Auteur/autrice : Rehve

  • Un nouveau pape

    Fumée blanche

    La Vatican change de taulier, un argentin remplace un allemand. Le nouveau a plutôt une bonne tête : bon vivant, un peu replet, des lunettes rondes, calvitie et 76 ans. Il a la tête d’un garçon qui va faire le job pour lequel il est payé, il parle déjà des pauvres et la nécessaire simplicité qu’il veut insuffler dans la gestion du Vatican. Il va vendre de l’espoir surnaturel à des citoyens du monde qui ont abandonné leurs espoirs matériels.

    La presse française qui adore les évènements mondains sur lesquels on peut gloser sans fin pour ne rien dire, déploie des trésors d’ingéniosité pour occuper les plateaux. Et de démonter chaque détail insignifiant de cette nomination : « il a choisi son pseudo de pape : François, c’est exceptionnel », oui, et alors, ça change quoi par rapport à Benoît ou Paul ? « Il est argentin, c’est une véritable surprise complètement inattendue » ah, bon, cela fait juste plusieurs décennies que l’on annonce pour probable un pape originaire d’un autre continent que l’Europe. « C’est la première fois qu’un pape est jésuite, c’est historique », très bien, c’est quoi un jésuite par rapport à un non-jésuite ? C’est comme un courant du PS ou c’est autre chose ? Jésuite ou pas, il croit en la vie éternelle et en l’immaculée conception, non ? Et il va diffuser le message de la bible. Etc., etc.

    Bon, maintenant François, au boulot, ne t’inquiète pas des rumeurs médiatiques et des intrigues de palais, prend ta mitre et ta crosse et en route pour le prêchi-prêcha dans le vaste monde. Au passage si tu peux essayer d’intervenir pour calmer le jeu au Proche-Orient, ce serait bienvenu, car nos frères juifs et musulmans n’arrêtent pas de se casser la gueule entre eux pour une vague histoire d’esplanade et de ville sainte. S’il me souvient bien le petit Jésus est de là-bas aussi, tu as donc peut-être encore un peu de légitimité à dire ton mot sur ce conflit de famille ? Ce serait bien si les choses se calmaient un peu dans cette région qui met le monde à feu et à sang.

  • Les femen…

    Charlie-Hebdo

  • Il neige à Paris

    L’hôtel des Invalides sous la neige
  • Merah agent triple ?

    A l’occasion du premier anniversaire du massacre proféré par le cinglé Merah, une théorie se développe selon laquelle Merah aurait pu être un agent double, retourné par les services de renseignements français, agent double qui serait devenu triple en bernant ses mentors… C’est possible et on ne saura sans doute jamais la vérité. On ne peut pas non plus exclure complètement que Merah ait juste été un cinglé de première catégorie, agent simple des djihadistes. Le maniement de ce genre de personnages doit être délicat, que l’on soit barbu ou James Bond.

    Il doit bien exister d’autres Merah potentiels suivi ou pas par la police, guettant le moment où le cinglé va passer à l’acte ; sans doute vraiment pas facile à gérer.

    Accessoirement, on aime bien les commémorations de ce genre en France qui sont un peu superficielles.

  • Brrr…

    Le patron de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) déclare dans Le Monde de ce jour :

    « La leçon essentielle [de l’accident de Fukuschima], c’est qu’en matière d’accident nucléaire grave la doctrine probabiliste qui a largement prévalu à la conception initiale des réacteurs n’est plus acceptable par la société, au regard de l’ampleur des conséquences pour les populations et les territoires. De facto, elle consistait à faire l’impasse sur des risques à très faible probabilité. Or, même très improbable, un accident grave est possible. Même si elle est plus chère, l’approche déterministe aujourd’hui dominante en Europe et en France doit prévaloir…
    Fukuschima nous oblige à imaginer l’inimaginable et à nous y préparer… »

    Brrr… cela fait froid dans le dos !

  • Le bambin coréen s’énerve…

    La Corée du Nord et son leader éclairé Kim Jong-un, jamais loin d’un bon mot, menace la Corée du Sud et les Etats-Unis « d’une frappe nucléaire préventive » après le vote par le conseil de sécurité de nouvelles sanctions à l’encontre de ce beau pays. Le charmant bambin Kim Jong-un se révèle largement à la hauteur de son père et grand-père.

