Catégorie : Amériques

  • Une politique extérieure américaine plutôt singulière

    Une politique extérieure américaine plutôt singulière

    L’avènement du président américain Trump pour son deuxième mandat depuis janvier 2025 a amené un changement assez considérable dans les formes que prend aujourd’hui la politique étrangère des Etats-Unis d’Amérique. Elle est désormais composée d’un mélange de fébrilité, d’enfantillages et d’insultes.

    Les relations avec les pays tiers, alliés ou pas de Washington, sont beaucoup menées sur les réseaux dits « sociaux » (dont « Truth Social », propriété du président) ou par le duo de négociateurs Steve Witckoff et Jared Kuschner, tous deux investisseurs immobiliers, ami du président pour le premier, son gendre pour le second. Ils sont envoyés sur tous les fronts où la diplomatie semble servir les intérêts de leur mandant mieux que le secrétariat d’Etat (dénomination américaine du ministère des affaires étrangères) dont les membres sont en principe payés pour mener cette politique étrangère qui a tendance à devenir étrange.

    La guerre actuelle entre la coalition américano-israélienne et l’Iran donne lieu à une accélération de la communication présidentielle via son réseau dit « social » ou celui de la Maison Blanche. Il y a beaucoup d’images, plus faciles à comprendre…

    Mais aussi des menaces :

    « Une civilisation entière [celle de l’Iran] va mourir ce soir, sans jamais pourvoir réémerger. » C’était un message du 7 avril et, bonne nouvelle, à ce jour la civilisation perse existe toujours puisque Washington négocie avec ses représentants pour trouver une solution qui mette fin à la guerre.

    Et des injures :

    Le même jour le président américain exige de ces « fous furieux » de rouvrir ce « p… de détroit [d’Ormuz] » qui à ce jour est toujours bloqué, sa réouverture semblant être l’un des points principaux des négociations pour mettre fin à la guerre.

    Et si jamais ces messages n’étaient pas suffisamment lus, ils sont parfois rediffusés par le compte « X » de la Maison Blanche, on n’est jamais si bien servi que par soi-même :

    Evidemment, la génération des « boomers » est un peu effarée devant la forme de ces messages signés par un président des Etats-Unis d’Amérique. Plus habituée aux navettes diplomatiques d’un Kissinger, d’une Madeleine Albright, ou aux débats policés des Nations-Unies, cette population désormais âgée, et moins influente, a tendance à se dire « c’était mieux avant » mais doit se résigner à regarder les nouvelles générations prendre en mains la conduite du monde avec leurs propres méthodes.

    Il est encore un peu tôt pour trancher sur l’efficacité diplomatique des uns ou des autres. L’Histoire sera seule juge. Rendez-vous dans 100 ans pour arbitrer sur l’efficacité entre les méthodes de gougnafier et les pratiques de dirigeants bien élevés.

  • La marche des forbans vers l’inconnu

    La marche des forbans vers l’inconnu

    Le déclenchement de la guerre américano-israélienne de février 2026 contre l’Iran est politiquement comparable à l’invasion russe de l’Ukraine lancée en février 2022. Les deux sont le fait de régimes qui ont décidé que le concept de « droit international » ne s’appliquait plus à elles car bridant leur ambitions historiques et civilisatrices. Etats-Unis et Russie ont lancé leurs forces armées contre leurs ennemis en pensant qu’elles n’en feraient qu’une bouchée et que les régimes politiques gouvernant l’Ukraine comme l’Iran tomberaient comme des fruits mûrs en quelques semaines de combat.

    L’ex-empire soviétique pensait que les citoyens ukrainiens accueilleraient les soldats de l’armée rouge comme des libérateurs venant les sortir des griffes du régime de « nazis drogués » qui les gouverne. Le nouvel empire américain s’attendait à ce que la population iranienne descende dans la rue pour achever le travail de déstabilisation déjà bien entamé par des campagnes de bombardement intenses. Dans les deux cas, jusqu’ici, la réalité ne s’est pas déroulée comme les plans le prévoyaient. Après plus de quatre années de guerre l’Ukraine se défend toujours avec vaillance et l’armée russe n’a que peu progressé au-delà de la province du Donbass depuis trois ans. En Iran, malgré les rodomontades du gouvernement américain et ses communiqués de victoire, le régime tient bon, les dirigeants assassinés ont été remplacés, l’armée religieuse continue à lancer missiles et drones à tout-va, bloque partiellement le détroit d’Ormuz créant ainsi une crise économique mondiale et, surtout, attaque les pays arabes du Golfe persique ruinant sans doute pour longtemps leur réputation de havre de paix particulièrement attractif pour les touristes blingblings du monde entier, les narco-trafiquants et le recyclage de capitaux de toutes origines.

    Ce chaos guerrier aux forts relents post-coloniaux, néo-impérialistes, risque de laisser des traces durables dans la géopolitique mondiale, sans parler de la crise économique qui sourd sur la planète entière. Les pays agresseurs n’arrivent pas pour le moment à mettre fin aux guerres qu’ils ont initiées. Ils présentent l’un et l’autre des revendications pour le moment inacceptables par les pays agressés. Comme ceux-ci continuent de résister militairement contre vents et marées, ou, à tout le moins, d’être en mesure de déployer une capacité de nuisance certaine, ils ne sont pas acculés à signer leurs redditions comme le furent l’Allemagne ou le Japon en 1945. Alors ils continuent à faire valoir leurs « arguments » et leur volonté de survivre à coups de missiles ou de canons, et surtout à force de beaucoup d’ingéniosité, comme inspirés par le désespoir.

