Catégorie : Kronic concerts-rock

  • Lambchop – 2019/04/23 – Paris la Maroquinerie

    Lambchop est de retour à la Maroquinerie avec un nouveau disque This is what I wanted to tell you, et une équipe de musiciens renouvelée autour des historiques de la bande. Kurt Wagner, le leader et inspirateur de cette musique joue et chante toujours avec son éternelle casquette rouge vissée sur la tête. Clin d’œil à cette habitude vestimentaire, la couverture du dernier disque est une photo-portrait de lui… sans casquette et l’on découvre enfin ce qu’il y a sous celle-ci : une sévère calvitie.

    Blanchi sous le harnais des disques et des tournées depuis les années 90’, ce groupe de Nashville développe sa country alternative avec bonhommie et créativité. Un peu d’électronique vient enrichir leur inspiration cette années, deux jeunes ont été recrutés dont le batteur-saxophoniste-guitariste (qui assure également la première partie) et le percussionniste noyé derrière une masse de fils qui sortent et se connectent à d’étranges machines. Sur le disque récent et une bonne partie du show de ce soir, la voix de Kurt est traitée comme avec un chœur en léger décalé sur le chant principal, il n’est pas sûr que ce bidouillage soit indispensable.

    Wagner et ses deux jeunes sont entourés d’un guitariste du genre free (qui passe à la steel de temps à autre) et d’un claviériste, qui ont son âge et jouent avec lui depuis la nuit des temps. Le bassiste vient compléter ce combo. Tout le monde est souriant et appliqué autour du Maître qui décline cette musique « de chambre » avec douceur et mélancolie. Ni virtuosité ni effets de manche, seulement ce folk qui vient de ce Tennesse profond dont l’atmosphère et l’histoire tragique ont inspirées tellement de musiciens.

    Tout dans la musique de Lamchop transpire cette quiétude tropicale propice à la créativité. Alors on se laisse bercer par les mots et les notes, comme emportés par cette lenteur : There’s no rules to this disorder/ I cup my hands, I drink the water/ The news was fake, the drugs were real/ The dream was gone, not its appeal (Everything for You).

    Habitué de cette petite salle de la Maroquinerie, Lambchop y a rassemblé ce soir encore un public fidèle et amateur de cette musique ciselée comme le cristal. C’est la qualité plutôt que les décibels et une sérénité comme ancestrale au cœur d’un monde tellement agité : le deep-south monté à Paris, l’âme du Tennesse qui plane sur Belleville. Quelle élégance !

  • Neneh Cherry – 2019/02/28 – Paris le Trianon

    Neneh Cherry – 2019/02/28 – Paris le Trianon

    Neney Cherry, post-punkette des années 90, fruit des amours improbables d’un musicien sierra-léonais et d’une artiste suédoise, adoptée par la suite par le trompettiste de jazz Don Cherry qui épousera sa mère, elle commit deux disques magnifiques : Raw like a sushi et Man (1989 et 1996), délirant mélange de hip-hop, rapp, et dance, unifié par le talent de l’artiste et qui en firent danser plus d’un, sans doute aussi motivés par sa joyeuse plastique et sa contagieuse énergie.

    Après différentes collaborations dans les années 2000, dont l’excellent groupe CirKus où chante également sa fille, elle revient avec Blank Project (2014) et Broken Politics qu’elle présente ce soir avec beaucoup de plaisir.

    Elle est entourée d’une bande de musiciens plutôt hétéroclite : un bassiste asiatique, une xylophoniste-percussionniste noire (Rosie), une harpiste blanche, deux hommes barbus aux machines dont son mari qui assure aussi les chœurs (Cameron McVey qui a collaboré, notamment, avec Massive Attack), doublant souvent la voix de Neney, et un batteur. Tout ce petit monde éclate de bonheur, passe d’un instrument à l’autre et accompagne magnifiquement l’artiste avec tendresse et subtilité. Le fond de scène est occupé par une étrange peinture d’une tête de femme avec un filet de sang coulant des lèvres.

    Lorsque Neney arrive, habillée d’un élégant costume crème, elle incline la tête les mains jointes devant le public, avant de les tendre vers le ciel en susurrant : « Parisssssssss… ». Ses dreadlocks se terminent par des mèches blondes qui s’emmêlent sur toute une quincaillerie de colliers et boucles diverses qu’elle porte ce soir. Le groupe joue principalement ce soir les morceaux de Broken Politics, en mode apaisé, narrant les combats du jour : pour l’aide aux réfugiés, contre les armes à feu et les smartphones, l’intolérance, bref, comment vivre dans ce monde brisé. Sa voix superbe sait aussi porter ces sujets avec beaucoup de persuasion. La vision est plus sereine mais plus triste aussi, sans doute pas résignée.

    Entre deux morceaux elle nous rappelle qu’elle a maintenant 55 ans et trois enfants alors « ce n’est plus comme avant, » mais lorsqu’ils reviennent sur le passé et qu’elle se reprend à rapper sur Manchild, Buffalo Stance ou I’ve got U under my skin l’assistance se trémousse sur le rythme endiablé de sa voix et de ses pas de danse, elle découvre ses épaules tatouées, ses locks volent et elle nous fait fondre par son sourire éclatant. Les musiciens se déchaînent, Rosie se déhanche derrière son xylophone, le bassiste arpente la scène en donnant de grands coups de manche dans le vide. On est tout de même pas très éloigné de ce que c’était « avant »…

    Un beau concert de ce groupe aux multiples influences si bien synthétisées par le talent de Neney Cherry ! Il est filmé par Arte et disponible pour encore quelques temps sur le site web de la chaîne culturelle.

