Catégorie : Humeurs

  • Le fouteballe tel qu’il est

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    Des supporters avinés se battent sauvagement à Marseille en préambule et après un match de ballon opposant la Russie et l’Angleterre. Il y a des blessés graves et la ville compte des dégâts importants. Des bagarres moins gaves se sont produites à Nice dans le cadre d’un affrontement Pologne-Irlande.

    Ces évènements ont un coût : frais d’hospitalisation, de remise en état des rues saccagées, d’entretien des forces de police considérables, etc. Et pendant ce temps, la société organisatrice de cette compétition européenne de ballon, résidant en Suisse, bénéficie d’une exonération totale d’impôts et taxes délivrée par quatre ministres inconséquents de la République : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls. Faisons un rêve : est-ce que la République pourrait au moins présenter la facture à la société organisatrice suisse au lieu de la laisser à la charge de ses contribuables ? En voyons au moins cette facture, ce serait déjà une petite satisfaction même si elle reste impayée !

    Au moins la solution de ce problème de violence endémique est connue et facilement applicable : il suffit de ne pas organiser ces matchs ! Personne n’oblige les villes de Nice ou de Marseille à se porter candidates à de tels jeux du stade.

    Lire aussi : L’escroquerie continue

  • Consternation à l’Elysée

    Le nouveau directeur de cabinet du président de la République est un préfet qui a été dix années durant directeur général de… la ligue de fouteballe professionnelle française. Cette seule fonction aurait dû suffire à le disqualifier pour toujours et à jamais de toutes responsabilités d’importance pour la République. Après s’être compromis à de hautes fonctions dans un monde d’argent-roi, de corruption et d’abrutissement, on ne devrait pas pouvoir servir l’intérêt général et la République dans le cœur du pouvoir que représente la présidence de ladite République !

  • Fouteballe, encore un drame de l’alcool

    Des supporters-avinés britanniques se battent avec des supporters-avinés russes arbitrés par des supporters-avinés marseillais dans l’attente d’un match de ballon qui doit se dérouler dans cette ville samedi soir. C’est un peu la course de la bêtise contre l’abrutissement. On se demande d’ailleurs ce que vient faire la Russie dans une compétition européenne ! Sans doute un effet des connaissances limitées de dirigeants fouteballeux plus au fait de la géographie des paradis fiscaux que de celle des continents.

    Rappelons que l’organisateur de cette compétition, résident suisse, a été honteusement exonéré de tous impôts et taxes de droit français par un quatuor de ministres irresponsables, oubliant l’intérêt général : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls.

    Lire aussi : L’escroquerie continue

  • La débâcle

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    Ce soir commence la débâcle française de l’Euro de fouteballe avec un gigantesque encombrement au centre de Paris où la fan-zone du Champs de Mars accueille le concert inaugural de cette compétition. Un peu de culture (si l’on ose dire s’agissant d’un concert de David Guetta) au milieu d’un déluge de fouteballe n’est pas à proprement parler une si mauvaise nouvelle, mais enfin, l’idée d’un mois complet de compétition de baballe qui vont obnubiler le pays entier trente jours durant est un peu déprimante… Seule la CGT ne semble pas prête à oublier ses revendications durant les jeux, mais cela ne va pas forcément nous remonter le moral.

    Un mois de fans avinés, d’intellectuels devisant des dribles sur les plateaux télévisés, de politicards paradant dans les stades pour faire populo, de journalistes vociférant dans les micros, bref un douzième de notre année 2016 consacrée à un sévère abrutissement des masses et un appauvrissement de la République du fait de l’exonération fiscale inique attribuée le 23 juillet 2015 par un trio de ministres peu soucieux de l’intérêt général (Kanner, Eckert et Sapin) à l’organisateur helvétique de cette compétition.

    Lire aussi L’escroquerie fouteballistique continue

  • Les parcs à supporters

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    Des polémiques oiseuses se font jour concernant les fan zones mises en place dans le cadre de l’Euro de fouteballe. Quest-ce qu’une fan zone ? Il s’agit d’enclos où seront parqués des supporters avinés en casquettes-baskets pour regarder les matchs de ballon sur des écrans géants généralement installés aux centres des grandes villes françaises (et européennes d’ailleurs) sous la surveillance de bataillons de CRS pour les protéger de leurs excès alcoolisés et, éventuellement, d’attaques terroristes.

