Catégorie : Amériques

  • On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif

    Obama revient sur un vieux projet américain de mise en place d’une assurance médicale pour ceux qui n’en bénéficient pas aux Etats-Unis, ce qui fait quand même 40 à 50 millions de citoyens. Cela déclenche une véritable levée de bouclier, on le traite de communiste ou de fasciste, c’est selon, en l’accusant de vouloir dilapider l’argent public. Un projet identique avait échoué sous la présidence Clinton, pour des raisons similaires.

    L’Amérique répugne depuis toujours à un système public de santé élargie au-delà de Medicare et Medicaid pour les vieux et les femmes. C’est le capitalisme dans son expression la plus extrême : soit tu as les moyens de te soigner toi-même, soit tu crèves. C’est étonnant cette répulsion à inclure dans la sphère publique la santé des concitoyens. Les Américains n’ont pas de difficultés majeures à concevoir que l’armée, la sécurité, les pompiers, et bien d’autres services soient financés par la communauté des contribuables, en revanche l’idée que des malades, et en plus pauvres, soient soignés aux frais de la communauté, les révulse. Il existe une espèce de blocage psychologique qu’Obama va avoir du mal à contourner.

  • La prison pour les trader-fraudeurs

    Maddoff a escroqué 50 à 65 Mds d’USD, Kerviel 5 Mds seulement mais en EUR. Le premier est condamné à 150 ans de prison, en faisant une règle de trois approximative, le second devrait prendre à peu près 5 ans.

  • 150 ans de prison pour le trader-fraudeur américain

    Maddoff condamné à 150 de prison aux Etats-Unis par suite d’une escroquerie estimée (pour le moment) entre 50 et 65 milliards de dollars. Coup de semonce pour la finance internationale qui va peut-être devoir réviser certaines de ses frontières. Maddoff a avoué qu’il n’avait pas investi un seul cent de tous les sous reçus de la part des investisseurs qui lui ont fait confiance et qu’il avait agi seul. Il a plaidé coupable ce qui a pour effet, si l’on comprend bien, d’arrêter les enquêtes. Si 0 dollar a été investi, on se demande alors ce que faisaient tous ces traders qui posent derrière l’escroc du siècle devant leurs écrans ? Ils devaient chatter sur Facebook sans doute.

  • Un discours important du président américain Obama

    Le discours de Barak Obama au Caire, une pensée de haute volée adressée aux musulmans du Monde et non restreint aux seuls arabes, rappelant les liens historiques entre les Etats-Unis d’Amérique et les peuples musulmans. Il rencontre un franc succès en mentionnant « le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l’un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. » ou « …le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. »

    Il aborde avec sérénité et sans langue de bois les causes actuelles de conflits entre les peuples musulmans et l’Occident : l’Afghanistan, l’Irak, l’impasse israélo-palestinienne, l’Iran. Il parle de la démocratie qui n’est probablement pas le seul système politique défendable (aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre) mais que tout système devrait refléter la volonté du peuple. Il aborde la liberté de religion et les droits des femmes.

    Tout ceci n’est que mots affichés devant un public trié sur le volet, mais il faut au moins les mots pour guider l’action. Ils sont prononcés par cet homme :

    « Tout ceci n’est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blâmer autrui que de s’examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C’est une croyance qui n’est pas nouvelle, qui n’est ni noire ni blanche ni basanée, qui n’est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C’est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le cœur de milliards d’êtres humains. C’est la foi dans autrui et c’est ce qui m’a mené ici aujourd’hui. »

  • Drogue mexicaine et consommateurs américains

    Hillary Clinton déclare au Mexique que les Etats-Unis sont un grand consommateur de la drogue vendue par les cartels mexicains et sont donc en partie responsables du déchaînement de violence et de corruption qui s’abattent sur ce pays du fait desdits cartels. C’est frappé au coin du bon sens.

