Catégorie : Kronic musique

  • Festival de Musique de chambre de Perros-Guirec

    Festival de Musique de chambre de Perros-Guirec


    Sonates de Beethoven, Schumann et Franck par le duo Sayaka SHOJI au violon et Ilya RASHKOVSKIY au piano ; c’est beau comme le coucher de soleil sur la baie de Trestraou sur laquelle donne la salle concert de Perros-Guirec. Ces jeunes musiciens développent une technicité et un talent remarquables, fruit sans doute d’années de travail. L’un comme l’autre ont commencé leur instrument à un âge où leurs congénères jouent aux billes et à la poupée. Le résultat est impressionnant. Le programme est des plus classiques, il est interprété avec bonheur.

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  • Schubert par Radu Lupu


    Le patriarche Radu Lupu, barbe blanche et costume noir, s’avance d’un pas hésitant vers son piano au centre de la Philharmonie de Paris ce soir. Le pianiste roumain va jouer Schubert et nous accompagner avec douceur pour une plongée dans cette musique méditative et profonde. Il effleure les touches et délivre son immense talent mis au service d’une musique d’exception. Radu Lupu devant son piano noir ressemble à Victor-Hugo écrivant sur son écritoire dans son île de Guernesey : des artistes d’exception dédiés à leur art infini !

  • Artistes & Robots au Grand Palais


    La collaboration des artistes avec les robots, ou comment les premiers ont utilisé les seconds au service de leurs créations. L’exposition remonte aux premières machines dans les années 50’ qui manipulaient un pinceau sur une toile de façon aléatoire, ou Xénakis créant de la musique en dessinant des formes sur un ancêtre de table tactile, jusqu’à des installations bien plus sophistiquées de notre XXIème siècle. C’est la technologie pour démultiplier la créativité exposée sur deux étages d’installations mêlant la mécanique, l’image et souvent l’humour. La dernière œuvre est une simple vidéo des Daft Punk : Tecnologic remontant à 2005 sur laquelle un inquiétant robot annone les verbes usuels décrivant les actions répétitives de n’importe quel utilisateur d’un ordinateur. Les deux musiciens-créateurs montrent encore comment allier si magnifiquement leur art avec la technique.

  • Gibson en faillite


    Le fabricant de guitares Gibson a déposé son bilan, mais avec un plan de continuation d’activité. Gageons que les créanciers de cette société consentiront à quelques sacrifices pour sauver cette marque mythique, utilisée par les plus grands !

  • Décès de Dolores O’Riordan


    La chanteuse-guitariste-auteure-compositrice irlandaise Dolores O’Riordan, leader du groupe The Cranberries est décédée brutalement il y a quelques jours dans un hôtel londonien, a priori d’une overdose de Fentanyl, un analgésique opioïde qui a déjà tué Prince et Michael Jackson. Elle avait 46 ans.

    Les Cranberries furent un groupe des années 1980/90, aux mélodies tristounettes menées par la voix un peu désespérée de Dolores qui a infusé son spleen dans sa musique. Mais cette musique était belle, un peu dans la veine de celle des Cure pour les adolescents neurasthéniques de la génération suivante. Le groupe s’est séparé, le temps d’une ou deux tournées solos de Dolores, avant de se reformer dans les années 2000, ce qui n’était pas indispensable.

    Les quatre premiers disques des Cranberries restent dans nos cœurs. On ne sait pas bien si la mort de Dolores est volontaire ou non, elle va de toute façon nous manquer et personne ne pouvait lui souhaiter un sort pareil. Sa mélancolie lui avait déjà posé quelques sérieux soucis de santé, espérons qu’elle ne l’a pas achevée.

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  • COSTELLO Elvis, ‘Musique Infidèle & Encre Sympathique’.

    COSTELLO Elvis, ‘Musique Infidèle & Encre Sympathique’.

    Sortie : 2015, Chez : Fayard.

    L’autobiographie de l’un des rockers britanniques les plus prolixes des quarante dernières années. Fils et petit-fils de musiciens, Elvis Costello (Declan Patrick MacManus de son vrai nom) est d’origine irlandaise, bien sûr, et a surfé sur la vague post-punk pour mettre sa vie en musique et en folie. Il a su digérer un incroyable micmac d’influences musicales qui lui ont été insufflées presque génétiquement par les générations de musiciens qui l’ont précédé : jazz, blues, rock, country, classique, et bien d’autres.

