L’Observatoire des inégalités est une association, fondée en 2003, en principe indépendante de toute organisation syndicale, politique, ou religieuse qui analyse la situation des « inégalités » en France. Il vient de publier son quatrième « Rapport sur les riches en France » qui crée un peu d’émotion car y est qualifié de « riche » celui qui touche plus de deux fois le revenu médian soit :
4 300 euros mensuels pour une personne seule après impôts,
6 400 euros pour un couple, et
10 700 euros pour un couple avec deux enfants de plus de quatorze ans
Evidement les citoyens qui dépassent ce seuil, même raisonnablement et qui représentent 7,5% de la population, estiment que les riches ce ne sont pas eux, mais les autres (les « Bernard Arnault » pour faire simple). Les chiffres sont basés sur les statistiques de revenus de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) et révèlent par ailleurs que le salaire médian (celui ou 50% des Français gagnent moins et 50% plus) français est significativement inférieur à celui de nombre de pays européens.
Une analyse similaire est menée sur les patrimoines.
En ces temps de canicule la complainte des dépensiers de l’argent public reprend de plus belle : il n’y a pas assez de Canadair pour lutter contre les incendies, trop peu de climatiseurs dans les hôpitaux, il faut un grand plan « natation » pour éviter que les jeunes ne se noient dans les fleuves où ils plongent pour fuir la chaleur, pas assez d’investissement à la SNCF dont les rails se déforment sous le soleil, il faut instaurer un « congé climatique » à financer par les entreprises, etc.
Si toute ces idées de dépenses sont plutôt entendables, le pays fait face à sa réalité économique et financière qui est moins bonne que celle de ses voisins. C’est l’éternelle histoire de la cigale et de la fourmi si bien versifiée par La Fontaine mais aujourd’hui ce n’est plus une fable, c’est la vraie vie d’un pays qui s’appauvrit et se rabougrit par rapport aux nations comparables. Le citoyen réalise cette triste réalité : le salaire médian est plus faible ici que là-bas et il manque des Canadair !
La solution « il faut taxer Bernard Arnault » pour résoudre ces difficultés sera peut-être appliquée à l’issue des élections présidentielles de 2027. Il n’est pas sûr qu’elle réussisse. L’autre solution serait de baisser les dépenses publiques mais personne n’ose véritablement l’envisager. Seule une crise financière profonde aboutissant à l’impossibilité pour la France d’emprunter sur les marchés financiers pour financer ses déficits forcerait le pays à reprendre le contrôle de ses finances publiques, quelle que soit la solution adoptée, mais cela se ferait certainement dans la douleur.
On attendant le pays vivote dans l’insatisfaction de beaucoup mais personne n’a encore parlé de remettre en cause la ligne de 400 millions d’euro prévue au budget 2026 pour les jeux olympiques « Alpes Françaises » dont le pays a eut l’imprudence d’accepter l’organisation…
Avec la crise énergétique en cours, la pénurie de produits pétroliers fait augmenter les prix de ceux-ci sur les marchés mondiaux, et donc à la pompe où M. et Mme. Michu font le plein de leur automobile. Bien entendu, les compagnies pétrolières voient leurs profits augmenter en conséquence, leurs coûts de production étant plus ou moins stables et leurs prix de vente se trouvant à la hausse, au moins provisoirement.
En France il existe une compagnie pétrolière quasiment unique, TotalEnergies qui a progressivement racheté tous ses concurrents nationaux et s’est constituée désormais en compagnie globale investie dans tous les domaines du pétrole : exploration, extraction, raffinage et distribution à travers le monde, et a même investi dans les énergies renouvelables et le gaz. C’est une multinationale assez classique qui semble plutôt bien gérée. En 2025 ses comptes consolidées affichent un chiffre d’affaires de 201 milliards d’USD (contre 237 en 2023) et un profit de 13 milliards, ce qui donne donc une marge nette sur les ventes de 6,5%.
Evidemment les comptes 2025 ont été clôturés avant les effets favorables de la crise pétrolière déclenchée en février 2026 (guerre menée par la coalition américano-israélienne contre l’Iran). Les comptes 2026 seront probablement meilleurs, à moins d’une catastrophe d’ici la fin de l’année.
Marx et Engels à Berlin (ex-zone Est)
Pour une partie de la classe politique et des citoyens français, une compagnie pétrolière, qui plus est multinationale, même si le siège de sa holding est enregistré en France (à Paris-La Défense), affichant plus de 200 milliards de ventes et un profit qui se compte en dizaines de milliards est rapidement classée dans la catégorie honnie des exploiteurs du peuple qu’il convient de taxer largement pour redistribuer l’argent qu’elle a « volé » et qui revient au peuple. C’est près de deux siècles de philosophie marxiste qui a lentement infusé l’imaginaire français depuis que Karl Marx s’est installé à Paris où commence sa longue amitié avec Friedrich Engels qui produira une œuvre philosophico-économique qui marque encore certains pays, dont la France.
En matière de fiscalité la compétence est nationale, l’imposition concerne les entités légales enregistrées sur le territoire de l’Etat qui impose. Les groupes ne sont pas une unité fiscale reconnue. L’impôt affiché dans les comptes consolidés du groupe n’est que l’agrégation des impôts payés dans les différents pays où le groupe exerce une activité. Pour TotalEnergies cette agrégation donne 9 milliards d’impôts en 2025 soit un taux de 40% de son profit brut. Mais cet impôt a surtout été réglé aux Etats où le groupe produit du pétrole (Gabon, Nigeria, Emirats Arabes Unis, etc.), très peu en France où les activités de raffinage sont déficitaires. Hélas on ne produit plus de pétrole en France. Pour mémoire le taux d’impôt sur les sociétés en France est de 25% au taux normal, 15% au taux réduit, contre 40% payé mondialement par TotalEnergies.
Ainsi, le parlement français a instauré en 1992 une C3S (contribution sociale de solidarité), qui impose les entreprises réalisant plus de 19 millions d’EUR de ventes hors taxes à un taux de 0,16% sur le chiffre d’affaires (et non sur le bénéfice donc même une entreprise déficitaire paye cette contibution) afin de participer au « financement de l’assurance vieillesse ». Cette taxe sur la production est toujours en vigueur aujourd’hui.
En 2025 la loi de Finance a créé une « Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises » réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros. Cet impôt « exceptionnel » a été reconduit pour 2026 mais appliqué à partir d’un seuil élevé à 1,5 milliard de ventes. Les taux sont significatifs :
Taux de 20,60 % de la moyenne de l’impôt sur les sociétés des deux derniers exercices pour les chiffres d’affaires compris entre 1,5 milliard d’euros et 3 milliards d’euros,
Taux de 41,20 % de la moyenne de l’impôt sur les sociétés des deux derniers exercices pour les chiffres d’affaires supérieurs à 3 milliards d’euros.
