Auteur/autrice : Rehve

  • Au Bois de Vincennes

    Bois de Vincennes sous la neige, les cygnes et les canards cherchent l’eau libre et la neige crisse sous les pieds des promeneurs.
  • Les numéros de téléphone spéciaux et… payants

    L’une des grandes escroqueries de notre monde de communication : la taxation des numéros de téléphone spéciaux. J’appelle Air France au 36 54 pour annuler un billet d’avion, non seulement j’attends cinq minutes car ce fournisseur n’a pas les effectifs suffisants pour répondre immédiatement à mon appel, deuxio je subis une musique horripilante assortie d’une voix gnangnan répétant sans fin le même message lavage de cervelle, mais surtout je paye 0,34 EUR la minute d’attente. Que l’on fasse payer le service téléphonique soit, mais que son coût soit lié à l’attente cela revient vraiment à baser sa rentabilité sur le niveau d’insatisfaction du client.

  • Moins de pub : une avancée pour l’intelligence

    L’un des graves problèmes de la rentrée : la suppression de la pub sur la télé publique et la façon dont les Français vont désormais organiser leurs soirées. Les journaux papier, télévisés, web titrent sur ce fait majeur à grands coups d’enquêtes chez la ménagère de moins de 50 ans pour évaluer comment elle va vivre cette révolution. Mon Dieu quel dilemme !

  • Le Proche-Orient en feu

    Jeu de rôles sordide au Proche-Orient entre Israël et le Hamas sur fond de mésentente internationale. Chacun plonge jusqu’à l’absurde dans la violence qui sied à son rôle et laisse parler les armes. Chacun sait que la guerre ne solutionnera pas ce conflit millénaire. On attend les hommes intelligents et visionnaires qui pourraient transcender la haine. Peu d’espoir à l’horizon pour le moment.

  • L’Orient toujours (trop) compliqué

    Après les attaques aériennes contre Gaza, l’armée israélienne est entrée dans le territoire à coups de chars et de commandos. Cela va être saignant et ne réglera probablement pas grand-chose sur la durée.

    Il y a tout de même un truc que l’on ne saisit pas bien dans cet Orient compliqué : qu’Israël exerce un blocus sur sa frontière sud depuis plusieurs mois on peut en comprendre les raisons, mais pourquoi l’Egypte fait-elle de même ? Si on ouvrait coté Sinaï cela ferait quand même un peu d’air frais pour Gaza, susceptible de faire baisser la pression ? Cela doit être un raisonnement trop primaire…

    Le plus absurde dans cette situation est que Gaza et le Hamas se rebellent, entre autres, à cause du blocus israélien qui empêche les Gazaouites d’entrer sur le territoire de l’ennemi juré. Evidemment c’est une question de survie économique pour Gaza d’avoir accès à Israël, mais on marche un peu sur la tête devant de telles contradiction. Ce mélange inextricable entre les populations d’Israël et arabes de la région sera aussi la force qui rend inévitable un accord à terme comme préconisé par l’ONU et la communauté internationale. Reste à évaluer le terme…

  • Au feu !

    Les voitures brûlent comme chaque réveillon de nouvel-an. Sarkozy propose d’interdire aux incendiaires de pouvoir passer leur permis de conduire tant qu’ils n’auront pas indemnisé les propriétaires des voitures brûlées. Pas mal comme idée !

  • Le Proche-Orient sans cesse agité

    La guerre reprend au Proche-Orient, cette fois entre Israël et son front sud. Les mêmes arguments ressassés, l’agresseur qui se présente comme l’agressé et vice versa, la violence identique, les roquettes de Dieu, de moins en moins artisanales, face aux jets de la puissance, l’éternel recommencement de gens qui ne savent pas s’entendre. Comme cela est triste.

  • Terroriste de chemins de fer

    C’est quoi tout ce foin que l’on fait sur le Julien Coupat, embastillé pour soupçon de sabotage des caténaires de la SNCF. Tout le monde s’émeut car il n’a pas été remis en liberté alors qu’il le mériterait. Il y a quand mêmes des lignes de la SCNF qui ont effectivement été sabotées, il y a tout de même des policiers et des juges qui estiment que des soupçons pèsent sur ce jeune homme, il doit quand même exister quelques indices, il n’est tout de même pas complètement exclu que ce garçon qui revendique un engagement politique certain ait pu réaliser/inspirer ce sabotage ? Tous les juges ne sont tout de même pas vendus aux intérêts du pouvoir, ils l’ont suffisamment montré dans le passé, donc laissons passer la justice et ce garçon sera libéré le moment venu s’il est jugé innocent.

