Catégorie : France

  • La République fraude le fisc

    Un rapport du ministère de l’intérieur confirme les propos de Claude Guéant, à savoir que celui-ci touchait des primes en liquide lorsqu’il était directeur de cabinet du ministre de l’intérieur. L’intéressé avait expliqué à la télévision que ces primes en liquide, non fiscalisées, expliquaient ses dépenses personnelles « d’électroménager » qui avaient été réglées en liquide comme l’avait révélé une perquisition judiciaire réalisée chez l’impétrant à l’occasion de l’affaire Tapie.

    La justice, à son tour saisie de cette nouvelle affaire de valises de billets, dira si le droit de la République a été bafoué par ses serviteurs ou pas.

    Le plus fascinant dans cette histoire est que tout le monde reconnaît que des cabinets ministériels encaissaient des salaires en liquide dans les années 2000 alors que cette pratique était en principe abolie, et la bouche en cœur ajoute que ces sommes n’étaient pas soumises à l’impôt !

  • DSK parade avec sa nouvelle copine

    On a finalement assez peu parlé de l’un des évènements que l’histoire retiendra certainement comme un monument de vulgarité politique et de futilité mondaine : la montée des marches du festival par un DSK (64 ans) engoncé dans son smoking au bras d’une nouvelle copine, 20 ans plus jeune que lui. Et les voilà qui remettent ça à Roland-Garros, autre haut lieu où se montrent les gens qui n’ont rien à faire.

    Une personnalité controversée, impliquée dans nombre de scandales sexuels, qui a défailli dans les responsabilités qui lui ont été confiées, qui s’affiche sans vergogne dans les évènements les plus clinquants de la jetset franchoullarde, attirée par lesprojecteurs comme de la ferraille par un aimant, illustre de la façon la plus pathétique la perte de tout sens des responsabilité, de toute décence, d’une partie de notre classe politique.

  • Un clinquant qui manque de moyens

    Rigolo : Afflelou, vendeur de lunettes, propriétaire d’un jet privé qu’il loue à l’occasion, se retrouve embarqué dans une affaire de trafic de cocaïne. Le dernier client qui a loué son avion il y a deux mois, s’en est servi pour essayer de faire transporter plusieurs centaines de kilo de drogue depuis la République Dominicaine vers la France. Hélas pour eux, ce petit monde, y compris l’équipage dont on ne sait pas bien s’il est salarié d’Afflelou ou pas, s’est fait arrêter à Saint-Domingue et croupi depuis en taule sous les tropiques.

    Afflelou, qui jure ses grands dieux qu’il n’est pas mêlé à ce trafic, pourra méditer sur les joies et servitudes d’afficher dans son patrimoine des véhicules de luxe. Le mieux serait que : soit il a les moyens d’entretenir un Falcon 50 et il le garde sur le parking en attendant qu’il l’utilise, soit cela lui coûte trop cher et il prend des avions de ligne comme tout le monde, cela lui évitera de futures déconvenues.

  • Les brutes avinées toulonnaises envahissent Paris

    Au secours, des troupeaux de décérébrés occupent encore Paris ! La place de la Bastille est envahie cette après-midi par une horde bruyante et avinée de supporters grimés de noir et rouge, étendards du RCT au vent, cernés par un bataillon de CRS. Renseignements pris RCT veut dire racing club de Toulon, et la seule chose qui différencie ces martiens de ceux des fans du PSG est la forme ovale de la baballe poussée par leurs héros qui seront à l’œuvre ce soir au Stade de France pour une finale de circonstance.

  • Guerres civiles à droite

    Impayable : les deux mousquetaires de l’UMP qui s’étaient entre-déchirés lors de l’élection à la présidence de ce parti sur fond de fraude, de copinage et de coteries, qui s’étaient finalement entendus pour refaire l’élection en fin d’année, eh bien ces deux cow-boys viennent de se ré-entendre pour finalement demander par vote aux militants s’ils veulent relancer l’élection de la présidence ! C’est pour le moins fumeux, sinon incompréhensible pour l’électeur moyen.

