Catégorie : France

  • Que faire avec la Nouvelle-Calédonie ?

    Libérez la Nouvelle-Calédonie

    Alors que les résultats du 3ème référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie ont marqué un total succès pour la dépendance, les caciques indépendantistes marquent leur terrain. Ayant appelé à la « non-participation » au référendum, ils refusent d’en reconnaître le résultat et, par ailleurs, refusent de négocier le futur avec l’actuel gouvernement central qui ne sera probablement plus le même après l’élection présidentielle d’avril 2022. En revanche les partis indépendantistes acceptent immédiatement les transferts budgétaires et garanties de l’Etat pour financer les déficits significatifs des institutions locales, percutées par la crise sanitaire et économique.

    On est là au cœur de l’inextricable contradiction de la décolonisation des territoires ultra-marins. Les dirigeants indépendantistes calédoniens auraient bien tort d’en sortir puisqu’ils obtiendront satisfaction à toutes leurs nouvelles requêtes. C’est exactement ce qui est en train de se passer.

  • Des fouteux mondialisés

    Comme si la France n’en avait pas assez avec les supporters de fouteballe des équipes françaises qui rivalisent en violences et délinquances diverses à l’occasion des matchs joués dans l’hexagone, voici que des supporters des équipes de fouteballe du Maroc et de l’Algérie se sont affrontés sur les Champs Elysées ce 11 décembre à la suite de la victoire de l’une sur l’autre au terme d’un match disputé à… Doha !

    C’est un effet collatéral de la décolonisation : non seulement il faut supporter les débordements des matchs des équipes françaises, mais il faut également affronter ceux des équipes dans anciennes colonies. On a ainsi confirmation qu’un supporter d’une équipe française de fouteballe n’est pas moins nuisible qu’un supporter d’une équipe étrangère, le niveau d’abrutissement généré par une baballe qui roule sur la pelouse est le même partout sur la planète. C’est une vraie mondialisation réussie !

  • Une belle occasion manquée pour la Nouvelle-Calédonie !

    Les résultats du troisième et dernier référendum organisé dans le cadre des accords dits « de Nouméa » s’achève ce soir sur une lourde défaite du camp indépendantiste : le non à l’indépendance l’emporte à plus de 96%, largement aidé par l’appel au boycott lancé par les partis mélanésiens, ou, plus exactement, à la « non-participation », subtilité sémantique avancée par Roch Wamytan, président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, qui vient d’ailleurs d’annoncer qu’il ne reconnaîtra pas les résultats de ce référendum.

    On se retrouve au point de départ des accords dits « de Matignon » signés en 1988, il y a près de 35 ans ! Et nous allons probablement repartir pour des décennies de discussions oiseuses, éventuellement de nouvelles violences et, surtout, des coûts à prendre en charge par les contribuables français. Alors que la décolonisation de la Nouvelle-Calédonie était la mieux engagée de celle de tous les confettis de l’Empire, qu’elle avait été initiée via un processus apaisé, consensuel et intelligent, les indépendantistes, mis au pied du mur, reculent une nouvelle fois et la métropole ne sait plus comment faire pour rendre ces territoires à leur souveraineté.

    Les dirigeants kanaks avaient les cartes en main pour atteindre leur objectif de l’indépendance mais ils ont reculé devant l’obstacle. Comme les Québécois en 1980 et en 1995, ou les Ecossais en 2014, l’option de l’indépendance a finalement effrayé les partis indépendantistes et leurs électeurs. Il n’est pas facile de quitter le confort douillet offert par une vieille nation démocratique au sein de laquelle on peut critiquer tranquillement tout en étant assuré d’être protégé et financé. Dans l’histoire contemporaine, seule la sécession du Soudan du sud est un exemple d’un peuple qui a eu le courage de s’émanciper, mais il faut dire que son rattachement au Soudan ne lui apportait pas vraiment ni protection, ni financement, mais plutôt génocide et pillage de ses ressources…

    La question de la décolonisation des territoires « ultra-marins » reste posée : comment faire pour se « débarrasser » en douceur des dernières colonies françaises ? Combien de temps encore la France devra-t-elle boire la lie du calice pour avoir été puissance colonisatrice ? Sans doute pour des générations, hélas !

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2020/10/la-dependance-de-la-nouvelle-caledonie-reste-legerement-majoritaire-a-lissue-du-referendum-du-4-octobre/

  • Nouvelle-Calédonie : dernière étape avant la décolonisation ?

    Nouvelle-Calédonie : dernière étape avant la décolonisation ?

    Alors que les médias français épuisent leurs auditeurs à commenter les sondages de la campagne électorale présidentielle française, ils sont en train de passer à côté d’une étape majeure dans la poursuite de l’émancipation des dernières colonies françaises. Dimanche prochain aura lieu le troisième référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie dont la question est a priori la même que pour les deux premiers :

    Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?

    La partie kanake avait souhaité que cette troisième étape soit reportée compte tenu de la crise sanitaire et afin de ne pas interférer avec la campagne présidentielle. Cette demande ayant été repoussée, ce troisième référendum maintenu au 12 décembre, les Kanaks ont décidé de boycotter le scrutin rendant ainsi plutôt improbable la victoire de l’option « indépendance ».

    C’est une mauvaise nouvelle pour ce territoire comme pour l’ensemble de la communauté française car indépendance il y aura un jour, et plus on attend plus celle-ci se déroulera dans la douleur. On peut craindre que le boycott Kanak soit opportuniste devant la difficulté prévisible que le « oui » l’emporte. Une nouvelle fois la France est confrontée à son dilemme de puissance coloniale du XXIème siècle : comment rendre leur souveraineté à des territoires qui montrent dans leurs comportements de tous les jours qu’ils la souhaitent mais qui n’ont pas le courage de demander le divorce, même avec « pension alimentaire » ? Le processus calédonien avait pourtant été conçu de façon intelligente, participative et apaisée depuis les accords dits « de Matignon » en 1988 suivis des accords dit « de Nouméa » en 1998, mais, comme souvent, au moment du grand saut, les partisans de l’indépendante risquent de reculer.

