Catégorie : France

  • Cris et hurlements

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    Un match de fouteballe se déroule ce soir opposant la France à l’Allemagne pour une demi-finale de compétition de pousseurs de ballon mal-coiffés et surpayés. Tout le quartier du chroniqueur est envahi par des supporters avinés qui hurlent et chantent (faux) la Marseillaise à tout bout de champ jusqu’à 4 heures du matin.

    Comment et pourquoi une nation incapable de se mettre d’accord sur la simple réforme de son code du travail peut-elle faire preuve d’un tel unanimisme sur le superficiel ? C’est le résultat d’une génération de citoyens abrutis par les journaux de TF1, la télé-réalité, les chroniques de Guillaume Roquette, les slogans sur Tweeter de Laurent Wauquiez et de Jean-Luc Mélanchon, bref par trente années durant lesquelles on a privilégié la polémique sur le débat, le simplisme sur les idées, la beaufitude sur l’intelligence. C’est une génération perdue qui gère sa vie avec un aïephone plutôt qu’avec des neurones. Nous (les générations au-dessus) avons notre part de responsabilité dans cette dérive : nous n’avons pas su canaliser les années fric ni le spectacle affligeant de dirigeants (publics ou privés) irresponsables quand ils ne sont pas corrompus, nous avons oublié de donner l’exemple et négligé les générations futures.

    Alors que faire : eh bien il faut reprendre le combat pour la raison et contre la connerie : avec nos enfants et notre entourage, au bureau et dans les dîners en ville, préférer la littérature à la téloche, Michel Rocard à Laurent Wauquiez, la culture à la polémique, Le Monde à L’Equipe, la bienveillance au cynisme, le raisonnement à la dérision. Et puis il faut donner l’exemple, arrêter de se plaindre pour tout et n’importe quoi, mettre fin au nombrilisme érigé en mode de fonctionnement, savoir reconnaître ce qui va et ce qui est beau. L’intelligence et la poésie reprendront le dessus.

  • Bonne nouvelle, la CGT sait lire

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    Le conflit encours sur le projet de loi « Travail » montre au moins une chose : les syndicats ouvriers savent lire et comprendre ce qu’il y a entre les lignes ! L’objectif général répété en boucle depuis des années par les syndicats patronaux et les responsables politiques est de rétablir la compétitivité des entreprises en baissant le coût du travail. Baisser le coût du travail cela veut dire (i) que l’on va travailler plus pour le même salaire ou autant pour un salaire inférieur et (ii) que l’on va diminuer massivement les prestations sociales financées sur le travail (assurances maladie, chômage et vieillesse), car si l’on veut baisser les prélèvements sociaux il va bien falloir que l’on diminue aussi les prestations sociales financées par ces prélèvements, y compris les retraites.

    Baisser le coût du travail cela veut dire une diminution du niveau de vie moyen mais avec l’espoir de voir le chômage reculer et plus de travailleurs revenir à l’emploi. Une fois rétabli le plein emploi les salaires pourraient recommencer à grimper si l’offre de travail est inférieure à la demande. C’est une autre façon de partager le marché du travail : alors que la loi sur les 35 heures limitait la quantité (les heures travaillées) pour mieux répartir les travailleurs sur marché (avec des résultats mitigés) le projet actuel est d’augmenter la demande de travail en en limitant le prix unitaire (celui de l’heure de travail) ce qui devrait ouvrir le marché du travail à plus de chômeurs. C’est une opposition théorique classique entre les tenants de l’Etat qui administre l’offre et la demande (dont le Gosplan soviétique est le pire exemple) et les libéraux qui laissent Monsieur le Marché trouver le point d’équilibre entre l’offre et la demande par le prix (dont les salaires et bonus démesurés versés certains pédégés et fouteballeurs illustre les excès).

    Nombre de pays européens ont cherché à baisser ce coût du travail en précarisant l’emploi : en baissant le prix on a accru la demande, c’est un principe assez simple de l’économie libérale, généralement compris de la majorité. Ce qui est beaucoup moins bien entendu, et en tout cas très peu expliqué par les dirigeants et les médias, c’est que baisser le coût du travail veut dire que celui-ci va être moins rémunéré.

