Étiquette : La Droite

  • Petits arrangements entre ennemis

    La mairie de Paris accepte de retirer la plainte déposée contre l’ancien maire Chirac qui avait fait financer sur les fonds municipaux des emplois fictifs majoritairement en faveur des copains et des coquins du RPR de l’époque (mais pas seulement puisque le chauffeur de l’inénarrable Marc Blondel, leader trotskiste du syndicat Force Ouvrière pendant de très longues années, célèbre pour ses cigares et ses bretelles plus que pour sa pensée sociale et politique) contre remboursement des salaires versés illégalement à l’époque pour deux millions et des bananes. Chichi en règlera un demi-million et l’UMP, successeur du RPR, allongera le solde.

    Chirac et ses affidés affirment que remboursement n’est pas reconnaissance de culpabilité. Du fait du retrait de la plainte de la Mairie de Paris, la justice devrait prononcer un non-lieu dans cette affaire. Voilà qui laisse rêveur : Fluctuat nec [presque] mergitur…

  • Lapsus de Rachida

    Rigolo : dans une interview télévisée aujourd’hui, Rachida Dati prononce le mot fellation au lieu d’inflation. Evidemment l’extrait tourne depuis en boucle sur les radios et l’internet. Voilà qui ne va pas améliorer la réputation de Rachida déjà qualifiée de dilettante de luxe. On attend avec impatience les unes du Canard et de Charlie mercredi prochain.

    Elle doit tellement s’ennuyer dans ces interviews politiques qu’elle pense à ses galipettes de la veille plutôt qu’aux taux de croissance. On peut la comprendre.

  • Compromissions à Corbeille-Essonnes

    C’est l’histoire du fils d’un avionneur de génie devenu un vulgaire marchand d’armes ! Serge Dassault, accessoirement ex-maire de Corbeille-Essonnes (il a sans doute du temps libre à la tête de son empire industriel pour se consacrer à la politique – outre le groupe Dassault, il possède le journal quotidien Le Figaro et s’intéresserait au Parisien) a été déclaré inéligible pour une année en 2008 suite à des distributions d’argent à ses électeurs pour les motiver. Du coup son adjoint Jean-Pierre Bechters’est présenté à la mairie pour le remplacer, est élu et vient de se faire invalider par le Conseil d’Etat car ce dernier avait inscrit sur ses bulletins de vote « secrétaire général de la fondation Serge Dassault ». Une mention de nature à créer une confusion pour les juges administratifs qui ont décidé d’annuler ce scrutin. 

    Entre temps le Serge est devenu à nouveau éligible et envisagerait avec délice de pouvoir se représenter à la Mairie.

    Est-ce qu’à 85 ans notre marchand d’armes ne pourrait pas se consacrer à vendre des armes (tâche pour laquelle le contribuable national contribue très lourdement) plutôt qu’à vouloir gérer Corbeille-Essonnes comme une République bananière ? Tout le monde s’en porterait bien mieux plutôt que ce mélange des genres pour le moins douteux, et fort peu efficace puisque pour la deuxième fois en 18 mois, la ville de Corbeilles se retrouve avec un maire déchu.

  • Les ficelles illégales du pouvoir politique

    Nos élus s’écharpent au cœur du microcosme sur le dossier en cours de supposés écoutes téléphoniques pour identifier les sources du Monde dans l’affaire Woerth/Bettencourt. Quelques bonnes âmes de droite s’empressent de rappeler les fameuses écoutes de l’ère Mitterrand qui avaient, entre autres, également touché Le Monde. C’est du niveau cours de maternelle et ce n’est pas la première fois. On a les dirigeants que l’on mérite et ceux-là nous les avons élus. Il y va aussi de notre responsabilité collective, au moins partielle, dans le niveau du débat politique actuel.

    Cela étant dit, sur la forme, quand un acte est mauvais, ce n’est pas parce qu’il a déjà été commis dans le passé et d’autres circonstances qu’il faut se croire autorisé à le renouveler. Dans le cas des écoutes téléphoniques de l’Elysée sous Mitterrand il y a eu des condamnations pénales de prison avec sursis contre des petits bras du président de la République (8 mois pour Christian Prouteau, le plus sévèrement condamné), des amendes de quelques milliers d’euros ont été prononcées et, espérons-le, payées. Le directeur de la rédaction de l’époque du Monde avait été reconnu par la Justice comme victime de ces écoutes illégales. Dans la nouvelle affaire en cours, si des actes illégaux ont également été commis par l’Etat et ses représentants payés par le contribuable, eh bien que la justice passe de nouveau.

