Étiquette : La Droite

  • La famille Alliot-Marie en goguette en Tunisie

    Le Canard Enchaîné d’aujourd’hui révèle maintenant que les parents de Mme. Alliot-Marie (MAM, ministre des affaires étrangères) ont profité de leurs petites vacances tunisiennes, en plein Printemps arabe, pour faire des affaires avec le propriétaire du jet dans lequel ils se sont baladés durant ce petit congé. Ce n’est évidemment pas un drame, en tout cas pas interdit par la Loi, mais c’est juste un acte déplacé de plus. Et comme cela se retrouve dans la presse, largement amplifié et déformé par des journalistes drapés dans leur devoir d’informer, et plus préoccupés par la nouvelle de caniveau que par l’éthique de leur beau métier, eh bien le résultat est que MAM doit se justifier et là on sombre dans le pathétique ! Après l’histoire de l’ami tunisien qui était comme par hasard sur l’aéroport de Tunis avec son jet, on apprend ensuite qu’une seconde balade aéroportée a été organisée puis que papa-maman ont fait des affaires en passant, etc.

    Il est toujours intriguant de voir à quel point les politiciens sont prêts à s’abaisser pour tenter de se défendre. On se souvient de Clinton expliquant en public à la télévision le caractère inapproprié de ses relations avec Monica (et l’usage désormais mondialement célèbre qu’il avait fait de son cigare avec elle), Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville tentant de désespérément justifier en 1995 pourquoi il habitait dans un appartement de la Ville de Paris et voici maintenant MAM expliquant ses voyages et dérapages, mais dévoilant surtout son incompétence ! Quel avilissement que tout ceci.

    Ces gens ayant suffisamment de ressources pour une retraite paisible, pourquoi s’abaissent-ils à tenter en vain de se refaire une virginité devant 60 millions de français qui au mieux rigolent et au pire les haïssent ? Ils savent que la presse ne les lâchera plus, de même que les petits copains du parti d’en face, voire même du leur. Ne feraient-ils pas mieux de tourner casaque et d’aller planter leurs choux ailleurs ? Coupable ou pas, tout paraît préférable à un déballage médiatique devant des interviewers avides de vous coincer.

    On se souvient du message du 28 avril 1969 :

    Je cesse d’exercer mes fonctions de Président de la République.
    Cette décision prend effet aujourd’hui à midi.

    C. de Gaulle

    Et même ceux qui ont été titillés par le départ plutôt que par le déballage ne sont s’y pas résolu, comme Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville qui nous a fait à plusieurs reprises le coup de La Tentation de Venise avant de revenir à la bonne soupe du pouvoir. La noblesse a peu d’élus, l’exigence a trop souvent disparu des valeurs du monde politique.

  • Fillon en goguette en Egypte

    Le Canard Enchaîné publie aujourd’hui une information sur les vacances de Fillon en Egypte à Noël dernier, invité officiel semble-t-il, avec petit tour à l’œil dans un avion de la flotte du président Moubarak.

    Le président Sarkozy annonce de nouvelles règles pour encadrer les voyages de ses ministres à l’étranger. On ne sait pas encore à ce stade s’il s’inclut dans cette nouvelle contrainte ? Mme. Alliot-Marie et consorts doivent maudire ces révolutions arabes qui leur coupent les ailes de leurs vacances exotiques car il est bien entendu que sans ces changements de régimes jamais ces affaires aéronautiques n’auraient fait tant de bruit et généré de si fâcheuses conséquences pour les gouvernants français. MAM pourra méditer les pensées de son héros, MonGénéral, qui avait sorti en 1968 quelque chose du genre : la révolution c’est la chienlit !

    Lire aussi : La famille Alliot-Marie en goguette en Tunisie

    Le mieux est sans aucun doute que les ministres et sous-ministres de la République passent leurs vacances en France. C’est très bien aussi, moins cher et meilleur pour leur réputation.

