Catégorie : France

  • Réformer le travail

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    On ne sait pas bien comment va se terminer ce projet de réforme du code de travail mais on pressent que l’affaire est mal engagée. Ce projet de loi d’inspiration libérale déclenche tout d’abord l’enthousiasme du syndicat patronal MEDEF qui le clame haut et fort entrainant immédiatement son rejet par les citoyens, élus et corps intermédiaires de gauche qui rebaptisent la réforme « loi Gattaz » du nom du chef du MEDEF…

    Celui-ci est coutumier des faits de communication imbéciles. C’est lui qui avait arboré un badge « 1 million d’emplois » lors de la sortie de l’un des différents pactes fiscaux qui ont consisté ces dernières années à transférer sur les contribuables des charges jusque-là payées par les entreprises.

    Le gouvernement n’est guère plus brillant dans cette affaire annonçant la présentation de la loi pour un conseil des ministres avant de reporter, présentant les principes arrêtés du texte puis rouvrant la négociation, etc. etc. Et, comble du grotesque, la ministre du travail, en charge du projet, chute dans sa baignoire le jour où des négociations syndicales sont programmées.

    Tout ceci n’est guère brillant mais si ce petit monde passait un peu moins de temps à confectionner des badges ridicules ou à perdre des journées entières au salon de l’agriculture, et un peu plus dans leurs bureaux à travailler sur leurs dossiers nous n’en serions peut-être pas tout à fait là.

    Sur le fond, on ne sait pas bien si une telle réforme porterait ses fruits ou non et le badge ridicule du MEDEF montre la prétention de toute prévision, mais elle n’a jamais été essayée alors il ne faut pas s’en priver.

  • La réforme constitutionnelle

    Le scrutin public sur l’ensemble du projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation qui vise à constitutionnaliser la déchéance de nationalité a été approuvé en première lecture par l’assemblée nationale le 10/02/2016 à 317 voix pour, 199 contre et 51 abstentions.

    Parmi les élus conservateurs qui ont voté contre on note quelques têtes connues : Benoist Apparu, Bernard Debré, Patrick Devedjian, François Fillon, Hervé Gaymard, Henri Guaino, Nathalie Kosciusko-Morizet, Pierre Lellouche, Thierry Mariani, Hervé Mariton et d’autres moins en pointe.

    Les principales dispositions du projet de loi sont les suivantes :

    Article 1er Introduction dans la Constitution du régime de l’état d’urgence, en en précisant les conditions de mise en œuvre par la reprise des dispositions des trois premiers articles de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence.

    Article 2 Modification de l’article 34 de la Constitution, qui définit le champ de compétence du législateur, afin d’y ajouter la possibilité de déchoir de leur nationalité française les personnes nées françaises, ayant une autre nationalité et condamnées pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation.

    Le sénat à majorité conservatrice a déjà annoncé son intention de démonter le texte pour le réécrire. Il n’est pas sûr que la constitution puisse finalement être modifiée sur ce point.

  • Titine monte à nouveau au front

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    Martine Aubry, 65 ans, maire de Lille, membre du parti socialiste tendance archéo, cosigne une tribune dans le journal Le Monde du 25/02/2016 avec quelques élus verts et socialistes et des membres de la société civile. Ensemble ils se plaignent de la politique libérale du pouvoir en place, du projet constitutionnel de déchéance de la nationalité au « pacte avec le MEDEF » en terminant bien sûr avec le projet de réforme en cours du code du travail. Tout est à jeter selon les signataires qui assortissent leur jugement des grands mots de circonstance sur les valeurs, le nouveau modèle de développement social et écologique, l’identité de la France et patati-et-patata.

    Toutes ces idées sont nobles et légitimes mais quelle est l’utilité de les publier dans la presse ? A peu près nulle sinon de vendre un peu de papier dans les kiosques, quelques clics sur les médias sociaux et du temps d’antenne sur les plateaux mondains car les journalistes, comme toujours, adorent se jeter sur ces combats de basse-cour.

    Il faut que Martine Aubry et les siens se comptent, au sein du parti socialiste pour commencer, puis sur les bancs du parlement pour finir. Ils doivent présenter des motions au congrès du PS, des candidats aux primaires s’il y en a, et un programme de gouvernement aux électeurs. Ils verront bien après ce travail s’ils ont des citoyens derrière eux. Ce n’est pas dans Le Monde qu’ils feront notablement avancer leurs idées.

    Rappelons la haine politique que Martine Aubry voue au premier ministre Manuel Valls qui nous avait valu cette exceptionnelle lettre signée par elle en 2009 en tant que chef du parti socialiste où elle recommandait à l’impétrant de démissionner du parti. Il faut la relire car c’est une vraie leçon de morale et de socialisme à celui qui est devenu premier ministre et essaye de moderniser la gauche française contre les vieilles lunes du socialisme français : cliquez ici pour la lettre et sa réponse.

