Brice Hortefeux fait de l’humour sur les origines algériennes d’un militant UMP, en sa présence, qui semble bien le prendre. Une caméra est là qui filme et écoute la scène repassée ensuite en boucle sur internet. Le Brice s’emmêle ensuite les pinceaux pour se rattraper aux branches en expliquant qu’il parlait des auvergnats (il est lui-même originaire de Clermont-Ferrand) et pas des arabes. Le plus médiatico-comique dans cette affaire c’est que plaisanter sur l’Auvergne est politiquement compatible alors que sur la Kabylie c’est définitivement incorrect. Bon, d’ici qu’un collectif auvergnat attaque le ministre pour propos racistes !
Catégorie : France
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Des fraudes au PS ?
Les caciques du parti socialiste (PS) s’écharpent sur une éventuelle fraude significative lors des dernières élections au poste de chef du parti, qui avaient vu s’affronter l’an passé la harpie Martine Aubry et la nunuche Ségolène Royal. Tout le monde tourne autour du pot mais semble admettre que fraude il y eut. C’est tout de même étonnant qu’au XXIème siècle, en France, il y ait des citoyens qui bourrent des urnes, et qui plus est, dans des cellules du PS ! On a du mal à y croire.
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Une presse audiovisuelle en-dessous de tout
On pourrait penser que nous en voulons aux médias, mais c’est un véritable feu d’artifice de leur part en ce moment ! Et puis, oui, nous en voulons aux médias qui dans leur grande majorité jouent un rôle non négligeable dans l’abêtissement des masses.
La grippe A occupent les grands titres depuis maintenant plusieurs mois. Comme chacun sait la presse est supposée indépendante dans notre pays on peut donc imaginer que les rédactions des jités décident à leur niveau, et sans pression aucune, de passer 15 mn chaque soir à faire pleurer les chaumières sur le H1N1. A chaque fois que l’on ferme une maternelle au fin fond de la Corrèze par souci de non-prolifération du virus, les journaux télévisés font l’ouverture sur le sujet à grand renfort d’envoyés spéciaux qui interrogent les parents, le maire et la crémière du village sur ce sujet majeur. Généralement le point suivant est de demander à un ministre ou à un politique si « nous n’en faisons pas un peu trop ». Devoir d’informer et bla-bla-bla.
Mais bougre de butors, qui en fait trop ou pas assez sinon la presse elle-même ? L’Etat se prépare au pire, principe de précaution oblige, et essaye d’être en mesure de soigner le peuple si jamais la situation l’exigeait. Et qui tomberait à bras raccourcis sur le gouvernement s’il se retrouvait impuissant face au virus ? La presse elle-même bien sûr qui ainsi inventé une espèce de mouvement perpétuel : j’agite le bocal des peurs populaires et je harcèle les politiques qui frémissent d’horreur au souvenir des scandales du sang contaminé et autres hormones de croissance. Les ministres interviennent, se contredisent, et la vente des journaux est assurées pour plusieurs mois.
Vous verrez que le sujet suivant concernera les 95 millions de vaccins commandés par l’Etat. Si on ne les utilise pas le gouvernement sera accusé de gabegie, si on en a besoin et qu’il n’y en a pas assez, les accusations porteront sur l’imprévoyance étatique et s’ils correspondent au besoin, pas un de ces plumitifs de circonstance n’admettra que « finalement on n’en a pas fait trop. » Grandeur et décadence de la démocratie !
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Les comptes de la sécurité sociale à la dérive
Il semble que les comptes de la sécurité sociale de notre vieux pays soient lourdement déficitaires depuis des années, voire des décennies. Il semble que les multiples plans de redressement élaborés par les gouvernements successifs de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel n’aient été que des cautères sur une jambe de bois et chaque fois la course folle des dépenses a repris sans commune mesure avec l’augmentation des recettes. Tout ceci est pour la bonne cause puisqu’est c’est pour soigner le peuple !
Mais il semble également que la réalité comptable soit aussi incontournable que la croissance des charges. On a beau essayer de passer les chiffres sous le tapis de divers artifices budgétaires, quand on dépense plus qu’on ne gagne, l’exercice a ses limites. La presse se croit maligne en annonçant une augmentation probable du forfait hospitalier journalier restant à la charge des patients de 16 à 20 EUR/j, la politicaille s’emmêle les pinceaux devant cette affaire et ladite presse revient à la charge en se réjouissant de voir bafouiller les hommes politiques et les harcèle sur le thème « allez-vous continuer à tondre les pauvres malades ? »
C’est du niveau école maternelle ! Il n’est quand même pas indécent que les décideurs en charge des finances sociales s’interrogent sur les voies et moyens de redresser celles-ci. Quand Libération ou le Monde ont frôlé le dépôt de bilan, les managements de ces quotidiens ont réfléchi à des plans de restructuration qu’ils ont mis en œuvre pour sauver ces journaux. Il y a eu des réductions drastiques de coûts et des suppressions de postes.
Il est probable que l’augmentation éventuelle du forfait hospitalier n’est qu’un des éléments d’un plan de redressement global de la sécurité sociale mais les médias se focalisent dessus car il est vendeur auprès du bon peuple qui s’en émeut. D’une façon ou d’une autre il va bien falloir trouver un cocktail avec augmentation des recettes et diminution des dépenses sociales. Le vrai sujet est de savoir comment le poids de ces mesures sera réparti entre les contribuables et les consommateurs de services hospitaliers, mais de ceci personne ne parle sur les plateaux télévisés.