  • The Next Day

    Le dernier disque de David Bowie
  • Le butor de la SG

    Frédéric Oudéa, pédégé de la Société Générale, signe l’éditorialde La Lettre de l’Actionnaire de février. Sous une photo, sourire carnassier et auto-satisfait, il déclare :

    « Le résultat net part de Groupe s’établit à 774 millions d’euros… Ces résultats intègrent à hauteur de -2 594 millions d’euros l’impact négatif des cessions d’activités et d’actifs de la Banque de financement et d’investissement (BFI)… Corrigé de ces éléments, le résultat net part du Groupe atteint 3 368 millions d’euros, reflétant la bonne performance des métiers et la maîtrise des coûts. »

    Un fulgurant exemple de la langue de bois financière et d’escroquerie intellectuelle. Mais bougre de butor qui donc a acquis ces activités et actifs qu’il a fallu revendre à vil prix et en accumulant des pertes de -2 594 millions d’euros (ce qui fait tout de même la modique somme de 2 milliards et demi d’euros, nous disons bien deux milliards et demi) ? C’est bien la Société Générale, non ? Donc je ne vois pas bien à ce stade où est reflétée la bonne performance des métiers et la maîtrise des coûts. Une rédaction plus honnête aurait été :

    « Le résultat net part de Groupe s’établit à 774 millions d’euros… Ces résultats intègrent à hauteur de -2 594 millions d’euros les pertes réalisée sur les cessions d’activités et d’actifs de la Banque de financement et d’investissement (BFI)… Ces pertes ont été le fait d’erreurs commises par votre banque dans ses décisions d’investissement. Celles-ci n’ayant pas été présentées à la décision de l’assemblée générale des actionnaires et ayant été prises au niveau de la direction générale, j’assume pleinement cette incompétence, attestée par ce niveau de pertes, et présente ma démission de pédégé pour faute grave avec renoncement à toute indemnité et parachute (doré ou pas). »

  • La grimpette

    C’est la nouvelle mode : les parents insatisfaits montent sur les grues pour obtenir la garde de leurs enfants en dépit de décisions de justice rendues dans le cadre de leurs divorces. Aujourd’hui c’est une grand-mère de 70 ans qui nous ennuie avec ses problèmes familiaux personnels en Ardèche. C’est une épidémie : la grimpette de grue pour parents contestataires, où comment imposer à la communauté le règlement d’intérêts particuliers. Tout ceci est pathétique !

  • Björk – 2013/03/05 – Paris le Zénith

    Björk repart en tournée après la sortie de son disque Biophilia. Encore plus arty et expérimentale, peut-être moins compréhensible, l’artiste islandaise continue ses recherches musicales. La tournée Biophilia est thématique et pédagogique, s’accompagne pour chaque ville d’une résidence de quelques jours dans de petites salles avant un ou deux concerts dans de plus grands endroits. A Paris Björk et sa troupe passent sur cirque de Boulogne sur l’ile Seguin avant deux shows au Zénith.

    A Boulogne des ateliers sont organisés à destination des enfants pour leur apprendre la musique via leurs outils électroniques habituels de communications. Et c’est ainsi que sont utilisés des tablettes et I-phones divers et variés. Une appli par chanson Biophilia développe le concept du morceau (la lune, la foudre, …) et offre différentes options de programmation musicale, le tout expliqué par les musiciens à des gamins de 10/12 ans, encadrés par professeurs et animateurs. Il s’agit de musique mais aussi de nature matinée de science (l’un des ateliers se déroule dans l’espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes).

    La scène du Zénith est adaptée à cette tournée d’un genre particulier et à la scénographie pour le moins originale. Les tribunes cernent le rond central surmonté de vastes écrans tournés vers le public. D’imposants et improbables instruments sont déposés sur la scène :

    dont des Harpes gravitationnelles, une Bobine Tesla, l’habituelle Reactable, mais aussi un simple clavecin électrifié, bref tout un incroyable fatras produisant sons et rythmes qui ne manqueront pas de nous surprendre tout au long du show.