    On ajoute que la première partie assurée par la belge Charlotte Adigéry nous a magnifiquement mis dans l’ambiance : une superbe voix, mix de rapp et d’opéra, accompagnée sur de l’électro délivrée par un DJ.

    Set list : Fallen Leaves/ Shot Gun Shack/ Deep Vein Thrombosis/ Kong/ Blank Project/ Poem Daddy/ Synchronised Devotion/ Black Monday/ Natural Skin Deep/ Manchild/ Soldier

    Encore : Faster Than the Truth/ 7 Seconds (Youssou N’Dour cover)/ Buffalo Stance

    Encore 2 : I’ve Got U Under My Skin

    Warm up : Charlotte Adigéry

  • Massive Attack – 2019/02/11et12 – Paris le Zénith

    Massive Attack – 2019/02/11et12 – Paris le Zénith

    Pour le vingtième anniversaire de la sortie de leur disque de légende Mezzanine, les Massive Attack ont monté une tournée baptisée Mezzanine XXL qui passent par deux dates parisiennes au Zénith. S’agissant de faire un peu de neuf avec de l’ancien, la troupe s’est renouvelée, a rajeuni son light-show, enrichi sa setlist pour présenter un show encore plus sombre que ne le fut le CD découvert en 1998 ! Les deux soirées sont jouées strictement à l’identique.

    Sur scène ce soir, une partie de l’équipage est nouvelle. Robert del Naja et Grant Marshall accueillent notamment deux guitaristes et un claviériste que l’on ne connaissait pas, et retrouvent Liz Fraser, ex-Cocteau Twins, présente sur le disque en 1998, à la voix éthérée et confuse toujours bouleversante, si bien posée sur l’électronique musicale qui la porte bien haut. Horace Andy, les deux batteurs et le bassiste sont toujours fidèles au poste.

    De façon inattendue et bienvenue le groupe joue aussi des reprises dont des extraits de certaines sont déjà présentes sous forme de samples dans Mezzanine. L’introduction est un instrumental joué devant un écran LED clignotant dans les bleus de façon stroboscopique sur les hululements de guitares déchirantes, mettant en avant les talents du nouveau guitariste, enchaîné sur I Found a Reason du Velvet Underground, chantée par le second guitariste et jouée de façon suave et guillerette alors que passent des images enchantées d’une marina proprette qui pourrait se trouver en Floride ; résultat étonnant. Risingson nous ramène à un catalogue plus classique où les basses et les sons électroniques tombent en masse sur une assistance déjà pétrifiée. Cette chanson contient le sample du Velvet joué précédemment. Puis vient 10:15 des Cure, interprétée aux instruments exactement comme l’original mais avec la voix de 3D qui n’a pas grand-chose à voir avec cette de Robert Smith. Cette chanson est samplée dans celle qui suit Man Next Door, avec l’entrée d’Andy sur scène et toujours un fort coefficient d’affection de la part du public. Le rapprochement des Cure et des Massive Attack est fort à propos tant ces deux groupes ont à voir l’un avec l’autre, bien que de factures différentes et d’époques successives. Les plus jeunes rendent hommage à leurs anciens, c’est bien. Les uns et les autres assurent la permanence de cette musique mélancolique, la transition des guitares brutes vers une électronique plus présente, synthétisée ce soir par ces musiciens qui nous résument avec brio 30 années post-punk en deux heures.

    Liz Frazer apparaît ensuite sur Black Milk et nous charme de cette voix si particulière, comme fondue dans le son du groupe qui l’entoure. Le reste de Mezzanine est joué, interrompu par d’autres reprises, dont une particulièrement percutante d’Ultravox (Rockwrok) et un reggae signé d’Andy. Les morceaux originaux de Massive Attack restent un mélange diffus d’harmonies en mode mineur, de rythmes marqués et surpuissants, de voix traitées à l’aune des techniques modernes, d’électronique à tous les étages et de répétition, pour délivrer une recette envoutante qui fait rapidement perdre la tête (les malaises se multiplient dans la fosse autour du chroniqueur).

    On ne se lasse pas de cette musique. Nous écrivions il y a vingt ans : « C’est la musique de la fin du siècle. De nos années barbares à l’ère des computers, Massive Attack nous ouvre le portail du nouveau millenium dont le beat sera désormais le fluide vital. », il n’y a pas un mot à changer et le siècle nouveau, déjà sérieusement entamé n’a rien démenti.

    Le light show est renouvelé avec des images plus classiques et réalistes sur lesquels sont projetés les messages du groupe toujours légèrement punk-naïfs. Trois gigantesques écrans sont en fond de scène, celle-ci étant entourée elle-même de deux autres. Parfois les films disparaissent et des lumières projettent des lueurs blafardes, parfois avec des clignotements stressants, filtrées par ces écrans qui les laissent passer comme à travers des toiles d’araignées. Il n’y a aucun éclairage de face et les musiciens se satisfont de cette pénombre avec laquelle nous voguons plus aisément sur leurs notes et dans leur univers. Le groupe joue deux heures, sans première partie, sans rappel, sans un mot, sans un sourire. Le show reste fondamentalement du Massive Attack, sombre, urbain et hypnotique.

