Catégorie : France

  • La République reconnaît sa culpabilité dans le massacre des harkis dans Algérie postindépendance

    La colonisation de l’Algérie s’est terminée par une guerre sordide de plusieurs années (la dernière où des appelés français ont été envoyés au front) qui aboutit à l’indépendance du pays, et des milliers de morts. La paix enfin signée, un million de colons français sont rapatriés en quelques mois de l’année 1962. Des supplétifs de l’armée française avaient été recrutés localement pendant ces années de guerre pour « défendre » les villages. Après les accords d’Evian mettant fin à la guerre, quelques dizaines de milliers d’entre eux furent rapatriés en France, les autres furent laissés sur place et massacrés ou emprisonnés. On parle aujourd’hui d‘environ 100 000 assassinats par vengeance, souvent après des tortures.

    La France vient de reconnaître par la voix de son président de la République « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France ».

    Ces règlements de compte étaient, hélas, inévitables comme à la fin de tout conflit armé où il y un vainqueur et un vaincu. Après toute guerre ou invasion, ceux qui ont collaboré d’une façon ou d’une autre avec l’envahisseur ont des comptes à rendre avec les vainqueurs. Quoi qu’on ait pu leur inculquer à l’école sur leur appartenance française, les harkis ont été vus (et le sont toujours) comme ceux ayant pris les armes avec l’occupant, la grande majorité d’entre eux ont payé de leur vie pour ça. Cela s’est passé en 1944 en France où l’épuration aurait fait 10 000 morts, cela s’est passé au Vietnam où nombre des collaborateurs des américains sont morts dans des camps de rééducation après 1975 ou noyés en fuyant par la mer (les boat-people), cela est en train de se passer en Afghanistan et en Irak avec ceux qui ont travaillé avec les troupes occidentales et cela se passera sans doute en Nouvelle Calédonie et dans les Départements d’outre-mer lorsque ces territoires prendront leur inévitable indépendance.

    La colonisation fut une erreur historique qui n’a apporté qu’une puissance éphémère à des Etat colonisateurs égarés et surtout des siècles de problèmes récurrents à gérer ensuite. L’immigration en France par exemple, sujet si sensible aujourd’hui au cœur de la cité, est en grande partie le fruit de cette colonisation… Celle de l’Algérie fut un drame qui s’est terminé dans le sang et le déshonneur. Tous les ressorts de la barbarie humaine s’y sont exprimés des années durant, et tout ça pour quoi ? Pour une déroute. La morale aurait voulu que la République évacue, en plus des pieds noirs, ses supplétifs (et leurs familles) qui risquaient d’avoir des comptes à rendre avec les nouvelles autorités et les citoyens de l’Algérie indépendante. Cela aurait représenté quelques centaines de milliers de personnes de plus, en tout cas un flux très important qui aurait quasiment doublé le nombre de rapatriés. MonGénéral a, on imagine douloureusement, opté pour la raison d’Etat, pensant sans doute à l’impossibilité d’intégrer cette population à qui notre République colonisatrice attribuait un statut de seconde zone. La politique est violente et génère des positions terribles lorsqu’il s’agit de solder des errements sans espoir.

    Les citoyens français portent la colonisation et la décolonisation de l’Algérie comme une tâche dans l’Histoire de leur pays et un fardeau sur leurs épaules. Ils sont contraints d’en assumer la responsabilité collective pour ne pas oublier ces erreurs colossales commises par leurs parents au nom de la République. Il y eut des dizaines de milliers de morts durant la guerre, une dictature militaro-marxisante ensuite. Après l’indépendance, les pieds noirs ont souffert lors de leur débarquement en France, les harkis qui n’ont pas pu être évacués en France ont été tués sur place. C’est une partie seulement du terrible bilan de cette désastreuse aventure coloniale.

