Catégorie : France

  • Copenhague et la poissonnière

    Le sommet de Copenhague est qualifié d’échec retentissant par ma poissonnière. La lecture des conclusions de ce sommet pour le climat amène à des conclusions plus mesurées. Malgré ce que clame la vendeuse de merlans du chroniquer il y a tout de même quelques engagements chiffrés : ceux de l’aide financière que les pays développés s’engagent à fournir aux pays émergents pour les aider à s’adapter pour limiter les changements du climat, soit 30 milliards de dollars pour la période 2010/2012, puis 100 milliards par an à partir de 2020. Ce n’est pas rien, n’en déplaise à Mme. Michu.

    Il par contre vrai que les annexes 1 & 2 ont été signées en blanc et doivent être remplies d’ici le 31/01/2010. La n°1 concerne les objectifs de réduction de gaz à effet de serre d’ici 2020 et la n°2 les actions à prendre par les pays en voie de développement (developing) qui ne sont pas dans l’annexe 1, c’est-à-dire ceux qui ne prendront pas d’objectifs chiffrés. Il sera d’ailleurs intéressant de voir comment se répartiront les 192 pays membres de l’ONU entre annexes 1 et 2…

    A suivre donc d’ici le 31 janvier, et en reparler à la poissonnière si besoin est…

  • Identité nationale et confusion populaire

    Le débat sur l’identité nationale continue avec son cortège de vraies questions, de démagogie et de petites phrases. Evidemment la presse à sensation insiste sur les sorties de quelques hurluberlus :

    Nadine Morano demande au jeune musulman français « qu’il aime son pays, qu’il trouve un travail, qu’il ne parle pas verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

    Pascal Clément : « Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France. » (propos démenti par l’intéressé)

    André Valentin maire UMP de Gussainville juge qu’il est « temps qu’on réagisse, parce qu’on va se faire bouffer ». Par qui ? « Y’en a déjà dix millions, dix millions que l’on paye à rien foutre ».

    Sans doute ne faut-il pas accorder trop d’importance à ces interventions mais plutôt s’interroger sur les objectifs de ce débat ? On les trouve sur le site web www.debatidentitenationale.fr/ :

    Les objectifs du grand débat sur l’identité nationale :

    Eric BESSON, Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire a ouvert lundi 2 novembre 2009 un grand débat sur l’identité nationale.

    L’organisation de ce débat constitue l’un des engagements souscrit par le Président de la République lors de la campagne présidentielle, repris dans la lettre de mission qu’il a adressée, avec le Premier Ministre, à Eric BESSON, le 31 mars 2009.

    Ce débat répond aux préoccupations soulevées par la résurgence de certains communautarismes, dont l’affaire de la Burqa est l’une des illustrations. Au moment même où l’Union européenne franchit une nouvelle étape de son intégration, et où la crise économique et financière internationale démontre combien la mondialisation rend l’avenir des Nations interdépendant, il a pour objectif d’associer l’ensemble de nos concitoyens à une réflexion de fond sur ce que signifie, en ce début de 21ème siècle, « être Français ».

    Ce débat doit tout d’abord favoriser la construction d’une vision mieux partagée de ce qu’est l’identité nationale aujourd’hui. Il doit aussi faire émerger, à partir de propositions mises en débat par les différents participants, des actions permettant de conforter notre identité nationale, et de réaffirmer les valeurs républicaines et la fierté d’être Français.

    Le calendrier du débat :

    Ce grand débat se déroulera sur trois mois, à compter du lundi 2 novembre 2009, et jusqu’au 31 janvier 2010, et se clôturera le 4 février 2010 par un colloque sur l’identité nationale, au cours duquel le Ministre présentera la synthèse des travaux.