    Evidement tout est relatif : vu de « l’Occident collectif » on préfèrerait que l’Ukraine s’en sorte et que l’Iran tombe. Ce serait une espèce de revanche pour toutes les attaques subies en provenance de l’ex-empire soviétique depuis la révolution bolchevique de 1917, et d’Iran depuis la chute du Shah, plutôt prooccidental, en 1979. Mais du côté du « Sud global » c’est exactement la position inverse et on ne serait pas mécontent que les Etats-Unis avalent leur chapeau comme revanche contre « l’impérialisme occidental », dont ils furent les leaders depuis la fin de IIe guerre mondiale, comme gage d’un certain rééquilibrage géopolitique du monde du XXIe siècle.

    Les grandes puissances émergentes, voire déjà significativement émergées, comme la Chine et l’Inde penchent nettement en faveur de ce rééquilibrage et le font savoir. Le plus édifiant dans cette affaire est que les deux forbans qui gouvernent aux destinées de la Russie et des Etats-Unis semblent creuser leurs propres tombes. Les années à venir diront si l’occident continuera vers ce déclin déjà maintes fois annoncé depuis cinquante ans, ou si un ultime sursaut lui permettra de repousser cette échéance. Désormais « Sud global » et « Occident collectif » utilisent les mêmes méthodes en cherchant à obtenir par la force ce qu’elles échouent à convenir par la diplomatie. Toujours membre de cet occident tant rejeté par une partie de la planète, l’Europe reste l’une des dernières entités à défendre l’Etat de droit et les valeurs internationales telles que définies par l’Organisation des Nations Unies, notions en grave danger d’extinction. Elle est bien seule dans ce combat.

    Quoi qu’il en soit il est peu probable que tout revienne comme avant, un « avant » où le système international avait été bâti, par et pour l’URSS et les Etats-Unis, sur les ruines de l’Europe de 1945. Les deux guerres en cours, dont on ignore encore quand et comment elles se termineront, semblent avoir déjà sérieusement entamé le crédit de la Russie et des Etats-Unis. L’avenir à court terme dira si, en plus, elles ont affaibli ces deux Etats hégémoniques au profit des nouvelles puissance mondiales dominées par l’Inde et la Chine, plutôt avec brio, et où le concept de démocratie est relayé aux oubliettes.

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    Du Rubicon au Golfe persique

  • Talking Heads et Mamdani à New York

    Talking Heads et Mamdani à New York

    La ville américaine de New York a élu un maire de 43 ans, d’origine indienne, né en Ouganda, ancien rappeur, Zohran Mamdani. Il a été naturalisé américain en 2018 et été élu sur la base d’un programme socialisant mêlant le contrôle des loyers de cette ville, celui des expulsions abusives, la promotion des énergies renouvelables, le soutien propalestinien, ou la lutte contre les discriminations, etc. Le profil est plutôt inhabituel pour un maire de la capitale financière mondiale.

    Il a investi son poste ce 1er janvier lors d’une cérémonie organisée dans une station de métro désaffectée, puis a prêté serment, la main sur le Coran, sur les marches de l’hôtel de ville où il a fait jouer les Talking Heads sur la sono avant d’accueillir sur scène des musiciens divers. Pour les plus jeunes, Talking Heads est un groupe américain des années 1970-1980, phare de la new-wave, mené et inspiré par l’inventif guitariste-chanteur David Byrne qui continue à mener une brillante carrière solo et à se produire sur scène.

    Bref, on peut être un maire « de gauche » américain et avoir bon goût musical !

  • Les vœux de Noël du président des Etats-Unis

    Les vœux de Noël du président des Etats-Unis

    Le président américain a souhaité un joyeux Noël à ses concitoyens. Microsoft les traduit ainsi :

    Joyeux Noël à tous, y compris à la racaille radicale de gauche qui fait tout son possible pour détruire notre pays, mais échoue lamentablement. Nous n’avons plus de frontières ouvertes, d’hommes dans le sport féminin, de transgenre pour tous, ni de forces de l’ordre faibles. Ce que nous avons, c’est un record boursier et des 401K, les chiffres de criminalité les plus bas depuis des décennies, aucune inflation, et hier, un PIB de 4,3, deux points de mieux que prévu. Les tarifs nous ont donné des milliers de milliards de dollars en croissance et prospérité, ainsi que la sécurité nationale la plus forte que nous ayons jamais eue. Nous sommes à nouveau respectés, peut-être comme jamais auparavant. Que Dieu bénisse l’Amérique !! Président DJT
    (Traduction Microsoft)

    Le terme « scum » est traduit par Microsoft en « racaille ». Une autre traduction possible est « ordure ». Bref, on reste dans le style agressif et autosatisfait désormais habituel du président américain. Il a pourtant fait des études dans une école de commerce états-unienne privée, la Wharton School, l’une des plus prestigieuses du pays dont les valeurs affichées sur son site web :

    Our strategic plan guiding us towards greater influence, innovation, and engagement for the advancement of business, education, and society at large.

