Catégorie : France

  • Des filles au programme

    Les filles se bousculent à la candidature aux prochaines élections municipales pour la mairie de Paris : Rachida Dati, Nathalie Kosciusko-Morizet, Anne Hidalgo. Si tout ce petit monde ne s’autodétruit pas trop, cela devrait faire une femme à la mairie l’an prochain. Voilà qui va faire rééquilibrer très légèrement la balance de la parité en politique en France, c’est aussi bien finalement.

    Mais pour le moment personne n’a vraiment entendu parler de programmes électoraux. Donc, les filles si vous voulez faire encore mieux que les garçons, vous vous mettez au boulot, vous préparez un programme électoral et puis vous venez nous voir pour qu’on en parle. Ce n’est pas la peine de vous agiter avant, les élections sont pour dans plus d’un an donc rien ne presse.

  • Messier le très culotté

    Fin 2012, Jean-Marie Messier, ex-haut fonctionnaire recyclé dans le privé, devenu ex-pédégé surpayé à égo surdimensionné, ayant conduit son entreprise Vivendi au bord du gouffre au début de la décennie 2000, a animé une conférence à Paris fin 2012 dont le thème était « La dynamique du marché des fusions-acquisitions en France » !

    Repris de justice pour ses exploits de manager, le garçon commet depuis quelques années des livres donnant des leçons de gestion aux Etats et aux entreprises. Il dirige en parallèle une petite boutique de conseils et donne maintenant des conférences. S’il y a une qualité que l’on ne peut pas dénier à Messier c’est bien celle d’afficher le plus fantastique culot du capitalisme moderne !

  • La retraite de Louis Schweitzer

    Louis Schweitzer, 70 ans, apparatchik socialisant fait de la résistance. Bureaucrate énarque, il a fréquenté les cabinets ministériels des gouvernements Mitterrand avant d’être parachuté pédégé de Renault puis chef de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), un machin démocratique franchouillard. Ses pantouflages dans le privé lui ont permis d’accumuler des rémunérations exorbitantes et injustifiées, même s’il n’a pas démérité en tant que patron privé. Aujourd’hui il a 70 ans, il reste administrateur d’un nombre significatif de mastodontes du CAC 40 et continue d’encaisser les jetons de présence conséquents. Accessoirement il est vice-président de Veolia et devrait quitter ce poste, atteint par la limite d’âge. Que nenni, il vient de faire modifier les statuts pour pouvoir conserver ce maroquin jusqu’à 75 ans.

    Ce n’est pas raisonnable ! Le garçon est sympathique mais il a fait son temps, il a fait son job et sa retraite est largement assurée financièrement parlant. Il doit maintenant passer la main et s’occuper de ses petits-enfants, voire faire un peu d’humanitaire en complément pour le sortir des couches de la marmaille. On trouvera largement assez de candidats aussi compétents, plus jeunes et moins chers pour le remplacer dans les conseils d’administration qu’il fréquente. Hélas, la République des copinages en a décidé autrement !

  • Merah agent triple ?

    A l’occasion du premier anniversaire du massacre proféré par le cinglé Merah, une théorie se développe selon laquelle Merah aurait pu être un agent double, retourné par les services de renseignements français, agent double qui serait devenu triple en bernant ses mentors… C’est possible et on ne saura sans doute jamais la vérité. On ne peut pas non plus exclure complètement que Merah ait juste été un cinglé de première catégorie, agent simple des djihadistes. Le maniement de ce genre de personnages doit être délicat, que l’on soit barbu ou James Bond.

    Il doit bien exister d’autres Merah potentiels suivi ou pas par la police, guettant le moment où le cinglé va passer à l’acte ; sans doute vraiment pas facile à gérer.

    Accessoirement, on aime bien les commémorations de ce genre en France qui sont un peu superficielles.

  • Brrr…

    Le patron de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) déclare dans Le Monde de ce jour :

    « La leçon essentielle [de l’accident de Fukuschima], c’est qu’en matière d’accident nucléaire grave la doctrine probabiliste qui a largement prévalu à la conception initiale des réacteurs n’est plus acceptable par la société, au regard de l’ampleur des conséquences pour les populations et les territoires. De facto, elle consistait à faire l’impasse sur des risques à très faible probabilité. Or, même très improbable, un accident grave est possible. Même si elle est plus chère, l’approche déterministe aujourd’hui dominante en Europe et en France doit prévaloir…
    Fukuschima nous oblige à imaginer l’inimaginable et à nous y préparer… »

    Brrr… cela fait froid dans le dos !