    Eveillé au rock par la rébellion punk il a tout de suite canalisé cette énergie en l’intellectualisant grâce à une facilité d’écriture de textes percutants et ciselés, et de composition d’une musique du même acabit. Accompagnés de groupes successifs (The Attractions, The Imposters…) il a sorti un nombre incalculable de disques, une productivité digne de Zappa, et il reste probablement des centaines de morceaux en réserve…

    Ayant finalement connu un succès assez rapide avec The Attractions, il raconte dans ce livre cette vie trépidante de la fin des années 70′ à courir les scènes rock du monde et les studios d’enregistrement pour y graver ses idées musicales aussi prolifiques que désordonnées. Une époque pressée, excessive, peuplées de découvertes sans fin. Un temps finalement à l’unisson de sa musique faite de chansons courtes et sèches, au son rugueux juste adouci par le clavier du fidèle Steve Nieve (un jeu de mot avec Naive).

    Et puis Elvis s’est progressivement assagi et il a duré. Multipliant les collaborations avec de nombreux artistes, dont certains qu’il n’aurait jamais espéré rencontrer un jour et encore moins pour composer avec eux ou pour eux (Hank Williams, Van Morisson, Roy Orbinson, Paul McCartney, Jerry Lee Lewis, Chet Baker…), il s’est ouvert à toute la musique, y compris classique. Reconnu comme un auteur-compositeur hors norme et une Péronne qui compte dans la culture musicale contemporaine.

    Sa vie sentimentale fut aussi « diversifiée » que ses influences, il épousa notamment la bassiste des Pogues (dans le genre punk-trash) et file maintenant le parfait amour depuis dix ans avec Diana Krall, subtile et délicate pianiste-chanteuse de jazz…

    Ses textes parlent des choses de la musique et de la vie dans un style dynamique à l’humour tout britannique. 800 pages dédiées au destin musical de la famille MacManus, pleines de tendresse à l’égard de ses ancêtres dont le souvenir parcourt ses chansons. Veronica, composée avec McCartney, sur la maladie d’Alzheimer de sa grand-mère :

    « Will you wake from your dream, with a wolf at the door
    Reaching out for Veronica? »

    Et lorsque son père et complice en musique décède il note qu’il va lui falloir du temps « pour accepter l’idée d’écrire des chansons que je ne pourrais jamais jouer pour mon père. L’observer tandis qu’il écoutait un disque était pour moi quelque chose d’irremplaçable. Il est des chagrins que la musique ne peut soigner. »

    Après Keith Richard, Bruce Springsteen, Joe Jackson, Neil Young… Elvis Costello a sorti son autobiographie. Même si nombre d’entre eux sont toujours actifs, les rockers de cette génération commencent à tirer leur révérence. C’est un bienfait qu’ils écrivent ce que fut leurs vies et dévoilent ce processus créatif si mystérieux.

    « Il n’existe pas de musique supérieure. Pas de haut ni de bas. Ce qui est merveilleux, c’est qu’on n’est même pas tenu de choisir : on peut tout aimer. Ces chansons sont là pour nous aider quand on en a la plus besoin. On peut tomber sur l’une d’elles à tout moment, bienfait émergeant du bruit dans n’importe quel bouge en sous-sol ».

  • TOLHURST Lol, ‘Cured – Two Imaginary Boys’.

    L’autobiographie de Lol Tolhurst, batteur historique du groupe de légende The Cure : c’est l’histoire d’une bande de potes, adolescents à Crawley, une banlieue populaire au sud de Londres dans l’Angleterre dépressive de la fin des années 70′. En pleine explosion punk et pour lutter contre la morosité ambiante et la grisaille britannique, ils se réunissent sous l’égide de Robert Smith pour créer le son d’une génération.

    Tolhurst démarra comme batteur et poursuivit aux claviers. Sérieusement alcoolique il sera finalement viré du groupe (en 1989) qui poursuivit sa route avant des retrouvailles pour une tournée revival en 2011 après qu’il eut réglé son addiction (d’où le titre « Cured »).

