La France a perdu son papa. Il y a eu le départ de de Gaulle en 1969 et son lapidaire message « je cesse d’exercer mes fonctions demain à midi.» et puis hier, ce furent les adieux de PPD, lecteur de dépêches sur TF1 depuis plus de vingt ans. C’est un évènement national sans précédent, une émotion hexagonale de toute première grandeur, la ménagère de moins de 50 ans verse une larme et PPD rentre à la maison. La perte du père, une étape retentissante dans la vie d’un adulte, de celles qui font la fortune des psys de rencontre.
Catégorie : Le Journalisme de circonstance
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Rififi chez les Mao colombiens
Les cinglés Mao de la forêt colombienne reconvertis dans le massacre d’otages et le trafic de pavot se sont trahis et les uns les autres et fait berner par l’armée colombienne semble-t-il, et voilà qu’une dizaine d’otages sont récupérés, dont Ingrid Betancourt, la nouvelle héroïne des Français.
Elle retrouve ses enfants après six années de détention dans l’avion français qui les a amenés en Colombie. On aurait pu imaginer lui laisser un peu d’intimité pour ce moment familial ! Que nenni, dictature de la communication, encore, et il y a des caméras qui font des gros plans sur les larmes et enregistrent ses premiers mots à ses enfants. Sur le journal de France 2 on voit même une caméra filmer une autre. Bon, la ménagère de moins de 50 ans sera rassasiée ce soir avec un peu d’émotion, et puis demain c’est le tour de France de vélo qui démarre alors on passera à autre chose.
Ceci étant dit, cette Ingrid force l’admiration, comme ses enfants d’ailleurs, toujours posés, toujours combattants. Ils ont obtenu ce qu’il fallait face à la bêtise préhistorique et sanglante des Mao de la jungle.
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Sarkozy regarde-t-il vraiment la télévision ?
Sarkozy l’excité explique doctement qu’il ne voit pas vraiment de différence entre les programmes télévisuels du service public et ceux des chaînes privées. Euh… il est gentil le garçon mais s’il n’est pas capable de faire le tri entre « Sans aucun doute » et « Thalassa », entre « La Star academy » et « Ripostes » c’est qu’il y a vraiment un problème de fond avec ce personnage ! En fait il doit regarder le foute sur TF1 et le rugby sur France 2, là il est vrai que les similitudes sont frappantes.
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Poivre réaliste
Le PPD reste décent et déclare :
« En définitive, il faut veiller à ne pas se donner plus d’importance qu’on a. On n’est jamais qu’un journaliste. »
Eh bien voilà, un peu de modestie et de réalisme et la retraite sera apaisée.

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Renouvellement en cours
Après la retraite de PPDA, il semble que les footeux nationaux soient également proches de la leur ; les héros sont fatigués et la ménagère de moins de 50 ans est désespérée !
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PPDA au cœur tendre
Poivre d’Arvor, présentateur de journal télévisé, est viré de TF1, cela semble soulever l’émotion du petit monde parisiano-médiatique ! Bon il ne faut peut-être pas dramatiser : il a 60 ans, cela fait 20 ans ou plus qu’il lit des dépêches tous les soirs au journal de 20h, il ne devrait pas avoir trop de souci pour financer sa retraite, il va survivre et nous aussi. Un peu de sang neuf ne fera pas de mal. Il est remplacé par une journaliste qui est une grande spécialiste de l’interruption d’interviewé, généralement pour poser vingt fois de suite la même question idiote à laquelle l’interviewé ne veut pas répondre.
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Navrant portail
Le portail d’accueil du fournisseur d’accès à Internet, Neuf-AOL, est affligeant de populisme. On dirait le résidu d’une couverture de Voici qui aurait couché avec Paris Match ! Ce n’est qu’histoires de starlettes à deux balles et footeux musculeux.
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Du sordide au morbide
Les journalistes des journaux télévisés frétillent de bonheur : ils tiennent enfin une vraie affaire digne de faire les grands titres pour les semaines à venir. Un pauvre gamin retrouvé à moitié mort dans un lac, sort de son coma et donne son adresse aux policiers, qui s’y rendent et trouvent le cadavre de sa mère. Ouahouhhh ! Une nouvelle affaire Grégory vingt ans plus tard. Et de dépêcher des envoyés spéciaux devant l’hôpital du gamin et la maison de sa mère défunte, qui se répandent en analyses morbides et en banalités affligeantes sur ce fait divers. Du bon, du tragique, du saignant, du vendeur… enfin de l’actualité croustillante.
