Étiquette : Les émeutes

  • Finale des émeutes fouteballistiques

    Finale des émeutes fouteballistiques

    A l’issue de la victoire d’un club de fouteballe français dans on ne sait plus quelle compétition internationale de ballon samedi 30 mai, des loubards se sont déchainés dans la nuit pour attaquer les forces de l’ordre et casser tout ce qu’il pouvait, avec un intérêt particulier pour le mobilier urbain public, mais aussi des voitures, des vélos, des halls d’immeubles et, bien sûr, le pillage de magasins dévastés par des colonnes de fourmis repartant chargées de cartons de produits volés, avec une préférence pour les boutiques de baskets de marque. Les pilleurs ont généralement la même apparence : casquette portée à l’envers, T-shirt et écharpe du PSG (le club gagnant) ou torse nu, jeans-baskets (le plus souvent blanches). La ville de Paris a connu le plus grave de ces émeutes qui se sont étendues aussi à certaines villes de province. Le match de ballon n’avait même pas lieu en France mais en Hongrie où a priori la population est restée calme.

    Malgré les milliers de policiers et de pompiers mobilisés, il y eut deux morts par accidents provoqués par ces troubles, des dizaines de blessés, des centaines d’interpellations et, surtout, les images désastreuses des villes concernées au lendemain de ces émeutes diffusées à profusion sur les réseaux dits « sociaux » par les auteurs eux-mêmes qui adorent se filmer au cœur de leurs exploits et par les autres participants à ces explosions de « joie » qu’ils ont vécues un téléphone greffé à la main afin de marquer pour l’éternité ces moments conviviaux d’allégresse populaire…

    Au petit matin les Champs Elysées et rues alentour étaient jonchées de cadavres de voitures et de cycles brûlés, d’abribus ravagés, de bris de verre de vitrines dévastées, de canettes de bière et autres joyeusetés qui ont alimenté la nuit de ces sauvageons. Dès la fin de ces manifestations d’enthousiasme, les services municipaux de la ville ont commencé à nettoyer les rues pour tenter de cacher la misère de ces dévastations. Bien entendu, les conséquences financières de ces errements sont payées par les contribuables et non point par les coupables ni même les clubs de fouteballe qui sont quand même à l’origine de ces débordements, et qui, dans le cas du PSG, ne manquent pas de moyens.

    Notons que les maillots du PSG étaient à vendre dès le lendemain de la victoire pour des prix compris entre 109,99 et 159,99 EUR. A priori la boutique officielle du PSG sur les Champs Elysées n’a pas été pillée mais bien dévalisée puisque lesdits maillots (immettables par toute personne normalement constituée) étaient affichés épuisés quelques heures seulement après leur mise en vente. Voilà qui rassure sur le pouvoir d’achat des impétrants. Pour les économiquement plus faibles, une collection de casquettes (à porter à l’envers), d’écharpes ou de T-shirts était également disponible pour des prix plus modiques mais, curieusement, ces produits sont restés disponibles en stock.

    On ne sait pas vraiment quoi faire devant le déchainement de violence et de beaufitude qui est maintenant habituel après chaque évènement de fouteballe, que des équipes françaises gagnent ou perdent, sinon compter les blessés, parfois les morts, et payer pour la remise en état. Peut-être une solution, qui n’a jamais été tentée, serait de laisser les lieux en l’état afin que les citoyens se rendent vraiment compte de l’état d’abrutissement général dans lequel le fouteballe plonge la population afin, peut-être, d’espérer que les générations futures évoluent en la matière ? Cela vaudrait la peine d’essayer. Le prochain championnat du monde de foute qui doit démarrer dans les jours à venir en Amérique du Nord offrira certainement des occasions de tenter d’appliquer cette méthode.

    Il suffit d’essayer !

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  • Les sports de ballon toujours fortement générateurs d’abrutissement des masses

    Les sports de ballon toujours fortement générateurs d’abrutissement des masses

    Ces dernières semaines les clubs de fouteballe français s’illustrent par la bêtise et la violence de leurs supporters avinés. Hier soir en plein Paris des brutes niçoises venues assister à un match de leur équipe ce soir au stade de France ont saccagé un restaurant et attaqué les clients qui s’y trouvaient, bilan : six blessés dont un grave, une soixantaine d’arrestations et des dégâts matériels. Il y a deux semaines c’étaient des « supporteurs » d’un club parisien qui se sont battus et ont saccagé leur environnement à la suite de la qualification de leur club pour on ne sait plus quelle compétition internationale, bilan : une quinzaine de blessés, une centaine d’arrestations et, toujours, des dégâts matériels sur la voie publique dont le coût de remise en état est payé par les contribuables.

    Les exemples de ce style sont, hélas, légion, avec une mention spéciale pour les matchs opposant entre elles les équipes des anciennes colonies françaises. Même si les matchs se déroulent dans ces pays, les supporteurs des équipes, nombreux en France pour des raisons historiques, se livrent à des bagarres, à des destructions et des envahissements de rues parisiennes alors que les matchs se déroulent dans leurs pays d’origine. Il y même eu un mort et plusieurs centaines de blessés en France pendant le déroulement de la dernière coupe d’Afrique des nations qui avait lieu bien entendu… en Afrique.

    Ces débordements accompagnent l’ensauvagement de nos sociétés que l’on constate dans bien d’autres domaines que le sport mais personne n’est encore arrivé à expliquer comment le simple spectacle de joueurs tapant dans des ballons sur une pelouse peut ainsi déconnecter les neurones de leurs supporteurs au point de les transformer en bêtes sauvages sans foi ni loi. Est-ce un effet de l’alcool, de leurs situations sociales, de leur niveau d’éducation ? On ne sait pas, on constate d’ailleurs régulièrement que les voyous qui sont arrêtés et présentés en comparution immédiate devant un juge s’avèrent des cadres de sociétés, employés avec un contrat à durée indéterminée, mariés avec enfants, bref, des gens que l’on ne s’attend pas forcément à voir tout casser dans les rues.

    Il y a véritablement un mystère non élucidé concernant l’abrutissement des masses déclenché par les sports de ballon, et plus particulièrement le ballon rond de fouteballe. Ce n’est pas le plus grave que le pays ait à affronter en ce moment mais il conviendrait d’investir le sujet aux niveaux politique et sociologique pour tenter de réduire les importantes nuisances sur la société dont ce sport est à l’origine.

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  • Les présidents de l’assemblée nationale et du sénat en visite en Nouvelle-Calédonie

    Les présidents de l’assemblée nationale et du sénat en visite en Nouvelle-Calédonie

    Les présidents du sénat et de l’assemblée nationale sont partis en Nouvelle-Calédonie pour y mener une « mission parlementaire de concertation et de reprise du dialogue ». Pas sûr que ce soit la voie la plus rapide vers la décolonisation et l’indépendance que ce territoire mérite le plus rapidement possible. C’est en revanche le chemin le plus sûr pour engager de nouvelles dépenses publiques en faveur de l’archipel qui a été dévasté par des semaines d’émeutes, pas complètement terminées d’ailleurs.

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  • Des mauvaises nouvelles en cascade en Calédonie

    Des mauvaises nouvelles en cascade en Calédonie

    De la non-réélection du président indépendantiste du congrès du territoire, Roch Wamytan qui a présidé cette institution environ une dizaine d’années, et son remplacement par une candidate modérée, Veylma Falaeo, jusqu’aux désastres économiques qu’affronte ce territoire pacifique, c’est une vague de mauvaises nouvelles qui déferle.

    La non-reconduction du président indépendantiste

    Contre toute attente le président indépendantiste Roch Wamytan a été remplacé à la tête du congrès calédonien par Mme. Veylma Faleo du parti l’Eveil océanien. Plutôt modérée, elle s’affiche comme « « ni indépendantiste, ni non-indépendantiste ». Son curriculum-vitae publié sur le site web du congrès (cv Veylma Faleo) déborde de bonnes intentions, d’engagements associatifs, de défense des droits de la femme et de « troisième voie » quant à « l’avenir institutionnel du pays ». Le terme « pays » est d’ailleurs systématiquement retenu dans la documentation émise par le congrès lorsqu’il parle du territoire.