  • La Boutin toujours en pointe

    L’ancien président de la République Chirac, 83 ans, est hospitalisé et Christine Boutin, élue et ex-ministre aux tendances catholique-conservatrices fort marquées, annonce sa mort sur Tweeter :

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    Chirac étant toujours vivant, elle efface ce message peu après. Au-delà de la bêtise crasse de ce geste on voit là une nouvelle fois la manifestation de l’addiction du monde politique franchouillard à cette messagerie pour adolescents, vide de sens et porteuse de ragots. Est-ce que Christine Boutin, 72 ans, n’a vraiment rien d’autre à faire que de diffuser des idioties sur ce média, d’autant qu’elle est coutumière du fait ?

  • Indulgence dans les salons

    A l’approche des élections primaires conservatrices une indulgence certaine se développe dans les salons bobos à l’égard d’Alain Juppé, 71 ans, condamné en 2004 à dix-huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt alors qu’il était maire-adjoint de Paris chargé des finances et en même temps secrétaire général du parti de droite RPR. Il a signé de sa propre main des contrats de travail fictifs à la mairie de Paris pour des personnes travaillant en réalité à plein temps pour le RPR. Son patron de l’époque, Jacques Chirac, maire de Paris, sera ensuite condamné pour les mêmes faits à deux années de prison avec sursis.

    Ces délits permirent de détourner l’argent des contribuables parisiens au profit d’un parti politique et ce, bien des années après la Loi Rocard sur le financement de la politique. C’est ce que l’on appelle une escroquerie. Dans une échelle de valeurs classique, de tels actes sont classés dans la rubrique « pas bien ». Dans celle des bobos ne sachant pas pour qui voter ils relèvent des sujets oubliés. Juppé est un garçon intelligent et bien formé à l’école de la République (financée par l’impôt) et il savait ce qu’il faisait, personne ne l’a forcé, il pouvait toujours refuser de commettre ces actes délictuels, voire même démissionner.

    Il ne sert à rien de vouloir minorer la responsabilité des coupables ce qui ne doit pas empêcher de voter pour eux, une fois leur peine accomplie, si l’offre politique du moment n’aligne pas de candidats plus propres. Un Juppé, s’il était élu, pourrait être efficace mais aurait sans un peu moins de crédibilité lorsqu’il prônera rigueur et justice dans la gestion des finances publiques…

  • Un ministre à la dérive

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    Le ministre de l’Economie démissionne et déclenche une fébrilité de première catégorie dans les médias et le microcosme politico-mondain. L’effet sur la croissance économique et le rééquilibrage de la France est nul, l’apport au débat politique inexistant à ce stade, la pollution médiatique maximum !

    Le garçon est sympathique et bien habillé. Il a essayé de moderniser la gauche française. C’est une tâche ardue tant sont prégnantes les vieilles habitudes et les réflexes antédiluviens. Il y a un peu réussi mais semble trop frustré et impatient pour continuer l’expérience dans un gouvernement de gauche. Alors il part à la plage !

    On ne sait pas trop quel est son programme ni ses plans pour l’avenir. Il les précisera sans doute à son retour de vacances, on pourra alors mieux se prononcer sur l’utilité de ce garçon pour la République.

  • Sarkozy : le retour

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    Nicolas Sarkozy, chef de Les Républicains, ancien président de la République, s’est déclaré candidat à l’élection primaire conservatrice pour les élections présidentielles françaises de 2017. Il est le treizième à le faire et vient de publier un livre programme « Tout pour la France » qu’il va bien falloir lire car le garçon a ses chances de rempiler à l’Elysée.

    Quoi que l’on pense de cette candidature, il faut bien admettre qu’elle dénote l’énergie sans faille d’un homme certes ambitieux et offrant nombre d’aspects de sa personnalité fort peu reluisants, mais à qui on peut reconnaître le mérite de « ne rien lâcher »  et d’être prêt à tous les sacrifices pour revenir à un pouvoir qu’il croit absolu. Probablement ambitionne-t-il autant pour la France que pour lui-même, mais force est de constater une ténacité hors du commun qui va sûrement emporter bien des suffrages.

