Catégorie : Kronic musique

  • « The Last Waltz » de Martin Scorsese

    The Last Waltz acheté à l’issue de la visite de l’exposition Bob Dylan à la Cité de la Musique : un très grand film de Martin Scorsese sur le dernier concert du Band, le groupe qui a longtemps accompagné Dylan. Le show date de 1976, c’est le deuxième grand film rock que j’ai vu après Woodstock, découvert alors que j’étais encore au lycée.

    Dans cette dernière valse, on découvre un groupe qui met fin avec nostalgie à une carrière de 16 années sur la route où tant d’artistes se sont brûlé les ailes. Un groupe de country-blues, enthousiaste et à la fois épuisé par cette expérience hors norme. Sur scène les plus grands viennent les saluer et danser cette valse d’adieu : Neil Young, Eric Clapton, Muddy Waters, Ron Wood, et Bob Dylan bien sûr.

    Un film en noir et blanc, émouvant et subtil, à revoir !

  • Portishead annoncé à Vienne

    Portishead annoncé pour le 25 juin au Théâtre antique de Vienne.

  • Que trament les Rolling Stones ?

    Les affiches des Rolling Stones dans tout Paris. Quelque chose se trame pour le 50ème anniversaire de la création du groupe. On a parlé d’un concert inaugural pour le lancement des jeux olympiques de Londres cet été. Maintenant on apprend que la santé chancelante de Keith suite à sa légendaire chute de cocotier dans le pacifique empêcherait une nouvelle tournée… Bref, on ne sait pas bien.

  • Les BRMC au boulot

    Les BRMC au boulot

    Les Black Rebel Motorcycle Club ont commencé l’enregistrement de leur nouveau disque au début de ce mois.

  • Un disque de Leonard Cohen

    Leonard Cohen sort Old Ideas, un pur joyau, terriblement sombre et serein, qui sonne comme un adieu du poète au monde.

  • Les vœux des Rolling Stones

    Ah, n’oublions pas les reçus les vœux de Mick et Keith ! Merci aux Rolling Stones d’être encore là.

  • U2 au cinéma à la Géode

    U2-3D à La Géode : le concert de Buenos-Aires filmé en 3 dimensions. C’est propre, bien fait et sans surprise. La seule incertitude à l’issue du show est de savoir si Bono dort avec ses lunettes de kéké ?

  • Une pleine page sur Bryan Ferry dans… le journal économique Les Echos

    Ecrit par Christian Eudeline

    Bryan Ferry rocker de ces dames

    L’ex-(futur ?) leader de Roxy Music ne change pas. La séduction est toujours son arme fatale. Le crooner, qui marie avec bonheur rock et mode, va distiller son cocktail de nostalgie et d’avant-garde dans les grands festivals de l’été.

    Bryan Ferry a beau afficher soixante-cinq ans au compteur, il dégage toujours une classe folle, son costume panne de velours bleu nuit lui va même à la perfection, un peu comme sa mèche folle qui lui descend sur les yeux et souligne son sourire ravageur. Sa façon de se tenir dans un canapé relève également d’une élégance rare parce que naturelle. Bryan Ferry ne pose pas, il incarne.

    Symbole du dandysme à l’anglaise, depuis ces années 1970 où son groupe Roxy Music s’inspirait de l’esthétisme hollywoodien, Bryan Ferry est chic et distingué, contrecarrant à jamais le blouson sale et vulgaire du rocker. « Vers l’âge de quinze-seize ans, je travaillais chez un tailleur dans la rue principale de Newcastle, et je me suis vite aperçu que la mode masculine était essentiellement constituée de petits détails : un dessin particulier sur la chaussure, une ceinture qui se ferme d’une manière originale… Mon goût pour les vêtements provient de cette période, j’avais sans doute remarqué que les types les mieux sapés avaient à leur bras les plus jolies filles ! »

    Roxy Music a été le premier véritable lien entre le monde de la mode et le monde du rock and roll, Amanda Lear, Jerry Hall et Lucy Hellmore posèrent pour des pochettes avant de craquer pour le chanteur. Si les deux premières le quittèrent pour une autre rock-star, respectivement David Bowie et Mick Jagger, Lucy est la mère de ses quatre enfants, Otis, Isaac, Tara et Merlin. Leur histoire d’amour dura une vingtaine d’années.