    Cette femme n’est sans doute pas vraiment formatée pour emmener l’archipel vers son indépendance, seule issue possible pour sortir de ses contradictions existentielles politiques et économiques.

    La Nouvelle-Calédonie s’enfonce dans la crise économique

    Les émeutes du mois de mai dernier ont dévasté le tissu économique et les troubles ne sont d’ailleurs pas vraiment terminés, un dixième mort étant à déplorer en juillet dernier, un jeune homme touché lors d’échanges de tirs avec des gendarmes. Le gouvernement calédonien se propose de mettre en place

    Un plan de « sauvegarde de refondation et de reconstruction » (S2R) a été élaboré par le congrès. Les grandes lignes en sont présentées sur son site web (S2R) et l’article se termine par :

    Le plan a vocation in fine à être transmis à l’État dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2025 (PLF 2025).

    Il n’y a pas de montant affiché dans ce plan mais la presse a parlé d’une enveloppe de 4,2 milliards d’euros demandée par le gouvernement calédonien à l’Etat français, c’est-à-dire à ses contribuables.

    Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, la compétition actuelle sur le marché du nickel a entraîné la fermeture, sans doute définitive, de l’usine « du Nord » détenue par des capitaux privés et l’administration indépendantiste de la région nord. A ce stade il n’y a pas de repreneur connu pour cette installation industrielle de toute première importance pour cette région et il est peu probable qu’elle puisse être gérée dans des conditions économiques acceptables par des intérêts uniquement publics qui n’auraient sans doute ni les compétences ni les ressources nécessaires.

    Quelle voie de sortie de l’imbroglio ?

    Difficile d’imaginer une porte de sortie positive dans une situation aussi désastreuse pour toutes les parties. Il semblerait qu’un certain nombre de personnes de la communauté non-canaque soient en train de liquider leurs affaires sur place pour émigrer soit dans la région, Australie ou Nouvelle-Zélande, soit pour revenir en France hexagonale. L’avenir politique à court terme est sombre, les émeutes vont certainement reprendre un jour ou l’autre, les besoins de financement sont considérables alors que la France est en grande difficultés financières et, le plus grave, personne ne sait bien par quel bout prendre le dossier.

    Pas très loin de Nouméa, environ 500 km au nord, étaient le condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides qui obtint son indépendance en 1980 par suite d’un référendum qui se prononça en faveur de ce statut. C’était il y a 40 ans, les enjeux étaient sans doute moindres, 110 000 habitants seulement, pas de matières premières et, sans doute, des dirigeants locaux, français et britanniques plus visionnaires. Puisse la Nouvelle-Calédonie suivre le chemin apaisé montré par le Vanuatu dans les années 1980 !

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  • Délabrement économique et politique en Nouvelle Calédonie

    Délabrement économique et politique en Nouvelle Calédonie

    A Nouméa le pays fait ses comptes, et ils semblent salés. Outre les dix morts qui sont à déplorer, les destructions matérielles résultant des récentes émeutes sont évaluées par le gouvernement local à plus de deux milliards d’euros. Plus grave encore, l’économie est à l’arrêt sur fond de crise mondiale du nickel dont la Nouvelle Calédonie est riche. Au vu de l’atmosphère politique régnant dans l‘archipel on peut comprendre les inquiétudes des investisseurs à remettre des sous dans une telle économie. C’est sans doute, une fois de plus, le contribuable métropolitain qui va être mis à contribution pour payer les additions.

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    Selon le correspondant local du journal Le Monde (13/07/2024) un certain nombre d’opérateurs économiques envisageraient d’attaquer l’Etat français pour qu’il assume les responsabilités financières des destructions puisqu’il n’a pas su maintenir l’ordre. S’il y a une chose certaine dans l’océan d’incertitude qui entoure la Nouvelle Calédonie c’est que les contribuables nationaux vont devoir payer les dégâts occasionnés par les émeutiers indépendantistes ainsi que pour la crise économique qui s’en suit et s’annonce durable.

    C’est une raison de plus pour reprendre le processus vers l’indépendance afin de pouvoir décoloniser au plus vite la Nouvelle Calédonie.

  • Un chemin heurté vers l’inévitable indépendance de la Nouvelle-Calédonie

    Un chemin heurté vers l’inévitable indépendance de la Nouvelle-Calédonie

    Le territoire de la Nouvelle-Calédonie est de nouveau à feu et à sang depuis quelques jours, pillages, émeutes et guérilla ont fait quatre morts à ce stade, dont un gendarme, de nombreux blessés et des dégradations matérielles importantes. Les accords dits « de Nouméa » signés en 1998 entre l’Etat et les représentants de cet archipel ont reconnu le statut de « colonie » à la Nouvelle-Calédonie et la nécessité de mettre en œuvre un processus de décolonisation. Hélas, la succession de trois référendums organisés entre 2018 et 2020 n’a pas permis de dégager une majorité en faveur de l’indépendance et de permettre ainsi à ce territoire de voguer de ses propres ailes et à la France de se libérer du poids politique et financier de cette colonie.

    Les accords de Nouméa précisaient dans leur préambule :

    Le moment est venu de reconnaître les ombres de la période coloniale, même si elle ne fut pas dépourvue de lumière.
    Le choc de la colonisation a constitué un traumatisme durable pour la population d’origine. …

    … Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du partage, par le rééquilibrage. L’avenir doit être le temps de l’identité, dans un destin commun.

    La France est prête à accompagner la Nouvelle-Calédonie dans cette voie. …

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000555817

    Les émeutes en cours montrent qu’on est loin de cet objectif. La raison de cet échec est toujours la même, celle de la composition du corps électoral. La France est une démocratie qui ne sait pas différencier le droit de vote de ses citoyens, quand bien même ils résident dans une ancienne colonie déjà pourvue d’une grande autonomie. Une exception avait été incluse dans la constitution (Titre XIII) pour régir le statut spécifique de la Nouvelle-Calédonie et, notamment, la composition de son corps électoral. En gros, étaient autorisés à voter pour les trois référendums, les résidents sur le territoire depuis plus de dix ans en 1998. Rien n’a été changé depuis si ce n’est que le parlement français a voté le « dégel » du corps électoral puisque de nombreuses évolutions démographiques ont modifiés la structure de la population et de l’électorat depuis 1988, date du gel actuel.

    Cela ne fait pas l’affaire des indépendantistes principalement composés des Kanaks, les populations originaires de l’île qui ne seraient toujours pas majoritaires aujourd’hui face aux Caldoches, les descendants des colons auxquels il convient d’ajouter les expatriés qui restent sur place plusieurs années.

    Cela dérange encore plus les affaires de la France qui ne sait comment se tirer de cet imbroglio juridique. En réalité la seule solution pour assurer l’indépendance souhaitable de la Nouvelle-Calédonie serait de pouvoir concevoir un corps électoral ad hoc qui donnerait le droit de vote sur le « destin commun » uniquement aux populations indigènes. Cela reviendrait à exclure les Caldoches et les expatriés. Ce serait évidement très complexe à mettre en œuvre car il faudrait inventer des critères pour prouver « l’indigénéité » des « indigènes » qui seraient forcément subjectifs, « présence en Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs générations » par exemple puisqu’il est difficile de retenir des critères physiques…

    Une telle solution serait forcément injuste pour les Caldoches qui porteraient ainsi la responsabilité collective de la colonisation menées par leurs ancêtres sous l’autorité du gouvernement français mais il est des situations où l’intérêt général du pays peut mériter d’être défendu au détriment des intérêts particuliers. Il faudrait en échange garantir la nationalité française à tous les citoyens ainsi exclus du corps électoral et, probablement, financer leur rapatriement et installation en France pour ceux qui ne souhaitent pas rester sur place après l’indépendance. Il s’agit de 100 à 150 000 personnes qui, tels les rapatriés d’Algérie en 1962, garderont alors pour des générations une rancœur contre la France. Quels élus ou dirigeants auront le courage de lancer une telle réflexion ?

