Catégorie : France

  • Mehdi Nemmouche et le Mossad

    Riss – Charlie Hebdo

    Le terroriste religieux français, Mehdi Nemmouche, qui avait assassiné quatre personnes au musée juif de Bruxelles en mai 2014 a été condamné à la prison à vie par la justice belge devant laquelle il comparaissait. Jusqu’au bout son avocat belge aura défendu la thèse d’une machination libano-iranienne visant à faire éliminer des agents des services secrets israéliens par son client. Celle-ci n’a pas été considérée comme convaincante par le jury.

    L’accusé, désormais coupable, est resté mutique tout au long du procès qui a duré plusieurs mois et à la barre duquel ont comparus des journalistes français qui ont affirmé que M. Nemmouche fut l’un de leurs geôliers lorsqu’ils furent pris en otage en Syrie. Il a juste énoncé qu’il avait été « piégé » avant d’entendre sa condamnation.

  • Mouvements capitaux chez Air-France-KLM

    La compagnie aérienne Air France, spécialisée en grèves de ses pilotes et en renflouements par les contribuables français, s’est alliée il y a quelques années avec la compagnie néerlandaise KLM qui était à l’époque en bien mauvaise santé. Les deux sociétés ont créé le groupe Air-France-KLM au sein duquel l’Etat français détient 14,30%. Les autres actionnaires sont les marchés financiers pour environ 64% de capital flottant, et d’autres compagnies aériennes.

    L’Etat néerlandais a récemment acquis 14% du capital, acheté discrètement sur les marchés. Il semble que les Pays-Bas, un peu agacés par le poids de la France dans la répartition du pouvoir au sein de la compagnie, aient voulu le rééquilibrer en leur faveur. Les dernières grèves et exigences des pilotes français ont par ailleurs dégradé la productivité de la partie française versus celle du partenaire néerlandais.

    Lorsque le pot aux roses de cette opération capitalistique fut dévoilé, l’Etat français a mal réagi et, piqué au vif, a convoqué le ministre néerlandais des finances pour explication de texte. La situation est assez ironique car après tout c’est bien l’Etat français qui a privatisé son ex-compagnie nationale en vendant la majorité de son capital à des investisseurs anonymes sur les marchés, il est alors difficile de s’étonner que lesdits investisseurs refourguent leurs actions à un acheteur qu’il soit l’Etat néerlandais, ou qui que soit d’autres d’ailleurs. Ainsi va la dure vie de l’économie libérale mondialisée : on vend au plus offrant, c’est ce qu’on appelle la loi de l’offre et de la demande ! Ce genre d’opérations boursières ne se pratiquent pas en principe en douce. Lorsque les partenaires sont bien élevés ils s’en informent préalablement. Ce ne fut pas le cas cette fois-ci.

    Elever le pouvoir de l’Etat néerlandais dans cette société de transport sera probablement une bonne chose pour contrebalancer celui de l’Etat français qui a fait preuve de sa mauvaise influence sur la gestion, notamment en décidant de la nomination de hauts fonctionnaires comme pédégés successifs qui n’étaient pas particulièrement connus pour leurs compétences en management. Idéalement il aurait été préférable que la France vende ses actions et laisse cette compagnie difficilement gérable se confronter à la réalité du secteur. A défaut, la montée au capital des néerlandais à hauteur des français met en place un contrepouvoir bienvenu qui devrait permettre de limiter la nuisance publique française dans la bonne marche de cette société.

  • Que faire avec les terroristes religieux français ?

    Avec la fin annoncée de la domination du groupe Etat islamique sur un territoire formel en Syrie, la question du sort des terroristes non syriens se retrouve posée d’autant plus que nombre d’entre eux commencent à se rendre aux forces kurdes et non gouvernementales syriennes qui les assaillent et les bombardent à qui mieux-mieux avec l’aide de la coalition internationale disposant d’une force aérienne puissante.

    Il y a de nombreux morts bien sûr, mais on voit aussi sortir des décombres de la ville de Bagouz des terroristes éclopés, et aussi, plus stupéfiant, des cortèges de femmes intégralement couvertes de robes noires de la tête aux pieds, avec leurs enfants, parfois eux-aussi blessés. Les photographes se régalent en prenant des photos de ces fantômes noirs au milieu du désert avec leurs bambins habillés de couleurs traînant leurs doudous au milieu de la caillasses asséchée. C’est l’une des caractéristiques de cette guerre religieuse : les combats se mènent en famille, avec femmes et enfants, qui, parfois, participent eux-mêmes aux carnages. On a vu des vidéos de gamins assassinant des otages et il se dit que les femmes combattantes ne sont pas les moins cruelles. Des enfants sont aussi nés dans ces combats : « les lionceaux de califat » afin de constituer l’armée future. Alors que dans les guerres passées, il était plutôt de tradition de mettre les femmes et les enfants à l’abri des misères de la guerre, ici, tout le monde est sur le front.

