Catégorie : France

  • Juppé fait dans le pathétique

    Juppé-le-raide-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville essaye de justifier ses mensonges en publiant un plaidoyer pro domo pathétique sur son blog www.al1jup.com :

    22 novembre 2010 11:33
    Bonjour ! Bordeaux

    Je voudrais d’abord vous dire, chers Bordelaises et Bordelais, ma gratitude. Depuis la semaine dernière, la plupart de ceux d’entre vous que j’ai rencontrés m’ont assuré de leur compréhension et de leur soutien, et cela m’a fait chaud au cœur.

    Mon impression a été confirmée par les résultats du sondage que vient de publier Sud-Ouest. J’en retiens deux chiffres : 90% d’entre vous apprécient positivement le travail de l’équipe municipale; et les 2/3  comprennent ma décision d’entrer au gouvernement.  

    Bien sûr, il n’y a jamais unanimité dans la vie publique et c’est tant mieux pour la démocratie. Je comprends les inquiétudes ou les réserves de certains d’entre vous. Quant à l’opposition, elle fait son travail critique, ce qui est normal… même si certains ou certaine en rajoutent dans la méchanceté. Mais c’est leur nature !

    Il nous faut maintenant réussir ensemble les projets que je vous ai proposés de mettre en œuvre: le projet urbain pour construire les logements dont la ville a besoin afin de mieux répondre aux attentes de tous; et en même temps attirer de nouveaux emplois. Ensuite l’agenda 21 pour faire de Bordeaux un exemple de développement urbain durable. Enfin le projet social pour faire reculer les inégalités et l’exclusion, faire progresser la justice et la fraternité. Nous en parlerons samedi, lors du Forum social qui se tiendra au Hangar 14.

    Pour atteindre ces objectifs, une seule méthode : travailler ensemble dans la confiance.

    C’est ce que nous faisons dans l’équipe municipale, plus soudée que jamais autour de son maire.

    C’est ce que nous faisons à la CU, malgré l’accroc que la majorité vient de faire à notre accord de coopération en refusant de respecter la clause qui prévoit 18 vice-présidents pour la majorité et autant pour la minorité. Mais j’ai avec Vincent Feltesse une relation de travail efficace. Nous avons assez le sens de nos responsabilités pour comprendre que c’est par notre entente que nous faisons avancer le mieux les projets qui peuvent améliorer la vie des habitants de notre communauté urbaine. Pour ma part je suis déterminé à continuer dans le même esprit.

    Travailler ensemble surtout avec vous tous, en accentuant encore toutes les initiatives qui favorisent la concertation et la co-élaboration des projets. Ce travail de proximité marche très bien dans les quartiers. Il faut le développer encore sur les grands projets, comme celui de Bordeaux Euratlantique qui est majeur pour notre ville, son agglomération mais aussi pour la région tout entière.

    C’est en renforçant entre nous ce lien direct que Bordeaux continuera à aller de l’avant. 

    Quant à moi, je continuerai à agir, avec tout mon enthousiasme, au service de l’ensemble des Bordelais, quelles que soient leurs préférences politiques.

    Et il remet ça le 25 novembre

    25 novembre 2010 08:59
    Feuille de route

    En lisant, hier, au Sénat, le discours de politique générale du Premier Ministre, je me disais que notre gouvernement avait une feuille de route claire et ambitieuse: priorité à l’emploi, ce qui implique à la fois d’investir massivement pour l’avenir et de rétablir l’équilibre de nos comptes publics; volonté de poursuivre les réformes, notamment celle de notre fiscalité qui doit être rendue plus juste et doit mieux contribuer à la compétitivité de notre économie ; réponse au défi de la dépendance en complétant notre système de protection sociale. Voilà pour l’essentiel.

    Quant à l’équipe gouvernementale, elle est professionnelle et soudée autour du Premier Ministre, sous la houlette du Président de la République.

    Je suis convaincu que nous allons faire du bon travail.