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Déprime dans la presse française
La presse française coule. Le Monde lance un nouveau plan de restructuration pour tenter de survivre et de rester indépendant. Quelle tristesse !
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La presse racoleuse
A la mère qui a mis aux jours de sa fille handicapée mentale et physique, et qui vient d’être amnistiée par la justice, un journaliste de télévision demande « vous pensez à quoi, là ? ». On reste confondu devant la bêtise immonde de ce genre de questions, de ce voyeurisme de caniveau irrespectueux, impardonnable, indicible… et chaque fois renouvelé par une profession coutumière du fait. On se demande quel pourcentage de téléspectateurs est véritablement intéressé par ce genre de questions ?
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Des élections municipales agitées
Françoise de Panafieu, candidate à la mairie de Paris, se fait sortir avec panache et quelques larmes. Elle renonce même à devenir maire du XVIIème arrondissement comme les résultats électoraux l’auraient autorisé à prétendre. Elle déclare qu’il faut laisser la place à la nouvelle génération. C’est bien, elle va se consacrer à son mandat de député-conseiller municipal, et puis peut-être aussi un peu son mari et ses enfants. Si Tibéri avait pu faire de même…, il est vrai que lorsqu’on voit sa harpie épouse on imagine qu’il préfère se calfeutrer dans sa mairie du Vème.
Mme. Collomb, elle, femme du maire réélu de Lyon gifle un journaliste le jour de l’investiture. L’impétrant aurait manqué de respect à son mari, laissant entendre des bidouilles au niveau de marchés publics de la municipalité. En fait il semble qu’ils se connaissaient depuis l’université ce qui expliquerait cette énergique familiarité. Bon, elle a immédiatement présenté ses excuses et du coup n’a pas honoré de sa présence l’investiture du maire de Lyon. On ne sait ce qu’il en est de la transparence des marchés de la ville de Lyon, mais il n’est pas fondamentalement mauvais en démocratie que le pouvoir politique se révolte un peu contre le populisme médiatique, dans la mesure bien sûr où il n’en profite pas trop par ailleurs… Bien sûr, le mépris serait préférable à la violence, la Collomb s’est excusée mais qu’est-ce qu’elle a dû se sentir soulagée après cette gifle municipale et médiatique !
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Finançons l’intelligence !
La publicité serait supprimée sur les chaînes de télévision publiques françaises et remplacée par une taxe sur les télévisions privées. Voilà une excellente idée ! France Télévision pleure paraît-il devant son budget actuel ridicule par rapport à celui de TF1. Ce n’est pas grave, ses programmes sont d’ores et déjà incomparablement plus séduisants que ceux de ses concurrents commerciaux. Qu’on en juge par les programmes de ce soir où « La Méthode Couet » sur TF1, une espèce de one man show atteignant des sommets de crétinerie rarement égalés, cohabite avec un documentaire sur la Nuit de cristal sur FR2, le magazine culturel et politique de Taddeï consacré aux élections américaines sur FR3 et un document sur Simone de Beauvoir sur Arte. Evidement il faut quand même un peu racoler même sur les chaînes publiques alors il y a un peu de sous pour quelques séries et des prestations style Delarue, mais par pitié, laissez-nous France-Télévision avec un petit budget !
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La presse française en déroute
On ne reçoit plus Le Monde depuis deux jours. Le journal est encore au bord de la faillite avec démission en chaîne de son management à peine trois mois après un premier psychodrame qui avait abouti au débarquement de Colombani, directeur de la rédaction, et à la programmation du départ d’Alain Minc, président du conseil de surveillance, jugé trop proche du pouvoir par les journalistes. Après Libération qui est déconfiture avancée, le deuxième rempart de la presse française est en train de vaciller. C’est désolant et plutôt sans espoir sur le niveau de culture politique de nos concitoyens si ces deux journaux disparaissent ou dépérissent.
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Le retour des chevelus
Le journal télévisé de France 2 ne parle pas du décès de Norman Mailer. Par contre il nous montre un chevelu binoclard de l’université de Rennes d’un modèle que l’on croyait complètement périmé. Même à Woodstock il aurait fait tache ! Il édifie le journaliste qui l’interroge, sur la légitimité des assemblées générales d’étudiants qui votent le blocage des universités et l’aspect non démocratique des votes à bulletins secrets sur les campus. Il ferait passer Trotski pour un réformateur et Bernard Thibaut pour un dangereux social-traitre. Dans la bouche d’un gamin de 18 ou 20 ans, c’est assez étonnant à entendre.
