Catégorie : France

  • Le casseur condamné

    Lors des émeutes hebdomadaires qui ponctuent les samedis depuis novembre 2018, la stèle du Maréchal Juin sise Place d’Italie à Paris avait été consciencieusement détruite au pied de biche ce 16 novembre par un sauvageon en direct sur les réseaux dits sociaux et les chaînes de télévision d’information en continue. Après analyse de ces nombreuses images, la police a pu arrêter le destructeur qui a été présenté devant la Justice. Il vient d’être condamné à 2 ans de prison dont 1 ferme, et au remboursement des frais de 72 000 euros.

    Le garçon serait un chômeur de 31 ans qui a déclaré à la radio :

    “J’ai craqué, j’ai déconné grave, je ne savais pas que c’était le maréchal Juin, mais quand on se fait gazer, le corps se met en mode survie”

    En principe il ne devrait pas être incarcéré mais bénéficier d’une « peine aménagée ». Au moins aura-t-il sans doute appris à l’occasion de son procès qui était le Maréchal Juin !

    Ce qui est plutôt comique dans cette histoire est que toutes ces actions illégales sont systématiquement filmées sous tous les angles par les téléphones de badauds et d’émeutiers qui s’empressent ensuite de les mettre en ligne produisant ainsi la matière aux recherches de la police et aboutissant très souvent à l’arrestation des impétrants.

  • 13 militaires français tués au Mali en novembre

    Un accident d’hélicoptères fait treize morts militaires français au Mali au cours d’une opération de combat contre des religieux islamistes le mois dernier. C’est très regrettable et les commentateurs de plateaux télévisés reposent la question du sens de cette énième intervention militaire française dans ses anciennes colonies. Le sujet est d’importance. Comme à chacune d’entre elles, la République part la fleur au fusil dans le cadre de ses accords de défense bilatéraux ou appelée au secours par des Etats locaux faillis, comme à chacune d’entre elles la France ne sait plus comment mettre fin à ces opérations une fois celles-ci entamées et comme à chacune d’entre elles les populations locales sont montées progressivement contre les troupes françaises considérées comme armée d’occupation.

    La France n’a-t-elle pas en 1966 elle-même éconduit les troupes étrangères de l’OTAN stationnées dans l’hexagone à sa demande ?

    C’est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements « intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN.

    MonGénéral – lettre au président américain, 1966

    Tout ceci est réglé comme du papier à musique. Dans notre monde moderne, la présence de troupes étrangères sur un territoire donné provoque invariablement et assez rapidement une réaction de rejet des populations locales, quelles que soient les raisons de cette présence : bonnes ou mauvaises. La France en est là, face à sa malédiction d’ancienne puissance coloniale elle n’arrive pas à se dégager de ces pays. Elles les quittent régulièrement mais y est rappelée tout aussi régulièrement. La tentation de laisser tomber est forte mais pour le moment, les raisons officiellement avancées sont que pour le Sahel l’armée française limite par sa présence les infiltrations de terroristes religieux sur les territoires français et européen, et qu’en Centrafrique elle repousse la tentation du génocide entre les populations. Ces justifications sont certainement réelles mais a-t-on aussi évalué les conséquences pour l’intérêt national d’un retrait militaire rapide versus dans quelques années, comme il se produira immanquablement ? Les spécialistes de l’Afrique savent bien qu’il faudra plusieurs générations pour que les pouvoirs politiques et les armées des pays africains soient en mesure de contrer le terrorisme religieux, si jamais ils y arrivent.

    Il conviendrait d’étudier la stratégie du « cassage de gueule ponctuel avec retour rapide au bercail ». Le cas de l’Afghanistan est à ce titre emblématique. En 2001, les attentats contre le World Trade Center de New York (environ 3 000 morts recensés) donnent lieu à une attaque de l’Afghanistan, où a été fomenté cet attentat, par les troupes de l’OTAN (les Etats-Unis ont déclenché l’article 5 du traité Nord-Atlantique réclamant la solidarité des autres membres). Le pouvoir religieux-taliban est mis en fuite en quelques semaines. Nous sommes 20 ans plus tard, des troupes étrangères stationnent toujours dans ce pays et les religieux talibans paraissent plutôt en bonne forme si l’on en juge les nombreux attentats sanglants commis très régulièrement. Des centaines de milliards de dollars ont été dépensés par les contribuables occidentaux en pure perte. Des dizaines de morts sont à déplorer dans les armées de l’OTAN, des milliers parmi les citoyens locaux, et les Etats-Unis d’Amérique sont en train de mener des négociations avec… lesdits talibans sur les conditions de leur retrait militaire. On se croirait revenus en 1973 lorsque Washington négociait avec le Vietnam du Nord l’évacuation de ses GI’s du pays, Hanoï jurant la main sur le cœur qu’il respecterait la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud. Il ne faudra pas plus de deux ans pour que le Vietnam du Nord, revenant sur ses engagements, réunifie tout son petit monde par la force sous la bannière communiste, et il n’a d’ailleurs pas eu vraiment à insister tant le Vietnam du Sud rongé par la corruption et la mauvaise gouvernance est tombé comme un fruit mûr. Les plus anciens se souviennent bien des images dantesques d’hélicoptères américains évacuant des grappes humaines du toit de l’ambassade US à Saïgon vers les porte-avions stationnés au large.