  • Le lait et le libéralisme

    Les producteurs de lait français sont de nouveau vent debout contre les coopératives qui achètent leurs produits « à un prix inférieur au coût de production » ! C’est une vieille histoire et on n’entend pas beaucoup sur le sujet les parangons de Monsieur le Marché sur ce cas d’école d’un passage d’économie administrée vers l’économie libérale.

    Jusqu’à ces dernières années la production de lait état administrée par des quotas quantitatifs qui permettaient de gouverner les prix.  Depuis la suppression des quotas, la production est libre et la sacro-sainte concurrence joue. Tout le monde produit et les prix de vente s’alignent progressivement sur les coûts de production les plus compétitifs. C’est ce que l’on appelle la loi de l’offre et la demande. Les producteurs français n’étant pas les plus compétitifs, ils n’arrivent pas à aligner leurs structures de coûts, vendent à perte et ne sont pas contents. Ils vont disparaître sauf si le contribuable ou le consommateur viennent à leur secours en sortant des sous de leur poche. Les lois du marché sont impitoyables, les plus mauvais tombent ou sont mangés par les meilleurs.

    Que prônent les Laurent Wauquiez et autres Guillaume Roquette ? On ne le sait pas bien tant les slogans répétitifs qu’ils assènent de façon pavlovienne : il y a trop d’Etat, il faut libérer la dynamique de l’entreprise et bla-bla-bla sont peu adaptés à un vrai dossier économique comme celui du marché du lait en Europe où tous les intérêts se percutent, ceux des producteurs de la matière première, ceux des industriels, ceux des importateurs, ceux des consommateurs et ceux de l’Etat à qui finalement on demande d’intervenir. Le Marché versus l’Etat, le consommateur versus le producteur, l’intérêt général versus les intérêts particuliers ; ce pourrait être un sujet du concours général d’économie, ce n’est qu’un des dossiers récurrents que la France n’a jamais su définitivement régler.

  • Maillot de bain islamique

    Un nouveau sujet religieux vient à l’ordre du jour qui anime la chronique médiatico-politique, celui du maillot de bain islamique qui permet aux femmes voilées et pudiques d’aller à la plage sans montrer leur corps. En fait, elles se baignent habillées. Du coup, les communautés s’invectivent en tous sens et ce qui devrait être un non-sujet tourne au ridicule et à la violence, pour le moment verbale. Chacune appelle au respect de sa culture et à la laïcité, et bla-bla-bla, et bla-bla-bla.

    Tout ceci est très très fatiguant, et surtout un peu démoralisant. Nous pensions dans notre Occident cartésien être débarrassés de la religion et de ses effets régressifs et déraisonnés, mais nous étions dans l’erreur. Nous croyions le fait religieux définitivement sorti de la Cité, il ne faisait que sommeiller dans l’âme des dévots.

    Les excès islamiques provoquent des réactions catholiques et tout ce petit monde bataille sur des concepts d’un autre âge pour une question de maillot de bain… Tout ceci serait même hilarant si par ailleurs des terroristes islamistes n’utilisaient à leur tour ces mêmes concepts pour massacrer leurs prochains dans les conditions que l’on sait !

  • Les encagoulés à l’assaut

    Des heurts violents sont rapportés en Corse entre des natifs appartenant au soi-disant Peuple corse et des populations issues de l’immigration. L’étincelle qui a déclenché ces nouvelles bagarres aurait été la photo prise par un touriste d’une femme voilée se baignant en maillot de bain islamique. On connaît la grande affection que portent les corses à tout étranger, ceux venant du continent et encore plus pour ceux venant d’Afrique du Nord. Ils mettent sans doute d’ailleurs les uns comme les autres dans le même sac des étrangers qui ne devraient pas fouler la terre corse.

    Il y a peu après l’attentat terroriste religieux islamique de Nice (85 morts et de nombreux blessés), les encagoulés du FLNC ont produit une vidéo où ils s’affichent comme à leur habitude avec armes et tenues kakis en expliquant aux terroristes islamistes qu’ils répondraient à toute attaque de leur territoire :

    Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas… Sachez que toute attaque contre notre peuple connaîtrait de notre part une réponse déterminée sans aucun état d’âme.