  • « Denis Hopper & le nouvel Hollywood » à la Cinémathèque

    « Denis Hopper & le nouvel Hollywood » à la Cinémathèque

    Belle rétrospective Dennis Hopper (74 ans) à la Cinémathèque : héraut de la contreculture américaine il a percuté dans Easy Rider et Apocalypse Now, mais on découvre aussi ses œuvres picturales et photographiques, les films qu’il a réalisés, ceux où il a joué, ses amitiés (Andy Warhol, Julian Schnabel, James Dean), son influence sur la révolution du cinéma Hollywoodien dans les années 60/70, ses engagements. Ce matin sur France-Inter, tout au long d’une longue interview d’une heure pleine, il est revenu sur ces années de délire (une lourde période alcool et drogues terminée depuis 25 ans « je ne fume plus qu’un petit joint de temps en temps, et le cigare qui est inoffensif ! ») et de création débridée dans une Amérique alors en folie. Il termine son interview avec une lecture en anglais de Rilke, Lettres à Un Jeune Poète :

    …Cherchez en vous-mêmes. Explorez la raison qui vous commande d’écrire ; examinez si elle plonge ses racines au plus profond de votre cœur ; faites-vous cet aveu : devriez-vous mourir s’il vous était interdit d’écrire. Ceci surtout : demandez-vous à l’heure la plus silencieuse de votre nuit ; me faut-il écrire ? Creusez-en vous-mêmes à la recherche d’une réponse profonde. Et si celle-ci devait être affirmative, s’il vous était donné d’aller à la rencontre de cette grave question avec un fort et simple « il le faut », alors bâtissez votre vie selon cette nécessité ; votre vie, jusqu’en son heure la plus indifférente et la plus infime, doit être le signe et le témoignage de cette impulsion.

    et il endosse ce commandement poétique au titre de sa propre vie créatrice.

  • “Burn After Reading” des frères Cohen

    “Burn After Reading” des frères Cohen

    Superbe film des frères Cohen qui allient avec toujours autant d’à-propos humour, cynisme et absurde. L’histoire d’un bureaucrate de la CIA qui se collette avec deux employés d’un club de gym en quête de financement pour une opération de chirurgie esthétique ; ou le machiavélisme sans scrupule confronté à la bêtise humaine. On ne sait trop qui sort vainqueur.

  • Torture au rock industriel

    La musique de Nine Inch Nails utilisée à Guantanamo pour torturer moralement les prisonniers des Etats-Unis ; le rock industriel pour faire plier la volonté. Trent Reznor déclare :

    Il m’est difficile d’imaginer quoi que ce soit de plus profondément insultant, dégradant et rageant que d’apprendre que la musique que l’on a créée avec toute son âme est utilisée à des fins de torture.

  • Les mains dans le pot de confiture

    Julien Dray, ségoleniste au parti socialiste fait l’objet d’une enquête préliminaire par suite de transferts de fonds « à expliquer » entre des associations dont il s’occupe et ses comptes personnels. La presse explique du coup en long et en large la passion de l’impétrant pour les montres anciennes et de prix. Le PS et la Tinine soutiennent Juju du bout des lèvres. Il a porté plainte pour violation du secret de l’instruction. On espère pour lui qu’il pourra se justifier sinon ce serait encore un mauvais coup pour le PS et la politique.

  • Saint-John Perse malmené

    Saint-John Perse malmené

    Libé chronique une biographie de Saint John Perse, par Renaud Meltz, qui démonte le personnage et le présente comme un manipulateur ambitieux. Qu’importe, il a été l’un des très grands poètes du XXème siècle (prix Nobel de littérature 1960) et c’est ce qui compte.

