Catégorie : France

  • Voter la guerre ou ne pas la voter !

    Etonnant retournement de situation : l’opposition française demande à voter pour ou contre l’engagement de l’armée française contre la Syrie. La droite devrait relire la constitution de MonGénéral modifiée par Sarkozy… Le Christian Jacob, chef de l’UMP à l’assemblée nationale, avec son allure de maquignon mal dégrossi, est en tête de gondole sur le sujet. Les députés veulent voter, grand bien leur fasse. Et que vont-ils voter ? L’histoire ne le dit pas. Ce n’est d’ailleurs honnêtement pas facile de se décider devant la complexité de la situation.

    La France n’est pas bien brillante dans cette affaire. Rappelons que le président de la République française (Jacques Chirac) fut le seul chef d’Etat occidental à assister aux obsèques de Hafez El-Assad en 2000, un garçon fort peu recommandable qui a trempé dans toutes les affaires de terrorisme international du XXème siècle, sans parler de sa colonisation du Liban ni de l’assassinat de l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare, en 1981. Son fiston, Bachar, a paradé en 2008 derrière ses lunettes noires sur les Champs Elysées pour le 14 juillet, invité par le président Sarkozy. A priori ce régime familial est armé par la Russie, voilà au moins un pays arabe qui n’a pas été gavé d’armements occidentaux. On espère que les produits chimiques qui servent à gazer les populations civiles n’ont pas été fourgués par des entreprises françaises…

    Que faire avec ce pays, que faire avec ce proche et moyen orient si compliqué ? Alors pourquoi demander un vote au parlement français, pourquoi Christian Jacob ne laisse pas le président socialiste essayer de se dépêtrer tout seul du sac de nœuds dans lequel il s’est mis ? Quel que soit son vote, il est probable que le Christian Jacob se le verra reprocher… Il serait plus avisé de s’écraser sur ce coup et de laisser venir plutôt que de faire dans la politicaillerie. Mais non, l’opposition est réglée pour s’opposer, même si elle doit pour cela brûler ses vaisseaux et s’asseoir sur ses convictions.

  • Un os à ronger

    Les politicards et la presse français ont trouvé un nouvel os à ronger : le problème n’est plus le fait que la Syrie gaze ses citoyens et qu’il faut se demander comment mettre fin à ce massacre mais il est devenu : « François Hollande va-t-il organiser un vote du parlement sur le principe d’une intervention armée ». On est passé du fondamental à l’accessoire avec une déconcertante facilité, c’est évidemment plus facile de pérorer sur une procédure que sur un problème.

  • La poissonnière de la politique

    La Morano, poissonnière en chef à l’UMP continue à ponctuer la vie politique de ses analyses subtiles :

    Le plus rigolo dans l’histoire est que la Morano devrait en fait défendre Manuel Valls qui défend des idées proches des siennes en matière sécuritaire. Que nenni ! Elle préfère l’accabler. Entre intelligence et crétinerie, la Morano choisit vite. Impayable, elle est vraiment impayable. Allez, on vous en remet un p’tit pour la route :

  • Le cash de l’ambassadeur

    Boris Boillon, ancien ambassadeur de France en Iraq et en Tunisie, plutôt marqué « sarkoziste » est attrapé à la gare du Nord en partance pour la Belgique avec 350 000 EUR et 40 000 USD en liquide non déclarés dans son sac de voyage. Il va falloir expliquer la provenance de ces fonds à la justice, c’est la loi. Tout ceci est peut-être légal, peut-être pas, que la Justice passe.

  • L’UMP sauvée de la faillite

    Bon, a priori l’UMP en faillite virtuelle suite au non-remboursement par les contribuables français de la campagne électorale 2012 de Sarkozy, l’UMP donc aurait récolté 10,6 millions d’euros pour une dette de campagne de 11 millions. Ça ira comme ça, la démocratie est sauvée et la Morano pourra continuer à tweeter tout son amour pour Sarkozy et l’UMP. Il manque 400 mille euros, mais soit les banques les abandonnent soit elles appellent la caution personnelle que Sarkozy aurait donnée en leur faveur, et l’affaire est bouclée.