    Cette horde hagarde qui sort actuellement des ruines est composée d’un patchwork de nationalités. Il y a des français bien sûr, notre pays ayant constitué l’un des plus nombreux quotas de cette guerre pour Dieu. On entend des femmes expliquer derrière leur voile noir qu’elles n’ont rien commis mal, que leurs maris qu’elles ont suivis bien innocemment depuis la France sont morts au combat et qu’il faut maintenant que la mère-patrie les accueille avec leurs progénitures. Leurs dires sont invérifiables et en France, personne ne sait bien quoi faire avec ce sujet : Mme. Michu explique qu’ils ont voulu partir en Syrie alors qu’ils y restent, certains élus prônent des « assassinats ciblés » par les services de sécurité français, les humanitaires font pleurer dans les chaumières, les juristes ânonnent que la République doit le soutien à ses ressortissants, d’autres pensent qu’ils seront mieux sous surveillance dans l’hexagone que laissés à eux-mêmes au Moyen-Orient. Il est toujours facile d’avoir un avis quand la décision relève d’un autre… Pour le moment, le pouvoir exécutif édicte que les crimes commis dans des pays étrangers doivent être jugés dans ces pays et que le rapatriement des enfants sera décidé au cas par cas. Plusieurs centaines de terroristes religieux, hommes et femmes, sont d’ailleurs déjà revenus d’eux-mêmes en France et, pour nombre d’entre eux, végètent en prison après leur condamnation en attendant une libération certaine, dont les premières sont déjà annoncées pour 2019.

    Il est plus que probable que parmi ces futurs libérables ou rapatriés, certains n’ont pas abdiqué avec leur fanatisme religieux et la mission de tuer les mécréants dont ils se sentent investis. Cette population cherchera sans doute à semer de nouveau la terreur, en France et ailleurs. Certains d’entre eux auront certainement les moyens de passer entre les mailles des filets de la surveillance policière mise en œuvre à leur encontre. C’est statistiquement une évidence.

    Le pouvoir aux responsabilités avance prudemment et de façon pragmatique sur la question et semble utiliser les différents moyens à sa disposition tout en restant dans les limites de la démocratie et de l’intelligence, malgré les aboiements irresponsables de son opposition. Des assassinats ciblés, il y en eut et il continue à se produire : on a vu récemment l’exécution des frères Clain, fervents catholiques normands convertis à l’islam et devenus personnages importants dans la hiérarchie du groupe terroriste (la mort d’au moins l’un d’entre eux a été confirmée), par un tir de drone de la coalition internationale le mois dernier à Bagouz justement Certains procès locaux ont déjà aboutis en Irak contre des citoyens français ; des enfants orphelins ont déjà été rapatriés sur le territoire national ; les terroristes revenus d’eux-mêmes sont désormais judiciarisés dans le cadre des lois ayant criminalisé la participation a des entreprises terroristes. On ne peut pas non plus exclure que certains des revenants soient rentrés discrètement et aient échappés à l’application de la Loi.

    Bref, le gouvernement français agit comme il le peut pour le moment et on verra ce que feront les donneurs de leçons lorsqu’ils seront au pouvoir, qu’ils se fassent déjà élire.

  • Les destructions continuent

    L’administration a annoncé qu’environ 75% des radars routiers de contrôle de la vitesse ont été endommagés ou détruits par les émeutiers qui mettent le pays sens-dessus-dessous depuis mi-novembre. Leurs revendications initiales avaient justement démarré sur le thème de la voiture : suppression de l’augmentation des taxes sur le carburant et de la limitation à 80 km/h sur les routes nationales. Elles se sont depuis beaucoup multipliées et enrichies mais la mise hors service des trois-quarts de ces radars est conforme avec le besoin de destruction du matériel public et la volonté de liberté sur les routes qui les animent.

    En attendant, le ministère de l’intérieur explique doctement que le nombre de morts sur les routes est en augmentation du fait de la vitesse des véhicules qui n’est plus contrôlée… Ce n’est pas très malin car la corrélation entre les deux évènements est sans doute difficile à établir et, certainement, discutable à l’infini. Par contre, ce qui est sûr c’est que ces radars seront remis en état aux frais du contribuables et rendus au service. Comme pour l’ensemble des dégradations de biens publics et privés, il conviendrait d’en faire l’évaluation le moment venu et de publier ces chiffres, à titre pédagogique, ne serait-ce que pour responsabiliser ceux qui les ont pratiquées.