    Setlist : I Found a Reason (The Velvet Underground cover)/Risingson/ 10:15 Saturday Night (The Cure cover)/ Man Next Door/ Black Milk (with Elizabeth Fraser)/Mezzanine/ Bela Lugosi’s Dead (Bauhaus cover)/ Exchange/ See a Man’s Face (Horace Andy cover) (with Horace Andy)/ Dissolved Girl (Tapped vocals)/ Where Have All the Flowers Gone? (Pete Seeger cover) (with Elizabeth Fraser)/ Inertia Creeps/ Rockwrok (Ultravox cover)/ Angel (with Horace Andy)/ Teardrop (with Elizabeth Fraser)/ Group Four (with Elizabeth Fraser) (With Avicii’s Levels intro)

  • Jean-Louis Murat – 2018/12/10 – Paris le Café de la Danse

    Jean-Louis Murat offre plusieurs soirées au Café de la Danse en formation trio, avec un bassiste et un batteur. Ce soir, le rocker français volcanique au cœur tendre a joué avec bonheur des pièces de son nouveau disque, Il Francese, et d’autres plus anciennes de son répertoire dense et varié. A 66 ans, Murat continue de rouler sa bosse dans des salles de concert plus ou moins fréquentées. Il rencontre toujours un succès d’estime pas toujours suivi de réussite commerciale. Le grand public a souvent un peu de mal à suivre ses projets musicaux parfois déroutants. Dans une récente interview au journal Le Monde, Murat expliquait qu’il avait songé à tout arrêter avant finalement de repartir de plus belle avec une renaissance musicale.

    Ce soir le président de la République française présente une « adresse à la nation » pour sortir des émeutes qui agitent le pays ; 300 fans ont préféré assister au concert de Murat et le retrouver jouant sa guitare avec hargne et déversant ses mots avec panache. Ils se réjouissent de sa décision de poursuivre sa carrière et sont autant touchés par sa voix au timbre si particulier que par sa pugnacité à rester présent sur la scène musicale et poétique. La magnifique soirée qu’il partage avec nous en est une nouvelle démonstration.

    La formation en trio et l’environnement intimiste de la salle permettent de longues digressions de guitare. Murat n’en est pas un virtuose mais il aime triturer l’instrument, assis sur sa chaise, prolongeant ainsi les divagations dans ses textes. Sa voix nasillarde peut aussi s’envoler dans des aiguës parfois dispensables, mais l’homme est ainsi, entier et désormais serein. Il joue et chante ce qu’il sent et comme il le choisit. On le sait attaché à son Auvergne rurale ; Murat au Café de la danse c’est un peu le rock français en circuit court, garanti naturel et sans additif. On aime beaucoup et c’est très bon par où ça passe…

  • King Crimson – 2018/11/16 – Paris l’Olympia

    King Crimson – 2018/11/16 – Paris l’Olympia

    King Crimson est de retour à l’Olympia pour trois concerts dans le cadre de cette tournée entamée en 2014 et rebaptisée « European Fall Tour 2018 » ; un remake du Endless tour de Bob Dylan ?

    Le groupe est à l’identique de la formation des concerts parisiens de 2014 et 2016. Robert Fripp (72 ans) et les siens déroulent une setlist enrichie d’extraits plus nombreux de Lizard, qui n’ont sans doute plus été joués depuis longtemps, très beau troisième album du groupe, sorti en 1970, d’inspiration jazzy, composé et écrit par Fripp et Pete Singfield. Jon Anderson, le chanteur de Yes, chantait à l’époque sur Prince Rupert Awake, ce soir sa voix inoubliable sera remplacée par la guitare de Fripp, magnifique !

    Lire aussi : King Crimson 2016, King Crimson 2015 & King Crimson 2000

    Le reste du concert picore dans le catalogue du groupe avec les incontournables du passé : In the court of…, Epitaph, le sublime Cadence and Cascade, mais aussi des pièces plus récentes datant de la reformation du groupe dans les années 80’ avec le guitariste américain Adrian Belew : Discipline, Indiscipline, Construktion of light… Jakko Jakszyk, guitariste-chanteur, tient largement la comparaison avec Belew.

    Les musiciens portent tous gilet et cravate et sont répartis sur une scène à deux étages avec les trois batteries en bas. On ne peut pas qu’ils soient très percutants pour le jeu de scène, mais seule la musique compte ce soir, celle d’un groupe qui a marqué le rock progressiste et, concernant Fripp, le jeu de guitare de nombre de ses congénères depuis 50 ans. Les King Crimson sont éternels.

    Setlist :

    Set 1 : Drumsons/ Larks’ Tongues in Aspic, Part One (with « La Marseillaise » snippet)/ Suitable Grounds for the Blues (with Jeremy Stacy piano intro)/ One More Red Nightmare/ Epitaph/ Red/ The Letters/ Sailor’s Tale/ Moonchild (including Bass, guitar and piano cadenzas)/ The Court of the Crimson King (including Coda)/ Discipline/ Neurotica/ Indiscipline/

    Set 2 : CatalytiKc No. 9/ The ConstruKction of Light/ Fallen Angel/ Cirkus/ Lizard (Bolero, Dawn Song, The Last… more )/ Interlude (Guitar only, as an outro to Prince Rupert’s Lament)/ Cadence and Cascade/ Radical Action (To Unseat the Hold of Monkey Mind) (partial)/ Radical Action III/ Meltdown/ Radical Action II/ Level Five