  • Encore des fausses factures pour détourner l’argent du contribuable

    L’ancien maire socialiste d’Hénin-Beaumont est condamné à 4 années de prison, dont 3 fermes, plus cinq années d’inéligibilité, pour détournement d’argent public. Il y a 17 autres condamnés dans cette affaire de fausses factures, encore une. Le camarade ex-maire crie son innocence sur tous les toits et laisse entendre que les fonds détournés alimentaient le PS, et qu’il va dire la vérité, etc. etc. Eh bien qu’il dise la vérité et s’il faut condamner 20 autres personnes, condamnons donc !

    Il affiche déjà qu’il se présentera aux suffrages de ses électeurs aux municipales de 2014 (il a fait appel donc sa peine d’inéligibilité doit probablement être suspendue jusqu’à l’arrêt de la cour d’appel) ou à l’issue de sa période d’inéligibilité. Comme Emmanuelli, Juppé et tant d’autres repris de justice, il risque bien d’êtreréélu avec les félicitations du jury.
    On a les dirigeants que l’on mérite !

  • Rebondissement

    Rebondissement imprévu et positif de la croissance française qui affiche +0,5% au deuxième trimestre. On note tout d’abord l’habituelle incapacité des analystes et autre prévisionnistes à anticiper quoi que ce soit en matière économique puisque tout le monde est surpris et que personne ne s’y attendait. On sait la prétention de cette caste d’économistes mondains qui abreuvent les plateaux télé et les dîners en ville de leurs prévisions qui ne se réalisent pas, mais cette nouvelle révélation de leur défaillance permet une nouvelle fois de relativiser leur discours.

    Ceci étant dit ce +0,5% est une bonne surprise, a priori il ne s’agit pas d’une erreur de calcul alors réjouissons-nous !

    Ce qui était par contre parfaitement prévisible étaient les réactions démagogiques de la politicaille française sur ce sujet : la gauche s’attribue tout le mérite de cette croissance (fort modeste) et en déduit qu’elle est sur la bonne voie, la droite voit ceci comme un feu de paille et continue à critiquer à tout va. En fait, et très probablement, il s’agit d’un heureux hasard dont il n’y a guère de conclusions à tirer. Alors prenons cet évènement pour ce qu’il est : un bon moment à prendre au passage. Rien de plus, rien de moins.

  • Le triomphe de la bêtise n’est pas encore acquis !

    Après l’arrestation d’un apprenti-nazillon, jeune militaire professionnel, qui s’apprêtait sans doute à commettre un attentat contre une mosquée, diverses associations se plaignent d’un accroissement de l’islamophobie en France. C’est probablement vrai. On parle beaucoup trop de l’Islam : cette interminable guerre israélo-arabe qui dure depuis 1948 et sert de justification à tant de dérives, ce mélange explosif entre politique et religion prôné par nombre de pays sur la planète, les luttes en cours post-« printemps arabes » entre pouvoir laïque et pouvoir religieux, l’émergence de nouvelles religions dans nombre de pays occidentaux de tradition chrétienne qui rend inévitable de profonds débats de société et pousse Mme. Michu à se remettre en question, etc., etc.

    Le déni des Lumières au profit du dogme est une étape hélas incontournable par laquelle transite toute religion à un moment ou à un autre de son histoire, ajoutez-y toute la beaufitude du café du commerce (une richesse nationale française) épicée par les tweets crétins de la Morano ou d’Estrosi, et vous avez un mélange explosif où la bêtise triomphe de tout et se manifeste parfois par des actes illégaux. On en est là !

    Donnez du développement économique aux populations qui hésitent entre religion et Etat, elles opteront pour le second ; donnez de l’intelligence à Mme. Michu en censurant les tweets de la Morano et d’Estrosi et elle fera fonctionner ses neurones. Tout ceci est un vaste programme mais il ne faut pas y renoncer, c’est l’honneur de la politique d’affronter des objectifs ambitieux et à long terme.

  • Le droit de propriété en Corse

    Un élu corse, Paul Giacobbi, président du conseil exécutif territorial, député PRG (parti radical de gauche), renouvelle sa proposition  de « limiter l’accès à la propriété foncière en Corse pour les non-résidents ». Le délai pourrait, selon lui, être fixé « à cinq ans de résidence ou se fonder sur l’attachement familial à la Corse afin de ne pas pénaliser les Corses de l’extérieur ».