  • La ministre des affaires étrangères et ses amis tunisiens

    Le Nouvel Observateur explique que la MAM (Michèle Alliot-Marie) a utilisé une deuxième fois l’avion de son ami affairiste tunisien lors de son séjour de Noël. Elle s’enferre depuis dans un pathétique embrouillamini d’explications et de démentis. A l’avenir : pourquoi ne pas passer ses vacances à Saint-Jean-de-Luz, village basque côtier dont elle fut maire des années durant ?

    Lire aussi : Les vacances de la ministre

  • Les vacances de la ministre

    Ils sont trop forts au Canard Enchaîné : la semaine dernière on nous expliquait comment la MAM (Michèle Alliot-Marie, qui n’a toujours pas dégorgé le parapluie qu’elle a avalé il y a plusieurs décennies) avait passé ses vacances en Tunisie pendant la « révolution ». Le palmipède nous apprend aujourd’hui que MAM et sa petite famille ont emprunté sur place l’avion privé d’un homme d’affaires tunisien, soi-disant proche de Ben Ali, pour se rendre à son hôtel. Tout ceci n’est pas bien grave, simplement particulièrement maladroit. Il serait tout de même plus sain que les ministres de la République, comme son président d’ailleurs, passent leurs vacances tranquillement dans leurs maisons de campagne, ou dans les palais nationaux mis à disposition de certains d’entre, eux plutôt que mêlés à des intérêts privés. Ce serait leur honneur et accessoirement leur tranquillité car ils auraient moins de comptes à rendre à une presse déchaînée et avide. C’est simple, il suffit juste de rester dans l’hexagone, c’est moins loin, moins cher, plus tranquille. MAM si je ne m’abuse est conseiller municipal de Saint-Jean-de-Luz, elle doit avoir une jolie villa sur la côte basque et/ou dans les Pyrénées alors pourquoi n’y reste-telle pas pour ces congés ? Elle reprendra l’avion pour la Tunisie ou ailleurs, quand elle n’aura plus de fonctions officielles. Et d’ailleurs, née en 1946, elle a 65 ans et il va bientôt falloir penser à passer la main.

  • Eric Woerth à la peine

    Pauvre Eric Woerth qui semble découvrir le monde cruel de la politique. Viré du gouvernement pour compromission dans l’affaire Betancourt, le voici maintenant dans le collimateur de la cour de justice de la République qui pourrait le juger pour prise illégale d’intérêt pour une sombre affaire de vente de terrain, propriété de l’Etat, dans sa bonne commune de Chantilly. Une interview de lui paraît dans Le Point où il se plaint de n’être point soutenu par le gouvernement actuel dans ses ennuis judiciaires.

    Il est un peu ingénu le garçon de s’émouvoir qu’on lui plante des couteaux dans le dos, ce n’est tout de même pas d’aujourd’hui qu’il découvre ce monde de requins sans foi ni loi ? Le soutien qu’il pourrait recevoir dépend évidemment de sa capacité de nuisance qui semble être plutôt émoussée ces derniers temps. Alors il serait en train d’écrire un livre. Bon, cela lui fera du bien.

    En fait il y en a un auquel il faut tout de même rendre hommage pour son abnégation c’est Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville, lui il a été condamné à de la prison avec sursis plus une peine d’inéligibilité mais il n’a jamais bavé et a fait preuve d’une certaine noblesse pour couvrir ce grand benêt de Chirac. Et puis il est revenu en politique après s’être fait réélire triomphalement car en France les repris de justice de la politique sont réélus triomphalement. Worth ne semble pas être de cette trempe !

  • Juppé globe-trotter

    Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville doit maintenant se rendre au Niger pour y récupérer les corps de deux français tués par des terroristes. Après son réveillon de Noël à Kaboul pour essayer de rassurer les soldats français, celui du nouvel-an au Brésil pour fourguer nos Rafale, c’est maintenant Niamey pour y constater notre impuissance face à une bande de va-nu-pieds terroristes de circonstance. Comme il doit regretter sa mairie de Bordeaux où il menait une vie paisible et fidèle à ses engagements !