    Accessoirement, on constate que Mme. Aubry continue à ses teindre les cheveux, ce qui lui fait au moins un point commun avec le président de la République. Ils se retrouvent tous deux sur le terrain de ceux qui n’assument pas leur âge et cherchent à maquiller la réalité.

  • Rectifications de l’orthographe

    La polémique dans les dîners en ville

    Najat Vallaud-Belkacem (que beaucoup se plaise à appeler simplement Belkacem pour bien marquer son origine immigrée) ministre de l’éducation supprime les accents circonflexes…

    L’académie française n’a jamais approuvé cette réforme de l’orthographe…

    etc, etc…

    Les faits

    Le journal officiel de la République française – édition des documents administratifs, daté du 06/12/1990, a publié un document de 17 pages intitulé « Les rectifications de l’orthographe ». Les recommandations qu’il contient sont le fruit du travail du conseil supérieur de la langue française, constitué au sein de l’académie française et présidé par Maurice DRUON, secrétaire perpétuel de l’académie française (à l’époque). Pour ceux qui s’en souviennent, l’homme n’était pas à proprement parler un dangereux bolchevik, la faucille entre les dents sanguinolentes. Il signe bien le document en tant que « secrétaire perpétuel de l’académie française » et précise dans un long préliminaire que le conseil a bien entendu consulté l’académie française :

    Pour ces motifs, et à quelques réserves près, minimes, que le Conseil supérieur a bien voulu prendre en compte, l’Académie, à l’unanimité, a approuvé les propositions du Conseil. Et elle est disposée à les mettre en application dès la publication du 6e fascicule de son dictionnaire, l’an prochain.

    S’en suivent la description des grands principes des rectifications proposées dont celles de l’accent circonflexe :

    Vous avez ensuite confié au Conseil la tâche d’améliorer l’usage de l’accent circonflexe, source de nombreuses difficultés. Après avoir examiné cette question avec la plus grande rigueur et en même temps la plus grande prudence, il est apparu au Conseil supérieur qu’il convenait de conserver l’accent circonflexe sur la lettre a, e et o, mais qu’il ne serait plus obligatoire sur les lettres i et u, sauf dans les quelques cas où il est utile : la terminaison verbale du passé simple et du subjonctif imparfait et plus-que-parfait, et dans quelques cas d’homographie comme jeûne, mûr et sûr.

    Et une quinzaine de pages décrivant par le menu détail les rectifications que chacun pourra lire en cliquant sur Les rectifications de l’orthographe. Le document est mesuré et prudent, rappelant à de multiples reprises l’avis favorable à l’unanimité de l’académie française ainsi que l’accord du conseil de la langue française du Québec et celui du conseil de la langue de la communauté française de Belgique, précisant bien qu’il ne s’agit pas de réformer mais de rectifier. Bref, c’est le travail apaisé et démocratique d’une vieille Nation qui cherche à faire vivre sa langue constitutionnelle.

    Les conclusions

    1. L’accent circonflexe n’est pas supprimé.
    2. L’académie française a bien approuvé les rectifications proposées par le conseil supérieur de la langue française présidé par Maurice DRUON, secrétaire perpétuel de l’académie française, malgré les dénégations de l’actuel secrétaire perpétuel dans le journal Le Figaro.
    3. Des journalistes de rencontre continuent à divaguer sur des textes officiels qu’ils n’ont pas lus.
    4. Mme. Vallaud-Belkacem a bien repris la place de punching-ball laissée vacante par la démission de « Taubira la laxiste ».

    Postface

    Un pays dont toute une élite médiatique jusqu’à Mme. Michu au Café du commerce crée de toutes pièces un psychodrame qui agite le microcosme des semaines durant, basé sur des assertions non vérifiées alors que toute l’information est disponible, un tel pays donc est inefficace car il privilégie l’écume sur le fond, la polémique inutile sur l’action sereine, la querelle oiseuse sur le débat conclusif. Ce pays ne doit pas s’étonner de ses échecs. Polémiquer ou produire, son peuple doit choisir !

  • L’agriculture face au libéralisme

    Le monde rural français est en émoi devant la baisse des prix internationaux de ses productions. Des paysans manifestent, déversent des tonnes de purin devant les préfectures, bloquent les routes et les supermarchés en appelant au soutien des prix, c’est-à-dire la générosité des contribuables et des consommateurs, nationaux ou européens.