    Ces mémoires reviennent sur la créativité de Robert Smith qui prit rapidement l’ascendant artistique sur ce groupe de copains musiciens. On est fasciné de se remémorer le parcours de ces gamins qui ont écrit « Boys don’t cry » ou « 10:15 Saturday night » à 18 ans, les ont répétés dans la cave de leurs parents puis déployés sur les plus grandes scènes de la planète. Au hasard des dérives des uns et des autres ils ont su garder cohésion et amitié depuis 40 années, fidèles à leur musique et à leur destin.

    Après la violence révolutionnaire du mouvement punk, ils ont mené avec constance et brio ce qui a été alors appelé la cold wave, marquée par un penchant un peu tristoune accentué encore par la voix torturée et les textes de Robert Smith. Mais ce fut une mélancolie salvatrice pour nombre d’adolescents de l’époque et, aujourd’hui encore, The Cure continue à sortir des disque et tourner pour ces anciens teenagers qui continuent à vénérer ce groupe.

    Lol Tolhurst n’est plus que rarement de la partie mais son livre se termine par sa victoire dans son combat contre l’alcoolisme et sa réconciliation avec le reste de la bande. Installé à Los Angeles avec sa femme et son fils il a retrouvé une vie apaisée qui lui a permis de revenir à la musique avec un groupe fondé avec son épouse. Une belle histoire de musique et de rédemption.

  • « Maria by Callas » à la Seine Musicale

    La Seine Musicale, nouvelle espace culturel tourné vers la musique, installé sur l’Ile Seguin à l’emplacement des anciennes usines automobiles Renault, présente sa très belle exposition inaugurale : Maria by Callas. A l’aide d’un casque audio, les visiteurs circulent dans la vie et l’œuvre de la diva retracée par des photos, des textes, des vidéos et bien sûr des extraits musicaux.

    Brillante et touchante, La Callas se révèle une véritable étoile du XXème siècle sur toutes les scènes de monde, chantant les plus beaux opéras du répertoire classique. Une vie entière dédiée à la musique comme une mission divine :

    Chanter, pour moi, n’est pas seulement un acte d’orgueil, mais seulement une tentative d’élévation vers ces cieux où tout est harmonie.

    Une vie de travail intense depuis l’enfance où sa mère avait décidé qu’elle serait cantatrice, une voix inoubliable qui a submergé d’émotion les plus insensibles ; elle se sait investie d’un devoir de servir le génie créateur de tous ces compositeurs qu’elle a magnifiés. Mais aussi l’existence tellement humaine de cette femme grecque née à New York, ballotée d’une mère exigeante à une vie sentimentale pas toujours apaisée. Au hasard d’interviews télévisées elle parle de la musique, beaucoup, et d’elle, un peu :

    …après tout, qu’est-ce qu’une légende ? C’est le public qui fait ce que je suis. Qu’est-ce qu’une légende ? Je me trouve très humaine.

    Chaque spectacle est un défi qu’elle se lance ; pour être à la hauteur des attentes de son public et de son talent elle s’en remet à son travail et… à Dieu :

    Quand je chante, même si je parais tranquille, je me tourmente de la peur insoutenable de ne pas réussir à donner le meilleur de moi-même. Notre voix est un instrument mystérieux qui nous réserve souvent de tristes surprises, et il ne nous reste qu’à nous confier au Seigneur avant chaque spectacle, et lui dire humblement « nous sommes entre vos mains ».

    Il faudrait des heures pour épuiser tous les extraits musicaux mis à disposition des visiteurs pérégrins : Mme. Butterfly, La Norma, La Tosca…, découvrir les différentes étapes de sa carrière, ses départs et ses retours, ses tournées d’adieu, ses master-classes puis son exil, ultime, avenue Georges-Mandel à Paris où elle décèdera prématurément à 53 ans.

    Une très intéressante exposition sur le talent et la personnalité de cette artiste si émouvante !