Au niveau des particuliers on ne cite plus la légendaire CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) créée « provisoirement » par le gouvernement Juppé en 1996 pour financer la dette de sécurité sociale transférée à une CADES (Caisse d’amortissement de la dette sociale) crée elle aussi pour l’occasion. Cette CRDS a été reconduite depuis à chaque échéance périodique depuis 30 ans. Comme le déficit de la sécurité sociale est devenu récurrent, la CADES est régulièrement dotée avec la dette sociale qui y est transférée car les cotisations sociales seules ne permettent plus de l’apurer et qu’il faut bien rembourser, d’où la CRDS « provisoire ».
Et ce ne sont que quelques exemples parmi bien d’autres du système fiscal d’un Etat qui a perdu le contrôle de ses dépenses publiques depuis deux ou trois décennies. Comme il faut bien financer celles-ci il faut lever l’impôt à hauteur des dépenses.
Si l’on osait résumer la philosophie marxiste en une phrase on pourrait dire que pour Marx, si une entreprise capitaliste fait un profit c’est qu’elle « vole » le travailleur (en le rémunérant insuffisamment) ou le client (en lui vendant trop cher), voire les deux. Les capitalistes s’approprieraient une part indue de la valeur ajoutée. Au XXIe siècle quelques intellectuels et économistes diffusent encore cette théorie qui est bien reçue en France. L’arme absolue fut un temps de nationaliser ces entreprises pour les « rendre au Peuple ». C’est ce qui a été pratiqué en 1981 après l’élection d’un pouvoir de gauche à Paris. Puis, devant les résultats peu probants de cette tactique, on a dénationalisé. Au XXIe siècle il n’y a plus grand monde pour prôner la nationalisation en revanche, la nouvelle arme fourbie par les « progressistes » est la taxe sur les « surprofits ».
Le refrain sur la « taxe des surprofits » est de nouveau entonné ces dernières semaines. Pourquoi pas si une loi de finances intègre une telle taxe. La difficulté technique sera de définir ce qu’est un surprofit ? Faut-il définir le seuil à partir duquel un profit devient « surprofit » en volume (EUR) ou en pourcentage du chiffre d’affaires ? Définira-t-on alors un « sous-profit », seuil en deçà duquel l’impôt serait inférieur au taux « normal » ? Ce qu’envisagent les taxeurs compulsifs serait un impôt sur les sociétés « progressif » comme cela existe déjà pour les particuliers. C’est complexe à faire fonctionner. Dans le cas de TotalEnergies, est-ce la France envisagerait de taxer aussi les profits réalisés au Qatar, par exemple, en plus des impôts déjà payés à Doha par les filiales de TotalEnergies dans ce pays ?
Les entrepreneurs, gros, moyens et petits, estiment qu’une telle proposition aurait des effets néfastes sur l’économie nationale. Les marxistes estiment que ce serait un impôt « de justice ». C’est un dialogue de sourds qu’il ne sert pas à grand-chose de mener tant le sujet est complexe et pollué par l’idéologie. Si les citoyens veulent diriger le pays vers un tel système il existe une offre politique en ce sens. Il suffit de la porter au pouvoir démocratiquement et les Français verront alors les conséquences de leurs votes. Il semble toutefois qu’il n’existe pas vraiment de majorité politique en ce sens pour le moment.
Et si demain l’Etat français veut créer une compagnie pétrolière nationale qui ne ferait pas de profit pour avantager les consommateurs nationaux et les travailleurs, il suffit de le décider et de la financer dans le budget de la République, puis de la gérer pour atteindre ses objectifs fixés par l’Etat. Cela a été fait dans les années 1950/1960 avec la création de l’ERAP (Entreprise de recherches et d’activités pétrolières), compagnie d’Etat, qui explorait et exploitait le pétrole alors disponible en Aquitaine. Cette société est devenue ELF dans les années 1970 avant d’être rachetée en 2000 par… Total, devenu TotalEnergies dans la foulée et qui réaliserait aujourd’hui des « surprofits » à taxer !
On observe que les trois mots « effectivement », « et cetera » et « voilà » occupent désormais 50% des phrases prononcées sur les différents médias par les journalistes comme leurs invités. Les dîners en ville suivent la même régression, en route vers l’appauvrissement de la langue française.
Cette dégénérescence linguistique est déjà lancée depuis de nombreuses années. Elle accompagne la décadence française constatée dans bien d’autres domaines : incapacité du pays à s’entendre sur un futur commun, appauvrissement du discours politique, lamentation perpétuelle des citoyens, violence à tous les étages de la société, perte de contrôle de la gestion des finances publiques, dégradation du niveau scientifique, stagnation économique, abrutissement des masses plus intéressées par des influenceuses à forte poitrine et les interviews de joueurs de fouteballe que par les choses de l’esprit, etc.
Comment les plateaux médiatiques pourraient encore se préoccuper de la langue française ?
Les plus anciens pensent quand même qu’ils pourraient faire un effort, avant de renoncer à leurs illusions devant l’évidence de cette décadence…
A l’issue de la victoire d’un club de fouteballe français dans on ne sait plus quelle compétition internationale de ballon samedi 30 mai, des loubards se sont déchainés dans la nuit pour attaquer les forces de l’ordre et casser tout ce qu’il pouvait, avec un intérêt particulier pour le mobilier urbain public, mais aussi des voitures, des vélos, des halls d’immeubles et, bien sûr, le pillage de magasins dévastés par des colonnes de fourmis repartant chargées de cartons de produits volés, avec une préférence pour les boutiques de baskets de marque. Les pilleurs ont généralement la même apparence : casquette portée à l’envers, T-shirt et écharpe du PSG (le club gagnant) ou torse nu, jeans-baskets (le plus souvent blanches). La ville de Paris a connu le plus grave de ces émeutes qui se sont étendues aussi à certaines villes de province. Le match de ballon n’avait même pas lieu en France mais en Hongrie où a priori la population est restée calme.
Malgré les milliers de policiers et de pompiers mobilisés, il y eut deux morts par accidents provoqués par ces troubles, des dizaines de blessés, des centaines d’interpellations et, surtout, les images désastreuses des villes concernées au lendemain de ces émeutes diffusées à profusion sur les réseaux dits « sociaux » par les auteurs eux-mêmes qui adorent se filmer au cœur de leurs exploits et par les autres participants à ces explosions de « joie » qu’ils ont vécues un téléphone greffé à la main afin de marquer pour l’éternité ces moments conviviaux d’allégresse populaire…
Au petit matin les Champs Elysées et rues alentour étaient jonchées de cadavres de voitures et de cycles brûlés, d’abribus ravagés, de bris de verre de vitrines dévastées, de canettes de bière et autres joyeusetés qui ont alimenté la nuit de ces sauvageons. Dès la fin de ces manifestations d’enthousiasme, les services municipaux de la ville ont commencé à nettoyer les rues pour tenter de cacher la misère de ces dévastations. Bien entendu, les conséquences financières de ces errements sont payées par les contribuables et non point par les coupables ni même les clubs de fouteballe qui sont quand même à l’origine de ces débordements, et qui, dans le cas du PSG, ne manquent pas de moyens.