    Lire aussi : La dépendance de la Nouvelle-Calédonie reste légèrement majoritaire à l’issue du référendum du 4 octobre

    Pourtant il va bien falloir trouver une solution et, dans le cas de la Nouvelle-Calédonie, rendre sa souveraineté à ce pays. Si l’issue du scrutin de dimanche prochain est le « non » nous allons repartir dans un nouveau processus de décolonisation qui va encore durer des décennies. Peut-être faudrait-il revoir la composition du corps électoral de façon à s’assurer que les indépendantistes y soient majoritaires ? Ou que la France prenne officiellement partie pour le retour à la souveraineté de la Nouvelle-Calédonie ? Tout ceci est délicat et annonciateur d’ennuis et de dépenses inutiles pour encore de très longues années, d’autant plus que les autres territoires « extra-marins » français s’enferrent dans les mêmes contradictions…

    A moins d’une bonne surprise ce 12 décembre à Nouméa ?

  • Le point Godwin et les gaulois brailleurs

    Avez-vous remarqué qu’en France un citoyen qui respecte plus ou moins les règles est plutôt l’exception au milieu d’un peuple qui met un point d’honneur à traverser en dehors des clous ou à ne pas porter son masque sanitaire dans les zones où celui-ci est obligatoire. Il faut de tout pour faire un monde et ce n’est pas bien grave si des gens traversent dans les clous pendant que d’autres traversent en dehors, même si l’on peut penser que la première solution est meilleure pour la santé. De toute façon, le piéton qui se fait écraser en dehors des clous sera soigné et financièrement pris en charge par la communauté des cotisants de la même façon que celui qui se fait écraser sur les clous, le coût de la transgression est donc nul. C’est plus confortable ainsi !

    Ce qui est aussi caractéristique de cette population française de gaulois brailleurs c’est que celui qui traverse en dehors des clous a tendance à rapidement railler celui qui traverse sur les clous, taxé de psychorigidité, d’être aveuglé par son sens de la discipline et autres joyeusetés du même ordre. Ce dernier se croît parfois obligé de se justifier mais à peine aura-t-il avancé l’éventuel intérêt général de la Loi primant sur les intérêts personnels qu’il se fait agonir de sarcasmes et d’ironie sur son comportement moutonnier qui est forcément condamnable. La charge de la preuve est inversée, c’est celui qui respecte les règles qui doit s’expliquer devant celui qui y déroge.

    Si la discussion se prolonge elle atteint son « point Godwin » et celui qui s’écarte des règles pose à celui qui les respecte la question : « mais pendant l’occupation allemande de la France entre 1940 et 1944 de quel côté te serais-tu situé ? » en ajoutant que les lois anti-juives du régime Pétain « ont été légalement adoptées par le Parlement français » … Bien sûr le contrevenant laisse entendre que respecter la Loi en 2021 fait potentiellement de vous un « collaborateur des nazis ». C’est un peu désagréable à entendre mais c’est la confirmation de la « loi de Godwin » qui veut que :

    [elle] repose sur l’hypothèse selon laquelle une discussion qui dure peut amener à remplacer des arguments par des analogies extrêmes. L’exemple le plus courant consiste à comparer le thème de la discussion avec une opinion nazie ou à traiter son interlocuteur de nazi.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

    En France, les petits arrangements avec les lois et les règles sont considérés comme chics et romantiques. Ils marquent le côté rebelle de leurs auteurs qui se sentent ainsi des Danton de circonstance, des Rimbaud de quartier, des Jean Moulin d’opérette. Cela rassure à peu de frais ; en ne respectant pas les règles on se croit à l’écart des sentiers battus, au-dessus de la masse, mais on est bien content de bénéficier de ces règles lorsqu’elle vous protège.

    Dans des situations dramatiques comme l’occupation de la France par les Allemands, bien malin qui peut prévoir qui d’entre nous sera résistant et qui sera collabo. Les actuels contrevenants-chics se rassurent en se disant que le fait qu’ils refusent de traverser dans les clous, leur comportement « rebelle » d’aujourd’hui, sans véritable risque, les classerait bien entendu dans le camp des résistants à l’oppression. Rien n’est évidemment écrit d’avance et le mieux est de faire preuve de modestie en la matière.

  • Les DOM cassent tout

    Toujours à l’affut d’un sujet pour contester la métropole, les départements d’outre-mer français s’enflamment depuis quelques jours contre l’obligation faîte au personnel soignant, aux pompiers et à quelques autres corps de métiers en contact avec le public d’être vaccinés contre la Covid.

    Les émeutes et les grèves générales se multiplient en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et même à Tahiti. Aux Antilles, malgré un couvre-feu en vigueur, les nuits sont violentes, bâtiments en flamme, barrages routiers, racket des automobilistes, blocage d’accès aux hôpitaux, abattages d’arbres sur les routes, pillages de magasins, voitures béliers écrasant les gendarmes, tir d’armes à feu contre les forces de l’ordre, etc.

    Nous l’avons dit précédemment, ce conflit devrait se résoudre comme les précédents avec le retrait des mesures nationales ne « plaisant » pas aux syndicats des DOM et des enveloppes budgétaires revues en hausse à distribuer pour calmer les esprits. D’ailleurs le gouvernement a annoncé cette nuit le report de l’obligation vaccinale au 31 décembre.

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2021/11/la-guadeloupe-en-feu-encore/

    Plus original, le ministre des DOM-TOM actuellement en visite dans ces territoires a annoncé que « le gouvernement est prêt à parler d’autonomie ». Il semble que cette déclaration plutôt novatrice ait été provoquée par des demandes d’élus guadeloupéens pour plus de décision locale. C’est une bonne nouvelle qu’il reste maintenant à mettre en œuvre. Ce sera à l’évidence un processus long, et couteux pour les contribuables, mais nécessaire pour enfin responsabiliser ces confettis de l’Empire qui méritent leur indépendance ou, à tout le moins, une forte autonomie comme celle instituée en Nouvelle-Calédonie, étape incontournable avant le grand saut vers l’indépendance.

    Si l’on en juge par les textes syndicaux publiés notamment par l’UGTG on mesure que les négociations ne vont pas être faciles. On ignore actuellement la position de l’UGTG sur les évacuations de malades sur la métropole ou les renforts médicaux envoyés par Paris lors des derniers épisodes épidémiques de la Covid.

