Catégorie : Amériques

  • Qui s’assemble se ressemble

    Avez-vous remarqué comme Alain Minc ressemble furieusement à Paul Wolfowitz ?

    Le premier, français, formé dans les écoles de la République (Sciences-Po, ENA), bidouille dans le capitalisme français depuis des années, diffusant conseils aux entreprises et aux politiques sans prendre trop de risques par lui-même, il a mené à quelques échecs financiers majeurs (le raid contre la Société Générale de Belgique, le journal Le Monde, notamment), dans le même temps il est membre de nombre de conseils d’administration de multiples entreprises du CAC 40, il pose régulièrement sur les plateaux mondains des médias où ses analyses sont recherchées et diffusées avec humour.

    Le second, américain, est l’un des concepteurs du néo-conservatisme de l’Oncle Sam, sous-secrétaire à la Défense sous Georges Bush père il a développé le concept d’établissement de la démocratie au Moyen-Orient par la force, la guerre en Irak et la fin du régime de Saddam Hussein étant censée diffusée naturellement les avantages de celle-ci à tous les pays de la région. Nommé président de la Banque Mondiale, il sera poussé vers la sortie au milieu de son mandat pour avoir favorisé la carrière de sa maitresse travaillant dans cette institution.

    L’un et l’autre sont des conservateurs professionnels aux influences pas toujours très heureuses. La ressemblance n’est donc pas que physique.

  • Décès du patron d’Apple

    Steve Jobs est mort. Grand gourou d’Apple qui a rapporté beaucoup de sous à ses actionnaires et beaucoup de frénésie à ses consommateurs d’ichoses il a aussi été le symbole d’un modèle économique contesté : on crée en occident des produits de consommation (imachin ou sac Louis Vuitton) que l’on fait produire dans les pays émergents à bas coûts pour que les consommateurs américains ou européens se gorgent de produits inutiles largement financés par leurs banques branlantes. Et pendant ce temps les gouvernements émergents qui ont gagné beaucoup de sous sur le dos desdits consommateurs le prête aux gouvernements des pays occidentaux qui sont en faillite car leurs citoyens ont les moyens d’acheter des ibidules mais plus de payer des impôts…

    Il semble donc que ce modèle économique sur lequel Steve Jobs a surfé avec beaucoup de créativité et de succès ait quelques ratées à l’allumage ces derniers temps.

  • Les Etats-Unis se fâchent contre les banques

    Les Etats-Unis d’Amérique font ce qu’un gouvernement légitime se doit de faire : défendre l’intérêt de ses citoyens, et ils attaquent en justice 17 banques (dont la Société Générale française), en gros pour tromperie sur la marchandise. Ou comment l’élite de la finance mondiale, en réalité une bande de forbans sans foi ni loi, a fait croire au reste de la planète que des ménages pauvres pouvaient rembourser des crédits immobiliers pour acheter des maisons de riches ! Les pauvres ont été expulsés desdites maisons, les riches ont vu la valeur de leurs investissements s’effondrer, mais les forbans surpayés sont toujours en place, n’ont pas beaucoup payé pour leurs fautes et recommencent les mêmes tours de passe-passe.

  • Le rapport sexuel « précipité » de DSK à la une

    Martine Aubry explique au sujet de DSK sur un plateau de télévision mondaine « Je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l’attitude de Dominique Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes. »

    On peut la comprendre quand on lit la lettre du procureur de l’Etat de New-York demandant le renoncement au procès dans l’affaire DSK publiée sur le site web du tribunal de l’Etat de New-York. Elle fait 25 pages. Elle confirme le rapport sexuel précipité (hurried) mais admet que le viol ne peut être prouvé, précisant enfin que la plaignante n’est pas crédible après avoir avancé trois versions successives de l’incident.

    La lettre donne tous les détails (glauques) expliquant la relation sexuelle qui n’est contestée par personne, avec distance mesurée entre les tâches de sperme et le lieu supposé de la relation, les tâches similaires sur l’uniforme de la femme de ménage, le nombre et la couleur des panties de la victime supposée, etc. etc.