Notons que les maillots du PSG étaient à vendre dès le lendemain de la victoire pour des prix compris entre 109,99 et 159,99 EUR. A priori la boutique officielle du PSG sur les Champs Elysées n’a pas été pillée mais bien dévalisée puisque lesdits maillots (immettables par toute personne normalement constituée) étaient affichés épuisés quelques heures seulement après leur mise en vente. Voilà qui rassure sur le pouvoir d’achat des impétrants. Pour les économiquement plus faibles, une collection de casquettes (à porter à l’envers), d’écharpes ou de T-shirts était également disponible pour des prix plus modiques mais, curieusement, ces produits sont restés disponibles en stock.
On ne sait pas vraiment quoi faire devant le déchainement de violence et de beaufitude qui est maintenant habituel après chaque évènement de fouteballe, que des équipes françaises gagnent ou perdent, sinon compter les blessés, parfois les morts, et payer pour la remise en état. Peut-être une solution, qui n’a jamais été tentée, serait de laisser les lieux en l’état afin que les citoyens se rendent vraiment compte de l’état d’abrutissement général dans lequel le fouteballe plonge la population afin, peut-être, d’espérer que les générations futures évoluent en la matière ? Cela vaudrait la peine d’essayer. Le prochain championnat du monde de foute qui doit démarrer dans les jours à venir en Amérique du Nord offrira certainement des occasions de tenter d’appliquer cette méthode.
Ces dernières semaines les clubs de fouteballe français s’illustrent par la bêtise et la violence de leurs supporters avinés. Hier soir en plein Paris des brutes niçoises venues assister à un match de leur équipe ce soir au stade de France ont saccagé un restaurant et attaqué les clients qui s’y trouvaient, bilan : six blessés dont un grave, une soixantaine d’arrestations et des dégâts matériels. Il y a deux semaines c’étaient des « supporteurs » d’un club parisien qui se sont battus et ont saccagé leur environnement à la suite de la qualification de leur club pour on ne sait plus quelle compétition internationale, bilan : une quinzaine de blessés, une centaine d’arrestations et, toujours, des dégâts matériels sur la voie publique dont le coût de remise en état est payé par les contribuables.
Les exemples de ce style sont, hélas, légion, avec une mention spéciale pour les matchs opposant entre elles les équipes des anciennes colonies françaises. Même si les matchs se déroulent dans ces pays, les supporteurs des équipes, nombreux en France pour des raisons historiques, se livrent à des bagarres, à des destructions et des envahissements de rues parisiennes alors que les matchs se déroulent dans leurs pays d’origine. Il y même eu un mort et plusieurs centaines de blessés en France pendant le déroulement de la dernière coupe d’Afrique des nations qui avait lieu bien entendu… en Afrique.
Ces débordements accompagnent l’ensauvagement de nos sociétés que l’on constate dans bien d’autres domaines que le sport mais personne n’est encore arrivé à expliquer comment le simple spectacle de joueurs tapant dans des ballons sur une pelouse peut ainsi déconnecter les neurones de leurs supporteurs au point de les transformer en bêtes sauvages sans foi ni loi. Est-ce un effet de l’alcool, de leurs situations sociales, de leur niveau d’éducation ? On ne sait pas, on constate d’ailleurs régulièrement que les voyous qui sont arrêtés et présentés en comparution immédiate devant un juge s’avèrent des cadres de sociétés, employés avec un contrat à durée indéterminée, mariés avec enfants, bref, des gens que l’on ne s’attend pas forcément à voir tout casser dans les rues.
Il y a véritablement un mystère non élucidé concernant l’abrutissement des masses déclenché par les sports de ballon, et plus particulièrement le ballon rond de fouteballe. Ce n’est pas le plus grave que le pays ait à affronter en ce moment mais il conviendrait d’investir le sujet aux niveaux politique et sociologique pour tenter de réduire les importantes nuisances sur la société dont ce sport est à l’origine.
Alors que la guerre au Moyen-Orient dure depuis trois mois entre la coalition Etats-Unis/Israël et l’Iran, sans espoir d’en sortir à court terme, malgré un cessez-le-feu fragile toujours en vigueur, l’économie mondiale subit déjà les conséquences de ce bouleversement géopolitique qui rebat les cartes de la puissance dans cette région d’une façon qui s’annonce durable, et pas vraiment en faveur de « l’Occident collectif »
La France, toujours insouciante, se préoccupe plus des frasques sexuelles d’un chanteur pour midinettes ou de savoir si le groupe Bolloré continuera à financer le cinéma national, que de se préparer à affronter la crise qui couve. Le prix des carburants en forte hausse pénalise déjà quelques professions mais les milliers de kilomètres de bouchons sur les routes à l’occasion des habituels week-ends prolongés du mois de mai montrent que tout le monde ne semble pas atteint de la même façon.
Beaucoup se questionnent pour savoir où et comment ils passeront leurs vacances d’été alors que les nuages s’accumulent sur le pays : blocages politiques non résolus avec une majorité introuvable, année électorale propice aux annonces inconsidérés, croissance 0 au premier trimestre de l’année, retour de l’inflation, déficits des finances publiques hors de contrôle, hausse des taux d’intérêt qui pèsent sur un pays surendetté, aggravation du chômage, système de retraite et de santé non financés, guerres commerciales en cours…
Bref, le réveil risque d’être dur pour les cigales… et les vacances estivales incertaines !
Sur les bords de l’Yonne somnole la petite ville d’Auxerre au nord de la Bourgogne. Des églises en pagaille dominent le fleuve endormi sur les bords duquel les joggers battent le rythme d’un samedi matin ensoleillé. La cathédrale Saint Etienne rend hommage à la poétesse locale Marie Noël (1883-1967), déclarée « servante de Dieu » à l’issue de son procès en béatification en 2017. Elle était lue et appréciée par le Général de Gaulle qui fut à l’origine de sa promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur en 1960.
On apprend aussi que Jeanne d’Arc est passée par Auxerre en 1529 sur la route pour retrouver le roi Charles VII à Chinon, qu’elle fera ensuite couronner à Reims avant de tenter de bouter l’Anglais hors du royaume sans trop de succès.
Autre héros local, Guillaume Joseph Rousselle (1743-1907) dit Cadet Roussel, huissier excentrique dont les exploits furent immortalisés par la chanson populaire Cadet Roussel :
Cadet Rousselle a trois maisons, (bis) Qui n’ont ni poutres, ni chevrons, (bis) C’est pour loger les hirondelles, Que direz-vous d’Cadet Rousselle ?
Les pavés des rues de la ville sont parsemés de petites pièces de fonderie sur lesquelles est gravée l’image du héros.
A l’occasion d’affrontements violents ayant abouti au meurtre à Lyon en février dernier d’un militant d’extrême droite par des membres supposés de la Jeune Garde, organisation « antifa » en voie de dissolution, on apprend qu’un député de la République peut légalement être enregistré sous un pseudonyme. C’est le cas de Raphaël Arnault qui a fait les grands titres de la presse ces dernières semaines car il fut l’un des co-fondateurs de la Jeune Garde en 2018. Selon sa fiche Wikipédia il semble qu’à l’état civil il s’appelle Raphaël Archenault, ce qu’il n’a jamais démenti. Le député fat partie du groupe de gauche propalestinienne La France insoumise (LFI).
