’Islám en France et frapper les musulmans en terre du Califat avec leurs avions qui ne leur ont profité en rien dans les rues malodorantes de Paris. Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux veulent méditer et tirer les leçons.
Allah est le plus grand. Or c’est à Allah qu’est la puissance ainsi qu’à Son messager et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas. Soûrat 63 verset 8
[les fautes d’orthographe et de syntaxe sont de l’auteur]
Ce communiqué a fait suite à l’assassinat de 150 personnes à Paris en novembre dernier. On ne peut qu’en recommander la lecture à nos parlementaires qui, sur cette base, auraient pu être à la hauteur et s’entendre sur un texte constitutionnel dans un sens ou dans l’autre. Cela semble mal parti. Ce n’est pas digne.
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FOUREST Caroline, ‘Eloge du blasphème’.
Sortie : 2015, Chez : Grasset.
Caroline Fourest, polémiste et ex-chroniqueuse de Charlie-Hebdo, nous livre ses réflexions sur les assassinats de la rédaction de Charlie-Hebdo en janvier 2015 par des terroristes islamistes français. Déjà auteure engagée en faveur de la laïcité versus la régression religieuse, elle fut bien sûr particulièrement bouleversée par la mort de ses collègues sous les balles de l’obscurantisme. Ce court ouvrage souligne une nouvelle fois toutes les contradictions entre la religion et la République, entre le dogme et la raison, entre le droit et le message divin.
Caroline Fourest ne manque pas au passage d’écorner les intellectuels et autres sociologues de service qui cherchent à décortiquer ce phénomène extrémiste religieux sanglant pour essayer de comprendre comment on a pu en arriver là, et peut-être essayer de traiter le mal à la base maintenant que celui-ci a si profondément pénétré la République.
Elle détaille aussi le positionnement relativiste anglo-saxon vis-à-vis de la religion dans la Cité et fait part de ses doutes face aux mélanges parfois troubles entre gouvernance et religion, entre liberté d’expression et croyances religieuses que l’on rencontre dans ces pays pourtant aussi démocratiques que la France.
Les positions sont bien sûr irréconciliables. Ce livre rappelle quelques vérités. Il ne sera lu que par les convaincus et les raisonnements qu’il développe ne sont de toute façon pas recevable ni par Dieu ni par ceux qui revendiquent son inspiration. Il s’agit plus ici d’une auto-thérapie menée par Caroline Fourest pour exorciser son désespoir face à la mort de ses amis et la montée de l’obscurantisme un peu partout sur la planète.
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Attentats religieux en Côte d’Ivoire
Des terroristes, a priori islamiques, tirent au hasard sur une plage de Grand Bassam en Côte d’Ivoire dimanche après-midi. Il y a une quinzaine de morts.
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Homeland : Irak année zéro

En deux épisodes de 2h40 chacun, Abbas Fahdel, cinéaste irakien exilé en France, a filmé les siens juste avant l’invasion de son pays en 2003 par une coalition internationale et une semaine après la chute de Bagdad.
Dans la première partie il filme sa famille dans une villa cossue de la capitale en train de se préparer à la guerre, creusant un puit, allant chercher son aide alimentaire, conduisant une multitude d’enfants dans les écoles et les universités… Et il fait parler ce petit monde qui n’aime pas beaucoup Saddam Hussein, qui vit sous embargo depuis des années et ne semble pas s’inquiéter outre mesure de cette annonce de guerre. Il est vrai que ce pays en a déjà vécu plusieurs sous la férule de son dictateur.
Dans le deuxième épisode la caméra sort dans la rue, nous montre les cortèges de camions de soldats américains, un char stationné sous un monument, nous fait visiter nombre de bâtiments dévastés par des pilleurs, le petit bourg où les enfants se sont réfugiés durant l’assaut. Le réalisateur fait parler la population qui partage sa peur devant l’insécurité grandissante après la bataille, l’absence de remise en route des infrastructures. Mais au fur et à mesure que les semaines passent cette acrimonie se retourne contre l’occupant américain. On sait comment s’est terminée cette triste épreuve de force dont le reste du monde subit encore les effets dévastateurs.