  • La rapacité sans limites des forbans de la finance

    La rapacité sans limites des forbans de la finance

    Incroyable : pendant que le trader Kerviel faisait ses petites affaires à 5 milliards d’euros dans les comptes de la Société Générale l’été dernier, pendant que le trader Picano-Nacci faisait perdre 750 millions aux Caisses d’Epargne dans des spéculations hasardeuses en septembre, pendant que les patrons de banques encaissaient des bonus de dizaines de millions, pendant que papy Merckle spéculait à la baisse sur VW et perdait dans les 700 millions en décembre, pendant que les liquidateurs de Lehmann Brothers évaluaient les dégâts de la plus grande faillite bancaire de tous les temps, pendant que les contribuables du monde occidental engageaient des plans de centaines de milliards pour sauver le système financier international, eh bien un autre papy de 70 ans, Bernard Madoff battait le record planétaire de toutes catégories de l’escroquerie financière en avouant avoir détourné 50 milliards de dollars en roulant dans la farine des « investisseurs » divers et variés.

    Heu… comment dire ? Les bras vous en tombent. On ne réalise même pas ce que veut dire « détourner 50 milliards de dollars », comment est-ce matériellement possible ? Comment peut-il avoir fait cela tout seul, comment a-t-il pu berner autant de monde durant si longtemps ? C’est indicible. Jusqu’où irons-nous ? Jusqu’où l’avidité et la malhonnêteté nous conduira-t-elle ?

    Le capitalisme sans foi ni loi vous disait-on ! Et encore n’est-on pas même sûrs d’avoir touché le fond de l’amoralité.

  • Fouteballe : piège à c…

    Avec leur légendaire subtilité, toute particulière dans le sud de la France, des footeux ont déployé une banderole « Pape Diouf, tes initiales te vont si bien ! » lors d’un match OM-Lyon. Un grand moment de poésie.

  • Un peu moins de publicité abrutissante, une grande avancée pour l’humanité

    La télévision publique française s’achemine doucement vers la disparition de la publicité déclenchant un tohu-bohu parlementaire avec inversion des rôles comme seule la politique française sait en créer d’inextricables. La gauche s’élève contre cette atteinte à l’indépendance de la télévision et en appelle au marché comme défenseur des libertés. Certains députés de droite contestent cette réforme qui aboutit à la création de taxes nouvelles pour financer une partie du budget de la future télé sans pub.

    Les consommateurs modérés du petit écran ne se désoleront pas de cette réforme qui, il est vrai, n’était sans doute pas prioritaire, mais la forte contribution de la publicité à l’abrutissement des masses devrait faire de sa suppression une avancée pour le niveau intellectuel moyen des téléspectateurs.

  • Un forban financier pris à son propre piège

    Adolf Merckle, un milliardaire de 74 ans qui est à la tête de la cinquième fortune d’Allemagne (7,3 milliards d’euros), avait parié sur la baisse en Bourse de Volkswagen. Il a perdu. Beaucoup, on parle de 700 millions d’euros. Pas moins de quarante banques seraient actuellement en discussion afin de porter secours à VEM, sa société d’investissements d’Adolf Merckle.

    Quand Porsche a annoncé le 26 octobre détenir 74% du capital de VW, tous les investisseurs qui avaient des positions de vente à découvert sur le titre, c’est-à-dire qui pariaient sur la baisse du titre, parmi lesquels des hedge funds et des banques, ont dû chercher en catastrophe des titres pour respecter leurs engagements de vendre des actions qu’ils n’avaient pas encore achetées, amplifiant l’envolée du titre dans un marché où l’action Volkswagen était soudainement devenue une denrée rare. Ce fut l’explosion du cours de Bourse de VW. Le 28 octobre, l’action Volkswagen avait atteint en séance un plus haut de 1 005 euros alors qu’elle cotait 211 euros 4 jours plus tôt.

    Adolf Merckle s’est fait surprendre comme les autres. Désormais, c’est tout son empire qui est peut-être en danger. Un empire qui génère chaque année un chiffre d’affaires de 30 milliards d’euros. C’est un signe des temps qu’un conglomérat familial allemand spécialisé dans l’investissement de long terme se retrouve piégé par des manipulations boursières de court terme.