Sa page sur le site de l’assemblée nationale nous apprend qu’il était, avant son élection, « Employé civil et agent de service de la fonction publique ». Sa déclaration (obligatoire) « Intérêts et Activités » précise qu’il était « assistant d’éducation » de 2020 jusqu’à son élection en 2024 et porte-parole de la Jeune Garde jusqu’à sa dissolution le 12/06/2025, le mouvementy est qualifié de « Jeune garde antifaciste ». Il est également précisé que le contrat de son collaborateur parlementaire, Jacques-Elie Favrot, mis en examen dans le meurtre de Lyon, a été résilié en février 2026.
On se demanda ce qui peut pousser un député à se faire élire sous pseudonyme ? Du fait de son aspect public, cette fonction élective devrait par nature être transparente. M. Arnault a à son passif une condamnation définitive à de la prison avec sursis pour « violences volontaires en réunion », peut-être voulait-il masquer son lien avec cet épisode ? Si tel est le cas il a juste sous-estimé le fait qu’aujourd’hui bien peu d’évènements peuvent rester cachés, surtout s’agissant d’un homme politique. Peut-être plus simplement est-ce une référence au bon vieux temps de la semi-clandestinité dans laquelle la génération précédente d’extrême gauche s’est cachée avec des « blazes » lorsqu’elle adhérait à la Gauche prolétarienne ou autres mouvements trotskystes assimilés dans les années 1960-1970. Cambadélis se faisait alors appeler « Kostas », Jospin avait choisi « Michel », etc. Les « gauchistes » d’aujourd’hui qui semblent plus préoccupés par la bagarre que par l’idéologie et manient mieux la batte de base-ball que la dialectique, se donnent ainsi sans doute un air de vrai révolutionnaire à peu de frais.
Il n’en reste pas moins que l’on peut s’interroger sur l’opportunité de laisser la latitude aux députés de s’enregistrer sous un faux nom à l’assemblée nationale lorsqu’ils y sont élus. A moins que des motifs sérieux à cette liberté nous échappent, sa suppression serait opportune.
Dans les dîners en ville des citoyens s’inquiètent parfois de la possibilité de voir la gauche propalestinienne arriver à l’Elysée lors des élections présidentielles de 2027. C’est une hypothèse mathématiquement possible, son principal représentant, Jean-Luc Mélanchon, ayant déjà obtenu près de 22% des suffrages au premier tour des élections présidentielles de 2022 (contre 20% aux élections de 2017) et a failli être qualifié pour le second tour. Il lui a manqué 1,2% par rapport à Marine Le Pen qui, elle, fut présente au tour final contre M. Macron, finalement élu.
Malgré ses dérives verbales et ses colères médiatiques, le trublion trotskyste, formé à l’école de l’Organisation communiste révolutionnaire (OCI), tendance « lambertiste », dans les années 1970, où il croisa nombre de ceux qui sont devenus ensuite les caciques du Parti socialiste (PS) comme MM. Jospin ou Cambadélis, Jean-Luc Mélanchon arrive encore à fédérer le combat contre l’extrême droite incarnée par le Rassemblement national (RN).
Alors, dans ces mêmes dîners en ville, les bourgeois, bohème ou pas, les progressistes bon teint de la gauche pas forcément propalestinienne, affichent vouloir « voter Mélanchon » si le deuxième tour des présidentielles de 2027 l’opposait au Rassemblement national (RN). Même en se bouchant le nez, ils préfèrent un président trotskyste au saut dans l’inconnu d’un représentant d’un parti construit sur les bases de l’ex-Front National élu président de la République.
Malgré ses efforts constants pour se mettre toute une partie de la population française à dos à force d’injures et d’agressivité, sans parler d’un programme pour le moins collectiviste, M. Mélanchon garde ses chances de rejoindre l’Elysée en 2027 face à la terreur engendrée par son éventuel adversaire de second tour, le RN. Pour le moment les dîners en ville continuent de bruisser d’inquiétude et de déni « non, ce n’est pas possible, on ne peut pas avoir Mélanchon et le RN au second tour ! » Eh bien si, c’est politiquement envisageable mais si l’on veut éviter un tel dilemme, le mieux serait de ne pas voter pour lui au premier tour afin de lui barrer la route du second ! Il y aurait ainsi au moins une alternative républicaine face au candidat RN dont les sondages semblent prédire la qualification au second tour dans tous les cas de figure.
Quoi qu’il en advienne, la France aura le président pour lequel ses citoyens auront voté. C’est leur responsabilité.
Sur les médias français les commentateurs pratiquent, ou pas, un féminisme sémantique qui n’engage pas à grand-chose. Lors du lancement d’un plateau télévisé ou radiophonique les animateurs l’entament généralement d’un sonore « bonjour à toutes, bonjour à tous », l’ordre compte. Quelques résistants se contentent d’un « bonjour à tous » ou, plus modestement d’un simple « bonjour ».
Selon l’Académie française, « tous », est un pronom indéfini pluriel employé « Pour désigner l’ensemble des êtres, des choses que l’on considère, dont on parle, que l’on envisage. » Il n’a donc pas besoin d’être féminisé puisqu’il inclut « l’ensemble des êtres ». C’est un mot épicène (désignant tout référent quel que soit son sexe ou son genre [ex. : la personne, le bébé, la girafe] – Wikipédia).
Les militants de la féminisation affichent ainsi à peu de frais leur engagement dans la bataille idéologique abordée dans un bel article de Michel Serres, membre de l’Académie française, à la jolie conclusion :
La grammaire révèle des solutions dont la facilité relative évite les batailles idéologiques d’autant plus féroces qu’elles soulèvent des tempêtes dans un verre d’eau.
En poursuivant les recherches, on découvre qu’en écriture « inclusive » on écrit « tou-te-s » quant à la façon « neutre-binaire : « touxtes » ou « touls » font l’affaire.
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est l’une des trois chambres prévues dans la constitution, avec l’asssemblée nationale et le sénat, et qui peut être consultée sur « tout problème de caractère économique, social ou environnemental » selon l’article 70 de cette constitution. En 1969 MonGénéral, qui n’aimait pas beaucoup le Sénat, voulut le fusionner avec le CES (qui n’était pas encore « environnemental » à l’époque) en réduisant les pouvoirs du nouvel ensemble. Cette réforme fut proposée dans le fameux référendum du 27/04/1969 qui fut perdu et au lendemain duquel il démissionna.
Depuis ce jour funeste où les sénateurs ont senti le vent du boulet en regardant MonGénéral quitter l’Elysée, ils veillent bien à assurer leur survie, avec succès puisque près de 60 ans plus tard le sénat est toujours vaillant et le conseil économique et social a même élargi son domaine de consultation avec un volet environnemental.
Dans un avis du 13/01/2026 le CESE « appelle à investir de manière massive et urgente dans l’adaptation des infrastructures, afin de réduire leurs contributions aux émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer leur résistance et leur résilience [aujourd’hui aucun texte ne peut être acceptable sans contenir le mot ‘résilience’] face au réchauffement et aux aléas climatiques ». L’objectif est louable tant il apparaît que nombre d’infrastructures publiques (ponts, routes…) ont souffert de sous-investissement ces dernières décennies, les rendant fragiles aux nouvelles intempéries sans doute liées aux évolutions climatiques en cours, en plus de leur vétusté.
