Lou Reed mixe 2 heures durant sur FIP ce soir, comme il fait une fois par semaine sur une radio new-yorkaise. C’est de la musique parfaitement inconnue pour le commun des mortels, sophistiquée, intello et parfois brutale ; des inconnus comme Growing, Vivian Girls, Pavement, Jucifer, Patrick Wolf, Bettye Lavette, Whites Rabbits, Parts and Labor, Thurston Moore, Panda Bear, John Zorn et heureusement deux/trois choses plus abordables comme Kings of Leon, Antony & the Johnson. Un monde à part !
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Laetitia Shériff – 2008/10/12 – Paris le Point Ephémère
Laetitia Shériff au Point Ephémère, un endroit un peu glauque sur le canal Saint-Martin, entre la place Stalingrad et le siège du parti communiste, un bord du quai où se mélangent sdf et nightclubbers.
Le concert étonnant d’un trio mené avec aisance par cette bassiste/ chanteuse/ compositrice, en robe brune avec deux couettes de pawnee, tendue au début du show, relaxée au fur et à mesure du déroulement d’une musique parfaitement maîtrisée.
Autour d’elle un guitariste, virtuose funambule sur la corde des effets électroniques, lutin déchaîné improvisant sur des boucles répétitives, musicien félin griffant les oreilles des miaulements sans fin de sa guitare ; un batteur qui imprime des rythmes syncopés et obsédants. Laetitia délaisse parfois sa bass pour pianoter sur un petit clavier, elle chante d’une très jolie voix guidée par une inspiration urbaine. Des sourires sur une musique sombre, une Siouxsee & the Banshees de la crise. Et toujours ces rythmes en boucles, ponctués des déchirures de la guitare du maestro des cordes (Olivier Mellano). Il y a du King Crimson dans cette obsession répétitive.
Son dernier disque Games Over est joué dans l’ambiance intimiste de cette petite salle. Une œuvre mystérieuse, des mots (anglais) amères et corrosifs : Men die/ Books lie/ Tears fly/ Ladies shy/ Goodbye… Une artiste déjà aboutie qui mérite un succès bien au-delà de l’estime.
En première partie Mansfield.TYA deux jeunes femmes qui se passent violon, guitares et batterie pour former un duo charmant et complice.
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Sauterie dans les institutions de Bretton-Woods
Strauss-Kahn est sujet à une enquête en tant que patron du Fonds monétaire international. Il aurait couché avec une de ses cadres et pourrait l’avoir favorisée. Bon, il semble qu’un bureau à Washington titille le démon de midi de ces notables multilatéraux… Wolfowitz, ancien patron de la Banque Mondiale avait dû démissionner de son poste en 2007 suite à une affaire de népotisme concernant une de ses adjointes avec qui il entretenait une liaison.
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Faux-jetonnerie et cie. à la Caisse d’Epargne
Le communiqué de la Caisse d’Epargne du 17 octobre :
Du fait de l’extrême volatilité des marchés et du krach boursier de la semaine du 6 octobre, le Groupe Caisse d’Epargne a connu un important incident de marché dans l’activité dérivés actions, qui s’est traduit par une perte de l’ordre de 600 millions d’euros. Cet incident a été décelé dans le cadre des procédures habituelles de contrôle.
Cette perte concerne exclusivement la gestion en compte propre de la CNCE, c’est-à-dire une activité indépendante de sa trésorerie.
Compte tenu de son niveau de fonds propres – plus de 20 milliards d’euros – et de son importante liquidité, cette perte n’affecte pas la solidité financière du Groupe et n’a aucune conséquence sur la clientèle.
Les mesures nécessaires ont été immédiatement prises pour solder cette position et mettre fin à cette activité. Des sanctions ont été prononcées et les autorités de tutelle informées.
Lire aussi : La caisse d’épargne dans la cour des forbans
On trouve aussi le rappel des valeurs de cette compagnie sur son site web :
Depuis son origine, la Caisse d’Epargne a toujours souhaité apporter sa contribution à une économie de marché humainement responsable. La volonté de concilier durablement la performance économique, l’équité sociale et la précaution environnementale est ainsi l’essence du positionnement du Groupe Caisse d’Epargne.