    Sur le fond, on est vraiment face à une question de société de nos démocraties. Il est effectivement peu satisfaisant de voir publiés des comptes-rendus d’auditions policières ou judiciaires dans la presse du lendemain desdites auditions, en principe protégées par la confidentialité. Mais on sait aussi que si la presse libre ne publie pas ce genre d’informations le monde politique ne craint plus rien et laisse alors libre cours à ses errements. C’est d’ailleurs pourquoi la Loi protège les sources des journalistes. En revanche quand il y a une fuite il paraît censé que la hiérarchie de l’administration concernée cherche qui est responsable de cette fuite contraire aux règles de fonctionnement et qui relève de la faute professionnelle. C’est ce qui se fait dans une entreprise par exemple. Il n’est pas forcément choquant que des services de renseignements étatiques soient mis à contribution pour identifier l’origine de la fuite. Si l’on en croit les arguments échangés lors des batailles de chiffonniers du Palais Bourbonil semblerait qu’une telle intervention des services de l’Etat aurait dû suivre une réquisition judiciaire. C’est possible. Par suite de la plainte du Monde, la Justice se prononcera pour dire si l’emploi des moyens d’Etat pour traquer le responsable de la fuite était légal ou non.

    Dernière chose encore plus affligeante c’est qu’au cœur de l’Etat, ça balance à tous les étages ! Des hauts fonctionnaires et/ou des hauts magistrats adressent à la presse toutes sortes de documents internes à la République. On ignore leurs motivations, peut-être politiques, sans-doute pour nuire, probablement pas financières, il est peu probable que Le Monde, en quasi-faillite permanente, puisse être en mesure de payer très cher de telles informations. On espère que les généraux ne balancent pas les codes nucléaires ou les plans des sous-marins de la même façon à la presse ou à l’ennemi…

  • Trafic divers

    Les supposées compromissions d’Eric Woerth avec Mamy Bettencourt et consort se doublent maintenant d’accusation de trafic d’influence pour remise de légion d’honneur. Quelle bassesse que tout ceci. Les hochets de la République ne sont-ils pas quelque peu périmés en ce XXIème siècle agité ? L’homme étant ce qu’il est, la perspective de décorations le fait frétiller de plaisir et prêt à tout pour gagner ces éléments de standing. La simple existence de cette légion d’honneur ne fait qu’attiser les convoitises et les ambitions ; on peut douter qu’elle ne favorise de quelque manière que ce soit des actions éminentes en faveur de la République.

    Comme gage de modernité, notre agité de l’Elysée pourrait peut-être supprimer ces médailles d’apparat, sauf peut-être pour les militaires en temps de guerre. On pourrait dans la foulée restructurer l’administration en charge : la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur et faire faire quelques économies.

  • Des chasses présidentielles d’un autre âge

    Pierre Charon, pipeauteur à l’Elysée, en charge de la communication, si chère au monde politique moderne qu’elle remplace la stratégie, Pierre Charon disais-je déclare que la rumeur sur le couple Sarkozy relève : « … d’une espèce de complot organisé avec des mouvements financiers ». Il ne faudrait peut-être pas exagérer, on peut douter quand même que les activités sentimentales d’un couple présidentiel franchouillard influent sensiblement le CAC 40. Mais enfin, on se sait jamais, après tout certains statisticiens ont réussi à identifier une corrélation entre l’évolution favorable d’une bourse nationale avec les résultats positifs de son équipe de fouteballe en coupe du monde.

    Pierre Charon, disions-nous, à qui les cuisines de la République semblent plutôt bien réussir, est par ailleurs président du conseil d’administration de l’établissement public du domaine de Chambord, en gros les chasses présidentielles, qui a fait l’objet d’un examen de la cour des comptes relaté dans son rapport 2010. L’audit n’est pas catastrophique et porte sur la période pré-Charon. On y note simplement une gestion molle sans plan de développement qui aurait pu permettre de baisser le niveau des contributions publiques à son entretien, ce qui n’a malheureusement pas été le cas malgré l’augmentation des droits d’entrée des visiteurs.

    La loi de création de cet établissement précise qu’il est placé « sous la haute protection du président de la République » et la cour constate que s’abritant derrière ce parrainage la gestion du domaine déroge à certains principes de bonne gestion publique.