    Ce qui devrait les guider est la question : « existe-t-il la moindre chance pour qu’un jour les Kanaks acceptent la tutelle de la France de façon apaisée et positive ? » La réponse est évidement non, ce qui devrait conduire des dirigeants à mener à bien le plus rapidement possible la décolonisation de ce territoire, fusse au prix d’une injustice au détriment des Caldoches !

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  • Le retour des sauvageons

    Le retour des sauvageons

    A la suite de la mort d’un gamin de Nanterre le 27 juin lors d’un contrôle de police qui a mal tourné, les émeutes ont repris dans un nombre important de villes françaises durant plusieurs nuits. Le policier qui a tiré a été mis en examen et attend la suite des évènements en prison. Le jeune de 17 ans conduisait une grosse berline sans permis et aurait refusé d’obtempérer au contrôle. La politicaille franchouillarde se déchaîne, rivalisant de slogans et d’absence d’analyse, la presse frétille en invitant sur ses plateaux et en montant les uns contre les autres les commentateurs les plus inconsistants et les « experts-sécurité » les plus répétitifs. L’enquête et l’éventuel procès en diront plus sur ce qui s’est vraiment passé et sur le profil des personnes impliquées dans ce drame.

    Les émeutiers n’ont pas attendu et sont descendus dans la rue pour tout casser, visant tout spécialement les bâtiments publics, et les forces de sécurité. Le pillage a été aussi une activité très pratiquée durant ces nuits de violence et nombre de magasins ont été dévalisés. Le journal Le Monde fait état d’un premier bilan font de 5 000 véhicules brûlés, 10 000 feux de poubelle, 1 000 bâtiments brûlés, dégradés ou pillés, 250 attaques de commissariats ou de gendarmerie et plus de 700 blessés du côté des forces de l’ordre. On a retrouvé une balle « réelle » dans le gilet pare-balle d’un policier en banlieue parisienne et une autre balle perdue a tué un citoyen en Guyane.

    Les images de ces émeutes sont marquantes et ce qu’on y voit relève de la guérilla urbaine. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu plus de morts et de blessés. L’arme favorite des émeutiers est le mortier de feu d’artifice dont ils semblent avoir stocké des quantités importantes leur permettant de tenir un siège. Tous ce petit monde se promène bien entendu avec des smartphones dernier cri et les abonnements internet leur permettant de communiquer sur les réseaux dits « sociaux » pour adapter leurs tactiques de minute en minute, et diffuser les vidéos de leurs exactions. Ce ne sont pas vraiment les émeutes de la pauvreté ! Le maire de L’Haÿ-les-Roses a vu le portail de sa maison défoncé par une voiture bélier et un début d’incendie forcer son épouse et ses deux enfants à fuir chez les voisins alors que le maire était à son bureau.

    Chappatte / Le Canard Enchaïné (05/07/2023)

    Les premiers jugements d’émeutiers attrapés par la police et présentés devant la justice en comparution immédiate montrent un nombre important de mineurs impliqués dans ces évènements et des citoyens lambda qui sont entrés « par hasard » ou « pour suivre » dans les magasins en cours de pillage. Un certain nombre sont allés directement du tribunal en prison. Et ce n’est pas fini, nombre de cas n’ayant pas encore été jugés.

    Bien entendu toutes ces dégradations de biens publics seront réparées aux frais des contribuables, dans un délai plus ou moins long. Les dégradations privées seront au moins partiellement payées par le secteur privé des assurances, pour les victimes qui ont souscrit des polices d’assurance. Toutes choses égales par ailleurs, la dette publique et les cotisations aux assurances privées vont augmenter. Le moral des victimes risque par ailleurs de connaître un « trou d’air » pour un moment et la Rassemblement national va se rapprocher encore un peu plus du pouvoir.

    Les pays en froid avec la France ne manquent pas une occasion de faire de l’ironie. En Russie, on se souvient que le président Poutine avait déjà rappelé que le système de retraite russe était bien plus généreux que le français et ne déclenchait donc pas de protestation du peuple, le ministre des affaires étrangères russe propose aujourd’hui que le sommet de l’OTAN soit consacré « aux divisions de la France, à la faiblesse de son armée et de ses services de sécurité ».

    L’Algérie communique par l’intermédiaire de son ministère « des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger » :

    Communiqué – L’Algérie suit avec beaucoup d’intérêt les développements de l’affaire du décès du jeune Nahel

    Le Ministère des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’Etranger a appris avec choc et consternation la disparition brutale et tragique du jeune Nahel et des circonstances particulièrement troublantes et préoccupantes dans lesquelles elle est intervenue.

    Le Ministère des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’Etranger exprime ses très sincères condoléances à la famille du défunt et l’assure que son deuil et sa peine sont largement partagés dans notre pays.

    Le Ministère des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’Etranger fait confiance au gouvernement français à assumer pleinement son devoir de protection, soucieux de la quiétude et de la sécurité dont doit [SIC] bénéficier nos ressortissants sur leur terre d’accueil.

    Le gouvernement algérien continue à suivre avec une très grande attention les développements de cette affaire tragique, avec le souci constant d’être aux côtés des membres de sa communauté nationale au moment de l’adversité et de l’épreuve.

    https://www.mfa.gov.dz/fr/announcements/communique-algeria-is-following-with-great-interest-developments-in-the-case-of-the-death-of-young-nahel-1

    Il faut lire le communiqué algérien pour apprendre que l’adolescent tué a à voir avec l’Algérie, la presse française n’en parle pas. Le ministère demande à la France de prendre soin de « nos ressortissants » et de « sa communauté nationale ». En fait Nahel est de nationalité française, a priori, né en France mais l’Algérie continue probablement à assimiler à sa « communauté nationale » les descendants de ses émigrés. D’ailleurs le nom du ministère intègre « la communauté nationale à l’étranger », ajoutant à la confusion qui règne déjà dans la relation entre les deux pays.

    Même l’ONU ne se prive pas de sermonner la France dans un communiqué du 20/06/2023 :

    Après une troisième nuit d’émeutes et de manifestations à travers la France à propos du meurtre par la police d’un adolescent d’origine algérienne et marocaine, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a déclaré vendredi qu’il était temps pour le pays de s’attaquer aux « profonds problèmes » de racisme et de discrimination parmi les forces de l’ordre.

    https://news.un.org/fr/story/2023/06/1136572

    Au-delà de ces réactions internationales finalement de peu d’importance, ces émeutes, destructions du bien public et pillages qui reviennent à intervalle régulier ne font que confirmer le chemin de décadence déjà emprunté par le pays depuis quelques décennies et que ses dirigeants et élus n’arrivent à pas à inverser. Ce n’est pas étonnant, on a les dirigeants qu’on mérite. Les nôtres sont à l’image de leurs électeurs : râleurs permanents, nombrilistes impénitents, imperméables à la notion d’intérêt général, l’injure et la violence érigés en modes de fonctionnement, les élus se limitant, pour le moment, à la violence verbale. Les conditions d’une réconciliation nationale semblent s’éloigner de jour en jour. Ainsi va la France !

  • La réalité et la révolution

    La réalité et la révolution

    La France est à nouveau la proie des émeutes. Avec une constance qui force l’admiration les accusations de violences policières refont surface. Les images de casseurs-émeutiers déclenchant des incendies ou cassant des vitrines de banques lors de manifestations urbaines contre la réforme des retraites, incendiant des véhicules de la gendarmerie et visant leurs occupants militaires à coups de fusées de feu d’artifice et de cocktails molotov dans les champs pour contester la construction de réservoirs d’eau à ciel ouvert pour l’irrigation de l’agriculture, sont assez édifiantes pour comprendre qui attaque qui.