    Encore : Starless

  • Morcheeba – 2018/11/13 – Paris le Trianon

    Comme à son habitude, Skye, la chanteuse de Morcheeba, a retourné le Trianon ce soir par son sourire, sa grâce, son charme et son chant sublime. Et lorsque le groupe démarre l’intro de Never Undo sous les faisceaux tournoyants de lumières à dominante rouge, elle apparaît lentement, les dreadlocks dégoulinant sous son chapeau melon, vêtue d’une robe à parements brillants-réfléchissants, et déjà ce sourire dévorant qui nous habitera toute la soirée…

    You’ve been a dark story/ But don’t let it sink right in/ Let’s just sing/ If you got desire to see a clear idea/ We could be the sun down here/ We could bring the fun around here// And if you only knew/ We won’t undo/ It’s always you/ And now you know it’s true/ Me said there’s never undo/ It’s always you

    Never Undo (Morcheeba)

    Le guitariste Ross Godfrey est toujours un maestro, jouant avec nonchalance pour créer l’ambiance musicale du groupe toute en coolitude. Skye danse avec légèreté et des mouvements d’épaules tout en douceur, nous sert une espèce de rapp harmonieux sur Blaze Away, se libère sur la reprise de Let’s Dance de Bowie dans les réverbérations infinies de la guitare de Ross et roule des yeux flamboyants et des éclats de rire sur le final de Rome Wasn’t Built in a Day.

    Plutôt issus de la mouvance trip-hop à leurs débuts, les Morcheeba se sont un peu éloignés des rivages sombres de ce genre pour s’orienter vers une musique apaisée et élégante que l’on déguste comme un long drink multicolore sur une plage de Californie au coucher du soleil. C’est fait beaucoup de bien, c’est de la sérénité en notes.

    Leur nouveau disque s’appelle Blaze Away. Comme sa couverture, le décor et les lumières sont dans les rouges ce soir, comme notre cœur qui bat la chamade pour Skye. L’audience fond littéralement sous le charme… total in love with Morcheeba!

    Setlist : Never Undo/ Friction/ Neveran Easy Way/ Otherwise/ The Sea/ Part of the Process/ Blaze Away/ TriggerHippie/ Blood Like Lemonade/ Slow Down/ Summertime (George Gershwin cover)/ Paris sur Mer/ Let’s Dance (David Bowie cover)/ Blindfold/ Let Me See

    Encore : Sweet L.A./ Rome Wasn’t Built in a Day

  • Elysian Fields – 2018/11/01 – Paris la Maroquinerie

    Elysian Fields en concert ce soir à la Maroquinerie, le duo new-yorkais Jennifer Charles (chant) et Oren Bloedow (guitare) est accompagné d’une rythmique bass/batterie tenue par deux jeunes musiciens joyeux et efficaces. Le groupe est emmené par la voix sensuelle et ondulante de sa chanteuse déclamant des textes troublants sacrément appuyée par son guitariste sous sa casquette de titi parisien. C’est l’archétype du groupe underground, puissant et sincère, qui joue  dans des salles modestes mais devant des spectateurs passionnés. Elysian Fields a aussi amélioré sa notoriété en France en participant à des albums de Jean-Louis Murat, autre parangon d’un underground cette fois-ci français.

    La soirée est magnifique d’autant plus qu’elle fut introduite par Joe Bel, jeune chanteuse française folk qui s’accompagne merveilleusement à la guitare et est renforcée par un percussionniste, une jolie surprise.

  • Garbage – 2018/09/20 – Paris le Bataclan

    Garbage – 2018/09/20 – Paris le Bataclan

    Concert intimiste de Garbage au Bataclan pour le 20ème anniversaire de l’album Version 2.0 : Shirley Manson et ses quatre cavaliers de l’apocalypse électrique ont déchaîné une assistance conquise ce soir. La couleur orange est bien entendu de mise ce soir, celle de la couverture du deuxième album de ce groupe énergique. Un show mené sur un rythme d’enfer dans l’atmosphère moite du Bataclan. Le groupe ne ménage pas son énergie, plutôt habitué à des salles et des scènes plus vastes, il laisse à Shirley son espace vital où la diabolique, accrochée à son micro, tourne comme un lion en cage.

    Rares sont les moments de répit, celui qui termine le show sur You Look So Fine est un instant magnifique qu’elle clôt avec sa guitare rose en faisant durer ce final mélancolique instrumental qu’elle transforme en rage…

    Ending with letting go
    Let’s pretend we get a happy end
    Let’s pretend we get a happy end
    Let’s pretend, happy end…

    Garbage(You Look So Fine)

    avant de quitter la scène pour y revenir pour un rappel de braise où sera notamment joué la nouvelle et étrange chanson No Horses, pleine de dévastation mais qu’elle qualifie de « happy song » dans un grand éclat de rire !

    Garbage, une valeur sûre, un bon gros vieux rock qui nous enchante, avec une touche de sophistication dans le son lui donnant un petit caractère alternatif et des paroles plutôt sombres en harmonie avec l’époque. La voix éclatante et le charme de Shirley font le reste… depuis 1995 ! A part lancer des tournées de 20ème anniversaire de ses premiers albums, Garbage continue à en produire de nouveau de la même veine. Le dernier date de 2016, Strange Little Birds.