    Les talibans qui contrôlent déjà une bonne partie du territoire afghan vont revenir au pouvoir à Kaboul, c’était écrit sans doute dès le départ tant ils disposent de soutiens locaux et tant les tentatives de démocratisation du pays et d’instauration d’une gouvernance à l’occidentale ont été vouées à l’échec. On peut imaginer que si les troupes de l’OTAN s’étaient retirées en 2002, les talibans seraient revenus plus tôt au pouvoir mais que l’Occident se serait épargné bien des désillusions et des avalages de chapeaux, quitte à y retourner pour purger la situation si l’Afghanistan se remettait à financer le terrorisme contre nos pays. Il aura fallu 20 ans pour revenir à la situation de départ… et encore les négociations entre Etats-Unis et religieux-talibans ne sont pas encore conclues.

    Aujourd’hui au Sahel et en Centrafrique les gouvernements locaux ne soutiennent que modérément une présence militaire étrangère permanente face à leurs populations qui la contestent et continueront à l’abhorrer quoi qu’il arrive. Les questions tribales se superposent aux croyances religieuses, personne n’y comprend vraiment grand-chose au nord de la Méditerranée, alors pourquoi ne pas laisser faire ce qui doit être et pratiquer des opérations coups-de-poing si les circonstances l’imposent ? La question mérite d’être étudiée par nos stratèges militaro-politiques qui vont commencer à se fatiguer de prononcer des hommages mortuaires aux Invalides face aux cercueils des soldats français. Le président Macron a en principe lancé cette réflexion et invité les chefs d’Etats africains concernés à y participer à Pau en janvier prochain.

  • La grève à Noël

    Riss- Charlie-Hebdo 18/12/2019

    La grève dans les transports publics français touche également le service SNCF d’accompagnement des enfants seuls. Et c’est un drame national pour lequel il va falloir mettre en place des cellules d’assistance psychologique… Le petit Kevin ne va pas pouvoir passer Noël avec sa Mamie à Palavas-les-Flots ! Bien sûr cela est regrettable, quoique le petit Kevin en a peut-être assez de passer ses vacances avec sa vieille grand-mère, mais on ne va pas non plus ériger un monument en mémoire de la souffrance du petit Kevin. Nous n’en sommes pourtant pas loin… même le président de la République a passé du temps pour s’occuper de ce problème et finalement la SNCF et ses syndicats ouvriers se sont arrangés pour dédier quelques trains à ce service spécial. Les trains en question étaient loin d’être remplis et auraient sans doute été mieux utilisés ailleurs mais il ne sera pas dit que la CGT a empêché le petit Kevin de voir sa vieille Mamie pour Noël.

    C’est le propre d’une grève de pénaliser les citoyens, les adultes comme les enfants, celle-ci ne déroge pas à la règle. Elle aura sans doute des effets plus délétères que les vacances incertaines du petit Kevin mais la communication ayant pris le pas sur le fond, son cas est élevé au rang de cause nationale. Le business de Noël envahit jusqu’à la politique française, cela occupe.

  • Détournement de fonds publics et de niches fiscales

    France 2, chaîne de télévision publique financée par les contribuables, diffuse une enquête morbide en quatre épisodes, dont les deux derniers ce dimanche à 13h15, heure de grande écoute, sur le viol et l’assassinat d’Elodie Kulik dans des conditions sordides il y a une vingtaine d’années. Ce type d’émissions racoleuses à grand renfort de « docufictions », d’interviews d’ex-journalistes et d’ex-policiers ou magistrats, et, lorsque c’est possible, de séquences de familles en pleurs. Cette malheureuse n’aurait pas été violée sans doute le « documentaire » aurait été réduit à deux ou trois épisodes

    Ce genre d’émissions ne devraient pas avoir sa place sur les chaînes du service public. L’argent du contribuable doit être plutôt dépensé pour la production de programmes plus évolués et moins vulgaires. Cerise sur le gâteau, l’émission est présentée par un journaliste qui bénéficie des niches fiscales comme le reste de sa corporation. C’est dire que les contribuables financent non seulement ce voyeurisme télévisuel mais également le pouvoir d’achat de celui qui les présente.

    C’est la double peine pour une République qui ne sait plus enrayer la spirale vers la bêtise. Au moins pourrait-elle faire en sorte d’éviter que de l’argent public ne finance cette décadence !

  • Grève ou vacances ?

    Kiro – Le Canard Enchaïné

    Les transports publics sont en grève depuis dix jours et transforment Paris en vaste capharnaüm à cause d’un projet de réforme des retraites en France. Ceux qui doivent se déplacer pour travailler font ce qu’ils peuvent. Les partenaires sociaux (hors représentants patronaux) et le gouvernement s’affrontent sur les termes de cette réforme, chacun expliquant sur les plateaux télévisés que l’autre est responsable de la pétaudière. Et voici que s’annoncent les vacances de Noël et la perspective que ces grèves gênent les citoyens dans le déroulement de leurs congés. C’est une possibilité, effectivement. Même le premier ministre implore les syndicats pour qu’ils marquent une trêve dans leur action pour ne pas perturber les congés des citoyens.