    Evidemment tout ceci est propice à une avalanche de beaufitudes populistes dont le peuple français, abruti par les matchs de fouteballe et les journaux de TF1, est coutumier, mais les questions abordées sont intéressantes. Après-tout à une époque de sondagite aigüe où la ménagère de moins de 50 ans est interrogée sur tout et sur rien, pour faire vendre des pots de yaourts ou préparer les élections régionales, pourquoi ne pas lui demander en plus ce qu’elle pense de sa nationalité et de la meilleure façon de la vivre ? Ce n’est pas interdit, juste délicat et demande à être mené avec doigté, qualité assez peu partagée dans le monde politique d’aujourd’hui. Un débat au niveau des intellectuels aurait eu plus de tenue mais par construction moins de racines. Voyons comment tout ceci évolue et espérons que les tenants de ce débat sauront en contenir les excès.

  • Vacances dispendieuses

    Le couple Sarkozy passe les fêtes de fin d’année dans une résidence du Roi du Maroc à Marrakech. On ne voudrait pas être trop vieux jeux, mais n’y-a-t-il pas moyen que le président de la République française passe ses congés sans avoir l’air entretenu par les contribuables d’un pays tiers, fut-il ami ? La République ne manque pourtant pas de résidences luxueuses à travers l’hexagone. Avec notre ancien président Chirac qui est toujours logé par un affairiste libanais sur les quais de Seine, tout cela commence légèrement à faire pique-assiette et manquer pour le moins d’élégance et de savoir-vivre…

    Comment peut se passer une réservation de ce type ? Sans doute le cabinet de l’Elysée, un secrétaire général de service, téléphone-t-il au Palais royal de Mohammed VI :

    • Comment allez-vous cher Ami ? Son Excellence Sarkozy se demandait justement s’il pouvait bénéficier d’une des modestes demeures de son Altesse M6 à Marrakech.
    • Mais bien entendu cher Ami, nous avons justement le palais bidule qui sera libre en cette fin d’année, vos dates seront les nôtres.
    • Et que diriez-vous d’un petit dîner royal à Rabat entre nos dirigeants à l’occasion de ce séjour ?
    • Mais bien entendu cher Ami, ce sera l’occasion de célébrer une fois encore l’indéfectible amitié entre nos peuples.
    • Etc…

    Une bonne partie de l’intelligentsia politico-mondaine française s’est fait goberger pendant des années à la Mamounia par Hassan II (le père de M6) ajoutant encore aux relations ambigües entre nos pays, les mauvaises habitudes continuent. Ce n’est pas bien.

  • Problème bureaucratique

    La presse s’en donne à cœur joie pour descendre le monde politique après la censure du Conseil constitutionnel de la taxe carbone. Les hyènes hurlent devant le cadavre mais on aurait aussi aimé les entendre analyser les dysfonctionnements potentiels de ce mécanisme de taxe carbone lorsqu’il a été présenté par le gouvernement ! Même Le Monde titre en première page sur le « désaveu fait à Sarkozy ».

    Que notre hyper agité du ciboulot Sarkozy soit désavoué n’est pas grave en soi, et guère intéressant finalement. En revanche si cette taxe était utile nous avons un vrai problème à résoudre et devons trouver une solution pour la remettre en vigueur via un mécanisme compatible avec la Constitution. Ou alors il faut changer la Constitution.

  • La Loi doit être la même pour tous

    Le Conseil constitutionnel censure la taxe carbone pour cause d’iniquité fiscale et d’inefficacité industrielle. Les exemptions octroyées pour différents secteurs comme les transports, la chimie, l’énergie, et bien d’autres, auraient conduit à ce que 93% des émissions industrielles soient exonérées. On avait bien compris que le contribuable de base allait connaître des années difficiles. Le Conseil constitutionnel tente de faire valoir quelques principes républicains pour adoucir leur sort et ce n’est pas facile.

  • Vacances poudrées à Saint-Domingue

    Les deux gamines condamnées à 8 ans de prison pour trafic de drogue en République Dominicaine sont graciées par le président de ce pays après 18 mois de détention. On avait retrouvé 6 kilos de cocaïne dans leurs bagages au départ de Saint-Domingue. Elles ont clamé dès le départ que ces sacs de cocaïne étaient arrivés dans leurs valises sans qu’elles ne s’en aperçoivent… Soit, mais le contraire est également possible.

