Catégorie : France

  • La France continue à râler

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    Un duopole de syndicats extrémistes CGT et Sud affiche depuis plusieurs semaines sa volonté de « tout bloquer ». Les voici à l’œuvre depuis quelques jours avec l’arrêt de raffineries de pétrole et le blocage de dépôts pétroliers. Petit à petit la France va s’arrêter. Sur son site internet ce diabolique duo appelle à signer une pétition contre le projet de loi « travail », bien entendu, mais aussi à :

    La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, sans réduction de salaires, ni flexibilité, sans arnaque à la clef comme l’ont été dans de nombreux secteurs les « 35 heures-Aubry », voilà par exemple ce qu’il est urgent de mettre en avant pour contrer les dégradations des conditions de travail et imposer des créations d’emplois.

    Plus c’est gros plus ça passe mais des citoyens-employés, du public ou du privé, obtempèrent à ces mots d’ordre d’un autre âge. C’est un combat des archéos-syndicalistes contre le pouvoir actuel qui essaye de moderniser la gauche avec beaucoup de maladresse et finalement assez peu d’efficacité. La CGT et SUD sont là, des gens votent pour eux et appliquent leur stratégie, on ne va pas les pousser dans la Seine alors il faut faire preuve d’intelligence pour les soumettre. On se souvient avec quelle rouerie F. Mitterrand a réduit le parti communiste français à peau de chagrin. Qui sera capable de renouveler l’exploit avec la CGT ? Il faudrait pour ce faire de l’intelligence politique et cette denrée se fait de plus en plus rare, hélas !

  • Une catastrophe constitutionnelle

    On ne redira jamais assez les effets extrêmement négatifs sur la vie citoyenne de la République de la réforme constitutionnelle inique menée sous la présidence Chirac en 2000 et approuvée par congrès d’élus inconséquents : le passage de la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans.

    Chirac fut un dirigeant sympatoche et peu efficace (le roi-fainéant disait son ministre Sarkozy) qui ne restera pas dans les annales, sinon pour avoir déclenché la plus grande poilade de Vème République en dissolvant l’assemblée nationale et en réussissant l’exploit de perdre les élections législatives qui s’en suivirent. Ce ne fut finalement pas si grave et le premier ministre Jospin put ainsi gouverner la France cinq années durant où il appliqua un peu de son rigorisme protestant qui finalement fit plutôt du bien.

    Non, la vraie catastrophe fut le passage au quinquennat dont la France supportera les conséquences pour encore de longues années, à moins qu’un dirigeant clairvoyant et courageux prenne un jour l’initiative de rétablir ce septennat. Ce ne fut qu’un des innombrables retournements de veste chiraquien, mais ce fut certainement le plus nuisible. Il avait été manipulé à l’époque par Giscard dit d’Estaing qui avait lancé l’initiative de cette réforme, sans doute juste pour nuire à son ennemi de toujours. Plutôt que de se battre contre le quinquennat comme il l’avait fait depuis des décennies, le président céda et organisa un référendum histoire d’en tirer un piteux bénéfice. Approuvé par 73% des électeurs, Chirac empoche la gloriole de cet éphémère succès électoral et transforme la République en plateau télé où l’élection présidentielle devient l’émission préférée de télé-réalité qui ne s’arrête jamais, sauf peut-être durant les 12 mois qui suivent immédiatement l’élection. Ce fut une mauvaise action !

    On sent avec encore plus de force aujourd’hui l’ampleur de ce désastre. Les petites combines de partis en préparation de primaires et les débats médiatiques oiseux occupent la place depuis déjà six mois alors que nous n’en sommes qu’à douze de l’élection elle-même. L’unique préoccupation de journalistes paresseux en quête de sensationnalisme à peu de frais est de questionner tous les candidats supposés sur leur volonté d’être… candidat. Plutôt que de lire les programmes politiques des impétrants pour les expliquer aux citoyens, ces journalistes de circonstance préfèrent jouer Mme. Soleil et harceler les élus qui se précipitent sur leurs plateaux avec des questions de caniveau obsessionnelles.

    Les candidats putatifs eux sortent les couteaux maintenant dix-huit mois avant l’échéance pour commencer à s’écharper, d’autant que les partis traditionnels incapables de désigner leurs candidats organisent désormais des élections primaires ce qui avance encore le point de départ.

    Le quinquennat : une réforme institutionnelle déplorable menée par des élus irresponsables qui ont confondu l’agitation avec la réflexion, la démagogie avec la politique, qui ont privilégié l’hystérie à l’intelligence pour masquer la défaite de leur pensée ! Une triste histoire.

  • C’est parti pour 3 mois de vulgarité

    Avec la majesté d’un secrétaire général de l’Elysée annonçant la composition d’un nouveau gouvernement français, on assiste ébahi au spectacle d’un entraîneur de l’équipe de France de fouteballe dévoilant les noms des guignols-pousseurs-de-baballe surpayés qui défendront les couleurs de la République dans une compétition internationale devant se dérouler un mois durant en France aux frais de ses contribuables.