Là où les choses se compliquent c’est quand il faut identifier les financements nécessaires pour ces travaux. Le CSE n’est qu’un organe consultatif il lui est donc plutôt aisé de recommander au gouvernement et au parlement « d’augmenter et de réorienter les financements », de développer « des modèles économiques innovants », de « mobiliser l’épargne des ménages », etc. En gros, il suffit de payer pour parer au péril.
Sur les ondes des membres du CES assurent le service après-vente et expliquent doctement qu’il faut réorienter « l’épargne improductive vers des financements innovants ». Sont visés les livrets A et autres produits d’épargne réglementés. Au 31/12/2025 les statistiques de la Caisse des dépôts et consignation (CDC), établissement public qui gère cette épargne, affichent un encours de 615 milliards d’euros pour les livrets A et les Livrets de développement durable et solidaire (LDDS). A entendre les « experts » du CESE, ces sous dorment dans des tiroirs et ne servent à rien, il faut donc les affecter à « la résilience » des infrastructures publiques.
Comme l’explique le site web de la CDC la réalité est tout autre puisque cette épargne n’est pas improductive mais déjà fléchée : 60% pour des prêts qui financent principalement la construction et la rénovation des logements sociaux, mais aussi des projets d’infrastructures dans les territoires, les 40% restant étant investis dans des placements financiers sûrs afin d’assurer la liquidité du système. « Placement financier sûr » veut dire en bon français que la majorité de ces 40% financent… la dette publique française !
On peut bien sûr décider de réaffecter les sous des livrets d’épargne réglementée vers la « résilience » des infrastructures publiques mais il faudrait alors expliquer comment on va désormais financer les logements sociaux, les projets d’infrastructure et la dette de l’Etat ? Va-t-on baisser ces besoins ou leur substituer d’autres financements ?
Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, on le sait, mais on ne peut s’empêcher de constater une certaine désinvolture dans les conseils financiers « innovants » des experts du CESE.
A ce stade, ni le CESE ni les élus ne se sont inquiétés de « réorienter » les financements déjà prévus dans la Loi de finances 2026 pour les jeux olympiques d’hiver « Alpes françaises 2030 » qui inclut une autorisation d’engagement de 400 millions d’euros et une autorisation pour l’Etat d’émettre des garanties financières à hauteur de (i) 500 millions qui pourra s’exercer en faveur du comité chargé d’organiser ces jeux (COJOP) en cas d’annulation et (ii) de 515 millions pour compenser, le cas échéant, un solde déficitaire de ce COJOP. Et nous ne somme qu’en 2026. Il est à craindre que de nouveaux montants ne doivent être budgétés pour les exercices à venir d’ici 2030. Ces dépenses doivent être considérées comme « productives » ce qui expliquerait que les « experts » du CESE ne veuillent point y toucher…
Dans les dîners en ville et sur les plateaux télévisés des commentateurs s’émeuvent que la dette publique française soit détenue par « des étrangers », arguant que c’est ainsi une perte de souveraineté pour la France versus une dette détenue par ses nationaux, comme si la nationalité du détenteur rendait plus ou moins contraignante l’obligation de remboursement de cette dette.
Il s’avère en réalité qu’il est assez difficile d’évaluer avec certitude la nationalité des créanciers détenant la dette publique française à un instant de raison. L’Agence France Trésor (AFT) en charge d’émettre cette dette se préoccupe d’abord qu’elle soit souscrite et à un taux d’intérêt le plus favorable possible. Pour ce faire, plus le marché est large, donc internationalisé, plus les chances d’atteindre ce double objectif sont fortes.
Les chiffres ci-dessous rapportés dans un rapport de l’assemblé nationale de 2024 donnent un ordre de grandeur : environ 52% de la dette est détenue par des non-résidents français, sachant qu’un non-résident peut être français et qu’un résident français peut être étranger.
Le rapport mentionne que l’un des avantages de voir la dette d’un Etat détenue par ses nationaux serait que ceux-ci :
…sont également plus « captifs » : en cas de crise, l’État dispose d’un réel pouvoir coercitif à leur égard, grâce à sa capacité à modifier la réglementation financière et la fiscalité.
Ce qui veut dire, en clair, qu’en cas de crise on pourrait ne pas les rembourser, ou reporter les remboursements, en créant moins de perturbations que si l’on agissait de même avec des investisseurs internationaux. Ce serait une espèce de « préférence nationale » inversée. Voilà un bien déplorable argument en faveur d’une souveraineté de la dette française…
En d’autres temps la Russie tsariste, ou l’Argentine et la Grèce, plus récemment, ont démontré qu’il était possible de ne pas rembourser ses créditeurs étrangers ce qui a déclenché des crises financières sérieuses pour ces Etats, comme d’ailleurs pour la communauté des investisseurs, mais ces crises ont été surmontées au prix de pertes importantes pour les prêteurs et les contribuables des pays qui ont assumé le sauvetage des Etats en défaut.
En réalité, prêter des sous à un emprunteur représente un risque de non-remboursement, quelle que soit la nationalité des parties. C’est ce qu’on appelle un investissement : on met de l’argent au départ avec un retour sur investissement qui n’est pas garanti. La souveraineté financière d’un Etat est un objectif louable mais la meilleure façon de l’assurer est de ne pas emprunter, ou d’emprunter avec modération pour des investissements rentables et non pas pour du fonctionnement comme le fait actuellement la France. Au-delà, emprunter à des nationaux ou à des étrangers ne représente pas une différence conceptuelle majeure, sauf à considérer que les nationaux sont taillables et corvéables à merci et qu’il suffit de ne pas les rembourser en cas de tension financière de l’Etat emprunteur.
Aujourd’hui l’ordre de grandeur de l’épargne des ménages déclarée par la Banque de France était de 6 500 milliards au deuxième trimestre 2025, soit près de deux fois la dette publique française (3 200 milliards).
En cas de grave crise financière nationale, qui n’est pas exclue vu la perte de contrôle de l’Etat sur ses dépenses publiques depuis plusieurs années, c’est de toute façon les nationaux qui paieront en première ligne, soit leurs créances n’étant pas ou mal remboursées, soit leur épargne étant prélevée ou taxée d’une façon ou d’une autre pour assurer, au moins partiellement, le service de la dette détenue par « des étrangers ». C’est d’ailleurs sans doute la raison pour laquelle on trouve toujours autant d’investisseurs étrangers friands de la dette française malgré la gestion déplorable des finances publiques, ceux-ci doivent se sentir plus ou moins garantis par l’existence de cette épargne des ménages qui pourrait bien servir en cas de défaut souverain de la France.
Encore une fois, pour un individu comme pour un ménage ou un Etat, le mieux pour assurer son indépendance est de ne pas s’endetter.
