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  • Féminisme de salon sur les ondes médiatiques

    Féminisme de salon sur les ondes médiatiques

    Sur les médias français les commentateurs pratiquent, ou pas, un féminisme sémantique qui n’engage pas à grand-chose. Lors du lancement d’un plateau télévisé ou radiophonique les animateurs l’entament généralement d’un sonore « bonjour à toutes, bonjour à tous », l’ordre compte. Quelques résistants se contentent d’un « bonjour à tous » ou, plus modestement d’un simple « bonjour ».

    Selon l’Académie française, « tous », est un pronom indéfini pluriel employé « Pour désigner l’ensemble des êtres, des choses que l’on considère, dont on parle, que l’on envisage. » Il n’a donc pas besoin d’être féminisé puisqu’il inclut « l’ensemble des êtres ». C’est un mot épicène (désignant tout référent quel que soit son sexe ou son genre [ex. : la personne, le bébé, la girafe] – Wikipédia).

    Voir : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9T1677

    Les militants de la féminisation affichent ainsi à peu de frais leur engagement dans la bataille idéologique abordée dans un bel article de Michel Serres, membre de l’Académie française, à la jolie conclusion :

    La grammaire révèle des solutions dont la facilité relative évite les batailles idéologiques d’autant plus féroces qu’elles soulèvent des tempêtes dans un verre d’eau.

    https://www.academie-francaise.fr/la-bataille-ideologique

    En poursuivant les recherches, on découvre qu’en écriture « inclusive » on écrit « tou-te-s » quant à la façon « neutre-binaire : « touxtes » ou « touls » font l’affaire.

    On vit vraiment une époque formidable !

  • L’indulgence dont bénéficie le monde rural

    L’indulgence dont bénéficie le monde rural

    Les acteurs du secteur agricole français bénéficient d’une indulgence significative des pouvoirs publics comme des citoyens. Alors qu’ils sont désormais largement minoritaires (environ 390 mille personnes selon les Chambres d’Agriculture sur une population de 67 millions) ils peuvent se permettre de répandre du fumier dans les cours des préfectures, saccager les immeubles de perception des impôts, bloquer les routes, faire annuler des lois qui les gênent… sans encourir les foudres ni de la justice, ni des citoyens. Les dernières semaines ont confirmé l’impunité dont bénéficie cette corporation en opposition au protocole de lutte sanitaire contre une épidémie touchant le cheptel bovin ou contre le traité Mercosur instaurant le libre-échange entre l’Union européenne et quatre pays d’Amérique latine.

    Leur capacité de nuisance est importante et sans commune mesure avec l’importance socio-économique de ce secteur. Du fait de leur popularité, les autorités renoncent d’emblée à leur appliquer la loi ou à les brutaliser pour rétablir l’ordre quand ils le dérangent. Cette corporation agricole n’est d’ailleurs pas complètement unifiée. Sur le traité de libre-échange du Mercosur, les producteurs de vin par exemple ont intérêt à ce traité alors que les éleveurs redoutent cette nouvelle concurrence. Mais à l’intérieur du secteur lui-même aussi, ceux qui crient le plus fort annihilent les réactions de ceux qui ne craignent pas le libre-échange du Mercosur et qu’on n’entend pas.

    Cette inégalité de traitement est sans doute en partie due au passé rural de la France qui a forgé son identité au cours des siècles passés et qui imprime encore les mentalités françaises. Et puis les paysans hexagonaux sont auréolés de la réputation de « nourrir les français » ce qui les innocente a priori de toutes leurs dérives. Les secteurs de l’industrie ou des services sont bien moins favorisés par l’opinion publique qui veut « taxer Bernard Arnault » mais ne s’intéresse pas aux fortunes de certains céréaliers ou de certains producteurs de vin 1er cru, certes moins importantes que celle du patron du luxe mais néanmoins significatives.