Ambition, Confiance et Engagement, les valeurs du Groupe Caisse d’Epargne sont issues de ses origines et épousent les aspirations actuelles de ses clients, de ses collaborateurs et de ses sociétaires.
Ambition : c’est l’énergie d’un Groupe qui sait relever tous les défis pour devenir la banque préférée des clients, tout en respectant son identité et ses racines.
Confiance : valeur fondamentale du Groupe Caisse d’Epargne, elle inspire ses pratiques professionnelles et ses relations avec l’ensemble des parties prenantes : clients, collaborateurs, sociétaires, fournisseurs…
Engagement : Fidèle à sa vision de progrès, le Groupe Caisse d’Epargne entretient un rapport actif au monde qui l’entoure à travers sa contribution au développement local et son action en faveur du développement durable.
Le plus fascinant dans cette histoire est qu’elle se passe en pleine crise internationale alors que les banques s’écroulent et que les Etats ne savent plus comment faire pour colmater les voies d’eau. Elle montre une nouvelle fois que les banques elles-mêmes ne savent plus trop ce qui se passent dans leurs propres murs ni le niveau de risque qu’elles abritent dans leurs livres. C’est tout de même inquiétant. Au-delà on peut se demander s’il est vraiment nécessaire que la Caisse d’Epargne participe ainsi aux marchés spéculatifs ? A lire ses valeurs on n’en retire pas vraiment le sentiment que la spéculation relève de son objet social. Alors y a-t-elle été poussée parce que ses dirigeants voulaient briller dans les dîners en ville ou parce que ses actionnaires (les caisses d’épargne régionales) lui imposaient des niveaux de rentabilité que seule la spéculation pouvait offrir ?
Il y a en tout cas un individu qui se frotte les mains de cette déroute financière planétaire, c’est Kerviel le trader-fraudeur. Pour lui dont le procès va bientôt commencer cela ne pouvait tomber mieux. Ses avocats rivalisent en déclaration de mauvaise foi pour démontrer que leur pauvre client a été victime su système et que sa perte de 5 milliards d’euros est finalement bien peu de choses par rapport aux milliards envolés dans les turpitudes du secteur. On le présente comme un petit bras, porte-flingue d’un top-management compromis dans des pratiques largement plus pernicieuses (et couteuses) que les dissimulations du petit Kerviel.
Ce matin sur France Culture, l’équipe de l’Esprit Public bataille pour savoir si les plans de sauvetage bancaires en cours sont immoraux ou pas : vaste sujet !
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Mademoiselle K – 2008/10/20 – Paris l’Olympia

Wanted !
4 dangereux individus rassemblés en bande organisée sous le patronyme Mademoiselle K sont activement recherchés pour s’être rendus coupables ce 20 octobre 2008 devant de nombreux témoins des faits suivants :
- mise à feu de l’Olympia
- génération spontanée de mouvements oscillatoires des fondations et murs du hall et des bâtiments de tout le quartier de l’Opéra
- séismes répétitifs sur le boulevard des Capucines
- tapage nocturne aggravé
- déclenchement de mouvements de foule incontrôlés
- génération d’épidémie d’extinctions de voix
- arrêts de travail et baisse de productivité de 3 000 personnes durant les quatre jours suivant l’agression
Armes : micro, guitares automatiques, batterie en rafales et dérision en alexandrins
Leader : femme liane
Signalement : cuir et plumes d’autruche
Comportement : violent, syncopé et ravageur
Antécédents : agression sonore de même gravité à la Cigale en avril 2008
Slogans :
Je pisse debout et je nique le vent.
On est toujours libre de ne pas faire tout ce qu’on nous dit.
Le public était déchaîné ce soir et a eu droit à 2 heures de rock et de sueur. Katherine de plus en plus professionnelle n’a pu cacher un petit moment d’émotion devant ce succès. Quel parcours ! L’an passé son groupe jouait dans des arrière salles et les voici seul face à un Olympia archicomble et ébahi, le hall des exploits de Jimi Hendrix, David Bowie et de tant d’autres… La diva des banlieues nous a raconté son dernier disque Jamais La Paix et ses histoires de fille à coups de riffs rageurs, d’enthousiasme et de tendresse. Un grand moment de rock festif !
