Catégorie : France

  • 3 heures sur Closer

    Ma voisine de train passe 3 heures, sur 4 que dure le voyage, à lire un seul numéro de Closer. Cela nous plonge dans des abysses de perplexité… Sait-elle lire d’ailleurs ?

  • Mentir c’est péché

    Même les chefs religieux mentent maintenant. Le grand rabbin de France doit démissionner suite à une sombre affaire de plagiats et de faux diplômes. Un grand rabbin cela doit être l’équivalent d’un évêque ou d’un archevêque, mais ça a quand même besoin de se pousser du col. Quelle époque !

  • Désopilant : ils se trompent de boutons

    Fantastique : Henri Guaino a voté pour la loi sur le mariage homosexuel d’après le décompte de l’assemblée nationale ! Une mise au point a été publiée par l’assemblée notant :

    « M. Marcel Bonnot, M. Luc Chatel, M. Alain Chrétien, Mme Marianne Dubois, M. Henri Guaino qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu’ils avaient voulu « voter contre ». » =

    Luc Chatel a aussi fait partie de lot de députés UMP s’étant trompé de vote. Au total ce sont six députés qui ont voté pour alors que deux seulement soutenaient la loi : Benoist Apparu et Franck Riester. A chaque scrutin il y a ce type d’erreur technique, mais dans le cas de Guaino c’est vraiment impayable compte tenu des positions du bonhomme ces dernières semaines. On note aussi sur le site de l’assemblée nationale que Nathalie Kosciusko-Morizet, Pierre Lellouche et Bruno Le Maire, cadors de l’UMP se sont abstenus. Coté centriste, Borloo a voté pour avec quelques inconnus de son parti.

    Le Guaino file un mauvais coton ces derniers temps, il devient de plus en plus colérique. On l’a vu perdre ses nerfs à plusieurs reprises sur les plateaux de télévision sur différents sujets : la mise en examen de Saint-Sarkozy, le mariage homosexuel, les simples questions insignifiantes de journalistes voyeurs, bref Guaino s’énerve à tout va, fait monter sa tension artérielle et risque l’accident vasculaire cérébral à tout instant dès qu’il franchit le seuil d’un salon médiatique.

    Ce garçon était un bon commissaire du plan, un chroniqueur intéressant lorsqu’il publiait dans la presse, un polémiste convaincant lorsqu’il bataillait contre le traité de Maastricht, il se révèle un piètre élu, pas assez pernicieux, trop entier, peu porté sur le marketing et la communication qui sont les deux mamelles de la réussite en politique aujourd’hui. Il devrait donc changer de métier et consacrer sa belle intelligence à écrire ses pensées et théories plutôt qu’à chercher vainement à convaincre des journalistes racoleurs. Il n’est pas fait pour les messages tweetés en 140 signes, il peut être plus utile au débat de fond plutôt que dans l’arène politicarde. Accessoirement cela lui éviterait de voter par erreur contre ses idées.

  • C’est fait

    On vous l’avait bien dit…

    La loi sur le mariage homosexuel a été votée. Il reste encore une petite étape au conseil constitutionnel qui ne devrait pas poser trop de problèmes, puis elle sera promulguée, puis les premiers mariages de personnes de même sexe seront réalisés civilement avec sans doute force flonflons pour les premiers avant que tout ceci ne rentre dans les habitudes.

    Une minorité agissante, celle des homosexuels, aura donc réussi à imposer à la majorité une réforme du mariage. Au motif « d’égalité » on a décrété l’équivalence de tout avec tout. Ainsi va la République ! Personne n’en mourra, et cela ne changera pas la face du monde. Le combat suivant de cette minorité est maintenant de faire reconnaître la procréation médicale assistée (PMA) pour les couples homosexuels et, à terme, pour respecter l’égalité entre les couples d’hommes et les couples de femmes, la gestion pour autrui (GPA) si elle était un jour légalisée en France. C’est écrit, on voit mal quels arguments juridiques pourraient désormais être avancés pour refuser ces PMA-GPA maintenant que le mariage a été octroyé !

    Les derniers jours de navette du texte entre les assemblées ont donné lieu à de pathétiques éclats de nos élus nationaux qui en sont venus aux mains à l’assemblée nationale. En pointe, le chefaillon du groupe UMP auprès de cette institution, avec une tête de maquignon de province mal dégrossi à qui on ne confierait pas ses économies. Flingueur de service de la droite, il en endosse tous les combats et attaque la majorité avec une mauvaise foi et une énergie comme si sa vie en dépendait. Il s’appelle Christian Jacob et on peut dire qu’il y met du sien. Ce garçon mériterait d’être récompensé si la droite revenait au pouvoir. La République n’y gagnerait pas mais ce ne serait que justice pour ce croisé de l’opposition.

  • Sortons nos mouchoirs

    Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’assemblée nationale explique que les députés ont aussi « leur forme de souffrance au travail »… On se demande dans quel monde vivent nos parlementaires.