    Aujourd’hui, à Bordeaux : comité des grands projets de l’agglomération. Je mettrai l’accent sur Bordeaux Euratlantique bien sûr, mais aussi sur la mise à deux fois trois voies de la rocade et sur le grand contournement ferroviaire de Bordeaux.

    Mais aussi la Journée internationale de la lutte contre la violence faite aux femmes. Il faut faire cesser ce scandale.

    Il donne vraiment l’impression du petit garçon pris les doigts dans le pot de confiture et qui cherche à se justifier, c’est touchant. Ceci dit il est bien gentil mais il a déjà deux casquettes incompatibles à porter, alors par pitié qu’il évite de perdre trop de temps sur son blog pour y écrire des enfantillages pareils.

    …Mais aussi la Journée internationale de la lutte contre la violence faite aux femmes. Il faut faire cesser ce scandale.

    Et bla-bla-bla…

  • Jargonnage médiatique

    Les journalistes et soi-disant analystes politiques qualifient le nouveau gouvernement d’équipe de campagne pour les élections de 2012. On ne sait pas trop bien ce que cela veut dire mais l’expression présente bien alors elle est reprise par tous. Connaît-on beaucoup de gouvernements de la Vème République qui ne cherche pas à gagner les prochaines élections ?

  • Un ministre mal informé

    Juppé-le-raide-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville n’a pas la chance : à peine réintégré dans les ors des palais de la République le voilà rattrapé par l’affaire des sous-marins vendus au Pakistan et dont le contrat de vente aurait donné lieu à d’illégales rétro-commissions dont on ne sait pas encore bien à qui elles ont profité. Il se trouve que Juppé était l’époque ministre des affaires étrangères. Il a affirmé sans rire ce midi sur Canal+ qu’à ce poste il n’a pas du tout été impliqué dans ce contrat.

    On ne connait pas bien le fonctionnement de l’administration française mais sans très bien pourquoi on imagine toutefois que lorsque l’industrie publique française s’apprête à vendre des sous-marins à un pays comme le Pakistan, toujours entre deux guerres et trois actions terroristes, il y quelqu’un dans le dispositif qui s’avise tout de même de demander son avis au ministre des affaires étrangères !

  • Un homme dépassé par les siens

    Patrick Devedjian explique dans Le Monde comment il a été battu aux élections de la fédération UMP des Hauts de Seine, département dont il reste (pour le moment) président du conseil général : son récit montre des pratiques signes d’une république bananière, qui auraient été déployées contre lui à l’instigation de l’Elysée suite à son faible soutien au fiston Sarkozy lors de l’épisode déplorable de sa tentative de prise de l’EPAD, l’établissement public gérant le quartier de La Défense.

    Devedjian publie un post sur son blog :

    Election du nouveau président de la Fédération UMP des Hauts-de-Seine

    Ce soir, le comité départemental a élu Jean-Jacques Guillet à sa tête.

    Je remercie les 180 personnes qui ont voté pour moi, et je salue leur courage car je connais dans le détail les conditions dans lesquelles s’est déroulé ce scrutin. Jean-Jacques Guillet a proclamé son attachement à la démocratie. Je le suis également.

    D’autant plus que j’ai été élu à Antony contre la fraude communiste.

    Je remercie également tous ceux qui m’ont dit qu’ils voteraient pour moi mais qui ne l’ont pas fait. Je préfère avoir moins d’amis mais des amis valeureux, que beaucoup d’amis qui se couchent au premier coup de vent.

    Je félicite Jean-Jacques Guillet. Il a désormais la lourde tâche de conduire l’UMP départementale aux prochaines échéances électorales. Les cantonales dans moins de cinq mois : elles seront difficiles. Puis les sénatoriales. Enfin l’élection présidentielle.

    Quant à moi, je vais pouvoir me consacrer au Conseil général et à mon élection cantonale. Et profiter aussi de ma liberté retrouvée.

