Catégorie : France

  • Les médias sur leur nuage

    Avec constance, avec obstination, avec indécence les médias continuent à interroger agressivement les représentants des forces de l’ordre pour savoir s’ils ont correctement réalisé l’opération de neutralisation du cinglé de Toulouse. Et lorsqu’un ou deux de leurs interlocuteurs s’énervent gentiment en leur demandant s’ils réalisent l’environnement dans lesquels se passait cette intervention qui était fort différente et un poil plus violente et létale que celle des plateaux de TF1, les journalistes comme toujours se drapent derrière leur devoir d’informer et s’écrient en vierges effarouchées : « mais les français veulent savoir ! ».

    Voyeurisme, attirance morbide et défaite de l’intelligence, voilà qui caractérise une presse française qui en général est largement autant responsable de l’abrutissement des masses que les stades de fouteballe.

  • A la soupe

    Borloo, ex-avocat d’affaires de Tapie, a définitivement rallié l’écuelle sarkozienne pour y partager la bonne soupe qui fleure le fumet du pouvoir sous les ors des palais de la République.

  • Le réserve des militaires n’est plus ce qu’elle était

    Christian Prouteau, repris de justice, condamné dans l’affaire des écoutes de l’Elysée sous Mitterrand, ex-flingueur du GIGN, explique doctement comment les flics du RAID auraient dû faire pour prendre le terroriste de Toulouse vivant. Pour un ancien militaire il pourrait faire prouve d’un petit peu plus de réserve.

  • Fin de l’épisode…

    Le cinglé assassin retranché dans son appartement de Toulouse meurt durant l’assaut du RAID. Il s’avère être un jeune homme né à Toulouse, petit délinquant, pas particulièrement défavorisé, mais embrigadé dans l’islamisme avec séjours dans des camps d’entraînement de combattants au Pakistan et en Afghanistan. Pas trop longs les séjours d’ailleurs, quelques semaines chacun, et puis quand il y a attrapé une hépatite il est revenu se faire soigner en France sous le parapluie rassurant de la sécurité sociale hexagonale sans doute plus généreuse que celle de Kandahar.

    Son frangin, également prosélyte musulman, en garde à vue après que des explosifs aient été retrouvés dans son automobile, se serait félicité des actes de son cadet lors de son interrogatoire.

    Hélas, hélas, cette série de meurtres particulièrement cruels à Toulouse ces derniers jours est le fruit d’un terrorisme islamique. Les représentants des différentes religions et les hommes politiques responsables supplient la population de ne pas faire d’amalgame, mais amalgame il y aura, c’est inévitable. A la limite il aurait été préférable que ces horribles forfaits aient été menés par un crâne rasé nazillon comme lors de l’attentat d’Oklahoma au Etats-Unis en 1995 qui avait fait près de 200 morts avec l’explosion d’un bâtiment fédéral menée par Timothy Mc Veigh qui a ensuite été exécuté après son procès. Au moins ce type de responsabilités est moins générateur de vagues de fond nauséabondes.

    Mais l’idéal serait bien sûr que de tels cinglés n’existent point.

  • Indécence journalistique !

    Dans l’avion qui ramène ce matin en Israël quatre corps dont trois enfants, une journaliste de France-Inter demande au père de l’adulte assassiné, également grand-père de deux des enfants tués, quelque chose du genre : « Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez appris… ». Le pauvre homme avec en soute les corps martyrisés de sa famille trouve quand même le courage de répondre. L’interview est diffusée au journal de 13h de cette radio.

    Un tel manquement aux règles élémentaires de l’Humanité devrait être puni, au minimum, du retrait définitif de la carte de presse du coupable.

  • La presse face au tragique

    Un cinglé psychopathe hors catégorie assassine des gamins dans une école de Toulouse avec une incroyable et froide cruauté après avoir tué deux jours avant trois militaires à Montauban et un autre militaire également à Toulouse encore un peu avant. On suppose que c’est le même assassin. Toutes les polices françaises sont sur les dents pour arrêter le suspect avant qu’il ne recommence.