    A l’extinction des lumières un bande son déclamée par une douce voix mâle parle de …musique, nature et technologie… d’écouter, apprendre et créer… de voyager à travers le cosmos et toucher les galaxies… de l’humain porte d’entrée entre l’universel et le microscopique…

    Une vingtaine de vestales blondes habillées en soie brillante bleu et jaune (la chorale islandaise Graduale Nobili) s’installe sur la scène pour accueillir notre diva à l’issue d’une introduction vocale aux harmonies étranges. Björk est vêtue d’une robe à boudins façon diva du Cinquième élément, coiffée afro à reflets roux et beige, très à l’aise :

    Et nous plongeons alors dans 90 minutes de mystère musical et visuel, à un niveau encore rarement imposé par cette artiste pourtant peu avare en innovations. Des tornades sonores sont déclenchées par des instruments dont le modernisme le dispute aux formes de brontosaures. A cet égard les harpes gravitationnelles sont un modèle du genre : sorte de pendule cosmique dont les balanciers gigantesques pincent des cordes ; la Bobine Tesla s’avère également redoutable, descendue du plafond sur la scène lorsque de besoin, elle produit de réels arcs électriques au son accordé sur les harmonies du morceau joué.

    Les écrans diffusent des images virtuelles, intergalactiques ou microscopiques, s’unissant à la musique. L’atmosphère générale est plutôt douce au regard des précédentes productions et tournées ; on baigne dans une ambiance écolo-techno-responsable où se succèdent les vestales et la diva, les instruments technologiques et les mélodies a cappella de la plus émouvante simplicité.

    La voix de Björk reste toujours extraordinaire, tendue comme un fil prêt à craquer, capable d’incroyables contrastes, enfantine et vertigineuse, mise au service d’un projet délirant et fascinant : Biophilia ! Quelques pièces au clavecin nous ramènent dans un univers un peu plus réel et le show se termine sur un Declare of Independance, saccadé, hypnotique, nous laissant sur une note plus classique de son répertoire mais oh combien vigoureuse et entraînante.

    Björk est-elle allée trop loin avec ce spectacle inattendu où la musique n’est plus qu’un élément parmi les autres ? Oui sans doute pour ses fans musiciens, non certainement pour les admirateurs de son statut d’artiste complète. Sa foi, sa sincérité, son indépendance à mener sa barque vers des rivages escarpés de la création sont touchants. Alors parfois nos âmes de musiciens sont touchées au cœur, mais à d’autres occasions, comme pour ce concept Biophilia, c’est à nos neurones que Björk fait appel, le résultat est plus cérébral et tout aussi respectable.

    https://www.bjork.fr/-Biophilia-Educational-

    https://biophiliaeducational.org/

    Set list : 01. Óskasteinar/ 02. Thunderbolt/ 03. Moon/ 04. Crystalline/ 05. Hollow/ 06. Dark Matter/ 07. Jóga/ 08. Heirloom/ 09. Virus/ 10. Sacrifice/ 11. Vertebrae by Vertebrae/ 12. Where is The Line/ 13. Pagan Poetry/ 14. Mutual Core/ 15. Cosmogony/ 16. Solstice Rappel : 17. Possibly Maybe/ 18. Nattura/ 19. Declare Independence
  • Bataille d’égos au MEDEF

    Le coup d’Etat de la Parisot sur le syndicat patronal MEDEF échoue en rase campagne. La modification des statuts proposée par l’impétrante pour lui ouvrir la voie à un nouveau mandat a été repoussée par les membres de ce syndicat. Après deux mandats, la Parisot va aller planter ses choux ailleurs qu’au MEDEF pour y guérir ses blessures d’égo. Elle sera remplacée par un nouveau chef à élire d’ici l’été. Il fera l’affaire, avec ses défauts et ses qualités, et saura rappeler ainsi à son prédécesseur que personne n’est irremplaçable.

  • Perlman Elliot, ‘Ambiguïtés’.