  • Goldman Sachs réfléchit

    La banque d’affaires Goldman Sachs lance une augmentation de capital de 5 milliards de dollars pour pouvoir rembourser, au moins en partie l’aide de 10 milliards que le contribuable américain lui a versée pour lui sortir la tête hors de l’eau. Il semble que le but principal soit de se défaire de la limitation des rémunérations imposée par l’Etat fédéral américain aux dirigeants des banques aidées par la ressource publique. On va donc demander aux actionnaires de souscrire 5 milliards de capital pour permettre aux dirigeants de Goldman Sachs de revenir à leurs salaires d’avant crise qui se chiffraient en dizaines de millions de dollars. Sans doute lesdits actionnaires estiment que si les dirigeants des entreprises qu’ils possèdent sont mieux payés, leurs propres dividendes seront eux aussi à la hausse. L’expérience récente prouve que ce n’est pas toujours le cas. En plein ouragan financier international, il y a des dirigeants de banque qui passent une partie de leur temps à se demander comment pouvoir rétablir leurs rémunérations dantesques. On pensait qu’ils consacraient plutôt leurs belles intelligences à redresser un système bancaire sérieusement défaillant ou à analyser les erreurs commises… Le plus extraordinaire dans cette affaire est que les enseignements de la crise à peine tirés sont déjà oubliés et tout recommence comme avant.

  • Dette américaine : les écuries d’Augias

    Un point intéressant dans le plan d’assainissement des écuries d’Augias du système financier américain c’est que les tombereaux de fumier de la dette de ces établissements vont être rachetés en association entre le contribuable américain et des fonds spéculatifs. L’objectif est évidemment de revendre cette dette en encaissant une plus-value lorsque les jours seront meilleurs. C’est un peu désarmant de voir rentrer ces institutions par la fenêtre alors qu’on les avait chassées par la porte, mais il semble que l’on ne puisse se passer d’eux. Ils sont prêts à spéculer sur une dette dont la valeur s’est effondrée notamment du fait de leurs propres spéculations débridées. C’est un peu comme si l’on demandait à un cambrioleur de donner des conseils pour protéger les maisons.

  • L’irresponsabilité des banques

    Les Etats-Unis découvrent que l’assureur AIG, n°1 mondial, qui a été sauvé de la faillite par le contribuable américain via un prêt public de 150 milliards de dollars en échange d’une nationalisation à hauteur de 80% de son capital, est en train de verser des bonus à ses salariés à hauteur de 450 millions de dollars. L’assureur, empêtré avec des actifs sans valeur (credit defaut swap) a perdu 99,3 milliards de dollars en 2008. Le pédégé du groupe auditionné par les parlementaires a déclaré :

    « Nous devons continuer à gérer notre entreprise comme une entreprise… en tenant compte de la froide réalité. A cause de cela et de certaines obligations légales, AIG a récemment versé des bonus, dont certains sont une faute de goût. »

    Une faute de goût, c’est peu dire. Il s’est aussi engagé à demander à ses cadres de reverser la moitié des bonus perçus pour ceux qui ont touchés plus de 100 000 USD.

    Quand il parle de « froide réalité » c’est l’un des paradoxes de cette gigantissime escroquerie aux contribuables : ceux qui ont mis en place ces instruments financiers « dérivés » tellement complexes que plus personne, pas même eux, n’y comprend plus rien, et qui ont générés les faramineuses pertes actuelles du système financier sont les seuls à pouvoir essayer de « démêler les pelotes ». De ce fait les banques en quasi-faillite sont tout de même obligées de garder les coupables dans leurs effectifs et, qui plus est, de leur verser des bonus en principe destinés à récompenser leurs performances, sous peine de les voir partir à la concurrence…

    On marche sur la tête et ce type de situation a le don d’exaspérer les contribuables. On peut le comprendre. C’est la négation même des principes capitalistes.

  • Madoff le trader-fraudeur du siècle plaide coupable

    Madoff risque 150 ans de prison, il va plaider coupable. Il sera sans doute plus tranquille à Sin Sin pour le restant de ses jours car sinon, en liberté, on peut craindre qu’un jour ou l’autre un investisseur ruiné ne le pende par ses boyaux à un lampadaire de Time Square ! D’ailleurs il paraît que la police lui fait porter un gilet pare-balles lorsqu’elle l’amène voir le juge.

