Catégorie : France

  • Le dogme et la presse

    C’est l’été, pas grand-chose à se mettre sous la dent au Café du Commerce ni sur les plateaux, alors Madame Michu qui présente les journaux télé s’émeut de ce que l’église catholique s’oppose au mariage homosexuel dans sa prière en ce jour d’assomption.

    Elle veut quoi Madame Michu ? Que Benoît 16 soupapes danse en drag-queen sur un chariot de la gay-pride ? L’église elle a un dogme et elle s’y tient. On ne va pas non plus remettre en cause l’immaculée conception pendant qu’on y est.

    Eh Madame Michu ! La République elle est laïque donc elle décidera ce qu’elle voudra et son parlement votera les lois qu’il votera, quoi qu’en pensent l’église, les intellos ou Christine Boutin. C’est ainsi, c’est ce qu’on appelle la démocratie, alors laissons au moins s’exprimer les courants de pensée, ce n’est pas interdit, c’est même parfaitement légal, d’autant plus que ladite église parle de façon plutôt modérée sur ce sujet.

    Certains parlent même d’organiser un référendum. Ce n’est pas idiot, faisons donc un référendum.

  • Le plagiste philosophe

    On peut être sauveteur-plagiste et philosophe : « Rien ne dure, alors profitons-en !!! »

  • L’agitation du microcosme appliquée au Moyen-Orient

    Les hussards de la droite embouchent les trompettes de leur chef déchu, Sarko l’agité, et attaquent bêtement le gouvernement de gauche sur son inaction face au tueur en Syrie, Bachar. La droite n’a rien fait durant les 16 premiers mois de rébellion syrienne alors qu’elle était au pouvoir, mais bien entendu la gauche aurait dû agir depuis trois mois qu’elle tient les commandes. Face au soutien de l’Iran de la Russie et de la Chine au régime syrien félon, personne, ni à droite ni à gauche, ni en France ni ailleurs, ne veut vraiment se coltiner avec ces puissances malfaisantes. Alors on peut imaginer que l’Occident et le monde arabe soutiennent en douce les rebelles syriens à coups de livraisons d’armes, de renseignements et autres. Mais tout ceci n’est pas assez médiatique pour la droite au rebus qui ne rêve que de diplomatie médiatique et de coups de canon.

    Et que réclament ces trublions d’ailleurs ? Rien que des généralités du genre : « la France doit mener une action plus vigoureuse… Hollande devrait prendre un avion pour Moscou… etc ». Sarko l’agité qui doit s’ennuyer en vacances gonfle le torse, rappelle ses exploits en Géorgie et en Lybie, passe sous silence ses amitiés douteuses avec Bachar et Kadhafi, et fait de la basse politique intérieure histoire d’emmerder sa succession. Ainsi va la France quand la seule question sur laquelle elle pourrait avoir encore un peu d’influence est de savoir comment vont être financées les dépenses publiques en 2013 pour éviter la faillite.

  • Charb le grinçant

    Suite à une nouvelle attaque de surfeur par un requin à l’ile de la Réunion, Charb n’a pas pu s’empêcher de faire son éditorial de Charlie-Hebdo cette semaine sur les surfeurs : grinçant !

  • La poissonnière fait des soldes

    La poissonnière de l’UMP, Nadine Morano, tweeteuse enflammée et inutile, nous apprend via son média favori qu’elle va ajouter « sa pensée » à celle de l’archevêque de Paris sur la question vitale du mariage homosexuel. On est fébrile et impatient de découvrir cette pensée…

  • M. Carmignac : un personnage déplaisant

    Un banquier propose au chroniqueur d’investir quelques sous chez Carmignac Gestion, qui sert soi-disant de meilleures rémunérations que ses concurrents. Edouard Carmignac, patron fondateur de cette boutique, est un personnage déplaisant. Il achète régulièrement des pleines pages dans la presse française pour y publier des conseils à nos gouvernants, du style le 20/10/2011 pour le départ de Jean-Claude Trichet de la Banque centrale européenne :

    « Adieu, nous ne vous regretterons pas ! Vous aurez, au cours de votre carrière, porté un coup fatal à l’industrie française par votre politique du franc fort dans les années 90, puis aggravé l’impact de la crise 2008 en sous-estimant son ampleur et, dernièrement, mis en péril l’euro par des hausses de taux inconsidérées et une politique de soutien de la dette des pays européens affaiblis notoirement insuffisante. »

    Tout n’est pas faux bien sûr dans ce qu’il écrit mais venant d’un requin de la finance internationale qui, quoi qu’il arrive, spécule à la hausse ou à la baisse en fonction de ses intérêts et de celui de ses clients, ce coté moralisateur semble particulièrement déplacé et d’une totale faux-jetonnerie. Ce sont les forbans de son espèce qui sont en partie responsables de la crise financière mondiale, dans ce cas d’espèce, le cynisme est élevé à un point rarement atteint, même par les anglo-saxons les plus libéraux… Ce personnage ne gèrera pas les sous su chroniqueur.