    La presse, ou celle qui se prétend telle, rivalise en émissions censées éclairer les téléspectateurs et les lecteurs sur les aspects stratégiques de ces désignations. Alors force consultants spécialistes du sujet occupent les plateaux télé et les rédactions pour ânonner sur ce non sujet, répétant jusqu’à la nausée les mêmes phrases vides de sens. Et ce n’est qu’un début… L’hexagone va être connecté sur cette compétition abrutissante un mois durant, et cela se passera chez nous. Comme si la France n’avait rien de mieux à faire ni à financer que des matchs de pousseurs-de-baballe !

    Tout cela sera précédé par le tennis de Rolland Garros dans le XVIème et suivi par des jeux olympiques au Brésil. Bref, 2 à 3 mois de paralysie des neurones d’une partie de la planète. Dans cet océan de vulgarité et de futilité, la bonne nouvelle c’est qu’un pays comme la France capable de dépenser tant d’argent et d’énergie pour des compétitions de sport n’est pas un pays qui se porte économiquement si mal que ça. Culturellement c’est une autre histoire !

    Lire aussi L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

  • Travail et libéralisme

    La loi « travail » est votée en force via l’article 49.3 de la constitution à l’assemblé nationale. Bien évidemment personne n’est content et tout le monde râle. Péripéties ordinaires de la vie politique française !

    Plus intéressant, la France se droitise, comme le reste de l’Europe semble-t-il, s’apprête sans doute à mettre en place un pouvoir de droite dont les principaux candidats annoncent clairement leurs intentions de mettre fin aux « 35 heures », de revoir de fonds en comble  le code du travail, de passer l’âge de la retraite à 65 ans, de supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune et de baisser la dépense publique de 100 à 150 milliards d’euros en cinq ans. Dans le même temps les sondages estiment que 70% des français sont opposés à cette loi « travail » qui n’est qu’un très modeste avant-goût de ce qui se prépare avec la politique libérale annoncée par l’opposition conservatrice.

    Comme toujours, peu de gens comprennent exactement ce que représente une baisse des dépenses publiques de 150 milliards. Chacun s’imagine que cela touchera son voisin…

    La tâche risque d’être rude pour le prochain pouvoir qui annonce une politique libérale qu’il n’a jamais réussi à mettre en œuvre lorsqu’il était aux commandes. Il faudra déployer des trésors de pédagogie et de fermeté pour appliquer ces mesures qui méritent d’être tentées pour la seule raison qu’elles ne l’ont jamais été. Il va nous falloir des surhommes au pouvoir !

  • Platini en Suisse et au Panama

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    Platini, 60 ans, ex-footeux franchouillard recyclé dans la direction de l’Union européenne de fouteballe (UEFA) a été suspendu de toutes fonctions dans le monde de la baballe suite à une rémunération de 2 millions d’EUR perçue de la part de la fédération mondiale de fouteballe (FIFA) pour un job qu’il aurait effectué dix ans plus tôt et sans que l’on sache exactement de quoi il s’est agi. D’abord suspendu pour 90 jours, il est ensuite radié pour huit ans par un tribunal interne de l’organisation mondiale pour « abus de position, « gestion déloyale » et « conflit d’intérêt », peine ramenée à six ans en appel et il semble qu’une autre procédure d’appel soit toujours en cours. Du coup le garçon n’a pas pu se présenter à l’élection du chef de la FIFA, qui devrait s’en remettre.

    Le plus désopilant dans cet psychodrame est que le nom de Platini est en plus sorti dans l’affaire dite des Panama papers. Il est ayant-droit d’une société crée dans ce paradis de la fraude fiscale. L’intéressé n’a pas contesté l’existence de cette société arguant simplement que, bien sûr, le dispositif était légal.

    Platini, 60 ans, résident suisse et ayant droit d’une société panaméenne, se débat comme un beau diable pour faire croire qu’il est blanc comme neige. La tâche est rude. Le mieux pour lui et pour le monde des pousseurs de baballe (lui aussi impliqué dans nombre d’affaires mafieuses de détournements et de fraudes) serait qu’il se retire discrètement en espérant que le souvenir de ses buts de légende restent plus longtemps dans l’imaginaire footballistique que ses petits arrangements financiers et fiscaux.

  • Stigmatisons les tics verbaux compulsifs

    « Stigmatiser » est le verbe à la mode employé à tort et à travers dans un environnement où tout le monde aime à se plaindre de tout et surtout désigner l’autre comme le responsable de ses malheurs. Alors on aime à évoquer la stigmatisation des jeunes, des musulmans, des réfugiés, de la gauche, de la droite, etc…

    Le dictionnaire Larousse définit le terme comme :

    Dénoncer, critiquer publiquement quelqu’un ou un acte que l’on juge moralement condamnable ou répréhensible : Stigmatiser les responsables de la mauvaise gestion économique.