    Soudainement on n’entend plus les parangons du libéralisme échevelé, les ayatollahs du libre marché, les Guillaume Roquette de pacotille qui a longueur de journaux (subventionnés par les contribuables) vantent les mérites de Monsieur le Marché pour réguler nos vies enfermées dans l’étatisme de la « gauche laxiste ». Ceux-là en appellent à « prendre des mesures drastiques » ou à « envoyer des signaux forts » sans plus de précisions…

    La vérité c’est que nous sommes en surproduction agricole ce qui amène très logiquement Monsieur le Marché à ajuster ce déséquilibre en poussant les prix à la baisse. C’est ce qu’on appelle le principe de « l’offre et la demande », un concept assez élémentaire mais qu’il conviendrait de ne pas utiliser uniquement lorsque cela arrange des positions politiciennes et en dérange d’autres. La baisse des prix pousse en dehors du marché les producteurs qui ne peuvent pas aligner leurs coûts sur ceux des voisins.

    On peut considérer que l’agriculture doit sortir des fourches caudines de Monsieur le Marché mais à ce moment-là il faut accepter de faire payer le consommateur ou le contribuable, ou les deux plus probablement. Il faudra aussi accepter de ne plus (ou de moins) exporter car une production subventionnée jouerait une concurrence déloyale face à celle de Monsieur le Marché. Soit les prix sont libres et fruit de la confrontation de l’offre avec la demande, soit ils sont administrés. C’est un choix de société que là encore le monde politique et médiatique s’honorerait à poser un peu plus clairement devant les citoyens.

    A court terme c’est le contribuable français qui paye pour subventionner le manque de compétitivité d’une partie de la production agricole française et débloquer provisoirement la situation. En réduisant les charges sociales des agriculteurs sans baisser les prestations dont ils bénéficient, on fait donc payer ces dernières par les autres. C’est le jeu de bonneteau budgétaire favori de la République, depuis des années…

  • Dévorés par l’ambition

    Trois des nouveaux ministres arrivée dans la fournée du remaniement ministériel sont écologistes. Leurs partis sont en ruines mais leurs égos sont en forte croissance. Il reste à peine 15 mois avant les prochaines élections présidentielles ce qui veut dire que compte tenu du délai de mis en route (2 mois minimum la sortie des décrets fixant leurs périmètres, nomination des cabinets, installation matérielle, etc.) et des 2 mois de gel de l’action qui vont, au minimum, précéder l’élection, il leur reste moins d’un an de service actif. Que pourront-ils faire d’utile pour la République durant cette période ? Probablement pas grand-chose. Ils vont par contre ruiner leur vie durant ces quinze mois mais ils vont être célèbres l’espace de ce temps, et ça, cela n’a pas de prix pour eux.

    Mais pour leur défense, il faut rappeler que toute cette agitation est le fruit de la fuite piteuse du ministre des affaires étrangères qui a abandonné son poste pour contrat à durée déterminée de 9 ans qui l’emmènera jusqu’à ces 80 ans.

    Malgré tout il aurait sans doute été plus efficace de se contenter de juste remplacer le lâcheur sans autre forme de procès, plutôt que de lancer un remaniement plus vaste qui ne fait qu’attiser l’ambition qui dévore ces personnages.

  • Laurent Fabius abandonne le radeau

    Laurent Fabius, 70 ans, grand bourgeois politiquement rose, couvert de diplômes et de postes depuis sa plus tendre jeunesse, a décidé, seul dans son coin, de démissionner en abandonnant ses bons amis du gouvernement au milieu du gué. Et pour quelle raison demanderez-vous ? Non pas pour une retraite paisible après ces années de succès et d’échecs dans le marigot politique, mais pour attraper au vol le poste bientôt vacant de président du conseil constitutionnel, un des beaux maroquins de la République qu’il gardera pour neuf années, soit jusqu’à 80 ans…

    Le garçon est intelligent et n’a pas plus démérité que ses petits camarades en politique. Mais comme eux il se rend coupable du péché de gourmandise en dépassant franchement les bornes de la décence. A son âge avancé, ayant fait son temps, il montre une nouvelle fois l’incapacité des hommes politiques à résister à l’attrait du pouvoir. Il aurait logiquement dû prendre sa retraite. Sans doute ne sera-t-il pas complètement inefficace à ce poste, au moins durant les premières années de son mandat, mais il ne sera pas meilleur qu’un autre et, en shootant sur un lampadaire de la rue de Montpensier tombent au moins dix candidats d’égale valeur et de quinze ans de moins…

    Plus grave, ce lâchage en rase campagne d’un gouvernement à la peine force à un remaniement ministériel qui entraîne de changements de responsables donc des périodes de passation de services peu propices à l’action. Bref, Laurent Fabius avait le choix entre choisir l’intérêt supérieur de la République en restant en poste jusqu’à la fin du quinquennat, ou partir en courant pour attraper un poste lui permettant de valoriser son égo pour neuf années de plus. Il n’a pas hésité à privilégier sa personne. C’est dommage, une sortie ratée.

