Catégorie : France

  • Réglement de comptes médiatiques à droite


    Costume-étriqué, j’ai nommé François Fillon, se répand dans la presse pour expliquer comment il est un meilleur candidat de droite que Sarkozy pour les futurs élections présidentielles de 2017. Le microcosme de la droite s’agite, s’émeut, s’inquiète de ce énième facteur de division.

    Quel besoin a costume-étriqué d’attaquer l’un de ses challengers dans une interview (dans Valeurs Actuelles, hebdomadaire très droite popu) aussi politicienne qu’inutile ? C’est étrange ce besoin irrépressible de la politicaille de caqueter dans la basse-cour. Qu’apporte à costume-étriqué ces mots agressifs contre son camp dans la presse ? En fait rien de bien sérieux. Peu nombreux sont les électeurs à lire Valeurs Actuelles, l’incident est déjà oublié, emporté par les flux des nouvelles informations. Par contre les haines recuites dans les rangs de la droite se figent encore un peu plus. L’intéressé cherchait à montrer au microcosme qu’il en a une grosse paire, il n’est pas sûr que le résultat soit à la hauteur de ses espérances…

  • Sarkozy n’a pas piqué le sac à mains de Mamy Bettecourt

    Les juges en charge de l’affaire des financements occultes par la famille Bettencourt de la campagne présidentielle 2007 de Sarkozy revoient en correctionnelle une dizaine de personnes déjà mises en examen, mais par contre prononce un non-lieu en faveur de Sarkozy pour insuffisance de preuves. Ce dernier parade sur sa page Facebook pour se féliciter que son innocence soit enfin reconnue.

    Ce n’était donc pas la peine d’en faire tout un plat, la Justice dite au nom du Peuple français s’est prononcée comme avec n’importe quel justiciable. Celui-ci s’en sort avec un non-lieu, les autres iront s’expliquer au tribunal, qui lui aussi se prononcera le moment venu.

  • L’argent noie le sport

    Rigolo : la fédération française de tennis (FFT) qui a tendance à confondre sa mission de développement du sport tennistique en France avec l’objet social d’une star du CAC 40 se retrouve le bec dans l’eau après avoir lancé un appel d’offres infructueux pour la vente des droits du tournoi de Rolland-Garros pour les cinq prochaines années. TF 1 et M6 n’ont pas même pris la peine de soumissionner, et les deux offres reçues d’Eurosport et France Télévisions étaient en dessous du prix de réserve, c’est-à-dire l’estimation minimum de ces droits faite par le vendeur, la FFT.

    On a été dans un cas de figure similaire en 2012 avec un appel d’offres déclaré infructueux pour la vente de droits de matchs européens de fouteballe de l’UEFA.

    Cette évolution est une bonne nouvelle et peut-être le signe que les sommes vertigineuses dépensées ces dernières années par des chaînes de télévision pour du sport ont atteint leurs sommets et vont désormais redescendre vers des niveaux plus décents. Après-tout, c’est la loi de l’offre et de la demande et cette déflation ne peut être que favorable… avant la reprise.
    Comme dans l’affaire des subprimes qui a déclenché la crise financière de 2008, le problème relève de la valorisation des actifs : quand celle-ci s’emballe, elle conduit à une bulle qui éclate immanquablement plus tard. La valorisation des droits télévisuels de différents sports est manifestement en train de sortir des règles de marché et il n’y a plus d’acheteurs en face, c’est bien ainsi.

    En principe même la chaîne sportive Qatarie aux moyens illimités devrait baisser des dépenses puisque la concurrence en face est en train de rendre les armes. Il y aura donc moins d’argent pour le sport clinquant et ses vedettes bling-bling, qui s’en plaindrait ?

  • La difficulté des économies

    Impayable : alors que Coppé-aux-dents-longues, chef mal élu de l’UMP, édifiait le peuple hier soir à la télévision en expliquant comment la République devait faire des économies, au même moment les conseillers généraux de droite quittaient l’ADF (assemblée des départements de France) pour dénoncer « la mort des départements » ainsi que « l’asphyxie financière des conseils généraux ». L’ADF est un machin financé par des cotisations payées par les départements, donc par les impôts locaux (les contribubales locaux).