    Une tentative de timing du déroulement de la relation sexuelle précipitée est également menée. Entre l’entrée de la femme de chambre dans la suite à 12h06 et le coup de fil de DSK à sa fille il s’est écoulé entre 7 et 9 minutes, délai pendant lequel le DSK aurait emporté le consentement et opéré la relation sexuelle précipitée le menant à l’éjaculation. On peut en déduire que les préliminaires ont été plutôt expédiés et que l’ex-patron du FMI est du genre rapide. De Chirac ont disait de ses conquêtes : « cinq minutes douche comprise. » Bon DSK n’a pas pris de douche puisqu’il en sortait et que la police scientifique a pu faire ces différents prélèvements sur son corps d’athlète. Sans doute les politicards sont-ils des hommes pressés.

    Mais comment ne pas abonder dans le sens de la remarque de Titine ? Comme nous nous souvenons également du dérapage sexuel lui aussi reconnu dans le cadre de ses fonctions au FMI, resterait-il encore beaucoup de femmes capables de voter pour DSK ?

  • Sémantique et politique (suite)

    On passe aujourd’hui de l’acte inapproprié à l’erreur passagère de jugement dans la bouche des avocats de DSK pour qualifier le-petit-coup-tiré-vite-fait-avec-une-soubrette-avant-d’aller-déjeuner-avec-sa-fille.

  • DSK inapproprié

    DSK reprend son souffle à New-York : les poursuites pénales pour tentative de viol sont abandonnées contre DSK aux Etats-Unis ! La justice américaine constate qu’il y a eu rapport sexuel précipité entre DSK et une femme de chambre d’un hôtel new-yorkais, mais ne peut prouver que cet acte fut forcé. Un des avocats de l’impétrant admet un comportement inapproprié mais qui n’est pas criminel. On refait le coup de l’acte inapproprié rendu célèbre par l’inoubliable fellation au président américain dans le bureau ovale de la maison blanche ainsi que la légendaire utilisation libidineuse d’un cigare oblongue avec une stagiaire.

    Le crime ne peut être prouvé mais l’acte est reconnu : un homme politique français, patron en titre du fonds monétaire international, candidat putatif à la présidence de la République hexagonale, a, au minimum, tiré un petit coup vite fait (précipité) avec une soubrette avant d’aller déjeuner avec sa fille et de tenter de rejoindre sa femme à Paris. Ce n’est pas bien.

    Gageons que les électeurs auront à l’avenir un comportement approprié et éviteront de voter pour un malotru. Nous lirons sous peu les 40 pages du rapport du procureur américain pour connaître tous les détails de cette décision de justice.

  • L’incapacité des Etats à maîtriser leurs dépenses

    L’agence Standard & Poor’s dégrade la note de la dette souveraine à long terme des Etats-Unis d’Amérique de AAA à AA+. Dans sa note du 5 août de cinq pages, relativement claire, S&P explique que ce bonnet d’âne a été délivré devant la faiblesse des décisions politiques pour stabiliser la dette du gouvernement : en gros cela manque de recettes et il y a trop de dépenses. On ne saurait mieux dire.

    Lire aussi la note de S&P : ici.

    Rien de bien neuf sous le soleil, que n’importe quel économiste du bas Connecticut ne sache déjà depuis des décennies. Mais cette-fois ci le cancre américain est mis au coin les mains dans le dos et il est rayé du tableau d’honneur. La planète financière qui sait également tout ceci depuis des lustres puisque c’est elle qui prête au gouvernement américain impécunieux, ladite planète financière s’inquiète, voire panique, devant la réaction à en attendre des Messieurs les Marchés financiers lundi à l’ouverture des bourses.

    Ces réactions d’orfraies relèvent une fois de plus de la faux-jettonerie la plus extrême, mais c’est ainsi. La France nous dit-on est à l’abri d’une telle infamie car comme chacun sait nous maîtrisons nos dépenses et notre dette publique.

  • La qualification de l’acte sexuel de DSK négociée devant la justice américaine

    DSK a vu ses mesures de contrôle judiciaire allégées par suite des contradictions affichées par la plaignante. Il reste inculpé et interdit de quitter le territoire américain. La presse sérieuse explique que le DSK aurait admis une relation sexuelle consentie avec la femme de chambre et que celle-ci parle d’une relation sexuelle forcée.

    Il semble donc qu’il y a eu relation sexuelle un samedi matin ordinaire à New-York entre le directeur général du Fonds monétaire international et une soubrette guinéenne, juste avant que le premier n’aille déjeuner avec sa fille. Les amis socialistes de DSK se réjouissent et clament déjà son innocence. Il apparaît que pour eux le viol d’une femme de chambre d’hôtel ce n’est pas bien, le troussage d’une domestique à l’heure de l’apéritif c’est bien.