    Cette soudaine inquiétude est intéressante en ce qu’elle marque une priorité : il apparaît plus grave de perturber les vacances des français plutôt que leur travail.

  • A quoi peut donc bien servir une Line Renaud ?

    Le Monde-magazine publie en page de couverture une photo de Line Renaud, ancienne meneuse de cabaret âgée aujourd’hui de 91 ans, pour illustrer une interview de 7 pages d’un intérêt (très) limité. La Miss se vante d’avoir fréquenté tous les présidents de la République depuis Vincent Auriol, sauf MonGénéral qui avait plus important à faire, et Giscard dit d’Estaing qualifié de « snob et fin de race » par la starlette vieillissante. Mais tous les autres présidents se sont précipités pour couvrir Mme. Renaud de décorations républicaines et de cartes de bon client de leurs comités de soutien. On est un peu étonné de voir le temps perdu par tous ces hauts dirigeants (payés par les contribuables) avec cette « artiste » et on s’interroge sur ce qu’ils peuvent bien échanger avec elle, sinon un brevet de faire « populo » !

    D’une façon plus générale on se demande à quoi une Line Renaud peut bien servir à la République ?

  • Calme et sérénité à l’hôpital Georges Pompidou

    Le chroniqueur visite un patient au service de chimiothérapie ambulatoire de l’hôpital parisien Georges Pompidou, tout y est calme et organisé, donnant une grande impression d’efficacité et de sérénité ! Le personnel est affairé mais prend le temps d’expliquer ce qu’il fait, et généralement avec le sourire. Bien sûr il n’a pas trois heures à passer avec les familles mais le job est fait avec présence et discrétion. L’hôpital réalise environ cent chimiothérapies ambulatoires par jour. Les infirmières circulent avec leurs armoires à roulettes informatisées et appliquent les protocoles dans des salles silencieuses aseptisées seulement troublées par les alarmes des systèmes de perfusion qui ponctuent leurs tâches, voire quelques ronflements de patients assoupis.

    En ces temps où l’on se gausse à parler de « naufrage » du système de santé français, cela vaut la peine d’être rappelé.

    Lire aussi : Panique dans un dîner en ville !

  • Une nouvelle étape franchie dans l’abrutissement des masses

    Coco – Charlie-Hebdo 2016

    Les plateformes de films et séries en ligne proposent désormais le visionnage en vitesse accélérée, provoquant un peu d’émotion, au moins en France, de la part des créateurs d’œuvres cinématographique et vidéos. Cette vitesse accélérée est censée donner la possibilité aux spectateurs d’ingurgiter plus de marchandises dans le même temps.  

    On commence vraiment à toucher le fond… Non content d‘abrutir les spectateurs avec de la publicité envahissante et bêtifiante, ou avec le fouteballe à tous les étages, l’écosystème médiatique invente maintenant le gavage accéléré des consommateurs transformés en canards d’élevage. Tout ceci est un peu déprimant ! A force de vouloir augmenter la part de marché de la bêtise humaine, le capitalisme de l’information et du divertissement risque de le faire au détriment du segment de l’intelligence réduit à portion congrue. A moins que les deux segments ne se développent chacun au même rythme malgré les apparences.

    C’est une vieille histoire… le chroniqueur qui, dans les années 70’ avait été standardiste dans une radio commerciale (Europe n°1 pour ne pas la citer) comme job d’étudiant, avait déjà été frappé à l’époque par la stratégie d’un tel média : la monétarisation de la bêtise humaine. Un marché prometteur…

  • Coupons la moustache de la CGT

    Les syndicats ouvriers ont réussi à mobiliser les citoyens contre le projet de réforme des retraites : grèves et manifestations au programme dans le pays. Les partis extrêmes de droite comme de gauche réclament l’abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans, les partis républicains non majoritaires ne veulent rien changer et le parti au pouvoir veut remplacer l’organisation multi-systèmes de retraire par un environnement d’une retraire universelle unique.

    La Confédération Générale du Travail (CGT) reprend du poil de la bête et son moustachu de secrétaire général frétille dans les rues et sur les plateaux télévisés. Son programme est simple :

    • Rejet total du projet actuel de réforme proposée par le pouvoir.
    • Elargissement des domaines d’application des « régimes spéciaux » plus favorables que le régime général.
    • Retour à la retraite à 60 ans pour tous, sauf ceux qui bénéficient déjà d’un âge de départ inférieur à 60 ans et qui doivent le conserver.
    • Pour le financement : instauration d’une taxe de 50% sur les dividendes versés aux capitalistes du CAC40 et l’on pourra même financer au-delà des régimes de retraite.

    Une discussion raisonnée est délicate sur un tel argumentaire, on se croirait revenu aux temps de l’avenir radieux du socialisme. Après tout, une telle politique peut être de nouveau mise en œuvre si elle était votée par le parlement. Mais nous sommes en France, alors à défaut de l’emporter dans les urnes on met le débat dans la rue. Le plus malin gagnera !