    Les politiques et les intellectuelles s’accusent à tout bout de champ les uns les autres de stigmatiser les autres et les uns. Comme l’analyse et la réflexion sont devenus des concepts sortant peu à peu du champ médiatique, dès qu’un projet de réforme (ou de réformette) est mis sur la table ceux qui n’en sont pas à l’origine l’accuse de stigmatiser. Tout changement se faisant forcément au détriment des avantages acquis de certains, l’accusation de stigmatisation peut être sortie du chapeau à tout moment, et on ne s’en prive pas.

  • Eh Oh La Gauche !

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    Des partisans du pouvoir actuel cherchent à réveiller la gauche pour lui faire défendre son bilan et, sans doute, envisager la candidature à sa réélection du président actuel de la République : François Hollande. Ils n’ont rien trouvé de mieux que de dénommer leur démarche « He Oh la Gauche ! ». C’est aussi ridicule que le badge « 1 million d’emplois » que le chef du patronat Pierre Gattaz affichait il y a quelques mois sur son veston.

    Comme toujours le débat s’élève à peine au-dessus de celui du Café du Commerce et ce slogan « He Oh la Gauche ! » ne pousse pas vraiment à l’intelligence. Qu’une majorité veuille défendre et expliquer ses réalisations, quoi de plus classique. Que l’opposition lui dénie toute avancée positive, c’est hélas aussi dans l’ordre des choses en attendant, peut-être un jour, l’émergence d’une opposition intelligente.

    Le problème de la candidature de M. Hollande est un tout autre sujet. En toute logique il ne devrait pas se représenter puisqu’il avait conditionné sa candidature à l’inversion de la courbe du chômage et, quoi qu’il réussisse au cours des dix prochains mois cette courbe ne sera pas inversée durablement. Il doit d’ailleurs dire ce qu’il fera d’ici à la fin de l’année 2016 soit dans huit mois.

    Il serait décent et raisonnable qu’il ne se représente pas afin de respecter cet engagement. Il n’est d’ailleurs pas complètement exclu qu’il opte pour un retrait. Cela serait d’une certaine élégance et changerait finalement assez peu de choses puisqu’il a de toutes façons assez peu de chances d’être réélu sauf si l’opposition actuelle est encore plus bête qu’on ne l’imagine et arrive à perdre cette élection qui s’ouvre devant elle comme un boulevard rectiligne…

  • Rémunérations et autres petites misères de pédégé

    L’assemblée générale du groupe Renault a rendu un avis consultatif sur les éléments de rémunération dus ou attribués à son pédégé au titre de l’exercice clos au 31 décembre 2106. Bien entendu la note de trois pages sur laquelle un avis est demandé est incompréhensible pour l’actionnaire lambda mais en additionnant les différents montants cités qui regroupent des sommes exigibles immédiatement et d’autres différées, on arrive à peu près 7,5 millions d’EUR. Le pédégé de Renault étant également celui de Nissan, il touche par ailleurs une rémunération additionnelle et sans doute équivalent au titre de cette deuxième casquette. On peut globalement estimer que les revenus du dirigeant sont largement supérieurs à la dizaine de millions d’EUR pour ses douze mois de travail.

    Dans sa grande sagesse l’assemblée générale de Renault a émis un avis négatif à hauteur de 54,12% contre cette rémunération jugée excessive. Sans doute les actionnaires auraient préféré que cette somme reste dans l’entreprise et vienne en augmenter le profit, voire leur fut versée en dividendes supplémentaires. A moins qu’ils ne se soient interrogés sur ce qui peut justifier qu’un être humain à lui seul encaisse plus de 10 millions d’EUR pour rémunération de sa prestation de travail de douze mois ? Le conseil d’administration a immédiatement confirmé la rémunération de son pédégé chargeant toutefois son comité de rémunération « d’examiner les évolutions utiles de la structure de rémunération pour les années 2016 et suivantes ». Peut-être y-a-t-il lieu effectivement d’accroître celle-ci dans le futur !

    Communiqué du conseil d’administration du 29/04/2016 :

    L’Assemblée Générale de Renault a émis, à titre consultatif, un avis négatif (54,12%) portant sur la huitième résolution et les éléments de rémunération du Président-Directeur Général au titre de l’année 2015.

    Le Comité des Rémunérations et le Conseil d’administration de Renault se sont réunis, hors la présence du Président-Directeur Général, afin de prendre connaissance du détail du vote exprimé et de délibérer définitivement sur cette question, conformément au Code AFEP/MEDEF.

    Sur proposition de son Comité des Rémunérations, le Conseil d’administration de Renault a approuvé le maintien de la rémunération décidée pour le Président-directeur Général pour l’année 2015.

    Le Conseil se félicite à nouveau de la qualité des résultats de l’année 2015, avec un chiffre d’affaires record de plus de 45 milliards d’euros, en hausse de 10,4 % et une marge opérationnelle de 5,1 %, en avance de deux années sur les objectifs du plan Renault 2016 Drive the Change.