    Allez, passons l’éponge, elles sont peut-être coupables, peut-être innocentes, mais elles ont fait 18 mois de prison. Elles seront en tout cas mieux en liberté en France plutôt qu’en prison en République Dominicaine. La prochaine fois les filles, allez passer vos vacances dans le Limousin, c’est moins dangereux !

  • Le péché financier de notre génération

    Communiqué de l’Agence France Trésor :

    Christine Lagarde, ministre de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi, a arrêté le montant des émissions à moyen et long terme (BTAN et OAT) nettes des rachats de l’Etat à 188 milliards d’euros pour 2010.

    Le programme prévoit que les émissions d’obligations indexées, tant sur l’inflation française qu’européenne, représenteront environ 10 % des émissions nettes à moyen et long terme. Comme au cours des années précédentes, l’Agence France Trésor ajustera ses émissions pour répondre à la demande et assurer la liquidité des titres.

    En 2009, l’AFT a procédé à 13,6 Md€ de rachats de titres avant leur échéances se répartissant entre 11 Md€ arrivant à maturité en 2010 et 2,6 Md€ de titres 2011. L’AFT procédera en 2010 à des rachats de titres venant à échéance dans les prochaines années, en fonction des conditions de marché.

    Le bilan du programme de financement 2009

    Le montant en nominal des emprunts bruts à moyen et long terme pour l’année 2009 a atteint 178,6Md€ répartis entre 83,6 Md€ d’OAT à taux fixe, 12,3 Md€ d’obligations indexées sur l’inflation (OATi, OAT€i et BTAN€i) et 82,7 Md€ de BTAN.

    22 déc. 09 : DÉTAIL DU PROGRAMME DES ÉMISSIONS À MOYEN ET LONG TERME DE L’ETAT POUR 2010

    Le programme de dépenses supplémentaires qualifié de grand emprunt à 35 milliards sera financé par ce programme. En rentrant plus dans les détails, on lit que des émissions vont être faites à 40 et 50 ans, ce quo en dit long sur la capacité de notre génération à transférer ses péchés sur les suivantes…

  • Le béton et les marchés

    Martin Bouygues, bétonneur mondial proche du pouvoir hexagonal, se plaint amèrement des réformes en cours des marchés financiers qui aboutit à ce que des titres Bouygues soient échangés sur les marchés financiers sans que l’intéressé ne soit informé de ces transactions.

    Bah oui mon grand, c’est la dernière mode en matière de boursicotage : les dark pools (ou autres crossing networks), sortes de plateformes informatiques ultrasophistiquées, fruits de la créativité malsaine des financiers mathématiciens qui ont mis à terre la planète finance en 2008 et où s’achètent et se vendent des titres en gré-à-gré de façon plus ou moins confidentielle en dehors des marchés boursiers classiques et de leur transparence.

    Mon grand, la meilleure façon de ne pas être touché par les turpitudes des marchés financiers et leurs avatars c’est de ne pas solliciter leurs sous. A partir du moment où une société est en bourse ses créateurs historiques se défaussent de leurs titres de propriété dans les mains d’inconnus dont une partie de forbans. Il est toujours possible ensuite de réclamer plus de réglementation mais c’est un peu tard et légèrement incohérent…

  • La culture en France

    Enfin une bonne nouvelle avant la coupe du Mooooooonde de fouteballe : France Culture arrive en n°3 des radios les plus podcastées en France. Comme quoi même avec seulement 1,8% de part de marché une radio intelligente arrive à soulever des montagnes.

  • Il faut renoncer au business avec l’Irak qui se termine toujours très mal

    « Moustaches en ballet de chiottes », ainsi nommé le pédégé de Total, porteur de la moustache la plus ridicule du CAC 40, regrette de n’avoir pu emporter de marchés significatifs lors d’un appel d’offres de champs pétroliers en Irak.