  • Eric Woerth ou le symbole de l’assèchement intellectuel de la droite classique

    Nos avions quitté Éric Woerth sur sa critique de la diminution des emplois aidés et des aides au logement, ainsi que sa critique du projet de réforme du système de retraite à points, le voici revenu avec son programme détaillé pour la retraite du futur, toujours sur Tweeter bien entendu, qu’on en juge :

    Il n’est pas certain qu’avec une si importante contribution intellectuelle la réforme n’avance beaucoup ni rapidement. Éric Woerth incarne de manière bien pathétique cette espèce de critique pavlovienne qui s’empare de l’opposition dès qu’elle n’est plus au pouvoir. De fait, la majorité actuelle mène une politique économique libérale et réformatrice qui, grosso-modo, a fait partie de tous les programmes électoraux de la droite ces dernières décennies mais aussi de la longue liste de ses promesses non tenues.

    Éric Woerth, qui est par ailleurs président de la commission des finances de l’assemblée nationale et ex-ministre du budget sous la présidence Sarkozy, n’arrive pas à réfréner cette maladie de l’opposition systématique hors de toute réflexion et intelligence. C’est dommage, il ne se montre pas à la hauteur de sa présidence de commission ni de son passé d’ancien ministre. Il passe en tous cas beaucoup trop de temps à tweeter des messages insipides, temps qu’il ferait mieux de passer à travailler, peut-être pour proposer un contre-projet de réforme des retraites ?

    Le garçon a 63 ans et il va falloir l’accompagner maintenant jusqu’à sa retraite bien méritée. Il n’aura pas fondamentalement démérité mais ne laissera pas un souvenir impérissable dans la vie politique française. Ce n’est dramatique non plus et la France s’en remettra.

  • Les Balkany s’accrochent : 140 ans à eux deux

    Mouguey, Charlie-Hebdo (15/0502019)

    Les Balkany (Patrick 70 ans et Isabelle, sa femme, 71 ans) font encore les gros titres de la chronique mondaine et canaille. Elus de la ville de Levallois-Perret, décorée de la légion d’honneur pour elle, maire, repris de justice et décoré de l’ordre du mérite centrafricain pour lui, ils viennent d’être condamnés dans de nouvelles affaires de fraude et de corruption à des peines de prison et d’inéligibilité. Des appels ont été interjetés mais Patrick a été embastillé directement à la sortie de l’audience. Depuis, plusieurs demandes de libération ont été rejetées par la justice. Il est à la prison de la Santé et Isabelle a rejoint la municipalité de Levallois où elle s’est fait nommer maire par intérim, les affaires restent dans la famille !

    Leur avocat de plateaux télévisé et de scènes de théâtre explique que ces condamnations sont d’une lourdeur inusitée, soit ; Mme. Michu interrogée sur le marché de Levallois ajoute que Patrick Balkany est un bon maire et que son emprisonnement est une injustice… Patrick intervient au téléphone depuis sa cellule au cours d’un conseil municipal, Isabelle annonce qu’ils se représenteront tous les deux aux élections municipales de 2019 et bla-bla-bla et bla-bla-bla. Le couple conçoit les élections comme une opération de blanchiment de ses condamnations. Ce n’est pas tout à fait ainsi que sont organisés les pouvoirs et les responsabilités dans la République française. Les Balkany ressemblent à des tyranneaux de République bananière. Ils ont beaucoup volé les contribuables. Ce n’est pas bien, même si Mme. Michu pense le contraire.

    La résistance de ce couple est exceptionnelle, sa suffisance démesurée, son indécence sans limite. A 70 ans passés et avec leur passif judiciaire, il est indiqué qu’ils cessent leurs activités et jouissent de leurs retraites sans plus faire parler d’eux. Evidement il va leur falloir rembourser à la République les sous qu’ils ont volés aux contribuables et cela risque de leur faire des fins de mois un peu serrées à l’avenir. Lui va encore rester quelques semaines ou mois en prison et sera très certainement libéré bien avant le terme de sa condamnation pour mesure d’âge ou de santé. Elle devrait être exemptée d’effectuer sa condamnation d’emprisonnement pour raison de santé (elle a commis une tentative de suicide récemment). Que Dieu nous évite de les voir réélus aux prochaines municipales ce qui serait l’assurance de les avoir encore sur le devant de la scène pour six années supplémentaires… Le couple Balkany illustre oh combien les faiblesses de nos démocraties : attaquée par des forbans elle est impuissante à se défendre efficacement. Certes le couple a été condamné en justice mais il a fallu des années d’instruction pour en arriver là et les appels interjetés sont suspensifs des peines prononcées ce qui aboutit à la situation surréaliste que même condamnés tous d’eux à l’inéligibilité, et lui retenu en prison, ils devraient pouvoir faire légalement campagne lors des prochaines élections municipales de 2020, et être réélus…

    C’est la grandeur de la démocratie d’opposer le droit à ces comportements mafieux mais saura-t-elle résister longtemps devant l’accroissement considérable de ceux-ci ? Pour les Balkany, 140 ans à eux deux : il est vraiment temps de passer la main !

  • Il faut faire payer le voisin…

    Eternelle antienne de la politique française : on est d’accord pour réformer du moment que c’est le voisin qui paye ! Le projet de réforme systémique des retraites françaises percute de plein fouet ce refrain : « il faut augmenter les prestations dont je bénéficie mais diminuer les cotisations que je paye ».

