Catégorie : Russie

  • La Russie et l’homosexualité

    Le président russe menace de revoir les accords bilatéraux concernant l’adoption d’enfant que la Russie a signé avec certains pays ayant légalisé le mariage homosexuel. Ce pays, ou en tout cas son président, ne souhaite pas voir ses enfants adoptés par des homosexuels. Il suffit de modifier les accords en question.

  • Punkettes en Russie

    Les Pussy Riot ont été condamnées à 2 ans de camp à régime ordinaire en Russie pour « hooliganisme et incitation à la haine religieuse. » Les soutiens internationaux n’auront pas servi à grand-chose et les trois grâces vont payer leur contestation musicale de Poutine et de l’église orthodoxe russe. Elles encaissent la sentence avec une certaine noblesse et jurent de ne pas demander l’indulgence de Poutine.

    La simple appellation de camp, qui renvoie à l’univers du goulag et aux livres de Soljenitsyne, fait frémir. Il est étonnant qu’au moins l’appellation n’ait pas été changée, à défaut du système lui-même vraiment d’un autre âge.

  • Les Pussy-Riot à Moscou

    Les Pussy Riot réclament le départ de Poutine dans une ode punk chantée dans une église orthodoxe de Moscou, trois minutes durant… avant d’être arrêtées : « Vierge Marie, délivre-nous de Poutine ». Elles sont en prison et risquent sept ans de prison, pour hooliganisme et blasphème. Le lieu du méfait était aussi choisi pour contester la compromission du goupillon avec le sabre en place.

    Longue vie aux Pussy Riot !

  • Des « amis » très peu fréquentables

    Alors que la France tente d’amadouer le président russe Poutine pour qu’il lâche la Syrie, celui-ci, ironique, répond lors d’une interview à l’Elysée que la famille Assad a plus souvent visité Paris que Moscou. C’est sans doute vrai, hélas !

    Chirac fut le seul chef d’Etat présent aux obsèques d’Hafez et le fiston Bachar a déjà fréquenté l’Elysée et le défilé du 14 juillet sous Sarkozy. Hélas, hélas, hélas !

  • Jeu de chaises musicales en Russie

    Rigolo : la principale opposition structurée en Russie à Poutine en train de se préparer à un quatrième mandat à la tête du pays, est… le parti communiste russe. Quel retournement de l’Histoire ! Poutine le kgébiste ex-soviétique, brutal et glaçant, qui a servi bien des causes troubles de l’ancien régime joue maintenant au jeu de chaises musicales avec son premier ministre pour rester à la tête du pays sans violer la lettre de la constitution. La Russie est en partie désoviétisée, mais Poutine ne l’est que fort peu. Quelle ironie de voir aujourd’hui le parti communiste s’opposer aux agissements de l’un de ses ex-serviteurs qui tente de faire perdurer les méthodes soviétiques !

  • L’Union soviétique passée par pertes et profits

    L’Union soviétique passée par pertes et profits

    Désopilant : la Russie de Poutine, ex-porte-flingue du KGB réhabilite officiellement le dernier tsar et sa famille, massacrés en 1918 par les bolchéviques. C‘est à s’en tenir les côtes. Vraiment la fin de l’Union soviétique.

  • Les comiques s’expriment suite à la mort de Soljenitsyne

    La mort de Soljenitsyne nous amène deux évènements hilarants :

    Poutine ex-patron du KGB qui vient de recueillir devant la dépouille du vieux russe torturé par les soviétiques, persécuté par le KGB, exilé et déchu de sa nationalité, on en passe et des meilleures… alors Poutine en dévotion devant le vieux résistant c’est à mourir de rire.

    Mélenchon, notre Mélenchon national, dernier Mao affiché de la classe politique parisienne dézingue le Soljenitsyne qu’il aurait sans doute prêt à bruler vif s’il l’avait pu. Sur son blog du 4 août (http://www.jean-luc-melenchon.fr/) il le traite « d’inepte rebouteux…d’inepte griot de l’anti-communisme officiel » et il en rajoute à tous les étages :

    Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n’oublie pas. Je ne pardonne pas. C’était un perroquet utile de la propagande « occidentale ». Utile car au contraire de tous ceux qui avaient dénoncé avant lui le goulag et les camps staliniens, Soljenitsyne était une voix de droite parmi les plus réactionnaire. Les textes de Christian Rakovski et combien d’autres (oserais-je mentionner Léon Trotski ?) ne reçurent ni prix Nobel, ni grasses subventions, ni hébergement fastueux, ni aucun des colifichets dorés dont Soljenitsyne fut gorgé comme une bête de commémorations anti progressiste mise à l’engrais. Ces lignes sont dédiées à leur mémoire.

    Ah Mélenchon, Mélenchon, quel lyrisme, quel enthousiasme, quelle vision, quelle finesse dans l’analyse, quelle fidélité dans la pensée ! Reste sur la même voie, par pitié ne change pas d’un iota ta puissance philosophique, nous n’y survivrions pas.

  • Soljenitsyne est mort

    Soljenitsyne est mort

    Soljenitsyne est mort hier à Moscou. C’est la fin d’un écrivain important. On entend encore les débats sans fin de l’intelligentsia française lors de la sortie de L’Archipel du Goulag dans les années 70, du conflit sur le chiffre de 80 millions de morts massacrés par Staline avancé par Soljenitsyne et discuté à l’infini. Il faut relire cet auteur.

  • Castro raccroche : c’est sans doute la première fois qu’un monarque communiste abandonne de lui-même le pouvoir ! Fidel en survêtement Adidas végétait dans sa chambre d’hôpital depuis des mois. C’est le dernier héros du marxisme du XXème siècle, de ceux qui ont masqué leurs crimes idéologiques derrière un romantisme révolutionnaire qui en a séduit tant dans notre Europe envahie par le cholestérol. D’ailleurs, Danièle Mitterrand vient de rendre hommage ce soir une nouvelle fois aux acquis de la Révolution. Il refile quand même les clés de la taule à son frangin guère plus brillant que lui, marxiste alcoolique de la première heure, plus ou moins compromis dans des trafics douteux et qui a fait fusiller nombre de sociaux-traîtres.

    Pendant ce temps, Poutine prend déjà les mesures de son futur fauteuil de premier ministre qu’il s’est auto-attribué sans attendre le résultat d’une élection présidentielle qui n’intéresse pas grand monde. En fait la démocratie en Russie semble être le cadet des soucis du peuple russe comme d’ailleurs du reste de la planète. Le dézingage de journalistes, la poloniuminisation d’opposants, l’anarchie sauvage qui régit le business et autres comportements propres à la Russie désoviétisée, finalement ce sont les règles d’un jeu auquel tout le monde joue. Et pourtant Chostakovitch y a composé une la musique du XXème siècle.