    Cette bronca des départements de droite est provoquée par la sortie du projet de loi de Finances pour 2014 (PLF – 293 pages) qui intègre à ce stade une baisse de 1,5 milliard d’EUR du financement des contribuables nationaux affecté aux collectivités locales :

    « Après une stabilisation en 2013, les concours financiers de l’État seront réduits en valeur de 1,5 Md€ en 2014. Cette baisse sera imputée sur la dotation globale de fonctionnement (DGF) et répartie entre les collectivités au prorata de leurs recettes totales, conformément aux préconisations du Comité des finances locales, soit – 840 M€ pour le bloc communal (56 %), – 476 M€ pour les départements (32 %) et – 184 M€ pour les régions (12 %). »

    Cette baisse affichée dans le PLF est assortie de diverses compensations pour en atténuer les effets, notamment la mise en place d’un fonds de soutien à doter de 100 millions d’EUR par an par le contribuable national pour payer les coûts gigantesques dus à l’incompétence des dirigeants de certaines collectivités, très bien partagées entre droite et gauche, qui ont signé des accords de crédits « structurés » avec des banquiers félons leur ayant fourgué des prêt assimilables à de l’escroquerie, notamment assortis d’un taux d’intérêt variable en fonction de l’évolution de la parité de certaines devises étrangères. Il conviendrait sans doute d’ajouter un petit financement pour apprendre à lire aux dirigeants de ces collectivités afin qu’ils lisent puis comprennent ce qu’ils signent !

    La baisse de 1,5 milliard d’EUR représente « 0,69% des ressources réelles de fonctionnement des collectivités territoriales en 2012 », elle est qualifiée de soutenable dans le PLF.

    Après le vote des sénateurs qui avec une sympathique unanimité droite-gauche se sont autoexclus de l’application de la loi sur le non cumul des mandats, il reste encore du chemin à faire pour que cette masse d’élus reprenne un peu conscience du sens de l’intérêt général. Grandeur et décadence de nos démocraties ayant délaissé la pensée au profit des sondages et du marketing !

  • Le comportement d’un député

    Un député se moque d’une députée dans l’hémicycle, en soirée, en caquetant pendant que parle sa collègue. Le plus affligeant dans cette histoire c’est que pour l’excuser, ses collègues diront qu’il sortait d’un dîner bien arrosé… Beauf et poivrot, on peut légitimement se demander si le garçon est bien à sa place dans le parlement de la République et s’il mérite le salaire que lui financent les contribuables ! D’ailleurs, à titre de sanction disciplinaire, il semble qu’il perdra la moitié de prochaine indemnité mensuelle. Cela lui fera un peu moins de sous le mois prochain pour aller s’alcooliser au bistrot du coin.

  • Accompagnons la Corse vers une indépendance bien méritée

    L’assemblée corse se prononce pour une réforme constitutionnelle pour accroître encore le statut spécifique de l’ile. Elle a raison, il convient d’assimiler la Corse à la Nouvelle Calédonie (Titre XIII de la constitution) et accompagner calmement ces deux iles vers leur indépendance.

    Déjà, il a quelque semaines, cette même assemblée corse avait souhaité qu’un droit de préférence soit accordé aux corses d’origine pour le droit de propriété. C’était une bonne idée pour peu qu’elle soit associée, en miroir, à une disposition équivalente marquant un droit de préférence aux non corses d’origine pour la propriété foncière sur le reste du territoire de la République.

    Et encore auparavant, l’assemblée nationale avait voté la prolongation du statut d’exonération de droits de succession des biens immobiliers en Corse (existant depuis 1801) mais cette disposition avait été rejetée par le conseil constitutionnel, comme l’avait également été, il y a plusieurs années, la mention de peuple corse dans la constitution.

    Il y a donc une relative unanimité dans la classe politique et les élus sur le fait de sortir cette ile du statut standard des départements républicains puisque même les députés de la République votent à la majorité la poursuite d’exonérations fiscales difficilement justifiables en ces temps de disette budgétaire. Allons jusqu’au bout et déléguons plus de pouvoirs, et de responsabilités, à la Corse, comme cela est fait aux territoires d’outre-mer dans le Pacifique. Et s’il faut constitutionnaliser ces transferts, faisons le de façon transparente face à la Nation.

  • Fillon en campagne en Russie

    Incroyable : costume étriqué, j’ai nommé François Fillon, ex-premier ministre de la France et candidat à tout pour le futur, déblatère contre la politique étrangère de son pays en Russie en présence du président russe Poutine, ex-KGBiste au passé très totalitaire durant la guerre froide ! Parlant de le Syrie, costume étriqué dit « Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise. » faisant référence bien entendu à l’alliance franco-américaine sur ce dossier.