  • Le butor de la SG

    Frédéric Oudéa, pédégé de la Société Générale, signe l’éditorialde La Lettre de l’Actionnaire de février. Sous une photo, sourire carnassier et auto-satisfait, il déclare :

    « Le résultat net part de Groupe s’établit à 774 millions d’euros… Ces résultats intègrent à hauteur de -2 594 millions d’euros l’impact négatif des cessions d’activités et d’actifs de la Banque de financement et d’investissement (BFI)… Corrigé de ces éléments, le résultat net part du Groupe atteint 3 368 millions d’euros, reflétant la bonne performance des métiers et la maîtrise des coûts. »

    Un fulgurant exemple de la langue de bois financière et d’escroquerie intellectuelle. Mais bougre de butor qui donc a acquis ces activités et actifs qu’il a fallu revendre à vil prix et en accumulant des pertes de -2 594 millions d’euros (ce qui fait tout de même la modique somme de 2 milliards et demi d’euros, nous disons bien deux milliards et demi) ? C’est bien la Société Générale, non ? Donc je ne vois pas bien à ce stade où est reflétée la bonne performance des métiers et la maîtrise des coûts. Une rédaction plus honnête aurait été :

    « Le résultat net part de Groupe s’établit à 774 millions d’euros… Ces résultats intègrent à hauteur de -2 594 millions d’euros les pertes réalisée sur les cessions d’activités et d’actifs de la Banque de financement et d’investissement (BFI)… Ces pertes ont été le fait d’erreurs commises par votre banque dans ses décisions d’investissement. Celles-ci n’ayant pas été présentées à la décision de l’assemblée générale des actionnaires et ayant été prises au niveau de la direction générale, j’assume pleinement cette incompétence, attestée par ce niveau de pertes, et présente ma démission de pédégé pour faute grave avec renoncement à toute indemnité et parachute (doré ou pas). »

  • La grimpette

    C’est la nouvelle mode : les parents insatisfaits montent sur les grues pour obtenir la garde de leurs enfants en dépit de décisions de justice rendues dans le cadre de leurs divorces. Aujourd’hui c’est une grand-mère de 70 ans qui nous ennuie avec ses problèmes familiaux personnels en Ardèche. C’est une épidémie : la grimpette de grue pour parents contestataires, où comment imposer à la communauté le règlement d’intérêts particuliers. Tout ceci est pathétique !

  • Bataille d’égos au MEDEF

    Le coup d’Etat de la Parisot sur le syndicat patronal MEDEF échoue en rase campagne. La modification des statuts proposée par l’impétrante pour lui ouvrir la voie à un nouveau mandat a été repoussée par les membres de ce syndicat. Après deux mandats, la Parisot va aller planter ses choux ailleurs qu’au MEDEF pour y guérir ses blessures d’égo. Elle sera remplacée par un nouveau chef à élire d’ici l’été. Il fera l’affaire, avec ses défauts et ses qualités, et saura rappeler ainsi à son prédécesseur que personne n’est irremplaçable.

  • A la recherche de la compétence

    SégolèneRoyal, la madone du Chabichou, twitos fébrile, est nommée vice-présidente de la Banque Publique d’Investissement (BPI). Nous verrons si elle s’y montre aussi incompétente que les grands esprits qui ont géré Lehman Brothers, Le Crédit Lyonnais ou Dexia. Il n’est pas sûr qu’elle y arrive car tous ces énarques et matheux ont quand même placé la barre assez haute. Ils seront difficiles à battre.

  • Les traders-fraudeurs de la barbaque

    Rigolo : une escroquerie commerciale, semble-t-il de grande envergure, a permis de découvrir de la viande de cheval dans des plats cuisinés censés contenir de la viande de bœuf. Ce n’est pas la première fois et ne certainement pas la dernière que des commerçants font passer des vessies pour des lanternes. Mais ce qui est risible dans cette affaire c’est le festival des faux-culs qui semble découvrir sur les plateaux médias les circuits emberlificotés que suivent les produits alimentaires avant d’arriver dans nos assiettes. Des bêtes élevées dans un pays, abattues dans un autre ; des traders-fraudeurs en France et aux Pays-Bas qui s’achètent et se revendent des minerais de barbaque congelés récupérés en Roumanie, qu’ils revendent à une boite industrielle qui les traitent et les revendent à Findus qui en fait une pâté de lasagnes congelés mis en vente dans des supermarchés. On peut gager que Findus a déjà délocalisé son informatique à Bangalore en Inde et sa comptabilité en Irlande, en plus de sa production à des forbans de rencontre, et ne s’occupe plus que de marketer ses barquettes.

    C’est ainsi que fonctionne l’industrie depuis une bonne vingtaine d’années maintenant. Cela peut paraître bizarre mais en tout cas, pour ce qui concerne l’industrie alimentaire cela a permis de baisser substantiellement le prix des produits… ainsi que leur qualité. Low cost cela veut dire aussi moins de qualité, c’est une équation inévitable, mais cela ne devrait pas en principe impliquer plus de fraude.