    M. Trump devait sécher les cours lorsqu’on parlait de l’avancement de l’éducation ou de la société.

    Juin / Charlie Hebdo (09/03/2016)
  • Le président Trump tout en poésie

    Le président Trump tout en poésie

    On connaissait déjà la célèbre incise du président américain, ressortie à l’occasion de sa première campagne électorale, « les femmes il faut les attraper par la ch… », ce qui ne l’avait pas empêché d’être élu en 2017. On a aujourd’hui une envolée lyrique de ce dirigeant qui marque son goût pour la poésie, particulièrement passionné quand il s’adresse aux femmes, ou parle d’elles.

    Dans son avion de fonction qui transporte également un groupe de journalistes accrédités il aime venir papoter avec eux durant le voyage. Lors d’un de ces déplacements aéroportés récents une journaliste l’a interrogé sur ses liens avec le financier pédo-criminel Epstein (qui s’est suicidé en prison en 2019). Refusant de répondre à la question il a clos le sujet d’un :

    Tais-toi petite truie !

    Si on ne veut pas d’un président mal-élevé, il suffit de ne pas voter pour lui.

  • Les Etats-Unis se fatiguent de la guerre d’Ukraine

    Les Etats-Unis se fatiguent de la guerre d’Ukraine

    La guerre d’Ukraine bat son plein, la Russie reste ferme sur ses positions agressives et ne bouge pas d’un iota sur ses exigences de transformer l’Ukraine en une zone tampon entre elle et l’Europe pour envisager de commencer à discuter de cesser les combats. Bien au contraire, Moscou a envoyé il y a deux jours une salve d’une vingtaine de drones et missiles sur la Pologne. Il est peu probable qu’il s’agisse d’une erreur vu le nombre d’aéronefs en question. Ils n’étaient a priori pas explosifs. Certains ont été abattus par des chasseurs polonais et néerlandais loin à l’intérieur du territoire polonais mais il semble que la majorité n’a pas pu être détruite, ce qui est moyennement rassurant quant à l’efficacité de la défense aérienne des forces de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) chargées de défendre l’Europe…

    Depuis son intronisation au début de cette année le président des Etats-Unis essaye, avec un peu de dilettantisme, de mettre fin à cette guerre. Les résultats sont plutôt modestes devant le refus de tout compromis exprimé par la Russie qui développe le même rationnel depuis 2014 : l’Ukraine est une province de la Russie. Les différents envoyés spéciaux américains, et jusqu’au président Trump lui-même qui vient de recevoir son alter-ego russe sur un tapis rouge déployé sur le territoire américain en Alaska, se sont heurtés au même mur infranchissable de la volonté russe malgré des concessions assez significatives que les Etats-Unis se sont montrés prêts à faire à Moscou… au nom de l’Ukraine à qui on n’a guère demandé son avis.

    Ce matin le président Trump a publié une lettre sur son réseau dit « social ». Il rappelle son mantra dans cette affaire à savoir que cette guerre n’aurait jamais été déclenchée en février 2022 s’il avait été président et il qualifie ce conflit de « guerre de Biden [son prédécesseur] et Zelensky [le président ukrainien] ». Il ne fait pas mention de la Russie qui est tout de même le pays dont l’armée a franchi la frontière de l’Ukraine. C’est la vision du patron de la Maison Blanche et d’une bonne partie de ses électeurs. Ils ont le droit de défendre cette position. Hélas, elle va à l’encontre des valeurs et systèmes sur lesquels l’Europe s’est construite depuis la fin de la IIe guerre mondiale. Les positions bougent et il va bien falloir en tenir compte, à défaut d’être en position de faire valoir les aspirations européennes à la démocratie et l’Etat de droit, sujets qui deviennent bien minoritaires dans le monde !

    Par la voix de leur président, les Etats Unis mentionnent dans cette lettre qu’ils sont prêts à envisager de nouvelles sanctions contre Moscou pour tenter de favoriser la fin du conflit si les pays de l’OTAN cessent d’acheter du pétrole russe et s’ils imposent des droits de douane de 50 à 100%. Il faut bien dire qu’il y a du bon sens dans ces demandes. Il semble qu’il subsiste encore des achats d’uranium russe par des entités américaines mais il n’en est point question dans la missive trumpiste.

    Quoi qu’il en soit, les exigences russes comme américaines accentuent la position de faiblesse l’Europe, démunie face à deux ogres sans foi ni loi. On a du mal à imaginer un sursaut possible, militaire et politique, des capitales européennes face aux ambitions impériales russes et au repli des Etats Unis. Il nous est quand même permis de l’espérer en étant réalistes sur l’ampleur des sacrifices qu’il faudra consentir pour recouvrer un niveau de puissance suffisant pour faire reculer les ogres !

  • Du bling-bling à la Maison Blanche

    Du bling-bling à la Maison Blanche

    On savait le président américain Trump amateur de décoration bling-bling et l’aménagement de son appartement new-yorkais dans la « Trump Tower » montré à l’occasion de sa campagne électorale présidentielle 2016 avait confirmé son goût pour les choses plutôt dorées et chargées.

    Lors de son premier mandat 2017-2020 il n’avait pas fait significativement modifier l’apparence du bureau ovale de la Maison Blanche. A l’occasion de son nouveau mandat 2025-2028 il s’est lâché et on se croirait désormais dans une « Trump Tower » ou dans un showroom d’ameublement clinquant.