    Le débat actuel entre les parties est probablement sans issue tant chacune campe sur ses positions partisanes. La mauvaise foi est de mise, les idéologies sont au programme. Et de toute façon personne ne peut vraiment anticiper ce que sera l’équilibre, ou le déséquilibre, financier des retraites au-delà des cinq à dix années à venir… Le système des retraites c’est de l’assurance, il y a donc des cotisations qui rentrent et des prestations qui sortent. Sur le long terme il faut que les unes et les autres soient grosso-modo du même montant. Ce n’est pas le cas en France et nos retraites sont également financées par l’impôt pour environ 30%), et donc les contribuables, car notre République ne sait pas équilibrer dépenses et recettes.

    Ce que l’on peut prévoir avec une probabilité relativement élevée c’est que les prestations dépasseront les cotisations sur encore les dix prochaines années, que la retraite soit calculée en annuités ou en points, avec un régime universel ou un multi-systèmes. Il y aura donc des déficits à combler, et donc de l’argent nouveau à trouver ou des prestations à diminuer. L’une des façons « élégantes » de faire c’est d’augmenter progressivement la durée de cotisation, en gros, travailler plus longtemps ce qui évite de trop baisser les rentes en faisant augmenter les cotisations non pas sur les taux mais sur la durée. Financièrement cela revient au même, politiquement pas tout à fait. C’est ce qui se pratique depuis 1983, année au cours de laquelle l’âge de départ en retraite a été ramené de 65 à 60 ans suite à la première alternance de gauche de la Vème République. Depuis, la France revient progressivement vers cet âge de 65 ans mais il s’agit bien entendu d’une « provocation » pour tous les syndicats ouvriers. De leur côté, les syndicats patronaux approuvent.

    Au-delà, les questions de méthodes des systèmes de calcul, la vérité vraie qui fait peur est que pour éviter une baisse trop visible des pensions il va falloir continuer à reporter la date de départ en retraite à taux plein. Et ce, au moins pour une génération. Au-delà, personne ne sait bien ce que sera la conjoncture de l’emploi (s’il y a moins de chômeurs, il y a plus de cotisants, si les rémunérations moyennes augmentent, les cotisations vont suivre la même direction, et vice-versa). Le nouveau système proposé, s’il était mis en œuvre, devrait permettre un ajustement permanent des pensions versées, à la hausse comme à la baisse. Cela aussi fait peur.

  • Moustachu 1er

    Philippe Martinez, chef de la CGT depuis 2015

    Voici le patron depuis 2015 du syndicat ouvrier Confédération Générale du Travail, autrement dit la « CGT » très en pointe actuellement dans le conflit contre la réforme des retraites envisagée par le pouvoir en place. Il affiche une flamboyante moustache tombante, bien plus fournie que sa chevelure, et dont on se demande s’il la teint ou pas ? Quelques poils blancs apparaissent. Certes il est né en avril 1961 ce qui lui fait dans les 58 ans ; à cet âge, en principe, il devrait sans doute apparaître beaucoup plus poivre et sel. On peut en déduire avec une bonne probabilité que comme François Hollande il teint son système pileux mais a priori il le fait mieux et plus discrètement que l’ancien président de la République pour qui la question ne se posait même pas.

    La teinte de cheveux semble être manie plutôt de gauche…

  • Paresse intellectuelle

    La presse et la politicaille continuent à ânonner dans les médias que « le gouvernement est dans le flou et ne sait pas où il va » concernant la réforme du système de retraite en France. Cette assertion est étonnante puisque, comme nous l’avons déjà souligné ici, le système envisagé est parfaitement expliqué dans le rapport Delevoye disponible depuis juillet 2019. Les grands principes d’une retraite universelle par points, ainsi que du mode de valorisation du point, sont détaillés dans ce document de façon assez pédagogique. Il suffit de le lire. Ce qui n’est pas encore arrêté puisqu’en cours de négociation sont les modalités de transition du système actuel vers le système universel qui dépendront, bien sûr (nous sommes en France), du rapport de force entre les corporations qui vont perdre des avantages dans cette réforme et la conviction du pouvoir en place à dérouler son projet.

    Voir : Rapport Delevoye

    Lire aussi : La réforme des retraites

    Evidemment, ce rapport fait 132 pages sur un sujet complexe et cela peut prendre un peu de temps à déchiffrer bien que formulé de la façon sans doute la plus explicative possible sur une telle matière. En principe même un journaliste de Paris-Match est en mesure de comprendre et de restituer. Éric Woerth, qui est diplômé d’HEC et ancien ministre du budget de droite devrait aussi y arriver s’il faisait un petit effort et investissait juste la moitié du temps qu’il passe à rédiger des Tweets crétins à la lecture de ces 132 pages :

    En vérité, c’est le bal des incompétents qui se retrouvent unanimes pour danser la valse de la démagogie sur un sujet grave qui engage l’avenir des citoyens. Plutôt que d’opter pour l’intelligence, de lire ce projet et d’en formuler des critiques et contrepropositions fondées, ils continuent le concours de celui qui fera pipi le plus loin dans la cour de maternelle.

    On a les dirigeants que l’on mérite !