    Fillon devrait consulter son psy. Son attitude récente avec ses sorties sur le FN et la Syrie révèlent un vrai problème de sur-moi. Ce garçon a besoin d’exister et de se mettre en avant. Ce n’est pas anormal pour un homme politique adepte de la démocratie participative mais il devrait trouver des moyens plus intelligents pour le faire, il devrait se faire aider pour être moins indécent.

  • La Boutin et les femen

    Les timbres avec le nouveau dessin conçu par Ciappa et Kawena sont sortis. Les dessinateurs ont expliqué avoir été en partie inspirés par Inna Shevchenko, suffragette leader des Femen :


    Evidemment la Boutin a twetté sur le sujet :

  • Christian Jacob fait la mauvaise tête

    Une statistique inattendue marque une baisse significative du chômage sur le mois d’août. Personne ne l’avait anticipé, ni les économistes de plateaux télévisés, ni les journalistes mondains, mais autant s’en réjouir car cela risque de ne pas durer…

    Le gouvernement est extrêmement prudent, craignant une erreur de calcul. L’opposition, mal lunée comme d’habitude, s’exprime par la voix du chefaillon UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob-avec-sa-tête-de-maquignon-mal-dégrossi, et explique que si jamais par le plus grand des hasards ces chiffres étaient vrais ils ne révéleraient que l’augmentation des emplois publics aidés donc non productifs, précaires, provisoires et générateurs de dette de l’Etat. Bref, le garçon cache sa joie…

    Tout ceci est évidemment en partie vrai, mais notre maquignon-mal-dégrossi comme à son habitude ne fait pas dans la nuance. Il oublie bien entendu de mettre en balance les dizaines de milliards d’euros d’exonération de charges déversées sur les entreprises privées depuis des décennies, qui sont également générateurs de précarité et d’endettement, mais qui, l’un dans l’autre, ont permis de créer des emplois.

    Depuis l’émergence de la situation de stagnation économique en France avec les crises pétrolières des années 70’s la puissance publique, et donc le contribuable, distribue des milliards d’euros en subventions, exonérations de charges, niches fiscales… à l’économie, privée comme publique.

    Les emplois aidés comme les entreprises exonérées sont des cautères sur jambes de bois mais que serait l’économie française sans ? Tout ceci relève d’un compromis boiteux entre l’Etat, les entreprises et les citoyens contribuables et consommateurs. Dans un cas comme dans l’autre on transfère sur le citoyen les charges que ne peuvent ou ne veulent pas prendre les entreprises. La solution alternative c’est un grand soir ultra-libéral qui supprimerait toute subvention et exonération en laissant partir à la casse les entreprises non auto-suffisantes. Il n’est pas dit qu’il ne faudra pas en venir là un jour, mais pour l’instant ce n’est pas le mandat que les électeurs ont confié à leurs dirigeants élus.

  • Impôts versus aïe-phones

    Le Monde a publié hier une intéressante étude comparative sur l’impôt sur le revenu (IR) des différentes catégories socio-professionnelles, payé ou à payer, en 2012, 2013 et 2014.

    Pour en extraire quelques exemples quantitatifs, on y voit par exemple :

    Variation en EUR d’une année sur l’autre Variance 2013/2012 Variance 2014/2013
    Ménage marié au salaire médian, marié 0 enfant (20 345 EUR, 40 690 EUR pour 1 couple) +100 +18
    Ménage marié au salaire médian, marié 3 enfants (20 345 EUR, 40 690 EUR pour 1 couple) +18 +42
    Ménage marié cadre, marié 0 enfant (39 310 EUR, 78 620 EUR pour 1 couple) +410 +83
    Ménage marié cadre, marié 3 enfant (39 310 EUR, 78 620 EUR pour 1 couple) +191 +100
    Ménage marié cadre dirigeant, marié 0 enfant (93 300 EUR, 116 645 EUR pour 1 couple) +614 +162
    Ménage marié cadre dirigeant, marié 3 enfants (93 300 EUR, 116 645 EUR pour 1 couple) +1 958 +2 223

    Evidemment ce n’est pas agréable de payer plus d’impôt. Evidemment les augmentations d’IR s’ajoutent à celles d’autres impôts, locaux notamment. Evidemment la catégorie des plus gros salaires est ciblée. Il serait plus agréable de ne pas avoir à payer ces hausses d’impôts elles-mêmes générées par la hausse des dépenses de la République, dont celles dues au sauvetage de la France après la catastrophe financière déclenchée en 2008 par les forbans de la finance.