    On voit sur ces deux photos l’ajout de breloques dorées un peu partout. Des coupes dorées sont désormais posées sur la cheminée. On ne sait pas bien ce qu’elles représentent, peut-être des trophées sportifs ? Des dorures ont également été ajoutées sur la façade de la cheminée et sur le mur. Les tables en acajou simple de chaque côté des fauteuils et celles sur lesquelles sont posés deux bustes ont été remplacées par des tables beaucoup plus voyantes avec bordures dorées et, pour celles supportant les bustes, des pieds également dorés représentant l’aigle américain ailes déployées. Plus incongru, la table située devant les fauteuils est désormais marquée d’un grand cercle doré, représentant sans doute le logo de la présidence, sur lequel est posé une maquette de Boeing 747, modèle d’avion désormais ancien mais que la Maison Blanche continue d’utiliser pour déplacer son président dans le fameux « Air Force One ». Curieusement la maquette n’est même pas décorée du bleu ciel qui est la robe de l’avion présidentiel. On ne sait pas encore bien à quoi correspond cette maquette.

    Les goûts du président sont du genre clinquant, et il entend le montrer au monde ! C’est un mauvais goût décomplexé mais après tout son rejet de l’élite W.A.S.P. washingtonienne était un élément fondateur de son programme électoral. Il en met en place les symboles dans son bureau ce qui devrait satisfaire son électorat et symbolise finalement assez bien sa méthode politique faite de coups médiatiques et d’outrances verbales. On est bien loin des habitudes policées des diplômés d’Harvard, passant leurs vacances à Martha’s Vineyard, qui ont gouverné jusqu’ici. On passe de l’acajou aux dorures, il n’est pas dit que ces pratiques soient moins efficaces dans le monde d’aujourd’hui. Si cela ne plait pas il ne fallait pas voter pour lui !

    Lire aussi : Un dirigeant balourd

  • L’éducation aux Etats-Unis

    L’éducation aux Etats-Unis

    Les Etats-Unis ont décidé de fermer le ministère fédéral de l’éducation. Les citoyens et le monde médiatique français sont stupéfaits devant une telle disruption. Evidemment, en France, l’éducation nationale est « nationale » comme l’indique son nom. Cette administration compte plus de 1,3 millions de personnels dont 0,8 d’enseignants. Le choix français, comme dans beaucoup d’autres domaines, est celui de la centralisation. Les Etats-Unis ont décentralisé la gestion de l’éducation au niveau des Etats américains. Ce sont des options différentes. Si l’on en juge les résultats des différentes évaluations internationales (PISA et similaires), il n’est pas démontré que le système américain soit moins efficace que les autres.

    Plus surprenant, on apprend que l’Etat fédéral américain vient de suspendre le versement de subventions aux universités de Colombia et de Harvard accusées de tendances pro-palestiennes. Il s’agitait de sommes significatives : 400 millions USD pour la première, 2,5 milliards USD pour la seconde. On pensait ces universités américaines totalement privées, d’où les droits d’inscription très élevés par rapport aux standards français. Ils le sont en effet mais une partie du financement relevait de l’argent public américain jusqu’à ce qu’ils soient suspendus par l’administration.

    Avec les termes fleuris qui lui sont chers le président Trump règle son compte à Harvard et tout ce que représente dans le monde cette université d’élite.

    Harvard est une BLAGUE, qui enseigne la Haine et la Stupidité, et ne doit plus recevoir de fonds fédéraux.

    Tout en subtilité…

  • Les ‘Ricains

    Les ‘Ricains

    On ne dit plus « les Etats-Unis ont élu un président ruffian-marchand de bétail » mais « le président américain est un être transactionnel ».

  • Les lubies du pouvoir américain

    Les lubies du pouvoir américain

    On va de surprise en surprise dans la révolution trumpiste en cours aux Etats-Unis d’Amérique. Certaines sont assez fondamentales et bouleversent l’ordre du monde, d’autres sont plutôt anecdotiques comme la volonté du nouveau président de rebaptiser le Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique. Il y a d’ailleurs dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington une carte d’Amérique du Nord mentionnant cette nouvelle appellation.

    Certains organes de presse américains se refusant à cette gymnastique sémantique et se sont vu du coup interdire l’accès au pool de presse présidentiel. On ne sait pas bien qui détermine les noms géographiques ni s’il existe une organisation internationale en charge d’enregistrer ces dénominations. Des pays riverains de l’océan pacifique peuvent-ils librement le rebaptiser « océan agressif » ?  Le président Trump ne s’embarrasse pas de ces détails juridiques et on va voir à court terme qui le suit, ou pas. En attendant, Google Map est prudent et affiche déjà les deux dénominations…

    Google Maps – Golfe d’Amérique
  • Guerre économique

    Guerre économique

    Depuis la prise de fonction de leur nouveau président les Etats-Unis d’Amérique ont initié une guerre mondiale économique en rehaussant, souvent de façon significative, les droits de douanes imposés aux pays tiers exportateurs. Cela va renchérir le coût des produits importés par les Etats-Unis, qu’il s’agisse de produits finis, semi-finis ou de matières premières. Les chaînes de valeur commencent déjà à en être désorganisées et, in fine, le consommateur final, notamment américain, devrait avoir à payer ces surcoûts.

