Catégorie : France

  • Bataille de chiffonniers à l’UMP

    Ils sont vraiment impayables à l’UMP ! Et voilà maintenant qu’une commission Théodule interne au parti, après avoir analysé les recours, confirme l’élection de Copé-l’aboyeur contre Fillon-costume-étriqué avec cette fois-ci 900 voix d’avance au lieu de 90.

    Quelle salade ! Un des évènements politiques les plus sulfureux de l’après-guerre avec la déroute de sexuelle de Strauss-Kahn.

  • Décadence et incompétence dans la vie politique française

    Les luttes de pouvoir au sein des partis politiques français sont violentes, ce n’est sans doute pas très différent de ce qui se passe dans les autres pays. Par contre la spécificité qui apparaît en France au sein des élections internes des partis pour désigner leurs chefs respectifs est qu’elles sont organisées par des forbans sans foi ni loi, au PS comme à l’UMP, et sans doute également les autres partis, où la compétition consiste à bourrer les urnes, bidouiller les listes électorales, magouiller les procès-verbaux de dépouillement, etc.

    On reste un peu interloqué devant de telles pratiques qui relèvent de républiques bananières, mais qui sont semble-t-il pratiquées dans la joie et la bonne humeur par les caciques de nos partis franchouillards. Ce n’est pas joli-joli et dénote que sous le paravent de la démocratie de ces élections internes les dirigeants s’écharpent et tous les moyens sont bons.

    Pourquoi nos hommes politiques ne sont-ils pas capables de respecter un minimum de procédures démocratiques et de traditions républicaines ? On ne sait pas bien, on devine des personnalités aux égos surdimensionnés, imbues de leurs personnes, dévorées par les ambitions personnelles et finalement peu concernées par l’intérêt général.

    Il faut sanctionner de tels comportements et la seule façon de le faire est de ne pas voter pour ceux qui en sont responsables : je jure ici donc sur les têtes de mes enfants que jamais, oh grand jamais, je ne mettrai un bulletin dans une urne où figurerait le nom de Copé-l’aboyeur ou de Fillon-costume-étriqué.

  • Deux responsables totalement irresponsables

    Fillon-costume-étriqué et Copé-l’aboyeur ne veulent rien lâcher, et voilà maintenant qu’ils en appellent à Juppé comme « caution morale incontestable » pour trancher leur querelle. Bon, la caution morale, 67 ans, a tout de même été condamnée à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

    La seule réaction saine face aux déchirements de l’UMP devrait être : pan-pan-cul-nu et au lit sans dessert et que l’on n’entende plus jamais parler sur une scène politique nationale de ces deux ambitieux indignes.

  • Ils vont bientôt faire voter les morts…

    Incroyable, Fillon-costume-étriqué se rebiffe, exhume des voix de départements d’outre-mer non comptés et reprend la corde menaçant d’aller en justice. La sérénade continue et les égos se déchirent sur les plateaux télé. Les journalistes savants et les commentateurs mondains se réjouissent, cela fait longtemps qu’ils ne s’étaient autant régalés, sans doute pas depuis les performances glorieuses de l’équipe de France de fouteballe en Afrique du Sud.

    Les militants de l’UMP doivent être au fond du trou. Le microcosme parisien des autres partis se réjouit et soixante millions de français se contrefoutent de cette pantomime d’ambitieux prêts à tuer père et mère pour réussir.

  • Deux chefaillons à la dérive

    Deux chefaillons en campagne se sont présentés devant les suffrages des militants de l’UMP. Le vote était hier et le résultat très serré, si serré d’ailleurs qu’il a fallu recompter des résultats, analyser quelques soupçons de bourrage d’urnes et donc reculer à ce soir l’annonce officielle des résultats par une commission Théodule de circonstance.

    Nos deux apprentis chefaillons auraient pu avoir une attitude intelligente et mesurée dimanche soir et attendre la fin des travaux de la commission Théodule 24 heures plus tard pour enregistrer le résultat de cette élection psychodramatique. Il n’en fut rien et, dévorés par leurs ambitions personnelles, ces deux personnages se sont déclarés vainqueur dimanche soir vers 22h00 en s’accusant mutuellement de fraude.