  • Des présomptueux qui dilapident l’argent des contribuables

    Le Monde raconte le département de la Corrèze en faillite notamment du fait du musée initié par Chirac, dans un village de 300 habitants, Sarran, à quelques encablures du château familiale de Bity, pour y entreposer les cadeaux qu’il a reçus en tant que président durant ses deux mandats. Comme de bien entendu personne ne visite ce musée sauf quelques obligés du clan Chirac. Quelle infinie et orgueilleuse prétention anime ces hommes politiques qui s’imaginent que quelques oripeaux glanés pendant leur contrat de travail avec la République puissent présenter suffisamment d’intérêt pour une exposition publique.

    Un inventaire de ces breloques eut suffi. Celles présentant la moindre valeur aurait pu être cédées aux musées nationaux et les autres offertes aux pèlerins d’Emmaüs. Eh bien non ! Ces présomptueux qui nous gouvernent imaginent que ces colifichets vont marquer l’Histoire. Comme tout ceci est dérisoire.

  • Vacances présidentielles au Maroc

    Le président de la République française Sarkozy a passé quelques jours de vacances au Maroc pour Noël, sans doute encore aux frais de la princesse, en l’occurrence le contribuable marocain, enfin je veux dire le Roi du Maroc dont la fortune a tout de même été constituée par le citoyen marocain.  Cette habitude de vacances dans des pays émergents, voire pauvres, généralement invités par les autorités dudit pays, est choquante pour un président français. Il serait tout de même plus décent qu’il se contente des palais de la République tant qu’il exerce des fonctions présidentielles.

  • Juppé croque-mort

    Juppé-le-raide-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville consacre maintenant une partie de son temps à réceptionner les cercueils de soldats français de retour de Kaboul et va même faire son réveillon de Noël en Afghanistan. Il va peut-être regretter d’avoir menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville… pour se souvenir des bons moments dans sa mairie de Bordeaux où il se tapait des vins d’honneur dans la salle des fêtes avec des associations d’anciens combattants !

  • Le suivisme d’une presse en mal d’analyse

    Après avoir décrété que le nouveau gouvernement français a été formé pour préparer les élections présidentielles de 2012 derrière Sarkozy, sans que l’on comprenne bien ce que cela veut dire, les journalistes assènent à tout instant que chaque parole, chaque décision d’un ministre est faite pour préparer les élections. Fillon dit ceci : c’est pour marquer son terrain pour 2012, Sarko fait cela : c’est pour marquer sa prééminence pour 2012, Copé critique untel : c’est pour préparer sa campagne, etc.

    L’unité de la presse pour ce genre de jugement à l’emporte-pièce et vide de sens, est émouvante mais pathétique au sens où elle dénote un suivisme panurgien et déplorable, symbole d’un déprimant manque d’imagination et de sens du jugement de tous ces plumitifs de circonstance.

  • Ventes d’armes, rétro-commissions et dénonciations d’Etat

    Galouzeau de Villepin se précipite chez le juge pour baver sur l’affaire des ventes d’armes au Pakistan. A l’époque des faits il était secrétaire général de la présidence de la République. Très bien, il va sans doute faire avancer la justice avec toute l’objectivité qu’on lui connaît, mais que n’a-t-il déjà dit ce qu’il savait depuis 1995 sur ces illégalités soupçonnées d’avoir été commises dans le cadre de ventes d’armes par l’Etat français ? Il a fallu attendre 10 morts, la perspicacité de juges d’instruction et la voracité de la presse, pour que les acteurs de l’époque se souviennent soudainement 15 ans après des détails de l’affaire. Cela vaut pour Galouzeau comme pour les autres d’ailleurs !

    Ce n’est pas bien. Si des actes illégaux ont été commis, que la Justice passe.

  • Juppé fait dans le pathétique

    Juppé-le-raide-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville essaye de justifier ses mensonges en publiant un plaidoyer pro domo pathétique sur son blog www.al1jup.com :

    22 novembre 2010 11:33
    Bonjour ! Bordeaux

    Je voudrais d’abord vous dire, chers Bordelaises et Bordelais, ma gratitude. Depuis la semaine dernière, la plupart de ceux d’entre vous que j’ai rencontrés m’ont assuré de leur compréhension et de leur soutien, et cela m’a fait chaud au cœur.