    C’est le prix à payer pour s’être enferrés si longtemps dans ce non-sens statutaire d’avoir donné la position de département français à des iles exotiques et lointaines. Les négociations vont surtout être couteuses pour les contribuables car il va falloir payer pour aplanir les difficultés. Quand on se souvient que la Guadeloupe avait rejeté par référendum en 2003 à 73% l’idée d’un statut de « collectivité administrée par une assemblée unique » pour remplacer celui de département, la Martinique l’avait refusé à 50,5%, on mesure que la route va être longue avant l’indépendance…

    On est néanmoins sur la bonne voie, à court terme on cède aux émeutiers et à plus long terme on pose la question de l’autonomie avec les élus.

  • Les effets collatéraux des affaires Tapie

    On apprend aujourd’hui la condamnation pénale en cour d’appel de certains des pions de l’affaire de l’arbitrage frauduleux au bénéfice de l’affairiste Bernard Tapie (1943-2021). Le principal concerné est décédé récemment et se trouve donc de fait sorti de la procédure pénale en appel. Il est considéré relaxé conformément à la décision en première instance. Mais sa condamnation civile à rembourser l’Etat (et donc les contribuables) de la somme d’environ 500 millions d’euros reste en vigueur. En principe ledit Etat devrait se récupérer sur la succession de l’impétrant en espérant que celle-ci soit suffisante.

    En revanche, l’une des pièces rapportées de cette affaire, Stéphane Richard, vient donc d’être condamné en appel pour complicité de détournement de fonds publics. Le garçon de 60 ans, ancien haut fonctionnaire recyclé dans le privé comme pédégé de l’opérateur téléphonique français Orange, était directeur de cabinet de la ministre des finances à l’époque où cet arbitrage frauduleux a été entériné par l’Etat. Parti pantouflé chez Orange en 2009, il en devient pédégé un an plus tard. Il est donc à ce poste depuis plus de 10 ans et ambitionne d’y rester. Sa condamnation, contre laquelle il affiche l’intention de se pourvoir en Cour de cassation, risque de lui valoir son poste tant il serait délicat qu’une entreprise détenue à plus de 20% par l’Etat maintienne à sa tête un homme condamné.

    Cette incertitude managériale n’est pas un drame non plus. Stéphane Richard a, semble-t-il, fait son job chez Orange qu’il dirige depuis plus de 10 ans. Même s’il n’avait pas été impliqué dans cette escroquerie il est temps qu’il passe la main. Cette compagnie arrivera à le remplacer par quelqu’un d’aussi compétent, le CAC40 arrivera à l’oublier et les abonnés d’Orange pourront continuer à téléphoner.

  • La Guadeloupe en feu, encore…

    La Guadeloupe, jamais en reste de sujets de révolte contre la « France coloniale », s’appuie cette fois-ci sur l’obligation vaccinale imposée au personnel soignant, pour pouvoir travailler dans les hôpitaux, pour mettre l’archipel à feu et à sang. Le syndicat UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe) a lancé les hostilités et depuis quelques jours c’est l’arsenal habituel qui est déployé : blocage de routes et d’accès (au centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre notamment), barrages divers, émeutes nocturnes, incendies de bâtiments, tirs d’armes à feu contre les forces de l’ordre, etc. afin de s’opposer à « ces soldats de la vaccination forcée, à ces sbires de l’ordre macroniste, à ses Cadres de direction et à ces Médecins défroqués ».

    Le préfet local impose un couvre-feu nocturne, le gouvernement parisien envoie des forces de l’ordre, y compris le RAID et le GIGN utilisés d’habitude pour les actions contre le terrorisme, le grand banditisme ou les actes de folie individuelle, la « dignité du peuple guadeloupéen » est mise à rude épreuve et les réactions outrées se multiplient. Si la routine habituelle en ces circonstances s’applique une nouvelle fois, la violence devrait perdurer encore quelques jours puis un accord dérogatoire sera consenti aux émeutiers, quelques enveloppes seront distribuées et le contribuable sera mis à contribution pour financer ces enveloppes et réparer les dégâts provoqués par les émeutes.

    Lire aussi : Les DOM-TOM à la pointe du combat contre les vaccins – Hit the road Jack… (rehve.fr)

    Plus que les autres confettis de l’empire la Guadeloupe est coutumière de ces flambées de violence et le phénomène ne s’arrêta qu’avec l’indépendance de ce territoire. Hélas, cette échéance, souhaitable pour tous, mais pas forcément souhaitée par l’ensemble des parties, semble s’éloigner alors que la Nouvelle-Calédonie pour laquelle un vrai processus de décolonisation est en route, a l’air de reculer devant l’obstacle du prochain référendum prévu en décembre prochain.

    La souveraineté rendue à ces confettis sera l’unique solution pour réussir à rendre à ces territoires le sens de leurs responsabilités et retrouver leur « dignité perdue ». Nous y viendrons un jour tant le statut actuel est inefficace et générateur de frustrations. Le plus tôt serait le mieux.

    Lire aussi : Des intellectuels appellent à la poétique dans les DOM-TOM : vaste tâche ! – Hit the road Jack… (rehve.fr)

    AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Ils n’ont que cette expression à la bouche. Au nom de la loi de la république ! C’est donc en vertu de cet adage, qu’ils ont décidé de nous punir. De nous punir d’avoir osé braver le maître, d’avoir osé nous dresser pour dire notre inquiétude, nos incertitudes, nos doutes et DIRE NON, AN PA DAKÒ !

    Ce sont les mêmes qui ont indemnisé les esclavagistes en 1849, pérennisant le racisme et la discrimination pour l’éternité, … AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Ce sont les mêmes qui ont tué au total plus d’une centaine de Guadeloupéens en 1910, en 1925, en 1930, en 1952, en 1967, en 1985, … sans jamais qu’un militaire français ne soit condamné, … AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Ce sont les mêmes qui ont volontairement empoisonné la Population Guadeloupéenne au chlordécone et qui, aujourd’hui, osent nous parler de « responsabilité partagée dans le cadre d’un aveuglement collectif »,… AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Ce sont les mêmes qui maintiennent notre Pays et note Peuple dans un sous-développement latent, sous la domination des descendants d’esclavagistes pour mieux nous asservir, pour mieux nous domestiquer, …

    AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

    Extrait d’une publication de l’UGTG du 26/10/2021
  • L’armistice du 11 novembre 1918 met fin au carnage

    Le 17 novembre 1918, le capitaine Jacques M. écrivait à sa mère, six jours après l’armistice mettant fin à la guerre contre les « Boches ». Blessé dans la Somme, puis soigné, il avait été renvoyé au front dans l’armée de l’air comme « mitrailleur-observateur » (à cette époque il n’existait pas d’armée de l’air en tant que telle mais les avions et leurs effectifs étaient rattachés à l’armée de terre).