Et il y a toujours autant d’enfants qui semblent être le fil conducteur du réalisateur, dont son neveu Haïdar, 12/13 ans, déluré, bavard, malin et rigolard qui pose des questions autant qu’il développe des réponses à tout. Le deuxième épisode se termine tragiquement par une attaque de nuit de la voiture où se trouvent l’oncle et le neveu. Après une courte rafale de mitraillette, on voit un plan fixe sur la tombe d’Haïdar.
C’est un film émouvant sur des gens normaux soumis aux foudres de l’Histoire. En cela il nous touche car chacun se voit possiblement dans la situation de cette famille à l’heure de la montée des périls. Une expérience humaine, tout simplement, bien loin de poncifs et idées préconçues sur ce pays.
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L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

Juin / Le Canard Enchaîné (14/10/2015) Le microcosme semble découvrir que les structures organisatrices de compétitions internationales de sport négocient généralement avec les Etats d’accueil des contrats d’exonération fiscale pour lesdites structures, voire également pour leurs sponsors et leurs dirigeants. Cela vaut pour les jeux olympiques comme pour le fouteballe et d’autres jeux de baballe.
Ainsi le décret 2015-910 publié au journal officiel du 25/07/2015 a listé six compétitions sportives organisées en France lors des prochaines années qui bénéficieront d’un régime d’exonération de certains impôts et taxes (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, retenue à la source, taxe sur les salaires, etc.). Il s’agit, par ordre chronologique, de l’Euro 2015 de basket hommes (5-20 septembre), de l’Euro 2016 de football hommes (10 juin – 10 juillet), du Championnat du monde 2017 de handball hommes, du Championnat du monde 2017 de hockey sur glace hommes, de la Ryder Cup et de la Ryder Cup Junior de golf en 2018 et de la Coupe du monde féminine de football 2019.
Ce régime fiscal a été créé par la loi de finances rectificative pour 2014 qui a été votée par une représentation nationale fort peu inspirée.
Des responsables au plus haut niveau et des élus du peuple se sont rendus coupables d’une félonie fiscale. Cette infamie a une apparence : un trio de ministres irresponsables, MM. Kanner (Sports), Sapin (Finances et Comptes publics) et Eckert (Budget). Il a une réalité : un parlement incompétent et piètre comptable des finances publiques. Ce trio et ce parlement possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la gestion de l’Etat et de l’argent de ses citoyens que déformés à travers leur frénésie populiste. Cette entreprise conduit tout droit à un désastre national.
Voici l’État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé, notre place et notre rôle dans la communauté financière compromis. Et par qui ? Hélas ! Hélas ! par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir.
[Inspiré par MonGénéral]Comment et pourquoi des responsables (si l’on ose dire) politiques octroient-ils des avantages fiscaux pour l’organisation de compétitions de ballon ? C’est une vraie question sans véritable réponse cohérente, sinon que ces responsables privilégient des situations particulières au détriment de l’intérêt général. En procédant ainsi ils font renoncer l’Etat à des recettes fiscales, qui seraient pourtant bienvenues, et transfèrent sur les contribuables une partie des charges de ces compétitions qui devraient normalement être payées par les consommateurs. C’est contraire aux règles de libre concurrence : pourquoi les sports de baballe ou de palet et pas les concours de pétanque ? C’est immoral quand on mesure les flux financiers brassés par ces organisations, tellement gigantesques et hors de tout contrôle que les scandales de corruption de la FIFA se traitent actuellement devant les tribunaux et dans les geôles américaines. C’est inefficace en termes économiques car ces compétitions n’ont pas besoin d’exonération fiscale pour exister. Ces exonérations octroyées par la République française reviennent à transférer de la richesse des contribuables nationaux vers les sièges sociaux de fédérations multinationales généralement domiciliées en… Suisse.