    Mon impression a été confirmée par les résultats du sondage que vient de publier Sud-Ouest. J’en retiens deux chiffres : 90% d’entre vous apprécient positivement le travail de l’équipe municipale; et les 2/3  comprennent ma décision d’entrer au gouvernement.  

    Bien sûr, il n’y a jamais unanimité dans la vie publique et c’est tant mieux pour la démocratie. Je comprends les inquiétudes ou les réserves de certains d’entre vous. Quant à l’opposition, elle fait son travail critique, ce qui est normal… même si certains ou certaine en rajoutent dans la méchanceté. Mais c’est leur nature !

    Il nous faut maintenant réussir ensemble les projets que je vous ai proposés de mettre en œuvre: le projet urbain pour construire les logements dont la ville a besoin afin de mieux répondre aux attentes de tous; et en même temps attirer de nouveaux emplois. Ensuite l’agenda 21 pour faire de Bordeaux un exemple de développement urbain durable. Enfin le projet social pour faire reculer les inégalités et l’exclusion, faire progresser la justice et la fraternité. Nous en parlerons samedi, lors du Forum social qui se tiendra au Hangar 14.

    Pour atteindre ces objectifs, une seule méthode : travailler ensemble dans la confiance.

    C’est ce que nous faisons dans l’équipe municipale, plus soudée que jamais autour de son maire.

    C’est ce que nous faisons à la CU, malgré l’accroc que la majorité vient de faire à notre accord de coopération en refusant de respecter la clause qui prévoit 18 vice-présidents pour la majorité et autant pour la minorité. Mais j’ai avec Vincent Feltesse une relation de travail efficace. Nous avons assez le sens de nos responsabilités pour comprendre que c’est par notre entente que nous faisons avancer le mieux les projets qui peuvent améliorer la vie des habitants de notre communauté urbaine. Pour ma part je suis déterminé à continuer dans le même esprit.

    Travailler ensemble surtout avec vous tous, en accentuant encore toutes les initiatives qui favorisent la concertation et la co-élaboration des projets. Ce travail de proximité marche très bien dans les quartiers. Il faut le développer encore sur les grands projets, comme celui de Bordeaux Euratlantique qui est majeur pour notre ville, son agglomération mais aussi pour la région tout entière.

    C’est en renforçant entre nous ce lien direct que Bordeaux continuera à aller de l’avant. 

    Quant à moi, je continuerai à agir, avec tout mon enthousiasme, au service de l’ensemble des Bordelais, quelles que soient leurs préférences politiques.

    Et il remet ça le 25 novembre

    25 novembre 2010 08:59
    Feuille de route

    En lisant, hier, au Sénat, le discours de politique générale du Premier Ministre, je me disais que notre gouvernement avait une feuille de route claire et ambitieuse: priorité à l’emploi, ce qui implique à la fois d’investir massivement pour l’avenir et de rétablir l’équilibre de nos comptes publics; volonté de poursuivre les réformes, notamment celle de notre fiscalité qui doit être rendue plus juste et doit mieux contribuer à la compétitivité de notre économie ; réponse au défi de la dépendance en complétant notre système de protection sociale. Voilà pour l’essentiel.

    Quant à l’équipe gouvernementale, elle est professionnelle et soudée autour du Premier Ministre, sous la houlette du Président de la République.

    Je suis convaincu que nous allons faire du bon travail.

    Aujourd’hui, à Bordeaux : comité des grands projets de l’agglomération. Je mettrai l’accent sur Bordeaux Euratlantique bien sûr, mais aussi sur la mise à deux fois trois voies de la rocade et sur le grand contournement ferroviaire de Bordeaux.

    Mais aussi la Journée internationale de la lutte contre la violence faite aux femmes. Il faut faire cesser ce scandale.

    Il donne vraiment l’impression du petit garçon pris les doigts dans le pot de confiture et qui cherche à se justifier, c’est touchant. Ceci dit il est bien gentil mais il a déjà deux casquettes incompatibles à porter, alors par pitié qu’il évite de perdre trop de temps sur son blog pour y écrire des enfantillages pareils.

    …Mais aussi la Journée internationale de la lutte contre la violence faite aux femmes. Il faut faire cesser ce scandale.