    Kate Moss en couverture

    Aujourd’hui, l’histoire se répète… presque. Kate Moss pose en effet pour la photo de pochette du nouvel album de Bryan Ferry, mais elle n’a pas craqué pour le rocker de ces dames, apparemment. Elle vit déjà avec un musicien flamboyant, Jamie Hince, le chanteur des très branchés Kills. « Kate est connue, ce n’est pas seulement une jolie fille, elle a aussi du caractère et une forte personnalité. La controverse à son encontre [NDA : Kate photographiée sniffant de la cocaïne] n’a pas lieu d’être. La photo est un clin d’oeil au tableau d’Edouard Manet, « Olympia », jugé scandaleux à son époque. La fille sur la pochette de mon disque n’est pas innocente… en cela, c’est la parfaite rock and roll girl. »

    L’homme a beau être un rocker, il est avant tout un séducteur, un concurrent sérieux au titre d’objet à fantasmes. « Je n’ai jamais eu l’impression d’être le beau gosse de service, jamais, même si certaines femmes me reconnaissent et deviennent du coup encore plus pressantes… Cela fait partie de mon métier non ? Je n’ai jamais utilisé ma musique ou ma carrière comme carte de visite. » Bryan Ferry n’a pas besoin de passer des petites annonces, il est vrai, pour être bien entouré. Sa dernière conquête en date s’appelle Amanda Sheppard, elle succède à la danseuse Katie Turner. Point commun : leur jeunesse et leur beauté. Depuis son divorce d’avec la mère de ses enfants, chacune de ses conquêtes est bien sûr passée au crible par la presse britannique. « Sans présence féminine à mes côtés je deviens dépressif et paresseux, j’ai besoin que l’on me protège de la mélancolie, ça m’aide à avancer. Etre immortalisé avec des jeunes femmes et traité de play-boy jet-setteur est lassant, mais je n’y peux rien. »

    Amis de toujours

    On parle toujours d’un retour possible de Roxy Music en studio – le dernier album du groupe remontant à 1982. Une bonne partie du chemin a été fait, lors de l’enregistrement de sa dernière livraison solo, puisque sont venus le rejoindre Brian Eno, Phil Manzanera et Andy Mackay, trois musiciens emblématiques de Roxy Music. « Cela faisait un petit moment que je n’avais pas enregistré de nouveau disque », souligne-t-il. En effet, si l’on met de côté son hommage à Bob Dylan sorti en 2007, son dernier opus remonte à 2002. « Ce qui ne m’a pas empêché de tourner régulièrement. J’avais donc quelques nouveaux titres en réserve. J’ai du mal à entretenir plusieurs projets en même temps. Je dois faire les choses l’une après l’autre et il m’était impossible de me plonger dans un éventuel nouvel album de Roxy Music sans en avoir terminé avec le mien. Mais comme les vieux amis répondent toujours présent ! Il y en a beaucoup ici… Ils me rassurent. C’est comme lorsque vous organisez une soirée chez vous – les amis de longue date sont présents. » On retrouve ainsi pêle-mêle Rhett Davies, producteur de Bryan depuis le milieu des années 1970, Marcus Miller, Nile Rodgers (Chic), David Gilmour (Pink Floyd), Chris Spedding, Dave Stewart (Eurythmics), Flea (Red Hot Chili Peppers), les Scissor Sisters ou encore son propre fils, Tara Ferry. « J’aime enregistrer en solo car je ne suis pas obligé de faire appel à chaque fois à la même équipe, je peux tester de nouveaux musiciens. C’est un « mix » de nostalgie et de nouvelles forces qui se rencontrent et s’unissent plutôt que de croiser le fer. J’aime la balance des deux. J’ai toujours travaillé ainsi. »

