Catégorie : Humeurs

  • Agaçant…

    Agaçant…

    Le senior préretraité qui va acheter son caleçon aux Galeries Lafayette en ressort doublement dépité. D’abord parce qu’il laisse 33 euros à la société Eminence pour un bout de tissu qui doit en valoir cent fois moins à produire, mais surtout parce que le bellâtre qui figure sur l’emballage a la taille impeccable, les abdominaux musclés, le torse glabre, la barbe de trois jours bien taillée, la musculature irréprochable…, bref, tout ce que le senior consommateur ne présentera plus jamais.

  • Platini indécent

    Juin/Charlie-Hebdo (14/10/2015)

    Platini, un nunuche de 64 ans pris la main dans le sac de petits arrangements entre copains-mafieux lorsqu’il œuvrait dans une fonction incertaine à la Fédération internationale de fouteballe (FIFA), est allé jusqu’à présenter son dossier devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) qui a confirmé que l’interdiction d’exercer une activité professionnelle liée au football était bien justifiée… Ah mais !!!

    On se souvient que le garçon avait touché 2 millions de francs suisses (équivalents à 1,8 million d’euros) de la FIFA comme solde d’un contrat dont on ignore le montant total, et sans que l’on ait pu vraiment déterminer le travail qu’il avait délivré en échange. Mais alors qu’il ambitionnait de devenir le chef de la FIFA cette affaire était malencontreusement sortie brisant tout net les ambitions du fouteux. Pis, la FIFA prise soudain d’une frénésie de nettoyage des écuries d’Augias allât jusqu’à licencier son président, un suisse, Platini et quelques autres forbans en leur interdisant d’endosser toute fonction dirigeante dans le fouteballe pour quelques années. Il ne leur a cependant pas été demandé de rendre l’argent volé.

    Lire aussi : Platini en Suisse et au Panama, Platini s’accroche à sa carotte

    Touché dans son égo, après différents recours infructueux devant la justice suisse, Platini a soumis son cas à la CEDH pour « rétablir son honneur ». Comme si cette Cour n’avait pas de sujets plus importants à traiter que l’honneur perdu d’un fouteballeur oublié mais enrichi ? A 64 ans, que Monsieur Platini prenne sa retraite et cesse d’encombrer les Cours et les médias. Il a trempé sa cuillère dans la bonne soupe des organisations multilatérales, qu’il se fasse discret désormais.

    Lire aussi : communiqué de presse de la CEDH.

  • La France aux 258 fromages

    Entendu au Café du commerce entre une gamine de 25 ans qui veut claquer la bise à un senior de 62 en ces temps d’épidémie de coronavirus :

    – Le senior qui refuse la bise : en principe les recommandations des autorités de santé sont de ne pas s’embrasser ni se serrer la main,
    – La gamine dépitée : mais tout ça c’est des co… et si je les applique, qu’est-ce que je fais dans le métro pour ne pas être contaminée ?
    – Le senior : eh bien si déjà tu élimines deux sources potentielles c’est déjà mieux que de ne pas les éliminer, non ?
    – La gamine : c’est une véritable psychose, cela n’a pas de sens, la grippe ordinaire est bien plus grave,
    – Le senior : mais est-ce que vraiment arrêter pour un temps de serrer des mains bouleverse à ce point ta vie et ton psychisme que tu ne puisses pas le faire ?
    – Et blablabla, et blablabla…

    On a ici un bon exemple d’une réalité déjà soulignée par Mongénéral en son temps : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ? » Entre ceux qui dénient l’épidémie en refusant d’appliquer les recommandations de santé publique comme la gamine précitée et les bataillons de Mme. Michu qui se ruent dans les supermarchés pour dévaliser les rayons de nouilles, nombre de français refusent juste d’être raisonnables. Ainsi va la République !

  • Bonne nouvelle : on ne manque pas de candidats pour les élections municipales !

    Alors que depuis des mois les débats mondains d’une presse mal informée et peu compétente nous abreuvent de prévisions pessimistes sur la crise des vocations pour les élections municipales : plus personne ne voudrait être maire, nous faisons face à une « crise des vocations », c’est un risque énorme pour notre démocratie et bla-bla-bla et bla-bla-bla.