    Dans un cas comme dans l’autre, l’acte est incompatible avec les ambitions de DSK de se présenter à la présidence française. Il serait capable de déclencher le feu nucléaire pour séduire une secrétaire. Il va être intéressant d’écouter l’impétrant lorsqu’il reviendra en France s’il daigne s’expliquer devant ses fans.

  • Propagande culturelle

    Chaque culture tente de lutter comme elle le peut contre le tabagisme. Au Brésil c’est avec le risque d’impuissance.

  • DSK et sa cour d’avocats

    DSK, défendu par l’avocat vedette des rappeurs américains violents et soutenus par des communicants qui ont trempé dans la campagne de Gbagbo en Côte d’Ivoire, va repasser devant le juge lundi, une audience technique semble-t-il juste pour annoncer s’il plaide coupable ou non coupable. Avec un tel parterre de conseillers, nul doute que son futur est assuré !

  • La liquidation de Ben Laden contestée en justice ?

    Evidemment il fallait bien que quelqu’un, ou un Etat, s’avise de contester la légalité de l’action américaine qui a abouti à la mort de Ben Laden. En l’occurrence un des fils Ben Laden semble prêt à attaquer en justice la décision du président américain d’ordonner cette action américaine sur le territoire pakistanais. Au niveau international, il semble que les Etats-Unis exhument un ancien accord dans lequel le Pakistan autorisait les américains à intervenir sur leur sol dans le cadre de la traque anti-terroriste. Au niveau national, toute la subtilité juridique consistera à démontrer que l’ordre donné n’était pas de tuer, ce qui serait contraire à la constitution des Etats-Unis. A suivre.

  • Ben Laden au Pakistan est tué par un commando américain

    Ben Laden est mort sous les balles d’un commando américain dans sa résidence pakistanaise verdoyante. C’était un guerrier, malin, pétri de haine contre l’Occident, assailli de frustrations et d’arriération, il a fait vaciller l’Amérique avec des armes non conventionnelles. Balancer des Boeing contre des tours, il fallait tout de même y penser. Il l’a fait faire par ses sbires.

    Il a sans doute inspiré la mort de quelques milliers de personnes à travers la planète, bien moins que les chefs de guerre du XXème siècle, mais surtout il a terrorisé l’Occident repu, ce qui était son rôle de terroriste. Il est mort par des moyens classiques : une balle dans la tête. Pas grand monde ne devrait le pleurer.

  • Le pétrole fuit toujours

    Le pétrole continue de couler dans le Golfe du Mexique. Tout le monde tombe à bras raccourcis sur la compagnie pétrolière BP qui essaye désespérément de boucher le trou avec des idées qui paraissent émaner d’un inventeur de la fête à Neuneu : on pose un couvercle, on essaye un entonnoir, on échoue à injecter des boues boucheuses, on creuse un puits de dérivation, etc. Et le pétrole coule toujours.

    La vérité c’est qu’on ne sait pas faire, BP ou une autre, et encore s’agit-il d’un accident à 1 500 mètres de profondeur quand le Brésil est en train de forer à 7 000 mètres !

    En parallèle, BP qui a perdu la moitié de sa valeur boursière depuis l’explosion de sa plate-forme, est en train de soumettre au vote de ses actionnaires le versement de son dividende 2009. Certaines voix politiques, dont celle d’Obama, se demandent s’il ne serait pas plus raisonnable de mettre ces sous de côté pour indemniser les pêcheurs de crevettes de la Louisiane. Le capitalisme est pris à ses propres contradictions : BP qui représente la plus grosse capitalisation boursière britannique est une valeur présente dans tous les portefeuilles du Royaume-Uni, y compris bien sûr ceux des fonds de pension qui financent les retraites privées. Du fait de la dévalorisation du titre BP les retraites futures seront obérées si la dégringolade se poursuit. Et comme on ne peut rien exclure, y compris une OPA contre BP, voire même sa liquidation si le désastre écologique se poursuit, le sujet commence à devenir sensible, au-delà des pêcheurs de crevette louisianais.

  • Goldman Sachs avoue

    L’état-major de Goldman Sachs passe au confessionnal devant les sénateurs américains agacés par l’affairisme spéculateur du Dark Vador de la communauté des nouveaux barbares. Les gros poissons de Goldman ont amené avec eux un de leur fusible de service, un matheux français qui a conçu des produits financiers toxiques en se qualifiant lui-même de Frankenstein, pour expliquer leurs intentions si pures que jamais ils n’auraient joué à la baisse contre des produits qu’ils vendaient en même temps à leurs clients.