    Publié le lundi, 15 novembre 2010 à 23h26Catégorie : Pensées libres

    Le garçon est amer, on le comprend si ce qu’il dit est vrai, ce qui n’est pas sûr. Il est né en 1944 ce qui doit lui faire dans les 66 ans, il va falloir songer à décrocher.

  • L’étrange commerce des armes

    On apprend par deux anciens ministres, Millon et Galouzeau de Villepin, que pèsent de très forts soupçons de rétro-commissions dans les contrats de vente de sous-marins au Pakistan en 1994. Comme ils étaient aux affaires à l’époque, ils doivent savoir de quoi ils parlent.

    Une rétro-commission cela signifie que les vendeurs (les entreprises françaises) versent des commissions à des bénéficiaires pakistanais liés aux acheteurs, qui en reversent ensuite une partie à des bénéficiaires français, généralement des partis politiques qui contournent ainsi les limitations légales sur le financement des partis en France. A la fin de l’histoire, des entreprises françaises versent donc des commissions à des bénéficiaires français, et comme l’argent vient du Pakistan ou d’ailleurs, ni vu ni connu et le tour est joué. Mais dans le cas d’espèce il y a eu des morts : des personnels français qui travaillaient sur place à la construction des sous-marins et qui ont explosé dans leur bus suite à une bombe qui aurait pu y être déposée du fait de l’arrêt du versement desdites commissions…

    Qu’il faille verser des commissions à des acheteurs étrangrs pour emporter des contrats de vente d’armes, ne n’est pas très gai et c’est illégal au terme des règles internationales (OCDE, ONU, etc.) mais soit, cela vient augmenter le prix de revient des matériels considérés. En revanche qu’une partie de ces commissions reviennent dans le pays vendeur, la France en l’occurrence, ça ce n’est pas bien du tout. Comment justifier que des partis politiques français (si ce sont bien des partis, mais encore pire si ce sont des individus) perçoivent des commissions sur des ventes d’armes à des pays en développement ? C’est illégal, immoral et doit donc être sanctionné. Que la justice passe !

  • Juppé ne sait pas se décider

    Juppé-le-raide-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville déserte son nouveau ministère parisien de la défense pour se rendre dans un hôpital de Bordeaux y visiter un gamin qui s’est immolé par le feu dans la cour de son lycée. Vu l’impact de cette visite sur la guérison du gamin n’importe quel adjoint au maire aurait sans doute fait aussi bien mais le narcissisme médiatique de la caste potiticarde est tel que, bien qu’ayant fui la mairie de Bordeaux pout endosser un costume de ministre, Juppé-le-raide-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville ne peut pas s’empêcher d’aller parader devant les médias bordelais à l’occasion de cet évènement dramatique.

    Pendant ce temps, ses dossiers urgents auront sans doute été traités par son administration qui aura fait aussi bien que s’il avait été présent.

  • Juppé change d’avis

    Juppé-le-raide (comme un passe-lacet) explique ce matin à ses administrés bordelais qu’il leur a menti il y a deux ans quand il a promis de se consacrer à 100% à leur ville dont il est maire, mais que le contexte a changé et patati et patata mais qu’il ne quitte pas Bordeaux dont il reste le maire. Et c’est bien ça le problème, c’est qu’il va continuer à porter les deux casquettes de maire et de ministre alors que l’on sait bien que ce n’est pas sérieux d’imaginer pouvoir bien faire les deux jobs en même temps.

    Comment ce garçon, plutôt sympathique par ailleurs bien qu’imbuvable pour la majorité des Français, assume-t-il une telle escroquerie intellectuelle ? Il pourrait au moins faire un effort, démissionner de son poste de maire et rester conseiller municipal par exemple ! Mais non, il s’estime irremplaçable et préfère se parjurer plutôt que de respecter ses engagements moraux. Pourtant, à 65 ans il aurait pu faire preuve d’un peu de noblesse, il n’a plus grand-chose à perdre, juste de la considération à gagner. Tant pis, il a laissé passer sa chance cette fois-ci encore.