    Toute la journée d’aujourd’hui leurs porte-flingues ont défouraillé sur les plateaux télé jusqu’à ce que Copé soit déclaré vainqueur contre Fillon-costume-étriqué qui devait l’emporter largement selon les prévisions.

    Ces deux pieds-nickelés auraient pu avoir un comportement d’Hommes d’Etat, ils ont choisi de s’étriper comme deux z’yva-casquettes-à-l’envers de banlieue. C’est affligeant et cela les classe pour la suite des évènements. En ce qui me concerne, ni l’un ni l’autre n’auront jamais ma voix dans une élection nationale. Aux commandes de la République ils seraient capables de déclencher une guerre nucléaire pour faire du tort à l’autre.

    • Conséquence de ce combat de coqs sur le déficit budgétaire de la République : nulle.
    • Conséquence sur un coup de barre populo de l’UMP : forte.
    • Conséquence sur l’envahissement des médias par Copé : à craindre.
    • Conséquence sur le développement de l’esprit : très négative.
  • La Corse en dehors de la Loi

    Les encagoulés corses continuent à s’auto-éliminer avec régularité et opiniâtreté. Aujourd’hui c’est un avocat local qui est flingué en pleine rue. On est toujours étonné de voir comment cette île arrive à rester en dehors des lois de la République. On ne parle même pas des niches fiscales dont bénéficient ses résidents depuis des siècles, pas plus que la prise en charge permanente par les contribuables des déficits abyssaux des compagnies maritimes qui relient le continent, mais plutôt de l’incapacité de la force publique à endiguer mafia et banditisme dans cette ile qualifiée « de beauté ».

    Comment est-ce possible ? Est-ce que les encagoulés exercent des menaces contre les politiques, la justice et les forces de l’ordre ? Ont-ils corrompus les décideurs et les tiennent-ils par des dossiers compromettants ? Les voyous sont-ils protégés par les populations locales ? Sont-ils définitivement plus intelligents et vicieux que les enquêteurs ?

    Cette permanence des comportements violents et asociaux laissent rêveur.

  • La France dépense trop

    Eh bien voilà, le gouvernement fait son petit bonhomme de chemin, finalement augmente la TVA, continue à baisser les dépenses pour financer des crédits d’impôt aux entreprises destinés à compenser leurs charges et rétablir une partie de leur compétitivité. En gros il suit les préconisations du rapport Gallois en transférant des dépenses des entreprises sur les contribuables-consommateurs. Il n’est pas bien sûr que lesdites entreprises n’en profitent pas pour augmenter leurs dividendes plutôt que de baisser leurs prix et augmenter leurs parts de marché, mais la droite n’aurait pas fait fondamentalement d’une façon différente. La gauche fait le job.

    La France vit au-dessus de ses moyens depuis bientôt 40 ans, le diagnostic est maintenant à peu près accepté par tous, un des bienfaits de la dernière campagne électorale présidentielle d’ailleurs, où le discours a été quasi unanime sur le sujet. Le message passe mais bien sûr les pleureuses s’égosillent et les commentateurs mondains glosent, mais n’est-ce point leur mode de fonctionnement ?

  • Les Caïmans contre les Piranhas dans le marigot capitaliste

    Dans le bocal franchouillard de la famille Lacoste nageaient en eau trouble les petits piranhas, descendants de l’ancêtre René Lacoste, tennisman et affairiste, ayant créé la célèbre marque de polos au logo en forme de crocodile. Les piranhas faisaient des ronds dans le marigot y allant de temps en temps d’un petit coup de dent sur un frère ou un cousin histoire de rougir l’eau d’un filet de sang, mais tous unanimes ils arrivaient à se goberger de leur nourriture favorite : l’attrait des petits poissons pour leur marque, prêts à dépenser leurs sous pour parader en polos crocodilés dans les beaux quartiers, générant ainsi de généreux dividendes pour la famille.

    Et puis un gros requin est arrivé par l’odeur du sang alléché, a agité un peu le marigot avec quelques mouvements de nageoire, remué la boue, poussé les petits piranhas à s’entredévorer joyeusement, puis ouvrant sa grande gueule aux dents affûtés, le squale a croqué toute la bande de petits piranhas sanguinolents.