    Et bla-bla-bla…

  • Jargonnage médiatique

    Les journalistes et soi-disant analystes politiques qualifient le nouveau gouvernement d’équipe de campagne pour les élections de 2012. On ne sait pas trop bien ce que cela veut dire mais l’expression présente bien alors elle est reprise par tous. Connaît-on beaucoup de gouvernements de la Vème République qui ne cherche pas à gagner les prochaines élections ?

  • Un ministre mal informé

    Juppé-le-raide-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville n’a pas la chance : à peine réintégré dans les ors des palais de la République le voilà rattrapé par l’affaire des sous-marins vendus au Pakistan et dont le contrat de vente aurait donné lieu à d’illégales rétro-commissions dont on ne sait pas encore bien à qui elles ont profité. Il se trouve que Juppé était l’époque ministre des affaires étrangères. Il a affirmé sans rire ce midi sur Canal+ qu’à ce poste il n’a pas du tout été impliqué dans ce contrat.

    On ne connait pas bien le fonctionnement de l’administration française mais sans très bien pourquoi on imagine toutefois que lorsque l’industrie publique française s’apprête à vendre des sous-marins à un pays comme le Pakistan, toujours entre deux guerres et trois actions terroristes, il y quelqu’un dans le dispositif qui s’avise tout de même de demander son avis au ministre des affaires étrangères !

  • Un homme dépassé par les siens

    Patrick Devedjian explique dans Le Monde comment il a été battu aux élections de la fédération UMP des Hauts de Seine, département dont il reste (pour le moment) président du conseil général : son récit montre des pratiques signes d’une république bananière, qui auraient été déployées contre lui à l’instigation de l’Elysée suite à son faible soutien au fiston Sarkozy lors de l’épisode déplorable de sa tentative de prise de l’EPAD, l’établissement public gérant le quartier de La Défense.

    Devedjian publie un post sur son blog :

    Election du nouveau président de la Fédération UMP des Hauts-de-Seine

    Ce soir, le comité départemental a élu Jean-Jacques Guillet à sa tête.

    Je remercie les 180 personnes qui ont voté pour moi, et je salue leur courage car je connais dans le détail les conditions dans lesquelles s’est déroulé ce scrutin. Jean-Jacques Guillet a proclamé son attachement à la démocratie. Je le suis également.

    D’autant plus que j’ai été élu à Antony contre la fraude communiste.

    Je remercie également tous ceux qui m’ont dit qu’ils voteraient pour moi mais qui ne l’ont pas fait. Je préfère avoir moins d’amis mais des amis valeureux, que beaucoup d’amis qui se couchent au premier coup de vent.

    Je félicite Jean-Jacques Guillet. Il a désormais la lourde tâche de conduire l’UMP départementale aux prochaines échéances électorales. Les cantonales dans moins de cinq mois : elles seront difficiles. Puis les sénatoriales. Enfin l’élection présidentielle.

    Quant à moi, je vais pouvoir me consacrer au Conseil général et à mon élection cantonale. Et profiter aussi de ma liberté retrouvée.

    Publié le lundi, 15 novembre 2010 à 23h26Catégorie : Pensées libres

    Le garçon est amer, on le comprend si ce qu’il dit est vrai, ce qui n’est pas sûr. Il est né en 1944 ce qui doit lui faire dans les 66 ans, il va falloir songer à décrocher.

  • L’étrange commerce des armes

    On apprend par deux anciens ministres, Millon et Galouzeau de Villepin, que pèsent de très forts soupçons de rétro-commissions dans les contrats de vente de sous-marins au Pakistan en 1994. Comme ils étaient aux affaires à l’époque, ils doivent savoir de quoi ils parlent.