    En novembre 1918, il a participé à la victoire de la France, a sauvé sa peau et s’apprête à rentrer chez lui après avoir vécu ce carnage que fut la première guerre mondiale qui marqua le début de la décadence européenne dont le continent ne s’est jamais relevé.

    L’allemagne en bas, notre chère Patrie victorieuse à jamais et la fierté d’avoir combattu pour ce triomphe…

    L’Allemagne sans majuscule et Patrie avec !

    On est un soldat et un fils, et le même éclair de noblesse unit la troupe et ses chefs…

    Jacques a retrouvé sa mère et les siens, a fondé une famille, eu trois enfants et quatre petits-enfants, a intégré les réseaux de résistance durant la deuxième guerre mondiale, à nouveau contre les « Boches », fut multi-décoré par la République et s’est éteint en 1970 après une vie ravagée par ces deux conflits sauvages.

    Capitaine Jacques M
  • Harcèlement sur les réseaux dits « sociaux » : un drame de la bêtise !

    Le harcèlement sur les réseaux dits « sociaux » est la nouvelle plaie produite par l’abrutissement des masses. Ce n’est que l’industrialisation du processus de « tête de turc » que les générations plus anciennes ont connu dans les cours d’école. L’économie numérique a permis d’amplifier considérablement ce phénomène en l’anonymisant et en l’asseyant sur la puissance de diffusion de l’Internet. La technologie permet de multiplier la bêtise à l’infini, comme les pains dans l’Evangile.

    Les victimes de ce harcèlement utilisent généralement ces mêmes réseaux dits « sociaux » pour s’en plaindre, certaines vont jusqu’au suicide plus ou moins annoncé par des messages désespérés. C’est évidement tragique pour les victimes mais on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi, avant d’en arriver à une telle extrémité, elles ne ferment tout simplement pas leurs comptes sur ces réseaux ? Dans un univers rationnel c’est le premier réflexe qui semblerait efficace : couper la source du harcèlement numérique. Mais, souvent, les utilisateurs de ces réseaux dits « sociaux » ont été rendus tellement addicts par les concepteurs de cette économie numérique, qu’ils n’imaginent même pas pouvoir s’en débrancher. C’est d’ailleurs la raison essentielle de l’incroyable succès économique des grandes compagnies numériques dîtes « GAFAM » (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) : les clients sont prêts à mourir plutôt que de se déconnecter, certains vont jusqu’à mettre en scène leur suicide sur ces réseaux…

    Le législateur tente d’élaborer des textes pour atténuer les effets mortifères de ces nouvelles addictions numériques. La tâche est rude car il s’agit de lutter contre la bêtise humaine qui rode en meute sur Internet. Un pays qui sert sa légion d’honneur à des fouteballeurs ou qui préfère financer des jeux olympiques (Paris 2024) plutôt que d’investir dans l’éducation ne peut pas non plus complètement s’étonner de voir une partie de sa jeunesse tomber dans ces nouvelles addictions modernes.

    A l’occasion de procès récents contre des harceleurs de réseaux dits « sociaux » on a vu des « Monsieur et Madame tout le monde » à la barre des coupables, travaillant, payant des impôts, regardant le foute à la télévision et élevant une petite famille, bref, des gens « normaux » qui se sont déchaînés en insultes diverses et répétées contre des victimes qu’ils ne connaissaient même pas, comme si soudain leurs neurones se déconnectaient du simple fait qu’ils se trouvaient devant un écran.

    Pas facile de lutter contre la diffusion de l’abrutissement, mais il ne faut jamais renoncer.

  • Les DOM-TOM à la pointe du combat contre les vaccins

    Des mouvements sociaux perturbent le fonctionnement d’hôpitaux dans les départements et territoires d’outre-mer (DOM-TOM). Ce nouveau conflit repose sur le refus des organisations syndicales de voir appliquer les règles françaises instituant que le personnel soignant en contact avec les patients doit être vacciné contre la Covid-19, sous peine de suspension de leurs contrats de travail. Des actions de sabotage ont été menées, notamment, à l’intérieur du CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe (déversement d’huile de vidage dans les services administratifs, introduction de colle dans les serrures, blocage d’accès, etc.).

    Le taux de vaccination dans les DOM-TOM reste significativement inférieur à celui de la France métropolitaine mais le taux de revendication reste, lui, très élevé. La capacité de nuisance des organisations syndicales a poussé les autorités de santé a renoncer à imposer cette règle sanitaire pour le moment dans certains de ces confettis de l’Empire.

    A priori, les organisations syndicales n’ont pas bloqué les évacuations de patients vers la métropole lorsque les hôpitaux locaux étaient débordés !

  • Nous sommes en économie libérale

    https://www.ecologie.gouv.fr/prix-des-produits-petroliers

    L’augmentation récente des prix de l’énergie, qui a suivi l’effondrement de ces prix en 2020 du fait de la crise de la Covid-19, rappelle quelques vérités que nombre de commentateurs à courte vue s’évertuent à passer sous le tapis. Evidemment, personne ne se plaignait quand les cours baissaient mais tout le monde râle quand ils augmentent. L’augmentation du pouvoir d’achat générée durant la période de la crise sanitaire où les cours du pétrole et des énergies similaires ont baissé drastiquement s’est traduite en France par une explosion de l’épargne des ménages.

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2020/04/lepargne-des-menages-risque-detre-entamee/

    La baisse du pouvoir d’achat déclenchée par la hausse de l’énergie va normalement se traduire par une désépargne équivalente. Pour les ménages qui n’auront pas épargné en 2020 durant la période d’énergie à faible coût, certains vont devoir arbitrer dans leurs dépenses, peut-être se désabonner de Netflix ou renoncer à l’achat du maillot de Lionnel Messi (157,99 EUR à la boutique du PSG) pour pouvoir payer leurs factures de gaz, certains autres ne le pourront pas et le gouvernement réfléchit à leur distribuer des subventions (chèque énergie par exemple) pour compenser cette hausse.