Avec toujours une délicatesse assumée et un art de vivre consommé, les mafias corses continuent leur politique d’assassinats. Cette fois-ci c’est l’affairiste Alain Orsoni qui en fait les frais. Il a été tué ce 12 janvier, à 71 ans, dans le cimetière de son village où il assistait aux obsèques de… sa mère. Il avait démarré sa « carrière » dans la politique au sein du Front de libération nationale corse (FLNC) et fit des séjours en prison pour les violences commises sous couvert de militantisme. Son frère Guy est assassiné en 1983, il semble que c’était Alain qui était alors visé. Il passe ensuite dans les affaires, club de fouteballe, business de casinos en Amérique latine, continue à subir régulièrement des tentatives d’assassinat et à être impliqué dans d’autres à l’encontre de différentes bandes locales. Son fils, soupçonné d’avoir participé à plusieurs crimes, est toujours en prison.
Au-delà du cas regrettable de la mort de M. Orsoni qui fait suite à toute une myriade de meurtres, extorsions diverses, trafics généralisés, au travers des affaires corses ces dernières années, ce nouveau crime contre un parrain du système confirme si besoin en était que la Corse n’est pas soluble dans les règles de la République et que la France ne sait pas comment se débarrasser du fardeau de cette île imprudemment achetée à la République de Gênes an 1768. Il semble que la solidité juridique de cette cession était discutable et Gênes continua de réclamer le retour de sa souveraineté sur la Corse durant des décennies. Paris n’y a jamais consenti, hélas…
Depuis 1768 cette île n’est que rébellions, révoltes, attentats, protestations et volonté d’indépendance plus ou moins consciente. Là encore l’Etat français a cru pouvoir maintenir sa souveraineté sur l’île, d’abord par la force, ensuite par le droit et, aujourd’hui, un peu par les deux. Entre temps, la violence des mafias locales a pris le pas sur la sincérité des militants. Tout le monde tue tout le monde et l’Etat ne sait que faire avec ce confetti corse qui ne lui rapporte que des ennuis et des dépenses, et entraîne sa population dans la violence et la frustration.
Plus grave encore : des situations similaires se font jour dans les autres confettis de l’Empire dont la Nouvelle-Calédonie est le plus emblématique. C’est le prix à payer aujourd’hui pour le péché de colonisation commis hier. Le divorce est prononcé depuis longtemps entre ces deux iles et la République mais les parties n’arrivent toujours pas à se séparer de corps. Il faudra pourtant bien y arriver un jour, « quoi qu’il en coûte ».
Boualem Sansal, écrivain de langue française disposant de la double nationalité franco-algérienne, vient d’être « gracié » par le président algérien après qu’il eut été arrêté à l’aéroport d’Alger il y a un an et condamné à cinq ans de prison par le système judiciaire local pour « atteinte à l’unité nationale ». Aussitôt gracié il a été rapatrié en Allemagne, pays qui a aidé la France a récupérer son double-national, puis en France.
Revenu à Paris il a été invité par différents médias nationaux pour raconter ses mésaventures, majoritairement par ceux du « service public » (France TV, France Inter) mais aussi Le Figaro. Sur les médias de la famille Bolloré c’est l’incompréhension. Sa cause avait en effet été défendue par CNEWS, Europe 1 ou le JDD (Journal du Dimanche) mais sans doute plus pour critiquer la politique algérienne du gouvernement que pour la défense de l’écrivain dont la plupart des commentateurs n’ont probablement pas lu les œuvres. L’une des obsessions de ces médias est en effet la critique permanente des chaînes du « service public » accusées pêle-mêle de « gauchisme », de parti-pris et d’incompétence.
Probablement l’écrivain a un avis différent d’où sa décision de privilégier ces médias publics, mais aussi Le Figaro, au moins dans un premier temps. Probablement M. Sansal ira également répondre plus tard aux questions de Pascal Praud et de sa bande de commentateurs de bistrot pour les remercier de leur engagement en sa faveur. Mais pour son retour il a d’abord choisi le journalisme contre le Café du Commerce.
Un amendement au PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) 2026 a été adopté par le Sénat stipulant :
À compter du 1er janvier 2026, les soins, actes et prestations se réclamant de la psychanalyse ou reposant sur des fondements théoriques psychanalytiques ne donnent plus lieu à remboursement, ni à participation financière de l’assurance maladie.
Cet amendement adopté ne sera pas forcément retenu dans la version finale du PLFSS mais il déclenche en attendant les réactions du monde psychanalytique pour le déplorer. Ce soir un débat radiophonique sur France Culture a rassemblé des spécialistes de la spécialité dans un échange plutôt abscond pour le néophyte. Il y a été question de « langage, parole et corps », « reconnaissance du sujet », de l’Œdipe, de la castration, du « sujet de la conscience ou de l’inconscience », de « l’organicité de certains troubles », du « sujet qui ne peut pas se débrouiller pour affronter son propre manque », de « thérapies cognitivo-comportementales », de « clinique du transfert », de « sujet de la conscience ou de l’inconscience », de « ne pas prendre la sujet par le symptôme au risque de manquer le sujet et le symptôme »…
Bref, il n’est pas facile de se retrouver dans ce jargonnage et, à vrai dire, le citoyen lambda (comme l’interviewer ce soir) n’y comprend rien. C’est peut-être là un des problèmes principaux de la psychanalyse : ses pratiquants n’arrivent pas à la vulgariser. Elle est ainsi la cible rêvée pour ceux qui voudraient l’exclure des financements publics. Encore un problème de « pensée complexe »…
Des économies sont recherchées du côté de la psychanalyse mais jusqu’ici personne n’a encore remis en cause la ligne budgétaire de 400 millions d’EUR prévue pour le préfinancement des jeux olympiques Alpes Françaises 2030.
Alors, des sénateurs de rencontre manifestement opposés à la théorie psychanalytique cherchent à l’exlure du PLFSS. Ils se justifient ainsi dans leur préambule :
Cet amendement vise à garantir la cohérence scientifique et l’efficience des dépenses de l’assurance maladie.
Les soins fondés sur la psychanalyse, en particulier lorsqu’ils s’appliquent aux troubles du neuro-développement, aux troubles anxieux ou dépressifs et aux affections psychiatriques chroniques, ne disposent aujourd’hui d’aucune validation scientifique ni d’évaluation positive du service médical rendu par la Haute Autorité de santé. Plusieurs rapports publics ont souligné l’absence de preuves d’efficacité et le caractère inadapté, voire contre-productif, de ces approches, qui sont à différencier de psychothérapies.
Dans un contexte budgétaire contraint, il est légitime que la solidarité nationale concentre son effort sur les prises en charge dont l’efficacité est démontrée et évaluée. Cet amendement ne remet pas en cause la liberté de choix des patients ni la liberté de pratique des professionnels. Il se borne à mettre fin au financement public de la pratique, quels que soient les dispositifs de financement : Mon Soutien Psy, centres médico-psychologiques, etc.
En recentrant la dépense d’assurance maladie sur les soins ayant un bénéfice médical avéré, il s’agit de favoriser la diffusion de pratiques thérapeutiques recommandées par la Haute Autorité de santé, notamment les approches comportementales, éducatives et de réhabilitation psychosociale.
Alors que le parlement français a du mal à dégager une majorité pour adopter le projet de budget de l’Etat (526 Mds EUR en dépenses et 373 en recettes) et le budget de la sécurité sociale (677 Mds EUR en dépenses et 659 en recettes) le bal des pleureuses s’en donne à cœur joie sur les plateaux télévisés et dans les dîners en ville.