  • Les requins contre les surfeurs

    Des surfeurs se font dévorer par des requins à l’Ile de la Réunion. Nous sommes en France et bien entendu c’est la faute de l’Etat. Une première mesure d’urgence assez simple à mettre rapidement en œuvre serait d’abord d’arrêter de faire du surf et de se baigner. Il semble que personne n’y ait pensé !

    Ensuite on pourra discutailler à la franchouillarde avec les parties prenantes pour décider s’il vaut mieux pêcher les requins ou définitivement arrêter le surf et la baignade dans les endroits dangereux… On devrait tout de même arriver à trouver un point d’entente ?

  • La main dans le sac de la délocalisation

    La région Ile de France présidée par le rocker de gauche Huchon se fait prendre la main dans le sac en train de délocaliser au Maroc un centre d’appels. Cela faisant mauvais genre, le Huchon est prié de remballer son appel d’offres pour l’attribuer à une entreprise localisant ses services dans l’hexagone. De ce fait les contribuables franciliens vont sans doute payer un peu plus d’impôts mais les citoyens franciliens seront satisfaits de cette non-destruction d’emplois.

  • La main dans le sac de la mauvaise gestion

    Le comité d’entreprise d’Air France au bord de la faillite, semble-t-il suite à une gestion hasardeuse, voire frauduleuse, lance un plan social pour assurer sa survie. On parle de supprimer 90 postes permanents sur un total de 260 (eh oui, il y avait 260 emplois permanents pour la gestion du comité d’entreprise !!!). Les représentants CGT, CFE-CGC, FO et CFDT ont voté pour le plan social, ou la gestion syndicale confrontée à la réalité économique.

    Le site web du comité nous apprend que le bureau du comité est composé de Didier Fauverte (CGT), Secrétaire Général, Véronique Vaslin (CGT), Secrétaire Générale Adjointe, Jean-Claude Filippi (FO), Secrétaire Général Adjoint, et Alain Barbier (CGT), Trésorier Général.

    Les actifs sont composés de 6 villages-détente, 4 villages-club et 17 villages-jeunes, le tout réparti sur des sites exotiques comme La Réunion, La Guyane, mais aussi la France métropolitaine.

    Les comptes de ce joyeux comité d’entreprise ne sont pas publiés sur le site, hélas !

  • Fabius ventile

    Pauvre Mali ! Déjà tiraillé entre des militaires rebelles dépenaillés, des sécessionnistes touaregs enturbannés et des islamistes barbus, voici maintenant qu’il récupère Fabius venu délivrer depuis Dakar quelques platitudes diplomatiques vides de sens. Pauvre Mali qui n’avait vraiment pas mérité un sort si funeste.

  • Temps et argent perdus

    L’ouverture des jeux olympiques rassemblent ce soir un milliard de téléspectateurs plus quelques dirigeants français venus faire des mondanités à Londres où se tient la fête. Souriez, ce n’est que du sport et surtout un colossal puits à dépenses publiques.

    On peut quand même raisonnablement se demander si le premier ministre ce soir et le président annoncé pour le 30 juillet n’ont rien d’autre à faire que d’aller perdre leur temps dans des tribunes de sport ? Au moins peut-on espérer qu’ils en profiteront pour faire avancer au passage quelques dossiers avec le Royaume-Uni !

  • Baisse de salaires des pédégés dans le public

    En application des nouvelles règles concernant les entreprises publiques, le pédégé de La Poste va donc voir sa rémunération annuelle plafonnée à 450 000 EUR au lieu des 600 000 et quelques perçus en 2011. Gageons qu’il devrait s’en sortir tout de même avec 450 000 EUR par an et que sa conscience professionnelle lui permettra sans doute de travailler toujours aussi bien pour son employeur !

    Si jamais tel n’était pas le cas, l’Etat devrait trouver sans trop de difficultés ni délais un pédégé de substitution prêt à faire le job aussi efficacement et à 450 000 EUR/an. Il suffit de shooter sur un lampadaire du VIIIème arrondissement et il en tombera en pagaille.

  • Il faut bien financer les dépenses publiques que l’on ne sait pas réduire

    Luz – Charlie Hebdo 2012

    L’augmentation des impôts se poursuit : après le gel des tranches du barème de l’impôt sur le revenu (IR) et l’accroissement du taux de TVA réduits mis en place par le pouvoir de droite avant son départ, la gauche poursuit le travail. Création d’une tranche d’IR marginale à 45%, taxe exceptionnelle sur la fortune histoire de revenir plus ou moins au niveau d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) d’avant les exonérations Sarkozy, taxe sur les dividendes payés par les grosses entreprises, suppression de l’exonération des heures supplémentaires, baisse des plafonds d’exonération des droits de succession, etc. Pour le moment les mesures « de gauche » sont assez symboliques, concernent les plus favorisés et devraient suffire pour finir l’année, l’an prochain on tondra le troupeau.

    Tout ceci est raisonnable : il y a des dépenses, il faut les financer ou les réduire, mais pas les laisser à la charge des générations futures.

  • N’y-a-t-il rien de mieux à faire ?

