Catégorie : France

  • Bernard Tapie en pleine forme

    Bernard Tapie, ancien taulard, repris de justice, truqueur de matchs de fouteballe, ex-ministre, ex-député, comédien de boulevard, en faillite personnelle mais refinancé par le contribuable français, se remet à l’ouvrage et fait la une de l’actualité. Il fait part de son intérêt pour racheter des entreprises comme Le Club Méditerranée. Aussitôt le cours en bourse de celle-ci flambe. C’est dire que les soi-disant analystes financiers et investisseurs en mal de bonnes idées estiment que Tapie à la barre du Club pourrait apporter de « la valeur » pour l’actionnaire. A quel point de désespoir en sont-ils arrivés !

    Ce Tapie est tout de même un incroyable phénomène. On peut lui reprocher tout ce qui précède et percevoir son retour avec effroi dans les différents mondes qu’il a déjà fréquentés, mais on ne peut guère l’accuser de manque de pugnacité. Bien d’autres que lui seraient allé se la couler douce au soleil grâce au magot empoché sur le dos du contribuable français et du fait des errements du Crédit Lyonnais (parmi bien d’autres). Eh bien non, lui il remet ça.

    On risque même de le revoir en politique car en France les repris de justice se présentant au vote des électeurs remportent généralement un franc succès (Emmanuelli, Mellick, Juppé). Il lui faudra tout de même veiller au grain car c’est un domaine où il a trouvé plus roué que lui par passé.

  • Des joueurs de foute impécunieux

    La meilleure de l’année, voire de la décennie ! Des footeux français se sont fait sortir de je ne sais plus quelle compétition de fouteballe par des Ukrainiens et c’est évidemment une tragédie nationale. On entend une analyse journalistique étonnante : cette défaite serait due au taux d’imposition excessif des footeux résidents français. Rendez-vous compte, les revenus desdits joueurs seraient imposés 20% de plus que leurs collègues britanniques ce qui expliquerait leur incompétence face à l’Ukraine. Et la concierge de presse d’implorer le gouvernement d’abaisser le taux d’imposition des footeux jouant dans les clubs nationaux pour leur redonner de la motivation. Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd.

    Mon Dieu, pardonnez-leur et faite que cette génération abrutie par les matchs de fouteballe et les journaux de TF1 puissent un jour s’en sortir.

  • Des états d’âme chez Natixis

    Chez NATIXIS (1,5 milliard de pertes en 2008 à la suite de spéculations hasardeuses, 500 suppressions de poste ou plus, quelques échos de parachutes dorés et autres bonus, sans parler de la nomination contestée du nouveau pédégé des deux maisons mères Caisses d’Epargne et Banques Populaires) il y a une commission « Stress, prévention du harcèlement et souffrance au travail » très fréquentée en ce moment parait-il par les traders éprouvés par les états d’âme…

  • La France n’arrive toujours pas à maîtriser ses dépenses publiques

    L’Etat se fait des nœuds au cerveau pour trouver comment expliquer aux élus locaux que l’on va supprimer leur taxe professionnelle mais que ce trou dans leur budget sera intégralement compensé par d’autres ressources. C’est là que le bât blesse pour une France budgétivore. Si l’on supprime un impôt il faudrait arriver à supprimer des dépenses en conséquence, mais si aussitôt la taxe professionnelle passée à la trappe on la compense avec d’autres impôts, on revient au point de départ. Eternel recommencement !

    Et les impôts locaux 2009 sont annoncés en forte hausse dans quasiment toutes les villes de France. En fait les municipalités spéculaient sur l’immobilier en encaissant des droits de mutation en constante progression. Du fait de la baisse des transactions immobilières, en nombre et en valeur, l’assiette taxable se réduit comme peau de chagrin. Les dépenses ne suivant pas la même voie, il faut bien se rattraper sur d’autres impôts. Les municipalités, comme les propriétaires, petits et grands, avaient fini par considérer comme normal que la valeur immobilière progresse de plus de 10% par an. Cela s’appelle de la spéculation, au sens propre du terme.

  • Concept et marketing

    Ma supérette change de look en passant de la marque « Attac » à celle de « Simply Market ». Le caissier m’explique doctement qu’il s’agit d’un nouveau concept ! En gros tous les rayons ont été secoués, on y trouve la même chose mais à des endroits différents, un peu comme lorsque l’on passe de Windows XP à Windows Vista. Et au lieu de recevoir son bonus à la demande, il est déduit de chaque achat. Pipeautez, pipeautez, il en restera toujours quelque chose. Et puis je suggère que l’on réserve ce terme de « concept » qui veut dire « idée conçue par l’esprit » à des choses moins bestiales que la supérette du coin…

  • Etonnant Père Lachaise

    Au cours de récentes pérégrinations au cimetière du Père Lachaise on découvre que la tombe de Paul Eluard est mitoyenne de celle de Maurice Thorez. Quelle insalubre promiscuité !