    Le Conseil d’administration a chargé le Comité des Rémunérations de la mission d’examiner les évolutions utiles de la structure de rémunération pour les années 2016 et suivantes.

  • Nuit Debout

    Une bande d’énergumènes occupent la place de la République à Paris et ont lancé un mouvement contestataire Nuit Debout. L’idée a été reprise dans quelques villes française et au-delà. Leur agenda est bloqué sur le mois de mars, aujourd’hui est le 61 mars dans leur calendrier. A l’affiche, entre autres : commission « convergence des luttes », suggestions « grève générale et logement pour tous », commission « Internationalisation des outils, pour une internalisation du mouvement », préparation de la journée « sexualité » avec ses commissions « sexualités et plaisir féminin », « genres et sexualité », « contraception masculine », etc.

    Chaque jour, à 18h, une assemblée générale se rassemble vote « les décisions importantes du mouvement », débat et échange les points de vue « dans l’écoute de tous ». Tout ceci fleure bon l’odeur des merguez et de mai 68, mais recèle une inutilité flagrante.

    Le chef de Les Républicains, M. Sarkozy qualifie ces trublions de l’ordre public de « gens qui n’ont rien dans le cerveau » et qui prétendent « donner des leçons à la démocratie française ». Les retraités niçois devant lesquels il assène ces jugements tranchés applaudissent. Contrairement à ces propose électoraux on peut imaginer que techniquement les Nuit Debout on dans le cerveau des neurones et des synapses en quantités similaires à celles d’un militant Les Républicains, mais le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne les utilisent pas à 100% de leur potentiel.

  • Macron déçoit

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    Emmanuel Macron, jeune et fringuant ministre de l’économie qui s’est mis en tête de moderniser la gauche, cède aux sirènes des politicards de base, hélas, hélas, hélas ! Il fait désormais partie de cette caste de dirigeants qui se complaisent à parader en première page du journal Paris-Match, un monument de vulgarité et de futilité.

    C’est le mythe du « faire de la politique autrement » qui s’effondre une nouvelle fois et de façon lamentable. Cerise sur le gâteau, à peine cette couverture de la honte paraissait-elle chez les marchands de journaux que M. Macron apparaissait sur les chaînes d’information continue et expliquait qu’il s’agissait d’une erreur du fait de sa femme qui ne connaît pas assez le monde médiatique…

  • Pessimisme et complainte au Bar du Port

    La contestation contre le projet de loi travail s’organise, plutôt modestement d’ailleurs, quelques manifestations, l’incontournable pétition sur change.org et un peu d’agitation sur les réseaux dits sociaux. Ce projet de loi vise à faciliter les licenciements et à donner la priorité aux accords d’entreprises sur la loi. C’est en cela qu’il est soutenu par les syndicats patronaux, qui en demandent toujours plus bien entendu, mais qui se réjouissent de voir un pouvoir socialiste aller dans une direction que même l’opposition conservatrice n’avait pas osé emprunter.

    Croyez-vous que les consommateurs du Bar du Port, critiques enjoués et fidèles de la « gauche-laxiste », se réjouiraient de ce projet de loi ? Que nenni, les voilà maintenant à l’attaque de ces manifestants qui refusent le projet.

    A force de pessimisme, de complainte permanente, de vision cataclysmique, de nombrilisme envahissant, la France s’enfonce dans cet immobilisme sclérosant qui la caractérise depuis plusieurs décennies. Une loi qui fait bouger les lignes déclenche par définition des réactions. Que certains contestent les projets des autres, quoi d’étonnant ? C’est la comédie humaine.

    Le mythe du projet « gagnant-gagnant » est une escroquerie intellectuelle de plus. En matière économique, généralement ce que l’un gagne l’autre le perd, mais l’intérêt général peut bénéficier d’une redistribution des intérêts particuliers. C’est l’honneur du pouvoir d’essayer de privilégier cet intérêt général, c’est sa noblesse de l’expliquer et si possible de convaincre les citoyens du bien-fondé de ces réformes. La tâche est complexe dans un pays de râleurs !

    Lire aussi La réforme du code du travail

  • Un drôle de coco !

    Salam Abdelsam, terroriste islamique ayant participé aux attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts et des dizaines de blessés) a été arrêté en Belgique quelques jours avant les attentats religieux de Bruxelles de mars 2016 (31 morts et des dizaines de blessés). Il a commencé par faire annoncer par son avocat qu’il collaborerait avec la justice belge et refuserait son extradition vers la France. Une fois les attentats de Bruxelles exécutés il a tourné casaque et fait annoncer qu’il refusait désormais de parler et souhaitait son transfèrement à Paris le plus vite possible.

    Dans le même temps son frère qui n’est a priori pas impliqué dans les attentats affirme que Salam a épargné des vies en renonçant à se faire exploser comme cela était prévu en novembre et comme l’a fait un troisième frère.

