Catégorie : Humeurs

  • Temps et argent perdus

    L’ouverture des jeux olympiques rassemblent ce soir un milliard de téléspectateurs plus quelques dirigeants français venus faire des mondanités à Londres où se tient la fête. Souriez, ce n’est que du sport et surtout un colossal puits à dépenses publiques.

    On peut quand même raisonnablement se demander si le premier ministre ce soir et le président annoncé pour le 30 juillet n’ont rien d’autre à faire que d’aller perdre leur temps dans des tribunes de sport ? Au moins peut-on espérer qu’ils en profiteront pour faire avancer au passage quelques dossiers avec le Royaume-Uni !

  • Nos fouteballeurs et la langue française

    L’équipe de France de fouteballe a fait d’incontestables progrès au championnat d’Europe versus la dernière coupe du Monde. On se souvient de la saillie d’Anelka en Afrique du Sud assénant à son sélectionneur : « Va te faire enculer sale fils de pute. » eh bien cette année en Ukraine c’est un certain Nasri qui a abominé un journaliste cette fois avec un : « Va te faire enculer, va niquer ta mère, sale fils de pute. »

    On note l’ajout du va niquer ta mère apportant une richesse sémantique au vocabulaire du fouteballeur. On attend avec impatience la prochaine coupe du Monde et les dernières découvertes du vocabulaire des pousseurs de baballe.

  • Les sociaux-traîtres de France-Info

    Radio France est en grève pour 24 heures pour on ne sait quelle raison. Dieu merci, grâce à une générosité sans faille et un sens du devoir qui les honore, les journalistes de France Info continuent à assurer leur émission quotidienne de fouteballe en ces temps de championnat du monde. Que Dieu et tous ses saints soient loués, on trouve des journalistes pour braver la lutte des classes, les droits acquis par le Front populaire et les décennies de lutte syndicale de leurs aînés, pour poursuivre l’abrutissement des masses en diffusant leurs chroniques inutiles sur les pousseurs de ballons alors que l’antenne est en grève.

    La conscience sociale, oui, mais pas au détriment du fouteballe. Marx et Engels doivent s’en retourner dans leurs tombes !

  • Les milliards ou le fouteballe : il faudrait choisir

    Les banques espagnoles font la manche pour 100 milliards d’euros hier après-midi. Ce soir, le premier ministre espagnol quitte son pays pour aller perdre son temps et assister à un match de fouteballe en Pologne dans le cadre d’une compétition européenne de pousseurs de ballons. On se demande si ces hauts personnages se rendent bien compte des enjeux qui agitent leurs pays ?

    Mon Dieu ! Ne leur pardonnez jamais une telle inconscience, ils ne savent pas ce qu’ils font.

    Si l’on détenait les cordons de la bourse européenne j’aurais conditionné l’octroi des 100 milliards à l’interdiction à tous les ministres, élus et hauts fonctionnaires de l’Etat bénéficiaire à assister à toute compétition de pousseurs de ballon jusqu’à complet remboursement des milliards prêtés.

  • Fouteballe et droits de l’homme

    Bonne nouvelle pour les ministres français, ils ne seront pas de corvée pour aller faire le pied de grue aux matchs de fouteballe en Ukraine cet été pour le championnat d’Europe de pousseurs de ballon rond, pour cause de violation des droits de l’homme dans ce pays. Hélas pour eux il y aura aussi des matchs en Pologne auxquels ils seront sans doute obligés de faire une apparition histoire de faire populo.

  • Les secrets d’alcôve d’un pape

    Le majordome du pape a été arrêté par les pandores du Vatican pour avoir diffusé des informations confidentielles à la presse. On a beau se gratter la tête, on n’arrive pas à imaginer ce que peut être une information confidentielle du Vatican !

  • Des présidents de la République française entretenus

    Après Chirac logé depuis 5 ans dans un appartement parisien d’un ancien premier ministre libanais, on imagine gratuitement, voilà Sarkozy en vacances au Maroc dans une résidence du Roi. Est-ce que la décence ne voudrait pas que les anciens présidents français, comme les actuels, ne squattent pas trop systématiquement les biens immobiliers de tyranneaux locaux de pays en voie de développement ?

  • Le bla-bla répétitif des soirées électorales médiatiques

    Durant la soirée électorale de dimanche, les journalistes n’ont eu qu’une question sur les lèvres, quelque soient les interviewés : « quel est votre sentiment ? »

    Depuis lundi matin c’est devenu : « qui sera le premier ministre ? » Hollande leur a répondu que le gouvernement sera nommé mardi prochain, mais qu’importe, ils insistent.

    La répétition est érigée en mode de pensée dans les médias, c’est ce qui doit être enseigné dans les écoles de journalisme, à moins qu’on ne leur apprenne aussi à réfléchir mais qu’une fois leur carte de journaliste en poche ils n’y arrivent pas ?