    Et ainsi, l’une des dernières familles françaises capitalistes industrielles, qui plus est dans le textile, oubliant l’honneur, délaissant la tradition, reniant ses promesses, s’est donnée à l’ennemi contre de l’argent. Ainsi vont les affaires, même les plus florissantes.

  • C’est la faute à l’Etat !

    Carmignac gestion continue à édifier Mme. Michu en publiant de pleines pages dans la presse française pour expliquer comment il faut gouverner la France et diriger son économie, et surtout comment le fonds d’investissement Carmignac Gestion va sauver le monde grâce à ses conceptions d’altruisme toutes entières dévouées à la protection des épargnants. Que serions-nous devenus si Carmignac n’avait pas existé ?

    Cette fois-ci Monsieur Carmignac a laissé la plume à l’un de ses portes-flingues, un certain Frédéric Leroux, qui déblatère grosso-modo la même logorrhée anti-impôt, on en est ému aux larmes, qu’on en juge :

    Parution de la lettre ouverte de Frédéric Leroux dans Le Monde du 24 octobre 2012

    Madame, Monsieur,
    Mes amis et nos clients français et étrangers me demandent souvent ces temps-ci pourquoi je reste en France. La société de gestion de portefeuille pour laquelle j’ai l’honneur de travailler, détenue intégralement par ses dirigeants-fondateurs et ses employés est en effet parvenue à grandir et prospérer sans le moindre euro de fonds publics dans une crise qui mit pourtant à genoux l’ensemble du système financier international. Avoir réussi à protéger l’épargne de nos clients dans un environnement si hostile nous a permis de gagner la confiance de plus d’un million d’épargnants à travers l’Europe. 

    Nous devons cette réussite à notre volonté farouche d’indépendance et à l’implication de l’ensemble de nos salariés, motivés par leur statut d’actionnaire ou la perspective d’y accéder. Chacun des actionnaires est un entrepreneur, quelque soit sa participation au capital de la société. Sa confiance dans notre projet social l’a en effet conduit, en fonction de ses moyens et ses responsabilités, à en acquérir des actions, le plus souvent au prix d’un nécessaire endettement personnel. L’incitation financière au succès offerte par l’actionnariat est un formidable moteur pour la croissance économique. Tuer cette incitation par une taxation mal calibrée de l’actionnaire, c’est se garantir une croissance en berne.

    Nous voulons chez Carmignac  Gestion poursuivre l’aventure entrepreneuriale en France, continuer à apporter de la performance à nos clients, les aider à se préparer une retraite plus sereine, comme nous nous y employons depuis plus de vingt ans. N’est-ce pas là un beau dessein d’entrepreneurs, aussi financier soit-il ? Mais pourquoi poursuivre cette mission depuis la France, alors que la taxation de l’actionnaire pourrait devenir parmi les plus élevées au monde ?

    Comment continuer à motiver nos équipes par notre démarche entrepreneuriale si la France traite ceux qui réussissent dans leur vie professionnelle avec la méfiance et le mépris que l’on réserve partout ailleurs aux repris de justice ? Comment attirer  les nouveaux talents si la France décourage la prise de risque et favorise l’exode mortifère de ses propres talents les plus créatifs, les plus ardents à la victoire ?

    Comment poursuivre, à partir de la France, notre mission auprès de l’épargnant européen dans des conditions qui ne le défavorisent pas ? Comment protéger notre belle aventure humaine contre l’assassinat, fut-il inconscient, de la volonté d’entreprendre, créatrice de valeur, d’emplois et parfois même, de bonheur ?

    Les réponses appartiennent aujourd’hui au gouvernement et à nos députés. Nous voulons encore croire que la fiscalité sera utilisée comme une arme économique plutôt que politicienne car les décisions qui se préparent n’engagent  pas la France seule, mais l’Europe entière. Quels que soient les choix opérés, nos clients savent pouvoir compter sur notre détermination à répondre à leurs attentes. La force de notre équipe, comme de toute grande équipe, c’est son collectif. Nous resterons soudés, à domicile comme à l’extérieur, pour continuer à assurer la sérénité de tous les épargnants qui nous ont accordé leur confiance.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de toute ma considération.