    On ne sait pas bien à ce stade si effectivement ce terroriste est un traitre à la cause qui n’a pas osé mourir comme ses comparses ou si sa survie était planifiée. Il doit arriver en France dans les prochaines semaines où l’instruction de son cas va sans doute durer des années. Un jugement va ensuite être prononcé, un ou des avocats vont devoir assurer la défense. Ce personnage intriguant et criminel n’a sans doute pas fini de nous surprendre.

  • Religion au Vatican

    Fin de partie entre le ministère français des affaires étrangères et la Vatican : Paris voulait y nommer un ambassadeur affichant officiellement son homosexualité, la papauté n’avait jamais accepté les lettres de créances présentées par l’impie. La France l’a finalement nommé dans une autre ambassade ce qui laisse supposer qu’un nouveau candidat français sera présenté au Vatican.

    On pourrait d’ailleurs se demander si un simple secrétaire d’ambassade ne serait pas suffisant pour représenter les intérêts français car la véritable question à se poser au-delà des tendances sexuelles de son détenteur, c’est à quoi peut donc bien servir un poste d’ambassadeur auprès du Vatican ? Quelques clics sur le site web de l’ambassade donnent la réponse à la question : cela ne sert à rien sinon à dépenser inutilement les sous du contribuable. D’ailleurs cette représentation fonctionne très bien depuis plusieurs mois sans ambassadeur et, de ce fait, avec un budget de frais de personnel à la baisse.

  • Nouvel échec d’une tentative d’atteinte à la concurrence

    Après des semaines de négociations qui visaient à ramener de 4 à 3 le nombre d’opérateurs se partageant le gâteau des télécommunications françaises, cette nouvelle tentative d’ériger un oligopole entre copains a échoué. Les libéraux s’en réjouiront, les partisans de la concurrence (qui ne sont pas toujours les mêmes) également.

    Dans cette affaire Bouygues Telecom souhaitait se saborder en vendant sa dépouille au meilleur prix à ses concurrents et, en l’occurrence, en se faisant payer par des actions d’Orange l’ancien monopole public dont les contribuables via l’Etat possèdent toujours une part du capital. Les parties n’ont pas pu s’entendre sur le prix et les modalités de ce partage et ce n’était jamais que la troisième ou quatrième tentative de réduction du nombre d’opérateurs. Il faut croire que ce n’est pas facile.

    Si M. Bouygues tient si fortement à entrer au capital d’Orange il pourra toujours acheter des actions sur le marché où cette société est cotée à son juste prix puisque comme chacun sait la clairvoyance de Monsieur le Marché est au-dessus de tout.

    Le secteur va donc continuer à fonctionner à quatre prestataires se faisant concurrence, au moins pour le moment. Les partisans de l’accord expliquent que Bouygues Telecom est « trop faible » pour survivre et qu’il va y avoir de la « casse sociale » comme si il n’y en aurait pas eu si l’accord s’était fait ! Les forces du marché déifiées par nombre de libéraux vont agir et avec peut-être plus de résultats que les forces obscures des petits arrangements entre amis.

    Lire aussi Petits arrangements entre amis de la téléphonie

  • Petits arrangements avec la vie en société

    Au Bar du Port, un panel de citoyens détaille ses petits arrangements avec les règles de la fiscalité ou les procédures de l’entreprise, tout en se plaignant de l’état des services publics et de l’inefficacité de leurs élus…

    Chaque organisation ou individu qui fraude sans réduire pour autant les prestations dont il bénéficie transfère les charges qui lui reviennent sur le voisin. C’est le syndrome français qui pousse les citoyens à croire que les services publics fonctionnent avec l’argent des autres ou que les élus ne seraient pas à l’image de leurs électeurs. Et ceux qui se plient aux règles de la vie en société sont gentiment traités de naïfs ou, pire, d’êtres bêtement disciplinés sur le modèle de certains qui, en d’autres temps, ont amené le nazisme au pouvoir.

    Au-delà de la comparaison avec l’Allemagne des années 30’, tellement excessive qu’elle touche au néant, on a là le drame français qui explique au moins en partie comment notre République se révèle moins efficace que les pays avoisinants du fait de l’incohérence de ses citoyens. On ne peut pas à la fois contester les charges sociales et se plaindre du faible niveau des prestations, crier haro sur l’impôt et se plaindre des services publics, pleurer sur le chômage et refuser d’essayer de réformer le code du travail, vouloir constitutionaliser la déchéance de nationalité et voir le sénat et l’assemblée nationale incapables de se mettre d’accord sur un texte de 3 lignes, etc… Notre époque est marquée par l’égoïsme de chacun et l’oubli de l’intérêt général. Il est plus facile d’asséner « c’est la faute à Taubira-laxiste » que de remettre en cause ses propres comportements. La France n’évolue pas beaucoup sur ce point, hélas…

  • La France rechigne devant la réforme du code du travail

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    Un projet de réforme du code du travail est sur la table des négociations et bientôt devant le parlement. Bien entendu, comme toute annonce de changement de société, la Société française s’oppose. Derrière les grands mots sur la flexi-sécurité, il s’agit en fait de donner plus de facilité aux employeurs pour licencier leurs employés et également de contourner les syndicats en favorisant les accords directs au sein de l’entreprise. Les organisations patronales jurent leurs grands Dieux qu’une telle orientation permettrait de relancer l’emploi, les syndicats et une partie de la société civile refusent les termes de cette réforme qui accentueraient la précarisation des emplois.