  • La justice américaine s’intéresse à ses banques

    Le procureur américain de l’Etat de New York adresse une lettre au président de la commission des Services financiers de la Chambre des représentants le 10 févier pour expliquer le résultat de ses investigations aboutissant à la conclusion que, au bord de la faillite avec 27 milliards de pertes sur l’année 2008, quelques jours avant de se faire racheter par Bank of America, sous l’impulsion et avec les sous du contribuable, américain distribuait des centaines de milliards de dollars d’aide, la direction de Merrill Lynch a versé 3,6 milliards de dollars de bonus à 700 de ses cadres et s’est octroyée une très grosse part :

    • Les quatre premiers bonus ont reçu 121 millions de dollars
    • Les quatre suivant 62 millions,
    • Les six suivant 66 millions,
    • 14 personnes ont reçu des bonus de plus de 10 millions, totalisant 250 millions
    • 20 personnes ont reçu des bonus de plus de 8 millions
    • 53 personnes des bonus de plus de 5 millions
    • 149 personnes des bonus de plus de 3 millions
    • Au total, les 149 plus gros bonus représentent 858 millions. Et 696 personnes ont reçu des bonus d’un million ou plus.

    Dans le même temps le contribuable américain avait annoncé qu’il investirait 20 milliards de dollars dans le sauvetage de Merrill Linch et offrait une garantie de 188 milliards contre les pertes futures de son portefeuille. Le patron de Merrill vient d’être débarqué par Bank of America pour ces broutilles plus les frais d’1,2 de dollars qu’il venait d’engager pour la rénovation de son bureau. Les bras continuent de nous en tomber en de désespérés moulinets avant de frapper sinistrement le sol…

  • Madoff, escroc presque parfait

    Une liste de 163 pages des victimes de Madoff est disponible sur internet. On y trouve même les noms de son avocat, ses enfants, sa femme et son frère. C’était vraiment un escroc compulsif ce garçon ! Une dernière évaluation du montant de la fraude la ramène maintenant à 15 ou 25 milliards d’USD au lieu des 50 initialement annoncés. C’est déjà mieux mais moi qui ai déjà du mal à imaginer comment un patron de banque peut dépenser 50 millions de bonus annuel alors je ne comprends même pas comment un fraudeur peut dépenser 20 milliards. S’il a étalé ceci sur 20 ans cela fait 1 milliard par an. On achète quoi avec 1 milliard par an ? 10 000 Ferrari à 100 000 USD pièce ? 100 duplex sur la 5ème avenue à 10 millions l’unité ? C’est tout simplement insensé

  • Des rémunérations indécentes

    Bien vu Barack Obama ! Les rémunérations des dirigeants d’entreprises américaines qui font appel aux contribuables pour survivre seront limitées à 500 000 USD par an et « on va ôter l’air » de leurs parachutes dorés. Selon Les Echos d’aujourd’hui, les rémunérations-bonus-stock-options de ces patrons en 2007 étaient en millions de dollars (par personne) : 70,3 chez Goldman Sachs, 40 chez Lehman Brothers, 30,4 chez JP Morgan Chase, 17,3 chez Merrill Lynch, 22,8 chez Ford ou 15,7 chez General Motors. Pour leurs équivalents en France, il faut diviser par 8 ou 10. Qu’est-ce qui peut justifier des rémunérations pareilles ? Sans doute plus la cupidité et l’indécence que la compétence et la modestie… On a même à imaginer comment on peut dépenser de pareils montants annuels.

    Evidemment ce n’est pas l’économie de ces sommes qui sauvera la planète finance mais leur suppression ne fera pas de mal. Un peu de morale dans un monde déliquescent. Et encore faudrait-il faire les mêmes coupes claires avec les traders divas. Les Cassandres craignent leur départ ? Eh bien on les remplacera avec des traders payés moins cher.

  • Les « fat cats » font bombance

    Barack Obama s’énerve contre les primes « honteuses » que les banques de Wall Street auraient versées à leurs traders diva en 2008 alors que les contribuables américains (et internationaux) financent leur survie. Il déclare :

    « Au moment où la plupart de ces institutions étaient près de s’effondrer et où elles demandent l’aide des contribuables pour les soutenir, et où les contribuables eux-mêmes sont dans une situation difficile parce que le système tout entier pourrait leur tomber sur la tête s’ils ne leur venaient pas en aide, c’est le comble de l’irresponsabilité, c’est honteux »