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Suzanne Vega – 2008/10/19 – Paris l’Alhambra
Suzanne Vega termine sa tournée Beauty & Crime à l’Alhambra de Paris. Heureuse surprise elle est accompagnée de Gerry Leonard qui a joué sur son dernier disque et accompagné David Bowie dans diverses pérégrinations, dont ses deux derniers disques et tournées.
La scène est décorée de tentures d’un noir d’encre sur lesquelles se détachent les yeux gris-bleus de Suzanne et la chevelure blanche-peroxydée de Gerry. Toujours d’une rare élégance, un chapeau sur ses cheveux roux, un tailleur moiré noir, discrètement accrochée à sa guitare dont elle joue avec un immense talent, Suzanne nous distille les étapes de sa vie à travers ces chansons que nous fredonnons depuis des décennies. Souriante et délicieuse elle introduit les morceaux d’une petite comptine et de discrets sourires : un amoureux à Liverpool, une ville sauvage et nue (New-York), Franck et Ava… Et toujours elle chante de cette voix brumeuse qui fait se perdre l’assemblée dans un paradis de douceur et de poésie.
Gerry de son coté torture ses guitares pour en tirer d’étranges sons en harmonie avec le folk ambiant, et il sait aussi le faire excellemment.
Suzanne ne change en rien ses habitudes artistiques, intellectuelle américaine jusqu’au bout des ongles, attachées à sa ville du fond du cœur (New York is a woman she’ll make you cry/ and to her you’re just an other guy) elle distille ce folk introspectif en un concentré d’intelligence harmonique, de tendresse musicale et de subtilité poétique.
Set list : Marlene on the Wall/ Heroes/ Small Blue Thing/ Caramel/ Gypsy/ Frank and Ava/ New York is a Woman/ Pornographer’s Dream/ Left of Center/ Tombstone/ The Queen and the Soldier/ Maggie May/ Some Journey/ In Liverpool/ Luka/ Tom’s Dinner
Encore 1 : Anniversary/ World Before Columbus
Encore 2 : Calypso/ Rosemary
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Amy Macdonald – 2008/10/18 – Paris la Maroquinerie
C’est au son des cornemuses que cette écossaise de talent entre sur la scène de la Maroquinerie avec son groupe. Amy Macdonald ressemble à une jeune fille bien sage dans sa robe parsemée de petites étoiles, ses ongles faits et ses grands yeux bleus innocents. Nous sommes vite détrompés dès les premières notes de Poison Prince, nous avons face à nous un groupe de redoutables musiciens au service de compositions émouvantes. Un guitariste aux allures de gavroche sous sa casquette, un bassiste, un batteur et un clavier entourent Amy avec la complicité de vieux professionnels. Elle joue (très bien) de la guitare acoustique et chante (merveilleusement bien) d’une voix claire et puissante (un accent écossais à couper au couteau).
Le show gicle sans répit d’un morceau sur l’autre. L’association des deux guitares est parfaite, le reste du groupe est à l’unisson. Le bassiste sort une trompette sur l’intro de Let’s Start a Band. Le batteur vient jouer sur le devant de la scène pour Barrowland. La musique respire les grands espaces et la nostalgie des Highlands. Les rythmes parfois furieux nous rappellent le monde où nous vivons, celui d’une déplorable instantanéité alors que l’on aimerait se laisser porter par la poésie et la beauté de cette voix. Elle nous en laissera quelques rares occasions notamment sur une bouleversante version solitaire de Dancing in the Dark de Springsteen et Footballer’s Wife, une histoire de gloire et de rêve, qui nous fait plonger dans une sombre introspection.
Oh I don’t believe in the selling of your glories before you leave this life
There’s so much more to see
I don’t believe this is how the world should be.Ces cinq gamins jouent avec l’énergie du désespoir une pop/folk électrifiée et enlevée. Tout est naturel et beau, comme un torrent d’eau glacée et transparente qui coule de la montagne et vous serre le cœur.