    On sait qu’effectivement les états d’âme n’embarrassent pas trop le mouvement indépendantiste qui entend faire la police sur son territoire en attendant son indépendance. L’avenir dira s’il effraie ou pas les terroristes islamiques.

  • Que faire avec le droit de la nationalité ?

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    Nicolas Sarkozy, chef de Les Républicains, prépare sa campagne électorale pour les élections primaires conservatrices à l’élection présidentielle de 2017. Dans une interview au journal Le Monde il ressort le vieux sujet du droit du sol versus droit du sang. C’est une discussion récurrente lancée régulièrement quand, comme aujourd’hui, on veut laisser croire que tous ses malheurs viennent de l’étranger et des immigrés.  Le chef de Les Républicains déclare :

    « Je suis contre sa suppression [le droit du sol] mais pour sa modification assez substantielle. Je veux qu’on le garde, mais pas de manière automatique. »

    En réalité, il ne faut pas s’interdire de revoir le droit français de la nationalité si le besoin s’en fait sentir, ce qui vaut d’ailleurs pour l’ensemble du droit. Le parlement est fait pour çà et les élus sont payés (plutôt bien et avec un régime spécial de retraite plus favorable que celui de droit commun) pour y réfléchir. Des pays européens vivent avec le droit du sang, d’autres avec le droit du sol, la plupart avec un mixte des deux. Chaque statut a des avantages et des inconvénients, aucun n’est plus démocratique que l’autre et ni l’un ni l’autre n’ont réglé les problèmes liés à l’immigration.

    Ce n’est pas le droit de la nationalité qui expliquera comment des gamins français de 20 ans issus de la troisième ou quatrième génération d’immigration, formés à l’école de la République, rentrent dans une église pour y égorger un prêtre disant la messe. Ce n’est pas ce débat juridique qui permettra de lutter contre la religion régressive qui s’empare de cette jeunesse et la transforme en bêtes sauvages.

    Alors devisons sur le droit du sol, réformons-le au besoin, comme nous parlons des réformes économiques nécessaires mais ne faisons pas croire à Mme. Michu que cette question légale réglera la vague de terrorisme religieux actuelle qui relève plus de la mystique que de textes de loi.

  • Des jeux superflus et coûteux

    Les jeux olympiques de sports d’été se déroulent en ce moment à Rio-de-Janeiro au Brésil dans une ville en faillite financière. La France concoure à ces activités avec une équipe financée par ses citoyens mais également par un voyage de son président de la République accompagné de la maire de Paris venus promouvoir la candidature de la ville de Paris aux jeux olympiques de 2024.

    Il faut espérer que ce projet inutile capote et que le comité international olympique le rejette. Des millions d’euros tirés de la poche des contribuables et d’entreprises sponsors ont déjà été dépensés, il faut en rester là. Le minimum de rigueur de gestion qui manque tant à notre pays et ses habitants voudrait que l’on arrête immédiatement cette candidature dispendieuse. Qui donc saura stopper ce Trafalgar des dépenses publiques ? Qui oserait même l’inscrire à son programme électoral en disant simplement : « nous n’avons plus les moyens, mais nous relancerons une candidature lorsque les dépenses de l’Etat auront enfin été équilibrées avec ses dépenses » ?

    Ce serait pourtant une bonne leçon de gestion : quand on plus de sous, on consacre la pénurie à l’essentiel qu’il faut savoir choisir au lieu de se lancer dans du superflu que nos enfants et leurs descendants devront régler un jour à notre place.

  • Un vrai problème de civilisation (suite)

    Une nouvelle passion envahit la planète et la France depuis peu : le jeu Pokemon Go qui se joue sur son téléphone mobile et qui consiste à attraper des créatures fictives apparaissant sur son téléphone au fur et à mesure des pérégrinations de son détenteur. Hier il y avait 700 km de bouchons sur la route des vacances en France. Tout ceci est un peu navrant, ou en tout cas n’apparaît pas particulièrement excitant.