    Cette fameuse inversion de la hiérarchie des normes introduite dans le projet de loi permettra aux accords d’entreprises de s’imposer à la loi dans certaines conditions et dans des domaines très limités, notamment celui du paiement des heures supplémentaires. Imagine-t-on un seul instant que lorsque de tels accords émergeront ils puissent être plus favorables que la loi ? Evidemment non, ils seront dans leur immense majorité moins favorables et c’est ainsi que l’on baissera le coût du travail.

    La CGT et les syndicats contestataires l’ont bien compris et ils se battent avec outrance contre ce projet de loi avec leurs moyens de lutte habituels. Le syndicat patronal est aux abonnés absents, laisse le gouvernement actuel batailler et faire comprendre aux français que leur niveau de vie moyen va devoir baisser pour rétablir la compétitivité des entreprises !

    Chacun est dans son rôle en faisant assaut de faux-jetonnerie, de slogans grandiloquents et refusant d’expliquer la vraie vie car la baisse de la rémunération du travail n’est jamais un argument électoral très porteur pour des syndicats ou des gouvernements.

  • Transactions déprimantes

    Voilà déjà bien longtemps que les chaînes de distribution culturelle consacrent de moins en moins d’espace à la vente des CDs. Le marché de ces produits n’est guère en forme, les nouvelles générations préférant télécharger la musique sur leurs aïe-phones plutôt que d’encombrer leurs bibliothèques avec des CD. C’est ainsi ! Le chroniqueur attristé est donc contraint de passer ses commandes sur Internet et de se les faire livrer dans un point relais de son quartier, généralement la supérette du coin de la rue. Cette fois-ci le point relais désigné était une machine où après avoir tapé deux mots de passe reçu sur son smartphone le chroniqueur ébahi a vu une petite porte métallique s’ouvrir dans le mur et lui donner accès à sa commande.

    Résumons : la commande passée sur un écran d’ordinateur via un réseau numérique été payée par une transaction bancaire automatique et délivrée par une machine, le paquetage ayant probablement été également confectionné par un robot. Sans doute un ou deux humains ont touché, peut-être, cette commande au cours de son cheminement. Mais deux est probablement un chiffre encore trop optimiste.

    De modernisation de l’économie en amélioration de la compétitivité du travail, il faudra un jour faire le bilan exact et englobant de cette numérisation forcenée de nos vies.

  • Attentat religieux islamique près de Paris

    Un couple de policiers a été tué à coups de couteaux à son domicile lundi 13 juin par un terroriste islamique, citoyen français de naissance, qui est ensuite abattu par les forces de sécurité. Un enfant de trois ans est retrouvé vivant dans la maison une fois que celle-ci fut  investie par la police.

    L’assassin une fois commis son méfait et avant l’attaque par la police de la maison où il était retranché a posté en direct une vidéo dans laquelle il revendique son crime au nom du groupe Etat Islamique, il aurait également publié des photos des cadavres. Le père a été tué à l’extérieur de la maison, la mère égorgée à l’intérieur, on ne sait pas si l’enfant a assisté au crime, en tout cas il n’en n’était pas très éloigné.

    La sauvagerie de ces actes inspirés par Dieu laisse sans voix. Restons optimistes, la civilisation vaincra cette bestialité criminelle d’un autre âge !

  • Fouteballe et économie de marché

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    Ibrahimovic, un fouteballeux surpayé par un club parisien de ballon fait la une du journal Le Monde à l’occasion de son départ dudit club et commet une interview de deux pages dans laquelle il répond notamment à une question sur ses émoluments :

    C’est quoi « beaucoup » ? Je ne sais pas ce que c‘est « beaucoup ». Pour moi, on achète des joueurs sur le marché qui ne devraient même pas s’y trouver. Mais c’est le marché qui décide des prix et non la passion ou les médias. Et si c’est « beaucoup » ou pas, ce n’est pas mon problème. Mon souci, c’est de voir ce que dit le marché. Si le marché dit : « Ça, c’est votre prix. Voici ce que dit le marché. » Si un autre joueur gagne tant, et que moi je suis dix fois meilleur que lui, combien ça fait ? Dix fois plus.

