Catégorie : France

  • La dette française va coûter plus cher aux contribuables

    La note de la dette publique française est dégradée du 20/20 (AAA) au 18/20 (AA+). C’est déjà pas mal de garder ce niveau, si nous avions eu ça à l’école c’eut été déjà pas mal, hélas ce fut loin d’être le cas. C’est la sanction de 35 ans de déficits budgétaires et de l’incapacité du peuple et de ses dirigeants à admettre la nécessité d’ajuster ses dépenses à ses recettes. Le dernier avatar de cette irresponsabilité est illustré par le recul du gouvernement qui voulait rétablir le taux de TVA standard sur le prix des places d’entrée dans les parcs d’attraction, face à la bronca d’un quarteron de sénateurs impotents !

    Les taux d’intérêt payés par la République (et donc in fine les contribuables) vont probablement augmenter, cela dit vu le stock de dette actuelle aux taux anciens, il va s’écouler quelques temps avant que le taux moyen s’accroissent substantiellement. Et puis en même temps, la baisse des taux de référence EURIBOR absorbe une partie de la hausse des marges générée par cette nouvelle notation.

    Mais d’une façon ou d’une autre, s’endetter va couter plus cher, la solution est donc de s’endetter moins, et pour s’endetter moins il suffit de viser l’équilibre entre les dépenses et les recettes. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Nous avons déjà proposé le 8 janvier la suppression des cérémonies de vœux officiels, c’est un symbole mais en la matière les symboles comptent aussi, le reste suivra. Il faut aussi de toute urgence rétablir le taux de TVA normal sur l’entrée des parcs d’attraction à thème, et même si Raffarin en tombe de sa chaise !

    On peut imaginer que l’accroissement du coût de la dette poussera à des décisions financières plus rigoureuses, l’avenir le dira.

  • Supprimons les vœux officiels qui sont une perte de temps

    A quoi servent ces interminables cérémonies de vœux présentés par les dirigeants français à la presse, au corps diplomatiques, aux enseignants, au personnel de l’Elysée, des ministères, j’en passe et des meilleures ? Beaucoup de temps perdu et de dépenses de petits fours ; un toilettage du protocole républicain et la suppression de ces mondanités inutiles seraient opportuns.

  • Finalement… Jeanne

    Ah si, finalement, l’agitation médiatique autour de Jeanne d’Arc va influencer au moins un vote : le mien. C’est désormais acquis, je ne voterai pas en 2012 pour quelque candidat que ce soit qui aurait participé au grand cirque médiatique autour de la Jeanne. Comme quoi l’action politique peut avoir des effets !

    Lire aussi : Laissons Jeanne où elle se trouve

  • Laissons Jeanne où elle se trouve

    La politicaille franchouillarde s’empare du personnage de Jeanne d’Arc comme nouvel étendard de la France combattante, qui, rappelons-le, a été brûlée vive par l’Eglise à la suite d’un procès en hérésie. Bien évidemment chaque intervenant y trouve ce qu’il veut et utilise le symbole à sa sauce. Est-ce qu’il existe un seul électeur susceptible de changer son intention de vote aux élections présidentielles du fait de cette agitation mondano-historique autour d’un personnage en grande partie oublié ? Sans doute non, donc le conseil du jour est que nos dirigeants et opposants travaillent un peu plus dans leurs bureaux plutôt que de parader dans les lieux marqués par Jeanne, ils seront plus utiles à la République.

  • Il faut mettre ce vieux Jack à la retraire

    Finalement ce bon vieux Jack Lang, 72 ans n’arrive pas à se faire à l’idée d’une retraite. Après s’être fait débarqué brutalement de sa circonscription dans le nord de la France par le parti socialiste il est maintenant investi dans les Vosges comme candidat député.

    Est-ce que Jack sert encore à quelque chose sinon à inaugurer chaque année la fête de la musique à la création de laquelle il fut à l’origine il y a quelques décennies ? La réponse est malheureusement non mais Jack a du mal à s’y résoudre et les cireurs de pompes qui l’entourent n’ont pas réussi à l’en convaincre. S’il est élu en mai prochain, il finira son mandat de député à 77 ans, espérons qu’il ne remettra alors pas le couvert en 2017, ce serait déraisonnable.