    La presse adore et invite immédiatement les criminologues médiatiques, les psychiatres de plateaux télévisés, les policiers à la retraite pour gloser sur la différence entre le tir à bout touchant versus à bout portant, essayer d’anticiper le profil de l’assassin, deviner ce que le procureur cache et surtout, titiller les politiques pour savoir ce qu’ils pensent de ce qu’à dit ou pas dit le voisin sur le sujet, tout en se défendant bien entendu de vouloir créer ou attiser la polémique. Un classique du genre, c’est aussi l’interview de Madame Michu voisine de l’école où se sont déroulés les meurtres, elle-même mère de famille, pour l’interroger sur ce qu’elle ressent ! Bref, la presse se vautre dans la fange avec le bonheur d’un troupeau de truies dans leur auge à purin. La mesure et le tact ne figurent malheureusement pas dans la chartre d’éthique des journalistes. Il faudrait faire un référendum sur le sujet peut-être…

  • Il faut du rêve…

    Les Objecteurs de croissance tractent et collent dans les rues de Paris à l’heure où le prix de super commence à dépasser les 2 euros dans certaines stations-services. A voir les réactions des consommateurs de produits pétroliers, les objecteurs ont encore du boulot.

  • Faute de goût

    Dans sa ville natale de Rouen, François Hollande a confié lire tous les matins L’Equipe et regarder les lundis les résultats du club du FCR, le club de football de Rouen. Bon, on essaiera d’oublier ce petit dérapage populo.

  • C’est la faute à Bruxelles

    Il va être temps que cette campagne présidentielle s’arrête car la montagne de promesses intenables, d’inepties politiques et d’aberration économiques est en train de tangenter l’infini, laissant le mont Everest bien bas.

    Les dernières en date concernent fiscalité et Europe. La République va aller chasser les fraudeurs dans leurs exils dorés, voire même les déchoir de leur nationalité française s’ils ne consentent à payer le trésor public. Et puis ensuite sus à Bruxelles ! Tous ces bureaucrates bruxellois vont voir de quel bois on se chauffe à Paris, qu’on se le dise. Sarko ou Hollande vont débarquer dans la capitale belge pour s’attaquer aux bureaucrates qui sucent le sang de la France et leur délivrer les incantations de campagne : rétablissement des frontières, relance économique pour la croissance, retour au protectionnisme en Europe. Bref, défaire toutes les mesures pour lesquelles les représentants de la France ont voté en ordre serré depuis le traité de Rome en 1958. Non mais !

    Comme à chaque campagne électorale, c’est beaucoup plus simple d’expliquer que le mal c’est les autres et non nos propres incompétences et incohérences. Les dirigeants des 26 autres pays européens doivent se tenir les côtes d’entendre les candidats annoncer leurs exigences de renégociation et les attendre de pied ferme pour le mois de mai. Il s’agira juste d’emporter l’agrément de 26 autres négociateurs.

  • Visites de courtoisie

    La presse glose sur le fait qu’un certain nombre de dirigeants européens ne prennent pas le temps de recevoir Hollande en campagne qui se promène dans quelques capitales. Est-ce grave ? Sans doute pas. Que se passe-t-il dans ces réunions entre dirigeants d’un pays et candidats d’un autre ? Certainement rien. On s’y congratule, on prend le thé, on rend hommage à l’indéfectible amitié entre nos peuples et on pond un communiqué que les rédactions décortiquent pour essayer d’y trouver le moindre indice d’ersatz de quelque chose de concret, lourde tâche s’il en est.

    Hollande verra tout ce beau monde le moment venu s’il est élu, en attendant il a mieux à faire et les électeurs ne verront rien à redire à ce non-évènement.

  • Fillon le visionnaire !