  • Coup de balai et immobilisme

    Communiqué de la présidence de la République du 13/11/2010

    En application de l’article 8 de la Constitution, M. François FILLON a présenté au président de la République la démission du gouvernement.
    Le président de la République a accepté cette démission et a ainsi mis fin aux fonctions de M. François FILLON.

    Communiqué de la présidence de la République du 14/11/2010

    Nomination de M. François FILLON, Premier ministre

    En application de l’article 8 de la Constitution, le président de la République a nommé M. François FILLON, Premier ministre.
    Le président de la République a demandé au Premier ministre de lui proposer un nouveau gouvernement.

    Il semble donc que François Fillon remplace François Fillon !

    Le gouvernement est nommé à 20h15 après que les journalistes ont passé leur journée devant Matignon et l’Elysée à grands coups d’envoyés spéciaux et d’émissions politiques, à tirer des plans sur la comète pour anticiper ce gouvernement. Beaucoup de salive dépensée pour rien et nombre de questions imbéciles assénées par les plumitifs en mal de prévision. Il suffisait d’attendre 20h15, ce que d’ailleurs ont plus ou moins fait les Français globalement fort peu intéressés par ce battage médiatico-mondain.

    Le principal enseignement est que la coupe de cheveux influe peu sur les choix politiques (bonne nouvelle) : alors que le malheureux Borloo a dû passer des heures chez son coiffeur pour aplanir ses boucles rebelles, il n’est pas retenu comme premier ministre (et rejeté par les sondages où il apparaît comme peu sérieux, du coup il quitte le gouvernement), alors que Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP-aux-cheveux-longs-et-gras fait son entrée comme sous-ministre chargé du commerce et de deux-trois babioles additionnelles où il va mélanger sa chevelure filasse à ses dossiers.

    Deuxième leçon, Juppé-le-raide, 65 ans, nous joue le retour n°2 ou 3 après nous avoir fait à plusieurs reprises la tentation de Venise, dégoûté par la politique et découragé par son rejet par le peuple. Il faut dire que le garçon est brillant mais imbuvable, et aussi qu’il en a bavé des ronds de chapeaux en se faisant notamment condamner par la justice pénale pour des histoires de financement illégal du RPR en protégeant dignement et avec abnégation son patron Chirac, qui depuis s’est fait la belle et est sorti indemne de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris après transaction avec le maire actuel. Juju-le-raide, donc, découragé mais n’ayant toujours pas renoncé ne résiste pas une nouvelle fois à l’attrait des palais du pouvoir et se laisse encore bercer par ses illusions. Il doit tellement s’ennuyer sur son blog à la mairie de Bordeaux qu’il voit encore son destin national se profiler à l’horizon et saute dessus tel Bigeard sur Dien bien Phu : pas d’espoir, mais il faut en être quand on est un bon soldat et, qui sait, gagner quelques médailles. Mon Juju, tu vas encore trahir tes électeurs bordelais à qui tu as promis de te consacrer à 100% à votre bonne vieille ville de Bordeaux, pour te brûler les ailes sur la braise des élections nationales. Tu n’as jamais fait rêver les électeurs en leur racontant les bobards qu’ils veulent entendre, alors ils ne votent pas pour toi. C’est ainsi, ne croit pas une seconde que les choses aient changé.

    Troisième leçon, la MAM (Michèle Alliot-Marie) qui n’a toujours pas dégorgé le parapluie qu’elle a avalé il y a plusieurs décennies, se collète un nouveau ministère de prestige alors qu’on l’a trouvée plutôt inexistante sur les deux précédents. Mais quelle peut bien être la capacité de nuisance de cette femme pour qu’elle soit de tous les gouvernements depuis l’équipe Raffarin en 2002 ?

