
Vote tranquille dans une école de quartier de la République ; comme la démocratie est rassurante.

Vote tranquille dans une école de quartier de la République ; comme la démocratie est rassurante.

Un président bling-bling s’en va mais alors pour son départ les plateaux télé font un festival de clinquant et rivalisent en décorations de mauvais goût. La palme revient sans conteste à France 2 qui aligne une espèce de palais de verre avec parterre bleu-blanc-rouge, table écran, étages de côté pour les opératrices derrière leurs ordinateurs. Difficile de faire plus vulgaire et tape-à-l’œil ! TF1 est pas mal non plus dans le genre mais en tout de même plus modeste. Manifestement ils avaient moins de moyens.
Le site publicitaire du candidat Sarkozy propose un argumentaire tout en nuances pour convaincre Madame Michu de voter pour le héros, du genre :
Il n’a aucune expérience : il n’a jamais été ministre ou secrétaire d’Etat, n’a jamais dirigé une grande ville ou une grande région, ni participé à une négociation internationale.
Son bilan en en Corrèze, département le plus endetté de France, est calamiteux : +25% de dette en 3 ans, +50% de fonctionnaires, -60% d’investissement, suppression des transports scolaires gratuits et des bourses étudiantes…
Il veut augmenter les impôts et creuser les déficits en revenant sur la réforme des retraites, en démantelant la filière nucléaire, en embauchant plus de fonctionnaires.
Il est pour l’immigration massive, puisqu’il veut appliquer la même politique que Lionel Jospin de régularisation « au cas par cas ». ll veut donner le droit de vote aux étrangers en prenant le risque de faire monter le communautarisme en France. Il n’a d’ailleurs pas voté l’interdiction de la burqa.
Il est inconnu à l’étranger, n’a pas été reçu par les chefs d’Etat et de gouvernement. La presse internationale le raille (« Cauchemar, naïveté, mollesse, dangereux, catastrophe… »)
Il est laxiste en matière de sécurité : il veut alléger les peines des récidivistes, supprimer la rétention de sûreté et refuse de créer des places de prison supplémentaires.
Il veut remettre en cause le quotient familial, pilier de notre politique familiale qui est l’une des meilleures au monde.
Ce n’est pas un vrai leader : il se perd dans des compromissions et des négociations politiciennes. Il n’a pas d’équipe fidèle et s’entoure de personnes qui ne le respectent pas.
Il croit aux recettes du passé qui n’ont pas marché en France et ont précipité la Grèce et l’Espagne dans la crise : 35 heures, emplois subventionnés, embauche de fonctionnaires…
Il n’arrivera jamais à gouverner car il est condamné à faire le grand écart entre Eva Joly, l’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, le Parti Socialiste et la réalité, et parce que les autres dirigeants socialistes ne sont pas ses amis. »
En résumé : « tous aux abris, les bolchéviques et les immigrés reviennent ! » La dialectique est basique, niveau Café du Commerce, et le message est largement relayé par les flingueurs de l’UMP sur le thème « le chaos dès le 7 mai si Hollande est élu ! »
Le France surendettée par 40 années d’incurie budgétaire est dépendante de ses prêteurs qui sont généralement des investisseurs financiers ayant le cœur du même côté que le portefeuille, c’est-à-dire à droite. Il est probable que si la gauche prend le pouvoir en France ce week-end ils ne manqueront pas de se rappeler au bon souvenir de leur emprunteur parisien, c’est ainsi. La probable augmentation des taux d’intérêt qui en résulterait aurait au moins l’avantage de faciliter la désintoxication à la dette de notre vieille République.
Sinon, le reste de l’argumentaire est étonnant de simplisme et de mauvaise foi, on a du mal à croire qu’il puisse toucher Madame Michu mais, hélas pour l’intelligence, il doit quand même être parfois efficace.

Malika Salim, conseillère municipale UMP commet aujourd’hui ce charmant tweet avant de l’effacer aussitôt. Au-delà de la beaufitude du message on est surtout étonné que les élus de la République n’aient rien d’autre à faire que de tweeter toute la sainte journée !

La couverture du Nouvel Obs de la semaine dernière : Sarkozy va encore apprécier Laurent Joffrin…
Débat télévisé des deux finalistes pour le sprint des présidentielles : le personnage le plus intéressant, intense, profond, tout en rondeur fut incontestablement le décolleté de Laurence Ferrari ! Le reste ne fut que bataille de chiffonniers et agressions verbales sans grand intérêt mais avec un très cruel manque de poésie.