  • Le parlement à la dérive

    Voici deux mois que les parlementaires s’écharpent en public, au sénat, à l’assemblée nationale et sur les plateaux télévisés sur le vote du principe de la déchéance de la nationalité française aux individus se rendant coupables de terrorisme, principe à inclure dans la constitution de la République. Tout le monde s’accorde à penser qu’une telle mesure ne sera pas dissuasive à l’encontre d’apprentis terroristes qui se disent inspirés par un message divin et dans la plupart des cas meurent au cours de leurs actions terroristes. La proposition est symbolique et ne sera probablement jamais appliquée ni applicable.

    Mais tout le monde discutaille les virgules du texte avec arguments recevables dans un sens comme dans l’autre offrant le spectacle affligeant de batailles de mots alors que les circonstances d’attentats terroristes religieux ayant fait des dizaines de morts en France devraient prêter à un peu plus de modestie aux égos surdimensionnés de nombre d’élus, et surtout pousser tout ce beau monde vers l’efficacité. La mesure est symbolique et inutile, certes, mais la droite comme la gauche en ont approuvé le principe alors adoptons là rapidement et passons à autre chose plutôt que de pinailler.

    Après tout, si des citoyens veulent éviter de se voir déchoir de leur nationalité il leur suffit de ne pas commettre d’actes terroristes ! La vraie crainte est de savoir ce qu’un parlement avec une majorité d’extrême droite ou tout simplement de droite « forte et décomplexée » pourrait faire de cette option de déchéance si elle se laissait aller. Mais restons optimistes en rappelant que ce qu’une loi a fait, fut-elle constitutionnelle, une autre loi peut le défaire.

  • Démission du ministre de la Justice

    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a démissionné ce matin déclenchant un hourvari de l’opposition conservatrice et sans doute un peu de soulagement chez certains dirigeants de la majorité. Le cas de cette femme est assez emblématique de la perte d’intelligence dans notre débat politique national. Cette ministre a connu un flot continu de critiques depuis sa désignation avec une intensité et une permanence rarement égalée. Son fait d’arme fut bien sûr d’avoir été l’égérie de l’instauration du mariage homosexuel dans le code civil ce qui lui a valu une haine définitive d’opposants de tous bords. Cette loi est pour le moment assez peu utilisée (8 000 mariages homosexuels en 2015 contre 400 000 mariages au total).

    La ministre est depuis taxée de laxisme quoi qu’elle dise ou fasse. Le nom Taubira est d’ailleurs associé depuis à l’adjectif laxiste jusqu’à en faire un nom composé Taubira-laxiste ! Cette qualification ne résiste guère à l’analyse des faits mais qu’importe, le tir aux pigeons n’a plus cessé, la répétition aboutissant à la persuasion.

    La vérité est bien différente et Mme. Taubira n’a pas fait grand-chose de bien flamboyant dans son ministère si l’on excepte bien sûr le mariage homosexuel. Elle y a géré les affaires en cours et ses conflits avec Manuel Valls (ministre de l’intérieur puis premier ministre) qu’elle a quasiment tous perdus. De ce fait, les prisons sont pleines (c’est donc bien qu’il y des juges qui les remplissent), les peines de substitution mises en place sous le précédent pouvoir de droite et renforcées sous son autorité sont très peu utilisées, la réforme pénale des mineurs ne sortira jamais des cartons de ce quinquennat, celle du code pénal sans doute pas plus, elle a perdu quasiment tous ses arbitrages gouvernementaux, suite aux attaques terroristes on a jamais vu un tel transfert de pouvoirs de l’autorité judiciaire vers le pouvoir administratif (état d’urgence, loi sur le renseignement, renforcement de la législation anti-terroriste [on peut maintenant condamner l’intention et non plus uniquement l’acte], etc.), on a peu vu de toute la Vème République des condamnations de syndicalistes aussi sévères que celles prises récemment contre ceux d’ex-Goodyear… Mais on associe toujours Taubira comme meilleure représentante du laxisme de gauche.

    Historiquement, lorsqu’elle était députée, elle fut à l’origine de la reconnaissance dans la loi de l’esclavage comme crime contre l’Humanité ce qui ne lui a pas fait que des amis. Son rôle le plus important dans le quinquennat Hollande aura été certainement de servir de punching-ball à la droite conservatrice. Ce ne fut pas un très beau rôle, d’abord pour elle, mais plus généralement pour la politique française dont les acteurs ont montré une nouvelle fois leurs bas instincts en privilégiant l’abêtissement du débat à l’intelligence des analyses. Pour ne rien arranger, elle est femme, elle est noire, elle est plutôt bonne oratrice, cultivée (la seule depuis Pompidou à citer les poètes dans ses discours), autres qualités agaçantes pour un opposant bureaucrate aux dents longues et aux  idées courtes.

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    Christiane Taubira ne laissera pas un souvenir impérissable, à qui que ce soit, et c’est aussi bien ainsi. Si l’opposition veut changer les quelques textes dont elle est à l’origine, eh bien il suffit de voter d’autres textes lorsqu’elle sera revenue au pouvoir. En attendant l’opposition garde un deuxième punching-ball car la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, est toujours en poste et elle passe ainsi du rang de back-up à celui de premier rôle.