  • Juppé s’auto-amnistie

    Alain Juppé, 73 ans, démissionnaire de la mairie de Bordeaux pour entrer au Conseil constitutionnel (pour un mandat de 9 ans qui l’emmènera jusqu’à 82 ans) a été confirmé à ce poste à la majorité des voix de la commission des lois de l’Assemblée nationale. Devant cette commission il s’est octroyé le « droit à l’oubli » de sa condamnation pénale en rappelant que la Cour d’appel a jugé expressément qu’il ne s’était « rendu coupable d’aucun enrichissement personnel ».

    Cet argument est souvent avancé par les repris de justice politiques en col blanc qui ont eu le bon goût de ne pas se remplir les poches. Dans le cas d’espèce, Alain Juppé a signé des contrats d’emplois fictifs pour des permanents de son parti politique, financés par les impôts des contribuables parisiens. C’est ce qu’on appelle un détournement de fonds, attesté par des contrats de faux emplois signés de la main de l’impétrant. En gros, il a pris dans la poche du contribuable pour reverser dans les poches de militants politiques.

    Pourquoi Alain Juppé, 73 ans, se croit-il encore obligé, près de 30 après les faits de crier son innocence ? Il a fait une grosse bêtise il y a longtemps, la société lui a largement pardonné et oublié ses méfaits, mais l’égo de ces hommes politiques ambitieux est tel que ce genre de blessures restent à vif jusqu’à la fin de leurs jours. Ils ne s’en remettent jamais et continuent à rechercher les honneurs comme une sorte de gage de leur innocence perdue. Pour toute ces raisons, Alain Juppé, 73 ans, s’est senti irrémédiablement attiré par cette ultime reconnaissance, comme une libellule par le feu. Il aurait été plus courageux et approprié de renoncer et de terminer le mandat à Bordeaux pour lequel il a été élu.

  • Les émeutiers minoritaires ne se découragent pas

    Samedi après samedi les émeutiers tiennent le pavé où une minorité agissante perturbe la vie de la majorité et des dizaines de milliers d’effectifs des forces de sécurité. Il y a des violences, des blessés, des casses, des injures, des beaufitudes, des attaques de voyous, des charges de policiers et, à la fin de la journée des dégâts importants, dont les contribuables paieront la remise en état. Hier samedi, une nouvelle fois un manifestant a eu une main quasiment arrachée en ramassant une grenade qui a explosé. Quelle drôle d’idée de ramasser des grenades !

    La composition sociologique de ces émeutiers semble avoir un peu évolué depuis trois mois mais il est difficile de la cerner complètement. La seule qualité commune qui semble surnager est leur besoin de créer le désordre, au-delà c’est un embrouillaminis d’anarchisme, de revendications sociales ou politiques, d’idées modérées, complotistes ou extrêmes, de relents nauséabonds d’antisémitisme et autres racismes… Bref, on a vu apparaître depuis novembre dernier un trop-plein de lassitude et de découragement d’émeutiers qui, par idéologie ou par dépit, veulent casser la construction républicaine telle qu’elle a été édifiée depuis l’après-guerre par les générations précédentes. On parle de « démocratie participative » pour remplacer la « démocratie représentative », de « référendum d’initiative citoyenne », de droit des citoyens à révoquer les dirigeants, de démission du président de la République, de tout un gloubi-glouba sans vraiment de direction claire sinon quelques évidences comme « il faut baisser les impôts et augmenter les prestations sociales ». On se demande par quel miracle un Etat pourrait donner satisfaction à un tel embrouillaminis de propos de café du commerce.

    Lire aussi : Les revendications qui circulent

    On voit les tentatives de récupération politique à tous les étages mais qui font long feu… Les Laurent Wauquiez, Isabelle Balkany et consorts n’enregistrent pas vraiment un grand succès malgré leurs compromissions avec ce mouvement, ce qui ne manque pas de sel venant de représentants d’une droite plutôt autoritaire. On voit un gouvernement qui ne sait pas comment se dépêtrer de cette situation insurrectionnelle après une première tentative qui coûte 10 à 12 milliards de dépenses publiques additionnelles aux contribuables en régime annuel pour transférer du « pouvoir d’achat » aux émeutiers. Et on suit surtout cette tentative inédite de Grand débat national, sorte de psychothérapie de groupe où des débats, grands et petits, un peu partout en France et l’ouverture d’une plateforme internet où chaque citoyen peut répondre à des questionnaires, voire même les enrichir de propositions personnelles. Ce grand débat remporte pour le moment un certain succès mais on ne sait pas encore trop ce qui en ressortira après sa clôture le 15 mars.

    Les émeutiers refusent bien entendu de participer à ce débat dont le principe est copieusement descendu par les partis en dehors de la majorité qui prennent le sens du vent. Pour calmer le jeu le pouvoir sera sans doute bien obligé de mettre en œuvre d’une façon ou d’une autre quelques-unes des propositions populaires de ces cahiers doléances 2.0. Il faudra bien en finir un jour avec d’autres moyens que ceux utilisés depuis 40 ans, l’ouverture des vannes de la dépense publique. Cela va être délicat si l’on veut tout de même conserver les grands principes de la République, sans doute les solutions ne sont pas encore connues et restent à élaborer, il va falloir jouer avec finesse et efficacité face à la révolte des minoritaires à forte capacité de nuisance !