  • Alain Carignon, repris de justice de 70 ans en route pour les municipales à Grenoble

    Alain Carignon, 70 ans, repris de justice après ses condamnations pour corruption, abus de biens sociaux, et subornation de témoins en 1996, revenu en politique dans les années 2000 avec le soutien de M. Sarkozy vient de se retrouver officiellement conseiller municipal de Grenoble suite aux démissions sans doute opportunes de certains conseillers qui le précédaient sur la liste électorale des dernières municipales. Ce processus est légal puisque sa peine d’inéligibilité est passée depuis longtemps

    A 70 ans et avec le passif judiciaire qu’il traîne, tout devrait pousser ce garçon à prendre sa retraite, de même qu’en toute logique les partis politiques devraient refuser de l’investir sur leurs listes : trop vieux, trop peu exemplaire, tout à fait interchangeable avec n’importe quel élu de 40 ans de moins. Il en est autrement et un tel cas d’école peut encore survivre politiquement. C’est un peu le cas Balkany transposé à Grenoble, ou les mauvaises habitudes de la politicaillerie française qui trouve quand même des électeurs pour valider de tels errements.

  • Les émeutiers : le retour !

    Riss – Charlie Hebdo 2018

    Les émeutiers se rappellent au bon souvenir des citoyens. 30 à 40 000 mille personnes ont défilé dans les rues du pays ce samedi et 3 à 400 énergumènes-sauvageons se sont distingués en dévastant la place d’Italie à Paris, détruisant un monument commémoratif à la mémoire du maréchal Juin (ils ignorent probablement qui est ce militaire), empêchant les pompiers d’éteindre les incendies qu’ils avaient allumés, détruisant toutes les vitrines leur tombant sous les mains, balançant pavés et projectiles divers sur les forces de l’ordre, le tout en direct sous l’œil des caméras de la presse et des téléphones portables de leurs coreligionnaires. Le film sous smartphone est une activité à forte intensité dans ces émeutes.

    M. Mélenchon, après avoir qualifié il y a quelques jours les forces de l’ordre de « barbares » accuse aujourd’hui la police républicaine de s’être transformée en « milice gouvernementale ». Mme. Le Pen de son côté parle d’un ministre de l’intérieur « incompétent et complice ». La presse ne parle que des casseurs, convoque ses experts de plateaux télévisés pour mouliner à l’infini sur la stratégie policière, les sondages à chaud montrent que la moitié des français soutiennent ces évènements… bref, un samedi désormais ordinaire dans une République à la dérive !

    Idéalement il faudrait pouvoir attraper ces casseurs, leur donner une fessée cul-nu en place publique et en direct sur YouTube et Facebook, puis les faire travailler gratuitement le temps qu’il faudra pour réparer ce qu’ils ont cassé, mais nos démocraties souffrent par là où elles pêchent : le respect de l’Etat de droit. On ne sait pas pour le moment remettre en service des lois ou tribunaux d’exception. Les émeutiers le savent et s’en donnent à cœur joie, à peu près assurés de leur impunité, ou, au pire, de peines légères.

    Tout aussi inquiétantes sont les réactions du personnel politique d’opposition lançant des mots déplacés de « milice » et de « complicité » à l’encontre des forces de sécurité et de leurs responsables. C’est encore plus irresponsable de la part d’élus censés être… responsables et non pas jeter de l’huile sur le brasier. Les déclarations, et les comportements, de Mélenchon sont significatives à cet égard. Dévoré par son ambition, préoccupé de rattraper le terrain politique perdu, il fait feu de tout bois sans foi ni loi et aura à porter une part de responsabilité si la situation de chaos actuelle s’aggrave encore. Pour le moment cela ne semble pas lui rapporter de succès électoral !

  • Macron : le renoncement au bon sens financier

    Dans une interview au magazine britannique The Economist le président français déclare :

    « … Je pense que c’est pour ça que le débat autour du 3% dans les budgets nationaux, et du 1% du budget européen, est un débat d’un autre siècle »

    On croirait du François Hollande dans le texte et cela annonce la poursuite des dérives des finances publiques françaises dont le dernier budget en équilibre remonte à 1974… Les effets de la crise financière de 2008 sont maintenant derrière nous et la majorité des pays européens ont rétabli leurs finances publiques, certains sont même en excédent budgétaire et accumulent ainsi quelques réserves pour les prochains coups durs. La France est à l’inverse et annonce par la voix de son président qu’elle va continuer à dépenser plus qu’elle ne gagne. La dette publique est en train de dépasser 100% du produit intérieur brut soit près de 2 500 milliards d’euros. Ce n’est pas bien, le moindre bon sens devrait aboutir à reprendre le contrôle de ces déficits et de leur dette conséquente. Aujourd’hui la République n’y arrive pas et annonce qu’elle renonce même à faire des efforts pour.

    Lire aussi : Le déficit des finances publiques

    Les débats sur la dette pour investir versus la dette pour payer des dépenses de fonctionnement est intéressant mais dépassé lorsque on excède certaines bornes, déjà largement laissées derrière nous. Le risque est de ne pas pouvoir faire face à un retournement des taux d’intérêt voire même ne plus trouver assez de prêteurs pour financer les besoins sans cesse croissants d’une République à la dérive qui ferait soudain face à une crise financière.