    Pour donner un élément de comparaison avec ces hausses d’impôt, rappelons que le denier modèle d’aïe-phone coûte dans les 650 EUR et il s’en vend plusieurs millions en France chaque année.

  • La presse se vautre dans la fange

    L’histoire sordide d’une gamine a priori assassinée par ses parents déclenche la passion des médias. Les soi-disant journalistes se vautrent dans la fange telle une truie dans sa bauge. Les chaînes d’information de la TNT diffusent ce soir les mêmes insanités en boucle : anciennes interviews de la mère, analyses subtiles et délicates pour savoir comment la fillette a-t-elle été tuée, si elle a été enterrée nue dans la forêt ou habillée, les envoyés spéciaux qui font le siège du procureur pour poser leurs questions indécentes, etc. etc. et ainsi de suite durant toute la soirée.

    On se demande ce qui se passerait si l’une de ces chaînes faisait le pari de l’intelligence contre le voyeurisme populaire : si elle se contentait de citer ce tragique fait divers en fin de journal au lieu d’en faire son miel des heures durant, aurait-elle vraiment moins d’audience ? Il faudrait au moins essayer une fois pour obtenir une réponse à cette question.

  • Les citoyens payent l’impôt

    Un certain nombre de ménages vont désormais être éligibles à l’impôt sur les revenus (IR) 2012 et donc payer de l’IR en 2013. Les tranches du barème de l’IR qui n’avaient pas été réévaluées de l’inflation en 2011 par un gouvernement de droite n’ont pas plus été réévaluées de l’inflation en 2012 par un gouvernement de gauche.

    De ce fait certains ménages qui ont vu leurs revenus augmenter se retrouvent taxables, même si ces revenus n’ont augmenté que du niveau de l’inflation. Il faut quand même noter que ces nouveaux taxés ont bien vu leurs revenus avant impôt augmenter, c’est déjà une bonne nouvelle. Evidemment, ceux dont l’augmentation de revenus est modeste peuvent se la voir confisquer et plus par l’arrivée de l’impôt. Dans certains cas le revenu net en 2012 peut effectivement devenir inférieur à celui de l’année précédente. Dans d’autres cas, même primo-taxés, les ménages en question verront leurs revenus nets augmenter, même après l’impôt. Ce n’est jamais agréable de devoir payer un impôt qu’on ne payait pas auparavant, comme toute nouvelle dépense imposée, elle et douloureuse.

    Le problème de fond réside bien sûr dans le système fiscal français que personne n’arrive à réformer et dans lequel la moitié des ménages ne paye pas d’IR. La fusion de cet impôt et de la CSG était envisagée par le candidat Hollande, elle aurait accru la base taxable, ce qui est juste, et limité ces effets de seuil. Cette réforme est a priori repoussée aux calendes grecques, hélas. Il est vrai que ce type de méga-réforme ne peut se mener qu’en période où l’économie se porte bien, ce que la France n’a jamais réussi à faire, soumise comme elle est à la puissance néfaste des lobbies et à la perte complète de sens de l’intérêt général. Grandeur et décadence de la démocratie participative !

  • 2 nunuches à l’assaut de Paris

    2 nunuches à l’assaut de Paris

    NKM et Rachida Dati réconciliées devant les photographes, Libération publie la photo de cet évènement historique et bouffon qui déclenche une salve de commentaires de lecteurs, à la hauteur de cette galéjade communicante. Qu’on en juge :

    • Idiotes patentées
    • Et vous êtes payé pour ça ? Photographier deux dindes !
    • Non mais sans rire, il faut arrêtez là. On est où pour que deux greluches de la droite bobo, aussi moches l’une que l’autre, aient autant personne que s’intéressent à elles?
    • Ohlàla la baronne NKM avec les cheveux dénoués, quel laisser-aller …
    • 2 crétines minaudent au Champs de Mars…Minables !
    • C’est toujours amusant, des grands bourges qui s’aventurent dehors, au café… Mises en scènes déplorables pour bruit de fond médiatique inepte.
    • Finalement, depuis Sarkozy en Camargue, les pauvres journalistes et photographes ne sont toujours pas redescendus de leur charrette à foin. Ce genre de pantomime est pathétique, ne trouvez-vous pas ? Servir la soupe à ces deux dindes, dans l’espoir de faire croire à on ne sait quelle unité… Prendre l’électeur pour un con, toujours et encore. A pleurer.
    • On attend le même récit et la même photo inutile avec Hidalgo devant la misère qu’elle et son chef ont créée depuis 12ans.
    • Etc…

    Il est vrai que nous sommes sur Libération mais ces commentaires sont frappés au coin du bon sens.