    Voilà une définition du marché que même Goldman Sachs ou Guillaume Roquette (chef et chroniqueur du FigMag) ne contesteraient pas.

  • De l’Euro aux JO

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    Les troubles actuels touchant la compétition européenne de ballon organisée en France (grèves sociales, affrontements entre supporters-avinés, etc.) pourraient avoir un avantage collatéral : le rejet de la candidature de la ville de Paris à l’organisation des jeux olympiques (JO) de 2024 !

    La République aurait tout à y gagner et pourrait consacrer ses ressources limitées à des dépenses plus utiles au développement du pays et à l’épanouissement de ses citoyens. Alors que tous les candidats de l’opposition à l’élection présidentielle de 2017 présentent des programmes de réduction de la dépense publique de l’ordre d’un centaine de milliards sur la durée du quinquennat, en renonçant à l’organisation des jeux olympiques en 2024 (comme l’ont déjà fait les villes de Boston et de Hambourg) ils économisent des dépenses inutiles et, de plus, et évitent une amputation de leurs recettes puisque la société organisatrice de cet évènement, résidant en Suisse, exige l’exonération d’impôts et taxes du business des jeux.

  • Le fouteballe tel qu’il est

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    Des supporters avinés se battent sauvagement à Marseille en préambule et après un match de ballon opposant la Russie et l’Angleterre. Il y a des blessés graves et la ville compte des dégâts importants. Des bagarres moins gaves se sont produites à Nice dans le cadre d’un affrontement Pologne-Irlande.

    Ces évènements ont un coût : frais d’hospitalisation, de remise en état des rues saccagées, d’entretien des forces de police considérables, etc. Et pendant ce temps, la société organisatrice de cette compétition européenne de ballon, résidant en Suisse, bénéficie d’une exonération totale d’impôts et taxes délivrée par quatre ministres inconséquents de la République : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls. Faisons un rêve : est-ce que la République pourrait au moins présenter la facture à la société organisatrice suisse au lieu de la laisser à la charge de ses contribuables ? En voyons au moins cette facture, ce serait déjà une petite satisfaction même si elle reste impayée !

    Au moins la solution de ce problème de violence endémique est connue et facilement applicable : il suffit de ne pas organiser ces matchs ! Personne n’oblige les villes de Nice ou de Marseille à se porter candidates à de tels jeux du stade.

    Lire aussi : L’escroquerie continue

  • Consternation à l’Elysée

    Le nouveau directeur de cabinet du président de la République est un préfet qui a été dix années durant directeur général de… la ligue de fouteballe professionnelle française. Cette seule fonction aurait dû suffire à le disqualifier pour toujours et à jamais de toutes responsabilités d’importance pour la République. Après s’être compromis à de hautes fonctions dans un monde d’argent-roi, de corruption et d’abrutissement, on ne devrait pas pouvoir servir l’intérêt général et la République dans le cœur du pouvoir que représente la présidence de ladite République !

  • Fouteballe, encore un drame de l’alcool

    Des supporters-avinés britanniques se battent avec des supporters-avinés russes arbitrés par des supporters-avinés marseillais dans l’attente d’un match de ballon qui doit se dérouler dans cette ville samedi soir. C’est un peu la course de la bêtise contre l’abrutissement. On se demande d’ailleurs ce que vient faire la Russie dans une compétition européenne ! Sans doute un effet des connaissances limitées de dirigeants fouteballeux plus au fait de la géographie des paradis fiscaux que de celle des continents.

    Rappelons que l’organisateur de cette compétition, résident suisse, a été honteusement exonéré de tous impôts et taxes de droit français par un quatuor de ministres irresponsables, oubliant l’intérêt général : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls.