Bon, la syntaxe reste à parfaire mais l’engagement est là. Pour clôturer en beauté cette campagne de caniveau chacun se dispute la fête des travailleurs et c’est à qui organisera le meeting le plus militant et le plus inutile.
Le chef syndical de la CGT annonce qu’il votera Hollande dimanche prochain. Et Sarko l’agité s’en émeut. Eh oui garçon, tu ne peux pas en permanence agresser, vilipender, fanfaronner, déraper et faire comme si de rien n’était. Tu n’es pas le seul à développer une capacité de nuisance certaine. Il n’est pas interdit par la Loi aux électeurs cégétistes de mettre leurs votes dans la balance ni à leur responsable de s’exprimer sur ses intentions de vote, même si cela semble contrevenir à la tradition. C’est ainsi !
De toute façon tu ne perds pas grand-chose car il est tout de même assez peu probable que le moindre électeur cégétiste ait eu l’intention de mettre dimanche prochain un bulletin dans l’urne en ta faveur. Donc ne te trompe pas de combat, celui de la CGT est perdu d’avance, et bat toi sur les sujets où il te resterait encore quelques chances de faire valoir tes avantages.
Il est vraiment temps que cette campagne électorale présidentielle française s’arrête. Chaque jour on croit avoir atteint le fond de la stupidité et de la démagogie, mais le lendemain on dépasse ce seuil qui n’en était pas un…
Sarkozy en rajoute tous les matins dans l’agitation, les propositions désordonnées et irréfléchies qu’il sort de son chapeau pour essayer de remonter son retard : la banque des jeunes à créer, celle des entreprises, la présomption de légitime défense pour les policiers, la viande hallal, etc., etc. Est-ce qu’il invente lui-même ces saillies le matin en se rasant ou est-ce son équipe de campagne qui les lui liste pendant qu’il se rase ? Dans un cas comme dans l’autre, c’est la responsabilité du candidat qui les endosse.
Hollande reste sur une posture plus présidentielle, assis sur un programme diffusé depuis plusieurs mois et ne sortant que fort peu de ce cadre, donnant l’image rassurante de la sérénité face à la tâche qui l’attend. Son programme comme celui de la droite sera sans doute balayé par les réalités, mais Hollande comme son challenger s’adaptera à la vraie vie, chacun avec son mode de fonctionnement, hystérie ou sérénité. L’un ou l’autre devra de toute façon tailler dans les dépenses et augmenter les impôts, c’est ainsi. Le déni français face à l’incurie budgétaire de leur République depuis plus de 30 ans va devoir tomber, ce sera l’honneur du futur président que de provoquer et d’accompagner cette inévitable prise de conscience. Les électeurs vont devoir choisir entre un trublion énervant et un placide fidèle, mais qui feront face aux mêmes réalités.
En attendant l’un et l’autre font les yeux doux aux électeurs du Front national parlant de citoyens égarés et « en souffrance ». Ils se trompent, lesdits électeurs de Marine Le Pen ne semblent pas plus désespérés que les autres, ils sont juste fatigués de l’absence de cohérence du monde politique parisiano-rive-gauche. De façon plutôt maligne, la candidate frontiste explique doctement qu’elle ne donnera ses consignes de vote pour le deuxième tour que lorsqu’elle connaîtra la position de l’UMP dans les cas (qui seront a priori nombreux) où un candidat du Front national arriverait devant celui de la droite classique eux élections législatives de juin… Comme Sarkozy n’a pas osé dire, pour le moment, qu’il appellerait à voter Front national aux législatives, le cas le plus probable est que l’électeur frontiste sera laissé à lui-même pour glisser son enveloppe dans les urnes du 6 mai prochain, ce qui ne changera pas grand-chose, puisque comme devrait le savoir les sondeurs, l’électeur (toutes couleurs confondues) n’en fait qu’à sa tête.

