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  • Lou Reed – 2007/06/26 – Paris le Palais des CongrĂšs

    Lou Reed – 2007/06/26 – Paris le Palais des CongrĂšs

    – Hey Lou Reed/ Do you hear me?/ I don’t want to be no one
/ Does it get cold and alone/ When you’re all on your own in NYC?/ Lisa says, Caroline says, Candy says she wants to be with me…

    chante The Servant  sur son dernier disque sorti en 2006, How To Destroy a Relationship. L’influence morbide du poĂšte new-yorkais est toujours prĂ©gnante sur la musique d’aujourd’hui…

    Ce soir Lou Reed plante son dĂ©cor au Palais des CongrĂšs Ă  Paris pour y jouer l’intĂ©grale de Berlin, plus de trente annĂ©es aprĂšs sa sortie. Berlin, une ville oĂč Lou n’avait jamais mis les pieds avant d’écrire son chef d’Ɠuvre, Berlin le disque le plus dĂ©primant de l’histoire du Rock ‘n’ Roll, mais Berlin la piĂšce maudite de l’un des artistes le plus influent de son temps.

    Ce soir Lou Reed nous rejoue le disque de nos nuits d’encre. Il a rameutĂ© Steve Hunter, le guitar-hero de Rock and Roll Animal, le virtuose dĂ©moniaque de l’intro lĂ©gendaire de Sweet Jane ! Bob Ezrin le producteur de l’époque est de la partie, Julian Schnabel a tournĂ© un documentaire sur les shows de New York qui sera prĂ©sentĂ© aux festivals du film de Venise et de San Sebastian, Emmanuelle Seigner la nouvelle Ă©gĂ©rie rock underground (chanteuse du groupe Ultra Orange, sĂ©vĂšrement inspirĂ© par le Velvet, et femme de Roman Polanski) joue Caroline dans les films projetĂ©s durant le concert, et nous, les purs, sommes lĂ  Ă  nous presser dans les escaliers de cette salle gĂ©nĂ©ralement consacrĂ©e aux assemblĂ©es d’actionnaires… Mais aprĂšs tout, nous dĂ©tenons des titres sur la Lou Inc. depuis le temps que cet artiste diabolique capte nos investissements Ă©motionnels et nous en reverse les dividendes de sang et de larmes.

    Un chƓur d’adolescentes, des cuivres et des cordes viennent adoucir l’électricitĂ© et enrober la voix chevrotante de celui qui va nous narrer une fois encore l’histoire sordide et blafarde de Jim et Caroline.

    Le concert dĂ©marre sur les accords de Steve, Ă  la guitare acoustique, coiffĂ© d’un bonnet de marin breton et d’une blouse d’hĂŽpital psy bleu pĂąle, accompagnant les vestales sur le refrain de Sad Song. Le ton est donnĂ© : triste ! Puis vient le piano bastringue Ă©mergeant d’un cabaret berlinois interlope oĂč se pressent espions, putes et Gi’s :

    In Berlin/ By the wall/ We were five foots ten inches tall/ It was very nice/ Candelight and Dubonnet on ice

    Et Jim et Caroline nous entraĂźnent Ă  la suite de leur histoire d’amour underground et son cortĂšge de jalousie, de violence, de drogue, de dĂ©chirure et de mort. Une atmosphĂšre glaçante et parfaitement rendue par un son Ă©purĂ© et simpliste au milieu d’une mise en scĂšne statique et quasiment sans Ă©clairage. Les jeunes chanteuses en aubes falotes ondulent au long des mesures marquĂ©es par la voix profonde de Lou. L’ambiance cathĂ©drale de la salle donne Ă  l’ensemble un air de messe maudite. On dirait que la musique s’échappe de catacombes oĂč seraient entassĂ©s les ossements blanchis d’une Ă©poque rĂ©volue, pour atteindre nos cƓurs corrompus par le temps. Une Ă©poque oĂč violence et poĂ©sie savaient encore se marier, oĂč des artistes pouvaient Ă©crire la vraie vie et en tirer de purs sanglots.

    Les rumeurs les plus folles ont couru sur les conditions d’enregistrement de ce disque : Lou perdu dans les drogues, Ezrin en dĂ©pression Ă  l’issue des sessions, les cris dĂ©chirants de ses propres enfants appelant leur mĂšre, enregistrĂ©s sur The Kids. Et l’album est devenu une icone majeure de l’Ɠuvre de Reed qui a marquĂ© et marque encore des gĂ©nĂ©rations de musiciens et d’amateurs Ă©clairĂ©s.

    Et alors que Jim et Caroline entament leur descente vers les abysses, le MaĂźtre nous fait dĂ©filer les 10 titres ce cet album d’exception. Men of Good Fortune est un must. L’enchaĂźnement Caroline Say II / The Kids / The Bed / Sad Song est une douleur infinie qui nous vrille l’ñme, alors que nous accompagnons Caroline au bout de sa route ; ses enfants enlevĂ©s, ses poignets ouverts, sa vie s’en va dans un flot de sang et notre stupeur est Ă  la hauteur de ce dĂ©sastre : And I said oh oh oh oh oh oh what a feeling.