    Ce ne sont pas les véhicules des manifestants qui brûlent, ce ne sont pas les façades de leurs maisons qui sont saccagées, mais qu’importe, les forces de l’ordre sont accusées d’être violentes et de provoquer les émeutes. Avec la même mauvaise foi que le Kremlin accusant l’Occident de l’avoir attaqué dans la guerre d’Ukraine, la gauche française ne parle plus que des « violences policières » pour tenter de relativiser les dérives guerrières de la rue auxquelles on assiste et qui ont poussé le gouvernement à annuler une visite du Roi britannique qui devait avoir lieu ce week-end.

    Forte de son passé révolutionnaire et comme toujours, cela dure depuis 1968 et même avant, la France regarde les contestataires violents d’un œil attendri. Ceux-ci se croient en mesure de défier la loi pour faire valoir ce qu’ils pensent être « l’intérêt général », même par la violence, alors que l’Etat estime comme relevant de son pouvoir régalien de faire respecter l’ordre, au besoin en utilisant la force « légitime » que lui octroie la Loi.

    Il existe aujourd’hui en France une offre politique alternative qui n’a pas emporté la majorité des suffrages. M. Mélanchon qui s’émeut dans ses tweets et sur différentes scènes des « violences policières » n’a jamais été élu président de la République malgré plusieurs candidatures. Il suffit de voter pour lui et il appliquera un programme probablement plus conforme à ce qu’attendent les émeutiers actuels. Aujourd’hui il existe un choix démocratique possible dont on a même réduit la périodicité à cinq ans.

    N’ayant pas réussi à faire élire un représentant qui les satisfasse, et probablement réalistes sur l’absence de perspective à en faire élire un à court terme, les émeutiers mènent le combat dans la rue. A défaut de majorité dans les urnes ils appliquent le vieux principe révolutionnaire maoïste : « action, réaction, révolution ». Passer des urnes au cocktail molotov a un peu été un principe politique français. Sans remonter à 1789, le XXème siècle a vu défiler les mouvements de contestation violents en France : la « révolution bourgeoise » de 1968 (qui s’est terminée par une dissolution de l’assemblée nationale et la réélection d’une chambre majoritairement de droite), les mouvements violents « Gauche Prolétarienne », « Action Directe » et bien d’autres, qui ont émaillé la vie politique des années suivantes, le plus souvent soutenus intellectuellement par une partie de l’intelligentsia, ont marqué le paysage politique français. Mao et Trotski ont été les inspirateurs de la gauche de cette époque. Les émeutiers actuels sont les successeurs de ces mouvements, le soutien des intellectuels en moins.

    Mais le pays reste irrigué par les remugles de cette pensée d’un autre âge qui tend à justifier la violence politique et à condamner quasi-systématiquement la réaction des forces de sécurité. C’est ainsi et les partis conservateurs qui se sont succédé au pouvoir depuis la seconde guerre mondiale en France n’ont pas vraiment réussi à inverser cette influence, certes plus diffuse aujourd’hui, mais toujours prégnante.

    Heureusement il reste Christine Boutin pour apporter son soutien au pouvoir mais son tweet n’a été retweeté que… 2 fois. C’est tout de même une bonne nouvelle dans un océan de catastrophes de savoir qu’elle n’intéresse plus grand monde :

  • Déficits, déclassement et mauvaise foi

    Déficits, déclassement et mauvaise foi

    Avec une mauvaise foi propre au monde politique français la bataille fait rage sur la nécessité, ou pas, d’une réforme des retraites. Les opposants admettent désormais que le système est en « léger » déficit sur les prochaines années mais rivalisent d’idées alternatives pour financer ce déficit permettant d’éviter d’augmenter l’âge légal minimum de départ à la retraite de 62 à 64 ans (à taux plein) comme prévu dans le projet de loi qui a été adopté lundi par suite du rejet de deux motions de censure par l’assemblée nationale. Ces idées vont de la taxation des dividendes, à l’augmentation des cotisations patronales ou ouvrières, voire les deux en même temps, en passant par la baisse des pensions. Le gouvernement a choisi une autre option, celle d’augmenter la durée du travail.

    Les sexagénaires qui prennent actuellement leur retraite ont généralement débuté leurs carrières dans les années 1980 à une période où l’âge légal de départ était de 65 ans. Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 ils ont vu cet âge légal baisser à 60 ans en 1982, accompagné de la réduction de la durée légale du travail hebdomadaire de 40 à 39 heures et de la création d’un « ministère du temps libre » dont la mission était de « de conduire par l’éducation populaire, une action de promotion du loisir vrai et créateur et de maîtrise de son temps ». Quelques années plus tard, en 2000, une nouvelle loi, dite « Aubry », réduisait encore la durée légale du travail hebdomadaire à 35 heures

    C’était le temps des illusions qui se sont assez rapidement heurtées au mur de la réalité d’où un plan en 1983 qualifié de « rigueur » alors qu’il ne consistait qu’à équilibrer les dépenses avec les recettes, c’était donc plutôt un plan de bonne gestion. Mais il n’a pas été touché à l’âge de départ en retraite.

    En 1996, devant l’insoutenabilité de la dette sociale, y compris la partie liée à l’assurance vieillesse (la retraire), qui ne pouvait manifestement plus être remboursée par les seuls cotisants, cette dette est transférée à un machin créé pour l’occasion, la CADES (Caisse d’amortissement de la dette sociale) alimentée par une nouvelle taxe, la CRDS, créée pour l’occasion. Cela veut dire en clair que ce n’est plus le cotisant qui rembourse cette dette mais le contribuable. En gros, on a refourgué les déficits cumulés par la protection sociale ce qui a permis de rendre une nouvelle virginité à l’assurance retraite. La France a toujours su faire preuve de beaucoup de créativité pour masquer ses dépenses. En 2010, le mur de la réalité est toujours en béton armé et l’âge de la retraite doit être augmenté à 62 ans.

    En 2022 les programmes électoraux des partis de droite de gouvernement tablaient tous sur une nouvelle augmentation de l’âge minimum à 65 ans, soit le retour à la situation de 1982 ce qui ne paraît pas intellectuellement complètement incohérent puisqu’il y a moins d’actifs aujourd’hui pour un retraité qu’il y a quarante ans. Les négociations menées avec le parlement ont abouti à revoir cet objectif à 64 ans au lieu de 65 dans le projet initial.

    Malgré tout, les émeutes ont repris dans les rues des grandes villes de France. Les sondeurs frétillent en demandant aux citoyens s’ils sont satisfaits de devoir travailler deux années de plus et, oh surprise, ils répondent par la négative. Les chaînes d’information en continu ressassent ces sondages et glosent à l’infini, avec fébrilité et gourmandise les images de casseurs et de feux de poubelles. Les hommes politiques s’écharpent avec force arguments misérabilistes et reniements variés. Les partis d’opposition ne voient comme seule porte de sortie que de dépenser toujours plus d’argent public.

    En réalité on n’a jamais vraiment trouvé d’autres solutions sérieuses pour accroître la richesse d’une nation que de la faire travailler plus, ce qui ne doit pas empêcher de travailler à une répartition consensuelle de cette richesse créée par le travail et la France à cet égard est dans le peloton de tête des pays occidentaux pour la redistribution via l’impôt. Mais c’est un raisonnement qui n’est pas partagé par la majorité. Comment en serait-il autrement dans un pays qui préfère financer des jeux olympiques ou une coupe du monde de rugby plutôt que ses enseignants, un pays où les campagnes électorales se déroulent sur le plateau de Cyrille Hanouna, animateur de télévision qui se vautre dans la vulgarité et le racolage, œuvrant puissamment à l’abrutissement des masses sur des fréquences attribuées gratuitement par l’Etat. C’est ainsi et c’est notre responsabilité collective, celle d’un avachissement général qui déclasse progressivement le pays. La France a mangé son pain blanc depuis des décennies, vivant largement au-dessus de ses moyens et l’une des contreparties se trouve dans le niveau de sa dette. Alors évidemment il est toujours douloureux de devoir revenir sur des avantages dont tout le monde a profité mais que nous n’avons pas su financer…

    Lire aussi : La dette publique

    Et le problème n’est pas que financier, il relève aussi de l’égo de la nation qui doit admettre qu’elle n’est plus le « grand pays » doté de la cinquième économie mondiale et de la puissance nucléaire qu’elle croit encore être, mais juste un pays moyen parmi les autres, plus déclassé que ses voisins car refusant de voir cette réalité. Le fameux « grand débat » organisé après les émeutes de 2018-2019 devait servir de psychothérapie de groupe, il a échoué et la contestation revient dans la rue.