    Sortie : 2003, Chez : 10/18 3881. Un grand roman comme on les aime : complexe, inventif, moderne, mystérieux, humain… Une histoire d’amour étudiant jamais bien cicatrisée qui ressort dix ans plus tard sous forme d’un enlèvement d’enfant qui finalement rapprochera les amoureux avec un cortège d’incidents, de rencontres, d’analyses où se croisent des Hommes d’aujourd’hui.
    Perlman fait preuve de brio littéraire et d’une incroyable créativité dans ce roman.

  • Pamuk Orhan, ‘Le musée de l’Innocence’.

    Sortie : , Chez : Folio 5481. L’histoire d’un immense amour dans la années 70 à Istanbul. Elle, Füsun, a 20 ans, lui, Kemal, en a 30 et va se fiancer avec une autre, avant de rompre et d’attendre 8 années durant que cette femme désirée si follement revienne à lui. 8 années d’attente, de calcul et de fréquentation de la famille de sa dulcinée pour la reconquérir. C’est une époque où la Turquie se modernise et sa jeunesse dorée profite de la vie mais notre héros consacre la sienne à son amour qu’il va conquérir de nouveau un court instant avant une fin de bruit et de fureur, et un musée qu’il élèvera à l’innocence de cet amour le restant de sa vie.
    Un très beau roman sur l’obsession amoureuse et la nostalgie du temps qui passe seulement peuplé de vaine espérance.

  • Lindon Mathieu, ‘Ce qu’aimer veut dire’.

    Sortie : , Chez : Folio 5518. Mathieu Lindon, fils de Jérôme, créateur mythique des éditions de Minuit, lui-même chroniqueur culturel de presse, narre la période de sa jeunesse où il fréquentait Michel Foucault dans son appartement de la rue de Vaugirard. Il y est question de foisonnement intellectuel, d’homosexualité, de l’image du père, de l’expérience de la drogue, de fascination pour ce petit monde de penseurs-philosophes-écrivains post-soixantuitards qui voulaient comprendre le Monde. Mathieu raconte avec émotion sa modeste participation à cette époque, et avec tendresse sa relation avec Foucault, jusqu’à la mort de ce dernier, parmi les premières victimes de l’épidémie de Sida.

  • Sigur Ros – 2013/02/27 – Paris le Zénith

    Sigur Rós en démonstration devant un Zénith plein à craquer, complet depuis des lustres : une fois encore les islandais éblouissent l’assistance par leur poésie et la magie de leur musique, pourtant plutôt complexe. Mais parfois le lyrisme et l’absolu savent tracer leur chemin jusqu’aux âmes de spectateurs pas encore complètement pervertis par la simili-civilisation de l’aïe-phone !

    Le quatuor islandais est accompagné d’une section de cordes et d’une autre de cuivres. Jónsi son charismatique leader guide ce groupe avec une incontestable présence. Le show démarre alors que toute la scène est empaquetée derrière un voile vaporeux sur lequel de reflète des effets de lumière en aurores boréale. Le ton est donné ! Après une longue introduction (tous les morceaux sont sur format de 10 mn…) le voilage tombe et l’on croit que disparaîtra ainsi le flou artistique visuel, mais toute la scénographie du concert continuera de reposer sur des atmosphères en demi-teintes, en lumières tamisées, en projections d’images sur les musiciens eux-mêmes, les mêlant merveilleusement, mais en arrière-plan, à leur musique galactique. Jónsi comme à son habitude joue de la guitare électrique avec un archet, produisant ainsi un son sans attaque, difficile à identifier dans l’unité sonique du groupe, mais bien présent.