    Frédéric Leroux, Gérant Associé, Carmignac Gestion

    Après avoir séché mes larmes à l’idée que les revenus du capital vont être imposés au barème de l’impôt sur le revenu et devant les sacrifices personnels incommensurables de Monsieur Carmignac pour rester en France, j’ai maintenu mes instructions à ma banque de ne pas investir un sou de mon épargne personnelle dans le fonds de ce forban donneur de leçons.

    Le seul point qui prêche en faveur de ce libéro-démagogue est qu’il a organisé un concert privé des Rolling Stones pour son personnel. Mais cela ne rattrape pas le reste, loin de là.

  • Le rapport Gallois : un diagnostic de bon sens

    Le rapport Gallois pour la compétitivité de l’industrie française est paru. Tout le monde l’a commenté sans l’avoir lu depuis un mois, donc maintenant qu’il est disponible ce n’est plus la peine de le lire puisque on ne va plus s’y intéresser, le zapping de l’actualité nous fait passer à d’autres sujets, dont l’élection du président américain.

    La première phrase de ce document dresse le bilan :

    Tous les indicateurs le confirment : la compétitivité de l’industrie française régresse depuis 10 ans et le mouvement semble s’accélérer. La diminution du poids de l’industrie dans le PIB français est plus rapide que dans presque tous les autres pays européens ; le déficit croissant du commerce extérieur marque nos difficultés à la fois vis-à-vis des meilleures industries européennes et face à la montée des émergents.

    La perte de compétitivité industrielle est le signe d’une perte de compétitivité globale de l’économie française. Car l’industrie ne se développe pas en vase clos : elle dépend des autres secteurs de l’économie, des services et de l’énergie en particulier ; elle dépend de l’écosystème créé par les politiques publiques, de la dynamique des dépenses et des recettes publiques, ou du fonctionnement des services publics, des grandes infrastructures, comme de l’appareil de formation et de recherche ou du marché du travail. Cette perte de compétitivité est, pour une large part, à l’origine des déséquilibres des finances publiques comme du chômage ; elle limite notre marge de manœuvre en Europe et dans le monde ; elle menace notre niveau de vie et notre protection sociale ; elle réduit la capacité de croissance de l’économie.

    Rapport Gallois

    Ce n’est pas la première fois que pareilles phrases sont écrites mais la répétition commence à avoir vertu pédagogique, surtout après une campagne électorale présidentielle française qui a été tournée sur ce sujet.

    La France et ses citoyens commencent à admettre que la République vit au-dessus de ses moyens depuis plus de 35 ans et que l’une des conséquences de cette gabegie irresponsable est que notre économie n’arrive plus à vendre ses produits et services. C’est ainsi. 

  • Le rapport attendu

    Lundi doit sortir le célèbre rapport Gallois, que personne n’a lu puisqu’il n’est pas encore sorti mais que tout le monde commente. C’est intéressant de voir l’hystérie qui saisit l’information, ceux qui la créent et ceux qui la diffusent.

    Le rapport sort le 5 novembre, est-ce que cela change la face du monde d’attendre le 5 novembre pour le lire et l’analyser ? Ne serait-ce pas plus intelligent de le commenter sur base d’une lecture complète que plutôt que sur des on-dit qui relèvent plus de l’homme qu’a vu l’homme qu’a vu l’homme qu’a vu l’homme qu’a vu l’ours qu’a tué le facteur que du comportement raisonné d’un être humain doué de neurones ?

    Nous lirons donc ce rapport la semaine prochaine.

  • Fraude confirmée pour le forban Kerviel

    Un premier jugement avait condamné Kerviel-le-trader-fraudeur à 4,9 milliards d’euros et 5 ans de prison dont 3 fermes pour « abus de confiance, faux et introduction frauduleuse de données dans le système informatique de la banque ».

    La cour d’appel d’appel en octobre 2012 a confirmé le jugement et la condamnation à 4,9 milliards d’euros et 5 ans de prison dont 3 fermes pour « abus de confiance, faux et introduction frauduleuse de données dans le système informatique de la banque ».

    Les plaintes déposées par Kerviel-le-trader-fraudeur contre sa banque employeuse ont été classées sans suite. Il aurait pu être mis en prison à sa sortie du tribunal qui l’a finalement laissé libre pour le moment.