  • Mort de Tom Petty

    Mort de Tom Petty

    Tom Petty (1950-2017) est mort aujourd’hui d’un arrêt cardiaque. Guitariste-auteur-compositeur américain originaire de Floride il a produit nombre de succès avec son groupe The Heartbreakers à l’époque punk puis en solo à la fin des années 80’. Son dernier disque Hypnotic Eye date de 2014.

    Entre Bob Dylan et Bruce Springsteen, sa musique est influencée par le Sud. Voie aigue et nasillarde, guitares brutes et rythmées, c’est un vrai musicien qui s’est bien sûr fait entourlouper par ses différents managers et associés (il a passé par mal de temps dans les tribunaux pour essayer de récupérer les droits sur ses compositions). A 66 ans, il nous quitte bien trop tôt.

  • No Filter

    La tournée européenne des Rolling Stones « No Filter Tour » a débuté à Hambourg et sera à Paris fin octobre.

  • Anita Pallenberg, repose en paix !

    La belle nécrologie d’Anita Pallenberg par le compère Patrick Eudeline dans Rock & Folk, ici Anita Pallenberg.

    Elle fut l’une des nombreuses égéries des Rolling Stones, sans doute l’une des plus tenaces (elle eut trois enfants de Keith Richard dont elle fut la compagne pendant plus de vingt ans). Elle est partie et les Stones roulent toujours.

  • Festival de musique de chambre de Perros-Guirec

    Festival de musique de chambre de Perros-Guirec

    David Bismuth (piano), Pierre Génisson (clarinette) et Camille Thomas (violoncelle) ont joué ce soir au festival de musique de chambre de Perros-Guirec dans le cadre enchanteur du Palais des congrès dont l’immense baie vitrée donne sur le soleil se couchant sur la mer dans la baie de Trestraou. Les musiciens eux-mêmes se diront touchés par cette situation. Ils jouèrent avec la fougue de leur belle jeunesse et tout l’amour qu’ils portent à la musique des œuvres de Glinka, Poulenc, Schumann et Brahms.

    Trio pathétique en ré mineur pour clarinette, violoncelle et piano de Mikhail Glinka, Sonate pour clarinette et piano de Francis Poulenc, Fantasiestücke pour violoncelle et piano op. 73, Trio pour clarinette, violoncelle et piano en la mineur op. 114.

  • SMITH Patti, ‘M Train’.

    Sortie : 2016, Chez : Gallimard.

    Patti Smith poursuit et nous fait partager ses pérégrinations littéraires avec ce nouvel ouvrage dont les chapitres sont autant de pages de son journal tenu dans ses années sexagénaires (on fête ses 66 ans au milieu du livre). Tenue par un besoin d’écriture compulsif elle noircit un carnet moleskine au hasard des voyages intérieurs comme ceux à travers la planète. « Ce n’est pas si facile d’écrire sur rien » note-t-elle en nous faisant découvrir sa vie new-yorkaise avec ses chats à nourrir, sa petite bicoque à Rockaway Beach, sa bibliothèque chérie où cohabitent tous ses héros, ses doutes des petits matins au Café ‘Ino où elle eut ses habitudes avant sa fermeture.

    Evidemment plane tout au long de cette introspection le souvenir des êtres aimés : Fred « Sonic » Smith, le père de ses deux enfants, guitariste de MC5 décédé en 1994, ses parents à qui elle dédit tous les matins une prière de remerciement pour lui avoir donné la vie, Sylvia Path, poétesse britannique chantre du féminisme, décédée violement, et tous les poètes qu’elle vénère depuis son adolescence. Il y a beaucoup d’étapes dans les cimetières, ponctuées de photos polaroïd, Patti est à l’âge, hélas, où l’on fréquente trop ces lieux. L’âme de tous ces êtres chers imprègne les pages de ce livre touchant : « Avec le temps, il arrive souvent que nous ne fassions plus qu’un avec ceux que nous ne parvenions pas à comprendre. »

    Tout au long de son parcours artistique Patti a porté un regard poétique et littéraire sur le monde qui l’entoure, des vers du combat punk de « Horses » à cet ouvrage tout en délicatesse en passant par l’hommage bouleversant à Mapplethorpe dans « Just Kids » et quelques uns des disques marquants de l’histoire du Rock ‘n Roll. Ce livre est la poursuite de ce chemin, un peu crépusculaire mais plein d’espoir devant la force de l’art et de la culture pour sortir du chaos.