    Comment des mĂ©lodies aussi simples, une voix aussi monocorde, des mots aussi triviaux peuvent-ils dĂ©clencher un tel torrent Ă©motionnel sinon du fait du noir gĂ©nie de leur auteur ? Et notre artiste ne semble guĂšre se soucier de ce qu’il provoque. Il joue, tranquillement accrochĂ© Ă  sa guitare, plutĂŽt absent, revenu de tout, carrĂ©ment ailleurs dans son monde de mots et de notes.

    AprĂšs les derniers accords de Sad Song il laisse un peu attendre la salle avant de lui offrir en rappel Sweet Jane / Satellite of Love / Walk On the Wild Side / Rock Minuet, toujours avec autant de nonchalance. Et Steve nous refait note pour note le Sweet Jane solo. Nous sommes touchĂ©s au cƓur.

    Lou salue, Lou offre des fleurs aux vestales qui nous ont tirĂ© des larmes sur Sad Song, Lou embrasse Ezrin et puis Lou s’en va de son pas indiffĂ©rent.

    Ce soir il a créé Berlin ! Nous Ă©tions la pour partager ce moment d’anthologie.

  • SĂ©golĂšne Royal en crise

    SĂ©golĂšne fait la politique de la chaise vide au comitĂ© directeur du PS aprĂšs avoir affirmĂ© que le SMIC Ă  1 500 EUR et la gĂ©nĂ©ralisation des 35 heures dĂ©fendus dans son programme prĂ©sidentiel Ă©taient des imbĂ©cilitĂ©s. Toute vĂ©ritĂ© n’est pas bonne Ă  dire et les Ă©lĂ©phants du parti s’étranglent de colĂšre. Tout ceci est plutĂŽt comique, on ne sait pas qui va l’emporter de la Jeanne d’Arc socialiste contre les archĂ©os, mais voir MĂ©lenchon avaler sa cravate de fureur est un petit plaisir dont il ne faut pas se priver en ces temps difficiles.

  • Pologne vs. Allemagne

    Plus c’est gros et plus ça passe ! Au cƓur de la nĂ©gociation europĂ©enne sur le poids respectif des pays dans les votes communautaires, les Polonais affirment que s’il n’y avait pas eu la seconde guerre mondiale, ils seraient aujourd’hui peuplĂ©s de 66 millions d’habitants au lieu de 38. Les Allemands ont dĂ» apprĂ©cier


  • Cynisme Ă  Tripoli, mais pourquoi se priver ?

    Avec un cynisme assez exceptionnel dans les discussions internationales, pourtant trĂšs performantes en la matiĂšre, la Lybie nĂ©gocie la libĂ©ration des « infirmiĂšres bulgares » accusĂ©es d’avoir propagĂ© le sida Ă  des enfants, contre des compensations financiĂšres Ă  peu prĂšs Ă©quivalentes Ă  celles versĂ©es par ce pays aux Etats-Unis et Ă  la France Ă  la suite des attentats contre les avions de la TWA et d’UTA qui avaient faits quelques centaines de morts. Et la Lybie va sans doute obtenir satisfaction. C’est la quintessence de la prise d’otages par un Etat, une remarquable nĂ©gociation libyenne, assez ubuesque, oĂč la raison des Etats les plus riches fait pencher la balance du cĂŽtĂ© du plus faible qui en profite pour rĂ©gler ses comptes avec brio.

  • JuppĂ© se dĂ©tend

    Eh bien voilĂ  le JuppĂ© qui se lĂąche et qui agresse un journaliste insupportable. Ce matin il a annoncĂ© qu’il gardait la mairie de Bordeaux (fauteuil pour l’amour duquel il a tout de mĂȘme fait dĂ©missionner le conseil municipal il quelques mois Ă  peine). C’est bien mon Juju, vas-y, laisse-toi aller ! D’abord profite de la vie dans le sud-ouest, elle est cool. Flingue quelques journalistes, il en restera toujours assez pour poser des questions stupides. N’hĂ©site pas Ă  leur dire qu’ils sont des crĂ©tins, tu verras cela dĂ©tend merveilleusement, comme une thalasso Ă  Biarritz. Et puis prend ton vĂ©lo et va pĂ©daler dans les landes, au grand air, cela va te rĂ©gĂ©nĂ©rer, tu es tout pĂąle ces derniers temps.

    Mon Juju, plus ça va et plus je me sens proche de toi, sans bien entendu prĂ©tendre Ă©galer ta haute stature. Tous les deux nous sommes honnĂȘtes et droits, rigoureux et inspirant la confiance aux belles-mĂšres, mais tristes et dĂ©primant, et sans une once de sens commercial. Alors Juju, ce n’est pas grave, c’est comme ça, c’est tout ! Il faut prendre la vie comme elle est et ne pas Ă©ternellement chercher Ă  inverser le cours de choses. Il vaut mieux essayer de s’intĂ©grer avec harmonie dans le courant qui nous porte.