    Fillon est un bon garçon ! Avec ses costumes cintrés et sa sciatique qui lui donne toujours une allure un peu raide, il est raisonnable et parle vrai. En 2007 il disait que la France était en faillite, en 2011 il s’attaque à la Dati pour la déloger du XVème arrondissement de Paris où elle a été parachutée, en 2012 il s’interroge sur traditions et modernisme, la réalité lui a souvent donné raison contre le microcosme.

  • Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour être élu ?

    Grande messe UMP à Villepinte : au premier rang le gouvernement, Carla, Bernadette et les affidés, derrière en places assises, les retraités et ensuite, debout, les gamins militants en T-shirt « La France Forte » qui pavoisent en drapeaux tricolores et interrompent régulièrement leur héros avec des Sako-président ou Nicolas-Nicolas. La scène ressemble au plateau de Vivement Dimanche en plus grand, arrosée d’éclairages bleu-blanc-rouge, Sarko y transpire allègrement en assénant les poncifs qui sied à ce genre de circonstances.

    Après la Marseillaise Sarko et ses ministres montent dans leurs limousines aux vitres teintées pour retrouver le stade de France et les brutes avinées rugbymen qui doivent affronter on ne sait plus trop quelle équipe.

    Quoi que l’on pense de ces discours et programmes, on reste coi devant l’énergie déployée ! Meeting gigantesque, match de rugby international, ce n’est pas un dimanche à la campagne…

  • Ventilation inutile

    Sarko l’agité annonce que s’il est battu aux élections présidentielles il se retirera de la vie politique. Pas sûr qu’une telle annonce ne soit un bon argument électoral pour lui. Certains mauvais esprits pourraient vouloir le mettre au pied du mur et voir ainsi s’il est plutôt tendance Juppé qui a annoncé plusieurs fois son retrait de la politique pour chaque fois se renier, ou tendance de Gaulle qui a tenu ses engagements et est parti mourir à Colombey en quelques mois.

  • Déroute de l’esprit

    Incroyable ! Marine Le Pen lance la balle de la viande halal dans la campagne présidentielle et elle est immédiatement reprise par tous les roquets aboyeurs de la majorité actuelle. Guéant explique qu’il s’agit de la préoccupation majeure des français, Sarko veut faire étiqueter la viande pour indiquer le mode d’abattage, Fillon parle de « traditions ancestrales », la Dati en profite pour lui sauter dessus et lui mordre les mollets, les représentants des cultes juif et musulman se plaignent d’être stigmatisés (nouveau mot à la mode) et sont reçus à Matignon par le premier ministre. Mais n’ont-ils rien d’autre de mieux à faire tous ces beaux esprits payés par la République ?

    Ils donnent vraiment l’impression d’un essaim de mouches écervelées coincées dans un bocal se cognant contre les vitres courbes et translucides de leur crétinerie. Hélas il n’y a nulle bonne âme pour soulever le couvercle et laisser les prisonnières voler vers plus d’oxygène et un débat moins pathétique.

    Ce sujet casher-halal a occupé une pleine semaine de campagne présidentielle, les mots manquent pour qualifier une telle déroute de l’esprit.

  • Cocoricoisme débridé

    Le cocoricoisme est vraiment un défaut français pas joli-joli. Les meetings électoraux actuels de la droite mettent en scène Sarkozy devant une forêt de drapeaux aussi agités que les neurones de l’orateur. Les récentes récompenses américaines pour le film français The Artist ont déclenchés un tonnerre d’autosatisfaction nationaliste frisant l’indécence. Au moins les supporters des brutes avinées pousseuses de ballon ovale pourront ravaler aujourd’hui leurs braillements tricolores devant le match nul contre l’équipe de rugby d’Irlande.

  • Faisons payer les footeux !

    Hollande a annoncé la création d’une tranche d’impôt sur le revenu à 75% au-delà de 1 million d’euros annuels. A ce stade seuls les joueurs de fouteballe ont réagi par la voix du cheffaillon moustachu de leur ligue, un certain Frédéric Thiriez, qui prévoie « une catastrophe pour le foot français, à son appauvrissement et à sa rétrogradation sur l’échelle européenne ».