    Lire aussi : L’escroquerie continue

  • La débâcle

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    Ce soir commence la débâcle française de l’Euro de fouteballe avec un gigantesque encombrement au centre de Paris où la fan-zone du Champs de Mars accueille le concert inaugural de cette compétition. Un peu de culture (si l’on ose dire s’agissant d’un concert de David Guetta) au milieu d’un déluge de fouteballe n’est pas à proprement parler une si mauvaise nouvelle, mais enfin, l’idée d’un mois complet de compétition de baballe qui vont obnubiler le pays entier trente jours durant est un peu déprimante… Seule la CGT ne semble pas prête à oublier ses revendications durant les jeux, mais cela ne va pas forcément nous remonter le moral.

    Un mois de fans avinés, d’intellectuels devisant des dribles sur les plateaux télévisés, de politicards paradant dans les stades pour faire populo, de journalistes vociférant dans les micros, bref un douzième de notre année 2016 consacrée à un sévère abrutissement des masses et un appauvrissement de la République du fait de l’exonération fiscale inique attribuée le 23 juillet 2015 par un trio de ministres peu soucieux de l’intérêt général (Kanner, Eckert et Sapin) à l’organisateur helvétique de cette compétition.

    Lire aussi L’escroquerie fouteballistique continue

  • Fillon, libéral en chocolat

    François Fillon, libéral de programme électoral, l’homme qui veut réduire la dépense publique de 110 milliards d’euros au cours d’un quinquennat dont il serait président, en plus de revenir à 39 heures de travail hebdomadaire, passer l’âge de la retraite à 65 ans, supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune, bref appliquer à la France un vrai programme économique libéral tel qu’il n’a jamais été tenté (et encore moins durant les cinq années durant lesquelles ledit Fillon était premier ministre), commence à mettre un peu d’eau dans son vin. Peut-être inspiré par les mouvements sociaux (limités) en cours qui rappellent la force de nuisance des syndicats dans la République, François Fillon a, dans un discours du 7 juin, posé quelques affirmations sociales destinées à démontrer qu’il n’est pas un sauvage le sabre entre les dents prêts à en découdre avec la moitié de la France qui ne votera pas pour lui s’il est présent au deuxième tour des élections présidentielles.

    Son discours s’intitule : « Pour une vraie justice sociale ». L’esprit est que la justice sociale est d’abord que chacun puisse travailler et que lutter contre les inégalités relève d’abord de la croissance économique dont il faut créer les conditions. Et d’ajouter, par exemple :

    C’est par cette libération du travail que nous ferons reculer le chômage et ce qui va avec : l’exclusion, la pauvreté, la violence.

    Cette libération du travail, je l’accompagnerai d’un vrai soutien au pouvoir d’achat des classes moyennes avec la fin de la mise sous condition de ressources des allocations familiales, la revalorisation du quotient familial, la suppression de la dernière cotisation salariale assurance maladie…

    Je veux ainsi redonner 10 milliards de pouvoir d’achat supplémentaires aux classes moyennes.

    Une petite touche de Keynésianisme ne fait pas de  mal et permet de cacher la misère pour espérer être élu… surtout quand on écrit par ailleurs que la baisse des taxes et impôts pesant sur les entreprises et la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune seront financés par une hausse immédiate de de la TVA.

    Ce que n’osent pas dire clairement les parangons du libéralisme c’est que pour réussir leurs programmes ils devront assumer une baisse massive du coût du travail (ou, pour être politiquement correct « un rétablissement de la compétitivité des entreprises ») et une précarisation significative des contrats de travail (ou, pour être politiquement correct « un renforcement de la flexi-sécurité du marché de l’emploi »).

    La baisse du coût du travail sera obtenue en travaillant plus pour le même salaire ou autant pour un salaire inférieur ainsi que par la baisse drastique des prestations sociales financées par les cotisations sociales, et non pas en transférant la charge des entreprises vers d’autres contribuables comme cela est fait actuellement.

    Il va bien falloir un jour faire comprendre à la population que baisser les dépenses signifie que l’on va dépenser moins et non que l’on va faire payer les dépenses par le voisin. Fillon et ses comparses libéraux ne semblent pas encore définitivement prêts à assumer ouvertement cette règle élémentaire du libéralisme. Peut-être s’agit-il d’une tactique politique : se faire élire sur le flou et appliquer sa politique ensuite ?

