Étiquette : La Droite

  • La fille Chirac dans le privé

    La fille Chirac se fait embaucher comme communicante Pinault. Il est vrai qu’une personne qui a réussi l’exploit de faire élire son père (dont elle était la communicante) pendant si longtemps aux plus hauts postes de la République saura vendre des savonnettes chez n’importe qui. Après tout, les grands principes en termes de bourrage de crâne du gogo sont les mêmes.

  • La presse se gausse

    La gauche et la presse se gargarisent sur le rôle prééminent que joue le président Sakozy et se gaussent de la mise en retrait de ses ministres. C’est une option, notre agité du bocal est du genre chef qui se remue et ne délègue pas. On en rencontre de pareils dans les entreprises, comme il y a, à l’inverse, des chefs plus consensuels qui laissent de la place à leurs collaborateurs. C’est selon. Ce qui compte au gouvernement comme en entreprise c’est le résultat, laissons encore quelques mois à Sarkozy pour faire ses preuves.

  • Dérive pipole gouvernementale française au Maroc

    Sarkozy défile en Ray-Ban dans les rues de Tanger, Rachida affiche un décolleté renversant à Marrakech, le gouvernement est en goguette au Maroc. On se demande si un peu plus de discrétion vestimentaire n’aurait pas été plus indiquée au contexte marocain !

  • Des plumitifs racoleurs

    La seule chose qui intéresse les plumitifs lors des journées parlementaires de l’UMP est de savoir si le premier ministre a encore sa place auprès d’un président envahissant. On imagine que ces députés et sénateurs de droite ont bien dû aborder d’autres questions, peut-être un peu de politique ? Les journalistes ne s’en sont pas aperçu semble-t-il. A moins qu’ils n’aient pas compris lorsque les sujets non people sont venus sur la table ?

  • Des journalistes pervers

    Les journalistes sont vraiment vicieux. Alors que le ministre des affaires étrangères Kouchner explique à un parterre de plumitifs que la crise avec l’Iran est grave et qu’il faut se préparer au pire, Nicolas Beytout l’interrompt et lui demande comment on se prépare au pire, Kouchner lui répond que le pire serait la guerre, hypothèse à laquelle on se prépare notamment avec des plans d’état-major. La planète média s’empare de cette pépite et diffuse en boucle les mots de Kouchner le « va-t’en guerre », avec une délectation qu’elle n’avait plus éprouvée depuis la dissolution de l’assemblée nationale prononcée par le président Chirac !

    Littéralement il n’y a rien à reprocher à Kouchner : Beytout avait peut-être une autre idée de ce que peut être le pire dans la confrontation actuelle avec l’Iran ? Nous pas, le pire c’est la guerre.  En revanche, médiatiquement, Kouchner n’a pas su s’adapter à la perversité de son interviewer et à son intérêt plus marqué pour le spectaculaire que l’analyse. Il s’est fait piéger comme un débutant. Le plus navrant est que rares sont les journalistes qui se sont penchés sur le fond du débat, tous occupés à gloser sur ce faux pas plutôt qu’à nous éclairer sur leurs propres hypothèses du pire et leurs idées pour l’éviter !

  • L’addition sera pour plus tard

    Le président Sarkozy s’agite en tous sens et garde une bonne popularité. Il n’a pas encore demandé à ses électeurs de payer l’addition. Pour le moment on le voit surtout distribuer des cadeaux. L’accueil sera sans doute moins favorable lorsque qu’il faudra faire passer les réformes qui vont taper au porte-monnaie.