    Leur nouveau disque s’appelle Kveikur et est annoncé pour juin prochain. Certains morceaux en seront joués ce soir, mais pour les non spécialistes il n’est pas toujours aisé de reconnaître les chansons tant la musique de ce groupe est plus une question d’ambiance, chantée en islandais ou en « hopelandic », un langage inventé, et parfois en anglais. Musique d’atmosphère ne veut pas dire superficialité ni ambiance de hall d’aéroport. Bien au contraire, et c’est la qualité exceptionnelle des Sigur Rós de produire un son magique et bouleversant, porté par la voix de castra de Jónsi et les plaintes de sa guitare. Les compositions envoutantes du groupe poussent au rêve et l’assistance se laisse divaguer au gré de ces mélodies incertaines, servies dans le flou des projections de films sur la nature, sur l’espace, sur tout ce que chacun veut bien y trouver en fonction de son vécu intérieur. Et parfois les morceaux prennent une pente incandescente qui monte en tension jusqu’à une explosion finale de notes, de couleurs, d’images et de sons. Dans ces moments le Zénith est pénétré d’émotion, imprégné de l’énergie diffusée par ces musiciens si originaux, et se laisse porter par la déferlante soulevée par les islandais.

    A l’issue de ce concert hors norme, toute la bande des Sigur Rós reviendra sur scène pour applaudir longuement les spectateurs avec lesquels ils ont partagé ce moment culturel d’exception.

    Ce groupe inclassable à la créativité vibrionnante commet également de très beaux films où se mêlent leur musique et le monde. Après le remarquable Heima sur une tournée dans des villages islandais aux sublimes paysages, Valtari est sorti l’an passé pour accompagner le disque du même nom. On en trouve 16 vidéos extraites sur leur site (https://www.sigur-ros.co.uk/valtari/videos), troublantes, esthétiques, désarmantes, en un mot, très Sigur Rós !

    Set-list : Yfirborð/ Í Gær/ Ný Batterí/ Vaka/ Sæglópur/ Brennisteinn/ Olsen Olsen/ E-bow/ Varúð/ Hoppípolla/ Með Blóðnasir/ Glósóli/ Kveikur

    Encore: Svefn-g-englar/ Hrafntinna/ Popplagið

    Les photos de Roberto

  • A la recherche de la compétence

    SégolèneRoyal, la madone du Chabichou, twitos fébrile, est nommée vice-présidente de la Banque Publique d’Investissement (BPI). Nous verrons si elle s’y montre aussi incompétente que les grands esprits qui ont géré Lehman Brothers, Le Crédit Lyonnais ou Dexia. Il n’est pas sûr qu’elle y arrive car tous ces énarques et matheux ont quand même placé la barre assez haute. Ils seront difficiles à battre.

  • Extraits du discours du Président des Etats-Unis sur l’état de l’Union

    LA MAISON-BLANCHE
    Bureau du secrétaire de presse
    Le 12 février 2013

    Discours du président Barack Obama sur l’état de l’Union
    Capitole des États-Unis
    Washington, DC

    Extraits

    Monsieur le président de la Chambre, Monsieur le vice-président, membres du Congrès, mes compatriotes américains :

    Il y a cinquante-et-un ans, John F. Kennedy a déclaré à cette Chambre que « la Constitution fait de nous non pas des rivaux pour le pouvoir, mais des partenaires pour le progrès … C’est ma tâche à moi », a-t-il dit, « de donner un rapport sur l’état ​​de l’Union – l’améliorer, c’est la tâche de nous tous ».

    Ce soir, grâce au courage et à la détermination du peuple américain, il y a beaucoup de progrès à signaler. …

    * * * *

    Après en avoir parlé pendant des années, nous sommes enfin prêts à contrôler notre propre avenir énergétique. … Et au cours des quatre dernières années, nos émissions de dangereuse pollution carbonée qui menace notre planète ont en fait baissé.

    Mais pour le bien de nos enfants et de notre avenir, nous devons en faire davantage pour lutter contre le changement climatique. Maintenant, il est vrai qu’aucun événement à lui tout seul ne constitue une tendance. Mais le fait est que les 12 années les plus chaudes jamais enregistrées ont toutes eu lieu dans les 15 dernières années. Les vagues de chaleur, les sécheresses, les incendies de forêt, les inondations – sont toutes désormais plus fréquentes et plus intenses. Nous pouvons choisir de croire que la tempête Sandy et la sécheresse la plus grave depuis des décennies, et les pires incendies de forêt que certains États ont jamais connus étaient tout simplement une coïncidence bizarre. Ou alors nous pouvons choisir de croire au jugement accablant de la science – et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Maintenant, la bonne nouvelle c’est que nous pouvons réaliser des progrès significatifs sur cette question tout en favorisant une forte croissance économique. J’exhorte le Congrès à se réunir pour poursuivre une solution bipartite et à base de marché pour le changement climatique, comme celle sur laquelle John McCain et Joe Lieberman ont travaillé ensemble il y a quelques années. Mais si le Congrès n’agit pas rapidement pour protéger les générations futures, je le ferai moi. Je donnerai des instructions à mon Cabinet pour proposer des mesures exécutives que nous pouvons prendre, maintenant et à l’avenir, pour réduire la pollution, préparer nos communautés pour les conséquences du changement climatique, et accélérer la transition vers des sources d’énergie durables.