    Il est probable que cette situation va se régler, comme d’habitude par plus de dépenses publiques jusqu’au jour où le juge de paix, les marchés financiers, refusera de continuer à prêter à la République, ou alors ils le feront à des taux d’intérêt prohibitifs qui forceront ainsi à reprendre le contrôle de la dépense publique. Ce jour pourrait arriver plus vite que prévu, hélas ! La France n’a rarement su se réformer sans contrainte forte.

  • Les restes de la manif

    Les restes de la manif

    Les immeubles boulevard Port Royal après le passage de la manifestation contre la réforme des retraites du 31 janvier.

  • Le sens des priorités

    Le sens des priorités

    Les incidents constatés lors d’un match de fouteballe au Stade de France samedi dernier sont en train d’occuper la toute première place des grands titres de la presse et des sujets de polémiques. Tout ce qui faisait encore l’actualité la semaine dernière a été balayé : les élections législatives françaises, la guerre en Ukraine, la transition écologique, la dette qui va peser sur plusieurs générations de nos enfants,… tout ceci n’existe plus, seule subsiste « la honte de la France devant le monde » pour n’avoir pas su rétablir l’ordre dans le chaos d’une finale de fouteballe que bien imprudemment la France avait proposé d’organiser pour remplacer au pied levé la ville russe de Saint-Pétersbourg qui pâtissait des sanctions internationale suite à la guerre en Ukraine.

    Le Sénat français va entendre les responsables politiques, une commission d’enquête parlementaire formelle est envisagée, bref, le monde s’arrête de tourner pour se pencher sur des bagarres qui ont opposé des supporters avinés à des policiers débordés. Que la France soit championne du monde de la dépense publique ou incapable d’équilibrer ses dépenses et ses recettes depuis près de cinquante ans n’est pas une « honte » mais qu’une bande de décérébrés forcent des entrées du stade et dépouillent des fans brailleurs, alors la France s’arrête et se consacre à ce non-sujet dans un nombrilisme ravageur.

    L’information sur le déroulement exact de cette soirée commence à filtrer. On a sans doute assisté à un cocktail poivré mêlant des organisations fouteballistiques mafieuses qui ont émis, ou laissé émettre, des faux tickets d’entrée en masse, de fans avinés qui n’avaient pas de billets mais projetaient de forcer l’entrée pour voir leur match, de voyous profitant de la situation pour piller tout ce qu’ils peuvent, de forces de police débordées par les évènements, de grèves dans les transports en commun délibérément organisées ce jour de finale pour maximiser la perturbation et de l’influence délétère d’un sport abrutissant qui n’en est pas à ses premières dérives. D’ailleurs, le lendemain soir d’autres émeutes se déroulaient à Saint-Etienne où des supporters de fouteballe déçus de la contreperformance de leur équipe ont semé le chaos à l’intérieur et à l’extérieur du stade. Au-delà du Stade de France, des « fan-zones » avaient été mises en place samedi où était retransmis le match sur de grands écrans. Elles n’ont pas donné lieu à des incidents particuliers mais ont été laissées dans un état de dévastation avancé après avoir été occupées quelques heures par des milliers de fans mal élevés. Ce n’est pas grave, les contribuables payent pour le nettoyage…

    Tout ceci est l’image d’un pays décadent et d’un sport abrutissant. Oui la France est désormais en difficulté pour assurer le déroulement paisible de compétition de fouteballe. Oui le fouteballe déconnecte les neurones de ses amateurs. Le problème est assez simple à régler, il suffit de ne plus organiser de telles compétitions en France ce qui laissera aux dirigeants un peu plus de temps pour se consacrer à la résolution des vrais problèmes de la nation qui mettent notre avenir en péril : la dette du pays et la mauvaise gestion de ses finances publiques !

    Oui on peut raisonnablement s’inquiéter de voir la France organiser la coupe du monde de rugby en 2023 et les jeux olympiques en 2024 qui vont être des sources de dépenses publiques inutiles, d’octrois d’exonérations fiscales iniques aux organisateurs et de troubles importants dans la vie quotidienne des citoyens. Mais la seule question qui vaille reste de savoir qui prend ces décisions, et par quels processus, de dilapider l’argent public dans l’organisation de ces compétitions ? Il faut pouvoir les bloquer à l’avenir si de telles idées germaient encore dans l’imagination débridée des dirigeants français pour accroître sans fin la dépense publique.

  • Le chaos du fouteballe

    Le chaos du fouteballe

    La finale d’une compétition européenne de fouteballe s’est déroulée hier soir à Paris au Stade de France dans un chaos avivé par des supporters avinées dont certains d’entre se sont trouvés tout désappointés de constater que leurs billets étaient des faux. Comme nous sommes dans le peuple du fouteballe les impétrants sont passés à l’attaque, tenté de franchir les grilles, de forcer les portes tout en agressant les forces de l’ordre un peu dépassées semble-t-il. Il y a des blessés, des interpellations, du gaz lacrymogène poivré a volé… bref, le chaos.

    Comme nous sommes en France, les partis politiques se sont immédiatement emparés de ce non-sujet pour critiquer l’Etat (au lieu des supporters) et expliquer ce qu’il fallait faire. Mais personne ne pose la seule question vaille : qui a eu l’idée saugrenue de proposer Paris pour remplacer Saint-Pétersbourg, empêchée pour cause de sanctions internationales, comme lieu d’organisation de cette finale de foute ? Cela ne présentait strictement aucun intérêt pour la France sinon une croissance éphémère de ventes de bière et de vodka dans quelques bistrots du coin. En revanche il n’y avait que des coups à prendre et des dégradations à subir (et donc à rembourser).

    Comme nous sommes en Seine-Saint-Denis, quelques centaines des loulous du quartier sont venus essayer de se faufiler dans le stade et, au passage, de pick-pocker les foules en détresse. Bien entendu ils ont largement diffusé leurs exploits sur les réseaux dits « sociaux ». Le tableau fut complet.

    Bonne nouvelle tout de même dans ce chaos, les fédérations sportives et nombre de pays européens estiment désormais la France incapable d’organiser la coupe du monde de rugby de 2023 et les jeux olympiques de 2024. Ils ont raison mais il est sans doute trop tard pour que la France se retire de l’organisation de ces deux compétitions de musculeux qu’elle a voulu organiser sur son territoire en 2023 et en 2024 alors qu’elle n’en a pas les moyens.

    Il faudra un jour demander des comptes aux responsables politiques français qui dilapident ainsi l’argent de leurs contribuables sans parler des exonérations fiscales qui sont octroyées à des fédérations sportives ou olympiques mafieuses qui sont généralement installées dans des paradis fiscaux suisses.

    Lire aussi : La République se compromet avec les forbans du sport & L’escroquerie fouteballistique se poursuit !
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  • Le temps de l’irresponsabilité

    Le temps de l’irresponsabilité

    On se souvient que des émeutiers on copieusement saccagé villes, magasins, bâtiments public, véhicules variés et mobilier urbain, et ce tous les samedis durant des mois entre 2018 et 2020. La préfecture de Puy-en-Velay avait même été attaquée et incendiée et le président de la République qui s’y était rendu quelques jours plus tard pour soutenir le préfet et son équipe, le 04/12/2018, avait dû être évacué d’urgence devant les menaces des manifestants.