    Mon Juju, les Ă©lecteurs c’est comme les femmes, ils couchent avec les gens qui les font rĂȘver, pas avec les comptables ! Et je n’ai pas besoin de te faire un dessin, toi et moi on est plutĂŽt dans la deuxiĂšme catĂ©gorie. Donc pas de dĂ©prime, pas de tentation de Venise ou d’ailleurs, just keep cool la vie est belle Juju, consacre-la simplement Ă  ce que tu sais faire, c’est-Ă -dire pas les Ă©lections ou la politique, tu es trop pur pour ça.

  • Les repris de justice ne sont pas repris par les Ă©lecteurs

    Grande avancĂ©e conceptuelle Ă  l’issue de ce deuxiĂšme tour des Ă©lections lĂ©gislatives, il semble que le statut de repris de justice ne soit plus un aussi fort argument Ă©lectoral que par le passĂ© : JuppĂ©, Carignon, Mellik sont dĂ©gagĂ©s, seul TibĂ©ri rĂ©ussit Ă  se faire Ă©lire.

    Bon, JuppĂ©-le-contractĂ© se fait sortir par la bourgeoisie bordelaise, que l’on ne savait pas particuliĂšrement rĂ©volutionnaire ; il faut quand mĂȘme le faire ! Il a sans doute dĂ©ployĂ© les derniers efforts pour arriver Ă  un tel rĂ©sultat. Il est vrai que nos us et coutumes sont quand mĂȘme un peu bizarres : son chef Fillon l’oblige Ă  ĂȘtre Ă©lu dĂ©putĂ© pour rester ministre puis Ă  dĂ©missionner aussitĂŽt pour s’installer Ă  Paris alors que c’est justement s’il n’était pas Ă©lu Ă  Bordeaux qu’il aurait le temps d’ĂȘtre ministre puisque s’il est dĂ©putĂ© il a plus le loisir d’ĂȘtre ministre. Peut-ĂȘtre que les Bordelais raisonnent ainsi et ne comprennent pas grand-chose Ă  ces embrouillaminis politicards ?

    Donc, JuppĂ©-raide-comme-un-passe-lacet a dĂ©missionnĂ© du gouvernement et devrait se retirer une deuxiĂšme fois de la vie politique. MalgrĂ© ses cotĂ©s plutĂŽt sympathiques (il a acceptĂ© de payer en justice pour Chirac sans broncher pour les affaires de la mairie de Paris) il va falloir qu’il rĂ©alise une bonne fois pour toutes que les Français ne l’aiment pas et le rejettent systĂ©matiquement oĂč qu’il se prĂ©sente. C’est ainsi. Pourquoi continue-t-il Ă  s’acharner ? Ne peut-il essayer de profiter de la vie Ă  QuĂ©bec ou Ă  Bordeaux : un petit mandat municipal, un peu de consulting politico-communicant, plus sa retraite d’ancien ministre et la vie sera belle ? Il pourra emmener sa jeune Ă©pouse faire du shopping et un peu de tourisme culturel. Que demande le peuple ?

    L’UMP pleure des larmes de crocodiles sur le sort de JuppĂ©-le-raide-comme-la-Justice avec une mauvaise foi remarquable. On va bien arriver Ă  le remplacer au ministĂšre du dĂ©veloppement durable, ce n’est quand mĂȘme pas le bout du monde. Et puis on parviendra aussi assez bien Ă  se passer de son caractĂšre soupe au lait et surtout de sa fidĂ©litĂ© Ă  Chirac.

    Juju, crois-le, il y a une vie aprĂšs la politique (c’est ton maĂźtre Chirac qui l’a dit), et puis promis, o, t’emmĂšne voir les Stones la prochaine fois tu pourras reprendre I can’t get no satisfaction! avec Mick. Et d’ailleurs samedi soir au stade de France, Mick nous a dit entre deux chansons que Fillon Ă©tait dans l’assistance. Donc tu vois, lui il Ă©tait peinard, dĂ©jĂ  réélu et pendant que tu sonnais aux portes pour faire la manche aux voix, il se la coulait douce. Tu crois qu’il serait venu donner un coup de main Ă  Bordeaux Ă  son ministre en chef ? Que nenni il a prĂ©fĂ©rĂ© les Rolling Stones au soutien Ă  un concurrent. Il t’a laissĂ© te faire Ă©triller sans remord. Prends-en de la graine Juju, dĂ©tend toi, souris, arrĂȘte de courir, de prendre des coups, sois cool et tout ira bien !

  • The Rolling Stones – 2007/06/16 – Paris le Stade de France

    The Rolling Stones – 2007/06/16 – Paris le Stade de France

    Hummm
 les Rolling Stones sont en ville, une ambiance de merguez flotte au-dessus du Stade de France, 80 000 fans sont en train de migrer vers Saint-Denis pour s’abreuver autour de leur point d’eau, pas encore trop assĂ©chĂ© par le temps ! Enfin, pas tout Ă  fait 80 000 car les tribunes tout en haut du stade sont vides, couvertes par des bĂąches au logo lingual pour cacher la misĂšre !