    Un vieux milliardaire allemand, en pleine crise financière planétaire, spécule sur la baisse d’un des paquebots de l’industrie allemande. Si mêmes les allemands rigoureux, à la limite du rigide en matière économique se mettent à spéculer contre leurs propres entreprises, où va-t-on ? C’est vraiment le capitalisme sans foi ni loi qui est en train de confectionner « la corde pour le pendre ».

  • Le Clézio reçoit son prix Nobel de littérature

    Le Clézio reçoit son prix Nobel de littérature

    Le discours de J.M.G. Le Clézio à Stockolm aujourd’hui pour la réception de son prix Nobel de littérature. Un peu de poésie dans notre monde de brutes.

  • Les intellectuels du fouteballe sur Internet

    Yahoo ! publie les mots clés les plus recherchés sur son moteur de recherche : « Secret Story » et « Olympique de Marseille ». Intéressant. Du coup on clique sur www.om.net et découvrons un site web de fouteballeux et ses liens vers des sites de fans comme www.supporters-de-marseille.com ; encore plus intéressant. Le sujet du jour est la condamnation à 3 ans et demi de prison d’un supporter marseillais par la justice espagnole. Sur le site supporters-de-marseille on trouve des brûlots de ce style :

    Aux armes ! Soyons fiers d’être Marseillais ! par Eric Breteau.

    L’affaire Santos est totalement aberrante et écœurante. Il est nécessaire d’appeler au calme pour le match de mardi, c’est certain. La ferveur des supporters marseillais est légendaire, et forcément face à cette injustice il est à craindre des réactions de colère, que l’on pourrait trouver légitime. Un monde sans justice est destiné au chaos ! Si débordement il y a, la faute sera en premier lieu aux pouvoirs publics qui ne devrait pas autoriser un match dans un tel contexte, c’est un « pousse au crime ». Mais attention, comme l’état ne reconnais jamais ses tords, il est à craindre que des supporters énervés ne servent d’exemples. Attraper quelques bagarreurs, les faire passer en comparution immédiate et leur infliger 18 mois fermes seraient pour notre « justice-politique » une bonne façon de régler l’affaire Santos et d’enterrer toute velléité de contestation. Qu’on se le dise !

    Depuis un an, il y a eu plusieurs cas de prisonniers politiques, les humanitaires de L’Arche de Zoé, les « invisibles » de la SNCF et maintenant le supporter Santos Mirasierra. Comment peut-on laisser dériver notre pays à ce point sans réagir ? A chaque fois, l’injustice est flagrante, la manipulation politico-médiatique est évidente, mais l’opinion publique se laisse sagement berner…

    A écouter certaines déclarations (politiques, dirigeants de l’OM, éditorialistes) il faut « rester calme » et « honorer Santos par une victoire sur le terrain et des chants dans les tribunes. » Croyez-vous réellement que Santos Mirasierra se sentira honoré par un « beau match » et un beau tifo ? Oh, Marseillais, êtes-vous devenus sourds et aveugles ? Santos est en prison, sa vie est brisée et sa famille meurtrie pour toujours ! Il y a des considérations plus importantes qu’un « beau match ».

    Réveillez-vous Marseillais ! Aux armes !

    Montrez à la France et à l’Espagne qui vous êtes !

    Montrez à tout le monde que l’injustice et les dérives çà suffit !

    Le « clan des Marseillais » est une vraie communauté réunie par et pour un même honneur. On ne peut pas laisser Santos en prison et regarder le match en « ayant une petite pensée pour lui ». Si on laisse faire cela, on accepte la sentence et on condamne à notre tour Santos à purger 3 ans de prison. On se condamne également nous même à voir se répéter des cas similaires dans l’avenir.

    Peuple Marseillais, aux armes ! Il faut se battre jusqu’à obtenir la liberté de Santos Mirasierra. C’est une question d’honneur mais aussi de survie pour notre société toute entière. Sans cela, nous offrons à nos enfants un avenir fait d’injustice, de pleurs, de révoltes et de guerres. « Aux armes » est une philosophie qui colle à Marseille autant que la Bonne Mère. Elle ne veut pas dire violence, bagarres, saccages. Elle veut dire fierté, dignité, honneur ! Il n’est pas question de « dérapages » pour le match OM-Atletico de Madrid, ce serait enterrer Santos un peu plus en décrédibilisant la ville de Marseille, ses supporters, son peuple.