    Pionnier du punk

    La musique de Roxy Music peut être perçue comme une relecture blanche de la « soul » qu’écoutait adolescent Bryan Ferry. Apparue quelques années plus tard, la disco en serait une déclinaison lointaine plus démonstrative. Tandis que le punk-rock, lui, s’inscrirait directement dans la continuité des exactions sonores que Roxy Music fut le premier groupe à expérimenter, grâce à Brian Eno, savant fou des studios. « Nile Rodgers m’a souvent dit qu’il avait créé Chic avec ses comparses parce qu’il nous avait vus nous produire à la télé. Les punks nous adoraient, mais je n’ai jamais vraiment travaillé avec eux. Pourtant nous étions, semble-t-il, une source d’inspiration pour eux… »

    Bryan Ferry est un touche-à-tout de génie, un semeur de petits cailloux précieux que beaucoup se sont empressés de ramasser. Sur scène, il sait se faire crooner à la voix de miel, pour se transformer la chanson suivante en amant torride et âpre. Il y a tout un monde entre certains de ses disques, car, comme David Bowie, l’homme a souvent changé de costume. Mais il y a une constante, immuable : la frange féminine qui n’a d’yeux que pour lui et lui en demande toujours plus. Son numéro de téléphone ? Il est sur liste rouge. « What did you expect ? »

    CHRISTIAN EUDELINE, Les Echos

  • L’Elysée-Montmartre en feu

    L’Elysée-Montmartre a brûlé et semble difficilement récupérable, d’autant plus que la société foncière qui détient les murs voulait déjà sortir le gérant. M… on a pourtant passé des bons moments à l’Elysée ! Bowie en 1999, les Black Rebel Motorcycle Club en 2007, Bashung en 2008, et tant d’autres !

  • Patti Smith flamboyante

    Le Parisien.fr raconte que Patti Smith a joué hier soir à la salle Pleyel une version dantesque de My Generation et un People Have The Power flamboyant en criant : « Rise up and save our fucking world ! »  Que Dieu sauve Patti et lui prête longue vie.

  • Radiohead

    Le dernier disque de Radiohead est sorti
  • La fin des White Stripes

    Les White Stripes disparaissent. Ils ont publié le faire-part sur leur site hier. De Profundis pour un groupe majeur !

    The White Stripes would like to announce that today, February 2nd, 2011, their band has officially ended and will make no further new recordings or perform live.

    The reason is not due to artistic differences or lack of wanting to continue, nor any health issues as both Meg and Jack are feeling fine and in good health.

    It is for a myriad of reasons, but mostly to preserve What is beautiful and special about the band and have it stay that way.

    Meg and Jack want to thank every one of their fans and admirers for the incredible support they have given throughout the 13 plus years of the White Stripes’ intense and incredible career.

    Third Man Records will continue to put out unreleased live and studio recordings from The White Stripes in their Vault Subscription record club, as well as through regular channels.

    Both Meg and Jack hope this decision isn’t met with sorrow by their fans but that it is seen as a positive move done out of respect for the art and music that the band has created. It is also done with the utmost respect to those fans who’ve shared in those creations, with their feelings considered greatly.

    With that in mind the band have this to say: “The White Stripes do not belong to Meg and Jack anymore. The White Stripes belong to you now and you can do with it whatever you want. The beauty of art and music is that it can last forever if people want it to. Thank you for sharing this experience. Your involvement will never be lost on us and we are truly grateful.”

    Sincerely,

    Meg and Jack White

    The White Stripes

    OK, Meg & Jack, The White Stripes sont à nous pour toujours !