  • Le monopole des taxis et le contribuable

    Les taxis classiques bloquent de nouveau la circulation dans les grandes villes pour manifester leur colère contre l’arrivée de la concurrence dans le monopole dont ils bénéficient. Celui-ci est organisé par la loi qui conditionne l’exercice de leur profession par la délivrance d’une licence par l’administration. Ils sont en principe ainsi protégés de la concurrence débridée et l’administration en ouvrant ou fermant le robinet des licences contrôle le secteur.

    La principale récrimination des chauffeurs est « le coût d’achat de leur licence ». En réalité ces licences sont délivrées gratuitement par l’administration et en nombre limité justement pour protéger le marché. Par contre les détenteurs de licence se les revendent entre eux et ont ainsi créé un marché secondaire en dehors de l’administration. Si un chauffeur paye une licence 200 000 EUR c’est qu’un autre chauffeur la lui vend 200 000 EUR, c’est un jeu à sommes nulles entre chauffeurs de taxi dans lequel l’administration ne touche rien. Création de valeur économique = 0, création d’emploi = 0, il y a juste un profit financier réalisé par le vendeur qui vend un actif plus cher qu’il ne l’a acheté ou, pire, qu’il ne l’a reçu gratuitement de l’administration.

    Aujourd’hui nous avons donc un secteur monopolistique, protégé par la délivrance de licences, qui a monétisé celles-ci et, en gros, se tourne vers le contribuable pour financer ses propres dérives et rembourser ceux qui se sont achetés des licences en enrichissant ceux qui les leur ont vendues… L’honnêteté intellectuelle devrait mener à faire annuler la vente des licences passées qui sont léonines. C’est évidemment impossible. Des solutions sont envisagées pour imposer une taxe aux nouveaux taxis arrivants qui permettrait d’indemniser progressivement ceux qui se sont faits escroquer par leurs petits camarades et ainsi laisser mourir de sa belle mort le système monopolistique des licences qui n’a plus lieu d’être.

    Les chauffeurs de taxis ont réussi l’exploit de créer un marché dans un secteur administré. Les capitalistes les plus libéraux en auraient rêvé, nos taxieurs l’ont fait ! Et qui plus est ils se plaignent des effets de leur créativité. C’est un peu comme si un restaurateur qui aurait acheté un fonds de commerce à un prix prohibitif se retourne ensuite vers les contribuables pour leur en demander le remboursement, ou fait bloquer toute concurrence autour de lui pour maintenir artificiellement la valeur de son fonds.

    Protégés par leur monopole les chauffeurs de taxi ont délivré des décennies durant une piètre qualité de service pour des prix élevés et leur capacité de nuisance importante n’a pas permis de libéraliser le secteur. Il faut en sortir et pour ce faire il va falloir payer puisque les chauffeurs se sont partagé entre eux la rente de leur commerce. Il serait heureux que ce coût hélas incontournable soit pris en charge d’une façon ou d’une autre par les consommateurs de taxis et non par les contribuables. Ce serait la solution la moins immorale bien que revenant à faire payer deux fois  les consommateurs : la première par les prix élevés depuis l’origine, la seconde par des prix taxés provisoirement de façon à pouvoir indemniser des chauffeurs qui se sont fait rouler par d’autres. Ce n’est pas idéal mais s’il faut en passer par là pour enfin casser le monopole ce sera un moindre mal.

  • Religion au palais de justice

    La famille d’Hasna Aït Boulahcen aurait porté plainte contre X. La jeune femme est morte dans l’assaut donné par la police au squat de Saint-Denis où s’étaient réfugiés une partie des extrémistes religieux qui avaient mené les attaques de novembre contre le Bataclan et les terrasses de café de la République à Paris ayant fait 130 morts et des centaines de blessés. Cousine de l’un des organisateurs et acteurs de ces massacres, elle avait à sa demande trouvé ce logement pour y rassemblé les terroristes survivants qu’elle était allé chercher elle-même en auto. Sur sa page FaceBook elle affichait le drapeau du groupe Etat Islamique ainsi que son soutien à Hayat Boumédienne, épouse de feu Amedy Coulibaly, terroriste religieux qui avait tué quatre personne en janvier 2015 à l’hyper-casher de la Porte de Vincennes avant d’être abattue par la police.

    Mme. Aït Boulahcen est décédée du fait du souffle de la ceinture d’explosifs déclenchée par l’un des terroristes qui a ainsi mis fin à ces jours et à ceux de sa voisine.

    Sa famille et son avocat essaye de défendre l’idée qu’Hasna Aït Boulahcen n’est ni terroriste ni complice, mais victime. Elle aurait trouvé le squat de Saint-Denis sous la menace de son cousin terroriste. Il va falloir être persuasif pour faire admettre cette théorie. Si jamais elle prévalait cela voudrait dire que les attentats de Paris en janvier ont fait 131 victimes et que cette 131ème victime aurait droit aux mêmes hommages que les 130 premières, ce qui risquerait de provoquer un peu d’émoi.