  • Les parcs à supporters

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    Des polémiques oiseuses se font jour concernant les fan zones mises en place dans le cadre de l’Euro de fouteballe. Quest-ce qu’une fan zone ? Il s’agit d’enclos où seront parqués des supporters avinés en casquettes-baskets pour regarder les matchs de ballon sur des écrans géants généralement installés aux centres des grandes villes françaises (et européennes d’ailleurs) sous la surveillance de bataillons de CRS pour les protéger de leurs excès alcoolisés et, éventuellement, d’attaques terroristes.

    Le supporter fouteux est grégaire et a besoin de boire en bande, de crier en rythme et de pleurer collectivement. La question générale est de savoir si ces zones ne sont pas des appels au terrorisme ? Sans doute, comme tout concentré de population dans un endroit donné mais à partir du moment où une telle compétition est organisée il faut accepter et gérer ce risque.

    Plus intéressant : à Paris l’une de ces zones est au Champs de Mars aux pieds de la tour Eiffel. Comme elle va accueillir les supporters avinés tous les soirs un mois durant les habitants de ce (beau) quartier s’émeuvent et auraient préféré que ces enclos soient installés ailleurs…

    On avait déjà entendu récemment des rombières du XVIème arrondissement se plaindre de l’effet négatif sur la valeur de leurs appartements de l’installation annoncée d’un centre d’accueil pour sans-domicile-fixe (SDF), voilà maintenant les habitants du VIIème arrondissement qui se lamentent de ne plus pouvoir accéder à leurs parkings durant trente jours ! Le fouteballle ne fait pas que des heureux, c’est déjà une bonne nouvelle même si l’on peut craindre que les râleurs du VIIème arrondissement regarderont les matchs installés sur leur canapé avec vue sur la fan zone.

     

  • L’actualité des banques

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    Jérôme Kerviel, trader fraudeur et médiatique, qui avait pris des positions de marché de plus de 50 milliards d’euros au nom de sa banque et fait perdre ainsi à celle-ci environ 5 milliards d’euros lorsque le pot aux roses avait été découvert et qu’il avait fallu déboucler ces risques démesurés, ce charmant garçon donc, remporte une victoire judiciaire au tribunal des Prud’hommes où son licenciement est annulé. Partie à de nombreuses autres procédures judiciaires pénales et civiles, M. Kerviel a reconnu avoir manipulé les systèmes informatiques de son employeur pour cacher son forfait et développé un système de défense permanent consistant à reconnaître qu’il avait outrepassé ses pouvoirs et saisi de fausses écritures comptables mais que ses responsables hiérarchiques étaient informés de la situation.

    Qu’il soit licencié à l’issue de ce méfait ne semble quand même pas indécent ! Las, le tribunal annule le licenciement pour « absence de cause réelle ou sérieuse » et fait mention de « conditions vexatoires ». La banque devrait faire appel. Peut-être y-a-t-il effectivement lieu de réformer le code du travail…

  • Adieu les 35 heures, mais…

    Entendu à la machine à café e la part d’un cadre bénéficiant de jours de congé supplémentaires dans le cadre de la RTT (réduction de temps de travail) :

    La droite va supprimer les 35 heures mis en place par la gauche-laxiste mais je vais regretter ces jours de congé supplémentaires qui compensaient mes heures en trop passées au bureau.

    Eh oui, revenir aux 39 heures de travail hebdomadaires, et donc supprimer la RTT, cela veut dire que les cadres auront moins de vacances et les employés plus d’heures de travail, le tout payé la même chose. Réduire la réduction revient, en gros, à augmenter le temps de travail. C’est une constatation tristement basée sur la logique mathématique qu’il va bien falloir assumer.

    Pour ceux, trop jeune, qui n’ont connu que les 35 heures hebdomadaires, travailler 39 va être une situation nouvelle. Pour les plus anciens, ce sera un retour au bon vieux temps. Mais c’est ainsi que l’on rétablit la compétitivité de l’entreprise après « les mesures démagogiques de la gauche-laxiste » !