    L’une des premières émeutes avait abouti au saccage de l’arc de triomphe lors d’une des premières manifestations avec une série de photos et de vidéos impressionnantes dont notamment celles d’une bande de zozos faisant les clowns sur ta tombe sur soldat inconnu. Pendant ces deux années de troubles insurrectionnels il y eut de nombreux blessés lors de combats de rue entre les forces publiques et les émeutiers, et des dizaines de millions d’euros de dégâts.

    Bien entendu, les contribuables et les assurances (donc leurs clients-cotisants) avaient payé rubis sur l’ongle pour réparer ces destructions et soigner les blessés. On apprend aujourd’hui que le tribunal administratif de Paris vient de condamner l’Etat à indemniser la municipalité de Paris à hauteur de 1,4 millions d’euros.

    …en raison des dégradations subies à l’occasion des manifestations organisées dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes ».

    https://presse.paris.fr/pages/20148

    On est là au cœur de la déresponsabilisation des citoyens qui tend à être érigée en règle de fonctionnement de nos démocraties repues. Quand des furieux dévastent l’environnement commun c’est la faute de l’Etat et donc de ses contribuables qui doivent payer. D’autres villes ont déjà, ou auront, des indemnisations similaires. La puissance publique est accusée de ne pas savoir maintenir l’ordre et est donc jugée financièrement responsable des dommages endurés par la communauté.

    En l’occurrence il s’agit d’un transfert de charges des contribuables locaux vers les contribuables nationaux, ce qui ne change pas grand-chose : les contribuables payent ! C’est ainsi, l’Etat français est considéré comme ayant des poches profondes et disponible pour régler tous les errements de ses citoyens.

    Lire aussi : Le coût des émeutes
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    Ces émeutes nous ont quand même donné l’occasion d’une franche poilade lorsque l’on vit les opposants de droite au début du mouvement à la fois soutenir les émeutiers et critiquer le « laxisme » du gouvernement. L’inénarrable Laurent Wauquiez a même revêtu le « gilet jaune » emblème des contestataires sur son inséparable parka rouge :

    Toutefois, ces imprudents se sont assez rapidement mis en retrait de ce soutien un peu trop vite octroyé, lorsque les émeutiers ont commencé à défoncer les portes de ministères à coup de bulldozers, ou à affirmer leur volonté de « prendre l’Elysée ». Trop tard, les photos et les enregistrements étaient pris et restent disponible pour illustrer l’opportunisme qui est quand même le mode de fonctionnement privilégié de la classe politique française, au détriment de l’intelligence, hélas !

  • La Corse en feu… de nouveau

    Le militant indépendantiste Yvan Colonna a été reconnu comme Le militant indépendantiste Yvan Colonna a été reconnu comme ayant été le tireur qui a assassiné le préfet de Corse Erignac en 1998 (de trois balles tirées dans le dos). Il a été condamné à la prison à perpétuité lors de trois procès successifs. Il avait été dénoncé par d’autres nationalistes corses comme étant celui qui tenait l’arme mortelle, certains d’entre eux étant d’ailleurs revenus sur leur dénonciation. L’intéressé a toujours contesté être l’assassin.

    Colonna et ses deux complices purgeaient donc leurs peines dans des prisons françaises avec le statut de « DPS – détenu particulièrement signalé » qui empêchait qu’ils soient transférés dans une prison corse pour effectuer la fin de celles-ci. A plusieurs reprises les avocats des détenus ont demandé la levée de ce statut DPS et leur transfert dans une prison corse pour se rapprocher de leurs familles et faciliter leurs visites. A chaque fois l’administration de la Justice a refusé et les nationalistes locaux ont crié à « la vengeance d’Etat ». Ils n’ont pas tout à fait tort et il y a sans doute un peu de ça tant le crime d’assassinat d’un préfet par un indépendantiste corse avait marqué la République.

    Il n’y a pas d’automaticité, ni dans l’inscription ni dans la radiation d’un détenu au répertoire des DPS. Une circulaire de 2007 régit les conditions de décision d’inscription/radiation au fichier DPS prise par l’administration sur avis d’une commission synthétisé par le procureur. En gros, un détenu peut être sorti de la liste si : 

    « Les détenus qui ont été inscrits au répertoire des DPS doivent être radiés lorsque les raisons qui avaient motivé leur inscription ont disparu. »

    https://rehve2.fr/wp-content/uploads/GOVFR_Circulaite-DPS-2007.pdf

    A priori, Colonna et ses deux complices ne sont pas rentrés dans cette catégorie puisque l’administration s’est systématiquement opposée à la radiation des trois condamnés corses du fichier DPS. Bien malheureusement pour le premier qui a été agressé ce 2 mars par un détenu djihadiste qui l’a laissé moribond. Il est depuis à l’hôpital toujours dans le coma, entre la vie et la mort. L’agresseur détient une double nationalité franco-camerounaise, a été arrêté par l’armée américaine en Afghanistan en 2012 et remis aux autorités françaises en 2014. Il a alors été condamné à neuf ans de prison. Il a expliqué son geste contre Colonna parce que celui-ci aurait « insulté Dieu ». On n’en sait pas plus sinon que Yvan Colonna était plutôt qualifié de détenu « modèle » ce dernières années et que la présence de ces deux individus laissés seuls sans surveillance dans une salle de sport est inexplicable. Il aurait fallu 8 minutes avant que des gardiens les séparent. Le tout a été filmé par des caméras de surveillance et une enquête pour tentative d’assassinat est en cours.

    Depuis cette regrettable agression la Corse est dans la rue pour manifester sa colère à coup d’assaut contre les bâtiments publics qui sont incendiés et saccagés, les forces de l’ordre sévèrement attaquées par les manifestants. Les émeutes sont d’une rare intensité et risquent encore de s’aggraver si jamais Colonna ne s’en sortait pas. Il y a de nombreux blessés et les slogans habituels contre « l’Etat français assassin » (« Statu francese assassinu » en langue locale), les « Français de merde ! » et autres assimilations de la France au groupe Etat islamique.

    Dans un communiqué, le président « autonomiste » de la collectivité de Corse appelle, notamment, à :

    « Ouvrir un cycle politique nouveau dans les rapports entre l’Etat et la Corse. »

    https://rehve2.fr/wp-content/uploads/Corse_20220310_Communique-Simeoni.jpg

    Il a raison. Si cette agression contre le militant indépendantiste Colonna dans une prison d’Etat française est évidemment regrettable, il faut en tout état de cause ouvrir le cycle politique de la décolonisation de la Corse pour accompagner ce territoire vers sa pleine souveraineté de façon apaisée et volontaire, « quoi qu’il en coûte ». C’est la seule solution pour sauver les vies des préfets et des indépendantistes.

  • La Guadeloupe continue à tirer sur les forces de l’ordre

    Les émeutiers guadeloupéens continuent à tirer avec des armes à feu contre les forces de l’ordre. Un gendarme a été blessé hier d’un coup de fusil dans le genou. En parallèle les blocages de routes, pillages de commerces et dévastation de bâtiments se poursuivent pour manifester le refus de l’île des mesures de contraintes sanitaires.

    Le procureur de la République en Guadeloupe a déclaré que ces émeutes étaient « parfaitement planifiées et organisées ». Un fonctionnaire de la police locale est accusé d’avoir participé à l’organisation des émeutes. Il vient d’être placé sous mandat de dépôt.

    Les émeutiers des DOM-TOM sont armés et hésitent de moins en moins à s’en servir. C’est une spécificité de ces confettis de l’Empire qui en dit long sur leur rejet de tout ce qui vient de la métropole. Les syndicats s’associent avec enthousiasme à la contestation :

    Depuis le 17 juillet 2021, 10 Organisations Syndicales, des Associations et Mouvman Kiltirèl, des structures politiques réunies au sein du Collectif contre le pass-sanitaire, contre l’obligation vaccinale, pour la défense des droits et libertés fondamentales se battent pour informer, expliquer et convaincre l’opinion guadeloupéenne de l’iniquité de la loi du 5 août 2021. Nous avons ainsi fait savoir aux autorités de Guadeloupe et gouvernementales que nous considérons que cette loi est inapplicable en Guadeloupe. Jusqu’à aujourd’hui, ni les élus de Guadeloupe, ni le gouvernement n’ont daigné porter la moindre considération aux revendications du Collectif en lutte, alors qu’ils s’inspirent de notre programme de revendications afin de mettre en œuvre des mesures immédiates, notoirement insuffisantes, afin de calmer la colère de la jeunesse. Et, toujours la même réponse du pouvoir colonial : la répression…

    http://ugtg.org/spip.php?article2630

    Il faut effectivement libérer la Guadeloupe de l’oppression et entamer un processus de décolonisation au plus vite sur le modèle de celui encours en Nouvelle Calédonie !