    On voit bien qu’il est déjà surchargé le garçon : son blog n’est plus mis à jour depuis 2007, ce qui pour un communicant de première catégorie est un terrible renoncement. Alors une retraite paisible entre les plateaux télé et son appartement parisien serait la meilleure voie pour ce vieux Jack qui finalement n’a pas démérité de la République et mérite un peu de repos (et nous aussi d’ailleurs).

  • Merci Carla (et Charlie) !

    Oui c’est vrai, c’est un peu vulgaire, plutôt facile, très Charlie, mais tellement drôle qu’il ne faut pas s’en priver. L’année 2012 sera suffisamment difficile pour notre vieille France décadente qu’il ne faut pas se priver d’une occasion de rigoler bien franchement :

    Luz / Charlie-Hebdo (28/11/2011)
  • Une décoration nationale galvaudée !

    Photo by Stephen Lovekin/Getty Images

    Salma Hayek, une bombasse mondano-hollywoodienne à gros seins, mexicaine naturalisée américaine, femme pour le moment d’un fils-à-papa du CAC 40 français, est décorée de la légion d’honneur. En quoi cela sert-il à la République sinon à l’émoi du décorateur qui va épingler la légion au plus près d’un sein laiteux ? Quelle décadence !

  • BHL se lâche

    Une photo de Bernard Henri-Levy dans Paris Match sur une plage de Saint-Barth avec sa femme. Jusqu’ici rien que de très normal de voir notre philosophe médiatico-mondain à Saint-Barth, il y est aussi à l’aise que sur un plateau de télé, mais chose stupéfiante, incroyable, révolutionnaire : l’impétrant est en chemise bleue, et toutes nos certitudes s’effondrent d’un coup pour démarrer une année 2012 déjà ô combien incertaine. BHL sans chemise blanche, qu’allons-nous devenir ?

  • Les vœux de Charlie

    Charb / Charlie-Hebdo (28/12/2011)
  • Les implants de Marie Drucker

    La presse, dont la nunuche de service sur France 2 (Marie Drucker en l’occurrence), continue à diffuser des informations sur les 30 000 implants mammaires dont certains fuient et doivent être retirés, en ajoutant que sur les 30 000 receveuses une dizaine développe un cancer du sein tout en précisant « à ce stade il n’y a aucun lien fait entre ces implants et le cancer ». Diffuser ce genre d’informations lorsque l’on est titulaire d’une carte de presse, c’est au mieux de l’incompétence caractérisée, au pire de la malhonnête intellectuelle.

    La nunuche devrait passer un peu moins de temps à coiffer ses cheveux dégoulinants pour en consacrer un peu plus à l’intelligence : si le lien est fait il faut donner l’information, s’il n’y a pas de lien ce n’est pas la peine de répéter 20 fois par jour une telle rumeur qui n’a d’autre effet que d’effrayer dans les chaumières.

  • Le risque de l’investisseur

    Les agences de notation se préparent à dégrader les pays européens, et la France en particulier. Ce phénomène des agences est très intéressant en ce qu’il illustre aussi l’obsession du capitalisme à tout externaliser, même ses fonctions les plus vitales. En l’occurrence « les investisseurs », disons les banques et intermédiaires financiers pour faire simple, qui gèrent nos sous, les placent dans différentes catégories d’actifs (prêts aux entreprises, aux particuliers, aux Etats, placements spéculatifs, etc.) et elles n’ont plus les capacités d’évaluer les risques de ces actifs alors elles se basent sur les notes délivrées par ces trois agences. Le plus rigolo est que ces banques sont elles-mêmes notés par ces agences et, comme pour les Etats, les notes reçues déterminent le risque qu’elles encourent à se prêter les unes aux autres.