  • Incompréhensible !

    Mayotte va devenir le 101ème département français. L’échec de la départementalisation des cinq « dom » (département d’outre-mer) actuels n’a pas suffi à empêcher la République de replonger une nouvelle fois.

  • Ne poussez pas, il y en aura pour tout le monde

    Et pendant ce temps on continue à servir la soupe à la SOCIETE GENERALE (et probablement dans bien d’autres banques) en distribuant des stock-options. Le conseil d’administration de la banque a publié un communiqué du 18/03/2009 pour annoncer un programme de distribution de stock-options aux quatre mandataires sociaux du groupe. Evidemment les prix d’exercice sont proches des cours du jours, donc particulièrement bas par rapport à la moyenne des dernières années.

    Devant la levée de boucliers déclenchée par ces largesses, un nouveau communiqué du 20/03/2009 est publié informant que l’opération concerne également la distribution d’actions gratuites et de stock-options pour les salariés du groupe. Le communiqué se termine en précisant que

    « …afin de favoriser un retour à une plus grande sérénité dans le débat sur la rémunération à long terme des dirigeants, les mandataires sociaux du groupe s’engagent à renoncer à lever ces stock-options tant que Société Générale bénéficie d’un appui en fonds propres de l’Etat. »

    Même si de mauvais goût, toutes ces décisions sont prises bien entendu de façon parfaitement légale par assemblée générale et conseil d’administration. On serait curieux de connaître les mécanismes conduisant les conseils mettre en œuvre ces résolutions de leurs actionnaires. Est-ce qu’il a au moins un administrateur qui lève le doigt en disant à ses camarades que ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour de telles distributions ? Est-ce qu’il n’y en a pas même un qui pense que cela pourrait poser un problème éthique ? Ou alors est-ce que tout le monde en est conscient mais s’en fout royalement compte tenu de la capacité de nuisance des banques même en période d’effondrement du secteur financier ? La dernière option est sans doute la plus proche de la réalité.

    Après Merrill Lynch, AIG, les banques françaises, l’une des préoccupations importantes des top-managements des grandes banques mondiales semble être la rémunération des troupes et la leur. La refondation du capitalisme a encore du chemin à faire…

    Lire aussi : La Société Générale sauvée par les contribuables américains – Keep on rockin’ in the free world (rehve.fr)

  • Un peu de modestie serait bienvenue face au Royaume-Uni

    Les brutes anabolisées étaient de sortie hier et se sont fait étendre par l’équipe d’Angleterre. Eh oui, on ne vainc pas comme ça les descendants de la Reine Victoria qui a étendu son empire sur la planète entière, ni les enfants de la Reine Elisabeth qui en 1940 haranguait son peuple début sur les ruines de Londres ; on ne peut guère contre les contemporains de David Bowie et Mick Jagger ; d’autres s’y sont cassé les dents et mangent les pissenlits par la racine aux Invalides. Les franchouillards avaient pourtant sorti la Bête ; vous savez celui mi-homme de Cro-Magnon mi-loup-garou, celui qui n’est que système pileux-nerveux et qui parade sur les publicités Seat, celui qui a un nom qui ressemble à une marque de bifteck haché. Eh bien même lui n’a pu éviter ce Trafalgar du ballon ovale. Merci à la malicieuse Albion de ramener régulièrement l’orgueil hexagonal à un peu plus de modestie.

  • La dette est remboursable

    Pour lutter contre le surendettement des ménages les banques (qui en sont il est vrai en partie responsables) vont devoir signifier à leurs emprunteurs que : « le crédit est remboursable » ! Cela me fait penser au logo qu’il a fallu ajouter sur les bouteilles d’alcool pour rappeler qu’il est dangereux pour les femmes enceintes.

    Le message sur le crédit est un bon message. Il pourrait avec utilité être complété par une information similaire aux contribuables français, et autres, rappelant que les montagnes de dettes en cours d’empilement par les Etats aux abois devront également être remboursées, et que cela ne pourra être fait que par une augmentation massive des impôts et une réduction drastique des dépenses publiques dès que la fin de la crise sera en vue. Tout gouvernement qui raconterait autre chose devrait être brûlé vif en place publique pour les chefs d’accusation de mensonge, félonie, escroquerie, duperie, manipulation, forfanterie et faux-jettonerie, bref, pour politicaillerie aggravée.