    Le deuxiĂšme show de la tournĂ©e A Bigger Bang, annulĂ© en 2006 pour cause de chute de cocotier de Keith dans une ile du Pacifique, a lieu ce 16 juin 2007. La famille est de retour ! Nous ne manquons cette cĂ©rĂ©monie dĂ©sormais classique et venons rendre hommage Ă  la persĂ©vĂ©rance de nos papys qui nous accompagnent dans nos rĂȘves musicaux depuis si longtemps. Bien sĂ»r on se raconte toujours un peu les mĂȘmes histoires lors de ces rĂ©unions mais l’atmosphĂšre est chaleureuse, la technique impressionnante et le blues est toujours le blues
 alors pourquoi s’en priver mĂȘme s’il faut pour cela reporter Ă  la semaine prochaine ses courses d’étĂ© aux Galeries Farfouillette. MĂȘme Fillon est venu faire un peu de prĂ©sence, fĂ©licitĂ© par Mick, et lĂ©gĂšrement sifflĂ© par l’assistance.

    Pas de surprise pour ceux qui ont dĂ©jĂ  vu les premiers shows de cette tournĂ©e mondiale qui dure maintenant depuis deux ans, mais toujours beaucoup de plaisir Ă  partager les performances de ce groupe fidĂšle et inusable. Et puis toujours cette montĂ©e d’adrĂ©naline lorsque retentissent les premiers riffs du concert, ceux de Start Me Up en l’occurrence.

    Quelques perles avec Waiting On A Friend jouĂ© par Mick Ă  la guitare Ă©lectroacoustique, un hommage Ă  James Brown I’ll Go Crazy et une belle version de Can’t You Hear Me Knocking, bluesy Ă  souhait, Ă  grand renfort de solos de sax, de guitare (Ron) et d’harmonica.

    Keith s’emmĂȘle un peu dans ses paroles et ses accords sur Happy et I Wanna Hold You, accrochĂ© Ă  sa vieille guitare Ă©raflĂ©e, mais le public lui accorde toujours un succĂšs d’estime et une dĂ©finitive indulgence.

    La B-stage avance puis recule sans un couinement, tout est bien rĂ©glĂ©. Le feu d’artifice final illumine le ciel sur les derniers accords de Jumping Jack Flash. Nos quatre tontons reviennent pour un dernier salut et chacun rentre chez soi, satisfait d’avoir constatĂ© que la famille est toujours en forme.

    La set-list : Start Me Up/ Let’s Spend The Night Together/ Rough Justice/ All Down The Line/ She Was Hot/ Waiting On The Friend/ Can’t You Hear Me Knocking/ I’ll Go Crazy/ Tumbling Dice/ — Introductions/ Happy (Keith)/ I Wanna Hold You (Keith)/ It’s Only Rock’n Roll (to B-stage)/ It’s All Over Now (B-stage)/ You Got Me Rocking (B-stage)/ Honky Tonk Women (to main stage)/ Sympathy For The Devil/ Satisfaction/ Brown Sugar/ Jumping Jack Flash (encore)

  • Le Liban Ă  feu et Ă  sang

    Les bombes continuent d’exploser Ă  Beyrouth, dĂ©cimant politiques et journalistes, sans parler des anonymes qui se trouvent au mauvais moment au mauvais endroit. Tout le monde dĂ©signe bien entendu la Syrie, c’est facile. On a du mal Ă  considĂ©rer que ce pays puisse ĂȘtre aussi malfaisant, ou Ă  tout le moins qu’il soit si efficace dans la nuisance chez ses voisins alors qu’il est tellement la tĂȘte sous l’eau Ă  l’intĂ©rieur de ses propres frontiĂšres. AprĂšs tout, les Libanais sont sans doute aussi capables de faire exploser des voitures suicides sans l’aide de personne. 

    A Gaza le Hamas massacre le Fatah et vice versa en Cisjordanie. Pauvre Proche-Orient qui n’a pas mĂ©ritĂ© tout ceci !

  • The White Stripes – 2007/06/11 – Paris le ZĂ©nith

    The White Stripes – 2007/06/11 – Paris le ZĂ©nith

    Icky Thump le dernier disque des White Stripes ne sera en vente que la semaine prochaine dans les bacs parisiens mais dĂ©jĂ  l’on sait que sa couverture est en noir et blanc, une premiĂšre pour ce groupe qui a fait du rouge et blanc sa marque de fabrique. Faut-il s’attendre Ă  une rĂ©volution ? Cette soirĂ©e au ZĂ©nith prouvera qu’il n’en est rien. Et pourquoi d’ailleurs faudrait-il changer quoi que ce soit Ă  ce duo incroyable qui nous dĂ©livre un rock pur forgĂ© aux sources du blues ?

    Le fond de la scĂšne est tendu d’une immense toile rouge unie sur laquelle les musiciens joueront aux ombres chinoises comme unique light show. Mais nous ne sommes pas la pour la dĂ©bauche technologique simplement pour Ă©couter et voir la rĂ©incarnation de Jimmy Hendrix en extra-terrestre blanc venu de l’Ouest : Detroit, USA. Et le blanc dĂ©barque tout en rouge accompagnĂ© de Meg qui s’installe derriĂšre ses futs. A peine les lumiĂšres Ă©teintes, la guitare rouge et blanche siffle dĂ©jĂ  des feulements de saturation sous les arcanes gonflĂ©es des toiles (rouges
) du ZĂ©nith parisien.