  • Querelles sémantiques

    Guerre des mots à droite, plan de rigueur dans la fonction publique, comme l’affirme la ministrette des finances, ou pas plan de rigueur ? Le Larousse encyclopédique nous explique que rigueur veut dire : Grande sévérité ; austérité ; dureté. On espère bien qu’il y a un plan de rigueur dans la gestion des finances de l’Etat. On est d’ailleurs étonné qu’il n’y en ait pas déjà un depuis longtemps. Les ressources mises à dispositions par les contribuables seraient-elles gérées sans rigueur ? Pour calmer cette tempête de mots dans la cuvette sémantique des toilettes du microcosme, Fillon parle de plan de revalorisation et Devedjian de bonne gestion. Tout ça pour expliquer (ou cacher) que deux fonctionnaires partant à la retraite sur trois seront remplacés en 2007 et un sur deux en 2008. Parfois on se demande vraiment si nos politiques ont un emploi du temps si chargé que cela…

  • Raymond Barre est mort

    Raymond Barre est mort. Comme tous les hommes politiques qui ont dit la vérité aux français il n’a jamais été élu à la fonction suprême. Il a été l’auteur de quelques perles comme « si les corses veulent leur indépendance, ils peuvent la prendre ». Dieu merci, la presse se concentre sur le vrai sujet du jour, la retraite de Guy Roux, un footeux populiste qui va donc cesser d’entraîner on ne sais plus quel club de foot-balle dans la France profonde. De profundis !

  • Clinquant et Cie

    Rigolo : l’hebdomadaire Marianne signe un article cette semaine sur le côté nouveau-riche-clinquant du Sarko. C’est vrai qu’il donne matière à sourire : Ray-Ban Aviator, brushing de star, montre Breitling lourde et grosse, cigares de pédégés, stylos Montblanc en argent massif. Bref, du Bernard Tapie en à peine plus distingué. Sans parler des vacances tape-à-l’œil. Il est des positions au sommet de la République où un peu de discrétion et de modestie ne nuirait pas à la popularité.

  • Compromission et sales affaires

    Galouzeau de Villepin est mis en examen pour dénonciation calomnieuse et autres babioles de l’affaire Clearstream. On espère pour lui qu’il pourra prouver son innocence car si tel n’est pas le cas cela en dira long sur les implications louches du pouvoir d’aujourd’hui dans des affaires que l’on croirait relever d’un autre siècle.

  • A la soupe

    Nos politicards sont incorrigibles, devant les offres de maroquins proférés par la droite, ils frétillent tels des gardons dans un bocal, ils n’en peuvent plus de faire des rodomontades avant d’accepter les honneurs. Mais ils vont se faire croquer telles des souris qui se goinfreraient du fromage servi par le chat.

  • Juppé se détend

    Eh bien voilà le Juppé qui se lâche et qui agresse un journaliste insupportable. Ce matin il a annoncé qu’il gardait la mairie de Bordeaux (fauteuil pour l’amour duquel il a tout de même fait démissionner le conseil municipal il quelques mois à peine). C’est bien mon Juju, vas-y, laisse-toi aller ! D’abord profite de la vie dans le sud-ouest, elle est cool. Flingue quelques journalistes, il en restera toujours assez pour poser des questions stupides. N’hésite pas à leur dire qu’ils sont des crétins, tu verras cela détend merveilleusement, comme une thalasso à Biarritz. Et puis prend ton vélo et va pédaler dans les landes, au grand air, cela va te régénérer, tu es tout pâle ces derniers temps.

    Mon Juju, plus ça va et plus je me sens proche de toi, sans bien entendu prétendre égaler ta haute stature. Tous les deux nous sommes honnêtes et droits, rigoureux et inspirant la confiance aux belles-mères, mais tristes et déprimant, et sans une once de sens commercial. Alors Juju, ce n’est pas grave, c’est comme ça, c’est tout ! Il faut prendre la vie comme elle est et ne pas éternellement chercher à inverser le cours de choses. Il vaut mieux essayer de s’intégrer avec harmonie dans le courant qui nous porte.