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2021/08/le-maillot-a-15799-eur/

    La France est importatrice d’une partie de son énergie, y compris l’uranium qui alimente ses centrales nucléaires, elle est donc dépendante de la loi de l’offre et de la demande sur les marchés, à moins qu’elle ne trouve un pays producteur généreux qui lui fasse cadeau de pétrole et de gaz, ou accepte de lui vendre à des cours inférieurs au marché, hypothèse peu probable dans un avenir prévisible. La Chine est importatrice de sacs Hermès, elle est donc tributaire des prix de vente de ces accessoires décidés par la firme parisienne à moins que cette dernière n’accepte de baisser ses prix, hypothèse improbable à court terme. Quand on importe on est dépendant de ses exportateurs, c’est assez simple à comprendre. Ces lois du marché peuvent être atténuées par différentes mécanismes nationaux mais elles sont incontournables et les augmentations de prix de produits importés sont payées par les pays consommateurs.

    La Russie, gros producteur de pétrole et de gaz, rappelle qu’elle signait dans le passé avec les pays importateurs des contrats de fourniture à long terme dans lesquels les prix étaient fixés sur la durée longue desdits contrats, situation avantageuse lorsque le marché monte mais désavantageuse dans le cas contraire. Avec un petit sourire en coin le président russe Poutine vient de rappeler que la Russie sert en priorité les contrats long terme que l’occident a abandonné par idéologie au profit de contrats où les prix, dit « spot », sont alignés sur les variations journalières du marché… La même Russie subventionne d’ailleurs ses prix bas intérieurs pour les consommateurs russes avec les prix haut extérieurs payés par les pays importateurs.

    En France, les candidats à l’élection présidentielle d’avril 2022 rivalisent d’idées plus ou moins saugrenues pour savoir « qui va payer » cette hausse des prix de l’énergie : consommateurs ou contribuables ? La réponse la plus probable est que les deux catégories vont être mises à contribution, la hausse des prix sera payée par les consommateurs et certains d’entre eux verront une partie de cette hausse compensée par des subventions à recevoir de l’Etat (payées par les contribuables). Toute la question est de décider comment et où situer la limite entre ceux qui toucheront des subventions et ceux qui n’en bénéficieront pas, en attendant que le marché s’équilibre. Il est délicieux de constater combien même les tenants de la philosophie politique la plus libérale sont tellement tétanisés à l’idée que Mme. Michu se révolte devant la hausse des prix qu’ils ne rêvent que de faire payer les contribuables pour épargner Mme. Michu… qui est elle-même contribuable.

    Au-delà de ce problème immédiat qui va bien trouver une solution financière d’une façon ou d’une autre, ce qui s’annonce à moyen terme c’est la fameuse « transition écologique » qui devra se traduire par des changements de comportements des consommateurs et, très probablement, par une hausse moyenne de ce que les citoyens du monde devront payer pour l’énergie qu’ils consommeront demain. Il y aura encore des arbitrages à faire dans le futur, et probablement bien plus drastiques et douloureux que ceux que nous affrontons aujourd’hui.

  • L’épidémie de sondagite est loin d’être vaincue

    Avec une constance qui force l’admiration et un manque de discernement qui frise l’incompétence les « spécialistes » de plateaux télévisés passent des journées entières à gloser sur les sondages quasi-journaliers qui tombent comme à Gravelotte pour avancer un pronostic sur le résultat de l’élection présidentielle française d’avril 2022. Quant arrive un nouveau sondage, le préambule est toujours en deux points :

    1. Il ne s’agit pas d’un sondage prédictif mais d’une photographie de l’opinion à un moment donné
    2. Il faut faire preuve de la plus extrême prudence car les élections ces dernières années ont souvent abouti à des résultats très différents des anticipations

    Une fois posés ces rappels, les plateaux médiatiques passent ensuite des heures à torturer ces chiffres pour essayer d’en tirer, avec difficulté, des analyses qui paraissent intelligentes. Il faut dire qu’ils sont aussi poussés dans ce sens par des candidats qui brillent par l’absence de programme de gouvernement, il n’y a donc pas grand-chose à se mettre sous ma dent.

    Le plus étonnant est que l’un des partis conservateur, Les Républicains (LR), revendique officiellement d’avoir utilisé lancer sa propre « enquête d’opinion » pour constater qu’aucun de ses six candidats à la candidature ne prenait vraiment un leadership naturel dans l’opinion et qu’il fallait donc les départager via un vote des militants en décembre prochain.

    Les sondages sont érigés en outil de gouvernement depuis des décennies, ils remplacent plus ou moins l’absence de vision politique. A défaut de programme conçus par les gouvernants et expliqué aux citoyens, on demande à Mme. Michu si elle est d’accord pour augmenter les impôts ou nationaliser les autoroutes et l’on voit comment il est possible de concilier les intérêts du pays avec les résultats des sondages.

  • A la soupe !

    Xavier Bertrand en Corse et dans Paris-Match avec son épouse actuelle

    La préparation des élections présidentielles françaises d’avril 2022 a déclenché une fébrilité sans égale de la part d’une multitude de candidats de tous bords s’agitant en tous sens comme des mouches dans un bocal.

    Les plus étonnants relèvent de « la droite et du centre » qui bataillent fermement pour emporter l’investiture du parti Les Républicains (LR). Nous avons six candidats à la candidature dont un complet inconnu, Denis Payre, un quasi-inconnu, Philippe Juvin, une girouette européenne, Michel Barnier, un crâne glabre à l’accent marseillais, Eric Ciotti et deux personnes qui ont rendu leur carte du parti il y a déjà plusieurs années pour cause de droitisation excessive à leur goût, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand.

    Le plus drôle est que ces deux derniers, dont on a du mal à identifier ce qui les distingue de l’actuel président Macron de centre-droit, viennent de reprendre leur carte du parti et, pour Bertrand, d’accepter finalement de se soumettre à la primaire fermée LR qui aboutira, peut-être, à la désignation d’un candidat unique contre Macron. Xavier Bertrand qui a d’ailleurs été comparé à « Séraphin Lampion » par un élu socialiste du nord. Pour les plus jeunes nous préciserons que Séraphin Lampion, agent d’assurances, est un personnage d’Hergé qui apparaît dans plusieurs albums de Tintin et dont l’unique objectif est de fourguer des contrats d’assurance de la compagnie « Mondass ». Et il se trouve que Bertrand a été agent d’assurances durant une période de sa vie comme l’indique son site « de soutien non officiel ». Désopilant !