Notre temps d’amoralité n’a pas encore éteint l’inspiration de ces petits princes du rock, que Dieu nous les garde. Le public est aux anges. Le Bataclan du 13 novembre est déjà complet !
Set list : Poison Prince/ LA/ A Wish For Something More/ Mr Rock & Roll/ Fooballer’s Wife/ Barrowland Ballroom/ Youth of Today/ This is The Life/ Next Big Thing/ Hallelujah (L. Cohen)/ Run
Encore : Dancing In The Dark (B. Springsteen)/ Roas to Home/ Let’s Start a Band
Warm up : Jim Bianc -
La Caisse d’Epargne dans la cour des forbans
Cette fois-ci c’est la Caisse d’Epargne, oui, celle qui gère nos petites économies, qui annonce ce matin avoir perdu 600 millions EUR dans une opération de marché la semaine dernière sans que ce noble établissement donne l’impression de vraiment comprendre comment il a pu perdre cette somme.
Voilà qui va rassurer les citoyens : même à la Caisse d’Epargne, en principe parangon de vertu pour gérer en bon père de famille nos bas de laine, il y a des traders-divas qui au cœur d’une crise financière mondiale d’une ampleur jamais égalée, spécule tranquillement au centre de Paris et en plus se gourent de sens. On croit rêver mais nous sommes en plein dans l’économie occidentale du 21ème siècle.
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L’abrutissement du ballon rond
Les fouteballeux brillent encore avec un sifflage organisé de Marseillaise à l’occasion d’un match France-Tunisie. Que les spectateurs coupables soient des tunisiens, des français d’origine tunisienne ou des français « de souche » ils sont tous atteints du même syndrome débilitant du ballon rond. On dirait que le simple contact d’un globe de cuir avec une pelouse verte déclenche chez les spectateurs de ce jeu affligeant un ramollissement accéléré des circonvolutions cérébrales, un affaissement soudain de la capacité à raisonner, un délabrement aggravé des ressources mentales, une montée en flèche des tendances beaufisantes et vulgaires, ainsi que du grammage de bière dans le sang. Il y a là un vrai sujet de santé publique auquel devrait s’attaquer la médecine moderne car le syndrome est hautement contagieux et telle une grippe aviaire lâchée à travers la planète, envahit les stades du monde entier.
Bon, cette fois-ci 80 000 péquins ont sifflé en cœur la Marseillaise mais la manifestation du syndrome aurait pu revêtir une autre forme : tabassages racistes, bagarres avinées, banderoles scélérates, ou autres. Ils ne sont pas particulièrement méchants, juste abrutis par plusieurs générations à regarder les ballons rouler sur des pelouses à la télé ou dans les stades.
Et d’ailleurs pourquoi chante-t-on la Marseillaise dans un match de foot-balle ? Quel est le rapport ? On pourrait peut-être simplement supprimer cette tradition et garder l’hymne national pour le 14 juillet et la garde républicaine ?
La politicaille s’écharpe sur le sujet de savoir s’il faut ou on interdire les matchs si affront à l’hymne national. Le PS a déjà demandé la tête de Laporte qui suggère de jouer en province les matchs contre les pays du Maghreb. Arrêter les compétitions de foot-balle pour s’opposer au crétinisme c’est un peu comme le pape qui propose l’abstinence pour lutter contre le sida, cela fait plaisir mais n’est pont trop efficace ! Il faudrait plutôt parier sur l’intelligence et la formation, mais là on s’attaque à un « vaste programme » comme disait le de Gaulle devant un graffiti « Mort aux cons » !
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Le Clézio : prix Nobel de littérature
Une immense bonne nouvelle : le prix Nobel de littérature attribué à Le Clézio. On n’aurait pas cru qu’il disposa d’une aura internationale suffisante pour lui procurer une reconnaissance Nobelisée, mais tant mieux pour lui. On a été ébloui par Désert en 1980 et restons toujours touchés à entendre cet homme s’exprimer avec tant de retenue, de délicatesse et de gêne. Il est vraiment l’image de l’Albatros de Baudelaire, ses ailes de géant l’empêchent de marcher :
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher -
Retour de flamme de la dette
Abdoulaye Wade, président du Sénégal se moque gentiment de l’occident en minaudant sur les ondes de France Inter :
Mais dîtes moi n’est-ce pas une crise de la dette que vous vivez là ? Une crise de riches sans doute, mais qui risque de générer une baisse de l’aide au développement…
Bon, il n’a pas tout à fait tort notre camarade sénégalais, la preuve est faite qu’il n’y a pas que le tiers monde qui se laisse submerger par sa dette. En fait c’est une crise de pays vieux et riches. Cruel retour de flamme qui en annonce sans doute d’autres !
