Catégorie : Amériques

  • Ipanema sous le soleil

    Ipanema sous le soleil

    Réveil au bruit des vagues d’Ipanema qui claquent 12 étages plus bas. Au-dessus des « pains de sucre », le Christ de Corovado est immense, à l’échelle du reste. Les bras largement ouverts, il protège la ville et le pays et cela semble plutôt efficace. Et il est tout de même bien plus positif et élégant qu’un Jésus crucifié et sanguinolent !

    C’est une explosion de couleurs, de chaleur et d’énergie. Le nouveau Monde est en marche et la vieille Europe n’a qu’à bien se tenir ! La baie est sublime d’espace et de beauté.

  • La sexualité dans l’Eglise catholique

    Le pape en goguette aux Etats-Unis fait part de « sa honte »face à l’affaire des prêtres pédophiles qui ont été protégés par leur hiérarchie. C’est bien le moins qu’il puisse faire… C’est tout de même incroyable cette histoire : 3 000 prêtres poursuivis, 10% du clergé américain impliqué dans des histoires de touche-pipi ! Il y a vraiment un problème avec le célibat des prêtres mais il est peu probable que ce dogme risque de beaucoup évoluer avec Benoît qui n’est pas à proprement parler un révolutionnaire.

  • Rébellion maoïste en Colombie

    Les cinglés Mao de la jungle colombienne continue à utiliser leurs otages-marchandises. Ingrid Bettencourt serait mourante et en grève de la faim. Ses enfants exposent leur inquiétude en public, mi-émotion, mi-marketing, ils sont touchants. Les FARC sont aussi stables que le comité central de Pékin face à la contestation tibétaine : rien à battre, la vie continue.

  • Hécatombe bancaire aux Etats-Unis

    C’est maintenant la quatrième banque d’affaires américaine, la Bear Stearns, qui est en faillite et en cours de sauvetage par la banque centrale. Une nouvelle affaire financière majeure au pays du capitalisme roi. Du coup l’administration et la banque centrale « indépendante » font tourner la planche à billets pour éviter le désastre. In fine le contribuable américain paye pour sauver une banque privée, comme le citoyen britannique paye pour la Northem Rock tombée en faillite fin 2007. Les Etats-Unis nous avaient déjà fait le coup avec le fonds LTCM (Long term capital management) en 1998 et surtout les Caisses d’épargne dix ans plus tôt. Les contribuables de l’oncle Sam continuent à régler l’addition, comme les Français celle du Crédit Lyonnais. Il est vrai que l’axiome syndical voulant que le capitalisme privatise les profits et nationalise les pertes se trouve malencontreusement vérifié… On aurait pu laisser tomber la Bear Stearns, quitte à ce que l’Etat indemnise les petits épargnants, mais là on a vraiment une impression d’impunité. En gros, jouez au casino avec nos sous, il y aura toujours un crétin de contribuable pour renflouer. Tout ceci est tout de même inquiétant et donne l’impression que la crise s’emballe sans que personne ne contrôle vraiment le système.

    Pendant ce temps, l’inflation revient doucement en Europe vérifiant ainsi les craintes d’un certain Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne que la politicaille franchoulllarde vilipende régulièrement du haut de sa méconnaissance des mécanismes de l’économie. Il fallait voir durant la campagne électorale des présidentielles les (petits) barons de l’UMP et du PS affirmer que l’inflation était jugulée pour toujours et qu’il était temps de relâcher la politique monétaire. Aujourd’hui les mêmes pleurent sur l’augmentation du paquet de nouilles.

  • Révolution d’opérette

    L’Amérique latine s’agite : la Colombie flingue quelques cinglés-trafiquants des FARC, les révolutionnaires vénézuéliens s’indignent, l’Equateur pond des notes diplomatiques, les gringos de Washington jettent un peu d’huile sur la braise, et quelques centaines d’otages continuent à pourrir dans la jungle aux mains de vieux militants Mao réduits à la traite humaine à défaut d’avoir fait vaincre leurs idées. Un psychodrame latinos qui se poursuivra peut-être par une guerre type Pérou contre Equateur en 1995 qui heureusement s’était essoufflée au bout d’un mois. Cela pourrait relever d’un roman de Garcia-Marquez s’il n’y avait ces otages écrasés comme des mouches par une guérilla d’un autre âge.

  • L’hospitalité au Vietnam

    McCain candidat républicain à la présidence américaine : il a passé cinq années dans les geôles Viêt-Cong durant la guerre américaine et on connaît le raffinement du peuple de Ho-Chi-Min pour accueillir ses invités de marque. Il en est d’ailleurs resté infirme pour le restant de ses jours. Cela promet pour le développement des relations américano-vietnamiennes…

    On se souvient du Général Bigeard revenant, des années plus tard, sur l’évacuation des prisonniers de l’armée française dans la jungle après la chute de Din Bien Phu en 1954 : « une banane par jour, et on ramenait les gars vivants ». Cette évacuation fut une véritable hécatombe pour les soldats vaincus qui durent parcourir 700 km jusqu’aux camps de rééducation qui les attendaient et où aussi nombre des survivants ne résistèrent pas aux conditions effroyables de leur captivité. Bien après la fin de cette guerre de décolonisation, Bigeard retourna au Vietnam en 1994 où il fut accueilli par son alter-égo vietnamien, le Général Giap. Bigeard souhaitait que ses cendres soient dispersées au-dessus du champ de bataille de Dien Bien Phu après sa mort qui intervint en 2010, mais cette requête fut formellement repoussée par le Vietnam.