    Evidement les exemples des pays plus libéraux qui appliquent ce genre de politique et présentent des taux de chômage inférieurs à celui de la France sont régulièrement cités pour justifier le projet. En réalité, nous sommes en France et nous sommes capables d’échouer, même en appliquant ce qui fait réussir les autres pays ! Personne n’est bien en mesure de prévoir ce qu’apporterait cette flexi-sécurité. Les slogans ridicules « 1 million d’emplois » affichés par le patronat comme les arguments développés par la rue pour s’opposer ne sont que billevesées communicantes. La seule raison qui doit pousser à mettre en œuvre une réforme de cet ordre est que cela n’a jamais été essayé en France alors ne nous privons pas de la tenter.

  • Mésentente au parlement

    Après les attentats religieux que la France eut à déplorer en 2015 qui ont ait à peu près 150 morts, les parlementaires français n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un texte de réforme de la constitution visant à inclure dans celle-ci une peine de déchéance de nationalité pour les citoyens coupables de terrorisme ainsi que l’état d’urgence. L’une et l’autre de ces mesures sont déjà prévues dans la loi mais leur érection dans le texte constitutionnel leur donnerait plus de force.

    Le litige entre sénateurs et députés porte sur le fait de décider s’il faut appliquer cette déchéance, le cas échéant, à tous les nationaux ou uniquement aux binationaux qui pourraient ainsi continuer à bénéficier de sa ou ses autres nationalités. Il porte sur la modification de l’article 34 de la constitution :

    Rédaction actuelle :

    La loi fixe les règles concernant :

    – les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ; les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

    – la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;

    Rédaction proposée par l’assemblée nationale :

    « – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu’elle est condamnée pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ;

    Rédaction proposée par le sénat :

    « – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne née française qui détient une autre nationalité peut être déchue de la nationalité française lorsqu’elle est condamnée pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ; »

    Tout le monde s’accorde à conclure que cette déchéance ne sera que de l’ordre du symbolique, n’aura aucun effet sur le terrorisme et ne sera probablement jamais appliquée. Ces discussions relèvent donc d’un parlementarisme inefficace et dispendieux. Ces gens, rémunérés par les contribuables, ont passé des mois à discutailler pour finalement ne pas aboutir. C’est un peu déprimant mais tellement symptomatique de la décadence de notre République. Rappelons en tout cas le texte sur lequel tous les ennemis islamiques de la France s’accordent sans barguigner, celui de la revendication des attentats de novembre dernier.

    2 Safar 1437

     Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    Allah le Très-Haut a dit : et ils pensaient qu’en vérité leurs forteresses les défendraient contre Allah. Mais Allah est venu à eux par où ils ne s’attendaient point, et a lancé la terreur dans leurs cœurs. Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, ô vous qui êtes doués de de clairvoyance. Soûrat 59 verset 2.

    Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du Califat, qu’Allah lui donne puissance et victoire, a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe, Paris.

    Un groupe ayant divorcé de la vie d’ici-bas s’est avancé vers leur ennemi, cherchant la mort dans le sentier d’Allah, secourant sa religion, son Prophète et ses alliés, et voulant humiliant ses ennemis. Ils ont été véridiques avec Allah, nous les considérons comme tels. Allah a conquis par leur main et à jeter la crainte dans le cœur des croisés dans leur propre terre. 

    Huit frères portant des ceintures d’explosif et des fusils d’assaut ont pris pour cibles des endroits choisis minutieusement au cœur de la capitale française, le stade de France lors du match des deux pays croisés la France et l’Allemagne auquel assistait l’imbécile de France François Hollande, le bataclan ou étaient rassemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité ainsi que d’autres cibles dans les dixième, le onzième et le dix-huitième arrondissement et ce, simultanément. Paris a tremblé sous leurs pieds et ses rues sont devenues étroites pour eux. Le bilan de ses attaques est de minimum 200 croisés tués et encore plus de blessés, la louange et le mérite appartiennent à Allah.

    Allah a facilité à nos frères et leur a accordé ce qu’ils espéraient (le martyr), ils ont déclenchés leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions. Qu’Allah les accepte parmi les martyrs et nous permette de les rejoindre. Et la France et ceux qui suivent sa voie doivent savoir qu’ils restent à les principales cibles de l’Etat Islamique et qu’ils continueront à sentir l’odeur de la mort pour avoir pris la tête de la croisade, avoir osé insulter notre Prophète, s’être vanté de combattre l’Islám en France et frapper les musulmans en terre du Califat avec leurs avions qui ne leur ont profité en rien dans les rues malodorantes de Paris. Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux veulent méditer et tirer les leçons.