    Pendant ce temps l’élection primaire de l’UMP pour la désignation du candidat à la mairie de Paris démarre à peine pour trois jours que l’un des candidats inconnus (M. Bournazel) fait le siège des plateaux média pour réclamer l’arrêt du scrutin sur internet qui serait entaché par des fraudes.

    C’est une manie, c’est surtout le bal des égos surdimensionnés qui s’imaginent indispensables et irremplaçables, seuls en mesure de sauver le monde. Tout ceci n’est pas raisonnable et plutôt ridicule. La démocratie participative est devenue un must en termes d’inefficacité politique. En fait, elle est censée suppléer l’incapacité des chefs à trancher et à s’imposer, elle est destinée à remplacer l’absence d’autorité, mais jusqu’ici cela ne marche pas fort, en tout cas à droite.

  • Charlie-Hebdo tout en subtilité

    La rigueur selon François Hollande
  • Les amis de Tapie-le-bling-bling

    Avecune touchante unanimité, les politicards qui étaient en fonction lors du l’arbitrage en faveur de Tapie l’affairiste-repris-de-justice-bling-bling-toujours-bronzé, se débinent les uns avec les autres. Personne n’a rien dit, rien décidé, rien vu ni rien pris ! On se demande bien comment ce phénomène surnaturel d’un arbitrage délivrant 40 millions d’euros pour « préjudice moral » à un forban a pu se passer. Sans doute une génération spontanée.

  • Tapie : de Charybde et Scylla

    Incroyable : un des trois juges arbitraux qui avaient octroyé 400 millions d’euros d’indemnisation, dont 40 pour « préjudice moral », à Tapie l’affairiste-repris-de-justice-bling-bling-toujours-bronzé est mis en examen pour« escroquerie en bande organisée ». Il est vrai qu’il doit sans doute lui être difficile d’expliquer que Tapie l’affairiste-repris-de-justice ait pu subir un « préjudice moral » à 40 millions d’euros…

    On a du mal à imaginer que ces juges arbitraux, en principe au-dessus de tout soupçon, librement désignés et acceptés par les parties, dont l’Etat, soient de vulgaires voyous. On parle de bande et d’escroquerie. On espère que tout ceci ne sera pas confirmé par des condamnations, ce qui en dirait long sur les pratiques du pouvoir, mais que la justice passe !

  • Nabilla : marque déposée de la bêtise humaine

    Vous connaissez Nabilla ? C’est une « animatrice » de téléréalité au quotient intellectuel aussi limité que son tour de poitrine est développé, rendue célèbre par une réplique désormais élevée au rang de culte télévisuel, une réplique où il est question de fille et de shampoing. Certaines marques ayant utilisé cette réplique pour fourguer leur camelote, eh bien la Miss Nabilla a déposé sa fameuse réplique auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le plus incroyable est que ce dépôt de marque ait été possible !

    On retrouve cette information dans Les Echos, le seul quotidien économique papier survivant en France, et de citer un pubeux de l’agence Publicis, fier de lui, qui déclare après que l’un de ses clients ait utilisé cette réplique dans une publicité :

    « En quelques heures, nous avons bénéficié de 10 000 re-tweets. Utiliser l’image de Nabilla sur le Web permet d’apporter un discours de proximité et de modernité, de créer de l’interaction et de recruter sur Twitter. » 

    Et en plus les pubeux se foutent de nous.

    On touche là au summum de l’imbécilité, on tangente le fond du fond de la crétinerie humaine, on sombre dans l’abysse de l’abrutissement de la race par une télévision cupide et asservie. C’est… indicible, l’Humanité n’a pas mérité une telle régression, un néant aussi définitif.

    En résumé, une bombasse à gros seins qui ferait passer Ribéry pour un agrégé de philosophie, se transforme en leader d’opinion en paradant dans une télé-poubelle. J’ai soudain un petit coup de blues… Je vais aller me servir un whisky pour me remettre.