    On a toutefois du mal à imaginer que toute cette dette pourra être intégralement remboursée un jour… Il y aura bien à un moment ou à un autre des accords de rééchelonnement/annulation du style Club de Paris, mais cette fois-ci débiteurs et créditeurs seront sans doute issus du même club de pays riches. L’accord n’en sera que plus compliqué à trouver.

  • Un syndicaliste éclairé en Guadeloupe

    Très intéressant : un texte antillais de huit pages trouvé sur Internet, le « world wide web » décidément de plus en plus sauvage. Une déclaration de 2000 du syndicat UGTG dont le nouveau patron est Elie Domota, héraut de la rébellion guadeloupéenne de ce début 2009. On y lit quelques perles qui sont frappés au coin du bon sens :

    La classe politique guadeloupéenne a perpétuellement agi pour sa propre reproduction. Toute son énergie a consisté à domestiquer les masses, à contraindre les hommes à agir pour sa propre ascension, à limiter l’action politique collective à la satisfaction de ses intérêts personnels et immédiats. Elle a utilisé la division, elle a encouragé l’assimilation, elle a façonné la lâcheté et la capitulation, elle a zonbifié le peuple de Guadeloupe.

    Tous prétendent que notre majorité, notre identité, notre authenticité ne pourra s’exercer sans le contrôle de la France et le financement de l’Europe. Ils poussent le ridicule jusqu’à réclamer les mêmes droits que les nations libres de la Caraïbe tout en restant Français et Européen. Ils n’ont jamais reconnu que les 50 ans de départementalisation et d’intégration à l’Europe a exclu notre pays de la Caraïbe, a anéanti la créativité, a aliéné notre peuple. Comment en effet vouloir aujourd’hui se réclamer Caribéen après avoir des années durant utilisé les difficultés des pays de la Caraïbe comme repoussoir aux idées indépendantistes, après avoir dénigré et pourchassé les peuples de la Caraïbe vivant en Guadeloupe, après n’avoir juré que par la France ?

    Le développement économique de la Guadeloupe comme fondement de l’équilibre social et de l’épanouissement des hommes est un leurre si elle ne relève pas d’une stratégie politique révolutionnaire tendant à transformer les rapports sociaux, à rompre avec les liens coloniaux qui nous lient à la France et à combattre les rapports de domination capitaliste.

    Nous soutenons, comme depuis décembre 1973 que : Le peuple Guadeloupéen a droit à l’autodétermination ; le droit de la Nation Guadeloupéenne à la pleine souveraineté et à l’Indépendance Nationale est inaliénable ; les intérêts de la classe ouvrière, des producteurs et des créateurs Guadeloupéens ne seront préservés que par leur engagement dans la lutte.

    Lire le texte intégral : ici

    S’en suivent un appel à la grève général et une liste d’objectifs à « arracher » dont certains sont légitimes comme la promotion de l’histoire de la Guadeloupe, la conception de programmes d’éducation populaire, le développement économique et néanmoins durable, etc. mais parfois aussi quelques dérapages révolutionnaires du style la production par des « entreprises réellement guadeloupéennes », « l’arrêt du génocide par substitution de notre peuple » ainsi que l’énigmatique point 15 de cette liste à la Prévert qui stipule « le financement de tous nos projets par la dette coloniale ».

    Très finement Elie n’a pas mêlé de revendications autonomistes aux négociations de février 2009, il aurait pollué le débat et donné à ses adversaires la corde pour le pendre. Il lui reste maintenant à diffuser ses idées indépendantistes auprès de « ses frères », je crains que la tâche ne soit autrement plus ardue que de faire plier un préfet de la République sur des augmentations de salaire qui seront réglées par le contribuable, y compris antillais d’ailleurs.

  • Total poursuit sa route

    Ils n’ont pas un communiquant chez Total ? A priori non car sinon ils auraient sinon été un plus discrets pour virer 600 personnes un mois après avoir annoncé un profit consolidé de 14 milliards. Il aurait sans doute suffi de laisser faire tranquillement les départs naturels plutôt que des annonces de licenciement évidemment mal à propos. Cela aurait peut-être coûté quelques centaines de milliers d’euros supplémentaires mais serait resté plus anonyme. On ne nous fera pas croire que Total est à ça prêt. Même un actionnaire, financièrement rapace, intellectuellement borné et géographiquement domicilié à Andorre est capable de comprendre, parfois, la nécessité d’un investissement « politique ». Soit cette boîte le fait exprès soit elle manque du plus élémentaire sens politique. J’avoue qu’entre les deux hypothèses mon cœur balance.