    🙂 🙂 🙂

  • Le libéralisme à côté de chez vous !

    Nous sommes dans une économie à peu près libérale où la liberté de fixation des prix est laissée aux acteurs économiques dans un grand nombre de domaines. Certains s’en étonnent tout en dévorant les chroniques de Guillaume Roquette dans le FigMag et en appelant de leurs vœux la fin de la gauche-laxiste !

    A l’occasion des grèves dans les raffineries et du blocage de quelques dépôts de carburant, des pompistes ont augmenté leurs prix de vente. Pour profiter de la venue en France de nombreux touristes fouteballeux durant l’été pour assister à une compétition de baballe (exonérée de toute fiscalité par des élus irresponsables) les hôtels et les particuliers louent des chambres ou des logements à des tarifs élevés et inusités.

    C’est l’application de ce qu’on appelle la loi de l’offre et de la demande ! Ce système laisse à Monsieur le Marché le soin de définir le prix d’équilibre pour que l’offre satisfasse la demande. On a même vu parfois Monsieur le Marché organiser lui-même la pénurie pour faire monter les prix.

    Le contribuable finance déjà indument une partie de cette compétition du fait de dirigeants félons, faudrait-il également qu’il subventionne les hôtels pour les éloigner des tentations du Marché ?

  • Le simplisme syndical

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    Nous le disions dans ces colonnes la réduction des syndicats français d’extrême gauche en France nécessite intelligence et rouerie, c’est dire si nous sommes mal partis ! Le chef d’un syndicat patronal vient d’accuser un syndicat ouvrier de terrorisme et d’utiliser des méthodes de voyous. Cela lui a sans doute fait plaisir de s’écouter parler sur les plateaux télévisés transformés en Café du commerce, mais cela ne se traduit en aucune action et en encore moins d’efficacité d’autant plus qu’il a dû à moitié s’excuser le lendemain.

    Une autre méthode aurait pu être, par exemple, de ne pas parader sur les plateaux mais d’agir en justice contre les actions syndicales illégales. Nous aurions eu ainsi une vraie action syndicale, conforme à la mission d’une telle organisation qui n’est pas rémunérée pour polémiquer dans les débats télévisés mais pour faire son travail au service de ses mandants et de l’intérêt général.

  • Le fouteballe égal à lui-même

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    Les pousseurs de baballe surpayés se distinguent encore de belle manière : une polémique fait rage entre certains des joueurs qui accusent de racisme le sélectionneur de l’équipe de France qui ne les aurait pas retenus à cause de la consonance arabe de leurs noms… Quand on voit la composition de ladite équipe, on ne peut pas dire qu’elle ne soit  composée que de joueurs blancs s’appelant Dupont ou Dupond ! L’un des joueurs contestataires est par ailleurs mis en examen dans une sombre affaire de chantage à la vidéo sexuelle contre l’un de ses collègues.

    Même au cœur du fouteballe, véritable passion française obsessionnelle et abrutissante, les français râlent, contestent, polémiquent, s’attaquent les uns les autres, se préoccupent de leurs origines, bref, dépensent leur temps et leur énergie à autre chose que ce pour quoi ils sont payés ! C’est déprimant.

  • Blocage du fouteballe

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    Les dirigeants syndicaux bloqueurs et moyenâgeux qui s’expriment dans la rue avec éclat en ce moment affirment qu’ils n’hésiteront pas à poursuivre leur mouvement mi-juin lors de l’Euro de fouteballe si leurs revendications ne sont pas satisfaites, c’est-à-dire le retrait du projet de loi « Travail ».

    Ce serait un test en vraie grandeur bien plus parlant que les sondages dont les médias nous abrutissent pour savoir si les français sont en faveur ou pas de la réforme du code du travail : sont-ils prêts à renoncer à leurs matchs de baballe à la télé pour soutenir une lutte contre la loi « Travail » ?