De grands progrès sont en train d’être réalisés en matière de coopération fiscale internationale pour mettre fin, ou au moins ralentir, les pertes de recettes subies par nombre d’Etats du fait de l’optimisation fiscale menée par certaines entreprises ou organisations. Nous sommes ici dans un cas bien plus simple car ce sont les Etats eux-mêmes qui abandonnent légalement leurs droits fiscaux sur ces compétitions. Il suffit de mettre fin à la délivrance de ces passe-droits, au besoin en coopération avec les Etats membres de l’OCDE ou de l’Union européenne pour éviter trop de dumping fiscal au sein d’un même groupe de pays. Et si les championnats d’Europe de fouteballe ou de golf doivent avoir lieu en Géorgie ou aux Iles Féroé, eh bien laissons les contribuables de ces contrées financer les fédérations sportives s’ils n’ont rien de mieux à faire. A moins que leurs finances publiques ne soient en meilleur état que celles de la France :

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ALEXIEVITCH Svetlana, ‘La supplication – Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse’.
Sortie : 1997, Chez : J’ai lu
Ecrit dix ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl qui a dévasté des territoires entiers d’Ukraine et de Biélorussie en 1986, tué des milliers de personnes et sans doute beaucoup d’autres à venir, ce document nous fait partager le quotidien des habitants de la région et de tous ceux qui sont intervenus d’une façon ou d’une autre sur l’accident, dont les fameux « liquidateurs » qui ont éteint l’incendie du réacteur presqu’à mains nus, et qui sont tous décédés depuis.
Les personnages de ce récit détaillent l’incompréhension qui a saisi les habitants devant « la radiation », mal invisible et ne produisant ses effets mortifères qu’à terme, les évacuations forcées, parfois définitives, alors que tout paraissait normal alentour, que les pommes poussaient aux arbres et les animaux paissaient dans les champs.
Il est aussi question de la maladie déclenchée par cette radiation : les maris « liquidateurs » transformés en « objet radioactif avec fort coefficient de contamination », des enfants cancéreux mourant dans les hôpitaux sous les yeux de leurs mères.
Mais le sujet est enfin celui de l’âme russe et de l’héroïsme soviétique. « La souffrance est notre abri. Notre culte. Elle nous hypnotise. » comme le précise l’auteur dans sa préface. Les interviewés reviennent aussi au cours de ce troublant récit sur le mythe du héros dans cette région qui était encore soviétique à l’époque. Sur le toit de la centrale les robots tombaient en panne au bout de quelques minutes sous les assauts invisibles des becquerels mais les « liquidateurs » eux courraient en tous sens ! Même le drapeau soviétique installé sur la centrale se consumait au bout d’un mois par la radiation alors on le remplaçait, comme les hommes. Certains ont du plonger dans le réservoir à eau lourde sous le réacteur pour débloquer une soupape coincée… tous ont obéi aux ordres, habités par la foi soviétique.
Tchernobyl est ici raconté comme une catastrophe industrielle mondiale ayant accéléré la fin de l’empire soviétique, mais aussi comme la source d’actes d’héroïsme individuels et collectifs impensables mais pourtant bien réels, qui ont limité autant que faire s’est pu, les effets de ce cataclysme sur le reste de la planète.
Une histoire dramatiquement humaine mise ne forme avec talent par le prix Nobel de littérature 2015 qui déclara cette même année dans une interview à l’Express au sujet de son œuvre :
Ce travail est une lutte permanente contre le chaos pour en arracher du sens et lui donner une forme esthétique. Avec, en filigrane, toujours la même question : quelle est la limite de l’horreur supportable pour un individu ?… Quoi que j’écrive, il est toujours question de l’homme et de son inaptitude au bonheur [large sourire de Svetlana précise l’Express].