  • Mauvaise gestion du comité d’entreprise d’Air France

    Le comité d’entreprise d’Air France, après des années de mauvaise gestion et de plans de redressement inaboutis va être déclaré en cessation des paiements. Comme désormais des syndicats vont siéger dans les conseils d’administration des grandes entreprises, aux termes de la future loi sur la compétitivité, voilà qui promet de la compétitivité chez Air France dans les mois à venir…

  • Christine versus Caroline

    Le mariage gay et la loi qui va l’autoriser continuent à déclencher toute la beaufitude auquel l’hexagone est habitué, et en ce domaine, comme dans celui des déficits publics, la France est capable de tous les records.

    La cause et la contre-cause ont désormais chacune leur pythie : la Boutin pour les anti-mariage homosexuel et Caroline Fourest pour les pro.

    La première est grotesque comme à son habitude, comparant la République aux nazis après qu’elle eut été incommodée par les gaz lacrymogènes de la police au cours d’une manifestation. La seconde est tête-à-claques répétant jusqu’à la nausée que le mariage homosexuel n’enlève de droits à personnes et ne fait qu’en donner à une nouvelle catégorie de citoyens.

    Heureusement le sujet offre quelques moments de détente, voire de franche rigolade : la Boutin allongée sur le pavé incommodée par les gaz lacrymogène ; la Fourest se faisant répondre que si elle veut des enfants il existe des moyens naturels et pas toujours désagréables d’en faire.

    L’impayable Boutin, twitos de premier ordre (https://twitter.com/christineboutin), a d’ailleurs commis quelques inoubliables tweets dont voici un petit florilège :

  • Le patriotisme d’Arnault

    Dans un grand élan de réalisme Bernard Arnault explique au Monde qu’il va finalement renoncer à demander la nationalité belge, conscient de l’image négative donnée au groupe LVMH. Accessoirement son dossier semblait plutôt mal embringué compte tenu de son aspect plutôt fiscal que patriotique. Au passage il  distribue quelques compliments au gouvernement socialiste français, il vaut mieux protéger ses arrières puisqu’a priori il va rester citoyen français, on est jamais trop prudent et il ne faut pas insulter l’avenir.

  • La presse fait le boulot de lutte contre la fraude fiscale

    Le nouveau ministre du budget demande à la presse impliquée dans l’étude OffshoreLeaks de livrer ses fichiers. Le Monde s’y refuse. On se demande pourquoi un gouvernement, voire plusieurs, n’aurait pas pu mener ce travail d’investigation lui-même ?

  • Le ministre-fraudeur à la télé

    Le Cahuzac, ministre-fraudeur, ne peut s’empêcher de venir faire le zouave auto-contrit sur un plateau de télévision pour une confession psycho-communicante sans grand intérêt. Il serait plus décent que ce garçon reste discret plutôt que de se remettre à parader huit jours après ses aveux de fraude.

  • Des intérêts corporatistes font renoncer à la simplification en Alsace

    Dans un salutaire élan de dé-bureaucratisation l’Alsace a organisé le 7 avril un référendum pour proposer à ses citoyens de simplifier son organisation administrative en fusionnant les conseils généraux et régionaux des deux départements. Las, les électeurs qui se sont fort peu déplacés aux urnes pour l’occasion, ont repoussé le projet qui leur était proposé de montrer l’exemple de la simplification et de l’économie.

    Il aurait fallu pour ce faire renoncer aux querelles picrocholines entre les intérêts du Bas Rhin et du Haut Rhin, c’était trop demander !

  • Les forbans de Dexia

    Inextricable : les collectivités locales incompétentes qui se sont fait fourguer des emprunts « toxiques » par les flibustiers de Dexia se tournent vers les tribunaux pour faire baisser les taux d’intérêt usuraires qu’elles ont pourtant acceptés. Ainsi faisant, Dexia étant en liquidation et ses dettes reprises par la République, le tribunal fait ainsi passer la charge de ces intérêts du contribuable local au contribuable national. Dans le cas d’espèce la banque félonne a payé puisqu’elle est morte, mais pour autant que l’on sache, ses dirigeants n’ont pas eu de comptes à rendre.

  • André Fontaine (1921-2013)

    André Fontaine

    André Fontaine est décédé. Il fut l’un des directeurs emblématiques du Monde. Au moins n’aura-t-il pas à vivre la fin programmée de ces grands journaux progressivement remplacés par Twetter et autres feuilles gratuites diffusant de l’information vulgarisée et prédigérée en 140 signes.

  • Des marathoniens en troupeaux

    50 000 coureurs au départ du marathon de Paris, 10 000 de plus que l’an passé : quel peut-être l’intérêt de courir à 50 000 sur le même pavé parisien ? Probablement l’instinct grégaire qui pousse les zébus à migrer en troupeau dans le parc du Serengeti lorsque vient la saison sèche.