  • Une galéjade de sénateurs vieillisants

    Impayable : un quarteron de sénateurs vieillissants s’opposent à la loi contre le cumul des mandats. Robert Hue (67 ans), Jean-Michel Baylet (67 ans), Jean-Pierre Chevènement (74 ans) et Jacques Mézart (66 ans) crient à l’assassinat du Sénat parce qu’un projet de loi leur interdirait de détenir un mandat parlementaire (leur fauteuil au Sénat) avec une fonction exécutive locale. Ils arguent qu’ils ne pourraient pas représenter correctement les collectivités locales au Sénat s’ils ne dirigent pas au moins l’une d’entre elles en même temps.

    En réalité le projet de loi ne leur interdit pas de siéger dans une collectivité locale, mais uniquement de les diriger. Mais l’égo surdimensionné de ces doctes personnages ne supporterait pas qu’ils ne soient que simple conseillers élus pour être au contact des réalités du terrain, seule la place de maire ou de président d’un conseil général ou régional est à la hauteur de leurs ambitions démesurées.

    L’Express du 11 septembre a publié une intéressante analyse sur « Le palmarès des cumulards », répertoriant pour 1 500 élus la somme de leurs mandats et les affectant d’un coefficient représentant le nombre de jobs à plein temps de ces mandats. On y voit que le lascar Jean-Michel Baylet (67 ans) est classé n°3 avec 10 mandats sur sa pauvre tête représentant presque 5 jobs à plein temps, ce qui fait un peu beaucoup à 67 ans… Le recordman est Michel Delebarre, lui aussi sénateur, et détenteur de 26 mandats représentant 7 temps pleins !

    Emmené par cette bande de dangereux révolutionnaires, le Sénat a donc voté contre le projet de loi, ou plus exactement a voté pour, mais en excluant les sénateurs vieillissants de son champ d’application, tout en acceptant néanmoins de renoncer au cumul des rémunérations, car bien entendu les cumulards additionnent également les rémunérations. Malin !

  • Fillon choisit

    Rigolo : costume étriqué, j’ai nommé François Fillon, ex-premier ministre de droite recyclé en châtelain bien élevé posant dans Paris Match, costume étriqué disions-nous déclenche un hourvari de faux-jetonneries dans la classe politique française en déclarant qu’en cas de face-à-face PS-FN aux prochaines élections municipales il appellerait à voter pour « le moins sectaire ». Quand on visionne la séquence filmée de son interview à la radio on a l’impression qu’il lance ceci sur le ton de la blague, avec son petit sourire en coin.

    La droite comme la gauche se répandent sur les ondes pour attaquer l’impétrant en essayant de scier la branche de sa candidature aux élections présidentielles de 2017. En réalité le microcosme s’agite comme des bacilles dans un bouillon de culture, impuissant et effrayé devant la démagogie et le populisme du Front National.

    Les sondagiers, qui se sont beaucoup trompés, annoncent un raz-de-marée du FN dès 2014. C’est possible mais ce n’est pas la peine de s’en énerver car il n’y a pas grand-chose à faire à court terme pour espérer inverser la tendance. Tant que le pays frôle l’abîme de la décadence, la beaufitude du FN séduit Mme. Michu. Donnez de la croissance économique (du pain et des jeux) et Mme. Michu reviendra à son vote républicain. En attendant, oui nous risquons fortement d’avoir des édiles FN à la tête de grandes villes, voire même ministres si la droite revient au pouvoir en 2017. L’armée ne va pas faire un coup d’Etat pour autant !