    Selon les cas, ces hausses de droits de douane auraient été décidées pour forcer les pays exportateurs à prendre des mesures pour lutter contre les immigrés illégaux, l’exportation de Fentanyl ou d’autres motifs plus ou moins réels. C’est ainsi que les Etats-Unis accusent l’Europe d’un excédent commercial indécent qu’il faut réduire, avançant à l’appui de cette assertion des chiffres qui sont contestés par Bruxelles car ne prendraient en compte que la balance commerciale, effectivement excédentaire pour l’Europe, « oubliant » la balance des services qui, elle, est excédentaire en faveur des Etats-Unis. Les pays touchés par ces hausses de droits ont déjà pris des mesures de rétorsion à l’encontre de Washington.

    On suppose que si les pays « accusés » venaient à régler les dysfonctionnements dont les accusent les Etats-Unis, la hausse des droits de douane qui leur sont imposées seraient réduites, voir supprimées, mais l’histoire ne le dit pas. On peut d’ailleurs s’étonner que le président américain puisse décider de ces bouleversements économiques, qui touchent le monde entier, seul dans son bureau ovale. Mais autant certaines décisions intempestives du président américain sont actuellement contestées en justice, autant celles concernant les droits de douanes ne semblent pas discutées et elles s’appliquent actuellement. Quant aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui sont clairement violées par ces méthodes, plus personne n’en parle, sauf peut-être la Chine qui vient de déposer plainte auprès de cette organisation multilatérale honnie par le nouveau pouvoir américain qui en perturbe le fonctionnement.

    La théorie économique établit qu’une telle guerre commerciale aboutit immanquablement à une récession économique. Mais la théorie économique s’est déjà beaucoup trompée dans l’histoire. L’avenir devrait dire assez rapidement si, cette fois-ci, elle est confirmée, ou pas, dans cette nouvelle période de chaos économique.

    Et pendant ce temps la France regarde comment abaisser l’âge légal de la retraite…

  • Les Etats-Unis veulent annexer le Canada

    Les Etats-Unis veulent annexer le Canada

    Le président des Etats-Unis d’Amérique affiche vigoureusement son objectif d’annexer le Canada pour en faire le 51e état américain. On a du mal à y croire tant l’outrance apparaît farfelue mais ce n’est pas une hallucination, l’objectif est répété par le président à toutes sortes d’occasions. En attendant « mieux », une guerre commerciale a plus ou moins été ouverte par Washington pour tenter de forcer la Canada à « demander » lui-même ce rapprochement et sa disparition en tant qu’Etat indépendant.

    Ce nouvel impérialisme ressemble à bien des égards à celui de la Russie qui dénie à l’Ukraine son droit d’exister comme Etat indépendant et a donc envoyé ses chars en février 2022 pour atteindre son objectif. Dans un premier temps, la Russie a annexé sans autre forme de procès les provinces du Donbass sur lesquelles se déroulent encore des combats. Cette annexion, comme celle de la Crimée en 2014, n’est reconnue que par les amis de Moscou.

    On a du mal à imaginer que Washington puisse faire de même en faisant parler les armes contre le voisin canadien, mais dans cette période de chaos international causé par la remise en cause de l’organisation du monde, et particulièrement des frontières, issue de l’après-seconde guerre mondiale, on se dit que tout est possible. Après tout les Etats-Unis revendiquent également le Groenland qu’ils veulent racheter au Danemark et le retour à leur souveraineté sur le canal de Panama !

    Ces revendications inattendues brisent les certitudes des générations européennes post-seconde guerre mondiale qui croyaient « l’allié » américain solide comme le roc et mené par des dirigeants visionnaires, défenseurs de la démocratie et du libéralisme économique. Les choses changent !

    Juin / Charlie Hebdo (09/03/2016)
  • L’analyse du président américain sur un accident d’avion

    L’analyse du président américain sur un accident d’avion

    Quelques jours après l’intronisation du nouveau président américain Donald Trump, un crash s’est produit le 30 janvier entre un avion civil et un hélicoptère militaire à Washington. Les deux aéronefs ont plongé dans le Potomac. Il n’y a eu aucun survivant parmi les 67 personnes, passagers et membres des équipages. A peine 24 h après le crash, le président Trump a fait part de son analyse technique de ce drame sur le réseau Truth Social :

    Truth Social – message de Donald Trump

    Bonne nouvelle : ce message n’a reçu que 53 000 « likes » ce qui, pour une population de 350 millions de personnes, est finalement assez peu.

    Il a également accusé l’administration en charge du contrôle aérien d’avoir recruté des agents incompétents en ouvrant le recrutement à la « diversité ». Au-delà de ce diagnostic présidentiel, les enquêtes techniques habituels en ce genre de circonstances pour comprendre ce qui s’est passé et en tirer les leçons nécessaires.

  • Les précieuses ridicules

    Les précieuses ridicules

    La récente réélection de Donald Trump comme président des Etats-Unis d’Amérique a permis de lever le voile sur l’un des grands secrets de ce pays : pourquoi M. Trump a le visage orange ? Parmi les nombreux « experts » qui ont hanté les plateaux télévisés français à l’occasion de cette élection, on a vu des dermatologues venir expliquer que l’impétrant utilise une crème auto-bronzante, probablement de façon excessive, qui provoque ce teint orange qui lui est désormais familier. Le résultat est original et on n’est pas bien sûr qu’il se rende compte de celui-ci. Ou alors il s’en satisfait !