    Le supporter fouteux est grégaire et a besoin de boire en bande, de crier en rythme et de pleurer collectivement. La question générale est de savoir si ces zones ne sont pas des appels au terrorisme ? Sans doute, comme tout concentré de population dans un endroit donné mais à partir du moment où une telle compétition est organisée il faut accepter et gérer ce risque.

    Plus intéressant : à Paris l’une de ces zones est au Champs de Mars aux pieds de la tour Eiffel. Comme elle va accueillir les supporters avinés tous les soirs un mois durant les habitants de ce (beau) quartier s’émeuvent et auraient préféré que ces enclos soient installés ailleurs…

    On avait déjà entendu récemment des rombières du XVIème arrondissement se plaindre de l’effet négatif sur la valeur de leurs appartements de l’installation annoncée d’un centre d’accueil pour sans-domicile-fixe (SDF), voilà maintenant les habitants du VIIème arrondissement qui se lamentent de ne plus pouvoir accéder à leurs parkings durant trente jours ! Le fouteballle ne fait pas que des heureux, c’est déjà une bonne nouvelle même si l’on peut craindre que les râleurs du VIIème arrondissement regarderont les matchs installés sur leur canapé avec vue sur la fan zone.

     

  • Robotisation de la vie

    Le chroniqueur cherche à gérer une réservation de location d’automobile en téléphonant chez Avis. Un robot à la voix féminine horripilante lui pose toute une série de questions auxquelles il répond consciencieusement, régulièrement interrompu par la Voix : « désolé, j’ai des difficultés à comprendre votre réponse, veuillez s’il vous plaît la répéter… ». Le chroniqueur réitère alors jusqu’à satisfaction de la Voix. Au bout du compte un humain répond et il faut lui répéter toutes les réponses déjà données à la Voix qui ne les lui a pas transmises…

    Il faudra un jour faire le bilan de cette numérisation excessive de la vie d’aujourd’hui. Est-elle aussi efficace que l’on veut bien le dire ?

  • Tic verbal compulsif : la séquence

    Le terme séquence est de plus en plus employé par la classe médiatique et de façon souvent inappropriée pour désigner un moment politique comme « la séquence des élections primaires », et non une suite d’évènements comme il se devrait. Cette mode verbale qui sévit depuis plusieurs mois déjà cause bien entendu moins de dégâts sémantiques que le très envahissant « on va dire » dont l’épidémie ne faiblit pas, mais il convient néanmoins de surveiller la prolifération de ce nouveau tic verbal.

    Définition du Larousse : nom féminin (bas latin sequentia, succession, du latin sequi, suivre)

    Suite ordonnée d’opérations, de phases, d’éléments, etc.

    Suite d’unités linguistiques ordonnées conventionnellement.

    Dans une installation automatique, suite d’opérations indépendantes se succédant dans un ordre préétabli.

    Suite de plans formant un tout du point de vue de la construction du film.

    Succession d’images constituant une sorte de narration. (Ce genre est pratiqué par certains artistes conceptuels et certains photographes, tel Duane Michals.)

    Succession chronologique typique, concernant les roches d’une formation géologique, les minéraux d’une roche, ou les différentes phases d’un même phénomène géologique.

    Réunion d’au moins trois cartes de même couleur et qui se suivent sans interruption

  • Le fouteballe égal à lui-même

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    Les pousseurs de baballe surpayés se distinguent encore de belle manière : une polémique fait rage entre certains des joueurs qui accusent de racisme le sélectionneur de l’équipe de France qui ne les aurait pas retenus à cause de la consonance arabe de leurs noms… Quand on voit la composition de ladite équipe, on ne peut pas dire qu’elle ne soit  composée que de joueurs blancs s’appelant Dupont ou Dupond ! L’un des joueurs contestataires est par ailleurs mis en examen dans une sombre affaire de chantage à la vidéo sexuelle contre l’un de ses collègues.

    Même au cœur du fouteballe, véritable passion française obsessionnelle et abrutissante, les français râlent, contestent, polémiquent, s’attaquent les uns les autres, se préoccupent de leurs origines, bref, dépensent leur temps et leur énergie à autre chose que ce pour quoi ils sont payés ! C’est déprimant.

  • C’est parti pour 3 mois de vulgarité

    Avec la majesté d’un secrétaire général de l’Elysée annonçant la composition d’un nouveau gouvernement français, on assiste ébahi au spectacle d’un entraîneur de l’équipe de France de fouteballe dévoilant les noms des guignols-pousseurs-de-baballe surpayés qui défendront les couleurs de la République dans une compétition internationale devant se dérouler un mois durant en France aux frais de ses contribuables.