    Allah est le plus grand. Or c’est à Allah qu’est la puissance ainsi qu’à Son messager et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas. Soûrat 63 verset 8

    [les fautes d’orthographe et de syntaxe sont de l’auteur]

    Ce communiqué a fait suite à l’assassinat de 150 personnes à Paris en novembre dernier. On ne peut qu’en recommander la lecture à nos parlementaires qui, sur cette base, auraient pu être à la hauteur et s’entendre sur un texte constitutionnel dans un sens ou dans l’autre. Cela semble mal parti. Ce n’est pas digne.

  • L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

    Juin / Le Canard Enchaîné (14/10/2015)

    Le microcosme semble découvrir que les structures organisatrices de compétitions internationales de sport négocient généralement avec les Etats d’accueil des contrats d’exonération fiscale pour lesdites structures, voire également pour leurs sponsors et leurs dirigeants. Cela vaut pour les jeux olympiques comme pour le fouteballe et d’autres jeux de baballe.

    Ainsi le décret 2015-910 publié au journal officiel du 25/07/2015 a listé six compétitions sportives organisées en France lors des prochaines années qui bénéficieront d’un régime d’exonération de certains impôts et taxes (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, retenue à la source, taxe sur les salaires, etc.). Il s’agit, par ordre chronologique, de l’Euro 2015 de basket hommes (5-20 septembre), de l’Euro 2016 de football hommes (10 juin – 10 juillet), du Championnat du monde 2017 de handball hommes, du Championnat du monde 2017 de hockey sur glace hommes, de la Ryder Cup et de la Ryder Cup Junior de golf en 2018 et de la Coupe du monde féminine de football 2019.

    Ce régime fiscal a été créé par la loi de finances rectificative pour 2014 qui a été votée par une représentation nationale fort peu inspirée.

    Des responsables au plus haut niveau et des élus du peuple se sont rendus coupables d’une félonie fiscale. Cette infamie a une apparence : un trio de ministres irresponsables, MM. Kanner (Sports), Sapin (Finances et Comptes publics) et Eckert (Budget). Il a une réalité : un parlement incompétent et piètre comptable des finances publiques. Ce trio et ce parlement possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la gestion de l’Etat et de l’argent de ses citoyens que déformés à travers leur frénésie populiste. Cette entreprise conduit tout droit à un désastre national.

    Voici l’État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé, notre place et notre rôle dans la communauté financière compromis. Et par qui ? Hélas ! Hélas ! par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir.

    [Inspiré par MonGénéral]

    Comment et pourquoi des responsables (si l’on ose dire) politiques octroient-ils des avantages fiscaux pour l’organisation de compétitions de ballon ? C’est une vraie question sans véritable réponse cohérente, sinon que ces responsables privilégient des situations particulières au détriment de l’intérêt général. En procédant ainsi ils font renoncer l’Etat à des recettes fiscales, qui seraient pourtant bienvenues, et transfèrent sur les contribuables une partie des charges de ces compétitions qui devraient normalement être payées par les consommateurs. C’est contraire aux règles de libre concurrence : pourquoi les sports de baballe ou de palet et pas les concours de pétanque ? C’est immoral quand on mesure les flux financiers brassés par ces organisations, tellement gigantesques et hors de tout contrôle que les scandales de corruption de la FIFA se traitent actuellement devant les tribunaux et dans les geôles américaines. C’est inefficace en termes économiques car ces compétitions n’ont pas besoin d’exonération fiscale pour exister. Ces exonérations octroyées par la République française reviennent à transférer de la richesse des contribuables nationaux vers les sièges sociaux de fédérations multinationales généralement domiciliées en… Suisse.

    De grands progrès sont en train d’être réalisés en matière de coopération fiscale internationale pour mettre fin, ou au moins ralentir, les pertes de recettes subies par nombre d’Etats du fait de l’optimisation fiscale menée par certaines entreprises ou organisations. Nous sommes ici dans un cas bien plus simple car ce sont les Etats eux-mêmes qui abandonnent légalement leurs droits fiscaux sur ces compétitions. Il suffit de mettre fin à la délivrance de ces passe-droits, au besoin en coopération avec les Etats membres de l’OCDE ou de l’Union européenne pour éviter trop de dumping fiscal au sein d’un même groupe de pays. Et si les championnats d’Europe de fouteballe ou de golf doivent avoir lieu en Géorgie ou aux Iles Féroé, eh bien laissons les contribuables de ces contrées financer les fédérations sportives s’ils n’ont rien de mieux à faire. A moins que leurs finances publiques ne soient en meilleur état que celles de la France :

  • Les copains et les coquins

    Laurent Fabius, 69 ans, a démissionné du gouvernement dont il était ministre, oubliant le devoir, semant la confusion d’un remaniement ministériel forcé par sa fuite, pour attraper un poste de président du conseil constitutionnel valable pour 9 ans, soit jusqu’à ses presque 80 ans.