    En gros chacun se refile le mistigri et la responsabilité d’évaluer les risques échoit finalement à ces trois agences. Le monde financier, et au-delà, s’est défaussé de ses responsabilités sur elles. Du coup il était facile de faire l’autruche la tête dans le sable et de continuer à prêter à des emprunteurs non solvables en perdant le plus élémentaire bon sens. Et quand la catastrophe arrive on peut dire « c’est pas moi c’est l’autre ». C’est ce qui a été dit contre les agences de notation en 2008 qui du coup sont plus sévères en 2011 et se le font aussi reprocher. Elles ne sont qu’un élément d’un système capitaliste devenu fou par le fait de décisions humaines et pas par l’opération du Saint-Esprit. La crise de la dette porte bien son nom : c’est un problème de dette, donc de prêteurs et d’emprunteurs, pas d’agences de notation. Ces dernières peuvent jeter un peu d’huile sur le feu, avec plus ou moins de mauvaise foi ou d’incompétence, mais elles n’ont pas créé le problème grec ou français et elles ne le résoudront pas. Le redressement des finances publiques sera le fait de nos gouvernements et donc des citoyens. Et l’on se rappelle le frappant exemple du récent lobbying qu’un quarteron de sénateurs impotents qui a réussi à faire reculer l’Etat qui voulaient rétablir le taux de TVA normal de 19,6% sur les billets d’entrée aux parcs

  • Susceptibilité turque et génocide arménien

    L’assemblée nationale a voté un texte punissant pénalement les négationnistes de génocides reconnus par la loi française. Il n’y a que deux génocides reconnus en France, la Shoah et celui des arméniens. La négation du premier étant déjà punie par la loi, le présent texte concerne clairement le deuxième. Evidemment la réaction turque ne s’est pas fait attendre : rappel d’ambassadeur, accusation de génocide français durant la guerre d’Algérie, suspension de coopérations diverses, annulation de réunions bilatérales et des artifices mondains qui occupent nos diplomates. La Turquie s’en remettra et la France aussi.

    Le site web de l’assemblée nationale ne donne pas les noms et couleurs politiques de la quarantaine de députés qui ont voté cette loi pour savoir qui vote quoi et qui n’a rien d’autre à faire sinon agiter le chiffon rouge devant les moustaches turcs. Sans doute le vote était anonyme ou à main levée. Dommage !

  • Le clan corse Tibéri

    Un fiston Tiberi qui avait été nommé par décret à une fonction de responsabilité au ministère français des finances voit cette nomination annulée par le conseil d’Etat au motif que « les auteurs du décret attaqué ont commis une erreur manifeste d’appréciation en estimant que M. Tiberi présentait les aptitudes requises pour une telle nomination ».

    Encore un fiston imprudent qui aurait mieux fait de vivre sa vie loin du parapluie politique offert, consciemment ou inconsciemment, par ses parents.

    D’ailleurs, papa Tiberi, 76 ans, traîne toujours ses guêtres UMP à l’assemblée nationale comme député de Paris d’une circonscription qui recouvre une partie du 6ème arrondissement.

  • Légiférer l’Histoire

    N’ont-ils rien d’autre à faire nos parlementaires en fin d’année que de vouloir de nouveau légiférer l’Histoire ? Cette fois-ci ils s’attaquent à punir les négationnistes des génocides reconnus par la Loi française, en l’occurrence celui des juifs durant la deuxième guerre mondiale et celui des arméniens pendant la première. Le négationnisme de la shoah étant déjà pénalement condamné par la loi française, ce nouveau projet de loi est clairement dirigé contre les turcs qui le vivent plutôt mal.

  • Capacité de nuisance

    Les personnels de sécurité des aéroports français sont en grève et exercent leur capacité de nuisance. Annulations et retards d’avion sont légions depuis quelques jours et les consommateurs/voyageurs se plaignent. Eh oui, les agents de sécurité ne sont pas contents, pour la plupart ils doivent être salariés de sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants, payés au lance-pierre, considérés comme des inputs bien moins précieux que le kérosène remplissant les avions dont ils sont chargés de contrôler les passagers, ou des plateaux-repas qui servent à remplir lesdits passagers. Bref, les agents de sécurité se plaignent de leurs conditions de travail et le font savoir par la manière forte. C’est leur droit.

  • Les engagements budgétaires décrédibilisés

    La dégradation des notes financières (et donc des taux d’intérêt à payer par les contribuables des pays concernés) pour les Etats européens est annoncée maintenant pour les prochains jours. Nous en parlons depuis plusieurs mois dans ces colonnes et c’est incontournable et logique. La France semble particulièrement visée et serait dégradée plus que les autres, c’est compréhensible : comment penser qu’un Etat qui a dû renoncer à rétablir un taux de TVA normal sur les places d’entrée dans les parcs d’attraction soit capable de revenir à l’équilibre budgétaire d’ici 2013 ? C’est juste impossible, Messieurs les Marchés en prennent acte. L’augmentation des taux d’intérêt sur les emprunts aura au moins un effet vertueux qui est de rendre la dette plus chère, peut-être un moyen de sevrage salvateur ?