  • Le spectacle continue

    Les rumeurs médiatiques ont été confirmées aujourd’hui par une conférence de presse d’Alain Juppé, 73 ans, qui a annoncé, en larmes, qu’il démissionnait une énième fois de la mairie de Bordeaux avant le terme de son mandat, et qu’une nouvelle fois les bordelais ont élu un maire qui se carapate sans aller au bout de son engagement. On ne peut pas complètement exclure que l’impétrant ait éprouvé un peu d’émotion mêlée d’un soupçon de remord, mais la cérémonie d’adieu à Bordeaux a un peu tourné au ridicule. Il s’agit d’une fuite, le mieux aurait été de l’assumer, quitte à sauter l’étape d’une conférence de presse et des petits fours qui ont dû l’accompagner.

    Il a aussi déploré dans son discours larmoyant que « l’esprit public est devenu délétère » ! Eh oui, sa génération n’a pas su éviter cette décadence nationale dont elle porte sa part de responsabilité. En fait, Juppé est un cœur tendre qui n’était pas taillé pour ce monde sauvage de la politique française où l’intelligence n’est pas la qualité la plus recherchée. Il s’est beaucoup fait balader par les présidents qui l’ont employé, il a servi de fusible à nombre d’entre eux avec une naïveté assez déconcertante mais il reste fasciné par les attributs du pouvoir comme un enfant devant un sapin de Noël alors il ne sait pas refuser ce dernier poste pour lequel il n’a aucune compétence particulière et il pleure devant les caméras en l’annonçant, sans doute autant devant cette nouvelle traîtrise faîte à ses électeurs que face à ses propres faiblesses. Ce n’est pas très grave, juste l’occasion manquée d’un départ plus glorieux.

    Lire aussi : Copinages et petits services rendus

  • Copinages et petits services rendus

    Alain Juppé, 73 ans, haut-fonctionnaire qui fut attiré par le chaudron de la vie politique, actuel maire de Bordeaux, est annoncé comme candidat à un poste au conseil constitutionnel. Le bail est de 9 ans, ce qui l’emmènerait jusqu’à 82 ans s’il va au bout. Le garçon, plutôt conservateur, a connu des hauts et des bas dans cette arène politique pour laquelle il n’était manifestement pas calibré. Il a beaucoup démissionné au cours de sa carrière.

    D’abord du poste de premier ministre de Jacques Chirac, après la plus incroyable mauvaise décision de la Vème République : la dissolution de l’assemblée nationale en 1997 qui donna la majorité aux opposants socialistes qui le remplacent par Lionel Jospin.  Il avait auparavant en 1995 du rendre les clés d’un appartement appartenant à la mairie de Paris qu’il louait à loyer inférieur au marché, de même que son fils pour un autre appartement à la même adresse.

    En 2004 il est forcé à démissionner de toutes ses fonctions électives et de la présidence du parti UMP suite à une condamnation en appel à 14 mois de prison avec sursis et 5 années d’inéligibilité pour avoir trempé dans l’affaire dîtes des « emplois fictifs de la mairie de Parus », en gros, le détournement de l’argent des contribuables parisiens pour payer des personnes qui n’y travaillaient pas.

    Puis en 2007, redevenu maire de Bordeaux, il démissionne pour prendre un poste de ministre du président Sarkozy (après avoir promis aux bordelais que jamais il ne les quitterait, même pour un maroquin à Paris), poste dont il démissionnera quelques semaines plus tard suite à sa non réélection comme député.

    Après avoir réintégré la mairie de Bordeaux, son refuge, il en redémissionne en 2011, de nouveau pour maroquin ministériel parisien aux Affaires étrangères. Le voici qui va encore démissionner aujourd’hui de la mairie de Bordeaux cette fois-ci pour rejoindre le conseil constitutionnel.

    Il n’a pas été plus mauvais que bien d’autres, de droite, du centre comme de gauche, mais il a fait preuve d’une grande instabilité dans ses choix et toujours considéré la mairie de Bordeaux comme son dû qu’il pouvait quitter ou réintégrer selon son bon vouloir. Juppé est le représentant d’une génération politique qui doit passer la main. A 73 ans on peut raisonnablement se demander « à quoi peut donc bien servir un Alain Juppé au conseil constitutionnel » ? Sans doute à pas grand-chose, en tout cas pas de quoi justifier une énième démission de la mairie de Bordeaux avant l’échéance du mandat pour lequel il a été élu. Il aurait été plus honorable qu’il aille au bout puis prenne tranquillement sa retraire. Ce n’est pas son choix et il rempile pour un mandat censé l’emmener jusqu’à 82 ans… Ironie de l’histoire, il va succéder à un ancien premier ministre, comme lui : Lionnel Jospin 81 ans, au sein d’une institution présidée par un autre ancien premier ministre : Laurent Fabius, 72 ans. Aucun d’entre eux ne présente de compétence particulière en droit constitutionnel. Les mauvaises habitudes perdurent et Juppé, hélas, ne sera pas le seul repris de justice à siéger dans la plus haute institution juridique française.