    On se demande s’il est encore bien opportun qu’au 21ème siècle la présidence de la République d’une démocratie comme la nôtre soit encore si étroitement impliquée dans la gestion d’un domaine de chasse comme Chambord. Et qui plus est d’en confier la responsabilité aux copains de circonstance. Est-ce bien convenable ?

  • La droite s’égaye dans la nature

    A peine les urnes régionales remballées sur l’échec de la droite aux élections du même nom, c’est déjà la curée au cœur même de la droite. Tel un troupeau de gnous dans la plaine du Ngorongoro à la recherche d’un point d’eau en fin de saison sèche, les candidats au changement s’agitent : Galouzeau de Villepin annonce devant un parterre de plumitifs mondains du Pressclub de France son intention de créer

    « …un mouvement politique, un mouvement libre et indépendant, ouvert à tous, quels que soient leur origine, leur sensibilité, leur engagement, au-dessus des clivages partisans, qui pourra rassembler toutes les bonnes volontés. Servir la République, servir la France, c’est pour moi la clef de l’engagement politique. Et avec tous ceux qui nous rejoindront, nous porterons sur les fonts baptismaux ce mouvement politique le 19 juin à Paris, avec le souci d’apporter une contribution tout au long des prochains mois, de ces deux prochaines années, et le souci de défendre le moment venu nos idées et notre projet. »

    Pendant ce temps Juppé-le-raide-comme-passe-lacet, que l’on croyait tranquillement somnolant à la mairie de Bordeaux (il a d’ailleurs annoncé lui-même à plusieurs reprise qu’il se concentrerait désormais sur les enjeux locaux) se commet sur les ondes pour annoncer qu’il n’exclut pas de pouvoir être candidat à la candidature de droite aux présidentielles de 2012 si par malheur Sarko l’agité ne se représentait pas ; un quarteron de députés UMP signe un tract pour demander la suspension du bouclier fiscal ; même Carla y va de son commentaire dans Le Figaro Madame : 

    « En tant qu’épouse, je ne le souhaite pas vraiment [que Sarkozy se représente en 2012 aux élections présidentielles NDLR]. Peut-être ai-je peur qu’il y laisse sa santé, peut-être ai-je envie de vivre ce qui nous reste à vivre dans une certaine paix ? Mais quelles que soient la situation et les décisions que prendra mon mari, je ferai tranquillement avec. Je dois dire que je suis réconfortée par les occasions d’aider les autres que cette fonction m’a offerte. C’est une consolation. Et je demeure encore stupéfaite et honorée de représenter la France, je fais vraiment de mon mieux pour être à la hauteur. »

    Bref, cette défaite va au moins secouer le Landerneau de la politique droitière franchouillarde, voyons ce qu’il en sortira.

  • Un président vieillissant persiste dans le mauvais roman

    Giscard dit d’Estaing a publié fin 2009 un deuxième roman sentimentalo-érotique. Après Le Passage en 1994 sur les aventures d’un notaire avec une auto-stoppeuse, il s’agit maintenant de la Princesse et le Président, qualifié de « roman », dans lequel sont narrés les amours d’un président français de la République avec une princesse qui ressemble fortement à Diana. Mon Dieu ! Rien que l’idée d’une étreinte entre ces deux personnages fait froid dans le dos. Peut-être faudra-t-il se résoudre à lire ce livre pour essayer de se faire une idée : est-ce que Giscard s’amuse à se foutre de la gueule du monde en se demandant jusqu’où il peut aller, ou alors se croit-il vraiment porté par un véritable talent d’écrivain ?

    Sans doute la première hypothèse est-elle la bonne, mais on ne sait jamais. Attendons tout de même que cet ouvrage sorte en livre de poche pour réduire la dépense.

  • Identité nationale et confusion populaire

    Le débat sur l’identité nationale continue avec son cortège de vraies questions, de démagogie et de petites phrases. Evidemment la presse à sensation insiste sur les sorties de quelques hurluberlus :

    Nadine Morano demande au jeune musulman français « qu’il aime son pays, qu’il trouve un travail, qu’il ne parle pas verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

    Pascal Clément : « Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France. » (propos démenti par l’intéressé)

    André Valentin maire UMP de Gussainville juge qu’il est « temps qu’on réagisse, parce qu’on va se faire bouffer ». Par qui ? « Y’en a déjà dix millions, dix millions que l’on paye à rien foutre ».