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Joseph d’Anvers – 2008/10/07 – Paris le Nouveau Casino

Joseph d’Anvers, on le connaît mieux depuis qu’il a signé le texte de la meilleure chanson (Tant de Nuits) du dernier disque de Bashung Bleu Pétrole. Alors un déplacement au Nouveau Casino était de mise ce soir. Il est accompagné d’un groupe de 4 musiciens guitare/ bass/ batterie et clavier. Grand, mince et barbu, à l’aise avec ses potes électriques, accueillant avec 2 invités (dont Money Mark des Beastie Boys), généreux avec le public, il revient d’un voyage au Brésil et aux Etats-Unis où il a écrit et enregistré son deuxième disque Les Jours Sauvages, sorti avant l’été.
Tout ce petit monde se déchaîne et entoure le Maitre de riffs aiguisés comme l’acier. L’énergie des guitares transcende des mots mélancoliques. Le rock produit son effet et fait monter les œufs en une neige parfaite qui recouvre le Casino de son avalanche. Joseph se régale, souriant, tressautant, heureux comme un gamin qui partage son nouveau jouet. 3 ou 4 rappels et son hit Kids rejoué trois fois dans la soirée avec Money : Perdu apeuré par le jour/ Mes larmes sèchent ma peur du vide/ Come alone and you’re be bright/ Kids are swinging out in heaven.
Un artiste à suivre.
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« César, Anthologie par Jean Nouvel » à la fondation Cartier
Exposition César à la Fondation Cartier, une anthologie réalisée par Jean Nouvel, ami de l’artiste. Etonnante expression de ce sculpteur à travers des matériaux modernes qu’il compresse, étend ou répand avec originalité.
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Le bilan des bombardements de Dresde revu à la baisse
Une commission d’historiens allemands réévalue le nombre de morts des bombardements de Dresde en 1945 à 18 ou 20 000 au lieu de 150 ou 200 000 comme initialement vulgarisé. On avait quasiment accusé les alliés de crime contre l’humanité pour avoir lancé ces bombardements alors que la guerre était déjà presque gagnée. Il semble que les morts furent exclusivement civils. La ville a été anéantie par plusieurs vagues de bombardiers à coups de milliers de tonnes de bombes incendiaires. Il s’agissait de détruire le nœud de communication ferroviaire et d’empêcher l’armée allemande de se redéployer vers l’est. Finalement ce ne serait que 20 000 morts !
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Cannibalisme financier
L’Autorité des marchés financiers (AMF) française ouvre une enquête sur l’évolution douteuse à la baisse du cours de la banque NATIXIS durant la période de sa récente augmentation de capital pour combler ses pertes générées par le fait que sa direction a confondu casino et financement de l’économie. Le chef de l’AMF déclare dans Les Echos du 1er octobre :
J’ai décidé d’ouvrir une enquête sur les conditions dans lesquelles certains grands acteurs ont contribué à la chute du titre Natixis lors de son augmentation de capital. Je dispose d’éléments précis sur des arbitrages forcenés réalisés dans des conditions suspectes et qui ont entraîné des suspens, c’est-à-dire l’impossibilité de livrer les titres à l’échéance, ce qui est strictement contraire à des règles françaises anciennes.
Tout le jeu consiste à spéculer à la baisse et à diffuser des rumeurs malveillantes en même temps. Je vends aujourd’hui à terme 100 une action que je n’ai pas encore et que je devrais livrer en novembre. Comme je pense que l’action va baisser (et j’aide le mouvement en laissant courir des rumeurs de marché comme quoi la banque a des problèmes de trésorerie), en novembre je l’achèterai à 50 et encaisserait la vente de 100 : bénéfice 50. Pour sophistiquer le bazar j’achète un CDS (credit default swap) qui me garantit contre le risque de défaut de NATIXIS, la rumeur continuant à courir, le cours de mon CDS monte et je le refourgue à un autre spéculateur pour également encaisser un bénéfice.