    Une rétro-commission cela signifie que les vendeurs (les entreprises françaises) versent des commissions à des bénéficiaires pakistanais liés aux acheteurs, qui en reversent ensuite une partie à des bénéficiaires français, généralement des partis politiques qui contournent ainsi les limitations légales sur le financement des partis en France. A la fin de l’histoire, des entreprises françaises versent donc des commissions à des bénéficiaires français, et comme l’argent vient du Pakistan ou d’ailleurs, ni vu ni connu et le tour est joué. Mais dans le cas d’espèce il y a eu des morts : des personnels français qui travaillaient sur place à la construction des sous-marins et qui ont explosé dans leur bus suite à une bombe qui aurait pu y être déposée du fait de l’arrêt du versement desdites commissions…

    Qu’il faille verser des commissions à des acheteurs étrangrs pour emporter des contrats de vente d’armes, ne n’est pas très gai et c’est illégal au terme des règles internationales (OCDE, ONU, etc.) mais soit, cela vient augmenter le prix de revient des matériels considérés. En revanche qu’une partie de ces commissions reviennent dans le pays vendeur, la France en l’occurrence, ça ce n’est pas bien du tout. Comment justifier que des partis politiques français (si ce sont bien des partis, mais encore pire si ce sont des individus) perçoivent des commissions sur des ventes d’armes à des pays en développement ? C’est illégal, immoral et doit donc être sanctionné. Que la justice passe !

  • Juppé change d’avis

    Juppé-le-raide (comme un passe-lacet) explique ce matin à ses administrés bordelais qu’il leur a menti il y a deux ans quand il a promis de se consacrer à 100% à leur ville dont il est maire, mais que le contexte a changé et patati et patata mais qu’il ne quitte pas Bordeaux dont il reste le maire. Et c’est bien ça le problème, c’est qu’il va continuer à porter les deux casquettes de maire et de ministre alors que l’on sait bien que ce n’est pas sérieux d’imaginer pouvoir bien faire les deux jobs en même temps.

    Comment ce garçon, plutôt sympathique par ailleurs bien qu’imbuvable pour la majorité des Français, assume-t-il une telle escroquerie intellectuelle ? Il pourrait au moins faire un effort, démissionner de son poste de maire et rester conseiller municipal par exemple ! Mais non, il s’estime irremplaçable et préfère se parjurer plutôt que de respecter ses engagements moraux. Pourtant, à 65 ans il aurait pu faire preuve d’un peu de noblesse, il n’a plus grand-chose à perdre, juste de la considération à gagner. Tant pis, il a laissé passer sa chance cette fois-ci encore.

  • Coup de balai et immobilisme

    Communiqué de la présidence de la République du 13/11/2010

    En application de l’article 8 de la Constitution, M. François FILLON a présenté au président de la République la démission du gouvernement.
    Le président de la République a accepté cette démission et a ainsi mis fin aux fonctions de M. François FILLON.

    Communiqué de la présidence de la République du 14/11/2010

    Nomination de M. François FILLON, Premier ministre

    En application de l’article 8 de la Constitution, le président de la République a nommé M. François FILLON, Premier ministre.
    Le président de la République a demandé au Premier ministre de lui proposer un nouveau gouvernement.

    Il semble donc que François Fillon remplace François Fillon !

    Le gouvernement est nommé à 20h15 après que les journalistes ont passé leur journée devant Matignon et l’Elysée à grands coups d’envoyés spéciaux et d’émissions politiques, à tirer des plans sur la comète pour anticiper ce gouvernement. Beaucoup de salive dépensée pour rien et nombre de questions imbéciles assénées par les plumitifs en mal de prévision. Il suffisait d’attendre 20h15, ce que d’ailleurs ont plus ou moins fait les Français globalement fort peu intéressés par ce battage médiatico-mondain.

    Le principal enseignement est que la coupe de cheveux influe peu sur les choix politiques (bonne nouvelle) : alors que le malheureux Borloo a dû passer des heures chez son coiffeur pour aplanir ses boucles rebelles, il n’est pas retenu comme premier ministre (et rejeté par les sondages où il apparaît comme peu sérieux, du coup il quitte le gouvernement), alors que Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP-aux-cheveux-longs-et-gras fait son entrée comme sous-ministre chargé du commerce et de deux-trois babioles additionnelles où il va mélanger sa chevelure filasse à ses dossiers.