    Elle conclut son « M Train » par un souhait : « Tous les écrivains sont des clochards… Puissé-je un jour être comptée parmi vous. » On peut gager que l’Histoire répondra positivement à ce rêve.

  • SMITH Patti, ‘Glaneurs de rêves’.

    Sortie : 1992, Chez : Gallimard.

    Patti Smith a écrit ce petit livre dédié à son père, plein de poésie et de rêve comme un regard sur le temps qui passe et la vie qui coule. Parsemées de photos de famille et de souvenirs d’enfance, ces pages révèlent la simplicité de son auteur pour décrire ces moments fugaces qui restent en mémoire comme des évènements fondateurs de ce que l’on est devenu. Un dessin, un bijou, le vent dans les arbres, tout est sujet à une mélancolique introspection, parfois au mysticisme. Patti ponctue ses pensées de quelques poèmes de sa composition dénotant toute la sensibilité de cette artiste américaine qui sait autant déchaîner la fureur sur la scène rock que la douceur dans ces lignes émouvantes.

  • Patti Smith acquiert la maison de Rimbaud

    Patti Smith acquiert la maison de Rimbaud

    Patti poursuit son parcours rimbaldien en acquérant près de Charleville-Mézières une maison construite sur l’emplacement de la ferme où Arthur Rimbaud a écrit Le Bateau Ivre et Une Saison en Enfer. L’attachement de la rockeuse au plus lumineux des poètes maudits est touchant et une nouvelle fois confirmé.

  • John Wetton est mort le 31 janvier 2017

    C’est l’hécatombe chez nos héros du rock progressiste des années 70-80’ : John Wetton est décédé ce 31 janvier. Keith Emerson et Greg Lake l’an passé, c’est leur compère John Wetton aujourd’hui. Il remplaça Greg Lake comme bassiste-chanteur de King Crimson et commit parmi les plus belles pièces de ce groupe novateur. Red reste sans doute le disque le plus accompli du groupe et John y est pour beaucoup. Après la dissolution du groupe il s’éloigna quelque peu de la veine si originale des Crimson et poursuivit avec Uriah Heep, Asia, UK (avec Eddie Jobson et Terry Bozzio) et d’autres. Il joua également de loin en loin avec Roxy Music. Un très beau parcours pour un bassiste exceptionnel et une voix de légende. Réécoutez Starless, un monument du rock progressiste.

    Espérons que tous ces grands artistes font maintenant des jam au paradis des rockers !

  • SPRINGSTEEN Bruce, ‘Born to run’.

    SPRINGSTEEN Bruce, ‘Born to run’.

    Sortie : 2016. Chez : Albin Michel.

    C’est l’autobiographie d’un rocker de légende, Bruce Springsteen, qui a développé l’un des groupes de rock les plus puissants de l’époque contemporaine : le E Street Band, avec lequel il a écumé les plus grands stades du monde pour y décliner une musique énergique chantant l’Amérique profonde. Tout l’art de Springsteen réside dans ce talent de songwriter tout en subtilité emmené par un rock furieux.

    Bruce raconte son enfance dans une famille d’origine italo-irlandaise du New-Jersey, qu’il qualifie lui-même de « prolo », en se glorifiant d’ailleurs de cette origine à laquelle il se raccrochera tout au long de sa carrière. Un père taiseux et psychologiquement malade, une mère énergique qui a toujours soutenu les projets musicaux de son fils, une sœur vaillante et travailleuse ; Bruce adolescent abandonne le lycée après avoir acheté sa première guitare. Sa vie désormais sera toute entière tournée vers la musique, il monte des groupes, joue dans les bars du Jersey shore, squatte de ci de là et déjà pose les premières pierres de ce qui sera le E Street Band, composé majoritairement de ses potes du New Jersey. 40 ans plus tard, les mêmes jouent toujours avec lui, moins deux tombés au front de la maladie.