    Après tout nous avons eu en France un président de la République, François Hollande (70 ans), qui se teignait, et se teint encore, les cheveux d’un noir corbeau tellement intense qu’ils en deviennent surnaturels. Il en va de même pour la maire de Paris Anne Hidalgo, 65 ans. Ces derniers jours la présidente de l’assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (54 ans) est apparue teinte en blonde fatale sur les plateaux médiatiques. Le personnel politique prend soin de son apparence, il ne serait pas inutile qu’il passe aussi du temps pour prendre soin de la politique.

    Le nouveau président Trump a annoncé qu’il allait dévoiler un autre secret, cette fois-ci plus fondamental pour les Etats-Unis que la couleur de ses cheveux : il doit déclassifier le dossier de l’assassinat en 1963 de son lointain prédécesseur John Fitzgerald Kennedy (JFK). Différentes hypothèses ont été avancées depuis cette tragédie : une action secrète de la CIA, une action de la mafia américaine, une action de Cubains anticastristes, entre autres.

    Le monde a appris la vérité sur la couleur du visage du président Trump, il va peut-être enfin apprendre qui a assassiné JFK.

  • Le président élu Trump veut toujours conquérir ou acheter de nouveaux territoires

    Le président élu Trump veut toujours conquérir ou acheter de nouveaux territoires

    Alors qu’il n’a pas encore pris officiellement ses fonctions, le président élu Trump continue ses déclarations tonitruantes et plutôt hétérodoxes sur l’extension du territoire des Etats-Unis d’Amérique. Il vient de réaffirmer sa volonté de voir son pays acheter le Groenland au Danemark. Il avait déjà formulé cet objectif lors de sa première présidence (2016-2020). Il la complète cette fois-ci avec les menaces de rétablir la souveraineté américaine sur le canal de Panama et de transformer le Canada en un Etat américain si ce dernier continue à laisser passer des migrants à travers leur frontière commune. La seconde présidence Trump n’a pas encore débuté qu’elle promet déjà des étincelles.

    Mais quelle époque ! Alors que la Russie cherche à conquérir l’Ukraine par la force des armes depuis la guerre d’invasion initiée il y a presque trois ans, les Etats-Unis menacent de coloniser le Canada ou « d’acheter » le Groenland. Les empires se déchaînent et veulent appliquer la loi du plus fort au détriment du droit international si difficilement mis en place après la IIe guerre mondiale.

    L’hubris de dirigeants mal éduqués les rend avides de conquêtes territoriales. Ils sont plus gros et plus forts que les petits, alors pourquoi se gêner ? On peut se demander si le système international mis en œuvre sous l’égide des Nations-Unis depuis 1945 n’a pas atteint ses limites ? Plutôt que de chercher à le réformer, les empires le foulent aux pieds, cela va plus vite pour accroître leur puissance, du moins le croient-ils.

    La Russie, dirigée par une clique de forbans jamais vraiment sortis de l’époque soviétique, envoie directement ses chars pour conquérir les territoires ex-soviétiques qui tentent de s’éloigner de son influence. Les Etats-Unis, pour le moment, apparaissent un tout petit peu plus policés et proposent « d’acheter » les territoires qu’ils convoitent. Comme il est peu probable que leurs propositions déclenchent beaucoup d’enthousiasme de la part de leurs potentiels vendeurs on peut imaginer que l’étape suivant pourrait être la conquête par la force. Toutefois, les guerres précédentes au Vietnam, en Iraq ou en Afghanistan n’ont pas laissé que de bons souvenirs alors on peut penser que Washington se contentera de la guerre commerciale pour tenter de faire plier les récalcitrants.

    Ce n’est pas le cas de la Russie qui se posent beaucoup moins de questions, et surtout n’a pas à en poser à une opinion publique ou à des élus. Demain ce pourrait être le cas de la Chine qui a toujours en ligne de mire la réunification de l’ile de Taïwan et qui se posera probablement fort peu de questions éthiques le jour où elle se sentira prête à prendre le sentier de la guerre d’invasion.

    C’est notre époque, c’est aussi l’échec de la génération des « boomers » ; l’épisode de paix en Occident semble prendre fin et les armes parlent non loin de l’Europe. Plus ou moins conscient de cette situation qui dérive (un « point de bascule » comme on le dit dans les journaux télévisés) l’Occident hors-Etats-Unis réarme, plutôt lentement. Washington reste à la tête d’un budget militaire considérable, ce qui assure une partie de sa puissance. Des pays comme la France, lorsqu’ils ont le choix, préfèrent encore financer des jeux olympiques en 2024 puis en 2030 plutôt que de fabriquer des chars d’assaut ou des avions de combat.

    Ce choix de la paix est philosophiquement sympathique mais militairement dangereux pour les démocraties européennes. Le temps se couvre, les pays nuisibles à l’Europe se renforcent et multiplient les actions hostiles. Le temps des révisions déchirantes est sans doute venu.