    L’affaire est donc plutôt mal engagée pour le garçon qui va se pourvoir en cassation. Sa vie est foutue sauf coup de théâtre improbable de la Cour de cassation.

  • Cancans et vérités fiscales documentées

    Dans un dîner en ville les hôtes abordent le sujet des Pigeons, corporation d’entrepreneurs ayant défendu ses intérêts avec succès et malhonnêteté intellectuelle. Nous en avons parlé ici mais revenons-y avec les documents officiels : le projet de Loi de finance 2013, document didactique plutôt bien écrit qui explique que l’objectif est soumettre les plus-values mobilières au barème de l’impôt sur le revenu et non plus à un prélèvement libératoire proportionnel de 19%.

    Dès publication du projet les pigeons ont agité les réseaux sociaux, puisque c’est maintenant le nouvel endroit où il faut être vu et entendu, pour faire une description apocalyptique de ce statut fiscal qui allait les tondre, décourager tout esprit d’entreprise dans notre beau pays et entraîner un départ en exil de tous ces brillants cerveaux, exil à coté duquel celui des nobles et de chouans en 1789 passerait désormais pour une promenade de santé.

    Certes les entrepreneurs vendant leur entreprises devaient soumettre leur éventuelle plus-value au taux marginal de leur impôt sur le revenu, mais ce qui a été passé soigneusement sous silence c’est que le dispositif prévoyait un système de quotient et d’abattement introduisant la notion de plus-value à court terme (revente de l’entreprise moins de deux ans après sa création ou son achat), plus taxée, et de plus-value à long terme avec imposition dégressive. Bref, comme à la maison lorsqu’un particulier revend son appartement, et encore, la progressivité de la décote étant bien plus longue pour l’investissement immobilier que mobilier (la plus-value met 30 années avant d’être complètement exonérée).

    Afin d’inciter les contribuables à privilégier une épargne longue, et, transitoirement, d’atténuer la progressivité de l’imposition sur ces revenus acquis sur une période pluriannuelle, deux mécanismes sont proposés :
    – un système de quotient variable en fonction de la durée de détention des titres cédés permettra de tenir compte du caractère pluriannuel de la plus-value pour les trois premières années d’application du barème progressif de l’IR (c’est-à-dire pour les cessions intervenues en 2012, 2013 et 2014). Le bénéfice du quotient s’appliquera sans condition de montant ;
    – l’introduction d’un abattement proportionnel et progressif en fonction de la durée de détention des titres permettra de favoriser la détention longue. Il sera de 5% pour une durée de détention de deux à moins de quatre ans, 10 % pour une durée de quatre ans à moins de sept ans, puis sera augmenté de 5 points par année de détention supplémentaire au-delà de la sixième année, pour atteindre 40% la douzième année. La période de détention sera décomptée à partir du 1er janvier 2013 pour les titres

    Projet de Loi de Finance 2013

    Une page sur Facebook et le gouvernement a oublié son projet de progressivité pour revenir à la proportionnalité ; voilà la vérité, texte officiel à l’appui. Le plus incompréhensible c’est la facilité avec laquelle le gouvernement a cédé et l’incompétence des chroniqueurs mondains qui ne lisent même pas les textes et assènent des contre-vérités patentes en se drapant derrière le « devoir d’informer ». Ces gens font mal leur boulot.

  • Les beaux-parleurs du CAC40

    Un quarteron de patrons du CAC40, salariés surpayés, publie une tribune pour réclamer qu’on les débarrasse de la patate chaude des charges sociales qui pèsent sur les entreprises. C’est une vieille histoire, en gros l’impôt c’est bien mais quand ce sont d’autres qui le payent. Il s’agit donc de diminuer les charges des entreprises pour faire payer la protection sociale par les consommateurs via la TVA et les contribuables via la CSG. Les entreprises deviendraient plus compétitives et les citoyens un peu plus tondus. L’un dans l’autre, personne ne sait vraiment quel serait l’effet économique de ce petit jeu de transfert de charges.

    Et tout le monde affirme être dans la ligne d’un rapport Gallois sur la compétitivité qui doit sortir la 5 novembre, que tout le monde commente sans l’avoir lu. Certains l’enterrent, d’autres le glorifient, mais le rapport n’est pas encore sorti. Comment font tous ces augures des plateaux médiatiques pour ainsi parler dans le vide ? C’est l’un des grands mystères de la Création.