Il existe les classiques revendications de « plus de moyens » pour l’enseignement, la santé, la justice et la défense. Mais devant les perspectives financières peu réjouissantes d’une nation qui se rabougrit et d’un Etat qui frise la cessation des paiements tous les lobbies, corporations, syndicats, associations, groupes, individus… voyant venir le temps des vaches maigres veulent persuader les décideurs que l’augmentation des dépenses publiques dont ils bénéficient est vitale pour eux et que le pays va s’effondrer si on ne les satisfait pas.
On a ainsi :
Les retraités qui veulent le maintien de leur abattement spécial de 10% pour « frais professionnels »
Les chauffeurs de taxis qui veulent garder le même niveau de transports médicaux pris en charge par la sécurité sociale
Les auto-écoles qui exigent l’augmentation du nombre de fonctionnaires faisant passer l’examen du permis
Les directeurs de théâtres, de festivals ou de salles de spectacle qui refusent de voir baisser leurs subventions publiques
Les intermittents du spectacle qui veillent au maintien de leurs avantages en termes de chômage
Les musées qui ont besoin de toujours plus de sous pour entretenir leurs bâtiments souvent délabrés
Le secteur du bâtiment toujours à la chasse aux subventions pour construire plus de logements sociaux
Les écologistes qui veulent dépenser plus pour la transition écologique
Les travailleurs actifs qui veulent ramener l’âge de la retraite à 62 ans, voire 60
Les salariés démissionnaires qui veulent continuer à bénéficier des avantages de la « rupture conventionnelle »
Les chômeurs qui ne veulent pas voir baisser leurs indemnisations, ou la durée de celles-ci
Les fédérations sportives qui se plaignent que les promesses de soutien publique post-jeux olympiques Paris 2024 ne sont pas tenues par l’Etat
Les maires de France (actuellement réunis en congrès) qui exigent un doublement de leurs dotations reçues de l’Etat
Les psychanalystes qui veulent plus de remboursement de leurs consultations à leurs patients
La liste est loin d’être exhaustive et elle s’allonge tous les jours…
Les résidents français n’ont pas encore bien compris qu’un pays dont la croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est sérieusement ralentie ces dernières années n’améliore quasiment plus sa production de richesses. Il faut donc que le rythme de croissance des dépenses publiques suive la même voie, au moins en tendance. Si les dépenses continuent à augmenter plus vite que la richesse nationale c’est alors l’endettement qui permet de combler la différence. Nous en sommes là. A ce stade, le projet de budget de l’Etat est en déficit de 153 Mds, soit 29% des dépenses, ce qui signifie que pour 100 EUR à dépenser par l’Etat, les impôts en financeront 71 et que la République devra en emprunter 29 pour combler le déficit. Nos enfants rembourseront. Les discussions parlementaires en cours rivalisent d’ingéniosité soit pour créer des impôts nouveaux, soit pour baisser les dépenses. Nous verrons ce qui en sortira d’ici le 31 décembre. Ce n’est même plus la peine de discuter dans les dîners en ville ou sur les plateaux télévisés, les arguments des uns et des autres sont bien connus, personne ne convainc personne et chacun déroule son rationnel considéré comme irrationnel par celui d’en face. Personne ne bouge, chacun s’accroche à ses certitudes et le pays continue à dériver.
Riss – Charlie Hebdo (05/12/2018)
Alors le mieux est de laisser le parlement se prononcer puis l’Etat exécuter le budget décidé. Les électeurs (et l’INSEE) en analyseront les conséquences, bonnes ou mauvaises, et auront moulte occasions de s’exprimer dans les urnes au cours des 24 prochains mois pour rendre leur verdict et, s’ils le souhaitent, changer d’orientation.
A ce stade, personne n’a remis en cause la ligne budgétaire de 400 millions d’euros prévue dans le projet de budget 2026 pour la préparation des jeux olympiques Alpes Française 2030.
Alors que les discussions parlementaires se poursuivent à l’assemblée nationale sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 l’article 45 bis proposé par le gouvernement a été soumis au vote. Il s’agit d’entériner la suspension de la réforme des retraites 2023, augmentant progressivement l’âge légal de départ en retraite et la durée de cotisation nécessaire. Ce vote est symbolique car il n’entrera en vigueur que si l’ensemble du PLFSS est adopté dans son ensemble d’ici le 31/12/2025. Si ce n’était pas le cas, la suspension de la réforme des retraites ne serait pas effective.
La suspension de cette réforme, même si elle n’était qu’éphémère, a une signification politique importante. C’est un retour en arrière inédit dans l’histoire contemporaine de la République et c’est un échec personnel pour le président de la République qui avait fait de cette réforme l’alpha et l’oméga de son deuxième mandat, après avoir échoué à la mener au cours du premier, pour causse de cris sanitaire de la Covid.
Cette suspension aurait été négociée avec le parti socialiste (PS) pour obtenir son engagement de ne pas censurer le gouvernement. Socialistes et partis du centre étaient donc censés faire adopter cette suspension, qui l’a finalement été avec :
Les voix du Rassemblement national
Les abstentions de la grande majorité du partie présidentiel (exceptés trois anciens ministres, MM. Woerth et Ferraci, ainsi que Mme. Panosyan-Bouvet qui ont voté contre).
Les voix du Parti socialiste
Quelques abstentions de Les Républicains mais une majorité de votes contre, dont tout l’état-major
Les votes « pour » des écologistes et des démocrates
Le vote « contre » du parti Horizons de l’ancien premier ministre Edouard Philippe
Les voix « contre » de la gauche propalestinienne de La France Insoumise (LFI)
A l’issue de tout ce méli-mélo de suffrages en sens contraire et d’abstentions la suspension de la réforme des retraites a été adoptée. Elle ne fait qu’annoncer une prochaine réforme qui sera rapidement nécessaire tant les contraintes démographiques, et donc financières, la rendent incontournable.
La nation décidera alors si elle veut faire financer ses retraites par l’impôt ou par le travail ou par l’ajustement du niveau de tout ou partie des pensions, ce qui pourrait être rendu nécessaire en cas de crise grave sur les finances publiques françaises. Le mistigri est ainsi refilé aux candidats à l’élection présidentielle de 2027 qui devront s’en dépatouiller. Une telle élection n’est généralement pas très propice aux débats de fond tant la démagogie à courte vue prend généralement le pas sur la réflexion. Mais les électeurs français l’ont voulu ainsi en élisant une chambre tripartite.
Contraint d’accepter la suspension du calendrier d’augmentation de l’âge légal de départ et de la durée d’assurance (le nombre de trimestres de cotisation) prévus par la réforme des retraites de 2023 pour emporter la neutralité du parti socialiste dans le processus budgétaire en cours pour l’année 2026, le gouvernement a émis un projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2026 rectificatif qui inclut la baisse des cotisations retraite à encaisser par rapport à la version initiale. Comme dans toute organisation économique normalement constituée il prévoit le financement de cette baisse des recettes par un gel partiel (sous-indexation) des prestations servies aux retraités et une hausse des taxes pesant sur les organismes complémentaires de santé.