  • Production littéraire au PS

    Le Parti Socialiste sort un texte intitulé Convention pour l’égalité réelleinitié par Benoît Hamon, adopté par le conseil national du PS et présenté maintenant au vote des militants. Le document est un condensé d’idées généreuses, on y parle pêle-mêle d’un nouveau pacte éducatif, d’un service éducatif de la petite enfance, de protéger l’enfance en danger ou d’accompagner la parentalité, de faire de l’orientation un temps d’émancipation, d’un dispositif nouvelle chance, du droit pour tous à des mobilités sécurisées, d’un rendez-vous national annuel sur les salaires, etc. etc.

    Et pour financer tout ceci un grand impôt citoyen fusionnant l’impôt sur le revenu et la CSG, le renforcement de la fiscalité sur le patrimoine et de l’impôt sur les sociétés qui versent les dividendes les plus élevés plutôt que de réinvestir.

    On s’attaque aussi au secteur du logement, à la revitalisation du monde rural, à l’égal accès à la civilisation numérique. Bien entendu on renforce l’égalité professionnelle, la pleine citoyenneté des femmes, on réinvestit le champ de l’accès à la vie de la cité, on rétablit l’égalité des Français face à la santé, on reconquiert une prise en charge solidaire des dépenses de santé,

    Ce n’est plus un programme politique du style demain on rase gratis, c’est le règlement intérieur du Paradis ! Du financement de ces actions il n’est point question au-delà de l’impôt fusionné. L’utopie de devrait pas exclure le sérieux à défaut d’intégrer le raisonnable.

  • Les pleureuses de la niche fiscale

    C’est toujours la même rengaine : tout le monde est d’accord pour supprimer les niches fiscales, mais surtout en commençant par celles dont bénéficient les voisins. Maintenant c’est l’avantage fiscal attribué aux jeunes mariés l’année de leur mariage qui est supprimé et aussitôt la cohorte des pleureuses se déchaîne pour expliquer que cette niche fiscale est vitale pour la politique de la famille en France, et patati et patata. On a tout de même en tête que l’institution du mariage en France n’est pas guidée uniquement par la fiscalité, mais peut-être se trompe-t-on ?

    Si nous ne sommes pas capables de raboter cet avantage fiscal, nous ne sommes pas sortis de l’auberge pour rembourser les 1 500 milliards d’euros de la dette que nous laissons à nos enfants. Donc sus aux jeunes mariés ; qu’ils payent l’impôt normalement l’année de leur union, ni plus mais ni moins que les autres citoyens et n’en parlons plus.

  • L’aveu

    Didier Le Reste, responsable CGT, section transports, qui « agrémente » tant la vie des usagers des transport en commun, admet devant la presse qu’il partira à la retraite à 55 ans avec une pension de 2 300 EUR nette. C’est intéressant car c’est sensiblement plus tôt et mieux que la moyenne française. Bien entendu ses adversaires se précipitent sur ce point pour crier contre les donneurs de leçons privilégiés. C’est facile et ça fait plaisir… mais cela ne règle pas les vrais problèmes. S’il avait fallu que tous les privilégiés en France se taisent il n’y aurait pas eu beaucoup de réformes, et tout particulièrement en 1968 d’ailleurs.

  • Une première étape nécessaire

    Le drapeau de la Nouvelle Calédonie flotte désormais à côté du drapeau français dans les communes de ces iles. C’est bien, une nouvelle marche vers l’incontournable indépendance de ce confetti de l’empire, qui s’y achemine avec une relative sérénité après des années sanglantes. Il y eut une paix des braves après les excès de deux parties, et bien des morts. Puissent les autres confettis s’inspirer de cette noble évolution.

  • Michel Rocard : une perpétuelle occasion manquée

    Michel Rocard sur France Culture ce matin pour parler de son livre Si ça vous amuse. Un homme d’Etat, modeste, mesuré, compétent, un de ceux que les Français ne savent pas élire au pouvoir suprême. Dommage !