    Set list

    Afterglow/ Deadwood/ Temptation Waits/ Wicked Ways (with interlude of Depeche Mode’s « Personal Jesus »)/ Special/ The World Is Not Enough/ 13x Forever (with The Kinks’ « Tired Of Waiting » outro)/ Get Busy With the Fizzy/ Hammering in My Head/ Medication/ Thirteen (Big Star cover) / Can’t Seem to Make You Mine (The Seeds cover)/ I Think I’m Paranoid/ Sleep Together/ Dumb/ Soldier Through This/ Lick the Pavement/ Push It/ When I Grow Up/ You Look So Fine (incl. snippet of ‘Dreams’ by Fleetwood Mac)

    Encore : The Trick Is to Keep Breathing/ No Horses/ Cherry Lips (Go Baby Go!)

    Lire aussi

  • U2 – 2018/09/13 – Paris Bercy

    U2 – 2018/09/13 – Paris Bercy

    Un concert de U2 est toujours un bon moment à passer, surtout quand il se déroule à Paris ! Le groupe créé à la fin des années 70’ continue à sortir des disques, bon point, mais a remplacé la flamboyance d’antan par un recours à un visuel électronique et sophistiqué. Cette fois-ci, la scène de Bercy est traversée par un immense écran, perpendiculaire à la scène et aboutissant à celle-ci. La surprise du jour vient du fait qu’il s’agit en fait d’un double écran à l’intérieur duquel chemine une passerelle pouvant accueillir nos quatre loustics. Ils jouent d’ailleurs l’intro depuis cette passerelle mobile qui ondule entre ses écrans, avant de rejoindre la scène. Ils referont des apparitions dans l’écran tout au long du show, l’empruntant notamment pour aboutir à une b-stage où ils joueront le set acoustique de la soirée.

    L’éternel Bono-en-lunettes affiche des cheveux permanentés mais se porte encore bien sur ses talonnettes. The Edge cache toujours son crâne sous un calot noir façon cardinal, mais quel guitariste de talent ! Adam à la basse a les cheveux uniformément blancs, laqués eux-aussi et Larry, le bogoss de la bande marque le rythme à la batterie.

    Une bande de grands musiciens qui jouent ensemble depuis presque 40 ans, cela crée des liens qui sont tellement évidents sur scène. A quatre ils font un vrai show ; tout ce petit monde s’écoute un peu chanter mais qu’importe, nos cœurs s’emballent lorsque retentissent les hymnes de ce groupe : New Year’s Day, In the Name of LoveBono, toujours aussi bavard profite de sa présence sur scène pour défendre les causes humanitaires qui lui sont chères.

    Un spectacle grandiose, peut-être un peu trop, pour une musique qui reste indémodable depuis les débuts du groupe en 1977.

    Setlist

    [Inside Screen The Blackout]/ Lights of Home (St. Peter’s String Version)/ I Will Follow (with « Mother » snippet)/ All Because of You/ Beautiful Day/ The Ocean/ Iris (Hold Me Close)/ Cedarwood Road/ Sunday Bloody Sunday (i+e semi-acoustic version)/ Until the End of the World (with « Lord of the Files » and « Introduction » snippets)/ [E-Stage Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me (Gavin Friday Remix) / Elevation (Influx Remix Intro)/ Vertigo (with « Ca Plane Pour Moi », « … more )/ Even Better Than the Real Thing (Fish Out of Water Remix; no… more )/ Acrobat (with « Hall of Mirrors » snippet)/ You’re the Best Thing About Me (full band acoustic)/ Summer of Love (Bono and The Edge only)]/ Pride (In the Name of Love)/ Get Out of Your Own Way/ New Year’s Day (reworked version, no final verse)/ City of Blinding Lights

    Encore : Women of the World (Jim O’Rourke song)/ One/ Love Is Bigger Than Anything in Its Way/ 13 (There Is a Light)

  • Seu Jorge – 2018/07/08 – Paris la Philharmonie

    Dans le cadre du festival parisien Days Off à la programmation boboïsante mais toujours intéressante, le musicien brésilien Seu Jorge se produit accompagné par l’orchestre de l’Ile de France dans la grande salle « Pierre Boulez » de la Philharmonie de Paris. C’est aussi un hommage à David Bowie décédé il y a maintenant plus de deux ans.

    Seu Jorge avait composé la bande originale du film de Wes Anderson The Life Aquatic with Steve Zissou sorti en 2004 et qui est une parodie de la vie du Commandant Cousteau. « Composé » est un bien grand mot puisqu’en fait il lui avait été demandé de réinterpréter les classiques de David Bowie qu’il avait donc réécrits en portugais et joués à la sauce samba. Seu et sa guitare jouent d’ailleurs leur rôle dans le film. Cette BO est restée célèbre, particulièrement dans le milieu des fans de l’artiste britannique et même pour ceux qui n’ont jamais vu le film. Il n’y avait pas eu véritablement de concerts consacrés à cette musique aussi, après la disparition de Bowie, Seu Jorge décida cette tournée hommage.

    Il raconte dans un français ensoleillé comment il reçut un jour à Rio un appel du réalisateur lui faisant cette étrange proposition de réécrire et interpréter Bowie pour un film loufoque. Bien sûr il connaissait et admirait l’artiste mais a priori sans plus, son genre à lui étant plutôt la samba que le rock. Mais après quelques semaines d’insistance du cinéaste il accepta l’offre et se trouva embarqué dans cette étrange aventure musicale et filmographique.