    Ce matin le journal Le Monde rapporte que le Ministère de l’intérieur lui a communiqué qu’à la date limite de dépôt 20 765 listes rassemblant 902 465 candidats avaient été déposées officiellement. Pour environ 36 000 communes cela fait donc une moyenne de 25 candidats par commune. Malgré tout, 106 communes n’auraient aucune liste candidate, ce qui concerne donc 0,29% du total des 36 000 communes. On a vu pire comme « crise de vocations »…

    Les débatteurs mondains se sont lamentés sur les maires qui se plaignaient et menaçaient de ne pas se représenter en oubliant complètement qu’il y avait bien d’autres candidats prêts à prendre la relève. C’est une nouvelle illustration du syndrome français : on généralise ce qui est minoritaire et va mal. C’est d’ailleurs une bonne chose que des politiques passent la main, c’est le temps qui passe. Ainsi va la vie !

    Il est probable que de tous les élus municipaux qui ont menacé de ne pas se représenter ces dernières semaines, bien peu ont tenu leur engagement ; l’attrait du pouvoir sans doute. Il n’y avait pas lieu de trop s’inquiéter, au moins pour cette fois-ci.

  • Éric Ciotti fait son show

    Alors que le monde est soumis à une pandémie de « coronavirus » partie de Chine et progressant doucement vers l’Europe, les autorités de santé des différents pays occidentaux prennent calmement les mesures qui s’imposent en pareilles circonstances pour essayer de limiter les dégâts potentiels de cette situation. Cette question de santé publique devrait en principe être gérée dans le consensus politique mais nous sommes en France donc, bien évidemment, le microcosme politicard en profite pour faire son show. Éric Ciotti, député des Alpes Maritimes sous l’étiquette Les Républicains, est un habitué de ce genre de propagande nombriliste et cette fois-ci encore il est le premier à dériver avec des tweets dispensables :

    Plutôt que de se mettre en avant sur son inutile compte twitter, le mieux serait sans doute qu’Éric Ciotti appelle au téléphone le ministre de la santé pour organiser une réunion de travail entre leurs administrations respectives ! Mais non, il préfère se mettre en scène sur les réseaux dits sociaux au lieu de faire le travail pour lequel il est payé par le contribuable.

    Mais à quoi peut donc bien servir un tweet d’Éric Ciotti sur le coronavirus ?

  • Un grand moment fouteballistique

    https://twitter.com/_BeFoot/status/1229920720572100610

    Le frère d’un fouteballeur se plaint du traitement réservé à son frérot par un entraîneur dans des termes fleuris :

    « Tuchel, j’espère que tu vas bien niquer ta mère, fils de pute. »

    Un crétin en casquette, frère d’un plouc en crampons insulte un abruti en costume… Le fouteballe coûte très cher à la République en termes de points de quotient intellectuel perdus par les citoyens ! Il faudra un jour en faire le bilan.

  • Irresponsables !

    L’opposition a déposé 20 000 amendements devant la commission parlementaire en charge de l’examen du projet de loi de réforme des retraites. Cette commission n’a pu examiner que la moitié d’une telle quantité d’amendements et le projet de loi est présenté dans sa version initiale à l’assemblée nationale. Cette fois-ci les partis d’opposition ont déposé 40 000 amendements, revendiquant ouvertement leur volonté de blocage du projet. Ce n’est pas la première fois que de tels comportements parlementaires se déroulent mais on est chaque fois surpris de ce dévoiement du règlement du Parlement.

    La démocratie pour le moment est bonne-mère et supporte ces enfantillages sans broncher, quitte à renforcer régulièrement les modes de fonctionnement de l’Assemblée nationale pour encadrer ces dérives et, donc, limiter la capacité de parlementaires irresponsables à bloquer les débats. A plus long terme le risque est que les jeunes générations se découragent de cette démocratie relativement faible face à ces comportements et se tourne vers les « démocratures ». Le mouvement est d’ailleurs déjà plus ou moins en route.

  • Dans quel monde vivent les journalistes ?

    Les plateaux télévisés ressassent à l’infini l’un des arguments de l’avocat de Griveaux-nunuche comme quoi le russe-délinquant qui a mis en ligne la vidéo sexuelle du nunuche a forcément été manipulé car il n’aurait pas pu construire un site internet sans un appui technique extérieur, notamment car il parle mal le français. Mais dans quel monde vivent ces gens ?

    Il suffirait qu’ils parlent cinq minutes à leurs enfants pour apprendre que l’on peut monter un site web en trois clics via un nombre infini de plateformes pour n’importe quel internaute sans aucune compétence technique, en multi-langues et pour un coût d’hébergement de quelques euros par an… Et si l’on veut un site internet un peu plus sophistiqué, il existe nombre de logiciels libres en « open sources », gratuits, dont le langage de programmation est en anglais international qui peut très bien être mis en œuvre par des débutants. Bien entendu il existe aussi très certainement des logiciels en langue russe.