    Juppé et Sarkozy
  • Bassesses et règlements de compte politiques

    Le journal Le Monde publie une série de cinq articles sur l’autodestruction de la droite française lors des élections présidentielles de 2017. Il est vrai qu’elle fut un modèle du genre qui restera dans les annales de la politique nationale !

    Jean-Louis Debré (75 ans), fils de Michel, auteur de romans de gare, et, accessoirement, ancien magistrat, ministre et président du Conseil constitutionnel, est interrogé par les journalistes et assène quelques sentences lapidaires du genre :

    Sarkozy, c’est un chef de bande de banlieue. Fillon, c’est le beauf de province, fils de notaire, que la fille du médecin bourgeois a envie d’épouser.

    Jean-Louis Debré, auteur de romans de gare

    On a tendance à croire que ce jugement est sans doute réaliste mais quelle haine, quel ressentiment, quelle volonté de vengeance animent ces politiciens pour continuer à dégoiser, à 75 ans, sur un ancien président de la République et son premier ministre, qui plus est de la même tendance politique que leur calomniateur ! M. Debré n’a-t-il rien de mieux à faire que de donner cette terrible image de son monde politique ? Même ses romans de gare sont moins ravageurs pour la culture française que ses confidences de café du commerce sur le duo qui a gouverné la France cinq années durant le sont pour la politique. Il serait intelligent de laisser ces jugements à l’emporte-pièce à Charlie-Hebdo, il est très malsain que des personnages, anciens élus, anciens dirigeants, se croient autorisés à de pareilles assertions. C’est dévastateur et situe le niveau du débat politique tel que le conçoit cette génération en train de s’éteindre.

    A 75 ans, M. Debré doit se consacrer à ses romans et cesser de polluer son pays et la Raison, c’est le sens de l’Etat qui l’exige.

  • Italie-France, la désastreuse valse des ploucs

    Les dirigeants italiens se chamaillent avec leurs homologues français et le niveau du débat relève d’un concours de première année de maternelle à celui qui fera pipi le plus loin dans la cour des enfants. Il y a du vrai dans les agressions verbales échangées de chaque coté mais elles sont d’un niveau terriblement consternant venant d’élus européens de deux pays de la vieille Europe.

    Les transalpins font comme ils le sentent mais la France s’honorerait à ne pas provoquer leurs réactions sanguines avec de permanentes leçons de morale sur leurs déficits budgétaires ou leur gestion des flux de réfugiés. Mais si le mal fait et que élus français n’ont pas pu s’empêcher de s’occuper de ce qui ne les regarde pas chez leurs voisins au lieu de se consacrer à leurs affaires nationales, le mieux serait de traiter les réactions italiennes par l’indifférence, elles devraient ainsi s’éteindre tout naturellement et à très court terme.

    Ce n’est pas l’option qui a été choisie après qu’un ministre italien soit venu rencontrer en France les émeutiers qui agitent l’hexagone depuis plusieurs mois. Du coup la République rappelle son ambassadeur à Rome. On ne va sans doute pas déclarer la guerre à l’Italie alors ces réactions diplomatiques font partie de l’arsenal pacifique disponible, il y aura un peu moins de petits-fours pendant un temps dans les palais romains et tout ce petit monde diplomatico-mondain se retrouvera bientôt sous les ors du Palais Farnèse pour échanger sur les nouvelles de leur microcosme ! Le monde politique français s’engouffre dans la brèche ouverte par les ploucs et commente ce qui n’a que peu d’intérêt. Chacun se positionne sur le conflit verbal et raccroche ses wagons à un train ou l’autre, rabaissant autant que faire se peut le niveau du débat. Qu’ils retournent à leurs dossiers nationaux, ils sont payés par les contribuables et leurs militants pour ce faire, pas pour ventiler sur l’inexistant.

  • L’esprit et la lettre

    A l’occasion d’une cérémonie de galette des rois au palais de l’Elysée avec des artisans de la boulangerie de 11 janvier, le président de la République, insistant sur l’intérêt de la formation professionnelle, a notamment déclaré dans son discours :

    Notre jeunesse a besoin qu’on lui enseigne un métier, des gestes, des savoirs, le sens de l’effort et le sens de cet engagement qui fait qu’on n’a rien dans la vie s’il n’y a pas cet effort.
    Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté. Parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République – et notre République n’a rien à envier à beaucoup d’autres – il y a des devoirs. Et s’il n’y a pas cet engagement et ce sens de l’effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l’édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir.