  • La Corse dans toutes ses contradictions

    Les accusés corses au procès en appel du meurtre du préfet Erignac changent de version comme de cagoule. Ils s’accusent les uns les autres, se renient, se dénient, se nullifient. Ils sont malins, ils jouent avec le système et en tirent les ficelles devant un tribunal ébahi et Madame Erignac dépitée. Les avocats (corses généralement) se lancent dans des tirades sans fin sur les atteintes à la démocratie, se disent victimes de la raison d’Etat. Les journalistes à sensation présentent comme un coup de théâtre le fait qu’Alessandri s’accuse du crime alors qu’il ne fait que renouveler sa position de 2004. Pendant ce temps le comité de soutien de Colonna vend des T-shirts sur un site web Yvan Colonna. Tout ceci n’est guère brillant.

  • Un message clair

    Elie Domota, syndicaliste indépendantiste antillais, directeur-adjoint de l’ANPE dans son île, traité de « tonton macoute » par Frédéric Lefevbre le porte-parole de l’UMP aux cheveux longs et gras, fait une déclaration sur les entreprises guadeloupéennes :

    « Soit ils appliqueront l’accord (prévoyant une augmentation salariale mensuelle de 200 euros), soit ils quitteront la Guadeloupe. Nous sommes très fermes sur cette question-là. Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage ».

    Le microcosme politico-médiatique s’émeut de cette tonitruance mais il n’y a rien de vraiment nouveau sous le soleil ! C’est la version cocotier de « la valise ou le cercueil » qui a plutôt réussi qui FLN algérien.

    Le peuple sait bien au fond de lui que les iles antillaises seront un jour indépendantes. L’économie est coloniale, Domota a raison, mais la seule façon malheureusement de mettre fin à ce triste état de fait c’est de mettre fin à ladite colonisation. Il ne sera pas possible de le faire dans le cadre juridique actuel. Ce nouvel avatar de la résistance guadeloupéenne ne fait que confirmer ce sentiment : un fonctionnaire de l’Etat français négociant contre des entreprises locales à coups de menaces et de piquets de grève musclés, c’est tout le déprimant symbole de l’incohérence antillaise qui n’a point été brisé cette fois-ci encore. Un nouveau combat gagné comme les précédents, en apparence seulement, le contribuable métropolitain paiera, mais perdu sur le fond, celui de la maturité comme celle dont a fait preuve le peuple de Nouvelle-Calédonie qui est en route vers l’indépendance et du coup a retrouvé cette « dignité » dont les départements d’outre-mer disent que la leur est tellement attaquée.

    Le préambule de l’accord salarial obtenu au forceps est parlant, il suffit maintenant de le mettre en œuvre :

    « Considérant que la situation économique et sociale actuelle existant en Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l’économie de plantation ; considérant que cette économie s’appuie sur des rentes de situation, de monopole, des abus de positions dominantes qui génèrent des injustices ; considérant que ces injustices touchent aussi bien les travailleurs que les acteurs économiques endogènes ; considérant que ce sont autant d’obstacles au développement économique endogène et à l’épanouissement social ; considérant la nécessité de faire tomber tous ces obstacles en instaurant un ordre économique nouveau prônant une revalorisation du travail de chacun (chefs d’entreprise et salariés) et promouvant de nouveaux rapports sociaux ; considérant que les parties conviennent à ce titre de la nécessité d’une revalorisation substantielle du pouvoir d’achat par un relèvement des bas salaires selon les modalités qui suivent. »

  • Des intellectuels appellent à la poétique dans les DOM-TOM : vaste tâche !

    Un beau texte de neuf intellectuels antillais sur la situation de leurs iles. Ils s’écoutent un peu parler ces intellos, mais les bonnes idées sont là : moins de prosaïque et plus de poétique, compléter l’accès aux produits de première nécessité par des facteurs de haute nécessité (vision politique, responsabilité, « manger local » et moins importé, rompre avec le « tout automobile », etc.) On est pas bien sûr que le domien en train de faire la queue depuis 3 jours devant la station Total du coin de la rue soit bien sensible à ces envolées lyriques, mais l’essentiel est dans ces lignes, dont nombre d’entre elles devraient être d’application bien au-delà des DOM…

  • Encore un peu tôt pour crier au génie de François Pérol

    Polémique sur la déontologie de la nomination du Sieur Pérol à la tête des Banques Populaires mariées en urgence avec les Caisses d’épargne, les unes et les autres coupablse d’avoir joué et perdu avec notre épargne. Le contribuable est appelé à la rescousse pour réparer les bêtises de la gestion passée d’une direction défaillante qui a voulu faire de la « banque d’affaires » avec l’épargne populaire. Que l’Etat nomme un patron de son cru alors qu’il met quelques milliards au pot se comprend. Que la commission de déontologie anti-pantouflage soit un peu bousculée en ces temps de crise ne nous empêchera pas de dormir. En revanche que la classe politique unanime reconnaisse a priori des compétences incontestables audit Pérol est pour le moins étrange.