  • Un ancien président de la République française condamné

    L’ex-président Chirac est condamné à deux ans de prison avec sursis pour « abus de confiance », « détournement de fonds publics » et « prise illégale d’intérêt ».  Juppé-le-raide-comme-un-passe-lacet avait été condamné en 2004 à quatorze mois de prison avec sursis pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, prise illégale d’intérêt » dans la même affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Henri Emmanuelli avait été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis pour complicité de trafic d’influence.

    Ces trois hommes ont manigancé des combines pour financer leurs partis politiques. Ce n’était pas par intérêt personnel mais ils ont violé la Loi. La Justice est passée, c’est bien ainsi. Force reste à la Loi, cela aura valeur d’exemple, peut-être…

    Quelques procès nauséabonds restent à la une pour les prochains mois : commissions et rétro-commissions sur contrats publics d’exportation d’armes, proxénétisme dans le Pas de Calais, corruption dans le Nord et à Marseille, etc. La permanence de ces phénomènes, sous des pouvoirs de gauche comme de droite est assez consternante. La Justice a encore du travail.

  • Querelle de cours d’école

    Des ministres français et britanniques s’invectivent par presse interposée pour savoir qui est dans la plus mauvaise situation financière. L’intérêt de la polémique est nul. Elle est finalement de peu d’importance et sera vite oubliée dès la prochaine coucherie révélée de DSK ou du résultat d’un match de rugby France-Angleterre. Elle est en revanche révélatrice de ce que ces ministres de rencontre sont finalement plutôt sous-employés. Ils sont payés par les contribuables pour bosser dans leurs bureaux sur des dossiers brûlants mais on les voit hanter les plateaux de télévision pour mener des chamailleries de cour d’école maternelle. N’ont-ils rien de mieux à faire ? Sans doute se sentent-ils plus compétents dans la querelle futile que dans la gestion des finances publiques. Manifestement ils n’ont pas le minimum de bon sens nécessaire pour assurer correctement leurs fonctions. Il faut donc les changer. Pour ce qui concerne les ministres français cela ne devrait plus tarder désormais.

  • Querelle de cours d’école

    La Dati continue à expliquer pourquoi Fillon est parachuté candidat député de Paris 15° de façon triste alors qu’elle-même a une vraie légitimité à se présenter aux élections législatives dans cet arrondissement parisien, et de publier une lettre ouverte incendiaire dans Le Monde. L’égo de ces élus est sans borne, on est toujours surpris de le constater à quel point lors de telles envolées. On croit rêver !

    Monsieur le Premier Ministre, vous avez décidé d’être candidat à Paris. Cela aurait pu être une bonne nouvelle pour les Parisiens et pour notre famille politique, s’il s’était agi de venir soutenir ceux qui, depuis plusieurs années, se battent contre une politique municipale qui pénalise les familles et les classes moyennes, qui organise une ville-musée et non une ville animée par le désir d’être inventive pour l’emploi, la recherche, les filières d’excellence, pour de meilleures conditions de transport et de vie.

    Cela aurait pu être une bonne nouvelle, s’il s’était agi d’aller convaincre les Parisiens qui doutent que les choix de mise en mouvement de la société française faits par le président de la République sont les bons.

    Cela aurait pu être une bonne nouvelle, s’il s’était agi de montrer aux Parisiens qu’on peut partager une expérience politique, sans pour autant rechercher le confort et la facilité. Cela aurait pu être une bonne nouvelle, s’il s’était agi de prendre des risques pour ses idées.

    Mais vous n’avez pas fait ces choix, et votre arrivée n’est finalement pas une bonne nouvelle. C’est une faute, une faute triste.

    Elle est le retour d’une manière de faire de la politique, celle qui soumet les règles et les usages aux pressions de l’ambition solitaire des puissants, celle des appareils politiciens ; une manière de faire de la politique qui n’a jamais favorisé la promotion des femmes et qui empêche à chaque élection l’émergence de la diversité ; une manière de faire de la politique qui ne valorise pas le travail de terrain et les élus, une manière de faire de la politique qui est le refus du contact avec la France populaire pour ne privilégier que les élites d’appareil.