    La bonne nouvelle est tout de même qu’un pays capable de dépenser autant d’énergie et de sous dans des jeux abrutissants et ses vacances n’est pas vraiment une nation « en guerre » comme le clament à longueur d’interventions médiatiques, politiques et journalistes.

  • Attentat religieux islamiste en Normandie

    CH_20160720_Attentat-NiceDeux gamins français de moins de 20 ans sont entrés dans une église ce mardi 26 juillet matin en pleine messe. Armés de couteaux ils égorgent le prêtre officiant, âgé de 84 ans, et blessent gravement l’une des fidèles. Ils sont abattus par la police sur le perron de l’église à leur sortie. Le groupe Etat Islamique revendique aussitôt les meurtres.

    Cette idéologie religieuse extrémiste est en train de battre tous les records d’inhumanité et laisse sans voix. Elle illustre aussi notre vulnérabilité face à des comportements tellement aberrants et hors normes qu’il est difficile d’y faire face.

    Les dirigeants politiques eux ne restent pas sans voix et continuent à s’invectiver sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire sans qu’une solution bien évidente n’émerge de ces débats de bas étage. Les religions font semblant d’êtres unies face à ce drame et, de messes en prêches, prônent l’amour du prochain et l’union des hommes ; pas sûr que cela ne suffise… Ces actions criminelles sont tellement anormales au sens où elles dépassent tellement l’entendement et la raison qu’on ne sait pas les traiter pour le moment, mais seulement les subir !

  • Laurent Wauquiez, libéral quand ça l’arrange

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    L’Etat privatise partiellement la gestion de divers aéroports régionaux.  C’est une décision normale de gestion, de cession d’actifs, qui va rapporter quelques sous à une République qui en a bien besoin. Les Infrastructures restent publiques, seule la gestion est privatisée. On peut d’ailleurs se demander ce que faisait encore l’Etat dans le tour de table des sociétés de gestion de ces aéroports ? La puissance publique y restera via les régions et les chambres de commerce, mais avec moins de pouvoir. Le secteur privé devrait gérer sans trop de problème ces aéroports.

    Une première privatisation a été menée avec la gestion de l’aéroport de Toulouse il y a quelques mois. Aux dernières nouvelles les avions continuent à décoller et atterrir à Toulouse ! Aujourd’hui ce sont les sociétés de gestion des aéroports de Lyon et de Nice qui sont partiellement privatisées. Laurent Wauquiez, chef de Les Républicains et de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’oppose à celle de Lyon. La région qu’il préside détient quelques % de l’aéroport de Lyon et n’a donc pas le pouvoir capitalistique suffisant pour bloquer une opération à laquelle il s’oppose, arguant que « notre aéroport est un outil de souveraineté ». Alors il cherche à la remettre en cause par d’autres voies juridiques.

    Comme souvent les libéraux de plateaux télévisés reculent lorsqu’ils sont mis en face des effets pratiques de leur idéologie. Privatiser veut bien dire céder le pouvoir capitalistique de la puissance publique à des actionnaires privés. Entendre Laurent Wauquiez se battre pour garder une société de gestion aéroportuaire dans le domaine étatique ne manque pas de sel. Privatiser veut dire perdre du pouvoir et Laurent Wauquiez tout libéral qu’il est, n’aime pas voir son pouvoir s’éroder, même si c’est pour privatiser…

    A Nice dont la région est présidée par un autre trublion libéral, Christian Estrosi, ex-coureur à motocyclette (élu grâce au désistement de la gauche pour faire échec à l’extrême droite), l’opposition est la même : on est pour l’économie libérale mais si possible pas chez nous…

    Si cela continue, ces deux nouveaux convertis aux vertus du capitalisme public vont soutenir la grève des naviguant d’Air France !