    Ce monsieur a traîné dans de nombreux cabinets ministériels puis a fait un petit tour à la banque Rothschild, archétype de la banque d’affaires, institutions dont on ne dira jamais assez combien elles portent une lourde responsabilité dans la crise actuelle. Peuplées de divas surpayées elles ont des années durant poussé les entreprises à se manger les unes les autres, mis dans la tête « des investisseurs » qu’ils pouvaient escompter jusqu’à la fin des temps des rendements de 15% et autres billevesées. Pérol fut l’un des leurs. Comme le remarque l’hebdomadaire Marianne, son cv est assez proche de celui de Messier lorsqu’il a pris les commandes de la Générale des Eaux et dont l’un comme l’autre n’ont guère eu à gérer vraiment que leur secrétaire… selon le mot de Jacques Calvet, l’ex PDG de PSA, lorsqu’il s’était opposé à la nomination de Jean-Marie Messier au sein du Conseil d’administration de la Générale des Eaux. On peut bien laisser le bénéfice du doute à Pérol pour le moment mais il n’est sans doute pas encore temps de crier au génie !

    Extrêmement comique également dans cette affaire, c’est que Pérol lorsqu’il était chez Rothshild a participé à la création de la « banque d’affaires » Natixis, filiale commune des Banques populaires et des Caisses d’épargne, et source de tous leurs problèmes. Pour paraître à la hauteur dans les dîners mondains ces deux institutions ont créé leur banque d’investissement… qui a perdu 2,8 milliards d’euros en 2008, mettant ses deux maisons mère au bord de la faillite.

    Pour diriger ce nouvel ensemble Banques Populaires / Caisses d’épargne le bon patron régional de l’une ou l’autre institution, les pieds sur terre, le bon sens vrillé au corps, loin des mondanités financières et de leur « exubérante irrationalité » aurait semblé plus raisonnable.

  • Taubira défend les départements d’outre-mer

    La députée de Guyane Christiane Taubira ânonne les éternelles rengaines des départements d’outre-mer (DOM) : esclavage, continuité territoriale, départementalisation, et bla-bla-bla, et se plaint que lorsque l’on parle de la Lozère on ne parle pas de subventions à ce département mais de solidarité nationale, et bla-bla-bla.

    Heureusement aussi on voit assez peu de manifestations dans les rues de Millau déclamant « la Lozère est à nous, pas à eux. ». Il s’agit maintenant seulement de savoir quand le contribuable national va lâcher pour payer les augmentations des bas salaires pour faire cesser la paralysie de l’île.

  • On n’est pas encore au bout de nos peines

    A l’embarquement à Orly pour Berne le chroniqueur surprend un bagagiste et un technicien, tous deux antillais, se marrer en créole sur le sort qui va être réservé aux escadrons de gendarmerie envoyés en renfort en Guadeloupe. Encore un peu de travail avant l’apaisement dans les Caraïbes françaises…

  • Rififi en Guadeloupe

    Un mort est tué par balles sur les barricades d’une Guadeloupe à feu et à sang depuis des semaines. Et nos départements d’outre-mer continuent à traîner leurs deux boulets que sont l’esclavage qui voient cohabiter sur des territoires limités les arrière-petits-enfants d’esclavagistes et d’esclaves, et la départementalisation qui relève de la plus grosse aberration administrative jamais commise par la République. On n’arrive à extraire ni l’une ni l’autre de ces épines profondément enfoncées dans la vie de ces populations. Accessoirement on pourra se demander si ces petites îles peuvent développer suffisamment d’activité pour faire assurer le même PIB par tête qu’en métropole. La réponse est probablement négative mais par contre régler les deux premiers sujets permettrait sans doute de mieux faire accepter le dernier.

  • Moustache et profit

    La moustache la plus risible du CAC40, chef pompiste chez Total, affiche les plus gros profits d’une société française. Comme quoi on peut être clownesque et profitable.