    La presse, ou celle qui se prétend telle, rivalise en émissions censées éclairer les téléspectateurs et les lecteurs sur les aspects stratégiques de ces désignations. Alors force consultants spécialistes du sujet occupent les plateaux télé et les rédactions pour ânonner sur ce non sujet, répétant jusqu’à la nausée les mêmes phrases vides de sens. Et ce n’est qu’un début… L’hexagone va être connecté sur cette compétition abrutissante un mois durant, et cela se passera chez nous. Comme si la France n’avait rien de mieux à faire ni à financer que des matchs de pousseurs-de-baballe !

    Tout cela sera précédé par le tennis de Rolland Garros dans le XVIème et suivi par des jeux olympiques au Brésil. Bref, 2 à 3 mois de paralysie des neurones d’une partie de la planète. Dans cet océan de vulgarité et de futilité, la bonne nouvelle c’est qu’un pays comme la France capable de dépenser tant d’argent et d’énergie pour des compétitions de sport n’est pas un pays qui se porte économiquement si mal que ça. Culturellement c’est une autre histoire !

    Lire aussi L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

  • Platini en Suisse et au Panama

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    Platini, 60 ans, ex-footeux franchouillard recyclé dans la direction de l’Union européenne de fouteballe (UEFA) a été suspendu de toutes fonctions dans le monde de la baballe suite à une rémunération de 2 millions d’EUR perçue de la part de la fédération mondiale de fouteballe (FIFA) pour un job qu’il aurait effectué dix ans plus tôt et sans que l’on sache exactement de quoi il s’est agi. D’abord suspendu pour 90 jours, il est ensuite radié pour huit ans par un tribunal interne de l’organisation mondiale pour « abus de position, « gestion déloyale » et « conflit d’intérêt », peine ramenée à six ans en appel et il semble qu’une autre procédure d’appel soit toujours en cours. Du coup le garçon n’a pas pu se présenter à l’élection du chef de la FIFA, qui devrait s’en remettre.

    Le plus désopilant dans cet psychodrame est que le nom de Platini est en plus sorti dans l’affaire dite des Panama papers. Il est ayant-droit d’une société crée dans ce paradis de la fraude fiscale. L’intéressé n’a pas contesté l’existence de cette société arguant simplement que, bien sûr, le dispositif était légal.

    Platini, 60 ans, résident suisse et ayant droit d’une société panaméenne, se débat comme un beau diable pour faire croire qu’il est blanc comme neige. La tâche est rude. Le mieux pour lui et pour le monde des pousseurs de baballe (lui aussi impliqué dans nombre d’affaires mafieuses de détournements et de fraudes) serait qu’il se retire discrètement en espérant que le souvenir de ses buts de légende restent plus longtemps dans l’imaginaire footballistique que ses petits arrangements financiers et fiscaux.

  • Stigmatisons les tics verbaux compulsifs

    « Stigmatiser » est le verbe à la mode employé à tort et à travers dans un environnement où tout le monde aime à se plaindre de tout et surtout désigner l’autre comme le responsable de ses malheurs. Alors on aime à évoquer la stigmatisation des jeunes, des musulmans, des réfugiés, de la gauche, de la droite, etc…

    Le dictionnaire Larousse définit le terme comme :

    Dénoncer, critiquer publiquement quelqu’un ou un acte que l’on juge moralement condamnable ou répréhensible : Stigmatiser les responsables de la mauvaise gestion économique.

    Les politiques et les intellectuelles s’accusent à tout bout de champ les uns les autres de stigmatiser les autres et les uns. Comme l’analyse et la réflexion sont devenus des concepts sortant peu à peu du champ médiatique, dès qu’un projet de réforme (ou de réformette) est mis sur la table ceux qui n’en sont pas à l’origine l’accuse de stigmatiser. Tout changement se faisant forcément au détriment des avantages acquis de certains, l’accusation de stigmatisation peut être sortie du chapeau à tout moment, et on ne s’en prive pas.

  • Navarin

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    Navarin d’agneau avec tomates, carottes, petits pois (écossés à la main) et sa sauce de cuisson réduite.