    Pour Santos, pour l’honneur de Marseille, pour la justice, le match contre l’Atletico de Madrid ne doit pas avoir lieu. C’est au Peuple de Marseille de se mobiliser, d’encercler le vélodrome pour en bloquer l’accès et empêcher la rencontre. C’est la justice et la liberté de Santos qui doivent primer sur le foot, le business de l’UEFA et le cynisme de nos politiques. Le préfet pourra facilement envoyer les CRS matraquer quelques centaines de supporters enclins à en découdre, mais l’état ne pourra rien faire contre 60 000 Marseillais qui protègent pacifiquement leur stade, leur symbole et leurs libertés.

    Soyons fier d’être Marseillais, soyons digne de l’espoir de Santos Mirasierra qui espère encore, seul dans le noir et le désespoir de sa cellule, que ses « amis » Marseillais vont se mobiliser pour lui. Rassemblons-nous tous derrière la famille de Santos et marchons avec honneur sur le Vélodrome pour faire triompher la liberté. Montrons à nos politiques et à nos médias qui nous sommes, faisons la démonstration que dans une vraie république démocratique c’est le peuple qui dirige ! C’est le seul et unique espoir pour Santos de passer Noël avec sa famille.

    Aux armes ! Aux armes ! Aux armes !

    Nous sommes les Marseillais ! Et nous allons gagner !!!

    Il y a un match « retour » mardi prochain à Marseille et cela promet du spectacle…

  • The Dandy Warhols – 2008/12/07 – Paris le Bataclan


    The Dandy Warhols reviennent traîner leur rock obsédant de Portland sur les Planches du Bataclan. Les quatre musiciens sont en ligne : Zia aux claviers avec ses deux couettes blondes (un anneau dans la lèvre), Courtney chant-guitare, beau-gosse avec un air de Noureev sous son béret gavroche et avec un T-shirt hommage à Tom Petty & The Heartbreakers (un anneau dans l’oreille), Peter à la guitare, costume noir-cravate à poix, chevelure blonde embroussaillée sous un melon (un anneau dans le nez) et Brent à la batterie (une pilosité désordonnée empêche de localiser l’anneau).

    Ces quatre là sont définitivement américains, leur musique est ample comme la houle du Pacifique sur les plages de l’Oregon, ils ont l’espace pour eux et nous donnent 2 heures non stop d’énergie pure et déliée. La musique rebondit sur nos âmes comme la sueur coule dans la fosse. 4 panneaux lumineux en fond de scène éblouissent les pupilles en synchro avec le rythme du Club des 4 qui explose nos artères. C’est simple et travaillé, enlevé et diablement rock. Zia court de ses machines à son tambourin, et assure la basse électronique en sus, Courtney frappe ses cordes et repousse ses mèches toujours perché derrière son double-micro dont l’un lui assure une voix métallique et trafiquée, comme sortie d’une vieille radio à ondes courtes venue de l’autre bout du monde. Les tubes s’enchaînent sans respiration, la musique nous submerge, la vague grossit sans répit. Il n’y a pas d’issue que de se laisser emporter et malmener par la tempête sonique.

    C’est le son de l’Amérique que nous aimons, sombre et divaguant, pop et underground, haletant et brut. Les compositions d’une jeunesse (quadragénaire) sans retenue, la synthèse des pionniers d’un nouveau monde, loin des simagrées clinquantes de Wall Street.

    Le final est plutôt chaud, trois corps inanimés sont évacués par la scène, les roadies envoient des bouteilles d’eau sur les premiers rangs, Zia a défait ses nattes et dansent derrière ses claviers, le public survivant est aux anges ! Nous avons même droit en cadeau de Noël à une reprise massacrée garage-grunge de la chanson enfantine Le Petit tambour, oui, vous vous souvenez ? Sur la route/ Paroumpoumpoum poum/ Petit tambour s’en va/ Paroumpoumpoum poum, il fallait le faire.

    En première : The Sheep, sympathiques, accrocheurs et honorables ; ils remercient les Dandy’s pour leur accueil tout en déplorant devoir coucher dans les camions de la tournée, mais concluant avec un tonitruant « But that’s Rock ’n’ Roll. » And we like it, pense la foule !