    Deuxième leçon, Juppé-le-raide, 65 ans, nous joue le retour n°2 ou 3 après nous avoir fait à plusieurs reprises la tentation de Venise, dégoûté par la politique et découragé par son rejet par le peuple. Il faut dire que le garçon est brillant mais imbuvable, et aussi qu’il en a bavé des ronds de chapeaux en se faisant notamment condamner par la justice pénale pour des histoires de financement illégal du RPR en protégeant dignement et avec abnégation son patron Chirac, qui depuis s’est fait la belle et est sorti indemne de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris après transaction avec le maire actuel. Juju-le-raide, donc, découragé mais n’ayant toujours pas renoncé ne résiste pas une nouvelle fois à l’attrait des palais du pouvoir et se laisse encore bercer par ses illusions. Il doit tellement s’ennuyer sur son blog à la mairie de Bordeaux qu’il voit encore son destin national se profiler à l’horizon et saute dessus tel Bigeard sur Dien bien Phu : pas d’espoir, mais il faut en être quand on est un bon soldat et, qui sait, gagner quelques médailles. Mon Juju, tu vas encore trahir tes électeurs bordelais à qui tu as promis de te consacrer à 100% à votre bonne vieille ville de Bordeaux, pour te brûler les ailes sur la braise des élections nationales. Tu n’as jamais fait rêver les électeurs en leur racontant les bobards qu’ils veulent entendre, alors ils ne votent pas pour toi. C’est ainsi, ne croit pas une seconde que les choses aient changé.

    Troisième leçon, la MAM (Michèle Alliot-Marie) qui n’a toujours pas dégorgé le parapluie qu’elle a avalé il y a plusieurs décennies, se collète un nouveau ministère de prestige alors qu’on l’a trouvée plutôt inexistante sur les deux précédents. Mais quelle peut bien être la capacité de nuisance de cette femme pour qu’elle soit de tous les gouvernements depuis l’équipe Raffarin en 2002 ?

  • Décadence et arrogance

    L’affaire Mamy Bettencourt continue d’étaler les compromis de la République et la collusion de son personnel rémunéré par le contribuable. Des services de police ont accès à des factures téléphoniques sans qu’une procédure judiciaire leur en donne le droit ; des journalistes sont cambriolés avec disparition d’ordinateurs ; un maître d’hôtel enregistre les conversations de Mamy et les passe à l’avocat de la fille ; un haut-fonctionnaire de la Justice balance à la presse ; un procureur s’écharpe avec une juge ; un avocat de circonstance (Kiejman) ancien ministre, accuse ses confrères de complot et se répand en insultes contre une juge :

    « On fait un contrôle régulier des chauffeurs routiers, pourquoi ne fait-on pas un contrôle psychologique des magistrats ? […] Le ministère de la Justice s’honorerait en lui offrant une année de congé sabbatique qui lui permettrait de se calmer. Quand vous la voyez maintenant avec son rouge à lèvres et son brushing… Elle a pris du poids, ce qui la rend plus humaine. Mme Prévost-Desprez, c’est l’ange exterminateur. »

    et bien sûr on a droit à un volet de financement de partis politique.

    Faux-jetonnerie, délinquance, copinage, cynisme, intimidation, fraude fiscale, relations incestueuses presse-politique : tous les ingrédients d’une affaire à la française. Tout ceci donne un arrière-goût de république bananière. Eh bien que la Justice passe !

  • L’agitation comme mode de fonctionnement

    La presse et les mondains du microcosme bruissent de pronostics sur les futurs élus et bannis du prochain remaniement ministériel annoncé avec tambours et trompettes par Sarkozy l’agité il y a déjà plusieurs mois. Comme dans l’entreprise, les jobs au gouvernement deviennent précaires. Afin de motiver les foules, on leur annonce quelques mois à l’avance l’arrivée d’un plan social, ça ramène un peu d’humilité au sein de la classe et permet de rappeler que personne n’est indispensable.

    On annonce Borloo comme premier ministre, ou un autre. On ne sait pas bien ce qu’il fera de mieux ou de pire que l’actuel tenancier de l’hôtel de Matignon. D’ailleurs on ne dit pas pourquoi on change le gouvernement ni la politique qu’il sera demandé d’appliquer au suivant, mais on change. C’est comme dans l’entreprise vous dis-je : l’agitation est érigée en mode de fonctionnement !