    Il a bien fait de ne pas surenchérir pour aller pomper de l’or noir dans ce pays dans lequel de tous temps le business s’est terminé en faillites, non-paiement de dettes et pertes gigantesques comblées généralement par les contribuables des pays fournisseurs. Il vaut mieux consentir directement de l’aide au développement à ce pays plutôt que d’y lancer les entreprises françaises privées qui, d’une façon ou d’une autres, vont se retourner vers les contribuables français après le défaut de l’Irak.

  • La fin du suspense sur le « grand emprunt »

    Le masque est tombé, le grand emprunt n’est finalement qu’un programme de dépenses publiques supplémentaires qui seront financées sur les marchés financiers comme les 150 milliards de déficit du budget de l’Etat 2010. Des dépenses peut-être plus intelligentes que les autres, l’avenir le dira, mais il n’est pas même certain qu’elles ne soient jamais réalisées, tout dépendra des priorités budgétaires le moment venu. Et de priorités nous n’allons pas manquer…

  • L’Etat cherche à récupérer d’une main ce qu’il a donné de l’autre

    La France envisage « une taxation exceptionnelle des bonus 2009 » en coordination avec le Royaume-Uni et sur le thème que ces bonus sont en partie le résultat du soutien apporté par les contribuables au sauvetage des banques. Cette alliance franco-britannique est plutôt étonnante sur un sujet où Londres se fait généralement le chantre du libéralisme effréné. A l’écoute des déclarations politiques et à la lecture de la presse on ne comprend pas bien qui sera taxé : les banques ou les bénéficiaires des bonus, ou les deux peut-être ?

  • Gâchis d’argent public

    La fédération française de fouteballe publie le montant de la prime versée à l’entraîneur de l’équipe de France pour prix de la récente sélection de ladite équipe à la coupe du monde 2010 : elle s’élève à 820 000 EUR. C’est un montant significatif. Il n’est pas précisé quels sont les modes de financement de cette fédération mais à mon avis il doit y avoir des fonds publics. Le contribuable a donc certainement apporté son obole à cette prime.

    Outre cette somme exorbitante, le plus intriguant dans l’affaire est le processus de décision de son octroi. Tout le monde s’accorde à dire qu’elle n’est pas méritée (quel que soit d’ailleurs le résultat et la manière de la sélection obtenue) mais elle a pourtant été attribuée, sans doute par une instance de décision de la fédération. Il y a donc eu un aréopage de dirigeants fouteux qui se sont réunis un beau jour et décidé de verser 820 000 EUR à un entraîneur de foute. Un mandataire a dû signer un contrat en ce sens avec l’impétrant. Est-ce qu’à un moment ou un autre du processus quelqu’un s’est demandé : « p…, c’est tout de même beaucoup d’argent » ou est-ce que personne n’a même été effleuré par le moindre doute devant l’incohérence d’une telle rémunération par rapport à la prestation attendue ?

    Comme Proglio qui a réussi à faire croire qu’il était le seul pédégé possible pour EDF et donc à imposer des conditions également exorbitantes à son conseil d’administration, un entraîneur de fouteballe enfume son employeur et obtient des rémunérations déplacées. L’un comme l’autre ont au moins cette qualité d’arriver à se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas, alors que tous ces dirigeants sont, ô combien, largement interchangeables.

  • Le citoyen protégé par la République

    A l’occasion d’un concert organisé dans les locaux de la Cour des Comptes, le spectateur peut lire, gravé au fronton de la porte de la salle, un article de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :

    Art. 15 – La société a le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration.

    26/08/1789
  • Faire prospérer sa boutique

    Henri Proglio nommé récemment pédégé d’EDF après avoir été débauché de Veolia semble manifester un entregent exceptionnel pour obtenir ce qu’il veut, et à tout le moins faire peur à ceux qui l’ont désigné. Il a exigé et obtenu de continuer à exercer la fonction de président « non exécutif » chez Veolia, et le voilà maintenant en train de faire augmenter sa rémunération chez EDF pour qu’elle atteigne rapidement celle qu’il percevait chez Veolia.