    Mon Juju, les électeurs c’est comme les femmes, ils couchent avec les gens qui les font rêver, pas avec les comptables ! Et je n’ai pas besoin de te faire un dessin, toi et moi on est plutôt dans la deuxième catégorie. Donc pas de déprime, pas de tentation de Venise ou d’ailleurs, just keep cool la vie est belle Juju, consacre-la simplement à ce que tu sais faire, c’est-à-dire pas les élections ou la politique, tu es trop pur pour ça.

  • Les repris de justice ne sont pas repris par les électeurs

    Grande avancée conceptuelle à l’issue de ce deuxième tour des élections législatives, il semble que le statut de repris de justice ne soit plus un aussi fort argument électoral que par le passé : Juppé, Carignon, Mellik sont dégagés, seul Tibéri réussit à se faire élire.

    Bon, Juppé-le-contracté se fait sortir par la bourgeoisie bordelaise, que l’on ne savait pas particulièrement révolutionnaire ; il faut quand même le faire ! Il a sans doute déployé les derniers efforts pour arriver à un tel résultat. Il est vrai que nos us et coutumes sont quand même un peu bizarres : son chef Fillon l’oblige à être élu député pour rester ministre puis à démissionner aussitôt pour s’installer à Paris alors que c’est justement s’il n’était pas élu à Bordeaux qu’il aurait le temps d’être ministre puisque s’il est député il a plus le loisir d’être ministre. Peut-être que les Bordelais raisonnent ainsi et ne comprennent pas grand-chose à ces embrouillaminis politicards ?

    Donc, Juppé-raide-comme-un-passe-lacet a démissionné du gouvernement et devrait se retirer une deuxième fois de la vie politique. Malgré ses cotés plutôt sympathiques (il a accepté de payer en justice pour Chirac sans broncher pour les affaires de la mairie de Paris) il va falloir qu’il réalise une bonne fois pour toutes que les Français ne l’aiment pas et le rejettent systématiquement où qu’il se présente. C’est ainsi. Pourquoi continue-t-il à s’acharner ? Ne peut-il essayer de profiter de la vie à Québec ou à Bordeaux : un petit mandat municipal, un peu de consulting politico-communicant, plus sa retraite d’ancien ministre et la vie sera belle ? Il pourra emmener sa jeune épouse faire du shopping et un peu de tourisme culturel. Que demande le peuple ?

    L’UMP pleure des larmes de crocodiles sur le sort de Juppé-le-raide-comme-la-Justice avec une mauvaise foi remarquable. On va bien arriver à le remplacer au ministère du développement durable, ce n’est quand même pas le bout du monde. Et puis on parviendra aussi assez bien à se passer de son caractère soupe au lait et surtout de sa fidélité à Chirac.

    Juju, crois-le, il y a une vie après la politique (c’est ton maître Chirac qui l’a dit), et puis promis, o, t’emmène voir les Stones la prochaine fois tu pourras reprendre I can’t get no satisfaction! avec Mick. Et d’ailleurs samedi soir au stade de France, Mick nous a dit entre deux chansons que Fillon était dans l’assistance. Donc tu vois, lui il était peinard, déjà réélu et pendant que tu sonnais aux portes pour faire la manche aux voix, il se la coulait douce. Tu crois qu’il serait venu donner un coup de main à Bordeaux à son ministre en chef ? Que nenni il a préféré les Rolling Stones au soutien à un concurrent. Il t’a laissé te faire étriller sans remord. Prends-en de la graine Juju, détend toi, souris, arrête de courir, de prendre des coups, sois cool et tout ira bien !