  • Pessimisme et complainte au Bar du Port

    La contestation contre le projet de loi travail s’organise, plutôt modestement d’ailleurs, quelques manifestations, l’incontournable pétition sur change.org et un peu d’agitation sur les réseaux dits sociaux. Ce projet de loi vise à faciliter les licenciements et à donner la priorité aux accords d’entreprises sur la loi. C’est en cela qu’il est soutenu par les syndicats patronaux, qui en demandent toujours plus bien entendu, mais qui se réjouissent de voir un pouvoir socialiste aller dans une direction que même l’opposition conservatrice n’avait pas osé emprunter.

    Croyez-vous que les consommateurs du Bar du Port, critiques enjoués et fidèles de la « gauche-laxiste », se réjouiraient de ce projet de loi ? Que nenni, les voilà maintenant à l’attaque de ces manifestants qui refusent le projet.

    A force de pessimisme, de complainte permanente, de vision cataclysmique, de nombrilisme envahissant, la France s’enfonce dans cet immobilisme sclérosant qui la caractérise depuis plusieurs décennies. Une loi qui fait bouger les lignes déclenche par définition des réactions. Que certains contestent les projets des autres, quoi d’étonnant ? C’est la comédie humaine.

    Le mythe du projet « gagnant-gagnant » est une escroquerie intellectuelle de plus. En matière économique, généralement ce que l’un gagne l’autre le perd, mais l’intérêt général peut bénéficier d’une redistribution des intérêts particuliers. C’est l’honneur du pouvoir d’essayer de privilégier cet intérêt général, c’est sa noblesse de l’expliquer et si possible de convaincre les citoyens du bien-fondé de ces réformes. La tâche est complexe dans un pays de râleurs !

    Lire aussi La réforme du code du travail

  • Un drôle de coco !

    Salam Abdelsam, terroriste islamique ayant participé aux attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts et des dizaines de blessés) a été arrêté en Belgique quelques jours avant les attentats religieux de Bruxelles de mars 2016 (31 morts et des dizaines de blessés). Il a commencé par faire annoncer par son avocat qu’il collaborerait avec la justice belge et refuserait son extradition vers la France. Une fois les attentats de Bruxelles exécutés il a tourné casaque et fait annoncer qu’il refusait désormais de parler et souhaitait son transfèrement à Paris le plus vite possible.

    Dans le même temps son frère qui n’est a priori pas impliqué dans les attentats affirme que Salam a épargné des vies en renonçant à se faire exploser comme cela était prévu en novembre et comme l’a fait un troisième frère.

    On ne sait pas bien à ce stade si effectivement ce terroriste est un traitre à la cause qui n’a pas osé mourir comme ses comparses ou si sa survie était planifiée. Il doit arriver en France dans les prochaines semaines où l’instruction de son cas va sans doute durer des années. Un jugement va ensuite être prononcé, un ou des avocats vont devoir assurer la défense. Ce personnage intriguant et criminel n’a sans doute pas fini de nous surprendre.

  • Religion au Vatican

    Fin de partie entre le ministère français des affaires étrangères et la Vatican : Paris voulait y nommer un ambassadeur affichant officiellement son homosexualité, la papauté n’avait jamais accepté les lettres de créances présentées par l’impie. La France l’a finalement nommé dans une autre ambassade ce qui laisse supposer qu’un nouveau candidat français sera présenté au Vatican.

    On pourrait d’ailleurs se demander si un simple secrétaire d’ambassade ne serait pas suffisant pour représenter les intérêts français car la véritable question à se poser au-delà des tendances sexuelles de son détenteur, c’est à quoi peut donc bien servir un poste d’ambassadeur auprès du Vatican ? Quelques clics sur le site web de l’ambassade donnent la réponse à la question : cela ne sert à rien sinon à dépenser inutilement les sous du contribuable. D’ailleurs cette représentation fonctionne très bien depuis plusieurs mois sans ambassadeur et, de ce fait, avec un budget de frais de personnel à la baisse.

  • Religion au Pakistan

    Un attentat terroriste islamique au Pakistan vise des enfants chrétiens dans un parc de Lahore et fait plus de 70 morts dont 30 enfants. Cette attaque fait suite à celle de décembre 2014 dans une école militaire qui avait fait plus de 140 morts dont 130 enfants.

  • Religion dans les compagnies aériennes

    Une citoyenne israélienne de 81 ans a été récemment obligée de changer de place dans un avion de la compagnie israélienne El-Al car un autre citoyen israélien de confession juive ultra-orthodoxe ne souhaitait pas être assis à côté d’une femme. Cette femme, ancienne avocate, a décidé de porter plainte contre le transporteur pour discrimination avec l’aide d’une association spécialisée Israel Religious Action Center pour un judaïsme progressif (autant dire qu’ils ne sont pas rendus…) et qui a déjà obtenu quelques succès dans des actions similaires dans les transports publics.