    Que la Justice passe !

  • Parler pour ne rien dire

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    Nicolas SARKOZY, ancien président de la République et actuel chef de Les Républicains doit publier un livre lundi 25 janvier 2016. Annoncé sur la page FaceBook de l’impétrant l’ouvrage est évidemment largement commenté par la presse qui… ne l’a pas lu puisqu’il n’est pas encore paru.

    Lesdits journalistes précisent d’ailleurs dans leurs analyses « je n’ai pas encore lu ce livre mais il semble que… ». On est encore ici devant une manifestation de l’incompétence d’une bonne partie de la classe médiatique qui ne sait pas dire : « je n’ai pas encore lu ce livre et je ne suis pas en mesure de le commenter à ce stade. » Inutile de préciser que la politicaille de tous bords commente également abusivement ce livre non lu.

    Nos sociétés d’aujourd’hui privilégient la non-information à l’intelligence. Hélas !

  • La Corse en route vers son indépendance

    Jean-Guy TALAMONI (avec un « i » muet), président de l’assemblée de Corse, déclare au sujet de la non reconnaissance de la langue corse par la République :

    La France a une position un petit peu isolée sur ce type de positions en Europe… Je dis la France, qui est un pays ami… Vous savez bien que je suis indépendantiste donc personne n’est surpris que je tienne de tels propos et ce ne sont pas du tout des propos provocateurs ou agressifs à l’égard de qui que ce soit.

    En 1996, Raymond BARRE assénait son célèbre :

    Si les Corses veulent leur indépendance, qu’ils la prennent.

    La sortie de TALAMONI (avec un « i » muet) a provoqué beaucoup moins d’émoi que celle de BARRE vingt ans plus tôt, signe que les mentalités évoluent mais il reste encore un long travail de sensibilisation avant d’aboutir à une indépendance apaisée. Le plus difficile sera encore de convaincre les corses eux-mêmes de voter pour leur indépendance nationale. Pour le moment la majorité silencieuse reste dans l’entre deux eaux ambiguë de son indécision électorale, tout en soutenant la cause moralement et par ses actes. Cette majorité joue sur les mots, privilégiant l’autonomie versus l’indépendance, voulant, en gros, le divorce mais avec pension alimentaire

    Des engagements financiers de la France amie devraient permettre de rassurer les électeurs. Il ne serait pas illégitime que le contribuable métropolitain finance la route vers l’indépendance de la Corse comme il le fait depuis des décennies pour celle de la Nouvelle-Calédonie. Il faut transférer des pouvoirs et des sous à la Corse, certes, mais il faut aussi et surtout lui transférer de cette responsabilité dont elle manque si cruellement, se tournant vers les contribuables français amis dès que quelque chose ne tourne pas rond dans cette Ile de beauté. La route sera très longue mais il faudra bien l’entamer un jour. Les circonstances politiques actuelles s’y prêtent comme jamais. Le moment est venu de véritablement mettre le sujet sur la table et de définir une feuille de route vers l’indépendance. Cela a été fait avec Nouméa, faisons-le avec Ajaccio.

    Radicalisation en Corse

    Pour une Corse indépendante

  • La théorie d’Olivier Roy

    Dans un dîner en ville le chroniqueur s’est vu interdire de prendre la parole sur le sujet des attaques terroristes sur Paris en novembre dernier tant qu’il n’avait pas lu la théorie d’Olivier Roy : « Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste ». Le raisonnement de ce spécialiste de l’islam est que l’extrémisme des terroristes ne serait pas le fait d’une quelconque religiosité mais plutôt d’une rébellion nihiliste à la recherche d’une cause : « Il ne s’agit pas de la radicalisation de l’islam, mais de l’islamisation de la radicalité. ».

    On ne va pas trop rentrer dans les détails de la démonstration mais que ces extrémistes aient commencé par la radicalisation pour aboutir à la religiosité, ou l’inverse, on passe bien par le fait religieux et là est le problème, lorsque le dogme prend le pas sur la raison. Alors qu’il s’agisse d’une révolte générationnelle happée par le coran ou d’une religiosité obtuse passée aux armes, ces extrémistes tuent au nom de Dieu comme l’indiquent les cris de guerre dont ils accompagnent leurs crimes.