    Sans doute ne faut-il pas accorder trop d’importance à ces interventions mais plutôt s’interroger sur les objectifs de ce débat ? On les trouve sur le site web www.debatidentitenationale.fr/ :

    Les objectifs du grand débat sur l’identité nationale :

    Eric BESSON, Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire a ouvert lundi 2 novembre 2009 un grand débat sur l’identité nationale.

    L’organisation de ce débat constitue l’un des engagements souscrit par le Président de la République lors de la campagne présidentielle, repris dans la lettre de mission qu’il a adressée, avec le Premier Ministre, à Eric BESSON, le 31 mars 2009.

    Ce débat répond aux préoccupations soulevées par la résurgence de certains communautarismes, dont l’affaire de la Burqa est l’une des illustrations. Au moment même où l’Union européenne franchit une nouvelle étape de son intégration, et où la crise économique et financière internationale démontre combien la mondialisation rend l’avenir des Nations interdépendant, il a pour objectif d’associer l’ensemble de nos concitoyens à une réflexion de fond sur ce que signifie, en ce début de 21ème siècle, « être Français ».

    Ce débat doit tout d’abord favoriser la construction d’une vision mieux partagée de ce qu’est l’identité nationale aujourd’hui. Il doit aussi faire émerger, à partir de propositions mises en débat par les différents participants, des actions permettant de conforter notre identité nationale, et de réaffirmer les valeurs républicaines et la fierté d’être Français.

    Le calendrier du débat :

    Ce grand débat se déroulera sur trois mois, à compter du lundi 2 novembre 2009, et jusqu’au 31 janvier 2010, et se clôturera le 4 février 2010 par un colloque sur l’identité nationale, au cours duquel le Ministre présentera la synthèse des travaux.

    Evidemment tout ceci est propice à une avalanche de beaufitudes populistes dont le peuple français, abruti par les matchs de fouteballe et les journaux de TF1, est coutumier, mais les questions abordées sont intéressantes. Après-tout à une époque de sondagite aigüe où la ménagère de moins de 50 ans est interrogée sur tout et sur rien, pour faire vendre des pots de yaourts ou préparer les élections régionales, pourquoi ne pas lui demander en plus ce qu’elle pense de sa nationalité et de la meilleure façon de la vivre ? Ce n’est pas interdit, juste délicat et demande à être mené avec doigté, qualité assez peu partagée dans le monde politique d’aujourd’hui. Un débat au niveau des intellectuels aurait eu plus de tenue mais par construction moins de racines. Voyons comment tout ceci évolue et espérons que les tenants de ce débat sauront en contenir les excès.

  • Vacances dispendieuses

    Le couple Sarkozy passe les fêtes de fin d’année dans une résidence du Roi du Maroc à Marrakech. On ne voudrait pas être trop vieux jeux, mais n’y-a-t-il pas moyen que le président de la République française passe ses congés sans avoir l’air entretenu par les contribuables d’un pays tiers, fut-il ami ? La République ne manque pourtant pas de résidences luxueuses à travers l’hexagone. Avec notre ancien président Chirac qui est toujours logé par un affairiste libanais sur les quais de Seine, tout cela commence légèrement à faire pique-assiette et manquer pour le moins d’élégance et de savoir-vivre…

    Comment peut se passer une réservation de ce type ? Sans doute le cabinet de l’Elysée, un secrétaire général de service, téléphone-t-il au Palais royal de Mohammed VI :

    • Comment allez-vous cher Ami ? Son Excellence Sarkozy se demandait justement s’il pouvait bénéficier d’une des modestes demeures de son Altesse M6 à Marrakech.
    • Mais bien entendu cher Ami, nous avons justement le palais bidule qui sera libre en cette fin d’année, vos dates seront les nôtres.
    • Et que diriez-vous d’un petit dîner royal à Rabat entre nos dirigeants à l’occasion de ce séjour ?
    • Mais bien entendu cher Ami, ce sera l’occasion de célébrer une fois encore l’indéfectible amitié entre nos peuples.
    • Etc…

    Une bonne partie de l’intelligentsia politico-mondaine française s’est fait goberger pendant des années à la Mamounia par Hassan II (le père de M6) ajoutant encore aux relations ambigües entre nos pays, les mauvaises habitudes continuent. Ce n’est pas bien.