    Le comportement des religions à l’égard des femmes est toujours aussi archaïque que similaire quel que soit le Dieu. La tâche est rude pour amener les religieux vers un peu plus de raison !

  • Petits arrangements avec la vie en société

    Au Bar du Port, un panel de citoyens détaille ses petits arrangements avec les règles de la fiscalité ou les procédures de l’entreprise, tout en se plaignant de l’état des services publics et de l’inefficacité de leurs élus…

    Chaque organisation ou individu qui fraude sans réduire pour autant les prestations dont il bénéficie transfère les charges qui lui reviennent sur le voisin. C’est le syndrome français qui pousse les citoyens à croire que les services publics fonctionnent avec l’argent des autres ou que les élus ne seraient pas à l’image de leurs électeurs. Et ceux qui se plient aux règles de la vie en société sont gentiment traités de naïfs ou, pire, d’êtres bêtement disciplinés sur le modèle de certains qui, en d’autres temps, ont amené le nazisme au pouvoir.

    Au-delà de la comparaison avec l’Allemagne des années 30’, tellement excessive qu’elle touche au néant, on a là le drame français qui explique au moins en partie comment notre République se révèle moins efficace que les pays avoisinants du fait de l’incohérence de ses citoyens. On ne peut pas à la fois contester les charges sociales et se plaindre du faible niveau des prestations, crier haro sur l’impôt et se plaindre des services publics, pleurer sur le chômage et refuser d’essayer de réformer le code du travail, vouloir constitutionaliser la déchéance de nationalité et voir le sénat et l’assemblée nationale incapables de se mettre d’accord sur un texte de 3 lignes, etc… Notre époque est marquée par l’égoïsme de chacun et l’oubli de l’intérêt général. Il est plus facile d’asséner « c’est la faute à Taubira-laxiste » que de remettre en cause ses propres comportements. La France n’évolue pas beaucoup sur ce point, hélas…

  • La Belgique attaquée par le terrorisme religieux

    Deux attentats dans la journée à Bruxelles font environ 35 morts à ce stade. Ils ont été revendiqués par le groupe Etat Islamique. La capacité de nuisance de ce terrorisme religieux ne faiblit pas. Des gens manifestement bien organisés, des moyens financiers minima (bien que l’on se souvienne que Coulibaly le terroriste français de l’attentat de l’Hypercasher en janvier 2015 à Paris ait financé une partie de son action avec un simple crédit à la consommation auprès de la Cofidis avec assurance décès…), des troupes en réserve, une croyance religieuse d’un autre âge, une formation idéologique et militaire au Moyen-Orient et on se fait exploser au milieu d’une foule. L’effet est garanti : des morts et de la terreur. La parade absolue est impossible pour nos démocraties formatées pour l’ouverture et la circulation des idées, des personnes et des capitaux.

    Il va falloir des générations avant de ramener ces gens à la raison.

  • La Belgique critiquée par Mme. Michu

    Un terroriste islamique français a été arrêté en Belgique. Il avait a priori participé aux attentats de novembre dernier à Paris qui avaient fait 150 morts. Il était en fuite depuis quatre mois. Des journalistes plus amateurs de tweets que de réflexion, accusent la Belgique de naïveté et d’inefficacité pour n’avoir pas su appréhender cette personne dont il semblerait qu’elle n’ait pas quitté Bruxelles depuis sa fuite de Paris en novembre 2015.

    On croit rêver : confortablement installés dans leurs rédactions derrière leurs écrans des titulaires de cartes de presse, jamais avares de donner des leçons au monde entier avec une arrogance toute franchouillarde, expliquent à des services de sécurité sur les dents depuis plusieurs mois et dont plusieurs membres ont déjà été tués ou blessés, comment ils doivent faire leur travail ! C’est indécent d’autant plus que certains hommes politiques français les suivent sur ce terrain douteux.

    Cerise sur le gâteau : la police belge a dû précipiter son intervention pour arrêter ce terroriste car un journal français, L’Obs, avait publié des informations qu’il avait pourtant été demandé à la presse de ne pas publier pour ne pas gêner les enquêtes en cours.

    Il va falloir aussi, lorsque nous aurons le temps, s’occuper de réformer les écoles de journalisme dont la qualité baisse de jour en jour.