    Voilà au moins une inégalité flagrante, celle dont bénéficie les agriculteurs dans l’opinion et auprès des pouvoirs publics, qui est plébiscitée par le peuple, c’est déjà ça.

  • « Edward Weston — Modernité révélée » à la Maison européenne de la photographie

    « Edward Weston — Modernité révélée » à la Maison européenne de la photographie

    Le photographe américain Edward Weston (1886-1958) est exposé à la Maison européenne de la photographie (MEP), des photos de ses débuts durant les années 1900 agrandies avec des techniques de prise de vue privilégiant le flou artistique et des méthodes d’agrandissement en noir-et-blanc balbutiantes. Le rendu des tirages est sombre et bien loin de la netteté flamboyante des clichés d’aujourd’hui, dont celle de Tyler Mitchell à voit dans les salles attenantes.

    Après une carrière de photographe du quotidien (mariages, fêtes de famille, portraitiste) il va progressivement évoluer vers des photos sobres et minimalistes, des portraits intimes et dépouillés de toutes fioritures comme la série des nus sur les dunes sableuses de la Vallée de la Mort, ou celles sur des gros plans de légumes où l’on voit des poivrons à l’écorce nouée et torsadée ressemblant à une musculature d’athlète.

    Weston a beaucoup épousé ses modèles qui toutes lui ont inspiré de très beaux portraits, et de nombreux divorces…

    On quitte cette rétrospective pour s’orienter vers l’exposition « Tyler Mitchell — Wish This Was Real », jeune photographe contemporain, (il est né en 1995), qui se consacre à la photo communautariste du milieu afro-américain, rendue sur des clichés de très grandes dimensions, mise-en-scène avec des couleurs violentes, consacrée le plus souvent à des portraits en pied, mais aussi à des photos intimistes d’intérieurs de cette communauté, aux détails touchants, des photos encadrées de petits-enfants, posées sur un vaisselier en bois…

    De Weston à Mitchell, un siècle s‘est écoulé, technologies et modes de prises de vue ont évolué, mais l’œil et la vision du photographe est toujours là pour faire la différence entre photos de vacances et témoignages d’une époque.

  • Des nouvelles de l’Afrique

    Des nouvelles de l’Afrique

    En Côte d’Ivoire le président Ouattara, 83 ans, vient d’être réélu pour un quatrième mandat présidentiel au premier tour avec un score de 91%.

    Au Cameroun le président Biya, 92 ans, vient d’être réélu pour un énième mandat. Il est président depuis 1982, soit 42 ans de pouvoir absolu.

    La rénovation politique sur le continent ne semble pas vraiment en route au niveau de ces deux poids lourds de l’ex-Empire français. La succession de ces deux éléphants est repoussée à plus tard, pas sûr qu’elle sera paisible. Dans les pays du Sahel par contre, les successions ont été menées tambour battant et des juntes de galonnés ont poussé dehors les dirigeants civils et l’ex-puissance coloniale, pas sûr que les résultats politico-économiques soient bien plus positifs que dans le cas du Cameroun et de la Côte d’Ivoire…

  • Musée Gadagne de Lyon

    Musée Gadagne de Lyon

    Sur un site qui existe depuis le 1er siècle avant JC et dans une bâtisse datant du XVIIe siècle au pied de la colline de Fourvière sur les bords de Saône, au cœur du quartier historique de Saint-Jean, le musée Gadagne présente l’histoire de Lyon de la fondation de Lugdunum par l’occupant romain à la révolte des canuts, en passant par l’émergence du mouvement féministe MLF (Mouvement de libération de la femme) et des mouvements révolutionnaires de mai 1968. La ville est chargée d’histoire. Ce magnifique bâtiment renaissance est classé monument historique, il porte encore de nom des Guadagni, une riche famille de banquiers florentins qui l’habitat.