  • Tapie et la Ministre

    Christine Lagarde, chef du Fonds monétaire international (FMI), est entendue à Paris par la Cour de justice de la République pour son implication, du temps où elle était ministre, dans l’affaire Tapie où l’affairiste-repris-de-justice-bling-bling-toujours-bronzé s’était fait indemniser pour 400 millions d’euros par le contribuable, dont 40 pour « préjudice moral » ce qui est plutôt croquignolet quand on connaît le loustic. La notion de « préjudice moral » laisse pantois.

    Mme. Lagarde porte en permanence une éternelle et longue écharpe qui lui pend jusqu’aux chevilles, c’est sa marque de fabrique. Comme elle a passé deux jours chez le juge, elle a quand même pris le temps de changer son écharpe entre ses deux auditons, l’essentiel a été sauvegardé.

    Rappelons qu’elle a été nommée au FMI pour remplacer DSK, démissionnaire suite à un scandale sexuel de première importance, et que les deux chefs du FMI qui avaient précédé DSK avaient déjà démissionné avant le terme de leurs mandats pour convenance personnelle, ou plutôt politique. On espère que Lagarde ne finisse pas en taule avant l’échéance.

  • Ils ne savent pas compter

    On ne sait pas bien pourquoi le monde politico-médiateux s’excite encore et toujours sur le nombre de personnes dans les manifestations, en l’occurrence celles actuellement pour ou contre le mariage homosexuel. Cela fait des décennies, voire plus, que les chiffres fournis par les autorités et les organisateurs n’ont rien à voir. Cela fait des décennies, voire plus, que le citoyen avisé fait la moyenne arithmétique des deux chiffres et tout le monde s’en porte aussi bien, fermez le ban !

    Cette après-midi les anti-mariage homosexuel annoncent 1 million de personnes et la police 150 000. Allez-va, allons-y pour 575 000 participants et tout le monde sera content.

  • Corruption à Marseille

    Entre deux règlements de compte de dealers, trois émeutes de fans de fouteballe, Marseille regarde son personnel politique rendre des comptes devant la justice. Les frères Guerini mis en examen pour corruption, et avec eux un nombre important de personnes du conseil général des Bouches du Rhône, voilà Sylvie Andrieux, députée socialiste de cette ville, condamnée à trois ans de prison dont une année ferme, 100 000 euros d’amende et cinq années d’inéligibilité pour détournements de fonds publics à des fins clientélistes commis au préjudice du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur où elle est vice-présidente de quelque-chose. Elle aurait distribué l’argent du contribuable à tout va en accordant des subventions bidons aux copains et aux coquins. Elle a fait appel de cette condamnation. Tout ceci est bien marseillais mais guère brillant.

  • Pauvre NKM

    NKM (à gauche) et sa « copine » Rachida Data

    Pauvre Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) emberlificotée dans des primaires pour les élections municipales à l’UMP dont tout le monde se fout. Pour désigner son candidat il faut s’inscrire sur le site internet de ce parti et payer 3 euros. Il semble que seuls quelques milliers d’inscriptions aient été faites alors que la Miss s’attendait à être portée par une vague considérable de militants, du coup, elle risque de se faire battre par les autres candidats, illustres inconnus.

    Cerise sur le gâteau, les deux-petit-fachos de l’UMP, vous savez, ce duo de têtes à claques, bien mis, horripilants et auto-satisfaits, à la tête du courant La Droite Forte, premier clan de ce parti, eh bien cette paire de gamins mal dégrossis à l’idéologie résumée en quelques tweets, appelle à voter contre NKM parce que notre princesse de Longjumeau s’est abstenue lors du vote de la loi sur le mariage homosexuel. La félonne NKM a trahi et laisser faire ce mariage décadent, elle doit payer. Ainsi ont parlé les deux-petits-fachos !

    Un comité Théodule de l’UMP a commis une réaction condamnant cette prise de position des deux-petits-fachos, mais les intéressés n’en ont cure. Et on peut penser que du coup cela va provoquer des inscriptions de militants anti NKM pour voter contre elle aux primaires, il n’y a guère que ceux-là pour s’intéresser à ces primaires. Bon, ce n’est pas un drame, la NKM est sympatoche mais on ne peut pas dire que l’on est ébloui par ses prestations ni son programme. Un autre fera aussi bien l’affaire pour être battu par la dauphine de Delanoé à Paris, élue par des bobos soumis à l’Impôt de solidarité sur la fortune.