    Il est The Boss au sein du groupe et reconnu comme tel même si quelques frictions créatrices se produisent régulièrement dans ce milieu d’artistes aux ambitions affirmées. Le Boss revendique le pouvoir du créateur, gère la situation et emmène sa bande au plus haut du succès avec les disques Born to Run, Darkness on the Edge of Town, The River, suivis de tournées retentissantes dans le monde entier. Mais Bruce commet aussi quelques disques intimistes : Nebraska, Evil & Dust… retour aux sources profondes du folk américain de ses héros Woody Guthrie, Pete Seeger ou Bob Dylan. Et ce sont là parmi ses œuvres les plus émouvantes où sa voix et ses textes grattent le cœur de chacun et surtout de l’Amérique si grande mais parfois si dure avec son peuple.

    Bruce dévoile aussi quelques aspects de sa vie personnelle et notamment une tendance à la dépression qui le fait fréquenter les cabinets de psychanalystes depuis des décennies. Quand on voit la force musicale et scénique du personnage on a du mal à l’imaginer sur le divan de Freud, mais ainsi va la vie. « There is a crack in everything, And that’s how the light gets in! » chantait Leonard Cohen.
    Il raconte aussi la force partagée avec le public lorsqu’il joue et chante ses notes et ses mots, emmenés par la fantastique machine du E Street Band.

    Il écrit comment la chanson « The River« , un énorme succès, est en fait l’histoire de sa sœur qui rencontre son amoureux. Ils sont jeunes, font un enfant, travaillent à l’usine, connaissent les affres du chômage et, chaque fois qu’il faut se ressourcer descendent « down to the river… » à la recherche des bons souvenirs. Après des années de vie besogneuse et de soucis affrontés, la rivière s’est asséchée mais la roue continue de tourner. La première fois que Virginia entendit ce morceau en live elle dit à Bruce en le serrant dans ses bras : « c’est ma vie », ce qu’il a reçu avoir été la plus belle critique jamais reçue.

    Cette autobiographie de tout de même 630 pages parcourt au galop l’histoire incroyable de ce gamin du New Jersey et de sa bande de potes qui ont su rester unis 40 ans durant pour dérouler à un public toujours ébahi et renouvelé le tapis rouge et flamboyant du ROCK ‘N’ ROLL.

  • « Gimme Danger » de Jim Jarmush

    Jim Jarmush revisite l’histoire des Stooges. Basé sur une interview d’Iggy Pop, le scénario alterne entre les souvenirs du vieux rocker et les images d’archive pour revenir sur ce groupe proto-punk qui a dynamité le Rock des années 70. Iggy est touchant dans sa façon de revenir sur son passé, bronzé et souriant, il narre de sa voix grave l’histoire incroyable des Stooges. Beaucoup de ses amis sont morts, on sent à la fois de l’émotion et un certain détachement lorsqu’il parle d’eux, peut-être aussi du soulagement d’être encore en vie…

    The Stooges furent le groupe de trois disques majeurs qui ont marqué la petite histoire du rock, les singeries nihilistes d’Iggy sur scène n’ont finalement que peu d’importance dans cette réussite musicale. La suite de sa carrière en solo a d’ailleurs confirmé qu’il est un vrai artiste. Jarmush porte un regard admiratif sur l’homme, les passages consacrés à la musique sont un peu frustrants car plutôt hachés.

  • Greg Lake est mort le 9 décembre 2016

     

    King Crimson : Greg Lake (à gauche) & Robert Fripp

    Greg Lake est mort il y a quelques jours. Il fut la première voix de King Crimson sur In the Court of… et In the Wake of Poseidon, une voix puissante et bouleversante qui fut remplacée ensuite par celle John Wetton, du même acabit. Guitariste et bassiste il poursuivit ensuite sa route avec Emerson, Lake & Palmer (ELP) avec plus ou moins de bonheur dans ce super-groupe. Il a marqué la rock progressiste des années 70-80.

  • Blue & Lonesome


    Les Rolling Stones sortent un nouveau disque : Blue & Lonesome. C’est un album de reprises de classiques de blues, genre musical qui a tellement inspiré ce groupe et d’ailleurs l’ensemble du rock. Un CD des Stones est toujours bon à prendre, celui-ci est un beau cadeau de Noël.