  • Bourses étudiantes et démagogie

    A la suite de la tentative de suicide d’un étudiant voulant lutter contre la précarité dont lui et les siens ont à se plaindre, un mouvement estudiantin a été déclenché pour porter ses revendications avec, notamment, l’arrachage de la grille d’entrée du ministère en charge des universités à Paris. Le mode opératoire n’est pas neutre puisqu’il s’est immolé par le feu devant le CROUS de Lyon, institution en charge du versement des bourses. Cela rappelle les suicides de bonzes au Vietnam pour lutter contre la répression antibouddhiste dans les années 70’ ou la mort dans les mêmes conditions d’un jeune tunisien qui fut le déclencheur en 2010 de ce qu’on appelle depuis les « printemps arabes » et dont les résultats finaux furent mitigés, en tous cas pour ce concerne l’instauration de la démocratie. L’étudiant lyonnais est toujours entre la vie et la mort.

    Si l’on tente de dépasser la légitime émotion provoquée par un tel drame, on peut essayer de faire preuve d’un peu de raison pour analyser la situation. Il semble que le garçon triplait sa deuxième année de licence (on ne sait pas dans quelle spécialité). Les conditions de maintien des bourses étudiantes sur critères sociaux sont aussi soumises à des critères de validation de trimestres ou d’années. Ces conditions sont détaillées sur le site du ministère de l’enseignement supérieur (Modalités d’attribution des bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux, des aides au mérite et des aides à la mobilité internationale pour l’année 2018-2019) et stipulent que pour bénéficier d’une troisième année de bourse l’étudiant doit avoir validé « … au moins 60 crédits, 2 semestres ou 1 année ». Il semble que l’étudiant lyonnais ne remplissait plus cette condition d’où l’arrêt du paiement de sa bourse. Tripler une seconde année de faculté semble indiquer que l’orientation prise n’était peut-être pas la plus adaptée au profil du demandeur d’où, sans doute, le plafond prévu dans le règlement afin d’inciter l’étudiant à passer à autre chose.

    Si l’on veut changer ces règles il suffit d’en débattre quand l’émotion actuelle sera passée ; on peut déplacer la limite de validation, vers le haut ou vers le bas, cela coûtera ou économisera, ou carrément supprimer toute conditionnalité de validation. Nous avons pour ce faire un parlement où des élus sont en train de travailler sur le budget de l’année et classe les priorités par ordre d’importance quand toutes ces priorités devraient être numéro 1 quand on écoute leurs bénéficiaires… Il convient malgré tour de décider des priorités et même des principes généraux : faut-il que l’Etat (donc le contribuable) prenne-t-en charge intégralement ou partiellement tous les étudiants, seulement certains ? Si oui, de quel montant et sur quelles ressources (où et à qui faudra-t-il prendre l’argent nécessaire) ? Faut-il favoriser le travail des étudiants pour qu’ils se constituent un revenu annexe lorsque nécessaire (a priori c’est déjà le cas pour un étudiant sur deux), comment et à quel niveau les familles peuvent/doivent participer à l’aide aux étudiants ? A la fin, et comme toujours c’est une affaire de sous et d’égalité/inégalité. Certains sont plus défavorisés que d’autres même si le système français de redistribution tend à atténuer ces différences.

    Nous sommes encore dans une République où il existe des lieux de débat et de décision démocratiques. Ce sont les voies à privilégier plutôt que les manifestations violentes pour porter des revendications diverses et, bien sûr, les actes désespérés comme celui que nous avons à déplorer.

    Avant de commettre sa tentative de suicide, l’étudiant aurait publié sur Facebook le message ci-dessous rapporté par le syndicat « Solidaires étudiant-e-s » dont il était membre :

    « Aujourd’hui je vais commettre l’irréparable. Si je vise donc le bâtiment du CROUS à Lyon, ce n’est pas par hasard. Je vise un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, et par extension, le gouvernement.
    Cette année, faisant une troisième I2, je n’avais pas de bourse, et même quand j’en avais une, 450 euros par mois, est-ce suffisant pour vivre ?
    J’ai eu de la chance d’avoir des personnes formidables autour de moi, ma famille et mon syndicat, mais doit-on continuer à survivre comme nous le faisons aujourd’hui ?
    Et après les études, combien de temps devons-nous travailler, cotiser pour une retraite décente ? Pourrons-nous cotiser avec un chômage de masse ?
    Je reprends donc une revendication de ma fédération de syndicat aujourd’hui, avec le salaire étudiant, et d’une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu’on ne perde pas sa vie à la gagner.
    Passons à 32 heures de travail par semaine, pour ne pas avoir d’incertitude vis-à-vis du chômage, ce qui conduit des centaines de personnes comme moi chaque année à ma situation, et qui meurent dans le silence le plus complet.
    Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser et crée du libéralisme qui crée des inégalités.
    J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué en créant des incertitudes sur l’avenir de tou-te-s. J’accuse aussi Le Pen et les éditorialistes d’avoir créé des peurs plus que secondaires.
    Mon dernier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça.
    Vive le socialisme, vive l’autogestion, vive la sécu.
    Et désolé pour l’épreuve que c’est.
    Au revoir.»