  • Incorrigibles

    Le retour gagnant des repris de justice : après Juppé revenu d’installer sous les ors des palais du VII° arrondissement c’est maintenant Carignon qui se présente aux législatives avec l’investiture de l’UMP et de Line Renaud (si, si, vous ne rêvez pas, c’est bien vrai, il y a même sa lettre de soutien sur le blog de Carignon), quel attelage redoutable ! Et Tiberi qui ressort du bois avec l’investiture de l’UMP dans le 5ème arrondissement. Toujours cet attrait du pouvoir qui les pousse à gravir sans cesse la roche de Sisyphe…

    Dans le cas de Juppé le Raide, le plus drôle est à venir car Fillon a dit que ses ministres qui ne seraient pas élus aux législatives seraient renvoyés dans leurs pénates. Et il semble qu’il soit en difficulté à Bordeaux. Bizarre d’ailleurs cette coutume française qui veut qu’un ministre se présente aux législatives pour démissionner dès son élection pour garder son maroquin. Cela ressemble très légèrement à du foutage de gueule d’électeurs cette pratique !

  • Coopération

    Kouchner explique dans Le Monde pourquoi il a accepté l’offre d’ouverture du nouveau président :

    La politique extérieure de la France n’est ni de droite ni de gauche. Elle défend les intérêts de la France dans un monde qui se réinvente chaque jour.

    Il est bien ce garçon qui n’a pas hésité à braver les quolibets de ses camarades pour tenter l’expérience de faire de la politique, même avec la droite. On espère qu’il va réussir et que ses pontages coronariens sont solides car il n’a pas fini d’encaisser des injures.

  • Assaut de vulgarité gouvernementale

    Lors de la passation de service entre premiers ministres, Mme Galouzeau de Villepin, épouse du sortant, porte une veste à imprimée avec parements bleus où on peut lire « adios, bye bye, ciao ciao, salut ». Après Rachida en corsage transparent la veille pour l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée, les femmes brillent à droite pour essayer de suivre la voie sexy de Ségolène Royal !

  • Nouvelle organisation gouvernementale

    La soupe est en train de cuire mais il semble qu’il n’y aurait que quinze couverts au banquet ministériel et, oh crime de lèse-majesté, la moitié de femmes plus quelques ministres de gauche ou de la société civile. Cela ne laisse que cinq ou six places pour les grognards de l’UMP qui en semblent fort marris et le font savoir.

    C’est étonnant l’ambition de ces gens pour un maroquin et la si haute idée qu’ils ont d’eux-mêmes ! C’est quoi un poste de ministre ? Des portes capitonnées et une grosse voiture, des soucis et plus beaucoup de prise sur l’évènement. Mais beaucoup de télévision et de médias.

    C’est comme le Sarko, a priori il s’estime irremplaçable à la tête de l’UMP et y place une direction collégiale après sa démission.

  • Des critères logiques

    Le président Sarkozy affirme qu’il choisira ses ministres sur des seuls critères de compétence et non de fidélité :

    La fidélité est pour les sentiments, la compétence pour le gouvernement.

  • Chapeau l’artiste

    Quel parcours quand même ce Sarkozy ! Immigré de la 1ère génération, non énarque, et président de la République française à 52 ans. Que l’on soit d’accord ou non avec ses idées, c’est tout de même impressionnant. Quand on pense à l’ambition féroce qui a animé un Chirac toute sa vie alors qu’il était issu du sérail gaulliste, sortait de l’ENA et était marié avec une représentante des 100 familles de la noblesse industrielle ; on imagine difficilement la rage, la haine, l’incroyable énergie, l’absence totale de doute et de scrupule qui ont dû animer ce bonhomme tout au long de sa lutte pour le pouvoir suprême.

  • Sarkozy veut liquider les scories de mai 1968

    Sarkozy racole à Bercy hier soir devant un impressionnant parterre « d’intellectuels » où l’on reconnaît, entre autres, Johnny, Arthur, David Douillet, Enrico, etc. Il veut « liquider » mai 68 ! Bon, il ne faut tout de même pas trop exagérer… c’est notre Histoire même si le chérubin est trop jeune pour l’avoir vécue. On peut en contester la pensée ou les motifs mais cela s’est passé. Pendant qu’il y est peut-il proposer aussi de nettoyer la Révolution française et aller installer le palais présidentiel en Vendée il pourrait ainsi récupérer les voix du vicomte de Villiers.