    Né le 21 mars 1965 à Châlons-sur-Marne, Xavier Bertrand est un homme politique français. Fils de Jean-Pierre Bertrand, cadre bancaire, et de Madeleine Bedin, employée de banque, il étudie à l’université de Reims au sein de l’unité de formation et de recherche en droit et science politique d’où il sort diplômé d’une maitrise en droit public et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées d’administration locale. Devenu agent d’assurance, il est membre du Grand Orient de France depuis 1995 puis se retire pour des raisons d’incompatibilité avec ses fonctions politiques.

    Accueil – Xavier BERTRAND (xavierbertrand2022.eu)

    Ce spectaculaire changement de position est sans doute provoqué par la prise de conscience de la totale incohérence qui existait à vouloir solliciter l’investiture (et les sous pour financer la campagne) d’un parti dont ils n’étaient pas membres. Alors, finalement, l’un et l’autre ont avalé leur chapeau et pris « la route de Canossa ». Il n’est pas sûr que cela suffise à convaincre de leur bonne foi les militants qui devront voter lors de cette primaire… Il semblerait logique que ces derniers leur refusent leurs suffrages et les accordent plutôt à Michel Barnier qui a fait preuve de plus de fidélité au parti, mais bien moins à ses idées. Commissaire européen des années durant voilà maintenant qu’il prône le retour à la souveraineté nationale contre la supranationalité européenne.

    Pour l’instant personne n’a vraiment avancé de programme sinon quelques slogans de circonstance assénés dans les meetings. L’objectif à court terme est de remporter le concours de beauté du 4 décembre au congrès LR. Il y a six candidats, pas sûr que les cinq perdants seront très motivés à soutenir le gagnant ! Ils auraient tort car la victoire serait sans doute à portée de main s’ils y consentaient avec bonne foi !

  • Un ambassadeur très souvent dans l’avion

    Alger vient de rappeler son ambassadeur « pour consultation » comme point d’orgue d’une accumulation de reproches faits à la France ces dernières semaines. Les hostilités avaient déjà démarré dans une époque récente en mai dernier avec, déjà, le rappel de l’ambassadeur algérien, à la suite de la diffusion d’un documentaire sur France 5 sur les mouvements de jeunes anti-pouvoir (le Hirak). En réalité, les hostilités diplomatiques n’ont jamais cessé depuis 1962, année où l’Algérie est devenue indépendante.

    Cette fois-ci deux évènement ont entraîné l’ire du pouvoir algérien : la réduction des visas français à octroyer aux citoyens algériens à titre de sanction du fait que l’Algérie refuse de réadmettre les Algériens faisant l’objet d’une expulsion du territoire français d’une part, et les propos du président français devant un groupe de jeunes de la troisième génération dont les ancêtres ont été concernés par la guerre d’Algérie, d’une façon ou d’une autre : petits-enfants de combattants du FLN, de militaires français, de harkis ou de « pieds-noirs » rapatriés. Français, algériens ou binationaux, ils ont débattu avec Emmanuel Macron sur la tragédie algérienne. Ce groupe de jeunes a été constitué dans la suite du rapport Benjamin Stora sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie et se réunit régulièrement afin de produire des propositions au président en vue de la réconciliation algéro-française. Le déjeuner à l’Elysée du 30 septembre constituait un point d’étape de cette vaste tâche.

    Quelques jours auparavant, le 20 septembre, le président avait officiellement demandé « pardon » et annoncé des compensations financières à verser par les contribuables français aux descendants des harkis :

    « Aux combattants abandonnés, à leurs familles qui ont subi les camps, la prison, le déni, je demande pardon, nous n’oublierons pas »

    Ce « pardon » venait après la reconnaissance par le président Hollande en septembre 2016 de la « responsabilité » française dans le sort des harkis :

    « [des] responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France »

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2016/09/la-republique-reconnait-sa-culpabilite-dans-le-massacre-des-harkis-dans-algerie-post-independance/

    Des journalistes assistaient au déjeuner du 30 et en ont rapporté quelques propos tenus par le président et ce sont justement une partie de ceux-ci qui ont déclenché ce énième incident diplomatique avec Alger avec remise de son ambassadeur dans un avion pour le sud. Au milieu d’échanges qui paraissent plutôt apaisés et intelligents M. Macron a évoqué « l’histoire officielle » réécrite par un « système politico-militaire » basée sur « la haine de la France », une « rente mémorielle ». N’en jetez plus, c’en était trop pour les autorités algériennes !

    La France s’épuise à essayer de se faire pardonner son errance coloniale. Depuis l’élection en 2017 de M. Macron, Paris a reconnu les assassinats par l’armée française d’un certain nombre de combattants et intellectuels algériens après avoir déclaré à Alger lorsqu’il était candidat que la colonisation était un « crime contre l’humanité ». Le rapport de Benjamin Stora qui a eu accès aux archives françaises, déclassifiées pour l’occasion, a été mal reçu de l’autre côté de la Méditerranée. Stora, bien que né en Algérie, est français et considéré dans son pays d’origine comme subjectif et son travail comme une affaire franco-française. Il est disqualifié d’office. A peu près au moment où M. Stora a été mobilisé pour son étude (juillet 2020), un rapport sur le même sujet a été commandé par le gouvernement algérien à l’historien Abdelmadjid Chikhi. Il n’est malheureusement pas encore disponible et l’on ne sait même pas si l’idée de sa production n’aurait pas été abandonnée.

    Devant cette impossible réconciliation on se demande même si la revendication ultime de l’Algérie était consentie par Paris, des excuses officielles et des compensations financières, changerait vraiment les choses.

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2021/04/stora-benjamin-rapport-sur-les-questions-memorielles-portant-sur-la-colonisation-et-la-guerre-dalgerie/

    Communiqué de la Présidence de la République [algérienne] du 02/10/2021

    A la suite des propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribué nommément au Président de la République française, l’Algérie exprime son rejet catégorique de l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures que constituent lesdits propos.

    Les propos en question portent une atteinte intolérable à la mémoire des 5.630.000 valeureux martyrs qui ont sacrifié leurs vies dans leur résistance héroïque à l’invasion coloniale française ainsi que dans la Glorieuse Révolution de libération nationale, les crimes de la France coloniale en Algérie sont innombrables et répondent aux définitions les plus exigeantes du génocide contre l’humanité.

    Ces crimes qui ne sont pas prescriptibles, ne sauraient faire l’objet d’une manipulation des faits et d’interprétations atténuantes.