  • Politique, billevesées et racontars

    MM. Juppé et Sarkozy sont pris au piège de l’intox sur leur présence (ou pas) à Berlin le 9 novembre 2009. Ils s’emberlificotent sur leurs blogs et pages Facebook entre affirmations, démentis et corrections. On a du mal à croire qu’ils aient autant de temps libre pour se livrer à de telles billevesées. Même si ce ne sont sans doute pas eux qui rédigent lesdits blogs, mais plutôt des communicants payés par le contribuable car on imagine faisant partie de leurs équipes de conseillers, ils ont dû néanmoins y apporter leur patte compte tenu de l’ampleur de la polémique. N’ont-ils rien de mieux à faire que de bidouiller leurs pauvres petites historiettes personnelles ? Travailler à ce pour quoi les électeurs les ont élus et les contribuables les payent ? Gérer le pays et assumer leur responsabilité politique par exemple plutôt que de faire du marketing et de s’autopromouvoir comme un paquet de lessive en tête de gondole dans un hypermarché ?

  • Que la Justice passe

    L’ex-président Chirac est renvoyé devant un tribunal correctionnel pour « abus de confiance » et « détournement de fonds publics » dans le cadre de l’affaire dite des emplois fictifs de la Mairie de Paris. Il sera accompagné de neuf autres comparses dont deux de ses anciens directeurs de cabinet et quelques bénéficiaires supposés des emplois fictifs, dont Marc Blondel, syndicaliste trotskiste et ravageur, ex-chef à bretelles et gros cigares de Force Ouvrière (dont le chauffeur était payé par la Mairie), l’ex-député Jean de Gaulle, petit-fils de Mon Général, et d’autres.

    Que Chirac soit populaire ou non et signe ses mémoires dans les supermarchés ne change rien à l’affaire. Que la Justice passe comme elle passée sur Juppé-le-raide qui semble digérer doucement le passe-lacet qu’il a dû avaler à l’époque de sa condamnation infamante, ou comme elle s’annonce sur Pasqua-le-débonnaire condamné en première instance à un an de prison ferme dans une affaire de trafic d’armes.

  • Désopilant

    Dans un entretien au Figaro, Sarkozy l’agité s’exclame « A travers cette polémique, qui est visé ? Ce n’est pas mon fils. C’est moi. » Ben évidemment gros ballot qu’on s’attaque à toi. Ton fils il a encore du lait qui lui sort du nez quand on appuie dessus, il n’est pas responsable, au contraire, à mon humble avis tu es en train de lui scier la branche à laquelle il grimpe.

    Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP aux-cheveux-longs-et-gras, qui n’en loupe jamais une, compare la position de Martine Aubry à l’accession du fiston. Titine est fille de Jacques Delors, mais tout de même diplômée de Sciences politiques à 22 ans et de l’Ecole nationale d’administration à 25, fonctionnaire du ministère du travail et militante à la CFDT, détachée au Conseil d’Etat, professeur à l’ENA, avant de devenir ministre à 47 ans, maire de Lille à 51 et enfin cheftaine du PS. Un cv dont on voit mal les points de comparaison avec celui du fiston.

    La blague qui circule sur Internet c’est Jean qui répond à son père :

    « Mais papa je ne t’avais pas demandé un EPAD mais un Ipod ! »

    Lire aussi : Le soutien à Jean
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  • Le soutien à Jean

    Il s’est tout de même trouvé un élu UMP (Thierry Solère, maire adjoint de Boulogne et vice-président de conseil général) capable de déclarer sur les ondes :

    « Jean est le fils d’un génie politique, il n’est pas étonnant qu’il soit précoce. »

    Lire aussi : Fiston-Sarkozy défend son bifteck
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  • Fiston-Sarkozy défend son bifteck

    Le débat se poursuit sur l’opportunité de nommer un gamin de 23 ans à la tête de l’établissement d’aménagement de la Défense (EPAD), fut-il élu et fut-il fiston de Sarkozy. La question de sa compétence pour ce poste est posée, à droite comme à gauche.

    En réponse, le fiston est passé hier à la télévision après une séance de relookage comme savent en confectionner les communicants qui peuplent les allées du pouvoir. Sa tignasse blonde a été sacrifiée et il est désormais affublé de lunettes de potache pour lui donner un air sérieux et la tête de l’emploi. Malheureusement il y a sans doute encore à faire, peut-être terminer ses études de droit, à compléter éventuellement avec un peu de gestion d’entreprise en cours du soir.