  • L’ex-président Trump se rapproche de nouveau de la Maison Blanche

    L’ex-président Trump se rapproche de nouveau de la Maison Blanche

    Donald Trump (77 ans aujourd’hui) a quitté la présidence américaine en janvier 2021 dans le fracas de l’assaut du Capitole mené par des troupes de furieux à sa solde, fortement excités par le discours de leur idole contestant sa défaite électorale dans les jardins de la Maison Blanche. L’évènement avait fait cinq morts et provoqué l’évacuation en urgence des parlementaires sous la protection de la police, provoquant la stupeur chez les alliés occidentaux des Etats-Unis, et le sourire narquois du pays dits du « Sud global ». M. Trump n’a jamais reconnu la victoire de son challenger Joe Biden et a même refusé d’assister à son investiture. Il a passé ces quatre dernières années à tonitruer contre tout, à moquer et injurier ses adversaires (même ceux à l’intérieur de son parti), à se défendre contre les multiples procédures pénales en cours contre lui et… à préparer son retour à la présidence.

    Les premières élections primaires qui se sont déroulées au sein du parti républicain ces dernières semaines laissent penser que Trump sera le candidat du parti tant son avance sur les autres candidats est forte. Il sera sans doute confronté au candidat démocrate qui devrait être l’actuel président Joe Biden (81 ans à ce jour) dont l’état de santé paraît chancelant même si son bilan économique et politique est plutôt bon. C’est en tout cas une misère que le peuple américain n’ait le choix qu’entre un trublion caractériel et imprévisible, et un homme pus raisonnable mais manifestement sur le retour.

    Afin de maintenir sa réputation, Donald Trump se laisse aller dans ses meetings électoraux à des sorties dont il est familier depuis des années mai qui donnent froid dans le dos. Lors d’un rassemblement le 10 février il a asséné à la tribune que si les pays membres de l’OTAN ne payaient pas ce qu’ils doivent pour maintenir cette alliance militaire et qu’ils étaient attaqués, il laisserait faire et encouragerait les agresseurs :

    Non, je ne vous protégerais pas. En fait je les encouragerais à vous faire ce qu’ils veulent. Vous devez payer vos dettes.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/11/donald-trump-ne-garantit-pas-la-securite-de-l-otan-et-promet-des-expulsions-de-migrants_6215961_3210.html

    Ce n’est pas la première fois que Trump marque son désintérêt pour l’alliance atlantique (OTAN), et même sa volonté d’en sortir (ou d’en éloigner) les Etats-Unis d’Amérique. Il est à craindre que s’il est réélu il avance un peu plus vers la réalisation de cet objectif. Des dirigeants du vieux continents soulignent l’incohérence de tels propos mais il va bien falloir expliquer aux citoyens européens un jour ou l’autre que le parapluie américain devient de plus en plus fragile et que pour le maintenir ou le remplacer il va falloir payer plus.

    La triste réalité vécue aujourd’hui montre que faire la guerre avec les armes fournies par d’autres, ce qui est le cas de l’Ukraine et d’Israël vous rend particulièrement fragile en cas de changement d’humeur de votre fournisseur. L’Europe va devoir prendre en compte ce risque qui va bien se réaliser un jour ou l’autre. Peut-être la France, par exemple, pourrait-elle réfléchir à l’intérêt de financer des jeux olympiques et autres compétitions sportives internationales versus fabriquer des obus et des chars d’assaut ?

  • Donald Trump de nouveau en course pour la Maison Blanche

    Donald Trump de nouveau en course pour la Maison Blanche

    Les élections primaires du parti républicain aux Etats-Unis d’Amérique ont démarré et se sont déjà soldées par un triomphe de Donald Trump dans l’état de l’Iowa où il a écrasé ses concurrents en remportant 51% des suffrages. On apprend d’ailleurs ce matin que l’un d’entre eux, Ron DeSantis, vient de jeter l’éponge et de se rallier à l’ex-président. L’Amérique reste très divisée mais côté Républicains les pro-Trump semblent à la manœuvre. En dépit des menaces de procès qui s’amoncellent contre leur mentor, malgré l’insurrection contre le capitole du 06/01/2021 qu’il a largement provoquée par ses déclarations vengeresses en refusant de reconnaître la victoire dans les urnes de Joe Biden, malgré ses théories de Café du commerce il semble avoir de bonnes chances d’être réélu président des Etats-Unis en novembre prochain, et avec lui son cortège de simplismes assénés par lui-même et un entourage à sa mesure.

    Trump (77 ans) présente plutôt un bilan économique flatteur pour sa première présidence (2017-2021), au moins sur le court terme. Ses jugements à l’emporte-pièces sur l’immigration, la Corée du nord, l’Europe, ses adversaires démocrates et quasiment tous les sujets relevant de la présidence, lui ont assuré un solide soutien dans l’électorat populaire au point qu’une bande de furieux a pris d’assaut le capitole en 2021 pour tenter d’empêcher la certification de l’élection de son successeur Joe Biden. L’opération a échoué mais a tout de même fait cinq morts dont un policier. Il s’en est fallu de peu que les émeutiers empêchent la validation de l’élection du nouveau président. Les images de l’évacuation des sénateurs et des représentants par les sous-sols du bâtiment ainsi que celles des furieux saccageant et pillant des bureaux des élus qu’ils haïssent sont hallucinantes. Les insurgés voulaient « pendre Mike Pence » le vice-président chargé de la validation de l’élection et qui avait écrit qu’il n’avait pas les moyens constitutionnels de s’y opposer, se désolidarisant ainsi de son président. On n’ose imaginer ce qui se serait effectivement passé s’il était tombé aux mains de la foule hystérique ? Nombre des militants insurgés impliqués dans les violences ont depuis été lourdement condamnés par la justice américaine. Il n’est pas exclu que si leur héros revenait au pouvoir leurs peines puissent être adoucies, voire annulées.