    Même le Douillet, ex-ancien-champion d’on ne sait plus quel sport, reconverti dans la course de fonds pour l’UMP, s’émeut « Les joueurs partiront instantanément de France, ils en ont les moyens » !

    M… !!! Comment va-t-on pouvoir se sortir de la crise si les footeux quittent le navire ?

    Accessoirement Hollande a annoncé la création d’une tranche d’imposition sur le revenu à 45% entre 150 000 et 1 00 000 EUR, et la limitation des avantages liés aux niches fiscales à 10 000 EUR/an.

  • On s’occupe comme on peut dans les partis politiques

    Sarkozy se fait bruyamment contester à Bayonne par quelques braillards plus ou moins indépendantistes basques. Quelques œufs ont volé. Rien de grave toutefois, c’est ce que l’on appelle une manifestation, c’est encore autorisé dans nos contrées occidentales. Mais les partis s’emparent de l’évènement pour s’accuser mutuellement de manipulations, d’atteintes intolérables à la démocratie, réclamer des excuses croisées, bref, les soudards de la politique franchouillardes jouent dans le tas de sable préélectoral comme des sales gamins qui se tapent dessus à coup de pelle en plastique !

    Que faut-il en conclure ? Que Sarkozy n’est pas apprécié partout dans l’hexagone. Dont acte. Prenez Mélanchon et faite lui serrer des mains rue de la Pompe, vous aurez sans doute le même genre de réactions, ce n’est pas la fin du monde.

  • La dernière mode politique : le référendum

    Le référendum devient un must pour faire populo : après Sarko et son référendum sur les chômeurs, voilà maintenant Bayrou et un référendum sur la « moralisation de la vie politique », même El Assad veut organiser un référendum en Syrie.   

  • Djack, toujours très Lang

    Djack Lang, toujours impayable, 72 ans, les cheveux colorés, déclare doctement qu’il se verrait bien présider l’assemblée nationale. Djack, toujours aussi Lang !

  • MM. Dray et Emmanuelli veulent plus de dettes publiques

    Très intéressant le site web de l’assemblée nationale, on y voit les noms des votants en scrutin public. Tout citoyen électeur devrait le consulter régulièrement. C’est ainsi que le vote du mécanisme européen de stabilité (MES) a été adopté malgré l’abstention du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, et le vote contre de Julien Dray et Henri Emmanuelli. Ces bonnes âmes veulent renégocier ce mécanisme avec les 26 autres pays si François Hollande est élu président, ils veulent y ajouter le concept de croissance, comme toujours.

    Extrait du texte adopté :

    Le MES a pour but de mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité de politique économique, adaptée à l’instrument d’assistance financière choisi, un soutien à la stabilité de ses membres qui connaissent ou risquent de connaître de graves problèmes de financement, si cela est indispensable pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et de ses États membres. À cette fin, il est autorisé à lever des fonds en émettant des instruments financiers ou en concluant des accords ou des arrangements financiers ou d’autres accords ou arrangements avec ses membres, des institutions financières ou d’autres tiers (article 3).

    En premier lieu, le MES ne pourra fournir à un État membre du MES un soutien à la stabilité que « si cela est indispensable pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et de ses États membres ». Ce soutien à la stabilité est subordonné à une stricte conditionnalité, adaptée à l’instrument d’assistance financière choisi. Cette conditionnalité peut prendre la forme, notamment, d’un programme d’ajustement macroéconomique, ou de l’obligation de continuer à respecter des conditions d’éligibilité préétablies (article 12-1).

    Les pertes éventuelles sont couvertes, par ordre de priorité : (i) par le fonds de réserve, (ii) par le capital appelé, et enfin (iii) par un montant approprié de capital appelable, qui sera appelé en conséquence.

    En gros, rien de bien illégitime : ceux qui prêteront (les contribuables des Etats) sont ceux qui paieront en cas de pertes éventuelles. Il est donc prévu une stricte conditionnalité avant de prêter.