    En fait depuis la crise financière de 2008 et la succession des affaires Kerviel, Madoff et autres, sans parler des fonds spéculatifs pariant sur la hausse des produits alimentaires en 2007 au point de favoriser cette hausse et de provoquer des émeutes de la faim dans nombre de pays alors qu’il n’y avait pas de pénurie, on sait que ces forbans sont capables de tout et surtout du pire. Donc Goldman peut tout à fait être coupable de ce dont on l’accuse, cela ne surprendrait personne et a priori pas les sénateurs. Si même le Sénat des Etats-Unis d’Amérique se pose la question de la culpabilité des barbares de la finance c’est que l’on peut raisonnablement croire que celle-ci ne soit avérée.

    La plainte déposée contre Goldman Sachs par l’autorité des marchés financiers américains va suivre son cours qui ne va pas manquer d’être intéressant.

  • Les nouveaux barbares de la finance

    Quelques soucis pour le Dark Vador des nouveaux barbares : Goldman Sachs, banque d’affaires new-yorkaises, officine à traders bonusés et services sophistiqués. Les autorités financières américaines attaquent cette banque pour fraude. Un trader français est même expressément désigné dans l’acte d’accusation, rejetant ainsi les performances de Kerviel-le-fraudeur au niveau de l’école maternelle.

    En gros, Goldman Sachs a constitué pour le compte du fonds spéculatifs John Paulson (par ailleurs donateur à l’association humanitaire de Carla Bruni-Sarkozy) un portefeuille de titres plus ou moins immobiliers comme actifs de ce nouveau fonds. Goldman aurait ensuite fourgué ce produit financier à des investisseurs alors que dans le même temps Paulson, pariant sur à la baisse des titres immobiliers gangrénés par les subprimes, achetait des Credit default swap – CDS sorte de certificats d’assurance contre l’insolvabilité des émetteurs des titres qui prennent de la valeur à mesure que le risque augmente.

    Dans un monde financier basé sur la spéculation on trouve toujours des hurluberlus prêts à parier sur des positions opposées. Paulson qui avait pressenti à l’avance l’effondrement des titres subprimes avait trouvé des investisseurs prédisant le contraire. C’est Paulson qui a gagné, il a revendu ses CDS et les gogos investisseurs dans le fonds Goldman Sachs ont tout perdu.

    L’Etat américain s’émeut du rôle trouble de Dark Vador. On pourrait l’être à moins. A suivre.

  • Désastre en Haïti

    Haïti dévasté par un tremblement de terre qui aurait 150 000 morts, voire plus. Une capitale détruite, un pays martyrisé par l’Homme depuis des siècles et peu épargné par la nature depuis toujours. De l’esclavage aux empereurs fous, des occupations étrangères aux dictateurs locaux ce pays aura cumulé les désastres.

    Les compromissions françaises sont légion dans l’histoire de ce pays. Des indemnités versées par l’ile au trésor français pour prix de son indépendance au dernier rejeton Duvalier, président à vie, a trouvé refuge chez nous après sa destitution honteuse en 1986. Il y est resté plusieurs années avant de finir ruiné, poursuivi par des huissiers et des avocats du gouvernement haïtien à la recherche du magot pillé au cours des années de pouvoir de sa famille. Et pourtant ce pays est resté désespérément francophone.

    La presse et les Etats rivalisent en questions idiotes là où il n’y a pas grand-chose à dire mais beaucoup de choses à faire, et en compétitions ridicules pour savoir qui fait le plus et quelle nation plantera son drapeau le plus en vue sur un tas de misère. Les Etats-Unis sont dans leur pré-carré et prennent les choses en mains, c’est aussi bien.

    Lors d’un voyage initiatique vers la Jamaïque et sa musique reggae dans les années 80 le chroniqueur a passé quelques jours en Haïti, de Port-au-Prince à Cap-Haïtien, et quelques heures au marché de fer de la capitale pour y acheter des peintures naïves. C’est la première fois de sa vie il a vu traîner des cadavres le matin dans les rues, morts de violence ou de pauvreté, attendant d’être ramassés avant que le soleil ne fasse son œuvre. Il y avait aussi le plus incroyable bidonville de la planète, survolé en rase motte par les avions avant de se poser sur l’aéroport de la capitale, il s’appelle cité-soleil et est aujourd’hui hanté par des gangs de trafiquants qui y font régner leur loi sur le même tas de désespérance.