    * * * *

    Notre économie est plus forte quand nous exploitons les talents et l’ingéniosité des immigrés pleins d’efforts et d’espoir. Et en ce moment, les dirigeants des milieux des affaires, du travail, de l’application de la loi, et des communautés religieuses, conviennent tous que le temps est venu d’adopter une réforme globale de l’immigration. Il est maintenant temps de le faire.

    Une véritable réforme signifie une sécurité frontalière forte, et nous pouvons nous baser sur les progrès que mon Administration a déjà faits – mettant en place davantage de personnel à la frontière sud qu’à aucun autre moment de notre histoire, et réduisant les passages clandestins à leurs niveaux les plus bas depuis 40 ans.

    Une véritable réforme implique l’établissement d’une voie responsable à la citoyenneté méritée – une voie qui consiste à réussir une vérification des antécédents, à payer des impôts et une pénalité significative, à apprendre l’anglais, et à passer à l’arrière de la queue derrière les gens qui essaient de venir ici légalement.

    Et une véritable réforme signifie réparer le système d’immigration légale pour réduire les délais d’attente, et attirer les entrepreneurs et ingénieurs hautement qualifiés qui aideront à créer des emplois et à faire croître notre économie.

    En d’autres termes, nous savons ce que nous avons à faire. Et en ce moment même, des groupes bipartites dans les deux Chambres travaillent avec diligence pour élaborer un projet de loi, et je salue leurs efforts. Donc, nous allons y parvenir. Envoyez-moi un projet de loi de réforme globale de l’immigration dans les prochains mois, et je le signerai tout de suite et l’Amérique se portera d’autant mieux. Faisons-le. Faisons-le.

    * * * *

    Ce soir, nous sommes unis pour saluer les troupes et les civils qui se sacrifient chaque jour pour nous protéger. Grâce à eux, nous pouvons dire avec confiance que les États-Unis vont accomplir leur mission en Afghanistan, et atteindre notre objectif de battre le noyau d’Al-Qaïda. Déjà, nous avons rapatrié 33.000 de nos braves soldats hommes et femmes. Ce printemps, nos forces feront la transition vers un rôle de soutien, tandis que les forces de sécurité afghanes prendront la direction. Ce soir, je peux annoncer que l’année prochaine, 34.000 autres troupes américaines rentreront de l’Afghanistan. Cette réduction va se poursuivre. Et d’ici la fin de l’année prochaine, notre guerre en Afghanistan sera terminée.

    Au-delà de 2014, l’engagement des États-Unis envers un Afghanistan unifié et souverain persistera, mais la nature de notre engagement va changer. Nous négocions un accord avec le gouvernement afghan qui se concentre sur deux missions : la formation et l’équipement des forces afghanes afin que le pays ne sombre pas à nouveau dans le chaos, et des efforts de lutte contre le terrorisme qui nous permettent de poursuivre ce qu’il reste d’Al-Qaïda et leurs affiliés.