    Quoi qu’il en soit le FN devrait rester minoritaire et cantonné dans des postes mineurs. L’inanité de son programme politique et économique devrait décrédibiliser de lui-même ce parti s’il est en mesure un jour d’en négocier l’application avec une majorité parlementaire quelle qu’elle soit. Il faut juste espérer qu’un futur président de la République qui aurait à compromettre avec le FN saura le casser comme Mitterrand a eu l’habileté de réduire le Parti Communiste à néant.

  • Ambiance déprimante

    Je n’ai pas vu la prestation télévisée du président de la République mais uniquement zappé sur quelques commentaires et débats post-interview. Et c’est un peu désespérant… Un festival de langue de bois en séquoias quadri-centenaire du parc de Yosemite.

    Les deux petits fachos de la Droite forte de l’UMP, en tout cas petit facho n°2 déblatère sur I-Télé et BFM, refaisant l’Histoire et passant aux oubliettes les augmentations d’impôts décidées par la Droite en 2011, les représentants du PS qui voient tout en rose, les écolos qui pleurent sur leur taxe sur le diesel remisée à des jours meilleurs, le FN qui n’ayant jamais pris de responsabilités gouvernementales tape avec enthousiasme sur l’UMPS, les sondeurs qui jouent les Miss Météo, coupent les cheveux en quatre et se noient dans des chiffres sans intérêt, et les journalistes attisent le néant par leurs questions stupides.

    Bref, rien de neuf sous le soleil de la beaufitude politique qui met notre pays au cœur de la décadence, hélas !

  • Une charte de la laïcité

    Une charte de la laïcité est affichée dans toutes les écoles de la République, au moins les écoles publiques, on ne sait pas si les écoles privées ont obligation d’affichage également… Ça ne peut pas faire de mal !

    Lire la charte : La charte de la laïcité à l’école

  • Dérive politique

    Ça c’est un ministre de la République qui roule une pelle à sa compagne, ou sa femme, on ne sait pas trop. C’est paru cet été dans Paris Match, hebdomadaire pour salles d’attente de coiffeurs.

    C’est gnangnan au possible, sans aucun message politique, racoleur, déplacé et totalement en dehors des responsabilités pour lesquelles ce personnage est payé par le contribuable. Un ministre n’a rien à faire dans Paris Match. Il faudrait inclure cette interdiction dans la Constitution.

    Pour ne pas faire de jaloux, un autre responsable politique a peuplé les pages estivales de Paris Match, ancien ministre, toujours député donc payé par les contribuables. Toujours aussi incongru…

    Même cause, mêmes commentaires !

  • Budget de la République et lobbies privés

    Les taux de TVA doivent augmenter au 1er janvier prochain et déjà les lobbies en tous genres s’agitent en tous sens pour essayer de ne pas ne pas se voir appliquer la Loi. On se souvient de l’intervention corporatiste de Raffarin en 2011 qui s’était opposé au rétablissement pour l’entrée des parcs d’attraction du taux de TVA normal au lieu du taux intermédiaire. Il avait obtenu gain de cause et les contribuables payant le taux normal ont donc continué à subventionner les clients desdits parcs.

    En 2013, rien de neuf sous le soleil, le budget de la République est toujours en déficit et il faut trouver des ressources nouvelles. Cette fois-ci, le taux intermédiaire de TVA doit passer de 7 à 10% et il s’applique, notamment, sur les tickets d’entrée dans les musées, les zoos et au cinéma. Une augmentation du taux de TVA de 3% sur une place de cinéma actuellement de 10 EUR TTC ferait passer celle-ci à 10,28 EUR. A priori les lobbies concernés ont réussi à obtenir que ces activités relèvent désormais du taux super-réduit de 5%, le prix de la place devrait baisser à 9,81 EUR.

    Rassurons-nous également, la Corse garde son taux de TVA spécifique et celui-ci augmentera de 8 à 10%. Gageons que le peuple corse qui s’y connait en lobbying doit déjà déployer les derniers efforts pour essayer de se défiler également de cette nouvelle TVA.

    On est mal parti pour l’équilibre budgétaire…

  • Nadine Morano toujours plus bas

    On a un vrai problème avec la Morano qui continue à diffuser ses réflexions abrutissantes en 140 signes sur Tweeter, du genre ci-dessous :

    Comment réussir à censurer ce déballage logorrhéique d’une ancienne ministre de la République ? La faire taire serait une œuvre de salut publique. Quand on pense qu’elle risque de redevenir ministre si une majorité de droite est réélue au Parlement en 2017, cela fait frémir.