Devant la représentation nationale, le Premier ministre s’est engagé à proposer au Parlement, dès cet automne, la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites, jusqu’à l’élection présidentielle, à la condition de ne pas aggraver davantage le déficit public. … En cohérence avec l’engagement du Premier ministre de ne pas faire peser le coût de cette suspension sur les générations futures par l’aggravation du déficit, deux mesures complémentaires, permettent de la financer, portant sur la taxe sur les organismes complémentaires en 2026, et la sous-indexation des pensions de retraites en 2027 afin de rééquilibrer les efforts de pérennisation de notre régime de retraite entre générations.
Exposé des motifs de la lettre rectificatve
Cette mesure de « suspension » coûterait quelques centaines de millions d’euros sur 2026 et quelques milliards en 2027, mais bien malin qui peut évaluer correctement les conséquences financières de cette mesure sur le long terme d’autant plus qu’on ignore totalement de quoi sera suivie cette suspension qui doit durer « jusqu’à l’élection présidentielle [2027] ». Ce qui est sûr c’est que le problème du déficit du système des retraites va réapparaître plus tôt que prévu du fait de la « suspension » annoncée et qu’une nouvelle réforme sera rapidement nécessaire. D’ores et déjà il est à craindre que le financement du système des retraites ne soit encore le point principal de la campagne des élections présidentielles de 2027 comme il le fut déjà pour les campagnes de 2017 et de 2022 relayant au second plan les autres sujets que le pays doit affronter.
Le principe général de l’assurance-retraite est qu’il doit être financé par les cotisations versées par les actifs. D’ores et déjà insuffisantes au vu du nombre croissant de pensionnés ces cotisations sont actuellement complétées par de l’impôt ce qui est contraire à la philosophie de cette prestation. Bien entendu la gauche et la droite de la droite refusent déjà le mode de financement de la « suspension » souhaité par le gouvernement au motif qu’il va défavoriser « les plus précaires ». Les tenants de la politique « taxer Bernard Arnault » ont proposé à la place d’augmenter la CSG sur les revenus financiers.
En réalité, même les élus qui ne veulent pas toucher à l’âge légal de la retraite de 62 ans, ou le ramener à 60 ans, ont pris acte que le système est désormais durablement déficitaire simplement ils considèrent comme normal de financer les déficits en augmentant les impôts, puisque la France ne sait pas économiser par ailleurs, quand leurs adversaires (ainsi que la grande majorité des pays européens) pensent que le système doit s’autofinancer quitte à augmenter la durée de cotisation des actifs ou à limiter la hausse des pensions.
Les déséquilibres politiques actuels et les décisions en cours sont issus des votes des électeurs français aux dernières élections législatives. Ils vont revoter en 2027 pour élire un nouveau président et, probablement aussi pour une nouvelle assemblée nationale. Il sera temps de se prononcer pour une philosophie ou pour une autre. En attendant, il suffit de prélever et d’emprunter pour financer les déficits, c’est ce que fait la France depuis 1974, dernière année où un budget a été voté à l’équilibre !
Le vote sur le projet de suspension de la réforme de la retraite de 2023 doit avoir lieu le 12 novembre.
La foire au budget 2026 bat son plein à l’assemblée nationale sur la base du projet présenté par le gouvernement. Depuis le lancement des discussions parlementaires et quasiment à chaque heure un nouvel impôt est voté et une économie proposée est rejetée. On ne sait pas encore quelle sera la version finale de ce budget de l’Etat et encore moins celui de la sécurité sociale dont le débat vient percuter le premier.
Les projets déposés par le gouvernement sont tous deux en déficit :
Projet de loi de finances pour 2026Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026
Pour le moment, le seul budget de l’Etat (PLF) d’un montant total de 525 milliards d’euros de dépenses est proposé avec un déficit de 124 mds, soit 24% du total du budget. Cela signifie concrètement que pour 100 EUR de dépenses, la République va financer 76 EUR grâce aux impôts payés par les contribuables mais va devoir emprunter 24 EUR sur les marchés financiers pour financer le déficit, dette que nos enfants paieront plus tard…
On saura en fin d’année quelles seront les prévisions finales de déficit votées par le parlement pour l’année 2026 mais il est assez probable qu’elles seront supérieures aux projets initiaux vu la tendance que prennent les discussions. Le concept « il suffit de taxer Bernard Arnault » est en train de prendre le dessus via des alliances improbables entre la gauche, propalestinienne ou pas, et la droite du Rassemblement nationale. Les propositions d’économies sont supprimées avec enthousiasme par les uns et les autres : suppression du gel des pensions de retraites (amendement proposé par Les Républicains), remplacement de déduction de 10% pour « frais professionnels » des retraités par une déduction fixe (une transformation qui était plutôt maligne en ce qu’elle avantageait les retraites de faible montant et désavantageait les autres), etc.
A ce stade personne n’a encore remis en cause les sommes significatives prévues pour l’organisation des jeux olympiques Alpes françaises 2030 :
Budget de 401 millions pour 2026
Alors que les dépenses préparatoires pour les jeux olympiques d’hiver Alpes françaises 2030 ont déjà commencé à être engagées en 2025, elles montent en puissance en 2026 et cette progression devrait se poursuivre jusqu’à 2031.
Délivrance d’une garantie d’un montant maximum de 500 millions :
Exposé des motifs
A la suite de l’attribution officielle par le Comité international olympique (CIO), le 24 juillet 2024, de l’organisation de l’édition 2030 des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) dans les Alpes françaises, le présent article vise à compléter et traduire les engagements pris par le Gouvernement dans le cadre de la candidature de la France. Ces engagements sont notamment inscrits dans le « contrat hôte olympique » que le Comité d’organisation des jeux olympiques et paralympiques (COJOP) a conclu avec le CIO.
La garantie que l’État pourrait accorder se décompose en trois parties distinctes : en premier lieu, une garantie de remboursement (500 M€) des avances versées par le CIO au titre des médias ; en second lieu une garantie portant sur des emprunts de trésorerie (70 M€ pour des montants unitaires empruntés inférieurs à 50 M€) ; enfin, en troisième lieu, une garantie portant sur un éventuel « déficit budgétaire » du COJOP. Les deux premiers dispositifs de garanties sont prévus à l’article 151 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025.
Projet de loi de finances pour 2026
Bien entendu il s’agit d’une garantie dont il n’est pas sûr qu’elle ne soit jamais mise en œuvre, mais c’est tout de même un engagement de l’Etat en faveur d’un organisme à la probité douteuse, installé dans un paradis fiscal, le Comité international olympique qui va bien entendu par ailleurs bénéficier d’une exonération fiscale complète pour ses activités et ses personnels pour ces jeux olympiques que la France pour l’organisation desquels la France a estimé prioritaire de se porter candidate.
Les débats suivent leur cours et doivent aboutir à une adoption fin novembre. Si jamais une majorité ne pouvait être dégagée pour faire aboutir un vote dans les délais, il semble qu’un processus constitutionnel permettrait d’appliquer les projets initiaux par ordonnances ce qui annulerait toutes les modifications en cours de discussion.