    Manifestement les nouveaux gouvernants ont du temps libre malgré la contrainte de devoir équilibrer les finances publiques : après le mariage et l’adoption homosexuelles, ils annoncent maintenant une loi pénalisant la négation du génocide arménien par la Turquie.

  • Déplorable, comme souvent…

    Discours de politique générale du nouveau premier ministre en place devant l’assemblée nationale. Exercice obligé de démocratie comme les réactions des députés de l’opposition sont un exercice obligé de mauvaise éducation. Comme à leur habitude, les élus opposés se sont comportés comme des gorets devant leur auge lorsque la fermière apporte la pâtée. C’est toujours aussi désolant et déplacé.

  • Finances publiques et Affaires privées

    On est sur la bonne voie : le nouveau gouvernement français annonce un gel des dépenses des ministères en euros courants (ce qui revient à la faire baisser en volume du montant de l’inflation) et une hausse des impôts. On ne connait finalement pas vraiment d’autres solutions pour faire baisser un déficit !

    Comme il reste semble-t-il un peu de temps à nos ministres après ces évidences budgétaires, le premier d’entre eux annonce pour bientôt la légalisation du mariage homosexuel et de l’adoption d’enfants par les futurs couples. Bon, si ça peut aider à éviter la faillite de la République, on vivra avec.

  • Comment gérer les femmes en politique ?

    Le désormais fameux tweet de la Trierweiler risque de suivre Hollande son quinquennat durant, tel le Fouquet’s de Sarko l’agité. La presse satyrique de la semaine continue à s’en donner à cœur joie, et ce n’est pas fini…

    Et pendant ce temps le petit monde socialiste essaye de sauver la face de la Ségolène bafouée pour lui trouver un point de chute à la hauteur de l’affront qu’elle a subi, dans un festival de faux-jetonneries, tout le monde étant finalement plutôt content qu’elle ne se retrouve pas à la tête de l’assemblée nationale…

  • Que peut-on faire d’un Robert Hue en 2012 ?

    Mon Dieu merci ! Nous avons échappé à Robert Hue comme ministre dans le gouvernent socialiste remanié de ce soir. 65 ans, ancien secrétaire général du parti communiste français, en cours de déstalinisation dans les années 80, reconverti comme sénateur de la République, affublé d’une barbe bicolore ridicule, l’homme est sympathique mais inutile, il sera bien plus tranquille à poursuivre sa retraite au Sénat, il n’a plus l’âge pour l’agitation ministérielle.

  • Indécence

    Antoine Zacharias à l’époque de sa gloire financière

    Vous souvenez-vous d’Antoine Zacharias ? Non, et c’est normal, le garçon est exilé en Suisse depuis des années après ses exploits réalisés à la tête de l’entreprise Vinci au début les années 2000 où il avait passé un temps infini à maximiser sa rémunération en additionnant des salaires, indemnités de sortie, stock-options et retraites complémentaires pour des dizaines de millions d’euros sur la période 2000-2006. Il avait tellement agacé que son directeur général avait monté un coup d’Etat pour le débarquer et stopper sa mégalomanie financière qui commençait à couter cher. Pour puiser dans la caisse plus à son aise il avait viré les administrateurs membres du comité de rémunération qui avaient eu l’outrecuidance de vouloir plafonner son salaire.

    Une fois débarqué, le Zacharias avait réclamé en justice 81 millions d’euros d’indemnités avant d’être débouté.

    Son féroce appétit de rémunération l’a vu finir devant justice pénale pour « abus de pouvoir » condamné à l’amende maximale de 375 000 EUR par la cour d’appel de Versailles en 2011. Riche mais grincheux, le garçon s’est pourvu en cassation et la cour, dans sa grande clairvoyance, vient de rejeter ce pourvoi.

    La messe est dite, pour la première fois en France, un pédégé est donc condamné au pénal pour rémunération abusive obtenu par abus de pouvoir. Dans le cas d’espèce il n’a pas été difficile de montrer qu’accumuler des dizaines de millions d’euros à titre de rémunération divers en manipulant ses administrateurs n’est pas bien. La justice a intégré la notion de décence sous réserve de l’abus de pouvoir. Il est à craindre que si le Zacharias s’y était pris avec un peu plus de subtilité pour obtenir les mêmes montants, il n’aurait pas été condamné.

    En attendant, le Zacharias compte ses millions à Genève avec son nouveau statut de repris de justice. Il va y survivre.

  • Quelle horreur : un déficit public ?

    Nous y voilà : il manquerait 10 milliards au budget de la République pour terminer l’année 2012 avec un déficit à 4,5% du produit intérieur brut. Chacun feint de découvrir cette mauvaise surprise laissée par le gouvernement précédent (bien entendu), avec autant de mauvaise foi que d’impuissance. En réalité, comme l’affichent les comptes publics de la Nation depuis 35 ans, les français dépensent plus qu’ils ne gagnent, ne soyons pas ingénus face à cette évidence. Donc il reste à s’attaquer à la seule question qui vaille : comment va-t-on augmenter les impôts pour financer les dépenses et plumer la volaille ?