    Le plus consternant dans cette affaire c’est le principe de primaires ouvertes à tous vents pour désigner les candidats de l’UMP aux élections municipales dans plusieurs grandes villes. Et en plus des débats entre candidats sont organisés sur différentes télévisions publiques et privées, aussi insipides que peu regardés. La primaire, invention américaine est devenue l’alfa et l’oméga de la démocratie participative. Comme les partis sont devenus des foires d’empoigne où des courants s’affrontent sauvagement et les chefs ne représentent plus qu’eux-mêmes, on demande à Madame Michu de décider à la place d’organisations défaillantes. Bientôt lorsque l’UMP recrutera une standardiste on organisera des primaires pour départager les cv !

    NKM a l’air d’une égérie romantique perdue dans un monde de requins. Elle déballe tout l’arsenal communiquant du parfait candidat : comptes Twitter, Facebook, blog, site web et tout le tra-la-la. Elle est femme, cela pourrait être un avantage mais son concurrent socialiste est aussi une femme, ce n’est en tout cas plus un avantage comparatif… Je crois que je vais quand même m’inscrire sur le site des primaires de l’UMP pour essayer de sauver le soldat NKM.

  • Les intellectuels du fouteballe

    Un peu d’actualité à la rubrique des décérébrés pousseurs de baballe : deux bandes de supporters, marseillais et lyonnais semble-t-il, se rencontrent par hasard sur un bord de route, sortent battes de baseball et autres instruments contondants, et se tapent consciencieusement sur leurs têtes désertées par les neurones. Il y a 17 blessés dont deux graves, le tout en quelques minutes.

    On a pas encore relevé de tweets de la Morano sur le sujet, cela manque. i

  • Polynésie et indépendance

    La Polynésie de nouveau inscrite sur les territoires à décoloniser. Cette indépendance est inévitable, et probablement souhaitable, de même que celle des autres poussières d’empire toujours rattachées à la République dans d’autres océans.

    Tahiti vient de réélire à la présidence de sa collectivité territoriale Gaston Flosse, l’un des repris de justice élu au passé judiciaire le plus lourd (corruption, emplois fictifs, condamnations à de la prison ferme, etc.), longtemps protégé du clan Chirac, 86 ans. Vieux et nuisible, sa principale compétence est de distribuer aux copains et aux coquins locaux des subventions financées par les contribuables métropolitains. Il a été réélu à peu démocratiquement, il faut donc faire avec, c’est ainsi.

    Le mieux est de laisser ce territoire prendre son indépendance et se gérer seul, avec l’aide désintéressée de son ancienne puissance coloniale si elle est souhaitée. Après tout la Polynésie a servi des années durant de bac à sable où la République a fait péter nos bombinettes nucléaires et largement pollué la région. Cela mérite bien des dommages et intérêts, mais au moins l’indépendance rétablira aux polynésiens la responsabilité de leurs décisions et de la politique de leurs futurs dirigeants, et non plus l’éternelle et désespérante déresponsabilisation liée au statut actuel.

  • Morano + fouteballe : une défaite de la pensée !

    Une équipe de fouteballe parisienne gagne hier soir un championnat de France et vient fêter l’évènement avec son public ce soir sur la place du Trocadéro. Comme il se doit des bandes de décérébrés encapuchonnés viennent casser du CRS, brûler des voitures et dévaster des vitrines. Les joueurs ayant grosso-modo la même allure que les casseurs ne serait-ce leurs costumes-cravates, ne demandent pas leur reste et vu la tournure des évènements tournent rapidement casaque. C’est le lot du fouteballe, ainsi va la vie.