    Les Vietnamiens sont en général très accueillants, sauf lorsqu’on rentre chez eux les armes à la main…

  • Castro raccroche : c’est sans doute la première fois qu’un monarque communiste abandonne de lui-même le pouvoir ! Fidel en survêtement Adidas végétait dans sa chambre d’hôpital depuis des mois. C’est le dernier héros du marxisme du XXème siècle, de ceux qui ont masqué leurs crimes idéologiques derrière un romantisme révolutionnaire qui en a séduit tant dans notre Europe envahie par le cholestérol. D’ailleurs, Danièle Mitterrand vient de rendre hommage ce soir une nouvelle fois aux acquis de la Révolution. Il refile quand même les clés de la taule à son frangin guère plus brillant que lui, marxiste alcoolique de la première heure, plus ou moins compromis dans des trafics douteux et qui a fait fusiller nombre de sociaux-traîtres.

    Pendant ce temps, Poutine prend déjà les mesures de son futur fauteuil de premier ministre qu’il s’est auto-attribué sans attendre le résultat d’une élection présidentielle qui n’intéresse pas grand monde. En fait la démocratie en Russie semble être le cadet des soucis du peuple russe comme d’ailleurs du reste de la planète. Le dézingage de journalistes, la poloniuminisation d’opposants, l’anarchie sauvage qui régit le business et autres comportements propres à la Russie désoviétisée, finalement ce sont les règles d’un jeu auquel tout le monde joue. Et pourtant Chostakovitch y a composé une la musique du XXème siècle.

  • Mutation en Colombie

    Les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple) ont libéré deux otages colombiens, deux femmes, après une rocambolesque histoire concernant le fils que l’une d’entre elle avait eu en captivité avec un guérillero. Le gamin de 4/5 ans avait en fait déjà été confié depuis longtemps à un orphelinat mais les chefs des FARC l’avaient inclus dans le deal alors qu’il était déjà en liberté…

    Le parcours de ce mouvement « révolutionnaire » est assez incroyable, passé de l’idéologie marxiste au narcotrafic et au business d’otages détenus durant des années dans une jungle inhospitalière, le tout au XXIème siècle ! Il faut quand même le faire. Les déserteurs des FARC de plus en plus nombreux découvrent éberlués le retour à la vie « civile » au sein du peuple colombien fatigué de la violence et qui aspire plus à la paix qu’à la révolution. En attendant il faut composer pour en finir. Une fois cette aventure terminée peut-être un jour les chefs FARC s’exprimeront pour expliquer (justifier ?) leur métamorphose intellectuelle, cela risque d’être intéressant.

  • Politique familiale aux Etats-Unis

    C’est étrange l’évolution de la vie politique américaine ces dernières années. Bush junior a succédé à son père et ils auront à eux deux gouverné le pays pendant 12 ans ; Mme. Clinton se met en tête d’être élue président après son mari qui a dirigé l’Amérique durant huit années. Si elle était élue cela voudrait dire que deux familles ont dirigé ce pays pendant au moins un quart de siècle. Ce tropisme familial vire un peu à la république bananière.

  • Violences politiques sur tous les continents

    Des cinglés font exploser Bénazir Butho ce 21 décembre au Pakistan, causant une vingtaine de morts « collatéraux » et déclenchant des émeutes dans ce pays déjà chaud qui n’avait pas besoin de ça.

    Les cinglés boliviens s’apprêtent à relâcher quelques otages détenus depuis plusieurs années. L’une d’entre eux revient avec un gosse sous le bras dont le père serait l’un des geôliers… Bon, le retour va être difficile à gérer si elle ne veut pas être tondue !

  • Terrorisme d’extrême gauche en Amérique du Sud

    Un ramassis de crétins archéo-mao continue à détenir depuis des années leurs otages dans la jungle colombienne. On y trouve des politiques locaux, Ingrid Betancourt, des citoyens américains, tout un petit monde qui fermente dans la forêt en attendant d’hypothétiques négociations pour un échange d’otages. Des milliers de morts au Bangladesh après un cyclone dévastateur. Il y a vraiment des pays où il ne fait pas bon vivre devrions nous nous répéter tous les matins dans notre hexagone en nous rasant…

  • Du rififi à la Banque Mondiale

    Le patron de la Banque Mondiale Wolfowitz continue à s’accrocher à son siège malgré son aveu d’avoir favoriser sa copine travaillant dans l’institution. C’est assez fort pour un pourfendeur de la mauvaise gouvernance des pays du tiers-monde bénéficiaires des prêts de la Banque Mondiale. Certains pays doivent se tenir les côtes à la lecture des conditionnalités anti-corruption imposées par la Banque dans ses programmes.

    On ne sait plus qui a dit « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument » mais il y a de ça. On a vraiment l’impression qu’un sentiment d’impunité totale, une perte de contact avec les réalités, animent les actions de nos puissants et ce n’est pas bien, même s’il ne s’agit que de corruption intellectuelle.