    L’argument voulant aboutir à l’innocence du délinquant-russe manipulé par un complot mondial pour abattre… Benjamin Griveaux ne tient pas. Si complot il y eut, ce n’est pas pour des raisons techniques.

    Lire aussi : Le plouc, la balance et le délinquant

  • Le plouc, la balance et le délinquant

    Le candidat tête de liste de la majorité présidentielle pour les élections municipales à Paris le mois prochain, Benjamin Griveaux, a annoncé hier qu’il se retirait de la course par suite de la diffusion d’une vidéo sexuelle le concernant qui agite la communauté des réseaux dits sociaux depuis quelques jours. On y verrait ledit candidat se masturber en se filmant avec son téléphone portable sur Facebook live en échangeant des mots de circonstance sur un chat avec la destinataire de ce charmant scénario. On ignore qui est ce destinataire (femme ou homme ?) mais ce ne serait pas a priori son épouse légale. Elle (ou il) a sans doute ensuite balancé la vidéo à un activiste russe bénéficiant de l’asile politique en France, Piotr Pavlenski, qui revendique cette diffusion pour dénoncer « l’hypocrisie d’un politique » prônant la vie de famille dans Paris-Match et se comportant ensuite différemment. L’authenticité de la vidéo n’a pas été contestée par l’intéressé pour le moment, son avocat envisageant plutôt d’attaquer le russe pour diffusion d’information à caractère privé ce qui est un délit dans la République.

    Le premier réflexe est évidemment de rigoler franchement devant cette incroyable poilade politico-pipole. Le second est d’attendre impatiemment la couverture du prochain Charlie-Hebdo de mercredi qui devrait être à la hauteur de cet évènement exceptionnel.

    La troisième réaction est un peu plus triste devant cette décadence générale de toute une génération. Résumons l’affaire : un élu-nunuche de 42 ans, candidat-maire de Paris, mais à l’époque membre du gouvernement, en déplacement professionnel à l’été 2018 se masturbe le soir devant son téléphone mobile à destination d’une copine-balance, inconnue à ce jour, qui enregistre la scène, la balance à un repris de justice russe-délinquant de 35 ans, bénéficiant du statut de réfugié en France, qui décide de la publier sur Internet 18 mois plus tard pour perturber l’élection à la mairie de Paris ; ce qu’il réussit à faire puisque le nunuche est obligé de se retirer de l’élection.

    Il y a dans cette affaire de pieds-nickelés toutes les déviances de notre société d’aujourd’hui : le nombrilisme, la perte de toute notion de l’intérêt général, l’irresponsabilité, l’immigration, le sexe, la traîtrise et, comme vecteur de toutes ces avanies : les réseaux dits-sociaux qui véhiculent l’infamie et le vide avec jouissance et rapidité ! Les mots manquent pour qualifier un tel enchaînement où la bêtise se dispute à l’abrutissement. Ils sont tous coupables dans ce maelström : le plouc, comme la balance comme le délinquant. Il n’y a pas de victime. C’est une nouvelle étape dans la beaufisation de notre société française. Que les quadras qui ont généré cette société et ces comportements pathétiques se débrouillent avec ce problème que les sexa ne savent plus résoudre.

    En attendant, il est fortement recommandé de ne pas se masturber devant son téléphone mobile en chatant avec des correspondants.

  • Patrick Balkany va mieux!

    Coco / Charlie-Hebdo (05/06/2019)

    Patrick Balkany, 71 ans, repris de justice, maire de Levallois, vient de passer cinq mois en prison pour avoir été de nouveau condamné en première instance pour fraude fiscale. Il a été libéré hier pour raisons de santé graves selon une expertise judiciaire médicale. On parle de dépression et de mal au dos.

    A priori l’ex-détenu va mieux car, libéré hier, il a passé une bonne partie de la journée d’aujourd’hui sur les chaînes d’information pour de longs entretiens donnés depuis sa propriété de Giverny. Les interviews ne sont pas très originales et l’on n’y apprend pas grand-chose de neuf si ce ne sont les conditions matérielles de sa vie derrière les barreaux, information d’un intérêt mineur.

    Comme il n’en a pas vraiment fini avec les affaires judiciaires en cours d’appel, il n’est pas sûr que parader à la télévision dès le lendemain de sa libération pour « raisons de santé graves » soit très adroit ni très productif vis-à-vis des juges d’appel. Condamné à quatre années, il aura fait cinq mois pour le moment. Il n’est pas exclu qu’il doive retourner en prison au cas où sa condamnation serait confirmée, aggravée ou allégée en appel, même si cela paraît improbable.