    Le garçon est coutumier du fait mais développe une bonne idée à laquelle il convient de réfléchir sérieusement. Bien entendu elle devra s’accompagner d’une mesure miroir visant à « limiter l’accès à la propriété foncière sur le continent pour les Corses ». Le délai pour qualifier de Corse pourrait être fixé selon nous« à cinq ans de résidence en Corse ou se fonder sur l’attachement familial à la Corse afin de pénaliser les Corses de l’extérieur ».

    De telles dispositions seraient pour le moment contraires à la Constitution mais celle-ci pourrait être modifiée pour inclure un droit de propriété spécifique au Peuple Corse qui prévoirait un accès préférentiel à la propriété foncière en Corse et un accès limité à la propriété foncière dans le reste de la République. Ce serait ainsi une première étape vers une indépendance bien comprise de cette ile, dans le calme et le bon ordre, et dans l’intérêt des parties. Les modifications de la Constitution relèvent du Congrès qui doit réunir une majorité des 3/5ème ou par voie référendaire nécessitant plus de 50% des suffrages en faveur de cette modification.

  • La noyade des partis politiques

    C’est l’été, il y a des noyés sur les plages, ni plus ni moins que les années précédentes. La plupart du temps les victimes se baignaient dans des zones indiquées comme dangereuses, voire même interdite. La droite accuse la gauche de laxisme dans la surveillance des plages, et, bien entendu, la gauche répond qu’il s’agit là du résultat de la politique de la droite pendant dix années. Les requins qui bouffent les surfeurs à la Réunion, c’est aussi la faute à Flamby…

    Est-ce que la politique ne s’honorerait pas pour une fois à mettre les citoyens devant leurs responsabilités plutôt que de se rejeter la balle d’un parti à un autre ?

  • Le yo-yo fiscal

    Certains responsables de la majorité actuelle s’émeuvent du niveau intolérable des impôts pesant sur les classes moyennes. On se demande s’ils le font exprès ou s’ils prennent vraiment des vessies pour des lanternes. En tout cas, ils considèrent les électeurs comme des gogos.

    La politique du yo-yo fiscal semble être la tactique favorite de nos gouvernants avec une petite variante selon la couleur : la droite commence par les baisser puis les augmente, alors que la gauche les accroit puis les diminue. Et aucune des deux tendances n’arrive durablement à maîtriser les dépenses publiques face à la puissance des lobbys divers et varier qui arrive coûte que coûte à forcer l’Etat à dépenser plus qu’il ne gagne. On peut remonter ainsi jusqu’à Louis XVI, car l’une des causes de la révolution française fut aussi la faillite financière de la monarchie qui, déjà, grâce aux astuces de Necker, roi de la dette publique, vivait au-dessus de ses moyens.

    On a les dirigeants que l’on mérite !

  • Chaleur intense sur la créativité journalistique

    Commetous les étés, les chaînes de télévision passent et recyclent les éternelsreportages sur les effets de chaleur sur Monsieur et Madame Michu. Il y a le format maison de retraite où l’on voit les petits vieux réunis dans une pièce climatisée avec infirmière les hydratant avec une bombe Evian. Il y a le modèle travaux publics où l’on transpire avec les ouvriers sur un chantier nous expliquant que ce n’est pas agréable de couler le béton quand il fait 40°dehors. Et enfin il y a l’inévitable baignade des enfants dans les bassins du Trocadéro. Tout ceci est aussi répétitif qu’inintéressant. Est-il besoin de détenir une carte de presse pour commettre de telles platitudes sur un rythme annuel ?

  • DSK, la Loi et les putes

    DSK, le pervers mondain et bling-bling devrait être jugé pour proxénétisme aggravé en réunion avec une douzaine de complices, dont le célèbre proxénète belge Dodo la Saumure, dans l’affaire dite du Carlton de Lille. Ses avocats crient à l’innocence de leur client qui n’aurait enfreint aucune loi en participant à des parties fines avec ses copains. S’il est innocent la justice prononcera son acquittement et il pourra rentrer chez lui tranquillement, comme après l’affaire de la mutuelle étudiante MNEF dans laquelle il a relaxé.