    La propension des nostalgiques de l’Algérie française et des milieux qui se résignent difficilement à l’indépendance pleine que les Algériens ont gagnée de haute lutte, s’exprime à travers de vaines tentatives d’occulter les exactions, massacres, enfûmades, destructions de villages, des centaines de Oradour-Sur-Glane, éradications de tribus de résistants, qui sont des génocides en séries que les acrobaties conceptuelles et les raccourcis politiques ne parviendront jamais à occulter.

    Pour leur part, les appréciations superficielles, approximatives et tendancieuses énoncées en ce qui concerne l’édification de l’Etat national algérien ainsi que sur l’affirmation de l’identité nationale relèvent d’une conception hégémonique éculée des relations entre Etats et ne sauraient, en aucune façon, être compatibles avec le ferme attachement de l’Algérie à l’égalité souveraine des Etats.

    Cette malencontreuse intervention qui heurte fondamentalement les principes devant présider à une éventuelle coopération algéro-française en matière de mémoire, a l’incorrigible défaut de tendre vers la promotion d’une version apologique du colonialisme au détriment de la vision établie par I’Histoire de la légitimité de luttes de la libération nationale, alors que rien ni personne ne peut absoudre les puissances coloniales de leurs crimes, y compris les massacres du 17 octobre à Paris dont l’Algérie et sa communauté établie en France s’apprêtent à commémorer dans la dignité.

    Face à la situation particulièrement inadmissible engendrée par ces propos irresponsables, le président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, a décidé le rappel immédiat en consultations de l’ambassadeur d’Algérie auprès de la République française.

  • Des toilettes « non genrées »

    En Amérique du nord, sous-continent à la pointe des concepts « woke » et de « déconstruction », les toilettes « non genrées » font florès et le principe commence à diffuser en Europe. Evidemment le citoyen lambda se demande ce qui peut bien se cacher derrière ce concept de « toilettes non genrées » ? S’agit-il d’un troisième local en plus des toilettes « hommes » et « femmes » ? S’agit-il de réceptacles particuliers pour les besoins des personnes « non genrées » ?

    A priori non, il s’agirait simplement, par l’affichage du sigle ci-dessus, d’autoriser les personnes « transgenres » ou « non binaires » à se rendre dans les toilettes « femmes » même si elles ont une apparence d’hommes, et vice-versa. On ne sait pas bien comment on identifiera une personne « transgenre » ayant l’apparence d’un homme mais se rendant dans les toilettes des « femmes », d’un pervers-pépère venu pour mater, mais qu’importe, on présuppose la bonne foi des « non binaires » et des « transgenres ».

    Une nouvelle fois, une minorité activiste impose des changements de comportement à la majorité qui regarde, éberluée, l’invasion de ces concepts « de genre » en Occident. Mais cette majorité reste globalement inerte face à l’activisme des tenants du « wokisme » et autres billevesées du même ordre. Le risque existe que ces principes étonnants viennent bouleverser nos sociétés mais il parait plus probable qu’ils tomberont dans l’oubli et réintègreront les laboratoires de recherche en sciences sociales desquels ils n’auraient jamais dû sortir.

    La bonne nouvelle est que nos pays occidentaux ne se portent pas si mal que ça s’ils ont les moyens de consacrer des ressources financières et humaines à « réfléchir » sur pareils sujets !

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2021/09/sandrine-rousseau-jargonne/

  • Fuyez la publicité abrutissante

    Avez-vous remarqué que l’une des phrases les plus souvent prononcées sur les médias commerciaux est « restez avec nous ! » ?

    En fait elle est assénée avant de lancer la réclame sur les ondes, celle qui fait vivre les stations et qui s’avère tellement abrutissante pour les auditeurs et les téléspectateurs que généralement ils profitent de l’intermède pour aller se soulager ou s’ouvrir une bière, l’un n’allant pas sans l’autre bien entendu. Une annonce sans auditeur/téléspectateur vaudra bien sûr moins cher, sans parler du fait qu’un téléspectateur évadé sur une autre chaîne ne va forcément y revenir après son pissou.

    Alors on ânonne « restez avec nous ! » pour convaincre le téléspectateur volage que ce n’est qu’un mauvais moment à passer qui ne vaut pas la peine de partir à la concurrence. Et voici comment toutes les chaînes de télévision et de radio répètent à l’envie cette phrases qui est devenue la plus entendue sur les ondes.

  • Une visionnaire à la dérive

    Coco/Charlie Hebdo (21/10/2015)

    Christiane Taubira (69 ans), née à Cayenne en Guyane, a connu en engagement visionnaire dans sa jeunesse lorsqu’elle militait pour l’indépendance de cette colonie française artificiellement transformée en « département d’outre-mer (DOM) » en 1946 (après avoir été déjà département français en 1797). Très logiquement, Mme. Taubira, surdiplômée des universités parisiennes (sciences-économiques, sociologie, ethnologie « afro-américaine », agroalimentaire) qu’elle rejoint après avoir été scolarisée en Guyane, développe une pensée qui l’amène à soutenir que l’indépendance est la seule solution possible pour ce confetti de l’empire colonial français. Elle partage cette vision avec son mari au sein du parti créé par celui-ci en 1974 : le Mouvement Guyanais de Décolonisation (MOGUYDE) et la développe à la tête de la revue indépendantiste MAWINA. Le MOGUYDE sera même impliqué dans une tentative ratée d’attentat contre les installations pétrolières guyanaises qui vaudra quelques mois de prison à son mari et leurs comparses.

    Cet admirable engagement militant pour l’indépendance des dernières colonies françaises marquait une personnalité ambitieuse et exigeante, un engagement qui s’est malheureusement affadi avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Mme. Taubira se rapproche du parti radical de gauche puis du parti socialiste, est élue conseillère régionale de Guyane en 2010, puis députée de ce territoire en 1993 et se trouve ensuite aspirée par les ors du pouvoir et les dorures des palais de la République, jusqu’à abandonner sa ferveur indépendantiste pour des raisons jamais vraiment explicitées. Renonçant à assurer l’avenir de son peuple, elle va, à la place, consacrer son temps et son énergie à l’élaboration de différentes lois culpabilisantes pour l’ancien colonisateur de son territoire de naissance, dont, en 2001, une loi qui entérine que :

    « …la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVème siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. »

    Cette loi exclut de fait la traite et l’esclavage dans le monde arabe ainsi qu’à l’intérieur du continent africain.