    Jean-Louis Debré, 71 ans, ex-président du conseil constitutionnel qui est remplacé par le précédent, a été immédiatement nommé à la présidence du conseil supérieur des archives.

    L’un et l’autre sont de vieux roublards de la République qui n’ont pas particulièrement démérité. Ils ont largement dépassé l’âge de la retraite et ne sont en rien indispensables à la République. Alors pourquoi nommer une nouvelle fois ces notables à ces postes ? Prolonger ces deux personnes âgées à de nouvelles responsabilités relève du copinage politique qu’il aurait mieux fallu éviter, tout le monde s’en serait bien mieux porté.

  • Mais que fait le gouvernement ?

    Entendu au Café du commerce :

    L’interdiction dans Paris intra-muros à partir du 1er juillet 2016 les jours de semaine des véhicules particuliers motorisés avant le 31/05/2000 ne sera pas applicable car « la Maire de Paris » n’a rien fait pour véritablement favoriser la diffusion des véhicules électriques en installant des bornes de rechargement en nombre suffisant !

    Le conseil municipal de Paris, fruit de l’élection municipale de mars 2014, a arrêté un plan d’interdiction progressive de la circulation des véhicules « polluants » classés par catégories selon l’âge de leur motorisation. La première vague d’interdiction est intervenue en septembre dernier, les suivantes doivent suivre :

    • Depuis le 01/09/2015 la circulation des bus, cars et poids lourds de motorisation antérieure au 01/10/2001 est interdite dans la capitale de 8 à 20 heures, y compris le week-end.
    • A partir du 01/07/2016, cette interdiction s’étendra aux camionnettes et véhicules particuliers antérieurs à 1997 ainsi qu’aux deux-roues motorisés antérieurs au 31/05/2000 (les deux-roues motorisés concernés par la mesure représentent 1% du parc actuel). Ces véhicules individuels et utilitaires légers pourront eux continuer à circuler le week-end.
    • Entre 2017 et 2020 la circulation d’autres catégories de véhicules sera progressivement interdite.

    Des mesures d’accompagnement ont également été votées pour allouer une partie des impôts payés par les contribuables vers des investissements susceptibles d’inciter les propriétaires de véhicules concernés par ces interdictions à en changer ou à faire évoluer leur mode de transport : subvention sur les abonnements pour location de véhicules électriques Autolib’, location de bicyclettes Velib’ ou achat de vélocipèdes, électriques ou non, remboursement de pass Navigo, subventions aux copropriétés désireuses d’installer des abris vélos sécurisés ou des bornes de rechargement dans leurs locaux, ainsi qu’un programme de développement de bornes de recharge publiques.

    L’arrêté municipal n°2015 P 012 du 28/08/2015 qui régit la première interdiction en vigueur depuis le 01/09/2015 est provisoire jusqu’au 01/01/2017 et on peut donc imaginer qu’un bilan sera alors fait sur le renouvellement, l’adaptation ou la modification de la mesure et le conseil municipal en place à l’époque décidera démocratiquement de la suite à donner.

    En l’état actuel des mesures d’incitation on peut s’interroger :

    • Le subventionnement par le contribuable de l’utilisateur d’un véhicule « polluant » est-il suffisant pour déclencher un mouvement massif de changement de véhicule ou de mode de transport ? Sans doute pas !
    • Est-ce que néanmoins une partie de ces utilisateurs peuvent d’ores-et-déjà bénéficier de bornes de rechargement sur leurs parcours habituels ? On ne peut pas l’exclure totalement !
    • Aurait-il été préférable que l’argent prélevé sur les contribuables soit affecté au renforcement des mesures incitatives plutôt qu’à financer la coupe d’Europe de fouteballe ou les jeux olympiques de 2024 ? Certainement oui !
    • Est-ce une raison pour tout jeter avec l’eau du bain ? Non !

    Le syndrome français continue de diffuser ses effets délétères : le citoyen maugrée, râle, peste, conteste, attend tout de l’action publique et rejette systématiquement ce qui vient troubler sa situation personnelle. Que les conducteurs se rassurent, il est probable que si l’étape d’interdiction au 01/07/2016 n’est pas gérable, eh bien elle sera rapportée ou décalée ou modifiée comme le furent nombre de textes comme ceux de l’écotaxe, de l’accès des lieux publics aux handicapés, etc. etc.

    Ainsi va la vie publique en France, faîte d’à coups et d’imperfections, mais à la fin les choses finissent par avancer à leur rythme. Si les mesures actuelles ne plaisent pas, il suffit de voter pour d’autres élus aux prochaines élections municipales, ou de créer son propre lobby pour influer ou de se présenter avec un programme. Le chroniqueur voterait, par exemple, sans barguigner pour tout candidat s’engageant à renoncer à l’organisation des jeux olympiques, comme l’ont déjà fait les villes de Boston, de Toronto et de Hambourg.