  • Patti sold-out

    L’espoir rivé au cœur le chroniqueur se rend à la Salle Pleyel pour essayer de trouver une place pour le concert Horses de Patti Smith ce soir. Les poches bourrées d’argent liquide, tel Éric Woerth sortant de chez Mamy Betancourt un soir de ravitaillement des caisses de l’UMP, son espoir s’effondre rapidement : le marché noir est complètement atone, il n’y a que des acheteurs et aucune marchandise. La cote est inexistante faute de combattants ! Un spéculateur, jeune beur à capuche, essaye de placer une place qu’il n’a pas encore, tel un trader de chez Goldman Sachs fourguant des cargaisons de blé à des pays affamé, mais au bout d’un quart d’heure il faut rendre les armes devant la triste réalité du marché, encore une fois…

    Patti va entamer Gloria dans quelques minutes et l’on rentre tristement sous la pluie écouter Horses sur sa platine.

  • Bruce for ever

    Bruce for ever

    Bruce Springsteen (The Boss) ressort In the darkness of the edge of town avec coffret, DVD et tout le tra-la-la. Mon Dieu, In the darkness…, l’un des enregistrements les plus fabuleux de toute l’histoire de l’Humanité, sans doute le disque le plus essentiel du Rock ‘n’Roll ! 1978, j’ai vu la tournée de Darkness à Boulogne si ma mémoire est bonne, une immense découverte pour les petits parisiens que nous étions, trois heures de show, l’Amérique qui débarque sur les bords de Seine avec son folk, son électricité et son désespoir, et un déchaînement d’énergie. Badlands, Candy’s room, Born to run… un souffle, un ouragan, une vision. Inoubliable.

    Talk about a dream, try to make it real
    You wake up in the night with a fear so real
    You spend your life waiting for a moment that just don’t come
    Well, don’t waste your time waiting
    Badlands, you gotta live it everyday
    Let the broken hearts stand as the price you’ve gotta pay
    We’ll keep pushin’ till it’s understood
    And these badlands start treating us good

  • Lady Gaga renonce

    Lady Gaga annule son concert ce soir, en principe reporté à décembre, pour cause de grèves en France qui pourraient gêner sa logistique. Elle publie sur son site :

    As a result of the logistical difficulties due to the strikes in France, Live Nation today announced that the Lady Gaga performances in Paris at Bercy previously scheduled for this Friday and Saturday 22 & 23 October are postponed until 19 & 20 December, 2010.
    Unfortunately, as there is no certainty that the trucks can make it to the Bercy for this weekend’s shows, the Lady Gaga performances are now postponed.  The December 19th concert will replace the 22-October show and December 20th concert will replace the 23-October performance.
    Fans with tickets to the rescheduled shows must exchange their tickets or claim for refund from now through November 14th at their point of purchase. Tickets dated October 22 and 23 will not be valid at the new dates.
    Lady Gaga apologizes to her fans for any inconvenience.

    Nous devrions pouvoir attendre son retour en décembre sans trop d’impatience.

  • Prince sans limites

    Prince a fait un concert plus ou moins impromptu de 4 heures au New Morning ce 23 juillet, de 2h à 6h du mat. Il faut le faire ! La rumeur n’était pas venue jusqu’au chroniquer mais il aurait volontiers fait partie des happy few de circonstance.

    Prince est aussi en lice pour racheter l’organisation du festival de Jazz de Nice où il a également joué en juillet. Ce garçon aime la France.

  • Graham Parker toujours sur le pont

    Eric Naulleau, chroniqueur mondain que nous avions croisé au concert d’Hugh Cornwell, sort un livre sur Graham Parker. C’est bien de réhabiliter cet artiste britannique majeur quelque peu tombé aux oubliettes du Rock ‘n Roll.

  • Rigolo

    Entendu sur France-Musique :

    – Comment un ténor se suicide ?
    – Il se jette de son égo sur son QI.

    On peut craindre que cette solution ne soit applicable à bien d’autres professions…