  • Stupeur et tremblement dans la République

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    Le niveau du débat politique français suite à l’attentat terroriste islamiste de Nice le 14 juillet est en train d’amener doucement la République au fond du gouffre du néant de la pensée. Christian Estrosi, ancien coureur à motocyclette, recyclé chez Les Républicains a pris la tête du mouvement (pour respecter les différents textes sur le non-cumul des mandats M. Estrosi avait démissionné de son mandat de maire de Nice pour rester uniquement premier adjoint du maire, il s’exprime néanmoins à la place du maire qui brille par son absence, montrant ainsi la faux-jettonerie de cette réglementation).

    Les 84 cadavres n’étaient pas mêmes encore transportés à la morgue de Nice que l’ex-coureur à motocyclette accusait le gouvernement d’incompétence, aussitôt relayé par toute une série d’élus qui semblent n’avoir rien d’autre à faire que de rédiger des tweets vengeurs plutôt que de faire le travail pour lequel ils sont rémunérés par les contribuables. La grande majorité des spécialistes en analyse plutôt qu’en polémique-de-plateaux-télévisés semble conclure que ce type d’attentat religieux est quasiment imparable.

    Lire aussi Attentat religieux islamiste de Nice

    Des accusations sont maintenant portées par la police municipale de Nice qui affirme que le cabinet du ministre de l’Intérieur aurait fait pression sur elle pour modifier le rapport de vidéo-surveillance concernant la présence ou l’absence de la police nationale sur la promenade des Anglais. Ledit ministre a annoncé vouloir porter plainte pour diffamation. Le pire dans cette histoire est que l’on pense les uns comme les autres capables d’être coupables des accusations portées par les autres sur les uns… La Justice passera sur ce débat nauséabond.

    La réaction des autorités allemandes lors de l’attentat non religieux de Munich montre une nouvelle fois le chemin de l’intelligence, de la raison et de la mesure. Puissent les élus français s’inspirer de ces comportements ô combien plus responsables. Alors que la fusillade était en cours, les autorités de police  ont, via les réseaux sociaux, informé la population sur ce qu’elles savaient et ce qu’elles ignoraient. Des messages successifs diffusés en plusieurs langues ont donné les conseils de sécurité à suivre en attendant le règlement de l’affaire. Ils ont également démenti les rumeurs diverses qui circulaient et demandé aux internautes de ne pas publier de photos et de vidéos, mais au contraire de les télécharger sur un site de la police.

    La chancelière ne s’est pas exprimée tant que l’on n’en savait pas plus, laissant agir la police pour arrêter la tuerie ce qui était l’objectif numéro 1 : la protection des citoyens avant les petites phrases. Ce n’est que le lendemain matin qu’Angela Merkel est apparue sur les écrans. La nuit durant le porte-parole de la police de Munich a fait des points réguliers sur la chasse en cours déclinant un discours calme et efficace.

    Décidément, on a vraiment les dirigeants que l’on mérite…

  • Guaino le colérique et son lance-roquette

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    L’impayable et apoplectique Henri Guaino a expliqué qu’un militaire avec un lance-roquettes aurait pu arrêter le camion terroriste de Nice. Cette déclaration martiale, techniquement vraie, ayant provoqué un peu d’émotion, il publie sur son compte FaceBook la photo d’un lance-roquette. Le garçon est par ailleurs candidat à  la primaire de Les Républicains pour les élections présidentielles de 2017.

  • Attentat religieux islamiste de Nice

    Le monde politique français est, comme à son habitude, à la hauteur de sa réputation mais fort peu à celle de l’évènement ! Les cadavres toujours allongés sur la promenade des Anglais à Nice, chacun dans l’opposition y va de ses accusations sur la « gauche-laxiste » et de ses propositions grandiloquentes.