    Sans se prononcer sur le fonds de ses exigences personnelles (cumul de mandats et rémunération en hausse substantielle et immédiate), le processus est intéressant en ce qu’il révèle une capacité de nuisance certainement surévaluée par le gouvernement qui l’a nommé. Proglio est à n’en pas douter un homme compétent mais il n’est pas le seul dans le monde des affaires. Vous shootez sur un marronnier du VIIIème arrondissement et vous avez 10 hommes compétents, pédégés d’EDF en puissance, qui tombent sur le pavé. Alors comment fait-il pour imposer des exigences qui n’ont rien à voir avec l’avenir d’EDF et ne concernent que sa stricte situation personnelle ? Que se passerait-il si ses autorités de tutelle cherchaient à le calmer un peu sur ses requêtes individuelles ? Sans doute rien, mais on n’ose pas le faire. C’est là toute la force de l’impétrant : non seulement il est persuadé d’être irremplaçable mais ses dirigeants le croient aussi.

  • Les emprunts se remboursent

    A une question des Echos sur le « grand emprunt », Thierry Breton ex-ministre des finances répond : « Vous aurez compris que l’ère qui s’ouvre est d’abord, pour notre génération, celle du grand remboursement ! » On ne saurait mieux dire mais ajouter : « …pour notre génération et celle de nos enfants voir également nos petits-enfants ! »

  • L’escroquerie électorale continue

    L’escroquerie électorale se poursuit. Michel Barnier élu récemment député européen, en tête de liste dans sa région, démissionne de son poste pour prendre un maroquin à la Commission européenne. Après Brice Hortefeux, élu également député européen pour aussitôt démissionner pour garder son poste de ministre de la République on continue à vouloir faire passer des vessies pour des lanternes auprès du gogo électeur que l’on fait voter pour un leurre qui aussitôt élu se dissout dans le marigot politicard. Et il semble que les élections régionales qui se profilent vont être un modèle du genre avec des ministres en tête d’affiche qui renonceront aussitôt…

  • La France éternelle

    La France râle… comme toujours. Il y a 15 jours elle se marrait devant Roselyne et ses 95 millions de doses de vaccin contre la grippe A et aujourd’hui elle hurle car il leur faut attendre 2 heures pour faire vacciner les gamins au gymnase du coin. Quelle affaire ! Entre les deux il y a eu 65 morts. Cela vaut peut-être la peine de perdre 120 mn pour obtenir un vaccin… Cela fait presque la durée d’un match de fouteballe, y compris la tournée de bière post-match et la lecture de L’Equipe du lendemain matin !

  • Tour de passe-passe fiscal

    La France râle… encore. La taxe professionnelle, dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle est un mauvais impôt, va être supprimée. Comme il ne saurait être question de baisser les dépenses, cette taxe bientôt défunte sera remplacée par d’autres impôts. Alors les élus s’agitent comme des mouches dans un bocal pour savoir qui va payer. Et à ce petit jeu, l’impôt nouveau est toujours mieux à instaurer chez les autres que dans son pré-carré électoral alors chacun se relance la patate chaude et le dernier qui l’attrape aura perdu. On peut craindre qu’il ne s’agisse du contribuable électeur…

  • Politique, billevesées et racontars

    MM. Juppé et Sarkozy sont pris au piège de l’intox sur leur présence (ou pas) à Berlin le 9 novembre 2009. Ils s’emberlificotent sur leurs blogs et pages Facebook entre affirmations, démentis et corrections. On a du mal à croire qu’ils aient autant de temps libre pour se livrer à de telles billevesées. Même si ce ne sont sans doute pas eux qui rédigent lesdits blogs, mais plutôt des communicants payés par le contribuable car on imagine faisant partie de leurs équipes de conseillers, ils ont dû néanmoins y apporter leur patte compte tenu de l’ampleur de la polémique. N’ont-ils rien de mieux à faire que de bidouiller leurs pauvres petites historiettes personnelles ? Travailler à ce pour quoi les électeurs les ont élus et les contribuables les payent ? Gérer le pays et assumer leur responsabilité politique par exemple plutôt que de faire du marketing et de s’autopromouvoir comme un paquet de lessive en tête de gondole dans un hypermarché ?