  • Boutique off-shore

    Si vous avez besoin d’ouvrir une boutique off-shore pour y localiser quelques revenus qui échapperaient ainsi aux impôts français, eh bien rendez-vous 161 bis rue de la Roquette où cette officine vous propose ses services.

  • Un premier ministre sans histoire

    Les chroniqueurs mondains et les journalistes savants continuent à s’attaquer au premier ministre Ayrault accusé de tous les maux. En fait ces stars des médias sont déconfites car elles aimeraient voir à Matignon un présentateur télé en costume cintré, affublé d’un compte Twitter et d’une page Facebook sur lesquels il publierait la couleur de ses chaussettes et les photos de bombasses hollywoodiennes qui fréquenteraient ses soirées dans un Ryad à Marrakech.

    Hélas pour la vente de leurs journaux, elles ont écopé d’un premier ministre un peu tristoune en costume gris, dont la principale activité est de récolter les 40 milliards qu’il manque à la République pour son budget 2013, et non pas d’écouter les conseils sans intérêt de conseilleurs dont les papiers ne dépassent guère les 20 lignes et les chroniques les 45 secondes.

    Tous ces mondains ont également été désespérés par l’absence de violences verbales entre Copé et Fillon qui passaient à la télévision en vue de l’élection du futur président de l’UMP. Enfer et damnation, les deux impétrants sont restés polis et mesurés, les chroniqueurs en restent muets car ils n’ont pas de temps à perdre à analyser le fond des programmes et des propositions. Alors ils ont qualifié le débat d’inintéressant et terne.

  • La folie des iles de la République

    Dans un grand élan de responsabilité, le fiston de l’avocat corse assassiné, lui aussi avocat, explique doctement que c’est la police qui est responsable du meurtre de son père. C’est étrange cette capacité qu’ont les iles de la République à sans arrêt rejeter toute responsabilité sur le continent.

    On a quand même l’impression ces dernières semaines qu’il y a tout de même un petit problème de violence et d’omerta au sein du « peuple corse ». Ce n’est sans doute pas la police qui appuie sur la gâchette de tous ces meurtres, mais on ne peut rien exclure. Après-tout on a bien vu un préfet incendier une paillotte… Ces iles rendent fous, c’est un phénomène sociologique qu’il faudrait un jour comprendre.

    En attendant si le fiston a les noms des assassins de son père, qu’il ne se gêne pas pour les indiquer à la justice.

  • Choc de bla-bla-bla

    Glissement sémantique, on passe du choc de compétitivité au pacte de compétitivité. En gros, quel que soit le patronyme retenu, le plan consiste à déplacer une masse de charges des entreprises vers les consommateurs et contribuables. On va donc payer ces charges sociales directement à l’Etat au lieu de les payer dans le prix des produits consommés. Le reste n’est que billevesées.

  • Baby-Copé

    L’opposition a recruté un nouveau petit roquet : Geoffroy Didier, le cheveu châtain savamment ondulé rejeté en arrière, le menton volontaire et la joue creuse, la chemise blanche largement ouverte sur blazer bleu ; le garçon a l’arrogance et la futilité d’un vieux politicard, la mauvaise foi d’un professionnel aguerri et le niveau de raisonnement d’un peintre en bâtiment. C’est un baby-Copé promis à un grand avenir.

    Et en plus il a la même tête que David Martinon, l’éphémère porte-parole de Sarkozy à l’Elysée et candidat UMP à la députation de Neuilly avant d’être trahi par l’un des rejetons Sarkozy.

  • La bougeotte des ministres

    Avez-vous remarqué comment dès qu’un nouveau ministre français de l’éducation s’installe dans son fauteuil les premiers dossiers auxquels il s’attaque sont le calendrier des congés et l’étalement des heures de classe sur 4, 5 ou 6 jours. C’est comme une espèce de réflexe pavlovien : le nouveau ministre s’assied dans son nouveau fauteuil en cuir et il ouvre un parapheur pour signer l’arrêté qui va chambouler les horaires et les vacances. C’est ainsi, c’est surtout irrésistible, chaque nouveau ministre pense qu’il faut immédiatement bouleverser le calendrier scolaire pour exister.