  • Le clinquant des plateaux télévisés

    Un président bling-bling s’en va mais alors pour son départ les plateaux télé font un festival de clinquant et rivalisent en décorations de mauvais goût. La palme revient sans conteste à France 2 qui aligne une espèce de palais de verre avec parterre bleu-blanc-rouge, table écran, étages de côté pour les opératrices derrière leurs ordinateurs. Difficile de faire plus vulgaire et tape-à-l’œil ! TF1 est pas mal non plus dans le genre mais en tout de même plus modeste. Manifestement ils avaient moins de moyens.

  • La presse se délecte

    La couverture du Nouvel Obs de la semaine dernière : Sarkozy va encore apprécier Laurent Joffrin…

  • « Les nouveaux chiens de garde » de Gilles Balbastre & Yannick Kergoat

    Les Nouveaux Chiens de Garde : un documentaire amer sur les liens unissant les organes de presse français au monde des affaires. C’est édifiant, sans doute très pessimiste puisque fondé sur l’affirmation que ces liens incontestables annihilent toute objectivité desdits journalistes. Des exemples précis sont livrés sur des journalistes et des experts pris en flagrant au mieux d’incompétence au pire de collusion.

    Hélas, les médias d’aujourd’hui n’arrivent plus à fonctionner de façon autonome et doivent faire la manche pour survivre, malgré les aides d’Etat consacrées à ce secteur. Alors ils se tournent vers les affaires qui elles ont de l’argent et l’envie d’utiliser la presse à leurs propres fins. Pas facile de concilier tous ces intérêts avec le devoir d’informer !

  • De la fatuité d’un roi

    Le Roi d’Espagne se fait surprendre en pleine chasse à l’éléphant en Afrique alors que le taux de chômage dans son pays tangente les 25% et qu’il est le président du World Wild Fund espagnol. Il a présenté ses excuses mais trop tard, le mal est fait et la faute de (très mauvais) goût est patente.

    Le manque de sens des réalités des élites est parfois tellement patent que les mots manquent pour qualifier de tels comportements, et surtout l’absence de sens politique qu’ils caractérisent… Quoi que l’on pense de la chasse à l’éléphant, la révélation d’une telle pratique par un couronné européen ne peut que déclencher hourvari et condamnation du bon peuple. A priori une telle réaction n’avait pas été anticipée par la royale famille, ou alors considérée comme sans importance.

  • Programmes et sondages

    La presse continue à gloser sans fin sur l’évolution des sondages concernant la prochaine élection présidentielle plutôt que d’analyser les idées. Dans certains cas les journalistes ne comprennent pas ces programmes et ne sont donc pas en mesure de les analyser, ils n’ont pas été formés pour. Dans d’autres circonstances les candidats n’ont même pas de programme affiché, alors de quoi discuter ? C’est le cas de l’agité du ciboulot qui n’a toujours rien publié mais se contente de balancer des idées saugrenues au gré des meetings racoleurs organisés par l’UMP. On ne sait pas bien si l’absence de publication d’un programme écrit est le fruit d’une décision stratégique, estimant que cela ne sert à rien, ou s’il n’a tout simplement pas eu le temps de s’occuper de ce point de détail.

  • Mise en scène des actes terroristes

    Bien entendu le terroriste de Toulouse avait filmé ses exploits et aurait fait parvenir le film à la chaîne arabe Al Jazeera qui hésite à les diffuser. La vraie question est de savoir quand ces images vont fuiter sur Internet car cela paraît inévitable, hélas !

    Son père, résidant en Algérie et de nationalité algérienne, annonce son intention de porter plainte contre la France pour assassinat à la suite de la mort de son fils lors de son interpellation.

  • Les médias sur leur nuage

    Avec constance, avec obstination, avec indécence les médias continuent à interroger agressivement les représentants des forces de l’ordre pour savoir s’ils ont correctement réalisé l’opération de neutralisation du cinglé de Toulouse. Et lorsqu’un ou deux de leurs interlocuteurs s’énervent gentiment en leur demandant s’ils réalisent l’environnement dans lesquels se passait cette intervention qui était fort différente et un poil plus violente et létale que celle des plateaux de TF1, les journalistes comme toujours se drapent derrière leur devoir d’informer et s’écrient en vierges effarouchées : « mais les français veulent savoir ! ».

    Voyeurisme, attirance morbide et défaite de l’intelligence, voilà qui caractérise une presse française qui en général est largement autant responsable de l’abrutissement des masses que les stades de fouteballe.