    Le mieux pour lui serait qu’il se repose et se montre discret. Sa présence à la télévision est fatigante pour lui, inutile pour les téléspectateurs et provocatrice pour ses juges.

  • Tic verbal

    On ne dit plus « l’homosexualité » mais « la fluidité des genres ».

  • Sémantique et responsabilité

    « J’ai commis des erreurs mais pas commis de faute » répète en boucle un responsable de la fédération sportive des sports de glace accusé d’avoir couvert les agissements pédophiles de ses entraîneurs. Cela rappelle le « responsable mais pas coupable » du premier ministre Laurent Fabius impliqué dans l’affaire du sang contaminé en France à la fin des années 90’.

    Dans l’affaire du sang contaminé, l’accusation porte sur le fait que des stocks de sang prélevés avaient été utilisés malgré les risques forts de leur contamination par le virus du Sida. Il y eut des morts par contamination « accidentelle » par ce sang impur.

    Ces hauts responsables jouent sur les mots car il est difficile d’assumer les erreurs des autres, fussent-ils leurs collaborateurs. Dans un cas comme dans l’autre leur démission est ou a été en jeu. Il ne serait pas inélégant qu’ils s’exécutent mais n’oublions pas qu’ils ne sont pas les coupables ayant formellement commis les actes criminels, tout au plus les ont-ils couverts dans l’hypothèse où ils en furent informés, ce qui n’est pas même certain. Mais le peuple a besoin que des têtes tombent…

  • Un grand moment de solidarité nationale

    A la suite d’une épidémie en Chine d’un virus un peu bizarre, des citoyens français sont rapatriés en France, dans le sud, près de la base militaire d’Istres sur laquelle ils ont atterri. Ils doivent passer quinze jours en « quarantaine » avant d’être relâchés dans la nature ou soignés le cas échéant. Evidemment Mme. Michu, habitant le village où doit se dérouler la quarantaine, vitupère contre ce « scandale sanitaire » et demande que les français rapatriés de Chine soient installés… ailleurs que près de chez elle.

    Depuis déjà quelques jours M. et Mme. Michu exprimaient leur rejet de tout ce qui ressemble à un « chinois » à force d’insultes sur les réseaux dits sociaux ou dans la rue comme le rapportent nombre de journaux sérieux. Heureusement la famille Michu reste minoritaire dans la République mais elle ne manque décidemment pas une occasion de manifester sa totale beaufitude, hélas.

  • Incarner le vide…

    On ne dit plus « faire son boulot » mais « incarner la fonction »…

  • Les confettis de l’empire religieux

    A l’occasion d’une chamaillerie entre les services de sécurité israéliens et leurs alter-egos français qui encadraient une visite du président de la République française dans le vieux Jérusalem-est, on apprend que la France détient quatre territoires abritant des édifices religieux dans cette ville. Ce sont non seulement des bâtiments français mais des territoires de la France, gérés par le consul de France. Le plus souvent ces minuscules parcelles sur un territoire étranger ont été données à ou achetées par Paris au XIXème siècle, la France se sentant sans doute légitime à les détenir comme actrice des lointaines et sauvages croisades menées en ces lieux au nom de Dieu. Les différents traités et accords dans la région n’ont jamais remis en cause cette « souveraineté » française sur ces sites chrétiens, de l’empire ottoman à l’autorité palestinienne en passant par la création d’Israël.

    Evidemment, le citoyen-contribuable français se demande s’il est vraiment nécessaire au XXIème siècle que la République entretienne encore des colonies, qui plus est religieuses, dans cette région du monde toujours à feu et à sang ? La raison voudrait que Paris abandonne cette souveraineté et la remette aux autorités locales, ce qui risque d’être complexe compte tenu du statut toujours mouvant de cette ville, mais mérite véritablement d’être mené à bien.

  • Le tuner de ma jeunesse

    Le tuner de ma jeunesse

    Descente chez Darty pour remplacer le tuner de ma grand-mère qui me permet d’écouter la radio sur ma chaîne hi-fi : consternation du vendeur qui m’explique que très peu de fabricants continuent à produire ce type d’appareil et que, bien entendu, il n’y a rien en stock, il faut commander. En gros, les jeunes rivés à leurs aïe-phones, (i) n’écoutent plus la radio et (ii) quand ils le font, utilisent leurs smartphones et  non pas cet outil antédiluvien qu’est le tuner.

    Qu’importe, en hommage à ma grand-mère, je commande un nouveau tuner qui me sera livré la semaine prochaine.