  • La Guadeloupe toujours à la pointe de son combat contre la politique sanitaire de « l’Etat colonial »

    La violence perdure en Guadeloupe où les syndicats anti-passe, antivaccin, en réalité, antitout ce qui vient de la métropole, exceptés les transferts financiers, après avoir occupé le Conseil régional fin décembre, continue à manifester, bloquer, brûler et soutenir mordicus les personnels de santé refusant d’appliquer la loi nationale leur imposant de se faire vacciner contre la Covid-19. Dans le même temps, le département est sévèrement touché par la pandémie compte tenu, notamment, du faible taux moyen de vaccination de la population. L’application de cette loi nationale dont ils exigent l’annulation pour la Guadeloupe a d’ailleurs été reportée pour les DOM au 31 décembre contre le 15 septembre dans le reste du pays. Cela veut dire que les contrats de travails des personnels de santé récalcitrants n’ont pas été suspendus, sans salaire, comme en métropole. Mais le 31 décembre étant maintenant passé, la lutte continue !

    Appel UGTG à manifester le 08/02/2022

    Pour fêter la nouvelle année, les manifestants ont assiégé le centre hospitalier-universitaire de Pointe-à-Pitre ce 4 janvier et séquestré le directeur et son adjoint, qui reçoivent régulièrement des menaces de mort et ont dû être exfiltrés par la police sous les huées, et les coups et jets d’urine des manifestants. Des suites judiciaires sont en cours. Une nouvelle manifestation est programmée ce samedi, en plus des blocages et dégradations permanents. Les contestataires savent qu’ils ont toutes les chances d’obtenir satisfaction tant leur capacité de nuisance est notable et la mollesse de l’Etat est incitatrice.

    La solution pour un futur apaisé s’appelle toujours l’indépendance avec pension alimentaire !

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2021/11/la-guadeloupe-en-feu-encore/

  • Les DOM cassent tout

    Toujours à l’affut d’un sujet pour contester la métropole, les départements d’outre-mer français s’enflamment depuis quelques jours contre l’obligation faîte au personnel soignant, aux pompiers et à quelques autres corps de métiers en contact avec le public d’être vaccinés contre la Covid.

    Les émeutes et les grèves générales se multiplient en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et même à Tahiti. Aux Antilles, malgré un couvre-feu en vigueur, les nuits sont violentes, bâtiments en flamme, barrages routiers, racket des automobilistes, blocage d’accès aux hôpitaux, abattages d’arbres sur les routes, pillages de magasins, voitures béliers écrasant les gendarmes, tir d’armes à feu contre les forces de l’ordre, etc.

    Nous l’avons dit précédemment, ce conflit devrait se résoudre comme les précédents avec le retrait des mesures nationales ne « plaisant » pas aux syndicats des DOM et des enveloppes budgétaires revues en hausse à distribuer pour calmer les esprits. D’ailleurs le gouvernement a annoncé cette nuit le report de l’obligation vaccinale au 31 décembre.

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2021/11/la-guadeloupe-en-feu-encore/

    Plus original, le ministre des DOM-TOM actuellement en visite dans ces territoires a annoncé que « le gouvernement est prêt à parler d’autonomie ». Il semble que cette déclaration plutôt novatrice ait été provoquée par des demandes d’élus guadeloupéens pour plus de décision locale. C’est une bonne nouvelle qu’il reste maintenant à mettre en œuvre. Ce sera à l’évidence un processus long, et couteux pour les contribuables, mais nécessaire pour enfin responsabiliser ces confettis de l’Empire qui méritent leur indépendance ou, à tout le moins, une forte autonomie comme celle instituée en Nouvelle-Calédonie, étape incontournable avant le grand saut vers l’indépendance.

    Si l’on en juge par les textes syndicaux publiés notamment par l’UGTG on mesure que les négociations ne vont pas être faciles. On ignore actuellement la position de l’UGTG sur les évacuations de malades sur la métropole ou les renforts médicaux envoyés par Paris lors des derniers épisodes épidémiques de la Covid.

    C’est le prix à payer pour s’être enferrés si longtemps dans ce non-sens statutaire d’avoir donné la position de département français à des iles exotiques et lointaines. Les négociations vont surtout être couteuses pour les contribuables car il va falloir payer pour aplanir les difficultés. Quand on se souvient que la Guadeloupe avait rejeté par référendum en 2003 à 73% l’idée d’un statut de « collectivité administrée par une assemblée unique » pour remplacer celui de département, la Martinique l’avait refusé à 50,5%, on mesure que la route va être longue avant l’indépendance…

    On est néanmoins sur la bonne voie, à court terme on cède aux émeutiers et à plus long terme on pose la question de l’autonomie avec les élus.

  • La Guadeloupe en feu, encore…

    La Guadeloupe, jamais en reste de sujets de révolte contre la « France coloniale », s’appuie cette fois-ci sur l’obligation vaccinale imposée au personnel soignant, pour pouvoir travailler dans les hôpitaux, pour mettre l’archipel à feu et à sang. Le syndicat UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe) a lancé les hostilités et depuis quelques jours c’est l’arsenal habituel qui est déployé : blocage de routes et d’accès (au centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre notamment), barrages divers, émeutes nocturnes, incendies de bâtiments, tirs d’armes à feu contre les forces de l’ordre, etc. afin de s’opposer à « ces soldats de la vaccination forcée, à ces sbires de l’ordre macroniste, à ses Cadres de direction et à ces Médecins défroqués ».

    Le préfet local impose un couvre-feu nocturne, le gouvernement parisien envoie des forces de l’ordre, y compris le RAID et le GIGN utilisés d’habitude pour les actions contre le terrorisme, le grand banditisme ou les actes de folie individuelle, la « dignité du peuple guadeloupéen » est mise à rude épreuve et les réactions outrées se multiplient. Si la routine habituelle en ces circonstances s’applique une nouvelle fois, la violence devrait perdurer encore quelques jours puis un accord dérogatoire sera consenti aux émeutiers, quelques enveloppes seront distribuées et le contribuable sera mis à contribution pour financer ces enveloppes et réparer les dégâts provoqués par les émeutes.

    Lire aussi : Les DOM-TOM à la pointe du combat contre les vaccins – Hit the road Jack… (rehve.fr)

    Plus que les autres confettis de l’empire la Guadeloupe est coutumière de ces flambées de violence et le phénomène ne s’arrêta qu’avec l’indépendance de ce territoire. Hélas, cette échéance, souhaitable pour tous, mais pas forcément souhaitée par l’ensemble des parties, semble s’éloigner alors que la Nouvelle-Calédonie pour laquelle un vrai processus de décolonisation est en route, a l’air de reculer devant l’obstacle du prochain référendum prévu en décembre prochain.

    La souveraineté rendue à ces confettis sera l’unique solution pour réussir à rendre à ces territoires le sens de leurs responsabilités et retrouver leur « dignité perdue ». Nous y viendrons un jour tant le statut actuel est inefficace et générateur de frustrations. Le plus tôt serait le mieux.

    Lire aussi : Des intellectuels appellent à la poétique dans les DOM-TOM : vaste tâche ! – Hit the road Jack… (rehve.fr)

    AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Ils n’ont que cette expression à la bouche. Au nom de la loi de la république ! C’est donc en vertu de cet adage, qu’ils ont décidé de nous punir. De nous punir d’avoir osé braver le maître, d’avoir osé nous dresser pour dire notre inquiétude, nos incertitudes, nos doutes et DIRE NON, AN PA DAKÒ !