    Que l’on soit dans une théorie ou l’autre, le problème de fond est le traitement à appliquer à cette déviance mortifère. Et là, personne n’a vraiment de solution évidente à proposer. Il s’agit en gros d’un problème de bêtise humaine, de régression intellectuelle qui doit pouvoir être traité par de l’intelligence. Mais cela prendra du temps, sans doute plusieurs générations en admettant que le traitement puisse commencer immédiatement ce qui est loin d’être le cas…

    LE MONDE | 24.11.2015 à 06h44 • Mis à jour le 30.11.2015 à 09h23

    Par Olivier Roy, politologue spécialiste de l’islam (suite…)

  • Petits dérangements entre ennemis de la télévision

    Le monde des chaines d’information en continue gratuites s’émeut de l’autorisation donnée par l’Etat à LCI d’émettre sans abonnement sur ce marché détenu par BFM et iTélé et protégé de la concurrence par ce système de licences administrées.

    Comme dans la téléphonie les membres de l’oligopole actuel explique que ce marché protégé ne résistera pas à l’ouverture à la concurrence et à l’arrivée d’une troisième chaîne d’information en continu. On peut effectivement imaginer que le consommateur ne verra pas un grand intérêt à l’arrivée d’une troisième chaîne qui, grosso-modo, devrait diffuser les mêmes informations entre deux flashs de réclames.

    Eh bien, en application des principes de concurrence vantés à longueur d’antenne sur BFM notamment, Monsieur le Marché laissera survivre les chaînes qui le méritent !

  • Petits arrangements entre amis de la téléphonie

    La société Free est venue déranger le trio des trois fournisseurs de téléphone en France qui ronronnaient tranquillement en proposant grosso-modo les mêmes services aux mêmes tarifs. En 2010 Free a cassé les prix de façon significative et bouleversé la tranquillité des trois mastodontes Orange, SFR et Bouygues qui s’arrangeaient entre amis pour une gestion bien comprise leurs intérêts. Ils ont dû affronter ce que l’on appelle « la concurrence », un des principes clé de l’économie libérale, un concept qu’ils connaissaient assez peu, et baisser leurs prix et donc leurs profits.

    Depuis ils s’ingénient à récréer leur oligopole, expliquant très doctement que la concurrence est un très bon principe mais appliqué aux autres secteurs car dans le marché des télécommunications en France ne peut pas faire vivre plus de trois opérateurs.

    Depuis, les uns essayent de racheter les autres selon différents formats mais sans succès à ce jour. Dernier avatar, Orange est en train de négocier le rachat de Bouygues Télécom, l’objectif étant toujours de ramener de quatre à trois le nombre des opérateurs sur le marché afin que la concurrence soit moins douloureuse et que les prix aux consommateurs puissent enfin revenir dans des zones plus en rapport avec des taux de profit attendus par ces entreprises, dont Orange, toujours détenue à 14% par les contribuables.

    Ce n’est pas sans ironie que l’on voit ces mastodontes du CAC40 lutter s’insurger contre les effets de la concurrence et vouloir rétablir les mérites et avantages de l’oligopole ! Il faudra suivre avec attention l’effet sur les prix aux consommateurs de cette opération capitalistique entre amis.

  • Journalisme pour ne rien dire

    Journal d’informations de France Culture, 31 décembre 2015, 18h00.

    Nous somme à deux heures du discours de vœux du président de la République, ce discours n’est pas encore connu, probablement pas même encore terminé par son auteur, mais bien sûr il faut que les journalistes anticipent et annoncent ce qu’ils croient pouvoir affirmer comme devant faire partie des vœux présidentiels. Et de commenter bien entendu ce qui n’a pas encore été prononcé mais pourrait l’être.

    Les mêmes il y a huit jours annonçaient, sans avoir lu le texte, que le projet de réforme de la constitution que devait approuver le conseil des ministres n’incluait pas la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux, et pourtant, une fois le texte rendu public, elle y figurait bien. Ils avaient simplement parlé sans savoir et pour essayer de faire « ceux qui savaient ».

    On est dans le même cas de figure ce soir : quel intérêt existe-t-il à essayer de dévoiler deux heures à l’avance le contenu d’un discours non encore terminé et dont le contenu risque bien comme chaque année d’être plutôt convenu ? Aucun intérêt bien sûr. Ces journalistes sont payés sur la redevance réglée par les contribuables, ce sont donc nos employés. Ce soir ils ont perdu leur temps et gâché du temps d’antenne à nos frais. Ils auraient mieux fait de faire de l’analyse et de la pédagogie sur ce qui existe plutôt que de vouloir lire dans la boule de cristal.

    On apprend dans le sujet suivant du même journal de France Culture que le discours de vœux de la chancelière allemande est lui publié à l’avance et déjà disponible. Cerise sur le gâteau : il est également traduit en arabe pour le million d’immigrants moyen-orientaux arrivés dans ce pays en 2015, et en anglais pour les autres non-germanophones !

  • NKM et le stalinisme

    A l’issue des résultats des dernières élections régionales, plutôt mitigés pour l’opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) est débarquée de sa place de numéro 2 du parti Les Républicains. La diva en pantalon taille-basse s’en émeut dans des termes plutôt déplacés, ou à tout le moins faisant preuve de sa méconnaissance de l’Histoire :

    Il est d’ailleurs curieux, au moment où on annonce un débat sur la ligne, de penser évincer ceux qui ne sont pas d’accord. Croire que le parti se renforce en s’épurant, c’est une vieille idée stalinienne. Moi je crois que le parti se renforce en débattant.