    On ne peut s’empêcher de sourire à l’idée de voir les gros bras de la CGT face aux fouteux imbibés. Voilà qui promet un mois de juin intéressant.

    Rappelons que cette compétition sportive a été exonérée d’impôt par des dirigeants incompétents de la République.

    Lire aussi L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

  • Blocage de la presse

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    La CGT Livre, puissante section du syndicat moyenâgeux dans l’impression et la distribution des quotidiens, surtout puissante en région parisienne et un peu moins en province, a voulu imposer à ces journaux la publication d’une « tribune » de M. Martinez sous peine de non parution. Du coup, seul le journal du parti communiste L’Humanité a accepté et a pu paraître hier ! La CGT déploie sa stratégie de nuisance avec la même constance et relative efficacité.

    Cette action ne fut que de peu d’effet du fait de l’accès aux éditions numériques pour la plupart des quotidiens. Ladite tribune a d’ailleurs pu être lue par tous ceux qui voulaient la consulter. Le plus comique, si l’on ose dire, c’est que L’Humanité est un journal en faillite virtuelle depuis plusieurs années qui ne surnage que grâce aux dons de ses lecteurs et qui vient d’entamer une campagne pour bénéficier de plus d’aides publiques tirées de la poche des contribuables. Dans le même temps, la survie des quotidiens censurés par la CGT est très aléatoire, les éditions papiers se vendant de moins en moins et les modèles numériques n’ayant pas encore trouvé leur équilibre financier.

    Sans vergogne la CGT a voulu imposer une propagande interne aux journaux et a bloqué la parution de la presse quotidienne qui refusait de plier. L’impact réel de ce blocage sur l’information a été quasiment nul mais la CGT a montré qu’elle pouvait mettre la plupart des quotidiens nationaux à genoux si elle le décidait.

    Rappelons que la CGT Livre continue à bénéficier d’un monopole d’embauche en région parisienne (ce n’est pas les patrons qui recrutent mais le syndicat). Même si cet important avantage n’offre plus autant de capacité de nuisance que par le passé du fait de la numérisation de la presse, ce qui s’est passé hier montre quand même que la CGT Livre sait encore perturber la presse.

    Lire aussi Les aides à la presse

     

  • La CGT à l’assaut

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    Philippe Martinez, chef de la CGT porte sur sa déprimante moustache tout l’affaissement de la pensée syndicale française d’un autre âge. Son organisation n’est pas contente de la politique menée actuellement et a décidé de le faire savoir en initiant le maximum de nuisance dans un pays qui n’est déjà pas en grande forme. Quelques personnes bien utilisées dans des entreprises clés des secteurs de l’énergie ou des transports suffisent à fortement perturber l’économie et le plus souvent dans un cadre légal qui rend difficile toute réaction judiciaire. C’est ce qui est en train de se passer et l’on voit ledit Martinez balader sa moustache tombante dans les manifestations, voire même balancer quelques pneus dans les feux de joie organisés par les camarades devant les grilles d’entrepôts pétroliers bloqués ! Bref, la CGT se revigore à la tête d’un conflit délétère comme seule la France sait encore en générer.

    Au-delà des discours à l’emporte-pièce de militants surexcités que l’on croirait revenus aux temps du Front populaire, la stratégie de ce syndicat est sans doute aussi d’afficher sa puissance vis-à-vis de l’opposition actuelle qui a toutes les chances de revenir au pouvoir en 2017 et annonce vouloir appliquer un programme économique libéral dont la loi « Travail » n’est qu’un très modeste avant-goût… Il va falloir faire avec la CGT, le message est clair.

    La conclusion du conflit actuel risque d’influer sur les années futures. Si la loi « Travail » passe en l’état et si la CGT doit manger son chapeau, un gouvernement social-libéral aura donc facilité le lancement du programme libéral de la droite. Dans le cas contraire, il n’est pas sûr que la future majorité envisage de gaîté de cœur de se colleter avec ces syndicats moyenâgeux dès son arrivée au pouvoir, à moins de se relancer dans une nouvelle épreuve de force, peut-être cette fois-ci définitive !