  • Décadence et arrogance

    L’affaire Mamy Bettencourt continue d’étaler les compromis de la République et la collusion de son personnel rémunéré par le contribuable. Des services de police ont accès à des factures téléphoniques sans qu’une procédure judiciaire leur en donne le droit ; des journalistes sont cambriolés avec disparition d’ordinateurs ; un maître d’hôtel enregistre les conversations de Mamy et les passe à l’avocat de la fille ; un haut-fonctionnaire de la Justice balance à la presse ; un procureur s’écharpe avec une juge ; un avocat de circonstance (Kiejman) ancien ministre, accuse ses confrères de complot et se répand en insultes contre une juge :

    « On fait un contrôle régulier des chauffeurs routiers, pourquoi ne fait-on pas un contrôle psychologique des magistrats ? […] Le ministère de la Justice s’honorerait en lui offrant une année de congé sabbatique qui lui permettrait de se calmer. Quand vous la voyez maintenant avec son rouge à lèvres et son brushing… Elle a pris du poids, ce qui la rend plus humaine. Mme Prévost-Desprez, c’est l’ange exterminateur. »

    et bien sûr on a droit à un volet de financement de partis politique.

    Faux-jetonnerie, délinquance, copinage, cynisme, intimidation, fraude fiscale, relations incestueuses presse-politique : tous les ingrédients d’une affaire à la française. Tout ceci donne un arrière-goût de république bananière. Eh bien que la Justice passe !

  • L’agitation comme mode de fonctionnement

    La presse et les mondains du microcosme bruissent de pronostics sur les futurs élus et bannis du prochain remaniement ministériel annoncé avec tambours et trompettes par Sarkozy l’agité il y a déjà plusieurs mois. Comme dans l’entreprise, les jobs au gouvernement deviennent précaires. Afin de motiver les foules, on leur annonce quelques mois à l’avance l’arrivée d’un plan social, ça ramène un peu d’humilité au sein de la classe et permet de rappeler que personne n’est indispensable.

    On annonce Borloo comme premier ministre, ou un autre. On ne sait pas bien ce qu’il fera de mieux ou de pire que l’actuel tenancier de l’hôtel de Matignon. D’ailleurs on ne dit pas pourquoi on change le gouvernement ni la politique qu’il sera demandé d’appliquer au suivant, mais on change. C’est comme dans l’entreprise vous dis-je : l’agitation est érigée en mode de fonctionnement !

  • L’abrutissement des masses par la publicité

    L’abrutissement des masses par la publicité

    Avez-vous entendu la pub institutionnelle qui envahit les ondes publiques comme commerciales, ânonnant « merci pour votre don ça nous aide vraiment » trois fois de suite comme sur un disque rayé ? Cette réclame est hautement urticante bien qu’éminemment sympathique dans le fond. Pourrait-on tester un jour une campagne qui s’adresserait à des gens normalement intelligents et non des débiles mentaux ? Il n’est pas sûr qu’elle ait moins de retentissement. Mais il faudrait au moins que les soi-disant créatifs des agences de communication fassent l’essai ce qui ne semble pas très bien parti si l’on en juge le retour des deux crétins de la MatMut qui sont également revenus pour leur campagne de l’hiver 2010 terriblement débilitante. Charlie Hebdo de cette semaine propose d’échanger ces deux demeurés contre nos otages en Afghanistan ! Encore un bon point pour Charlie.

  • Bla-bla-bla marketing consumérist

    La caissière chez Simply Market m’explique que ma carte de fidélité n’est plus valable car un nouveau concept est désormais en vigueur : le concept Happy !

    – Ah, bien, et quel est le changement ?
    – Au lieu de vous déduire votre remise sur chaque achat, vous cumulez des Happy sur votre carte et on vous reverse un chèque au bout de 750 Happy.
    – Ah bon, intéressant, et comment procède-t-on ?
    – Vous devez valider votre nouvelle carte, reçue par courrier, sur le site web de Simply Market.