    Parler d’épuration et de stalinisme est hors de propos dans une démocratie et même au sein de Les Républicains. NKM devrait relire Soljenitsyne au lieu de divaguer devant les micros de la presse. Elle dirait moins de bêtises et pourrait ainsi passer plus de temps pour préparer son programme de reconquête. Mais avoir des idées demande plus d’exigence que de lancer des slogans en pâture dans la bauge médiatique.

    D’un courant plutôt centriste et partisane d’une alliance avec la gauche si c’est un moyen de barrer la route du pouvoir au Front National, elle s’oppose depuis des années aux tenant de la « droite décomplexée » qui prônent une vraie politique de droite et ne voient pas comment ils pourraient s’allier avec cette gauche qu’ils honnissent si viscéralement.

    Bien que la droite ait pu gagner la présidence de deux régions grâce au retrait des listes socialistes, la ligne NKM a été mise en minorité au sein de Les Républicains et la Mistinguett priée d’en évacuer la direction. Elle n’est pas exclue du parti mais simplement démise de sa vice-présidence. Il faut maintenant qu’elle se mette au travail pour convaincre ses pairs et ses électeurs : un peu moins de Tweeter et un peu plus de réflexion, c’est aussi simple que cela.

  • Radicalisation corse

    Le serment du président de l’Exécutif, du président de l’Assemblée et des conseillers exécutifs :

    Voi, Presidente di l’Esecutivu di Corsica

    Presidente di l’Assemblea di Corsica

    Cunsiglieri di u guvernu di Corsica

    Eletti da a vuluntà di u populu corsu, legittimamente maestru di sè stessu, site chjamati in stu ghjornu di u 17 di dicembre di l’annu 2015 à purtà ghjuramente nantu à a Ghjustificazione di a Rivuluzione di Corsica, di difende sempre è in ogni circunstanza, l’interessi di u nostru populu.

    Facciu ghjuramentu di travaglià in u quadru di e mo funzione cù u più grande rispettu di l’interessu generale è à prò di u populu corsu.

    Facciu ghjuramentu di travaglià in u quadru di e mo funzione cù onestistà, ghjustizia, probità, equità, è integrità.

    Facciu ghjuramentu di travaglià in u quadru di e mo funzione cunsiderendu cù listessu rispettu u fattu magiuritariu è u parè di a minorità, è essendu primurosi di e cunvizzione diverse.

    Facciu ghjuramentu di travaglià in u quadru di e mo funzione cù u penseru cuntinuu di a trasparenza, è u rispettu di i fundami democratichi è umanisti.

    Facciu ghjuramentu di travaglià d’aduprà e mo funzione in u quadru universale di u diritttu di i populi à amaestrà à modu liberu u so destinu.

    Ce serment a été prêté sur le livre La Giustificazione, écrit au XVIIIème siècle formalisant les principales orientations de l’Etat corse indépendant, dirigé par Pasquale Paoli. Tout un programme pour un serment que les élus corses ont mis en place pour l’occasion puisque bien entendu il n’a aucun caractère légal ou obligatoire. Il n’est pas interdit non plus.

    Pour ceux qui n’auraient pas tout saisi voici la traduction du discours en langue étrangère :

    Je déclare sous serment que j’exercerai mes fonctions dans le respect absolu de l’intérêt général et au service du peuple corse.

    Je déclare sous serment que j’exercerai mes fonctions avec honnêteté, justice, probité, équité et intégrité.

    Je déclare sous serment que j’exercerai mes fonctions en considérant avec la même attention le fait majoritaire et l’opinion de la minorité, et en respectant la diversité de toutes les convictions.

    Je déclare sous serment que j’exercerai mes fonctions dans le constant souci de la transparence, et le respect des droits et principes démocratiques et humanistes.

    Je déclare sous serment que j’exercerai mes fonctions dans le cadre universel du droit des peuples à maitriser librement leur destin.

    Il faut aider ces élus courageux à tenir leur serment au service du droit universel des peuples à disposer d’eux-mêmes et les accompagner en douceur vers cette indépendance qu’ils appellent de leurs vœux.

  • Programme contre image

    Entendu au Café du commerce :

    – Je vais voter pour Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) c’est l’avenir de la droite!

    – Ah bon, a-t-elle dévoilé un programme politique quelconque ?

    – On s’en fout des programmes, ce qui compte c’est l’image !

    C’est des problèmes de notre République : la mise en plis de NKM et ses pantalons taille-basse suffisent à lui attirer les suffrages sans que l’on ait à ce stade la moindre idée sur la façon dont elle gouvernerait la France si elle arrivait au pouvoir.