    Ville natale de Guignol si cher à nos petites têtes blondes de toutes époques, agréablement traversée par la Saône et qui afflue dans le Rhône au bout de la « presqu’ile », au quartier Confluence, habitée d’une bourgeoisie que l’on dit conservatrice mais aussi d’une jeunesse énergique, attachée à son club de fouteballe (l’Olympique lyonnais) comme à la basilique Notre-Dame de Fournière qui la domine sur sa colline avec, au loin, les Alpes et le Mont Blanc, et un peu plus près, un gigantesque complexe industrialo-chimique, Lyon est au cœur du pays.

    Le thé parfumé servi dans le jardin suspendu de Gardagne permet de s’imprégner de tous ces sentiments avec sérénité.

    Voir aussi

    Lyon

  • En passant

    En passant

    A la Butte-aux-Cailles

  • L’uchronie est à la mode

    L’uchronie est à la mode

    On ne dit plus « un branquignole qui manipule l’histoire à son profit » mais « l’auteur d’une uchronie » ! C’est bien plus chic et permet de masquer la réalité sous un joli mot que pas grand monde ne comprend.

  • Vous avez aimé Nicolas Sarkozy ? Vous allez adorer son fils Louis !

    Vous avez aimé Nicolas Sarkozy ? Vous allez adorer son fils Louis !

    On se souvient de la prestation de Louis Sarkozy lors de l’élection de son père à la présidence de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) en 2004. Né en 1997 il avait alors 7 ans, la cérémonie à « l’américaine » ressemblait à celle des Oscars d’Hollywood : flonflons, clinquant et grand spectacle. Juste avant que n’apparaisse le héros du jour, une vidéo est diffusée sur grand écran où apparaît le chérubin lançant « bonne chance mon papa » plein d’enthousiasme.

    Vingt ans plus tard, le garçon a suivi sa mère aux Etats-Unis où il a fait des études de « diplomatie et relations internationales » et suivi l’enseignement d’une académie militaire. Il semble décidé à revenir rouler sa bosse en Europe où il est devenu bon client des plateaux télévisés depuis les élections présidentielles américaines de 2024.

    Grand, élancé et barbu, il développe une vision pour le moins conservatrice du monde, glorifie Napoléon 1er et Donald Trump et ferait presque passer son père (qui cherche à promouvoir depuis des années une alliance entre l’ex-UMP devenue Les Républicains [LR] et le centre-droit du président Macron) pour un gauchiste… Emporté par la vigueur de sa belle jeunesse, il est déjà à l’origine de quelques polémiques de choix. Depuis le déclenchement de la guerre israélienne en réaction à l’attaque du Hama du 7 octobre 2023, il a déclaré sur le plateau de LCI (groupe TF1, dont la patron Martin Bouygues est son parrain d’après sa fiche Wikipédia) :

    Israël fait le travail de l’humanité […]. Qu’ils [le Hamas et le Hezbollah] crèvent tous !

    Louis a du chien, alors que les populistes mal élevés et simplistes prennent le pouvoir un peu partout dans le monde, pas de doute le garçon mise sur l’avenir.

  • Dictateurs malins

    Le président iranien Ahmadinejad succède à son homologue syrien Bachar El Assad sur le plateau du journal télévisé de France 2. Ils sont malins ces deux-là et maîtrisent parfaitement communication et marketing. L’iranien affirme avec un petit sourire ironique que l’enrichissement de l’uranium n’est pas illégal, son ami syrien s’exclame : « mais quel est le problème avec la France ? ». On leur donnerait le bon dieu sans confession.

  • Le rituel du nouvel-an

    Bon, il va être temps d’évaluer l’atteinte des objectifs 2006 et fixer les targets 2007.

    Les associations humanitaires diverses et variées abreuvent la terre entière de demandes de sous. Elles poussent le vice jusqu’à proposer des prélèvements automatiques mensuels pour alimenter leurs caisses. Evidemment, les personnes âgées, plus faibles, sont une cible de choix. J’en retrouve en pagaille chez ma vieille mère. C’est du racket ! C’est indécent