    Inutile de préciser que ce changement concept s’est accompagné d’un bouleversement dans le rangement des produits, qui eux bien entendus sont restés identiques. Ah oui j’oubliais, la couleur des T-shirts des caissières a également changé. On pourra noter que le cumul des points en lieu et place de leur déduction immédiate sur les achats favorisera la trésorerie du marchand.

    Je me rends donc sur le site Internet pour y valider ma nouvelle carte de fidélité. Au passage on me demande bien sûr de m’enregistrer et me voici fiché chez Simply Market…

    Le niveau d’abrutissement de ce site est significatif, peuplé de slogans dont je ne peux m’empêcher de restituer ici un florilège :

    – Soyons tous développement durable (c’est pas si dur)
    – Les + beaux fruits, les + beaux légumes, vous êtes dans le frais !
    – Un magasin sympa avec de l’espace et des couleurs
    – Une équipe vraiment à votre écoute
    – Le choix sans l’embarras du choix si, si ça existe !
    – Des prix bas, oui mais toute l’année !

    Les soi-disant créatifs de l’agence de publicité du coin ont dû lourdement facturer leur créativité sans fin pour créer ce nouveau concept. Depuis le consommateur un peu perdu cherche désespérément devant le stand des lessives, où est désormais rangé son fromage habituel. Mon Dieu, jusqu’où faut-il aller pour inciter à la consommation ?

  • Petit cours de fiscalité

    La condamnation judiciaire de Kerviel le trader-fraudeur permet à sa banque de déduire la perte réalisée de ses revenus imposables, ce qui lui évite de payer de l’impôt sur une perte. C’est une des bases de la fiscalité, il y a des revenus imposables et des dépenses déductibles, on paye l’impôt sur la différence. C’est le b-a-ba des déclarations fiscales, pour les particuliers comme les sociétés.

    M° Metzner, avocat du trader-fraudeur, justicier mondain des puissants, s’émeut de cette situation et accuse la Société Générale d’escroquerie au jugement parce que son préjudice n’aurait pas été de 4,9 milliards (le montant de la perte) mais de 4,9 milliards moins l’économie d’impôt dû à la déductibilité de cette perte. On se demande si ce pénaliste distingué ne devrait pas prendre quelques cours de comptabilité ? Quand M° Metzner défend un client, émet ses factures et que in-fine, le client ne le paye pas, il passe une perte dans son compte de résultat et cette perte sera déductible si ledit client a fait faillite. C’est ainsi. Qu’est-ce que propose M° Metzner : ne pas déduire les pertes des revenus imposables ? Pas de problème, il suffit de modifier la loi en ce sens.

  • Les affaires de la République

    Eurostar qui assure la liaison vers Londres par le tunnel sous la manche choisit d’acheter ses prochaines rames chez Siemens plutôt que chez Alstom. Le gouvernement français s’émeut, oubliant au passage que la SNCF (compagnie publique détenue par l’Etat) détient 51% d’Eurostar et a donc approuvé ce changement de fournisseur, le gouvernement donc, explique que Siemens ne respecterait pas les règles de sécurité. Bon, la France qui fait des leçons de morale et de technique à l’industrie allemande il faut oser mais on a trouvé quelques ministres de la République pour le faire !

  • TF1 au banc des accusés

    Montebourg s’agite contre TF1 et accuse l’écran Bouygues d’être : « …une chaîne à tradition délinquante par rapport à ses obligations réglementaires. » S’en suit un échange de lettres plutôt acide entre le pédégé de TF1 et le député médiatique dont la dernière datée du 30 septembre où, grandiloquent comme souvent, il demande audit pédégé de présenter ses excuses « …à la France. »

    Lire aussi : la lettre de Montebourg.

    Les hommes politiques ne sont pas les derniers à utiliser le clientélisme avilissant des écrans cathodiques, mais dans le cas de TF1 on peut effectivement parler de délinquance pour atteinte grave et définitive à l’intelligence.