    « Il faut coordonner nos services de renseignement, renforcer le renseignement territorial… faire preuve de la plus grande détermination contre la radicalisation des esprits à l’école, dans les prisons, les réseaux sociaux… mobiliser tous les moyens contre la guerre faite à la France… Je ne suis pas enquêteur mais si tous les moyens avaient été pris, le drame n’aurait pas eu lieu » (Juppé)

    « Le risque zéro n’existe pas mais je veux dire que tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois n’a pas été fait… Il y a des décisions à prendre et une détermination à mener. La France ne peut pas laisser ses enfants se faire assassiner… Tout étranger ayant des liens avec des activités terroristes doit être expulsée (SIC)… Nous sommes en guerre. Une guerre totale.  » (Sarkozy)

    « Le gouvernement a toujours réagi à contretemps, quand l’événement s’est produit… La France doit faire de la lutte contre l’insécurité et le terrorisme une priorité nationale… L’état d’urgence mis en place est une hypocrisie. Il y a eu bcp de communication et très peu d’action.  » (Ciotti)

    Le pompon revient sans aucun doute à Henri Guaino, le colérique Les Républicains, candidat lui aussi aux élections primaires de la droite pour les élections présidentielles de 2017, qui a déclaré :

    « On doit pouvoir stopper un camion qui ne répond pas aux sommations… Il suffit de mettre à l’entrée de la promenade des Anglais un militaire avec un lance-roquettes et il arrêtera le camion. »

    L’option du lance-roquette pour protéger les manifestations festives n’est sans doute pas à exclure. Plus aisé peut-être serait d’interdire lesdites réunions, la roquette pouvant, éventuellement, causer de légers dommages collatéraux…

    Rappelons juste pour sourire un peu en ces temps difficiles que M. Guaino, toujours étranglé par la colère et généralement à la limite de l’apoplexie, avait voté par erreur pour la loi sur le mariage pour tous en 2013. Il s’était bien entendu énervé lorsqu’il avait dû admettre son erreur.

    Plus sérieusement, les premiers éléments de l’enquête semblent indiquer que les réseaux de surveillance télévisés très denses dans cette ville ont vu le camion pénétrer la zone piétonne, donné l’alerte au bout de 20 secondes et les policiers ont arrêté le camion terroriste en abattant son chauffeur au bout de 45 secondes. Il semble difficile de faire mieux !

    Les messages cités ci-dessus sont généralement extraits des comptes Tweeter des impétrants. Il serait très utile que nos élus passent un peu moins de temps à tweeter ou à bêtifier agressivement sur les plateaux télévisés et un peu plus au parlement pour travailler et se mettre d’accord au-delà des partis sur comment renforcer la sécurité en France ! Il faudra sans doute aussi, hélas, faire comprendre aux citoyens avec toute la pédagogie qui s’impose (c’est-à-dire sans la démagogie qui s’expose en ce moment) que le fanatisme religieux qui anime ces « guerriers » de Dieu sera long à vaincre.

    Compte tenu de ces circonstances dramatiques on devrait y arriver si l’on a affaire à des dirigeants et élus intelligents et de bonne composition. Evidemment cela demande un peu plus d’intelligence, de raison et de sens politique que pour publier des photos et des slogans sur un compte Tweeter.

  • Attentat religieux islamiste à Nice

    Un cinglé de nationalité tunisienne fonce au volant d’un camion sur la promenade des Anglais à Nice, pleine de citoyens et touristes venus regarder le feu d’artifice tiré en l’honneur de la fête nationale française hier 14 juillet. Il y a à ce stade 84 morts, dont dix enfants, et une cinquantaine de blessés très gravement atteints. Le terroriste a été abattu par la police au volant de son véhicule après avoir, en plus, tiraillé au pistolet depuis sa cabine.

    Le groupe Etat Islamique a revendiqué cet acte dément. On ne sait pas bien si le conducteur a suivi le parcours habituel des djihadistes ayant été formés en Irak ou en Syrie ou s’il a juste a été inspiré par l’idéologie mortifère qui sévit au Moyen-Orient, mais à la limite cela n’a guère d’importance, dans un cas comme dans l’autre, des citoyens ou résidents français tuent d’autres citoyens et résidents français au nom de Dieu et à l’aveugle. Dans un cas comme dans l’autre le groupe Etat Islamique s’en réjouis, exploite l’évènement qui à son tour va guider d’autres actes similaires. Au moins cette fois-ci le tueur n’a pas la nationalité française, maigre satisfaction.