    C’est la manière de Cécile Duflot, secrétaire générale d’Europe Ecologie-Les Verts, qui veut prendre la place de la seule femme députée de Paris qui n’est pas une cumularde et qui est présente dans les rues du 11e arrondissement tous les jours depuis des décennies, contrairement à la plupart des élus socialistes de Paris.

    En choisissant la facilité, une « circonscription sans électeurs », comme vous le dites de manière étonnante, vous allez casser ce que Nicolas Sarkozy a fait de mieux, de plus symbolique au cours de son quinquennat, montrer que la réussite de l’intégration, c’est de pouvoir convaincre notre électorat le plus traditionnel qu’il peut être représenté par quelqu’un qui n’a ni les mêmes origines sociales ni les mêmes origines culturelles.

    Vos chargés de mission sur le terrain pourraient entendre ce que j’entends sur les marchés parisiens. Le courage chez Nicolas Sarkozy c’est quand « Rachida » a succédé à Edouard Frédéric-Dupont.

    Cela, la gauche ne l’a fait nulle part. Cela devrait être la fierté de la droite républicaine au moment où le Front national tente de lui faire abandonner ses valeurs.

    Votre choix, s’il se maintenait, serait donc pour nos valeurs celui de la régression, celui du retour aux errements qui nous ont fait perdre Paris. Du reste, je constate amèrement avec la majorité des élus parisiens de la droite et du centre que vous souhaitez, grâce à votre candidature, remettre en selle le clan qui nous à fait perdre Paris et le cœur des Parisiens et qui a ainsi favorisé la victoire de la gauche.

    La politique du président de la République a été celle du courage, celle de l’impopularité nécessaire au moment où il s’agissait de faire des choix pour rénover la France. J’ai servi cette politique en menant jusqu’au bout la réforme de la carte judiciaire, en engageant une réforme profonde du code de la justice des mineurs, en défendant par mon exemple la laïcité, en allant au-devant des Parisiens avec une histoire personnelle peu habituelle dans le quartier des ministères.

    Nicolas Sarkozy, et comme de nombreux enfants issus de l’immigration, je l’en remercie, a porté haut les valeurs de l’intégration républicaine. Il a montré l’exemple.

    A Paris, pour un homme comme vous qui a dit longtemps vouloir s’inspirer du gaullisme social, le courage serait d’aller au-devant de la diversité parisienne, là où notre famille politique a besoin de soutien, là où Philippe Séguin avait fait le choix de se battre, là où la pratique politique de la majorité municipale est celle du cumul des mandats, du refus du renouvellement des générations, du refus de promouvoir la diversité, du refus de la République intégratrice. Là où Alain Juppé avait su battre Lionel Jospin.

    Comprenez, Monsieur le Premier Ministre, quand il en est encore temps, que l’enjeu n’est pas la circonscription. L’enjeu, maintenant, c’est l’honneur de ceux que je représente, ceux qui croyant en moi ont cru en vous. Ceux pour lesquels vous avez placé un visage sur leur espoir, ceux qui ont cru à vos symboles, et qui reconnaissent aujourd’hui la légitimité de ma démarche.

    Vous m’avez placée, vous-même, face à mon devoir de résistance. Vous êtes le seul à posséder la solution au problème que vous avez créé. Au nom de notre famille politique, au nom des valeurs dont vous vous réclamez, je vous le demande solennellement, refusez la facilité, car Paris et les Parisiens aiment le courage.

    Maire (UMP) du 7e arrondissement de Paris et députée européenne (Article paru dans l’édition du Monde du 13/12/2011 )
  • Les cathos à l’assaut !

    Le monde théâtreux est en émoi à la suite de manifestations d’intégristes catholiques contre des pièces de théâtre qui seraient non respectueuses envers la religion. Bon, on imagine lesdites pièces parisiano-intello-abscondes, incompréhensibles et faisant la joie des critiques dans les dîners en ville. Les cathos venus chanter Je vous salue Marie devant le Chatelet auraient mieux fait de rester chez eux s’ils voulaient servir leur cause, c’est-à-dire ne pas faire parler d’une pièce de théâtre qui n’aurait probablement pas dépassé le cadre étroit de la critique mondaine sans leur intervention. Comme souvent, la religion est arriération !