    Voir un ministre de l’agriculture et ses experts jouer les vierges effarouchées en relevant cette équation devant les caméras et les micros relève d’un exercice de faux-jettonerie de première catégorie ! Dans quel monde vivent ces gens-là ?

    Cette affaire de minerais de viande de cheval fraudée c’est exactement l’histoire des subprimes en 2008 : une invraisemblable succession de trader-fraudeurs qui se refourguent au téléphone des produits auxquels plus personne ne comprend plus rien ni ne se souvient de l’origine, mais qui se révèlent à la fin de l’histoire d’une qualité déplorable.

  • Réjouissances autour du déficit de la République

    Le gouvernement admet que le déficit public de la République sera supérieur aux 3% du produit intérieur brut (PIB) comme initialement annoncé. La presse (même les journaux économiques) semble se réjouir de ce constat sur le thème « Nananaire, je vous l’avais bien dit ! ». Outre le fait que les journalistes bénéficient aujourd’hui d’une niche fiscale, certes modeste mais qui n’a plus guère de justification, et participent donc au déficit de l’Etat, ces réactions de cour d’école sont un peu surprenantes de la part de journaux intelligents. Mais c’est ainsi.

    L’opposition dite républicaine, mais plutôt irresponsable, se réjouit en se frottant bruyamment les mains. Copé l’aboyeur a du mal à cacher sa joie sur les ondes en annonçant une prochaine motion de censure. Cette opposition est dans son rôle, hélas !

  • Corruption à tous les étages de l’ONU

    Rappelons que le procès ouvert la semaine dernière contre Charles Pasqua et quelques hauts fonctionnaires de la République, dont l’ancien représentant français aux Nations-Unies, est l’histoire des quotas pétroliers que délivrait Saddam Hussein dans les années 1995/96 à des lobbys pro-Irak afin qu’ils œuvrent pour atténuer les sanctions prises contre l’Irak suite à son invasion du Koweit et de la guerre qui en a suivi. Il se trouve que d’anciens ministres et haut-fonctionnaires français (entre autres) auraient touché ces quotas, qu’ils ont revendus pour en encaisser le produit dans leurs cassettes personnelles. Il faut quand même le faire : entre deux guerres d’Irak, accepter des dessous de table en pétrole délivrés par l’un des pires dictateurs de la planète dont le pays est sous embargo quasi-total de la communauté internationale. Eh bien des fonctionnaires français l’auraient fait, comme la justice devrait le confirmer.

  • Les retraités reprennent du service

    Christine Ockrent, 69 ans, a donc déjà commis deux exemplaires de sa nouvelle émission Affaires Etrangères sur France Culture le samedi à 12h45. Le moins que l’on puisse dire est que cette nouvelle émission n’est pas ébouriffante en termes d’innovation et d’intelligence ! Etait-ce nécessaire de la sortir de sa retraite pour ce résultat ?

    Lire aussi : Combat d’égos vieillissants dans l’audiovisuel public

  • Dexia : la banque publique qui a roulé les collectivités incompétentes

    La banque Dexia, en principe dédiée au financement des collectivités locales françaises et belges, a fait faillite et est en liquidation depuis quelques années, aux frais des contribuables qui cette fois-ci sont sûrs de ne pas récupérer leur mise puisque cette banque va disparaître. Cette banque en principe créée pour financer la chose publique a voulu jouer dans la cour des tripatouilleurs de subprimes et autres réhausseurs de crédit, et donc a fait faillite.

    Entre autres joyeusetés, Dexia proposait aux collectivités locales des prêts hautement spéculatifs dont le taux d’intérêt variable était indexé sur la variation d’un couple de devises (CHF et USD si ma mémoire est bonne), d’où leur qualificatif de toxique. Bien entendu, cette variation a tourné à la Bérézina et les emprunteurs se sont vus imposer des taux usuraires… mais contractuels. Que des élus locaux aient pu signer de tels accords de crédit relève tout simplement de l’analphabétisme : il suffisait de lire ce que l’on signait pour en comprendre le caractère spéculatif, c’était à la portée d’un gamin en école primaire. Mais les élus n’ont sans doute pas eu le temps de lire.

    Certaines de ces collectivités ont attaqué en justice Dexia pour leur avoir fourgué des produits incompréhensibles pour les neurones de leurs dirigeants, limités en nombre et en agilité. Le conseil général de Seine Saint-Denis vient de gagner une première manche et le tribunal de grande instance a annulé avec effet rétroactif le taux d’intérêt (spéculatif et contractuel).

    Tout ceci est bel et bien beau, en tout cas moralement satisfaisant, mais va renchérir le coût de la liquidation financé par… les contribuables. En résumé, des requins de la finance ont vendu à des élus incompétents (voire pire) des produits spéculatifs auxquels ils n’ont rien compris ; les requins ont fait faillite, les élus ont été réélus, ou pas, et le contribuable paye l’addition.