    Ceci dit, ses avocats ont raison : peut-être faudrait-il penser à une loi qui interdise explicitement à tout ancien ministre de la République assurant des fonctions à responsabilité dans une organisation internationale (DSK était chef du Fonds monétaire international à l’époque des faits) de partouzer avec des putes dans un hôtel à Lille ?

    Non mais dans quel monde vit-on ?

  • Tapie dans les affaires

    L’instruction du procès de l’escroquerie en bande organisée soupçonnée dans le cadre de l’arbitrage perdu par l’Etat contre Tapie-l’affairiste-repris-de-justice, se poursuit avec éclat. Mise en examen, gardes à vue, révélations, mauvaises fois, arguties et rumeurs agitent ce feuilleton de l’été. Tapie-l’affairiste-repris-de-justice se débat comme un beau diable sur les plateaux médiatiques mais il a tout demême un peu de de mal à justifier avoir reçu 40 millions d’EUR pour préjudice moral. Il déploie une énergie impressionnante pour son âge pour défendre son cas alors que grosso mode tout le monde lui tombe dessus tant il est un coupable idéal.

    Son fiston annonce monter un site web pour soutenir son papa(Thttps://www.affairetapie.com/). Pour le moment on tombe sur cette page d’accueil :

    On ne peut pas dire que ce soit très convivial. On se demande si la famille de Tapie-l’affairiste-repris-de-justice ne se sentirait pas un peu acculée.

    En tout cas il y a une chose, et une seule, qui paraît certaine dans cette affaire d’escroquerie c’est que Tapie-l’affairiste-repris-de-justice se teint les cheveux. On le voit bien sur les plateaux de télé qu’il occupe ces derniers temps, il n’a pas un cheveu blanc, ce qui à 70 ans n’est pas normal.

  • Sarko-Zorro arrive

    Sarkozy vient faire la claque dans une assemblée de l’UMP réunie d’urgence pour parer à la cessation des paiements annoncée du parti de droite suite au rejet par le conseil constitutionnel des comptes de la campagne présidentielle du même Sarkozy en 2012 qui aurait dépassé les seuils légaux. Il manque ainsi une dizaine de millions d’euros qu’un appel à la générosité publique devrait combler.

    Le plus intéressant est de voir l’enthousiasme avec lequel l’ex-candidat a été accueilli par la foule des militants massés devant le siège de l’UMP, et les rangs des vassaux massés à l’intérieur. Le plus ubuesque fut de voir la Morano accrochée aux basques de son héros et déployant les derniers efforts pour être cadrée par les télévisions en compagnie de son mentor.

    Chacun voit en Sarkozy le sauveur de l’opposition pour les futures élections présidentielles de 2017. Il est vrai que la bataille de polochons menée l’an passé entre les deux apprentis sorciers candidats à sa succession a montré leur irresponsabilité et leur incapacité à assumer de suprêmes fonctions, alors Sarko-Zorro envisage de revenir pour ferrailler contre la gauche et refaire don de sa personne à la République.

    Le peuple n’a pas de mémoire, c’est sa principale caractéristique. En 1944 il acclamait Pétain dans les rues de Paris quelques semaines avant de révérer de Gaulle remontant les Champs-Elysées en août après la libération de la capitale. Il coulera de l’eau sous les ponts de la Seine avant 2017, il n’est pas exclu que d’ici-là le taux de chômage diminue en France, ce sera lui l’arbitre du vote.

  • Interdisons les tweets pour mettre les ministres au boulot !

    Un nouveau ministre de l’écologie remplace son prédécesseur, viré pour déclaration intempestive sur le budget de son ministère. Delphine Batho est remplacée par Philippe Martin, l’une est aussi inconnue que l’autre. Député du Gers le garçon n’avait pas de compte Tweeter, absence qui est incompatible avec une fonction ministérielle. Ce manque a été aussitôt comblé et les gaz de schistes n’ont qu’a bien se tenir.

    Il n’a pas encore commis de tweet mais sans doute s’occupe-t-il d’abord de ses dossiers. Il semble n’avoir pas bien compris l’ordre des priorités, Cécile Duflot lui donnera des cours de tweetos pour qu’il puisse réussir dans son nouveau job.