    Aujourd’hui, l’organisation qui nous a attaqués le 11 septembre est l’ombre de ce qu’elle était. Il est vrai que de différents affiliés d’Al-Qaïda et groupes extrémistes ont émergé – depuis la péninsule arabique jusqu’à l’Afrique. La menace que ces groupes présentent est en train d’évoluer. Mais pour répondre à cette menace, nous n’avons pas besoin d’envoyer des dizaines de milliers de nos fils et filles à l’étranger, ou d’occuper d’autres pays. À la place, nous devrons aider les pays comme le Yémen, la Libye, la Somalie à assurer leur propre sécurité, et aider les alliés qui luttent contre les terroristes, tel que nous l’avons fait au Mali. Et, le cas échéant, par le biais d’une gamme de capacités, nous allons continuer à prendre des mesures directes contre les terroristes qui présentent la plus grande menace pour les Américains.

    https://iipdigital.usembassy.gov/st/french/texttrans/2013/02/20130213142504.html#ixzz2KrZRXXlB

  • Hiroshige / Van Gogh à la Pinacothèque

    Les influences japonaises de Van Gogh expliquées à la Pinacothèque par la mise en regard de tableaux du peintre européen avec des toiles japonaises de Hiroshige. Van Gogh qui a priori n’est jamais allé au Japon, a cultivé un grand intérêt pour la peinture de ce pays. Il pensait que la lumière du midi de la France lui permettait d’approcher l’atmosphère japonaise et la plupart des toiles exposées remontent d’ailleurs à sa période arlésienne.

  • Les traders-fraudeurs de la barbaque

    Rigolo : une escroquerie commerciale, semble-t-il de grande envergure, a permis de découvrir de la viande de cheval dans des plats cuisinés censés contenir de la viande de bœuf. Ce n’est pas la première fois et ne certainement pas la dernière que des commerçants font passer des vessies pour des lanternes. Mais ce qui est risible dans cette affaire c’est le festival des faux-culs qui semble découvrir sur les plateaux médias les circuits emberlificotés que suivent les produits alimentaires avant d’arriver dans nos assiettes. Des bêtes élevées dans un pays, abattues dans un autre ; des traders-fraudeurs en France et aux Pays-Bas qui s’achètent et se revendent des minerais de barbaque congelés récupérés en Roumanie, qu’ils revendent à une boite industrielle qui les traitent et les revendent à Findus qui en fait une pâté de lasagnes congelés mis en vente dans des supermarchés. On peut gager que Findus a déjà délocalisé son informatique à Bangalore en Inde et sa comptabilité en Irlande, en plus de sa production à des forbans de rencontre, et ne s’occupe plus que de marketer ses barquettes.

    C’est ainsi que fonctionne l’industrie depuis une bonne vingtaine d’années maintenant. Cela peut paraître bizarre mais en tout cas, pour ce qui concerne l’industrie alimentaire cela a permis de baisser substantiellement le prix des produits… ainsi que leur qualité. Low cost cela veut dire aussi moins de qualité, c’est une équation inévitable, mais cela ne devrait pas en principe impliquer plus de fraude.

    Voir un ministre de l’agriculture et ses experts jouer les vierges effarouchées en relevant cette équation devant les caméras et les micros relève d’un exercice de faux-jettonerie de première catégorie ! Dans quel monde vivent ces gens-là ?

    Cette affaire de minerais de viande de cheval fraudée c’est exactement l’histoire des subprimes en 2008 : une invraisemblable succession de trader-fraudeurs qui se refourguent au téléphone des produits auxquels plus personne ne comprend plus rien ni ne se souvient de l’origine, mais qui se révèlent à la fin de l’histoire d’une qualité déplorable.

  • Réjouissances autour du déficit de la République

    Le gouvernement admet que le déficit public de la République sera supérieur aux 3% du produit intérieur brut (PIB) comme initialement annoncé. La presse (même les journaux économiques) semble se réjouir de ce constat sur le thème « Nananaire, je vous l’avais bien dit ! ». Outre le fait que les journalistes bénéficient aujourd’hui d’une niche fiscale, certes modeste mais qui n’a plus guère de justification, et participent donc au déficit de l’Etat, ces réactions de cour d’école sont un peu surprenantes de la part de journaux intelligents. Mais c’est ainsi.

    L’opposition dite républicaine, mais plutôt irresponsable, se réjouit en se frottant bruyamment les mains. Copé l’aboyeur a du mal à cacher sa joie sur les ondes en annonçant une prochaine motion de censure. Cette opposition est dans son rôle, hélas !