  • La ronde des mal élevés

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    La France du fouteballe a perdu le 11 juillet dernier la finale d’on ne sait plus bien exactement quelle compétition de ballon qui se déroulait à Paris. Avant de rendre les armes, ses supporteurs-avinés ont déployé une dernière fois toute leur capacité de nuisance et de bêtise. Dans le quartier du chroniqueur, certains d’entre eux avaient ressorti leur Vuvuzela, sorte de trompette allongée en plastique qui déclenche un déluge de décibels aussi gigantesque que l’absence de neurones de celui qui souffle dans son embout.

    Un crétin en maillot de l’équipe de France qui souffle dans une Vuvuzela dans une rue de Paris est assuré de déranger (voire de réveiller) les centaines de citoyens qui résident dans la rue où est commis le méfait. C’est aussi et surtout le triste symbole de l’un des cancers de notre société : la perte de tout sens de l’intérêt général au profit des intérêts particuliers.

    Lire aussi Vuvuzela

  • Les commerçants à l’assaut des médias publics

    CH_20151014_Matmut

    Insidieusement, l’air de rien et dans la discrétion, les commerçants sont en train de ré-envahir les médias publics. Les radios étaient autorisées à diffuser des « messages institutionnels », campagne de sécurité routière, anti-tabac, etc. mais avaient d’ailleurs une vue très élargie du concept « institutionnel » puisque l’on y entendait des sociétés cotées en bourse mais qui sous prétexte qu’elles avaient aussi une nature mutualiste étaient autorisées à diffuser leurs réclames purement commerciales sur les ondes pour fourguer leurs produits aux auditeurs-consommateurs.

    Les vannes ont été de nouveau ouvertes et mis à part pour France-Culture, France-Musique et FIP, les commerçants sont de nouveau dans la place en agaçant l’oreille des auditeurs avec leurs messages abêtissants et horripilants. Les deux principes guidant ces publicités sont la répétition et le côté débilitant (voix geignardes, historiettes infantilisantes), la meilleure illustration sont les messages actuels de Vinci et de la Matmut.

    Il n’y a plus de publicité commerciale sur la télévision publique après 20h suite à la courageuse décision du pouvoir précédent. Il est à craindre que ce média ne soit autorisé un jour prochain à suivre le chemin des radios… Face aux restrictions budgétaires et à défaut de savoir ajuster les dépenses aux recettes (redevance audiovisuelle), on transfère la charge du contribuable vers le consommateur. Triste époque !

  • Produits à la dérive

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    Le maillot de l’équipe de France de fouteballe modèle « Match France Domicile 2016/17 » est vendu 140,00 EUR sur le site web de la fédération française de ce ballon assorti du message suivant :

    Fans des Bleus, supportez l’Equipe de France lors de l’UEFA Euro 2016 avec le nouveau maillot domicile Match en coloris bleu !

    Identique à celui porté par les joueurs lors des matchs officiels, ce maillot est idéal aussi bien pour jouer au foot que pour soutenir les Bleus pendant leurs matchs !

    Avec ce nouveau maillot, Nike innove avec la technologie AeroSwift : une nouvelle fibre haute performance qui rend ce maillot ultra-léger et apporte une ventilation idéale lors de l’effort.

    Soutenez Pogba, Griezmann, Matuidi et tous les joueurs de l’Equipe de France avec ce maillot de foot incontournable en 2016 !

    Notons que le modèle blanc « Match FFF Extérieur Euro 2016 badge UEFA » est à 149,90 EUR quand celui indiqué comme « Stadium FFF Domicile Euro 2016 badge UEFA » n’est qu’à 94,90 EUR.

    Le prix des places du match d’ouverture étaient vendues entre 75,00 et 595,00 EUR, ceux de la finale entre 85,00 et 895,00 EUR.

    Rappelons enfin que cette compétition est subventionnée par le contribuable français puisque des ministres inconséquents ont octroyé des exonérations fiscales très larges aux entités organisatrices de ces jeux du stade.

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