    Emmanuel Macron – président de la République

    Et aussitôt s’est déclenché un déluge de commentaires et d’appréciations agressives sur ces quelques phrases qui marqueraient l’arrogance de son auteur et son éloignement des préoccupations « du peuple ». De l’extrême droite à la gauche, tout le monde tombe sur ce président en interprétant ce qu’il dit comme une « insulte contre son peuple (Florian Philippot) »… Qui pourrait ne pas être d’accord avec ces assertions qu’il faut effectivement rappeler aux jeunes? Le mieux pour les commentateurs serait de s’en tenir à la lettre des déclarations !

  • Les avantages collatéraux des émeutes

    Devant les risques de perturbations par les émeutiers des cérémonies traditionnelles des vœux du président de la République à toute une palanquée de corps constitués : les ambassadeurs, la presse, les représentants des religions, les uns et les autres, ces cérémonies inutiles et couteuses ont été annulées, sauf pour ce qui concerne l’armée qui aura droit quand même à sa cérémonie de vœux, ce qui est aussi bien.

    C’est un avantage collatéral inattendu et bienvenu des émeutes en cours, ces cérémonies duraient des semaines, ne servaient sans doute pas à grand-chose et mobilisaient un nombre très important de fonctionnaires et de dirigeants. Tout ce petit monde pourra cette année travailler au lieu de perdre son temps à babiller devant des montagnes de petits-fours. C’est une grande avancée et une économique symbolique pour la République. A renouveler les prochaines années, si possible sans y avoir été contraint par la rue mais juste guidé par le bon sens.

  • La justice japonaise

    L’emprisonnement en garde à vue au Japon du pédégé du constructeur automobile Nissan, Carlos Gohsn, pour soupçons de malversations financières au détriment de l’entreprise qu’il dirigeait, permet de réaliser ce dont est capable une justice de choc qui ne plaisante pas. Les délinquants en col blanc peuvent rester en prison des mois pour attendre leur jugement et c’est ce qui est train de se produire pour ce pédégé. A chaque fois que la fin de sa garde à vue approche de son terme, une nouvelle inculpation tombe et le garçon reste derrière les barreaux, a priori sans l’ombre d’un traitement de faveur.

    Sans doute les (nombreux) responsables français qui accusent en permanence la justice nationale d’être « aux ordres du pouvoir », de « ne pas respecter la présomption d’innocence », et bla-bla-bla et bla-bla-bla, devraient regarder d’un peu plus près comment la chose judiciaire se déroule dans une démocratie comme le Japon, ils apprécieront peut-être un peu plus notre système national, sans doute perfectible mais aussi globalement respectueux des droits des droits des justiciables. La justice japonaise décidera de la culpabilité ou de l’innocence de M. Gohsn. Quoi qu’il ait fait, il devait savoir que travailler et vivre (au moins à épisodes) dans un pays étranger vous soumet aux lois et règlements dudit pays et qu’il convient de s’y plier si l’on ne pas encourir les foudres de la justice locale, surtout lorsqu’elle est sévère comme au Japon.

  • Le coût des émeutes

    Les commentateurs et les agitateurs se gaussent du « soutien populaire » aux émeutes qui perturbent la République tous les samedis depuis maintenant deux mois, sans parler bien sûr du « soutien moral » que nombre de politiciens apportent à ces manifestations violentes en refusant de les condamner. Evidemment, les citoyens lambdas qui n’est pas présent sur les barricades assiste à toute cette contestation devant sa télévision qui excite son tropisme révolutionnaire. Le dimanche ou le lundi matin quand il sort de chez lui, tout a disparu : les rues ont été nettoyées par les services municipaux, les carcasses de voitures brûlées enlevées par les pompiers, les vitrines de magasins dévastées réparées au frais de commerçants, les blessés tranquillement soignés dans les hôpitaux publics financés par les cotisants, l’ordre à peu près maintenu par les fonctionnaires de police payés grâce à l’impôt. Ledit citoyen lambda ne réalise pas encore que c’est lui qui paiera l’addition le moment venu, qui la règle déjà d’ailleurs !

    Une alternative, très théorique il est vrai, serait de laisser faire : laisser les émeutiers saccager les villes, laisser les carcasses de voitures brûlées au milieu des rues, laisser les poubelles brûler sur les trottoirs, laisser les rues dépavées, etc. Il n’est pas sûr dans ces conditions que le « soutien populaire » perdurerait très longtemps. Les politiciens pro-émeutes s’en prendraient alors au pouvoir pour son laxisme au lieu de l’accuser de provocation, il s’agirait juste d’un changement d’argumentaire, la cible restant la même.