    Et pourtant cette île caraïbe a bien des fois été fondatrice dans l’histoire des Antilles montrant le chemin de la lutte contre l’esclavage, du culte vaudou, développant une culture foisonnante. Haïti a juste échoué sur la politique et sa capacité à construire une nation.

  • Les Amériques

    A l’occasion de la décision prise d’organiser les jeux olympiques au Brésil, une bonne partie de la presse explique que la dernière fois que des jeux ont été organisés en Amérique du Sud c’était au Mexique… Hum, hum, hum, il semble qu’il y ait confusion en Amérique du Sud et Amérique Latine. Le Mexique est en Amérique du Nord tout en étant en Amérique Latine mais certainement pas en Amérique du Sud. Le journaliste sportif de base devrait consulter son atlas un peu plus souvent.

  • Un jeu où tout le monde ne perd pas

    La justice américaine découvre qu’un client de Madoff sur deux n’a pas perdu d’argent. Evidemment et c’est bien là le principe de cette fraude : ce sont les derniers qui se font avoir, leurs fonds ayant été distribués aux premiers. C’est la pyramide de Ponzi.  

    C’est comme la crise des subprimes, ce diabolique concept de prêter de l’argent à des acheteurs immobiliers non solvables. Avant que la crise n’éclate, nombre d’entre eux ont fait de substantielles plus-values en revendant leur maison bien plus chère qu’ils ne l’avaient achetée, comme d’ailleurs nombre de propriétaires immobiliers français qui ont estimé durant des années qu’une plus-value annuelle de 15% sur leur patrimoine immobilier était la norme. Le problème c’est pour ceux qui ont acheté un appartement début 2007 et qui veulent le revendre aujourd’hui…

    La soupe a été bonne pour tout le monde, sauf quand elle a commencé à refroidir.

  • La démesure !

    Retour sur les bonus : le patron de PHILBRO, filiale de CITIGROUP, Andrew HALL, est en litige avec sa maison mère car l’application de son contrat lui donnerait droit à percevoir un bonus d’environ 100 millions de dollars au titre de l’année 2009. CITIGROUP estime que cela fait un peu beaucoup… Ce n’est pas faux !

  • Pile je gagne, face tu perds

    Le dernier rapport de Cuomo, du nom du ministre de la Justice de l’Etat de New-York est titré :

    « No rhyme or reason: the ‘heads I win Tails you lose’ Bank Bonus Culture » (Sans rime ni raison : ‘pile je gagne, face tu perds’ la culture bancaire du bonus).

    Dans ce rapport sorti en juillet 2009, Cuomo passe en revue les bonus distribués en 2008 par les banques américaines ayant été sauvées de la faillite par le contribuable américain. Le thème principal est de démontrer par les chiffres que les rémunérations du secteur financier sont déliées (unmoored) des résultats de ces institutions :

    « Quand les banques vont bien les employés sont bien payés. Quand les banques vont moins bien les employés sont bien payés. Et quand les banques vont très mal, elles sont sauvées par les contribuables et leurs employés sont toujours bien payés. Les bonus et diverses compensations ne varient pas significativement lorsque les profits diminuent. »

    Suit une analyse des chiffres publiées par les neuf banques ayant bénéficié de fonds publics en 2008 (Troubled Asset Relief Programm – TARP) avec comparaison des bonus distribués en comparaison des résultats affichés et des fonds de sauvetage reçus. Intéressant !

    Intéressant également le fait de savoir que Andrew M. Cuomo (Attorney general de l’Etat de New-York) depuis 2007 était auparavant chef de la Housing and Urban Development (HUD) assurant la tutelle de Freddy Mac et Fanny May les deux institutions de refinancement des crédits hypothécaires qui ont dû être nationalisées en 2008 par l’Etat américain pour éviter leur faillite qui aurait eu un effet systémique dévastateur. Ces deux banques ont eu une responsabilité non négligeable dans l’aveuglement général sur le marché des crédits subprime ayant mené à la crise financière mondiale actuelle. Leurs dirigeants de l’époque ont eu des comptes à rendre à la justice américaine pour pratiques comptables douteuses, sans parler de bonus gigantesques dont ils ont eu à reverser une partie.