    Ce sont les mêmes qui ont indemnisé les esclavagistes en 1849, pérennisant le racisme et la discrimination pour l’éternité, … AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Ce sont les mêmes qui ont tué au total plus d’une centaine de Guadeloupéens en 1910, en 1925, en 1930, en 1952, en 1967, en 1985, … sans jamais qu’un militaire français ne soit condamné, … AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Ce sont les mêmes qui ont volontairement empoisonné la Population Guadeloupéenne au chlordécone et qui, aujourd’hui, osent nous parler de « responsabilité partagée dans le cadre d’un aveuglement collectif »,… AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Ce sont les mêmes qui maintiennent notre Pays et note Peuple dans un sous-développement latent, sous la domination des descendants d’esclavagistes pour mieux nous asservir, pour mieux nous domestiquer, …

    AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Extrait d’une publication de l’UGTG du 26/10/2021
  • Retournements de veste en série après l’assaut contre le Capitole à Washington

    L’invasion du Capitole de Washington par une bande furieux ce 6 janvier aura fait finalement cinq morts. Trois sont décédés à l’extérieur d’attaques cardiaques et autres pathologies ; dans l’enceinte même du bâtiment, un policier est mort de ses blessures le lendemain après avoir été frappé à coups d’extincteurs, une manifestante a été atteinte par un tir de la police. L’un des agresseurs portait un T-shirt siglé « Camp Auschwitz – Works brings freedom » autour d’une tête de mort, un autre était affublé de cornes de bisons et d’une peau de bête, certains couraient avec un drapeau confédéré au vent, une partie de la foule avait élevé une potence et appelait à « pendre » le vice-président qui avait « trahi » son chef en acceptant de valider la victoire de son successeur… Pendant ce temps, les parlementaires, le vice-président et le personnel avaient été évacués dans les parkings pour les mettre à l’abri.

    C’est maintenant l’heure des retournements de veste en série. Un certain nombre de conseillers et de ministres du président Trump démissionnent huit jours avant son départ définitif de la Maison-Blanche arguant qu’il avait incité les manifestants, venus le soutenir physiquement, à envahir le Capitole. Ces démissionnaires de la dernière heure ne sont guère crédibles après avoir cautionné quatre années durant les actes de leur président. Tout ce petit monde a sans doute eu rétrospectivement peur que l’assaut du Capitole se soit terminé bien plus mal compte tenu de la passion américaine pour les armes et les tueries de masse réalisées régulièrement dans ce pays par des furieux encore plus furieux que la moyenne. La police a retrouvé quelques explosifs dans les véhicules de manifestants.

    On a sans doute évité le pire pour cette fois mais ça n’est peut-être que partie remise. Il est à craindre qu’il n’existe parmi l’extrême droite quelques furieux-furieux capables de commettre un meurtre de masse dans l’enceinte d’une institution comme le Capitole. 15 000 hommes armés de la Garde nationale sont actuellement déployés dans la capitale afin de protéger la cérémonie d’investiture du nouveau président le 20 janvier prochain, et dans le même temps les réseaux dits « sociaux » fréquentés par les furieux fourmillent d’appels à manifestation dans différentes villes le 20 janvier.

    Tout le monde tombe maintenant à bras raccourcis sur le président Trump après ce qu’il s’est passé au Capitole. En réalité les primo-coupables sont les furieux et ils sont activement recherchés. Certains ont déjà été arrêtés ce qui a été grandement facilité par leur propension à s’autofilmer avec leurs téléphones mobiles, à visages découverts, et à diffuser leurs exploits plus ou moins en direct sur les réseaux dits « sociaux ». Trump est bien sûr leur guide « spirituel » et il n’a cessé d’attiser leur colère. Le journal New York Times a analysé ses 11 500 tweets diffusés durant les trois premières années de sa présidence sur son compte personnel. Cela fait une moyenne de 10 tweets par jour qu’a priori il rédige le matin et le soir lorsqu’il est seul chez lui et donc non influencé par ses conseillers. Ces messages racontent donc la vraie pensée du président et son moyen de gouverner. Il y a des insultes et des fautes de grammaire, des contre-vérités et de la démagogie, mais aussi des décisions politiques (il a viré un certain nombre de ses ministres via ce réseau), bref, tout ce qu’il faut pour motiver la bande de furieux du Capitole dont on va encore entendre parler, même après le départ de leur héros de la présidence.

    Les électeurs américains ont élu le président Trump en 2016 et il a gouverné à sa façon durant quatre ans. 74 millions lui ont renouvelé leur confiance en 2020 ce qui ne fut pas assez pour assurer sa réélection. Les Etats-Unis d’Amérique doivent maintenant se dépatouiller de cette situation et des furieux qu’elle a engendrés. Le problème Trump semble presque derrière nous mais il faut désormais gérer ses enfants. Pas sûr que la politique de la main tendue annoncée par le nouveau président ne soit efficace. On ne sait d’ailleurs pas bien quoi lui suggérer pour rétablir ce pays dans les clous d’une cohabitation apaisée entre ses citoyens. A moins que l’ensemble de l’occident ne bascule dans le trumpiste ce qui n’est pas totalement à exclure. Ce serait la fin de la démocratie telle que nous l’entendons aujourd’hui. On a les dirigeants que l’on mérite !

  • Trop morts de rire les ennemis des Etats-Unis d’Amérique…

    Après les émeutes de Washington qui ont vu une bande de furieux envahir le Capitol et fait cinq morts dont un policier à l’intérieur du parlement, tué à coups d’extincteur, les pays autoritaires ennemis de l’Amérique se tiennent les côtes devant l’évènement et n’ont pu s’empêcher de diffuser des messages ironiques sur la démocratie américaine. C’est de bonne guerre compte tenu des leçons de morale que les démocraties occidentales leur assènent régulièrement.

    Un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères a souhaité un « retour à l’ordre » tout en notant que lors de l’invasion du parlement de Hong-Kong par des manifestants prodémocratie les réactions de personnalités américaines avaient été fort différentes, mais que fort heureusement il n’y avait pas eu de mort à Hong-Kong.

    Un élu russe, Konstantin Kosachev, président de la commission des Affaires étrangères de la chambre haute du Parlement, a proclamé que « la fête de la démocratie est terminée » en plaignant l’Amérique « boîtant des deux pieds ».

    Et l’Iran bien sûr a ironisé par la voix de son président sur la « grande nation américaine » dirigée par un populiste qui a provoqué un désastre, en espérant que les prochains dirigeants américains en tiendront compte.

    La leçon de tout ceci est que nos démocraties devraient à l’avenir s’abstenir de donner des leçons de gouvernance à la planète entière sur comment elles doivent se tenir. Organisons nos pays comme nous l’entendons et laissons les autres faire de même. Si nos Etats veulent promouvoir la démocratie chez les autres, qu’ils le fassent de façon discrète sans le claironner, exactement de la même façon que la Russie, par exemple, tente de saper les démocraties avec des cyberattaques d’ampleur et autres actions de soft power tout en niant continuellement en être à l’origine, même devant l’évidence. Et même en matière de hard power, on se souvient que lors de l’invasion de la Crimée ukrainienne par la Russie en 2014, les militaires russes ne portaient aucun insigne pouvant les rattacher à Moscou et, une fois avéré qu’ils étaient russes, le président Poutine avait déclaré, sans rire, qu’il ne pouvait pas empêcher ses citoyens d’aller passer leurs « vacances » en Crimée si tel était leur bon plaisir ! Ce n’est qu’une fois l’opération militaire aboutie par les « forces d’autodéfense » que le parlement de Crimée demanda son rattachement à la Russie, demande qui fut acceptée.

    Agissons dans le respect de nos règles démocratiques plutôt que de communiquer, voici une tactique qui devrait d’ailleurs s’appliquer dans bien d’autres domaines.