    Le son brut du groupe envahit l’atmosphĂšre comme une Ă©paisse fumĂ©e de sous-bois enflammĂ©s, humide et grasse qui pĂ©nĂštre les tympans pour s’y dĂ©poser en strates indĂ©lĂ©biles. AprĂšs notamment un redoutable Dead Leaves, il faut attendre le quatriĂšme morceau du show pour dĂ©couvrir le titre Ă©ponyme du disque Icky Thump qui est enchaĂźnĂ© avec Effect and Cause, autre nouveautĂ© pour laquelle Jack a ressorti une vieille Ă©lectroacoustique au bois constellĂ© de zĂ©brures, une de ces guitares qui a traĂźnĂ© dans les bars du Tennessee (les White’s habitent Nashville) et arbitrĂ© des bagarres d’ivrognes.

    AprĂšs cette premiĂšre envolĂ©e, le public est dĂ©jĂ  Ă  genoux alors que Jack poursuit son combat de gladiateur pour maĂźtriser les hurlements de sa guitare qui vit son propre destin sous les doigts de fĂ©e qui terminent les biscoteaux d’athlĂštes Ă©mergeant du T-shirt rouge moulĂ©.

    De la chevelure noire en bataille de Jack qui lui cache le visage, monte une voix aigĂŒe et maĂźtrisĂ©e aux accents hard-rockeux mais Ă  l’inspiration tellement blues dans ses vibratos et ses menaces qu’elle en fait le fils spirituel de Muddy Waters et B.B. King. Si ça n’était pas encore Ă©vident pour certains, il est dĂ©sormais clair que ce garçon a replantĂ© l’étendard de la musique amĂ©ricaine si haut que peu de musiciens de sa gĂ©nĂ©ration pourront aller le chercher.

    I Think I Smell A Rat dĂ©clenche un ouragan avec ses riffs qui claquent sous le dĂŽme comme des Ă©clairs, c’était sur White Blood Cells en 2001 comme The Same Boy
 Sans rĂ©pit Jack accrochĂ© Ă  sa guitare parcourt la scĂšne rouge oĂč il alterne les micros face au public, ou sur un orgue d’anthologie peint en rouge vif dont il joue pendant que les accords de ses cordes vivent leur vie dans un dĂ©lire de larsen sur-saturĂ©, ou encore Ă  cotĂ© de Meg White, aussi souriante sous sa frange de cheveux noirs qu’elle est violente sur ses peaux. Complice de toujours elle assure la rythmique de façon dĂ©sarmante mais oh combien efficace. Et il n’y a pas besoin de plus, elle fait ce qu’il faut.

    Retour au calme provisoire avec Cold Cold Night chanté sur le devant de la scÚne par Meg à qui le public fait un triomphe en se demandant encore comment ce petit ange qui susurre avec tant de délicatesse :

    Come to me again/ In the cold cold night/ You will know that it’s warm inside/ And you’ll come run to me/ In the cold cold night

    est capable de batte le beat de Icky Thump ? Les dĂ©mons du Mississippi certainement !

    Ball And Biscuit pour terminer le premier set et puis les rappels qui annoncent l’apothĂ©ose de Seven Nation Army jouĂ© devant un ZĂ©nith qui sent venir sa fin : And I’m bleeding, and I’m bleeding, and I’m bleeding/ Right before the lord/ All the words are gonna bleed from me and I will think/ No more/ And the stains coming from my blodd/ Tell me go back home.

    Tout n’est plus que sueur et dĂ©chaĂźnement, stupeur et tremblement, lorsque Jack et Meg debout sur les enceintes tentent d’apaiser le brasier qu’est devenu le ZĂ©nith en se prenant en photo devant les spectateurs, au PolaroĂŻd dont ils jettent les Ă©preuves dans la foule. Jack offre des roses Ă  Meg et ils repartent sereinement aprĂšs nous avoir dĂ©livrĂ© le message de la grande AmĂ©rique, celui de racines violentes et ambigĂŒes, crĂ©atives et dissolues, multiples et exceptionnelles, irriguĂ©es par le sang du Rock â€˜n’ Roll qui a engendrĂ© les plus belles pages de la musique de notre temps ! C’est bon, c’est bon, c’est bon.

  • DolorĂšs O’Riordan – 2007/06/06 – Paris le Bataclan

    DolorĂšs O’Riordan – 2007/06/06 – Paris le Bataclan

    L’égĂ©rie anorexique des annĂ©es 90, ex-leader des Cranberries est de retour Ă  Paris avec un agrĂ©able album solo Are You Listening? Toute de noir vĂȘtue, comme il se doit, des cheveux de jais, les yeux bordĂ©s d’eyeliner sombre, elle est accompagnĂ©e d’un combo de guitaristes gitans, costauds bardĂ©s de tatoos et plutĂŽt habiles, Ă  cotĂ© desquels elle paraĂźt toute pitchounette. Mais la gracieuse irlandaise est aujourd’hui pleine d’énergie positive. Elle dĂ©boule Ă  la guitare Ă©lectrique sur les riffs lourds de Zombie qui nous ramĂšnent au bon vieux temps
 le Bataclan est dĂ©jĂ  en transe ! La voix est forte mais toujours rĂȘveuse. DolorĂšs est souriante et bavarde