DSK dont on croyait que le contrôle judiciaire (pour soupçon de proxénétisme aggravé en bande organisée) interdisait tout contact avec la presse a néanmoins donné une interview au journal britannique Guardian dans laquelle il explique qu’il pense avoir été victime d’un complot et que les affidés de Sarkozy le pistait bien avant sa célèbre relation sexuelle ancillaire inappropriée. Il explique qu’il ne soupçonne pas ses ennemis politiques d’avoir provoqué la délétère pipe du Sofitel, mais d’avoir ensuite manœuvré pour que le scandale devienne public et bloque sa candidature aux élections primaires du Parti socialiste.
C’est possible ! Quoi qu’il en soit, même si la droite française s’est rendue coupable de telles manipulations, cela semble avoir été en pure perte puisque notre droite la plus bête du monde va sans doute perdre le pouvoir suprême la semaine prochaine face au candidat de gauche à la vie sexuelle pourtant beaucoup plus normale.
Est-ce que la droite française pourrait être suffisamment maligne pour phagocyter le Front national comme le florentin Mitterrand l’a été pour dissoudre le Parti communiste français ? Vues les performances actuelles de l’UMP et de son candidat histrion cela paraît peu probable, hélas !
Les économistes mondains et les philosophes de plateaux s’entendent pour porter des jugements définitifs sur la nécessité de la relance et l’inefficacité de la rigueur. Bon, bien, dont acte et que proposent-elles de plus précis ces fines gâchettes franchouilllardes de la macro-économie au-delà de ces poncifs de café du commerce ? Rien, sinon l’espoir que les vannes de la dépense à tout va pourraient être de nouveau rouvertes, les niches fiscales élargies, les primes à la casse pour changer de voiture rétablies, etc.
Le mot relance est arboré comme un étendard pour masquer nos faiblesses, entretenir nos illusions et bercer les gogos. La réalité sera plus douloureuse car la dépense publique devra décroître quoi qu’en disent les uns ou les autres. Mais heureusement cela n’exclut pas une politique économique intelligente qui favoriserait la croissance. Il suffit juste d’être intelligent et un peu moins démagogue.
Ah oui, j’oubliais, surtout on ne fait pas de relance durant les jours fériés du mois de mai, particulièrement bien placés cette année. On commencera la relance après les vacances.
Après avoir vilipendé l’incurie des sondeurs dont les sondages faux permettent à l’infini de masquer l’incompétence des journalistes et leur incapacité à mener de l’analyse avec leurs propres neurones, le monde polico-médiateux se penche désormais sur la question sans doute de très peu d’importance du report des voix. L’unique question proposée aux battus sur les plateaux mondains est : « sur quel candidat allez-vous demander à vos électeurs de reporter leurs voix ? ».
Est-on bien sûr que les électeurs suivent aujourd’hui les consignes de votes ? On peut en douter. Sauf peut-être du temps du parti communiste stalinien quand la place du Colonel Fabien aurait demandé à ses encartés de voter pour le père Noël, ils l’auraient fait, de notre temps chacun n’en fait qu’à sa tête.
Il n’est donc pas nécessaire que les politicards s’humilient à quémander des votes ou à coucher avec leurs opposants. Qu’ils restent eux-mêmes, ne changent pas de cap et ils auront l’air plus nobles et plus dignes de leurs électeurs.
Résultats de premier tour de la présidentielle : le racolage à tout va est ouvert, les sondeurs s’écharpent devant la déroute de leurs prévisions exactes à + ou – 50% et la presse, assise sur ses certitudes, commente déjà les nouveaux sondages.
Deux grands résistants sont morts la semaine dernière. Tous deux ont combattu le nazisme sous le même drapeau, puis leurs routes se sont séparées.
L’algérien Ahmed Ben Bella a lutté contre la France pour l’indépendance de son pays avant de combattre les siens qui l’ont laissé emprisonné 15 années durant puis de l’exiler en Suisse, ce qui lui a sans doute permis de sauver sa peau.
Le français Raymond Aubrac toute sa vie durant a défendu les valeurs humaines qui ont fondé son engagement. Leurs patries rendent hommage à ces hommes qui ont su se défendre des causes supérieures.nie de l’Histoire
Voici maintenant que les candidats à l’élection présidentielle française s’affrontent sur le fondamental sujet de société qu’est le permis de conduire. Faut-il l’introduire ou non dans le cursus scolaire. Que ces grands esprits passent du temps sur ce détail montre, s’il le fallait encore, à quel point cette campagne aura marqué la défaite de l’esprit, quel que sera son vainqueur.
Hilarant : Catherine Nay, journaliste refaite et maquillée comme un voiture volée, triste comme une porte de prison, commet un livre sur Sarko l’agité et se répand dans les médias pour en assurer la promotion. Elle explique notamment que le jour de son élection le Sarko était désespéré car il attendait Cécilia qui avait déjà le cœur qui penchait ailleurs, et que la Cécilia est coupable d’avoir organisé la célébration du Fouquets et que Cécilia est méchante et que Sarko est gentil et que bla-bla-bla. Du couple nouveau mari de Cécilia affirme dans les médias que tout ceci est faux et bla-bla-bla.
Au-delà de cette histoire d’alcôve qui doit bien contenir une part de vérité, on frémit un peu à l’idée que le moral d’un président puisse être sensible à ce point à des peines de cœur.

Pour connaître la vraie vérité des femmes de l’agité, nous ne saurions trop recommander l’indispensable bande dessinée Sarkozy et ses femmes :
La dernière sortie du Sarko : on va lancer une banque de la jeunesse. Mon Dieu, pourvu que cela s’arrête rapidement !
La presse continue à gloser sans fin sur l’évolution des sondages concernant la prochaine élection présidentielle plutôt que d’analyser les idées. Dans certains cas les journalistes ne comprennent pas ces programmes et ne sont donc pas en mesure de les analyser, ils n’ont pas été formés pour. Dans d’autres circonstances les candidats n’ont même pas de programme affiché, alors de quoi discuter ? C’est le cas de l’agité du ciboulot qui n’a toujours rien publié mais se contente de balancer des idées saugrenues au gré des meetings racoleurs organisés par l’UMP. On ne sait pas bien si l’absence de publication d’un programme écrit est le fruit d’une décision stratégique, estimant que cela ne sert à rien, ou s’il n’a tout simplement pas eu le temps de s’occuper de ce point de détail.
Bien entendu le terroriste de Toulouse avait filmé ses exploits et aurait fait parvenir le film à la chaîne arabe Al Jazeera qui hésite à les diffuser. La vraie question est de savoir quand ces images vont fuiter sur Internet car cela paraît inévitable, hélas !
Son père, résidant en Algérie et de nationalité algérienne, annonce son intention de porter plainte contre la France pour assassinat à la suite de la mort de son fils lors de son interpellation.