De grands acteurs sont soupçonnés d’avoir accéléré la dégringolade du titre. Si cela se confirme cela montrera que même au plein cœur d’une crise financière centenaire des divas de la finance continuent à jouer. Les faillites et les nationalisations de banques passent, les contribuables payent, la planète est aux abois, et des gamins mal élevés s’amusent. Il semble qu’il y ait un léger besoin de reprendre en main l’éducation de ces petits diables…
Cannibale, on vous disait, cannibale ! L’économie financière est devenue cannibale et se déchire les dépouilles fumantes de ses propres congénères acculés à la faillite par la folie des apprentis sorciers issus de son sérail.
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Changement de taulier au sénat
Poncelet, ex-président du Sénat de 77 ans est remplacé par Larcher, un jeunot UMP de 59 ans qui a bien la tête de l’emploi, grassouillet avant l’âge, déjà nourri aux mets exquis de la République et mielleux à souhait, promettant transparence et modernisation, et bla-bla-bla et bla-bla-bla. Les supporters de Raffarin font tout un scandale pace que leur poulain de 60 ans a été éliminé dès le premier tour des primaires de la droite sénatoriale, d’un coup d’un seul. La patte de l’Elysée est soupçonnée derrière cette traîtrise. Bon, grosso-modo Larcher ou Raff à la tête du Sénat, cela ne va pas changer la face du monde et les marguerites du Luxembourg seront correctement arrosées. L’un comme l’autre fera aussi bien le job. Par contre il serait sain par les temps qui courent que le Raff évite de régler ses comptes et de pleurnicher partout. Il va prendre sa retraite dans son Poitou et essayer de travailler un peu au Palais du Luxembourg et on en reste là. Peut-être aura-t-il échappé à nos deux mousquetaires qu’il y a quelques sujets plus importants en ce moment ?
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Les traders au chômage
Les crânes d’œuf transformés en divas du trading financier dans les années 80/90’s au sortir de leurs écoles scientifiques (polytechnique et autres) et qui ont cru pouvoir modéliser « l’exubérance irrationnelle des marchés » se retrouvent au chômage pour cause de crise mondiale. Ils vont pouvoir retourner à « l’économie réelle » : construire des ponts et des voitures. Après-tout il y a de quoi faire aussi dans ces domaines.
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Le foute en grève, enfin un peu de tranquillité !
Il aura fallu attendre une crise financière internationale sans précédent pour enregistrer au moins une bonne nouvelle : les fouteballeux et leurs arbitres se mettent en grève la semaine prochaine pour on ne sait quel obscur prétexte lié à la gouvernance de leurs clubs. Grande avancée conceptuelle !
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L’Union soviétique passée par pertes et profits
Désopilant : la Russie de Poutine, ex-porte-flingue du KGB réhabilite officiellement le dernier tsar et sa famille, massacrés en 1918 par les bolchéviques. C‘est à s’en tenir les côtes. Vraiment la fin de l’Union soviétique.
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Le marché cannibale
La chambre des représentants américains rejette le plan de lancement d’une structure de cantonnement des actifs toxiques de nos brillants banquiers, dont le coût a été évalué à 700 milliards d’USD. Deux représentants républicains sur trois ont voté contre au nom de l’américain moyen qui ne voit pas pourquoi il paierait pour les errements des divas de Wall Street. Ce serait presque risible si nos petites économies n’étaient pas en jeu. Après-tout peut-être le paysan du Middle-west n’a-t-il pas tout à fait tort. Jusqu’à maintenant, les banques en difficultés ou en faillite qui n’ont pas été rachetées par l’Etat l’ont été par leurs congénères, elles continuent donc leurs activités sous une autre casquette et sans doute avec de la casse sociale. Alors à quoi sert véritablement ce plan de sauvetage, ne peut-on laisser le marché cannibale régler son problème tout seul ?