    « Et ce qu’il va falloir entre autres, c’est que les gens de Wall Street, qui demandent de l’aide, fassent preuve de retenue, de discipline et de davantage de sens des responsabilités »

    Libération précise que Les autorités de l’Etat de New York ont indiqué mercredi que les établissements de Wall Street avaient versé 18,4 milliards de dollars de primes à leurs salariés l’an dernier. C’est beaucoup moins que l’année précédente (32,9 milliards en 2007). La baisse est aussi la plus forte en pourcentage (44%) depuis 30 ans. Mais la somme reste la sixième de l’histoire en valeur absolue. Bon, pour être juste il faudrait savoir combien cela fait par bénéficiaire… mais a priori cela doit faire plus que le salaire moyen français.

    Certains économistes mondains y vont de leurs commentaires sceptiques sur le fait que si on ne verse plus de prime, ou si l’on baisse leur niveau, on verra s’effondrer de nouveaux établissements financiers. Bon, et alors ? Nous faisons partie ici de ceux qui pensent que la chute de Lehman Brothers n’a pas été une si mauvaise chose. Si la survie d’une banque, ou de n’importe quelle autre entreprise, repose uniquement sur un système de rémunération aberrant eh bien la moralisation du système peut justifier qu’elle disparaisse. L’objet social d’une entreprise n’est pas la rémunération de ses dirigeants !

  • Investiture du président américain

    Investiture du président américain

    Concert sous la statue de Lincoln au Capitol de Washington pour l’investiture de Barak Obama. Pete Seeger, son fils et Bruce Springsteen chantent « This Land is Your Land » de Woody Guthrie, ça a tout de même plus de gueule que Sarkozy au Fouquet’s avec le CAC 40!

    THIS LAND IS YOUR LAND
    words and music by Woody Guthrie (1956)

    This land is your land, this land is my land
    From California, to the New York Island
    From the redwood forest, to the gulf stream waters
    This land was made for you and me
    As I was walking a ribbon of highway
    I saw above me an endless skyway
    I saw below me a golden valley
    This land was made for you and me
    I've roamed and rambled and I've followed my footsteps
    To the sparkling sands of her diamond deserts
    And all around me a voice was sounding
    This land was made for you and me
    The sun comes shining as I was strolling
    The wheat fields waving and the dust clouds rolling
    The fog was lifting a voice come chanting
    This land was made for you and me
    As I was walkin'  -  I saw a sign there
    And that sign said - no tress passin'
    But on the other side  .... it didn't say nothin!
    Now that side was made for you and me!
    In the squares of the city - In the shadow of the steeple
    Near the relief office - I see my people
    And some are grumblin' and some are wonderin'
    If this land's still made for you and me.
  • Barak Obama

    Barack Obama est élu président des Etats-Unis d’Amérique. C’est un immense vent de fraîcheur qui souffle sur l’Amérique. Ce garçon jeune, beau, dynamique, d’un calme olympien et d’une hauteur de vues inégalée depuis longtemps dans ce continent est élu après un parcours stupéfiant de célérité et de puissance. On peut croire en la capacité de l’Amérique à se régénérer face à l’adversité, bien plus vite que notre vieille Europe, surtout guidée par un personnage de ce genre.

    Cela dit, et comme le rappelait Védrine, Barack a été élu président des Etats-Unis et pas du monde, il devrait donc défendre les intérêts de ses électeurs et l’économie de son pays avant ceux du Kenya ou de l’Europe.

  • Le contribuable américain à la rescousse des forbans de la finance

    Ça y est, le contribuable américain est appelé à la rescousse pour refinancer les deux établissements de crédit américains qui portent 50% des encours de crédits immobiliers du pays. Comme quoi l’idéologie ne doit pas exclure le pragmatisme, même s’il est vrai qu’il est tout de même fatiguant d’entendre « les marchés » nous seriner à longueur d’année via leurs soi-disant analystes : synergies par-ci, relais de croissance par-là, gisement de productivité et autres slogans du même acabit, pour se voir renflouer par le contribuable quand ça ne va plus ! Ce n’est pas juste mais c’est malheureusement nécessaire. On aimerait entendre les divas de la finance faire amende honorable mais il ne faut pas rêver, elles se contentent de faire la manche auprès des actionnaires et d’augmenter leur capital pour renflouer les pertes et rebooter le système.