  • Haine et beufitude

    Le chroniqueur consterné fait manifestement partie d’une des mailing-list de Mme. Michu et reçoit l’email suivant dans sa boîte aux lettre déjà débordante de spams :

    « Anne Hidalgo a eu raison de fermer les voies sur berges de Seine à Paris pour éviter la pollution par les voitures !
    C’est beaucoup mieux maintenant… »

    Cette image, et surtout le commentaire qui l’accompagne, est symptomatique de la haine que déclenche la maire actuelle de Paris, Anne Hidalgo. Elle a été élue par les parisiens et l’aspect démocratique du processus électoral n’a pas été remis en cause par les oppositions qui ont perdu le combat. Le conseil municipal de majorité socialiste-écologique a décidé, notamment, de réduire la place consacrée à la voiture dans la ville et de fermer les voies sur berge ce qui déclenche l’ire des partisans de la bagnole. Evidement ce genre de changement ne se fait jamais dans la bonne humeur et l’harmonie. Chaque camp développe sa propre argumentation, le citoyen est un peu perdu, mais la décision est prise et appliqué, elle est d’ailleurs réversible si une majorité suivante en décidait ainsi.

    Le commentaire ironique de Mme. Michu sur cette photo, « C’est beaucoup mieux maintenant… », rend la mairie responsable de l’incivilité des citoyens alors qu’il s’agit principalement d’un problème de mauvaise éducation des enfants de Mme. Michu qui ont sans doute passé plus de temps à regarder le fouteballe à la télévision plutôt qu’à potasser leur éducation civique.

    La photo est ponctuelle et, évidemment, passe sous silence que les services de propreté de la municipalité, payés par les impôts locaux de Mme. Michu, ont dû nettoyer ces déchets dans les 24 heures de leur apparition comme cela est réalisé, et plutôt bien fait, après chaque évènement rassemblant des citoyens mal-élevés jetant leurs déchets un peu partout.

    Mais surtout, Anne Hidalgo est une femme (aux cheveux teints) et cela passe mal dans l’imaginaire toujours plus ou moins misogyne de l’électorat moyen, même parisien et supposé évolué. Qu’il se rassure cet électorat conservateur, il suffira de voter pour une autre majorité lors des élections municipales programmées début 2020 et il aura de nouvelles têtes pour administrer la commune de Paris. Après trois mandats socialistes à Paris, il est de toute façon temps de passer la main, mais la droite qui se tire dans les pattes est capable de perdre l’affaire encore cette fois-ci. Si elle ne parvient pas à trouver l’unité nécessaire pour emporter la mairie ce sera à désespérer mais on ne peut pas complètement exclure ce cas de figure…

  • Les terroristes de Notre-Dame condamnées par la Justice

    On se souvient qu’en septembre 2016, deux femmes terroristes ont tenté vainement de faire exploser une voiture chargée de six bombonnes de gaz près de Notre-Dame. Devant l’échec de cette tentative, elles rentrèrent tranquillement chez elles où, l’aînée des deux retrouva son mari et ses trois enfants. La plus jeune et la plus déterminée, procédera à une attaque aux couteaux de policiers avec deux nouvelles complices quelques jours plus tard. Tout ce petit monde a ensuite été arrêté assez rapidement et est passé en procès ces derniers jours. L’inspirateur soupçonné de ces actes est un français installé dans la zone syro-irakienne et qui aurait été tué lors d’un bombardement ciblé de la coalition internationale, mais sa mort n’est pas totalement sûre.

    Les deux principales accusées avaient 19 et 39 lors des faits, la seconde, mariée et mère de trois enfants, étant « tombée amoureuse » de la première sur Internet, celle-ci s’étant donné un profil de djihadiste masculin pour mener son entreprise de séduction… La révélation de sa vraie personne n’a pas découragé son « amoureuse » de mener l’attentat avec celle qui s’était convertie à l’islam quelques années auparavant. Si la voiture avait explosé le carnage était assuré dans l’une de ces petites rues qui cernent Notre-Dame. La plus jeune disait à l’époque : « Je vous attaque dans vos terres afin de marquer vos esprits et vous terroriser ». Il semble qu’elles aient voulu déclencher l’explosion en tentant d’enflammer du gas-oil, beaucoup moins inflammable que l’essence ordinaire, ce qu’elles ignoraient.

    A la barre les deux femmes ont fait amende honorable, demandant pardon et affichant leur honte, déclarant notamment pour la plus jeune : « Je n’avais que des projets de morts à l’époque. Aujourd’hui, j’ai des projets de vie ». Evidemment personne ne peut affirmer si ces remords sont réels ou de circonstance. On sait ce qu’elles ont fomenté, on ignore si elles ont véritablement tourné la page. Lorsque l’on considère le niveau d’embrigadement intellectuel qu’elles ont subi et intégré pour commettre de tels actes, le doute est légitime. Elles ont été condamnées à 25 et 30 (pour la plus jeunes) années de prison. Les comparses ont été condamnées entre 10 et 20 ans.

    Ainsi se clôt provisoirement cet épisode de terrorisme religieux purement féminin, mené à Paris par des femmes françaises converties ou séduites par l’islamisme. Provisoirement, car des appels ont été interjetés et, une fois les condamnations rendues définitives, elles auront bien un terme et les coupables sortiront de prison. Personne ne peut anticiper ni ce qui se passera durant leur emprisonnement ni ce qu’il adviendra à leur sortie. Tout reste possible, le pire comme le meilleur !