    Le plus navrant et dommageable dans cette histoire c’est que Nadine Morano, la poissonnière de l’UMP, a passé sa soirée sur son aïe-phone à balancer des tweets aussi décérébrés que les casseurs. Qu’on en juge :

    Les incontournables tweets d’une élue de la Républiquue…
    …suite…

    …et un petit dernier. On ne s’en lasse pas !

    Au secours ! Il faut empêcher la Morano de s’exprimer, les casseurs nous cassent les pieds (et nos vitrines) mais la Morano nous casse le moral. Que fait la police devant une telle agression ?

  • Cahuzac au marché

    Cahuzac le ministre-fraudeur fait son petit tour de marché à Villeneuve-sur-Lot, son ancienne circonscription, comme si de rien n’était. Il serre quelques paluches, discute avec Madame Michu, se fait prendre en photo avec la crémière et baguenaude tranquillement. Il a sans doute en ligne de mire de se représenter à des élections dans son bled, après tout les élus repris de justice en France sont souvent réélus avec les honneurs à l’issue de leurs périodes d’inéligibilité : Juppé, Tibéri, Emmanuelli, Flosse,… Guérini, mis en examen à Marseille, pourra sans doute bientôt concourir pour le score du meilleur repris de justice élu ? Et on attend Tapie.

  • L’occupation des mots

    Alors qu’un projet de loi proposerait d’introduire l’enseignement en anglais dans les universités, comme cela existe déjà dans certaines grandes écoles, Michel Serres note qu’il y a déjà plus de mots anglais affichés aujourd’hui dans nos villes que de mots allemands pendant l’occupation. On comprendra que le philosophe déplore ce projet de loi…

  • Le fouteballe à l’assaut des consciences

    15 chaînes de télévision et 30 journalistes (source BFM) passent l’après-midi devant la fédération de fouteballe française pour attendre le verdict concernant deux crétins du PSG, un pousseur de baballe et un dirigeant, coupables de violences lors d’un match. C’est vraiment la crise en France !

  • Guéant les doigt dans le pot de miel

    Claude Guéant, ex-ministre de droite et âme damnée de Sarko l’agité, a touché 500 000 EUR en provenance d’un compte à l’étranger et payé quelques dizaines de milliers d’euros en liquide. Ces joyeusetés ont été révélées par Le Canard Enchaîné et auraient été identifiées lors de perquisitions judiciaires effectuées chez l’impétrant dans le cadre de l’information judiciaire en cours sur d’éventuels financements libyens de la campagne électorale présidentielle 2007 de l’agité.

    Rien de bien neuf sous le soleil, il y a du liquide qui circule, des sommes rondelettes sur des comptes privés. Nous somme dans le cadre d’une information judiciaire, il suffit que l’intéressé réponde aux questions du juge qui avisera si ce sont des faits légaux ou illégaux. Si l’on est dans le premier cas c’est la fin de l’histoire, circulez il n’y a plus rien à voir ; si c’est le second, un tribunal se prononcera in fine sur la culpabilité ou non du Guéant, et en attendant présomption d’innocence.

    Hélas, hélas, hélas, plutôt que d’adopter une attitude sereine face à l’adversité, Guéant s’est précipité sur les plateaux médiateux et a passé son jeudi entier à tenter de s’expliquer dans les journaux, les radios et les télés. Il a raconté des bribes d’histoires maladroites, des tableaux vendus en Malaisie, des fonds secrets ministériels reçus à Paris ; c’est peut-être vrai, sans doute faux, certainement incomplet, sûrement inutile !

    Guéant a agi comme une midinette attirée par une émission de télé-réalité, une guêpe aimantée par un pot de miel, les doigts d’un gamin se dirigeant vers la prise électrique. Personne ne l’obligeait à bondir face aux caméras mais il n’a pas su résister, s’imaginant qu’il pourrait embobiner le gogo avec ses historiettes en milliers d’euros. Mais qu’il ait dit la vérité ou non, cela n’aucune importance car personne de l’a cru. Cette incontrôlable attirance pour la communication vide de sens tue les politicards à petit feu, ils le savent et se précipitent dans le vide en criant banzaï ! C’est édifiant.