    Alors nous écoutons ce soir avec émotion quelques-uns des morceaux de légende de Bowie : Changes, Five Years, Rock ‘n’ Roll Suicide, Ziggy Stardust, Life on Mars (qu’il dédie à Bowie et à son père décédé quelques jours plus tard) et tant d’autres.

    Grimé comme dans son personnage du film, assis sur un tabouret, il nous enchante de sa voix grave et de son sens du rythme tellement brésilien. C’est aussi un merveilleux guitariste au piqué si caractéristique ; fermez les yeux et vous vous retrouvez au cœur d’une favela, mais vous êtes dans le monde fantastique de David Bowie. L’accompagnement par un orchestre classique ajoute à cette merveilleuse confusion musicale. Le concert est émouvant et original, Seu Jorge est un artiste brésilien d’exception qui mêle son talent à celui de Bowie, créateur de légende ; la musique est un langage presque universel, ces deux-là le démontrent brillamment.

    Alors que les musiciens se retirent, la sono diffuse un tonitruant Lets Dance en version originale !

  • Etienne Daho « Blitztour » – 2018/07/03 – Paris la Philharmonie


    Etienne Daho joue à la Philharmonie de Paris, dans le cadre de cet excellent festival Days Off, devant un parterre de quinqua-sexa à la recherche désespérée de leur jeunesse passée. Daho y joue son dernier album et nombre de morceaux de son catalogue de pop mélancolique, déclenchant l’enthousiasme du public devant ces réminiscences d’un temps désormais révolu. Jeune homme un peu attardé à la sincérité désarmante il continue à développer un rock français émouvant et un regard un peu tristoune sur le temps qui passe et les amours déçus.

    Ah, n’oublions pas, la première partie s’appelle Tristesse Contemporaine !

    Setlist : Les Filles du canyon/ Le grand sommeil/ Le Jardin/ Sortir ce soir/ Poppy Gene Tierney/ Comme un boomerang/ Réévolution/ L’invitation/ Week-end à Rome/ Les Flocons de l’été/ Des attractions désastre/ Tombé pour la France/ Le Premier Jour (du reste de ta vie)/ Epaule Tattoo/ Bleu comme toi/ Ouverture

    Encore : Après le blitz/ Summertime

  • David Byrne « American Utopia » – 2018/07/03 – Paris la Philharmonie

    David Byrne « American Utopia » – 2018/07/03 – Paris la Philharmonie


    David Byrne et ses onze musiciens nous offre un remake du célèbre Stop Making Sense, le film de Jonathan Demme sur un concert des Talking Heads de 1983 à Hollywood. La mise en scène du concert de l’époque, fruit de l’inventivité de David Byrne et du groupe, avait suffi à faire de ce film, l’un des plus beaux sur un show de rock.

    Trente-cinq années plus tard, Byrne à la crinière blanchie mais à l’imagination toujours aussi flamboyante, remonte un spectacle tourné autour de sa musique, celle des Talking Heads mais aussi extraite de ses nombreux disques solos. C’est un concert 2.0 orienté sur la mobilité des musiciens. La scène de la Philharmonie est dépouillée, un immense carré bordé sur ses trois côtés de rideaux style stores à fanfreluches desquels émergent les acteurs-musiciens. Il n’y a rien d’autre, ni fil, ni ampli. Tous les musiciens portent leurs instruments en bandoulière, y compris percussions et clavier, ils sont habillés de costumes gris, style équipage d’un vaisseau Star-Trek, emmenés par le génial David Byrne.

    La musique est le centre de tout, toujours nerveuse, saccadée, intelligente. Les musiciens ont tous l’âge d’être les enfants de David qu’ils entourent avec enthousiasme et efficacité, mention spéciale pour une guitariste d’exception qui clos le show avec un incroyable solo sur The Great Curve. Ce serait une bonne idée de refaire un film sur cette chorégraphie musicale d’exception.

    Setlist : Here/ Lazy/ I Zimbra (Talking Heads song/ Slippery People (Talking Heads song)/ I Should Watch TV (David Byrne & St. Vincent cover)/ Dog’s Mind/ Everybody’s Coming to My House/ This Must Be the Place (Naive Melody) (Talking Heads song)/ Once in a Lifetime (Talking Heads song)/ Doing the Right Thing/ Toe Jam (Brighton Port Authority cover)/ Born Under Punches (The Heat Goes On) (Talking Heads song)/ I Dance Like This/ Bullet/ Every Day Is a Miracle/ Like Humans Do/ Blind (Talking Heads song)/ Burning Down the House (Talking Heads song)

    Encore : Dancing Together (David Byrne & Fatboy Slim cover)/ The Great Curve (Talking Heads song)

    Encore 2 : Hell You Talmbout (Janelle Monáe cover) (with Laura Mvula)

    Warmup : Laura Mvula

  • Massive Attack – 2018/06/29 – Berlin la Zitadelle de Spandau

    Massive Attack – 2018/06/29 – Berlin la Zitadelle de Spandau


    Un beau et classique concert de Massive Attack à la Zitadelle Spandau de Berlin, sans Martina Topley Bird mais avec le renfort des Youg Fathers désormais habitués à assurer le warm-up et quelques morceaux avec leurs hôtes. Le show est en plein air sur un terrain plutôt plat avec des allemands qui font une moyenne d’1m90, la vue n’est pas excellente mais heureusement les teutons partent se ravitailler en bière régulièrement laissant le champ un peu plus libre.