  • La mode immettable au-dessus de 30 ans

    Je suis dans une boutique pour essayer des costumes de printemps. Evidemment on me propose des coupes près-du-corps, en français, pantalon moule-burnes et veste-que-tu-peux-peux-même-pas-lever-les-bras-une-fois-que-tu-l’as-sur-le-dos ! Je demande s’il n’y a pas des formes plus classiques et on me répond : « mais c’est le classique aujourd’hui. »

  • Fin de l’épisode…

    Le cinglé assassin retranché dans son appartement de Toulouse meurt durant l’assaut du RAID. Il s’avère être un jeune homme né à Toulouse, petit délinquant, pas particulièrement défavorisé, mais embrigadé dans l’islamisme avec séjours dans des camps d’entraînement de combattants au Pakistan et en Afghanistan. Pas trop longs les séjours d’ailleurs, quelques semaines chacun, et puis quand il y a attrapé une hépatite il est revenu se faire soigner en France sous le parapluie rassurant de la sécurité sociale hexagonale sans doute plus généreuse que celle de Kandahar.

    Son frangin, également prosélyte musulman, en garde à vue après que des explosifs aient été retrouvés dans son automobile, se serait félicité des actes de son cadet lors de son interrogatoire.

    Hélas, hélas, cette série de meurtres particulièrement cruels à Toulouse ces derniers jours est le fruit d’un terrorisme islamique. Les représentants des différentes religions et les hommes politiques responsables supplient la population de ne pas faire d’amalgame, mais amalgame il y aura, c’est inévitable. A la limite il aurait été préférable que ces horribles forfaits aient été menés par un crâne rasé nazillon comme lors de l’attentat d’Oklahoma au Etats-Unis en 1995 qui avait fait près de 200 morts avec l’explosion d’un bâtiment fédéral menée par Timothy Mc Veigh qui a ensuite été exécuté après son procès. Au moins ce type de responsabilités est moins générateur de vagues de fond nauséabondes.

    Mais l’idéal serait bien sûr que de tels cinglés n’existent point.

  • Indécence journalistique !

    Dans l’avion qui ramène ce matin en Israël quatre corps dont trois enfants, une journaliste de France-Inter demande au père de l’adulte assassiné, également grand-père de deux des enfants tués, quelque chose du genre : « Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez appris… ». Le pauvre homme avec en soute les corps martyrisés de sa famille trouve quand même le courage de répondre. L’interview est diffusée au journal de 13h de cette radio.

    Un tel manquement aux règles élémentaires de l’Humanité devrait être puni, au minimum, du retrait définitif de la carte de presse du coupable.

  • La presse face au tragique

    Un cinglé psychopathe hors catégorie assassine des gamins dans une école de Toulouse avec une incroyable et froide cruauté après avoir tué deux jours avant trois militaires à Montauban et un autre militaire également à Toulouse encore un peu avant. On suppose que c’est le même assassin. Toutes les polices françaises sont sur les dents pour arrêter le suspect avant qu’il ne recommence.

    La presse adore et invite immédiatement les criminologues médiatiques, les psychiatres de plateaux télévisés, les policiers à la retraite pour gloser sur la différence entre le tir à bout touchant versus à bout portant, essayer d’anticiper le profil de l’assassin, deviner ce que le procureur cache et surtout, titiller les politiques pour savoir ce qu’ils pensent de ce qu’à dit ou pas dit le voisin sur le sujet, tout en se défendant bien entendu de vouloir créer ou attiser la polémique. Un classique du genre, c’est aussi l’interview de Madame Michu voisine de l’école où se sont déroulés les meurtres, elle-même mère de famille, pour l’interroger sur ce qu’elle ressent ! Bref, la presse se vautre dans la fange avec le bonheur d’un troupeau de truies dans leur auge à purin. La mesure et le tact ne figurent malheureusement pas dans la chartre d’éthique des journalistes. Il faudrait faire un référendum sur le sujet peut-être…

  • Faisons payer les footeux !

    Hollande a annoncé la création d’une tranche d’impôt sur le revenu à 75% au-delà de 1 million d’euros annuels. A ce stade seuls les joueurs de fouteballe ont réagi par la voix du cheffaillon moustachu de leur ligue, un certain Frédéric Thiriez, qui prévoie « une catastrophe pour le foot français, à son appauvrissement et à sa rétrogradation sur l’échelle européenne ».

    Même le Douillet, ex-ancien-champion d’on ne sait plus quel sport, reconverti dans la course de fonds pour l’UMP, s’émeut « Les joueurs partiront instantanément de France, ils en ont les moyens » !

    M… !!! Comment va-t-on pouvoir se sortir de la crise si les footeux quittent le navire ?

    Accessoirement Hollande a annoncé la création d’une tranche d’imposition sur le revenu à 45% entre 150 000 et 1 00 000 EUR, et la limitation des avantages liés aux niches fiscales à 10 000 EUR/an.