    Le camp républicain est toujours animé des mêmes convictions et, en son sein, les anti-Trump sont très minoritaires. Il semble donc probable que s’il est investi par son parti l’ex-président affronte à Joe Biden (81 ans) avec de sérieuses chances d’être réélu. C’est ainsi, le parti démocrate n’a pas su identifier un candidat plus jeune et charismatique susceptible de faire face au populisme trumpiste et d’emporter le ralliement des électeurs démocrates. Le cas des Etats-Unis n’est pas unique en Occident. Non loin de Washington on vient de voir un nouveau président libertaire élu en Argentine affichant une tronçonneuse comme symbole de sa politique économique consistant à « réduire » le rôle et les dépenses de l’Etat. En France, les politiques en quête de voix aux élections se font interviewer par Cyril Hanouna. Au Royaume-Uni, les électeurs croyant aux billevesées des brexiteurs ont voté et obtenu la sortie de leur pays de l’Union européenne. Et l’histoire n’est sans doute pas finie. Nous l’écrivions déjà dans ces colonnes il y a quatre ans c’est : Le crépuscule des bobos, l’envol des ploucs !

    Donald Trump n’a pas dit son dernier mot :

    Riss / Charlie Hebdo (13/01/2021)
  • Le nouveau monde à la peine…

    Le nouveau monde à la peine…

    Les Etats-Unis d’Amérique sont déjà rentrés dans la campagne électorale pour les présidentielles qui se dérouleront en novembre 2024. Les deux grand candidats déclarés, Joe Biden (né en 11/1942) et Donald Trump (né en 06/1946) présentent une moyenne d’âge de à 78 ans aujourd’hui, qui sera donc de 80 au jour de l’élection. Certes ce sont donc des hommes « d’expérience » mais on ce n’est quand même pas vraiment une bonne nouvelle de voir la première puissance mondiale, si fort et si créative, se donner à la gérontologie, telle le Kremlin dans les années Brejnev !

    Comment peut-il se faire que ce pays ne soit pas en mesure de renouveler son élite politique au point de s’apprêter à élire un nonagénaire ? Soit les partis politiques ont pris soin de tout verrouiller pour empêcher tout intrus dans le fromage, soit il n’y a plus de volontaires, soit sans doute un peu des deux. Alors que les Etats-Unis ont su faire émerger un Bill Clinton (président de 1993 à 2001) ou un Barak Obama (président de 2009 à 2017), l’un et l’autre assez peu connus à l’époque de leur élection, l’élection de 2024 devrait se jouer entre deux vieilles carnes sur le retour. Pas sûr que ce soit un message très convaincant à envoyer à tous les pays et leurs dirigeants qui veulent mettre à bas la démocratie !

  • Tom Verlaine est mort

    Tom Verlaine est mort

    Le guitariste et chanteur-compositeur américain Tom Verlaine est mort hier à 73 ans (1949-2023). C’est l’un derniers représentants du rock underground américain qui s’échappe ainsi. Il a fondé le groupe éphémère Television en 1973 avec Richard Hell. Leur célèbre disque Marquee Moon, comme le premier disque du Velvet Underground (celui avec la banane) a été peu vendu en son temps mais a été écouté par tout ce qui comptait de la scène new-yorkaise de cette époque. Verlaine a influencé nombre de musiciens de l’époque et a continué une carrière solo discrète. Son nom de scène était un hommage au poète français.

    Il joue sur Horses (1975) et Gone Again (1996) de Patti Smith qui doit désormais se sentir bien seule… C’est le crépuscule d’une époque musicale, ils sont tous en train de partir.

    Lire aussi : Television – 2016/04/02 – Paris la Philharmonie
  • La dernière mode présidentielle

    La dernière mode présidentielle

    C’est la dernière mode des présidents « populistes » : ne pas assister à la passation de services en faveur de leurs successeurs. Déjà en 2020 le président Trump avait séché la cérémonie d’intronisation de Joe Biden qu’il estimait lui avoir « volé » l’élection et s’était réfugié dans son palace de Floride avec des archives classifiées de la présidence que les services américains ont dû aller récupérer de force. Demain c’est le président brésilien Bolsonaro qui, parti aux Etats-Unis, fuira l’investiture de son successeur qu’il aurait dû ceindre de l’écharpe aux couleurs nationales.

    Ces manifestations d’humeur n’ont guère d’importance légale et n’ont pas empêché les présidents Biden et Lula de prendre leurs postes présidentiels mais marquent le caractère irrémédiablement anti-démocratique et « plouc » des sortants. La bonne nouvelle est qu’ils n’ont pas réussi à démolir les institutions qu’ils combattaient. La moins bonne est qu’il n’est pas exclu qu’ils reviennent un jour puisqu’ils disposent toujours de solides bataillons d’électeurs !