    Le visuel est un peu renouvelé sur le vaste écran led de fond de scène : un peu moins de messages politiques, un peu plus d’effets lumineux qui n’atténuent pas le côté sombre de cette musique obsessionnelle rythmée par le voix de ses trois chanteurs dont les deux fondateurs parlent plus qu’ils ne chantent avec un traitement sépulcrale de leur organe. Il fait froid sur Berlin à la nuit tombée, nous sommes à deux pas de l’emplacement de l’ex-prison de Spandau où furent enfermés les dignitaires nazis et où Rudolh Hess vécu seul les 20 dernières années de sa vie avant de se pendre à un câble électrique en 1987 (version officielle), les Massive Attack dévident leur musique glaçante sur une assistance tétanisée par la beauté noire de cette musique venue d’un autre monde.

    Setlist : Hymn of the Big Wheel (with Horace Andy)/ Risingson/ United Snakes/ Ritual Spirit (with Azekel)/ Girl I Love You (with Horace Andy)/ Eurochild/ Future Proof/ Voodoo in My Blood (with Young Fathers)/ Way up here (with Young Fathers)/ Angel (with Horace Andy)/ Inertia Creeps/ Safe From Harm (with Deborah Miller)

    Encore : Take It There/ Unfinished Sympathy (with Deborah Miller)/ Splitting the Atom (with Horace Andy)

  • Anna Calvi – 2018/06/15 – Paris la Gaîté Lyrique

    Anna Calvi annonce un prochain disque pour le 31 août et commet quelques déclarations sur sa promotion de la bisexualité. Elle joue ce sort à la Gaîté Lyrique, sympathique salle parisienne à dimension humaine. Elle est précédée de Jane Added et de Rouge Mary. La première est une artiste intelligente que l’on croise régulièrement sur la scène parisienne avec sa basse et ses compositions. Elle mixe ce soir quelques morceaux qu’elle aime. Le second est habillé en femme et chante sur ses mixes. Dans la salle des couples lesbiens s’embrassent à pleine bouche, le chroniqueur se demande soudain s’il ne s’est pas trompé de salle…

    Puis arrive Anna Calvi, brillant de mille feux, sans doute libérée par cette atmosphère. L’intimité de la salle avec une avancée de la scène jusqu’au milieu de la fosse la rapproche de ses fans. Elle y joue à genoux front contre front de certains d’entre eux, avec un regard de panthère elle caresse les cheveux des uns, se couche sur le dos pour interpréter des solos dantesques. Mais au-delà de ce show, elle reste une artiste hors par, alliant une voix d’opéra, le jeux de guitare de Jimi Hendrix et un talent sans compter.

    Sur son site web (https://annacalvi.com/) elle déclare au sujet de la sortie de son disque « Hunting » :

    I’m hunting for something – I want experiences, I want agency, I want sexual freedom, I want intimacy, I want to feel strong, I want to feel protected and I want to find something beautiful in all the mess.

    I want to go beyond gensder. I don’t want to have to chose between the male and female in me.

    I’m fighting against feeling an outsider and trying to find a place that feels like home.

    I believe that gender is a spectrum. I believe that if we were allowed to be somewhere in the middle, not pushed to the extremes of performed masculinity and femininity, we would all be more free. I want to explore how to be something other than just what I’ve been assigned to be. I want to explore a more subversive sexuality, which goes further than what is expected of a woman in our patriarchal heteronormative society. I want to repeat the words “girl boy, woman man », over and over, to find the limits of these words, against vastness of human experience.

    I believe in the female protagonist, who isn’t simply responding to a man’s story. I go out into the world and see it as mine – I want something from it, rather than just being a passive product of it. I’m hungry for experiences. Sometimes things seem clear, and other times I feel lost. I feel strong and yet vulnerable; I wear my body and my art as an armour, but I also know that to be true to myself is to be open to being hurt.
    The intent of this record is to be primal and beautiful, vulnerable and strong, to be the hunter and the hunted.

    – Anna

  • Jeff Beck – 2018/06/09 – Paris l’Olympia


    Jeff Beck (73 ans), guitariste britannique de légende donne un concert à Paris. Il remplaça Eric Clapton au sein des Yardbrids en 1965 avant de mener une brillante carrière solo ponctuée de multiples collaborations, notamment avec Bowie sur la dernière tournée de Ziggy Stardust. On l’annonça chez les Rolling Stones et les Pink Floyd, mais il garda son indépendance et poursuivi sa route et son influence sur le rock du XXème siècle. Soliste inspiré il fut un bricoleur de génie à une époque où la technique sonique était loin d’être ce qu’elle devint avec l’apport de l’électronique. Il donne ce soir la pleine mesure de son talent que le temps n’a point effacé, entouré d’un groupe sympathique dont deux femmes à la basse et au violoncelle et un chanteur faisant des apparitions ponctuelle.

    L’homme est guitariste alors il s’agit d’un concert de guitariste qui n’a pas tout à fait le souffle d’une vraie création, mais l’homme a participé à une époque musicale tellement brillante et inspiré tant de ses créateurs que sa simple présence, et sa virtuosité, nous replonge dans un temps que nous avons tant aimé.

  • Bryan Ferry – 2018/06/02 – Paris Palais des Congrès


    Joli concert de Bryan Ferry à l’Olympia ce soir, centré sur du Roxy Music et les premiers albums solo de l’artiste, pas de trace par contre de Avonmore ou autre Olympia, qu’importe, on eut aussi s’en passer tant est doux et bon d’entendre de nouveau, encore et encore, Out of the blue, l’enchaînement Wasteland/Windswept ou Bryan siffloter sur le final de Jealous guy !