  • Sujet suivant !

    Pôôôôvre Florence Cassez, elle n’a vraiment pas mérité ça : Fabius l’accueille à l’aéroport après sa libération des prisons mexicaines ! Et en plus il la tutoie devant les caméras. Pauvre Florence.

    Sinon elle commence à nous les briser légèrement menues la Florence, on ne voit qu’elle et on n’entend qu’elle depuis 48 heures. Bon, elle sera sûrement mieux en France avec les siens que dans les geôles du Mexique. On peut craindre qu’elle n’ait été victime d’une erreur judiciaire mais on ne peut pas complètement exclure qu’elle ne soit coupable, au mieux d’avoir traîné avec des gangs plus que louches. Donc, bienvenue Florence et passons au sujet suivant.

  • Coup de force égocentrique au MEDEF

    La Parisot, cheftaine du syndicat patronal MEDEF, serait en train de réfléchir à faire modifier les statuts de son syndicat pour pouvoir faire un troisième mandat, interdit par ses statuts pour le moment. On se croirait dans une République bananière ! Que des gens aient un égo disproportionné et se croient indispensables et irremplaçables, on peut le déplorer mais c’est un fait, hélas. Le plus fascinant dans une affaire comme celle du MEDEF serait que la Parisot trouve suffisamment de membres pour approuver cette modification statutaire et valider son coup de force égocentrique !

  • La Syrie soutient la France, hélas…

    Le régime syrien s’offre le luxe d’approuver l’intervention française au Mali qui lutterait contre une « cause commune », celle du terrorisme. C’est de bonne guerre, si l’on peut dire. La famille Assad et ses affidés se font plaisir mais ça n’a guère d’importance, cela agace les diplomates mais ne trompe personne. La presse a d’ailleurs fait peu de cas de cette saillie.

  • Petites incivilités ordinaires

    La joyeuse bande de Z’yva-casquettes-à-l’envers qui habituellement fume des clopes et boit des bières dans le square devant chez moi, ces Z’yva donc, ont froid. De ce fait ils squattent gentiment l’entrée de mon garage et, sans doute pour me rassurer, me donnent des grands « Bonsoir » dans leurs vapeurs de shit lorsque je rentre. Du coup ils laissent leurs cartons de pizzas et cannettes diverses en repartant.

    Les cartons de pizzas dans le square au printemps, à 2 mètres de la poubelle publique, « Yo Man ! » 
    Les cannettes sur la place en face, à 4 mètres de la poubelle publique
  • 777 formulaires administratifs

    Je cherche un imprimé administratif à remplir : sur le site Mon Service Public il y a… 777 formulaires disponibles qui vont de la « Fiche de déclaration de captures d’anguilles » à la « Déclaration d’enrichissement des vins » en passant par la « Demande de titre de prisonnier du ‘Viêt-Minh’ » ou la « Demande d’attribution du titre d’évadé ». On se demande si 777 formulaires ce n’est tout de même pas un peu trop de bureaucratie.

  • Référendum et mariage homosexuel

    Rigolo : les élus de droite anti-mariage homosexuel s’égosillent pour réclamer un référendum après une manifestation de rue ; les mêmes qui contestaient à la gauche ce principe du référendum suite aux manifestations de rue anti-réforme de la retraite. Au-delà de ces atermoiements politicards finalement assez courants chez les élus franchouillards jamais en retard d’une compromission, l’article 11 de la constitution stipule que :

    Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.
    Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d’un débat.
    Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an.
    Les conditions de sa présentation et celles dans lesquelles le Conseil constitutionnel contrôle le respect des dispositions de l’alinéa précédent sont déterminées par une loi organique.
    Si la proposition de loi n’a pas été examinée par les deux assemblées dans un délai fixé par la loi organique, le Président de la République la soumet au référendum.
    Lorsque la proposition de loi n’est pas adoptée par le peuple français, aucune nouvelle proposition de référendum portant sur le même sujet ne peut être présentée avant l’expiration d’un délai de deux ans suivant la date du scrutin.
    Lorsque le référendum a conclu à l’adoption du projet ou de la proposition de loi, le Président de la République promulgue la loi dans les quinze jours qui suivent la proclamation des résultats de la consultation.

    Le code de la famille ne semble pas relever du domaine d’application du référendum. Et encore le serait-il qu’il conviendrait pour forcer l’organisation d’une telle consultation de lancer une initiative d’un cinquième des membres du parlement (cela devrait se trouver) soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales (plus compliqué car cela doit faire au bas mot 2 ou 3 millions de personnes). Donc l’hypothèse du referendum semble avoir du plomb dans l’aile.