    Les nouvelles compositions coulent comme l’eau de source Angel Fire, Apple Of My Eye, Ordinary Day, Black Widow
 et se mĂȘlent harmonieusement aux anciens morceaux datĂ©s sinistrose, l’époque oĂč l’on se demandait toujours avec angoisse si DolorĂšs allait vaincre ses dĂ©mons et survivre un nouvel hiver. Alors aujourd’hui elle s’empare d’une guitare acoustique d’un blanc immaculĂ© pour dĂ©dier Ordinary Day Ă  sa fille : Beautiful girl/ Won’t you be my inspiration/ Beautiful Girl/ I’ll never let you down, juste les sentiments ordinaires d’une maman revenue de la bulle nĂ©vrotique Cranberries pour se consacrer Ă  la vie de tous les jours ; elle chante Apple Of My Eyes, une jolie love song sur un mari qui tarde Ă  rentrer, Black Widow et la dĂ©vastation du cancer sur un ĂȘtre proche.

    Tout ceci est un peu calibrĂ© FM, doux et parfois sombre, mais on aime cette artiste inspirĂ©e. Elle ne voit pas toujours le temps qui passe sous son jour le plus gai mais elle nous en restitue l’essence avec beaucoup de dĂ©licatesse. Le public en adoration la couvre de fleurs et de billets tout le concert durant, pavoise un drapeau irlandais et ne la laisse plus partir sur le final de Dreams : Oh my life is changing everyday/ Every possible way/ Though my dreams, it’s never quite as it seems/ ’cause you’re a dream to me.

    La set list : Zombie/ Angel Fire/ Animal Instinct/ Apple Of My Eye/ Ordinary Day/ Ode To My Family/ Human Spirit/ Stay With Me/ Black Widow/ Pretty/ When You’re Gone/ I Can’t Be With You/ Loser/ Salvation/ When We Were Young// Encore : Just My Imagination/ October/ Linger/ Dreams

  • Incorrigibles

    Le retour gagnant des repris de justice : aprĂšs JuppĂ© revenu d’installer sous les ors des palais du VII° arrondissement c’est maintenant Carignon qui se prĂ©sente aux lĂ©gislatives avec l’investiture de l’UMP et de Line Renaud (si, si, vous ne rĂȘvez pas, c’est bien vrai, il y a mĂȘme sa lettre de soutien sur le blog de Carignon), quel attelage redoutable ! Et Tiberi qui ressort du bois avec l’investiture de l’UMP dans le 5Ăšme arrondissement. Toujours cet attrait du pouvoir qui les pousse Ă  gravir sans cesse la roche de Sisyphe


    Dans le cas de JuppĂ© le Raide, le plus drĂŽle est Ă  venir car Fillon a dit que ses ministres qui ne seraient pas Ă©lus aux lĂ©gislatives seraient renvoyĂ©s dans leurs pĂ©nates. Et il semble qu’il soit en difficultĂ© Ă  Bordeaux. Bizarre d’ailleurs cette coutume française qui veut qu’un ministre se prĂ©sente aux lĂ©gislatives pour dĂ©missionner dĂšs son Ă©lection pour garder son maroquin. Cela ressemble trĂšs lĂ©gĂšrement Ă  du foutage de gueule d’électeurs cette pratique !

  • McNeil David, ‘Angie ou les douze mesures d’un blues’.

    Sortie : 2007, Chez : . Les années 60 et le swinging London, les blueseux du Mississippi se percutent avec de jeunes anglais nommés The Rolling Stones et Angie est le fil conducteur de ce road-roman. Angie, belle et absente, promÚne sa morgue entre poudre et rock. Dans la vraie vie, Angie était la premiÚre femme de David Bowie. On dit que tous les rockers étaient amoureux et que Mick Jagger et Keith Richards ont écrit leut chanson éponyme pour elle.

  • Assouline Pierre, ‘Lutetia’.

    Sortie : 2005, Chez : . L’histoire du responsable de la sĂ©curitĂ© de l’hĂŽtel Lutetia, juste avant, pendant et juste aprĂšs la seconde guerre mondiale. On y croise la vieille noblesse europĂ©enne qui fuit les nazis, l’abwehr qui y a Ă©tabli son quartier gĂ©nĂ©ral et enfin le dĂ©filĂ© hallucinant des dĂ©portĂ©s de retour des camps. Roman historique ou se mĂȘlent des personnes rĂ©elles et imaginaires, oĂč le drame n’exclut pas l’humour dans la narration des ambigĂŒitĂ©s entre rĂ©sistance passive et collaboration, mais oĂč surtout explose l’absurde tragĂ©die de notre XX° siĂšcle. On a le cƓur bouleversĂ© lorsque reviennent les fantĂŽmes de Nuit et Brouillard, qui retrouvent, ou pas, les leurs sous les ors du Lutetia marquĂ© Ă  jamais par cette annĂ©e 1945.