  • Carlos et Carles, les fuyards

    Carlos Ghosn, dirigeant d’entreprise, a fui la justice japonaise qui l’avait placé sous contrôle judiciaire pour rejoindre illégalement le Liban, l’un des trois pays dont il détient le passeport, en plus de la France et du Brésil.

    Carles Puigdemont, élu espagnol, a fui son pays pour se réfugier à Bruxelles, sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour sédition. Il a néanmoins été élu député européen lors des dernières élections et bénéficie ainsi d’une immunité parlementaire.

    Carlos et Carles fuient la justice et s’en sortent pas trop mal. C’est semble-t-il une nouvelle confirmation de ce que disait Snoopy (ou Francis Blanche, on ne sait plus trop) : « dans la vie il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. »

  • Les vœux

    Traditionnellement le président de la République présente ses veux à la télévision le 31 décembre à 20h. Tout aussi traditionnellement à partir du matin de ce dernier jour de l’année, la presse tente d’anticiper ce que le président va dire à 20h. Chacun y va de son analyse de comptoir, de sa prévision de Mme. Soleil. Cela fait du temps d’antenne inutile, évitant de fatiguer les neurones de Mme. Michu et des journalistes.

    Le mieux, pour ceux qui sont intéressés par ce discours des vœux (généralement insipide et sans saveur), serait tout simplement d’attendre 20h pour le découvrir. Les plateaux télévisés pourraient ainsi se consacrer à des sujets plus intéressants

    Rappelons tout de même que la corporation des titulaires de cartes de presse bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus imposables pour « frais d’emploi ». Ces subventions financées par les contribuables devraient, à tout le moins, générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires. Ils sont ainsi reconnus un peu comme service public, qualification qui pourrait être un gage de qualité et non de beaufitude.

  • Ségolène Royal martyre de la République

    Kiro, Le Canard Enchaîné (18/11/2018)

    Une investigation journalistique met en doute l’engagement réel de Ségolène Royal, 66 ans, dans son poste d’ambassadrice des Pôles artique et antartique. La querelle en soi n’a guère d’intérêt, l’intéressée se défend comme elle peut et devrait pouvoir prouver la réalité de son travail si effectivement un travail est effectué.

    Non, la vraie question est plutôt de comprendre pourquoi différents gouvernements, de droite comme de gauche, veulent absolument « recaser » Ségolène. En 2013, sa désignation comme administratrice-vice-présidente et porte-parole de la Banque publique d’investissement (BPI) avait déjà déclenché une franche poilade. Manifestement peu intéressée par le poste, elle l’avait quitté au bout d’un an pour se reclasser comme ministre de l’écologie. Début 2017, elle échoue à se faire nommer administratrice du Programme de développement des nations-unies (PNUD). On la dit partante pour rempiler comme ministre de l’écologie après la victoire Macron en 2017, mais le maroquin lui passe sous le nez. Lot de consolation : elle devient ambassadrice des pôles, poste bénévole, pour lequel elle est en train d’expliquer ce qu’elle fait.

    Plus amusant est la façon dont elle se défend. Son compte Twitter déborde de messages outragés du genre :

    « Pourquoi maintenant ? Ça dérange que je sois en tête des sondages ?! Ça dérange que je mène des combats contre le #glyphosate ?!! »

    https://twitter.com/RoyalSegolene

    Mais où a-t-elle vu qu’elle serait « en tête des sondages » ? Des sondages de quoi d’ailleurs ? Il se murmure qu’elle se verrait bien candidate de la gauche réunifiée pour les élections présidentielles de 2022. Si l’on ne sait pas bien quel est son emploi du temps d’ambassadrice bénévole, il y a au moins une activité pour laquelle elle n’aura pas à prouver son engagement : celle de la diffusion de tweets insignifiants, voire extrêmement désagréables à l’encontre du gouvernement actuel, son employeur.

    Florilège :

    Comme bien d’autres, Ségolène Royal a fait son temps. Elle a passé les 66 ans en septembre dernier, soit deux ans de plus que le futur « âge d’équilibre » contre lequel elle se bat. Dans un genre plutôt iconoclaste, elle n’a pas vraiment démérité. Une fois à la retraite, la République l’oubliera rapidement et c’est aussi bien ainsi. Mais qui pourra bien convaincre Ségolène de faire valoir ses droits la retraite ? Dans le régime actuel, passé 67 ans l’employeur peut mettre à la retraite d’office ses salariés.

  • Une contribution majeure à la réforme des retraites

    Une contribution intéressant à la réflexion en cours sur la réforme des retraites !