    Depuis des décennies le citoyen oublie qu’il est aussi contribuable, ce qu’il casse aujourd’hui il le paira demain, s’il demande une baisse des impôts il est difficile d’exiger dans la même phrase une hausse des dépenses publiques, etc. Ainsi va la France, le sursaut des élections présidentielles de 2017 semble s’estomper doucement dans les fumées des gaz lacrymogènes dans les rues des villes en fusion, hélas.

  • Ribéry : le retour

    Le fouteballeur Ribéry refait parler de lui avec éclat. Le garçon était plutôt absent des conversations mais le revoici en tête de gondole ces derniers jours au sujet plus ou moins obscur d’un bifteck commandé dans un restaurant bling-bling de Dubaï et publié sur son compte Tweeter ! Quelques journalistes qui n’ont rien d’autre à faire que de consulter les tweets de Ribéry ont fait des commentaires qui ont déclenché l’ire du fouteu. Qu’on en juge : 

    Le tout sous un bandeau clinquant qui permet de constater que le garçon a 222 mille suiveurs :

    Le mieux serait que les journalistes qui bénéficient, rappelons-le, d’une niche fiscale équivalente à une subvention des contribuables pour exercer leur métier, fassent véritablement leur travail d’analyse et donc se déconnectent du compte Tweeter de Ribéry.

  • Les émeutes toujours

    On a vu encore ce samedi des combats au corp à corp dans Paris et quelques autres villes françaises, entre des émeutiers et les forces de l’ordre. C’est d’ailleurs un miracle qu’il n’y ait pas plus de blessures graves, voire de décès, dans ces combats. On relève quand même à ce jour 10 morts par accident aux barrages mis en place par les émeutiers sur différents ronds-points et des centaines de blessés dont nombre sur les mêmes ronds-points ainsi qu’au cœur des émeutes.

    Des commentateurs s’efforcent de séparer le bon grain de l’ivraie en cherchant à différencier les « manifestants pacifiques » des « méchants casseurs ». En fait il apparaît que la frontière est difficile à tracer dans ce melting-pot d’émeutiers qui manifestent le plus souvent sans déclaration préalable et en se rendant tout particulièrement sur les lieux où les forces de sécurité leur demandent de ne pas aller. On voit tout de même des milliers de personnes affronter des milliers de policiers et gendarmes, ce n’est pas à proprement parler des « manifestations pacifiques » ! Il y a aussi des casseurs professionnels et des pilleurs de rues qui s’en donnent à cœur joie, inspirés par des idéologies extrêmes ou juste le besoin de changer gratuitement leur aïePhone. Tous ce petit monde se mélange allégrement, se soutient sans trop de prévenance et conteste sur la même ligne toutes les institutions et, d’une façon générale, le pouvoir. C’est le vieil atavisme français pour la révolution et le « raccourcissement » du roi.

    On reste donc avec une minorité d’émeutiers qui continue à jeter le trouble dans le pays en voulant imposer leur loi à la majorité. Ils ont déjà obtenu un transfert d’une dizaine de milliards pour l’année 2019 à payer par les contribuables en faveur des citoyens moins favorisés mais ce n’est pas assez. Comme le reste de la population l’abandon de tout sens de l’intérêt général les pousse à la violence encore plus facilement. Evidemment, on aimerait que ceux qui détruisent soient attrapés et condamnés à travailler gratuitement pour la République jusqu’à complet remboursement des dommages qu’ils ont causés. C’est un rêve, les contribuables paieront et les citoyens devront assumer le ralentissement économique généré par cette agitation qui perturbe la France depuis plusieurs mois. Le pouvoir n’arrive pas vraiment jusqu’ici à se dépatouiller de cette situation d’un type nouveau, au moins dans l’Histoire récente. La distribution des sous du contribuable n’a pas suffit à calmer les ardeurs des émeutiers comme c’est d’habitude le cas. Il y aura d’autres étapes !

  • Les émeutes continuent…

    On ne dit plus : le huitième jour d’émeute d’une minorité de citoyens violents qui veulent imposer leurs vues à la majorité du pays en cassant sans compter les biens publics et privés dont les manifestations ont entraîné la mort par accident de déjà dix personnes ; on dit : « le huitième acte des gilets jaunes ».

  • « Jeunes Génération.s » et utopies

    Cette affiche est placardée par le mouvement des jeunes du parti « Génération.s », fondé par Benoît Hamon en déshérence du PS après les élections présidentielles de 2017 où il a emporté 6,36% des suffrages sous la casquette socialiste. Au moins a-t-il la décence d’appeler à voter Macron contre Le Pen au deuxième tour (ce que n’ont pas fait nombre de partis de droite).