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L’incompétence journalistique
A un journaliste de télévision qui harcelait le maire de Paris, Bertrand Delanoé, sur des questions de personnes, celui-ci lui demande quel est le montant du budget de la ville de Paris. Il répond 50 millions alors que le bon chiffre est de 7 milliards. Bien joué Bertrand ! Tu lui as mis le nez dans son incompétence de plumitif aux petits pieds, ce qui ne semble d’ailleurs pas l’avoir particulièrement contrit, tout gonflé qu’il est de son « devoir d’informer »…
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Les danseuses du milliardaire
Qu’est ce qui peut pousser un patron milliardaire, propriétaire de La Tribune, qui perd de l’argent tous les mois, à vouloir acheter Les Echos, autre quotidien économique, assez comparable au premier ? Pour faire cette opération, il doit vendre La Tribune, se colleter une horde de journalistes sensibles de l’épiderme sur leur indépendance, assumer les critiques braillardes sur le mélange des genres, etc., tout ça pour des dividendes qui ne lui paieront même pas sa note de cigares. Comme souvent à ce niveau, ce qui guide Bernard Arnault c’est le même égo surdimensionné qui le poussait à faire pipi plus loin que les autres dans la cour de sa maternelle.
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Des plumitifs racoleurs
La seule chose qui intéresse les plumitifs lors des journées parlementaires de l’UMP est de savoir si le premier ministre a encore sa place auprès d’un président envahissant. On imagine que ces députés et sénateurs de droite ont bien dû aborder d’autres questions, peut-être un peu de politique ? Les journalistes ne s’en sont pas aperçu semble-t-il. A moins qu’ils n’aient pas compris lorsque les sujets non people sont venus sur la table ?
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Des journalistes pervers
Les journalistes sont vraiment vicieux. Alors que le ministre des affaires étrangères Kouchner explique à un parterre de plumitifs que la crise avec l’Iran est grave et qu’il faut se préparer au pire, Nicolas Beytout l’interrompt et lui demande comment on se prépare au pire, Kouchner lui répond que le pire serait la guerre, hypothèse à laquelle on se prépare notamment avec des plans d’état-major. La planète média s’empare de cette pépite et diffuse en boucle les mots de Kouchner le « va-t’en guerre », avec une délectation qu’elle n’avait plus éprouvée depuis la dissolution de l’assemblée nationale prononcée par le président Chirac !
Littéralement il n’y a rien à reprocher à Kouchner : Beytout avait peut-être une autre idée de ce que peut être le pire dans la confrontation actuelle avec l’Iran ? Nous pas, le pire c’est la guerre. En revanche, médiatiquement, Kouchner n’a pas su s’adapter à la perversité de son interviewer et à son intérêt plus marqué pour le spectaculaire que l’analyse. Il s’est fait piéger comme un débutant. Le plus navrant est que rares sont les journalistes qui se sont penchés sur le fond du débat, tous occupés à gloser sur ce faux pas plutôt qu’à nous éclairer sur leurs propres hypothèses du pire et leurs idées pour l’éviter !
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Adieu Jean-François Bizot
Jean-François Bizot est mort. C’était un des créatifs parangons de l’esprit soixante-huitard. J’ai lu Actuel (deuxième version) qu’il avait créé lorsque j’étais à la fac. Hebdomadaire underground et rock, impertinent et iconoclaste, il alimentait les phantasmes étudiants de nos vies débutantes. C’est Actuel qui avait déniché la thèse de Khieu Sampan soutenue à la Sorbonne avant d’être mise en œuvre sur le terrain au Cambodge. Intellectuel vibrionnant Bizot était aussi écrivain à ses heures. Il avait décrit en 1978 dans Les Déclassés, son premier roman, cette atmosphère de l’Occident des années 60/80 et de ses enfants qui ont voulu tout changer et ont pris des risques pour cela.
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La presse racoleuse
Du pain béni pour la presse française en cette rentrée tristounette : la recrudescence des infanticides. Après la cinglée qui congèle ses marmots on a maintenant le couple british chic accusé d’avoir assassiné leur fille au Portugal. Alors on nous sert de l’infanticide à toutes les sauces, pas un bulletin d’information qui ne débute sans un reportage d’envoyé spécial devant la maison des suspects au Portugal, ou une interview du crémier du village d’origine de ces Anglais. Pendant ce temps, cela évite de phosphorer sur la crise financière qu’il est beaucoup plus difficile à analyser.