    Toujours élégant et un peu distant, Ferry nous régale de sa voix brumeuse sur les classiques de notre vie musicale. Quel bonheur ! Laissez agir, il n’en reste que de l’émerveillement.

    Setlist : The Main Thing (Roxy Music song)/ Don’t Stop the Dance/ Ladytron (Roxy Music song)/ Out of the Blue (Roxy Music song)/ Oh Yeah (Roxy Music song)/ A Wasteland/ Windswept/ Bête Noire/ Zamba/ Stronger Through the Years (Roxy Music song)/ Slave to Love/ Bitter Sweet/ Mamouna/ Re-Make/Re-Model (Roxy Music song)/ Do the Strand (Roxy Music song)/ In Every Dream Home a Heartache/ If There Is Something (Roxy Music song)/ More Than This (Roxy Music song)/ Avalon (Roxy Music song)/ Love Is the Drug (Roxy Music song)/ Virginia Plain (Roxy Music song)

    Encore : Let’s Stick Together (Wilbert Harrison cover)/ Jealous Guy (John Lennon cover)/ Editions of You

  • Baxter Dury – 2018/05/17 – Paris le Casino de Paris

    Baxter Dury – 2018/05/17 – Paris le Casino de Paris

    Baxter Dury de retour avec un nouvel enregistrement : Prince of Tears, se produit ce soir au Casino de Paris. Un concert indispensable pour l’incontournable britannique accompagné d’un groupe efficace, jeune et sympathique. Entouré de deux femmes voix et claviers sur le front de scène, Baxter délivre un rock enlevé, parfois mélancolique mais original. Ca pulse élégamment, parfois chanté parfois parlé, l’homme passe du micro au piano et à la bibine avec un égal bonheur ! Découvert au début années 2000 il confirme une belle inspiration disque après disque, et délivre toujours de belles performances sur scène.

  • Cats on Trees – 2018/05/16 – Paris la Cigale


    Concert parisien de ce sympathique duo français Cats on Trees pour la sortie de leur deuxième disque : Neon. Une pop légère et adolescente jouée avec engagement par Nina (voix et piano) et Yohan (batterie), accompagnés sur scène par un trio féminin de cordes : violoncelle, violon & bass, violon, ces trois grâces assurant également les chœurs. C’est doux et agréable. Ils rencontrent un franc succès de la part d’un public conquis par ces toulousains montés à la capitale.

  • Arcade Fire – 2018/04/28 – Paris Bercy


    Concert enthousiasmant d’Arcade Fire à Bercy pour la présentation de leur dernier disque : Everything Now, le groupe a joué sur un ring de boxe installé au milieu de la fosse, surmonté de quatre écrans installés en carré. Traversant et retraversant la foule, les Arcade Fire ont joué plus de deux heures accueillant au hasard de la setlit quelques invités : trois danseuses haïtiennes, un musicien camerounais et sa mini flûte, un percussionniste et l’incroyable groupe de jazz qui fit la première partie, Preservation Hall Jazz Band. Tout ce petit monde se retrouva sur scène pour le rappel, quitta ensuite la salle en une longue procession pour se retrouver… boulevard de Bercy où la quinzaine de musiciens ont continué le show dans la rue devant des spectateurs éberlués.

    Malgré le gigantisme de la salle due au statut désormais planétaire du groupe, l’expérience d’un concert des Arcade Fire reste toujours marquante et, au-delà des falbalas et des fioritures, leur musique est un chef d’œuvre d’enthousiasme et de bonheur.

    Setlist : A Fifth of Beethoven (Walter Murphy song)/ Everything Now (Continued) (instrumental version with boxing intro)/ Everything Now (with Patrick Bebey)/ Rebellion (Lies)/ Here Comes the Night Time (with Patrick Bebey) (Haitian dancers on stage)/ Haïti (with Patrick Bebey) (Haitian dancers on stage)/ No Cars Go/ Electric Blue/ Put Your Money on Me/ Neon Bible/ My Body Is a Cage/ Neighborhood #1 (Tunnels)/ The Suburbs/ The Suburbs (Continued)/ Ready to Start (Damian Taylor Remix outro)/ Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)/ Reflektor/ Afterlife/ Creature Comfort/ Neighborhood #3 (Power Out) (with ‘I Give You Power’ snippet)
    Encore : We Don’t Deserve Love/ The Coffee Cola Song (Francis Bebey cover) (with Patrick Bebey)/ Everything Now (Continued) (with Patrick Bebey) (with Preservation Hall Jazz Band)/ Wake Up (with Patrick Bebey) (with Preservation Hall Jazz… more )

    Warmup : Preservation Hall Jazz Band

  • Holly Miranda – 2018/04/24 – Paris le Point Ephémère

    Holly Miranda, compositrice-guitariste-chanteuse américaine passe au Point Ephémère ce soir. Il n’y a qu’une vingtaine de personnes dans la salle, c’est un peu triste pour elle. Elle joue avec un batteur et une saxophoniste, le matériel est un peu délabré, les musiciens ont sans doute le moral dans les chaussettes, « ce n’est pas un moment idéal » susurre Holly en accordant sa guitare, mais ils nous donnent un joli petit concert sans trop d’entrain.

    La première partie est assurée par le groupe australien électro-jeune Leyya plutôt inspiré et allant.