  • Cahuzac le félon

    A l’unanimité et avec toute la faux-jetonnerie qui la caractérise la classe politique tombe à bras raccourcis sur Cahuzac-le-fraudeur-repenti : la Le Pen demande le retour aux urnes des citoyens, Copé et ses âmes damnées Christian Jacob et Nadine Morano hurlent au remaniement ministériel, la Mélenche en profite pour nous refourguer son projet de 6ème République au cri de « L’Elysée est enlisé », Bayrou réclame un référendum, les anciens amis de Cahuzac font assaut de formules alambiquées pour rappeler que le ministre-fraudeur est certes un fraudeur mais n’en fut pas moins un bon ministre du budget. Bref, Cahuzac-le-fraudeur a semé une pagaille de premier ordre dans le monde politique !

  • Un ministre félon démissionne

    L’incroyable se concrétise : un ministre du budget de rencontre, soupçonné de « blanchiment de fraude fiscale » avoue après moult démentis, et sa démission, que finalement, c’est vrai, il détient des comptes en Suisse et à Singapour dotés d’environ 600 000 euros. C’est un million d’euros qui aurait abouti sur ces comtes, d’origine à confirmer, et qui a priori n’auraient jamais été soumis à l’impôt.

    C’est le pompon, le ministre chargé de l’administration fiscale détient des comptes à l’étranger… Il déclare sur son blog :

    Par lettre du 26 mars 2013, j’ai demandé à Messieurs les juges d’instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke de bien vouloir me recevoir afin que, délivré des obligations de ma fonction, je puisse enfin donner les explications qui s’imposent au regard de la détention à l’étranger d’un compte bancaire dont je suis le bénéficiaire depuis une vingtaine d’années.

    J’ai rencontré les deux juges aujourd’hui. Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris.

    A Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français j’exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j’ai tant déçus.

    J’ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j’ai manqué et le souci de remplir les missions qui m’ont été confiées et notamment la dernière que je n’ai pu mener à bien. J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords.

    Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence.

    Jérôme Cahuzac, ex-ministre du budget

    Une fois encore s’illustre la décadence qui pervertit nos sociétés modernes : la perte de tout sens de l’intérêt général au profit de la défense d’intérêts personnels, même à ce niveau de responsabilités. Au-delà de la morale, il semble que la Loi française ait été violée, la justice est saisie, qu’elle passe !

  • Les aboyeurs et les hyènes

    Les aboyeurs pro-Sarkosy ont hurlé à la lune suite à la mise en examen de leur héros pour une sombre affaire de financement électoral qui n’a pas beaucoup d’intérêt. La palme revient à Henri Guaino qui en vieillissant devient de plus en plus irritable et colérique. Donc tout ce petit monde s’est déchaîné contre les trois juges responsables de l’affront fait à leur vedette faisant assaut de toutes les beaufitudes politiques dont est capable une meute d’élus en quête de suffrages populistes. La Morano, poissonnière à l’UMP, toujours toute en subtilité, a dit fort : « C’est simple, il y a eu l’affaire d’Outreau avec un magistrat, un juge d’instruction dépassé… Et là nous avons maintenant l’affaire Sarkozy avec un juge engagé. »

    Hier le juge Gentil a reçu une lettre de menace adressée à « Monsieur le juge Gentil, su Syndicat de la magistrature, fondé en mai 1968. Groupuscule de juges rouges révolutionnaires, socialo soviétiques, totalitaires, enragés et engagés politiquement. » S’en suit toute une logorrhée menaçante dans laquelle est associé le journaliste Elkabbach et annoncé que « l’un des vôtres va disparaître… » etc., etc. Deux balles à blanc sont jointes au courrier. C’est peut-être un canular, ou c’est peut-être un courrier inspiré par tout ce déchaînement de beaufitudes politiques constatés ces derniers jours. De la buvette de l’assemblé eu café du commerce il n’y a qu’un pas.

  • La couleur du président

    Hollande preste sur France 2 dans un décor clinquant et tape-à-l’œil, sur fond d’écrans LED gigantesques qui ont surtout pour effet de faire ressortir ses cheveux (mal) teints. La teinture ne va pas du tout, le brun tourne au rougeoyant sous le feu des LED. Comment prendre au sérieux le discours d’un homme qui ne réussit pas même sa couleur ? Et quel besoin a-t-il de se teindre les cheveux ? C’est du temps perdu et du ridicule accumulé

  • Mise en examen à droite

    Sarko l’agité est mis en examen par un collectif de trois juges d’instruction pour une affaire de financement de campagne électorale. Les aboyeurs de la droite déclenchent des tirs de barrage sur tous les médias, des militants en larmes jurent que leur héros est honnête, bref, un nouveau psychodrame est servi aux citoyens après celui, récent, de la démission du ministre du budget.

    Sarkozy est juste mis en examen. Il y aura peut-être un procès, peut-être pas. Il s’en sortira, peut-être innocent, peut-être pas. Il n’y a pas de raison d’en faire une affaire d’Etat. Que la justice passe comme elle passera pour le ministre sortant du budget, comme elle est passée pour les Jupé, Emmanuelli et autres Chirac et Pasqua.