  • Les Stones en rĂ©pĂ©tition Ă  Bruxelles

    Les Stones en répétition à Bruxelles

    Les setlists

    Lundi 29 mai

    Happy, Tumbling Dice, Miss You, She’s So Cold, Rocks Off, Can’t You Hear Me Knocking, Some Girls, I’m Free, Shine A Light, Rip This Joint, Sway, Thief In The Night, It’s All Over Now 2x, Memory Motel 2x, Dead Flowers, Get Off Of My Cloud, Beast Of Burden, Before They Make Me Run, Can’t Be Seen

    Mardi 30 mai

    Jumping Jack Flash, It’s Only Rock’n Roll, Live With Me, Oh No Not You Again, She’s So Cold, Bitch, Memory Motel, Sway, Rocks Off, Tumbling Dice, « James Brown style » soul/funk song, Wild Horses 2x, Worried About You 2x, Can’t Be Seen 2x, You Don’t Have To Mean It 2x, Infamy 2x

  • Patti Smith – 2007/05/28 – Paris l’Olympia

    Patti Smith – 2007/05/28 – Paris l’Olympia

    Patti est de retour Ă  Paris pour un de ces shows « chair de poule Â» comme seuls les artistes d’un autre monde savent en dĂ©livrer. Et toujours lorsque cette poĂ©tesse incomparable entre en scĂšne elle exhume toute notre vie musicale cachĂ©e dans le lobe Ă©motion de nos cerveaux. Comme dans un dernier soupir elle nous accompagne sur la frontiĂšre tĂ©nue entre le plaisir musical et l’introspection intime. Une grande dame qui superpose avec tellement de subtilitĂ© les mots et les notes sous l’étendard du Rock ‘n’ Roll le plus pur.

    Les fidĂšles Lenny Kaye, guitariste, affublĂ© comme toujours de ses gilets dĂ©modĂ©s, et Jay Dee Daugherty Ă  la batterie, emmĂšnent une set list idĂ©ale oĂč se mĂȘlent quelque unes des reprises objet de son dernier disque Twelve et les jalons musicaux d’un parcours exceptionnel entamĂ© il y a 30 ans avec Horses. La tignasse grisonnante (elle vient d’avoir 60 ans) et toujours fringuĂ©e comme l’As de Pique, cette musicienne de lĂ©gende nous fait partager ses rĂ©voltes comme ses nostalgies avec la foi d’une survivante. Sa voix n’a pas pris une ride. Elle en use et en abuse avec adresse et parfois violence.

    MalgrĂ© le formatage intellectuel marketĂ© par l’industrie du disque et en dĂ©pit de l’abrutissement des masses gĂ©nĂ©rĂ© par les mĂ©dias, elle reste sereine et convaincue de son message, de sa mission. Lorsque Patti joue de la clarinette sur Are You Experienced  de Hendrix, se fait accompagner par un luth sur Smells Like Spirit de Nirvana, ou dĂ©clame des poĂ©sies aprĂšs avoir chaussĂ© ses lunettes rondes, ce sont les Dieux qui parlent aux Dieux. Et quand elle soulĂšve petits et grands sur Rock ‘n’ Roll Nigger et Because The Night elle ne voit pas de rĂ©el motif de dĂ©vier de sa route, celle de la sincĂ©ritĂ© brute d’une rockeuse qui a voulu changer le monde avec des chansons et des poĂšmes. Et elle y a rĂ©ussi puisqu’elle donne du rĂȘve, elle diffuse de l’énergie, elle montre la nĂ©cessitĂ© de savoir s’indigner, elle oriente la vie de chacun vers le cƓur et l’intelligence quand tout dans notre monde moderne tend Ă  faire dĂ©river les individus vers l’illusoire et l’égoĂŻsme.

    Patti reste avec Lou Reed la grande prĂȘtresse de la poĂ©sie underground. Ils ont traversĂ© cette pĂ©riode Ă  part, parfois excessive, mais tellement amĂ©ricaine, qui a si fortement influencĂ© le Rock d’aujourd’hui. Et d’ailleurs Lou sera Ă  Paris dans quelques jours
 L’un et l’autre nous convient rĂ©guliĂšrement Ă  ces messes dites bien sĂ»r sur un mode diffĂ©rent mais ils ne manquent jamais de communiants pour partager cette musique des anges qui parfois se transforment en dĂ©mons, mais parfois seulement !

    La set list : Privilege/ Redondo Beach/ Birdland/ Are You Experienced/ Free Money/ Within You Without You/ Southern Cross/ Pastime Paradise/ White Rabbit/ Because The Night/ Pissing In A River/ Soul Kitchen/ Peaceable Kingdom/ Gloria/ Smells Like Teen Spirit/ Rock n Roll Nigger/ Helpless

  • Orchestral Manoeuvres in the Dark – 2007/05/25 – Paris l’Olympia

    Orchestral Manoeuvres in the Dark – 2007/05/25 – Paris l’Olympia

    Les adolescents synthĂ©tiques et fringants d’Orhestral Manoeuvres In The Dark (OMD) sont de retour pour un best of de leur carriĂšre Ă  l’Olympia. Pour la circonstance le parterre de la salle est en configuration quinquas avec siĂšges numĂ©rotĂ©s. Andy McCluskey and Paul Humphreys ont créé OMD Ă  la fin des 70’s Ă  Liverpool sur les traces de Kraftwerk et Gary Numan. Pop sucrĂ©e et claviers sophistiquĂ©s, on a aimĂ© leurs ritournelles dont la justesse n’avait d’égal que leur caractĂšre obsessionnel. Enola Gay… et bien d’autres ont fait la joie des DJ’s de l’époque. Les remix de Tesla Girls rĂ©sonnent encore dans nos oreilles comme les glaçons dans les verres de GinTo. Alors on pouvait se faire remballer par des filles farouches, pas d’importance, on oubliait ces dĂ©convenues sur les pistes de danse sous les stroboscopes fous d’Electricity.