  • Laisser partir la Corse vers son destin

    L’Assemblée de Corse a voté le 17 mai un texte instaurant la coofficialité de la langue corse et du français. Il est évidemment contraire à la constitution de la République et devrait donc être déclaré inconstitutionnel. Mais il suffit d’amender cette constitution lors d’une prochaine révision pour aller encore plus loin dans la corsification de cette ile qui n’arrive pas à s’intégrer dans la République. Tout ce qui va dans le sens d’une autonomie renforcée, et à terme d’une indépendance de ce territoire, est bon pour les deux parties. Il faut maintenant franchir le pas, c’est la volonté de cette assemblée librement et démocratiquement élue par le peuple corse. Continuer à vouloir forcer le destin et maintenir cette île dans la communauté française est une illusion, confirmée par des décennies de violence politique et mafieuse, mais surtout de résultats électoraux probants. Il faut que la Corse s’inspire de la voie suivie actuellement par la Nouvelle-Calédonie, c’est-à-dire celle d’une indépendance sur le long terme, librement consentie et acceptée par les parties.

  • Des responsables pathétiques

    Un élu du parti de la Boutin, Hugues Foucault, commet un tweet libidineux en voyant la ministre des droits des femmes mâchonner son stylo à l’assemblée nationale :

    Il retire son tweet au bout de quelques heures et présente ses excuses.

    La Morano continue elle aussi à diffuser ses vulgarités avec la même constante idiotie :

    Ces tweets crétins posent le problème de l’emploi du temps de nos élus : les heures qu’ils passent à pianoter sur leurs téléphone sont évidemment du temps qu’ils prélèvent sur leur temps du travail pour lequel ils sont payés par les contribuables.


  • Une bande de flibustiers

    La bande organisée accusée d’escroquerie dans l’affaire de l’arbitrage privé rendu en faveur de Tapie-l’affairiste au détriment des contribuables, la bande organisée donc, est dévoilée progressivement. Après l’un des juges arbitre mis en examen, voici l’ex-patron de l’entité publique portant les créances compromises du Crédit Lyonnais et l’ex-directeur de cabinet du ministre des finances Lagarde à leur tour mise en examen pour escroquerie en bande organisée.

    La ministre Lagarde, relevant elle de la cour de justice de la République en tant qu’ancienne ministre, a été placée sous statut de témoin assisté dans une enquête ouverte pour « complicité de faux et complicité de détournement de fonds publics ». Excusez du peu ! Mais c’est moins infâmant que mis en examen pour escroquerie en bande organisée.

    Le prochain de la bande à être entendu sera Claude Guéant, cela promet ! Pour le moment il se débat dans une sombre histoire de primes touchées en liquide lorsqu’il étaitdirecteur de cabinet du ministre de l’intérieur et dont une partie au moins expliquerait selon lui des factures d’électro-ménager payées en liquide pour 20 à 25 000 euros, et retrouvées par hasard dans ses dossiers lors d’une perquisition judiciaire dans le cadre de l’affaire Tapie précitée…

  • Comme un oignon figé dans la sauce du gigot

    Risible : toutes les discussions sur la simplification de l’organisation des collectivités locales, ou même leur simple modification, échouent sur des batailles rangées d’élus accrochés à leurs privilèges, figés dans leurs positions, et tous déploient des trésors inégalés de mauvaise foi, des sommets himalayens de langue de bois, pour justifier le surtout ne rien changer.

    Le référendum récent en Alsace proposant aux électeurs de fusionner le conseil régional et les conseils régionaux a été rejeté par les citoyens, embobinés par leurs élus.

    Beaucoup de gens raisonnables, de droite comme de gauche, conviennent que des dépenses inutiles significatives pourraient être économisées en restructurant les collectivités locales. Parlement et citoyens s’y refusent, illustrant si tristement l’immobilisme du pays, comme un oignon figé dans la sauce du gigot au sortir du réfrigérateur.

    Il est difficile de passer outre, sauf à faire un coup d’Etat ou mettre en branle la VIème République, c’est le projet des Verts et de la Mélanche.