    Cette affiche réclame des points surréalistes pour « changer la vie des jeunes » : études et vacances payées par le contribuable, salaire garanti par le même contribuable et fumette à la clé pour se détendre (il n’est pas précisé si les fumeurs pourront se faire rembourser leurs dépenses). C’est un programme qui ne dénote pas un sens des réalités très développé. Il ne précise pas comment seront financées ces mesures de changement. Il va quand même falloir que quelqu’un explique à cette jeunesse que pour le moment notre économie occidentale ne fonctionne pas tout à fait selon ces principes, même si en France les études sont quand même déjà majoritairement payées par la République…  

    Durant sa campagne présidentielle Benoît Hamon avait déjà avancé l’idée du « revenu universel », défendue il est vrai par quelques économistes de qualité mais généralement abandonnée devant le mur du financement impossible à abattre. Chassée par la porte du premier tour, la voici revenue par la fenêtre.

    Dans sa revue interne, Jeunes Génération.s explique que :

    L’ambition du revenu universel doit être la disparition de la pauvreté en France et l’avènement d’un contre-modèle à une société qui exploite autant les individus que la planète. Il doit permettre de rebattre les cartes du monde du travail pour sortir des millions de travailleurs.es de la précarité.

    L’objectif est noble, pas sûr que ces jeunes arrivent à le mettre en place entre deux pétards…

    NB : La caractéristique la plus voyante de ce nouveau parti fut l’adoption de l’écriture dite « inclusive » (ou encore appelée « non sexiste ») consistant à utiliser une syntaxe destinée à assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes, notamment en n’appliquant plus la règle donnant préférence au masculin : on n’écrit plus « les étudiants » pour désigner les étudiants et les étudiantes, mais « les étudiant.e.s » ; plus quelques règles complémentaires comme de ne plus mettre de H majuscule à l’homme : on écrit « les droits de l’homme » et non plus « les droits de l’Homme ». Pour le moment cette nouvelle grammaire est fort peu utilisée, sauf par le parti « Générations.s » toujours à la recherche d’innovation.

  • Décorations et décadence

    Les joueurs français de fouteballe (ainsi que leur entraîneur et quelques notables de ce sport) qui ont gagné le dernier championnat du monde de foute sont faits chevaliers de la légion d’honneur pour « services exceptionnels nettement caractérisés ». En plus des fouteux susmentionnés, la promotion du 1er janvier comporte 402 noms dont nombre de gens qui n’ont rien à y faire : des présentateurs télé (Stéphane Bern), des acteurs (Nathalie Baye…), des écrivains, des banquiers… Heureusement, il y a aussi des citoyens, policiers et pompiers, qui ont servi la Patrie et qui viennent relever le niveau de cette promotion plus mondaine que méritante.

    Le site internet de la légion d’honneur précise que la Légion d’Honneur est censée être « …la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde. Depuis deux siècles, elle est remise au nom du Chef de l’Etat pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité. »

    PROMOTION SPÉCIALE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2018 EN RUSSIE / ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR : Décret du 31 décembre 2018 portant promotion et nomination NOR : PRER1835394D Par décret du Président de la République en date du 31 décembre 2018, pris sur le rapport du Premier ministre et de la ministre des sports et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d’honneur, vu la déclaration du conseil de l’ordre portant que les présentes promotions et nominations sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, notamment de l’article R. 27 du code de la Légion d’honneur, de la Médaille militaire et de l’ordre national du Mérite, le conseil des ministres entendu, sont promus ou nommés, pour prendre rang à compter de la date de réception dans leur grade… La suite sur : https://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/20190101_foot.pdf)

  • Le syndrome français

    On le sait, la France est perturbée depuis deux mois par des émeutes initiées à l’occasion de l’application d’une hausse de taxes sur les carburants afin de rendre plus chers les modes de déplacement moins « écologiques ». Au vu du niveau d’énervement des manifestants, du nombre de morts (par accident sur les barrages) et blessés et des destructions significatives, la République dans un premier temps a mis en place des « mesures d’accompagnement » consistant à compenser une partie de ces augmentations de taxes pour les plus défavorisés.

    Les émeutes continuant à enflammer la France et très sérieusement perturber son économie, l’Etat a finalement décidé d’annuler ces hausses de taxes et d’ajouter à ce recul d’autres mesures financières destinées à améliorer le sort des plus défavorisés. L’ensemble coutera une dizaine de milliards en 2019 aux contribuables.

    L’augmentation des taxes ayant généré les troubles étant annulée, ces « mesures d’accompagnement » auraient également dues être annulées. Mais nous sommes en France et face à la pression, le gouvernement a dû les maintenir après avoir tenté vainement de les reprendre. Les contribuables vont donc payer pour compenser une hausse des taxes qui n’existe plus.

    C’est Noël et c’est ainsi que le budget de la République est déficitaire depuis 45 ans.