    Deux claviers surĂ©levĂ©s entourent la batterie, un immense Ă©cran sur le fond et Paul qui chante devant, avec parfois une guitare ou une basse. L’électronique a remplacĂ© les Mellotrons. Le tout relĂšve d’une esthĂ©tique trĂšs Ă©purĂ©e. Le light show et les projections sont modernes et superbes. Andy et Paul ont vieilli, ils affichent un look Ă  la  Gilbert & Georges et d’ailleurs certaines des scĂšnes visuelles sur l’écran feraient bonne figure dans une exposition du vieux couple anglais.

    Il reste la musique, toujours entraĂźnante et bien roulĂ©e. La voix d’Andy n’a pas pris une ride, les compositions tiennent encore la route et l’on ne va pas brĂ»ler ce qu’on a aimĂ©. Les rythmes envoĂ»tants poussent presque les spectateurs les plus vigoureux Ă  esquisser quelques pas de danse, embourbĂ©s dans leurs fauteuils inconfortables. OMD est revenu et la setlist nous repasse la dĂ©cennie 80 en 1h30 d’un concert plaisant.

    Set list : Architecture And Moralit/ Sealand/ The New Stone Age/ Georgia/ She’s Leaving/ Souvenir/ Joan Of Arc/ Maid Of Orleans/ The Beginning And The End/ Messages/ Tesla Girls/ (Forever) Live and Die/ If You Leave/ Pandora’s Box/ Talking Loud And Clear/ So In Love/ Locomotion/ Sailing On The Seven Seas/ Enola Gay/

    Encore : Walking On The Milky Way/ Electricity/ Romance Of The Telescope

  • CoopĂ©ration

    Kouchner explique dans Le Monde pourquoi il a acceptĂ© l’offre d’ouverture du nouveau prĂ©sident :

    La politique extĂ©rieure de la France n’est ni de droite ni de gauche. Elle dĂ©fend les intĂ©rĂȘts de la France dans un monde qui se rĂ©invente chaque jour.

    Il est bien ce garçon qui n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  braver les quolibets de ses camarades pour tenter l’expĂ©rience de faire de la politique, mĂȘme avec la droite. On espĂšre qu’il va rĂ©ussir et que ses pontages coronariens sont solides car il n’a pas fini d’encaisser des injures.

  • Björk dans les Inrocks

    Un numĂ©ro spĂ©cial des Inrocks sur Björk ce mois-ci, vraiment une artiste surprenante et sĂ©duisante comme on en fait peu. On attend son concert pour le final de Rock en Seine qu’elle doit assurer en aoĂ»t Ă  Paris.

  • Locus & Porco Rossa – 2007/05/19 – Paris le CafĂ© Montmartre

    Concert au CafĂ© de Montmartre avec Porco Rosso et Locus, une soirĂ©e de musique dans une cave parisienne. Des amateurs Ă©clairĂ©s, connus sur MySpace, qui s’amusent et nous rĂ©jouissent. De la musique française mĂątinĂ©e de pop/folk. Un samedi soir plein de bonheur.

    Les Porco sont en formation de quatre, le guitariste solo alternant sur un clavier. Yann dĂ©veloppe une voix agile sous sa casquette. Des paroles parfois sentimentales sur une instrumentation maĂźtrisĂ©e qui n’hĂ©site pas Ă  se lĂącher sur des solos rock appuyĂ©s. La musique coule naturellement sur une audience conquise.

    Locus est un groupe sophistiquĂ© avec un duo rythmique percutant, Xavier un guitariste solo au touchĂ© Dire Straits et autre un duo au chant, simple et subtil : Hocine, chant et guitare Ă©lectro-acoustique, avec Rosa. Ils sont tellement naturels ces deux lĂ  qu’on dirait de vieux professionnels. Leurs voix aĂ©riennes se superposent avec Ă©lĂ©gance sur des paroles douces, le live ajoute de l’énergie. L’ensemble est rythmĂ©, harmonieux, simplement Ă©mouvant.

  • Assaut de vulgaritĂ© gouvernementale

    Lors de la passation de service entre premiers ministres, Mme Galouzeau de Villepin, Ă©pouse du sortant, porte une veste Ă  imprimĂ©e avec parements bleus oĂč on peut lire « adios, bye bye, ciao ciao, salut ». AprĂšs Rachida en corsage transparent la veille pour l’arrivĂ©e de Sarkozy Ă  l’ElysĂ©e, les femmes brillent Ă  droite pour essayer de suivre la voie sexy de SĂ©golĂšne Royal !