    On a quand même entendu les petits actionnaires en assemblée générale de NATIXIS demander la liste de leurs diplômes à la direction qui a dû ressentir un grand moment de solitude, avant d’être confirmée par ladite assemblée. L’histoire ne dit pas si la liste demandée a été fournie, sans doute.

  • Sainte Ingrid

    Ingrid elle est gentille : elle est allée à Lourdes remercier la Vierge Marie pour sa libération. Bon, d’après nos informations, cette libération relève plus des commandos de l’armée colombienne (pas vraiment issus de l’immaculée conception) que de la Sainte Vierge, mais Ingrid est tellement chou que l’on peut lui laisser ses illusions.

  • Rififi chez les Mao colombiens

    Les cinglés Mao de la forêt colombienne reconvertis dans le massacre d’otages et le trafic de pavot se sont trahis et les uns les autres et fait berner par l’armée colombienne semble-t-il, et voilà qu’une dizaine d’otages sont récupérés, dont Ingrid Betancourt, la nouvelle héroïne des Français.

    Elle retrouve ses enfants après six années de détention dans l’avion français qui les a amenés en Colombie. On aurait pu imaginer lui laisser un peu d’intimité pour ce moment familial ! Que nenni, dictature de la communication, encore, et il y a des caméras qui font des gros plans sur les larmes et enregistrent ses premiers mots à ses enfants. Sur le journal de France 2 on voit même une caméra filmer une autre. Bon, la ménagère de moins de 50 ans sera rassasiée ce soir avec un peu d’émotion, et puis demain c’est le tour de France de vélo qui démarre alors on passera à autre chose.

    Ceci étant dit, cette Ingrid force l’admiration, comme ses enfants d’ailleurs, toujours posés, toujours combattants. Ils ont obtenu ce qu’il fallait face à la bêtise préhistorique et sanglante des Mao de la jungle.

  • Barack

    Barack Obama est en piste pour se présenter aux élections présidentielles américaines. Il a l’air sympathique ce garçon, un peu lisse, un peu Ségolène, mais tout de même moins va-t-en-guerre que son adversaire républicain. C’est intéressant cette capacité des Etats-Unis à générer des hommes jeunes et neufs pour les diriger. La vieille Europe devrait s’en inspirer. Il est vrai qu’en France, Sarko/Ségo furent relativement jeunes et neufs mais plutôt moins brillants…

  • L’énergie de Rio

    L’énergie de Rio

    Le jardin botanique de Rio qui n’est que profusion tropicale : les palmiers touchent le ciel et toutes sortes de plantations se succèdent dans ce parc immense au cœur de la ville. Le patron du bistrot accueille le touriste français en fredonnant la Marseillaise, vantant la France de Monet et de Gaulle en servant un capuccino parfumé à la cannelle.

    Ipanéma, une immense promenade des Anglais écrasée sous le soleil, la plage est envahie par les cariocas en week-end : joggers qui courent sur le front de mer, surfeurs qui plongent dans l’écume, beach-volleyeurs bardés de vert et jaune aux couleurs de leur pays flamboyant, vendeurs à la sauvette qui décapitent les noix de coco pour en servir le lait à une population assoiffée d’exigences et de bien-être, jet-lag-massage sous les palmiers, baigneurs multicolores faisant la ho-la quand une série de grosses vagues explosent sur le sable blond, marcheurs de tous âges walkman collé aux oreilles. On ne sait plus où donner de la tête, la Girl from Ipanéma est multipliée à l’infini sur fond de bleu intense.

    Accoudé au bar d’une boutique délivrant des jus de fruit, glacés et multicolores, confectionnés à la demande, on regarde passer les hélicoptères qui croisent au milieu des buildings, les Boeings qui virent sur le Pain de Sucre pour se poser sur Santos Dumont entre mer et soleil, je me perds dans l’immense modernité de ce pays.

    L’avenue Pasteur, la place Claudel, le fort français à l’entrée de la baie. Pas sûr que l’incompréhensible mysticisme de Claudel n’ait grand-chose à voir avec la sensualité qui émane des Brésiliens. Ce n’est pas grave, ils marquent un peu de poussière de France au cœur de ce pays pressé.