    Nommée ministre de la Justice sous la présidence socialiste de François Hollande, elle promeut la loi ouvrant le mariage aux homosexuels puis démissionne en 2015 par refus du projet de légiférer pour pouvoir déchoir de leur nationalité des terroristes binationaux.

    Dernier et récent avatar de sa reconversion dans l’avachissement de la pensée : elle refuse d’inciter publiquement ses concitoyens guyanais à se faire vacciner alors que l’épidémie de coronavirus fait des ravages dans les DOM où les taux de vaccination sont extrêmement faibles ce qui explique en grande partie la recrudescence du virus. Il semble que le vaccin suscite plus de méfiance qu’ailleurs dans ces anciennes colonies car il vient… des anciens colonisateurs.

    On ne connaît pas l’avis de Mme. Taubira sur les évacuations sanitaires qui permettent de transférer dans les hôpitaux métropolitains les malades de la Covid de ces départements exotiques où les hôpitaux sont débordés, ni sur les renforts de soignants envoyés dans ces territoires depuis l’ancienne puissance coloniale !

    Pourquoi cette femme brillante, excellente oratrice, férue de l’histoire des peuples colonisés, rouée au contact de la politicaillerie franchouillarde, ne s’en laissant pas compter par les journalistes de plateaux télévisés ni par les insultes d’une droite conservatrice déchaînée contre elle, a-t-elle abdiqué d’une pensée indépendantiste positive qui constituait une vraie révolution idéologique et un avenir souhaitable pour les DOM au profit d’engagements victimaires ressassant un passé révolu ?

    C’est le syndrome des DOM-TOM, on voudrait se débarrasser de tout lien avec l’ancien colon et faire payer ses péchés originels à ses descendants. On préfère mariner dans le ressentiment plutôt que d’assurer les incertitudes de la liberté et de la responsabilité. Christiane Taubira illustre jusqu’à l’excès cet inextricable contradiction, bien installée à… Paris.

    Et les doutes des guyanais sur le vaccin contre le coronavirus sont toujours aigus !

  • Un polémiste de rencontre

    L’actualité politique du jour est monopolisée par un polémiste de plateaux télévisés et de succès populaires en librairie qui laisse planer le doute sur son éventuelle candidature à l’élection présidentielle française d’avril 2022. Adorateur de Napoléon, obsédé par les effets délétères de l’immigration sur la société française dont il fait l’alpha et l’oméga de sa pensée, historien cultivé pour rassurer les bourgeois, muet sur les questions économiques pour inquiéter les bobos qu’il exècre, il aime provoquer avec des idées radicales de droite inapplicables en l’état (stopper l’immigration, expulser tous les prisonniers étrangers, sortir de la convention européenne des droits de l’homme…), histrion médiatique, il critique tout et tout le monde en assénant des simplismes idéologiques qu’adore une Mme. Michu conservatrice.

    Le garçon performait sur les médias Bolloré dont il était un très bon client, gage d’audience et de publicité rémunératrice, lorsque le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) décida d’imposer aux médias qui l’hébergent de compter son temps de parole comme celui d’un candidat à l’élection et non plus celui d’un chroniqueur. Cela a évidemment bouleversé les business plans des capitaines d’industrie qui détiennent ces médias qui, du coup, ont fait sortir Éric Zemmour par la porte des polémistes pour le faire rentrer par la fenêtre des candidats. Désormais, au lieu d’être concentré sur Télé-Bolloré, il apparaît sur l’ensemble du champ médiatique en tant que candidat « bon client ». Son audience explose et toutes les chaînes parlent de lui diffusant de façon quasi-permanente ses interventions de campagne et ouvrant leurs micros à leurs « experts » en sondage qui radotent les mêmes consternantes analyses sur le personnage dont on ne sait toujours pas s’il concrétisera ou pas son projet électoral. Il n’a bien entendu pas de programme de gouvernement mais uniquement quelques slogans, ce qui suffit aujourd’hui pour se faire élire.

    On a du mal à l’imaginer aux commandes de la République tant son inexpérience est abyssale, mais qui sait. S’il était élu il serait sans doute suffisamment intelligent pour s’entourer des compétences nécessaires pour combler ses immenses lacunes. Pas sûr cependant qu’il accepterait d’adapter ses idées radicales s’il était confronté à la difficile réalité tant son ego en très forte croissance pourrait l’aveugler.

    En principe les partis politiques classiques devraient l’absorber et le digérer pour, éventuellement, le transformer en conseiller du Prince si la droite conservatrice l’emportait, mais en ce XXIème siècle où nos démocraties glorifient les slogans plutôt que la réflexion, les provocateurs plutôt que les modérés, le fouteballe plutôt que la philosophie, rien n’est exclu et l’élection d’un Zemmour est possible comme l’a été celle de Trump aux Etats-Unis d’Amérique.

    On a les dirigeants que l’on mérite : vous aimez Zemmour ? Eh bien il suffit de voter pour lui !

  • Une politique qui marche

    Circuler à Paris en automobile ou en deux-roues motorisés devient un cauchemar. Les voies de circulation sont drastiquement rétrécies pour laisser la place à l’installation de pistes cyclables, de plus en plus de rues sont mises en sens unique pour les véhicules polluants pour laisser l’autre file aux vélos ou aux terrasses de café, des caméras automatiques font pleuvoir les amendes comme à Gravelotte, se garer devient impossible, résultat : la ville est congestionnée toute la sainte journée. C’est l’objectif : passer en force et imposer l’abandon des véhicules thermiques par découragement de l’adversaire.

    Et ça marche, les bobos découvrent maintenant les joies du Vélib qui ont leur propre code de la route, ne respectent aucuns feux rouges, peuvent s’enquiller les sens uniques sans vergogne et rouler sur les trottoirs sans crainte de se faire verbaliser…

    L’avenir dira si l’application de ces méthodes autoritaires donne des résultats probants en matière de pollution et de fluidité des transports. Paris est une vieille ville, conçue ni pour les autos ni pour les vélos ; compter sur la bonne volonté de ses habitants pour améliorer la situation est un leurre comme l’ont confirmé ces dernières années, l’imposer par la force est le choix qui a été fait. Dans un pays comme la France peuplée de « gaulois réfractaires » il n’y a hélas guère de juste milieu et en tout cas aucun consensus possible !

    Lire aussi : https://rehve2.fr/2021/09/la-complainte-du-bobo-a-velo-dans-paris/