    Une fois de plus la réaction politique face à un débat légitime passe par, et uniquement par, de la propagande. S’imagine-t-on que la coupe de cheveux crée la compétence ? Comme souvent en l’absence de fond on croit enfumer le gogo avec de la communication. C’est une erreur à court terme et une tragédie sur le moyen terme.

    Lire aussi : La promotion du fiston Sarkozy
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  • La promotion du fiston Sarkozy

    Jean Sarkozy, le fiston de 23 ans du président de la République serait le prochain président de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense. On ignore les éléments de son cv (quelques études de droit, puis du théâtre) mais on peut se demander si à 23 ans il est bien opportun de lui donner une telle responsabilité. Compte tenu de son expérience il aurait peut-être été plus indiqué de lui faire faire ses classes dans la gestion d’entreprise avec un objectif plus modeste ? Ce qui est sûr c’est que la polémique n’a pas fini d’enfler sur le sujet.

    Ce qui est encore plus stupéfiant dans cette affaire de favoritisme est la totale absence de remord de papa-président qui ne se semble même pas se poser la question de l’incongruité de faire nommer son fiston de 23 ans, sans diplôme et sans expérience, à la tête de cette organisation. On se croirait dans une République bananière. Et même si le garçon avait la stature pour assurer ce poste il serait plus opportun qu’il ne le prenne pas tant il serait systématiquement accusé d’être là par favoritisme !

  • « C’est pas moi c’est l’autre »

    Galouzeau la Gargouille ne peut se retenir et gratifie le peuple français dans la salle des pas perdus du Palais de justice d’une de ces grandes envolées lyriques qui ont fait sa gloire, en expliquant qu’il a été traduit en justice « …par la volonté d’un seul homme : Nicolas Sarkozy. »

    Il semble qu’il n’y ait pas que Sarkozy qui ait estimé qu’il avait des comptes à rendre, mais également des juges d’instruction et un procureur de la République. Que la justice passe !

  • Manque de goût

    L’ex-président Chirac est logé depuis son départ de l’Elysée dans l’appartement mis à sa disposition par la famille libanaise Hariri. Il passe ses vacances dans la villa de l’homme d’affaires François Pinault à Saint-Tropez. Il mérite certes qu’on le laisse tranquille d’autant plus qu’il fait preuve d’une opportune réserve en évitant de se mêler de la vie politique française comme n’arrivent pas à s’empêcher de faire les vieux grognards de sa génération. Mais il est tout de même légèrement indécent qu’un ancien président de la République squatte ainsi chez des affairistes, même respectables. Tout ceci n’a guère d’importance mais manque un peu d’élégance.

  • Education en cours

    La télévision montre le président Sarkozy qui pédale sur les routes du Var avec un T-shirt en V qui laisse apparaître une grosse chaîne-collier du style Puff Dady à Las-Vegas. Carla a encore un peu de boulot pour redresser la barre…

  • Petit malais vagal présidentiel

    Le président Sarkozy a fait un malaise hier et passé la nuit à l’hôpital. Cela n’a pas l’air d’être bien grave, il est sorti du Val de Grâce ce matin, mais en fait personne n’est bien sûr de connaître la vérité. La Nation s’est faite enfumée pendant quinze ans avec le cancer de Mitterrand, alors pourquoi pas un nouveau mensonge d’Etat avec Sarko, il en est capable. Après tout il continue d’affirmer que les impôts n’augmenteront pas, alors pourquoi ne pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes et un cancer du foie pour un malaise vagal ?

    Le plus croquignolet dans l’histoire est de voir la presse s’agiter à tout va car elle ne sait rien et a du mal à l’admettre. Malgré tous ses reporters en planque à l’Elysée ou à Versailles, ses interviews de médecins non informés, les analyses de ses sondeurs mondains, personne ne sait plus que ce qui figure sans les communiqués officiels, et cela énerve. Pour un journaliste dire : « nous ne savons rien et passons donc au sujet suivant » est aussi difficile à imaginer que Fabius votant pour un traité européen ou Frédéric Lefèbre le porte-parole de l’UMP aux-cheveux-longs-et-gras se faisant une coupe au bol. C’est tout simplement impossible ! Par contre la capacité à occuper l’antenne pour ne rien dire sinon répéter que l’on ne sait rien relève d’un exploit hors du commun.