Peut-être pouvons-nous espérer un jour équilibrer les comptes sociaux français, mais pour arriver à ce que les médias hexagonaux soient un peu plus pédagogues et moins concierges, la route sera certainement encore très longue.
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La taxe carbone est bien un prélèvement supplémentaire
Taxe carbone : c’est un nouvel impôt, c’est incontestable. Le discours officiel est que la pression fiscale globale restera constante. Il va donc falloir diminuer d’autres impôts et là commencent les soucis. Non seulement la France est peu habituée au concept de baisse d’impôts, mais tous les lobbys de l’hexagone fourbissent déjà leurs armes pour expliquer que la taxe carbone ne peut pas s’appliquer pour les agriculteurs, ni pour les routiers, ni pour les grosses entreprises polluantes, ni pour un tel, ni pour un autre, par contre tout le monde sera volontaire pour la baisse à venir. Bref, un cauchemar technocratique et un psychodrame politique en prévision.
De toute façon, la hausse du pétrole a repris, le brut est aux alentours de 68 USD aujourd’hui et il est plus que probable que la grimpette va se poursuivre, crise ou pas. La taxe carbone sera d’impact négligeable et le consommateur (ménages et entreprises) poussés vers les énergies plus économiques, dont certaines préservent également l’avenir de la planète qui nous abrite.
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Jusqu’au bout de l’idéologie
La commission européenne somme la France, au nom de l’égalité hommes-femmes, de supprimer les avantages en termes de retraite dont bénéficient les femmes qui ont élevé des enfants. Les corporatismes divers sont pris à leur propre piège et les scientifiques et sociologues ajoutent leur grain de sel en demandant quelle est la définition légale ou biologique d’une mère ou d’un père à l’heure des mères porteuses et des familles recomposées… Voilà un vrai sujet de société, intéressant et sans gravité extrême, ce qui autorisera peut-être un débat serein.
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Les niches fiscales qui bloquent la réflexion
Les « niches fiscales » de l’impôt sur les revenus sont la nouvelle cible de la démagogie médiatico-parlementaire. Le même Parlement a en son temps voté des avantages fiscaux pour favoriser certains secteurs économiques ou certaines corporations. Les chiffres avancés parlent d’une centaine de milliards de recettes fiscales « abandonnées ». Des mesures de défiscalisation pour les investissements dans les départements et territoires d’outre-mer, pour relancer la construction immobilière locative et pour bien d’autres sujets.
A l’origine, ces avantages fiscaux sont destinés à promouvoir les investissements dans les secteurs concernés et non d’abord à favoriser des copains et des coquins. En gros un avantage fiscal est censé générer du développement économique (« de la création de valeur »), c’est le rendement de l’investissement fiscal. Les députés seraient bien avisés d’analyser d’abord le rendement de ces mesures fiscales avant de tailler dans le vif. Supprimer les mesures de défiscalisation pour investissements dans les DOM-TOM va-t-il faire baisser le niveau des investissements dans ces zones ? Si non cela veut dire que la mesure était inutile et doit donc être supprimée. Si oui, est-ce un problème ? Si oui encore, comment gère-t-on le problème ? Etc. Voici quelques questions préalables auxquelles nos élus pourraient peut-être réfléchir, bref, faire un peu d’évaluation rétrospective de leurs décisions ou celles de leurs prédécesseurs. Accessoirement ils pourraient étendre le champ de leurs investigations aux autres exonérations délivrées : charges sociales, TVA, pour les jeunes, les vieux, les chômeurs, les zones défavorisées, etc. Sont-elles efficaces ? Si oui, comment gère-t-on leur suppression ou comment finance-t-on leur maintien ?
Bien sûr la presse devrait aussi poser ces questions, ce qui pousserait les élus à se les approprier, mais il est probablement illusoire d’attendre trop de réflexion de ce côté. Hélas !
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Des financiers aveuglés par leurs performances
Il semble que les analystes économiques mondains aient été éberlués par la croissance française et européenne du 2ème trimestre. Il semble donc que leurs prévisions étaient fausses, ce n’est pas la première fois, c’est la vie. Souvenons-nous-en lors de leurs prochaines prestations sur les plateaux télé au lieu de tirer des plans sur la comète sur leurs élucubrations, à prendre avec bien plus de réserves que ne le font habituellement médias et monde politique.
Il semble que personne ne mesure bien encore le nombre et l’ampleur des bombes à retardement qui restent cachées dans les bilans des banques et qui vont se révéler avec le temps. Les banquiers eux-mêmes ont fait preuve de sérieuses limites dans leur capacité à évaluer les risques pris par leurs équipes ces dernières années, c’est le moins que l’on puisse dire. Comme grosso-modo ce sont les mêmes qui restent en place, on peut se méfier de leur optimisme affiché aujourd’hui.
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Manque de goût
L’ex-président Chirac est logé depuis son départ de l’Elysée dans l’appartement mis à sa disposition par la famille libanaise Hariri. Il passe ses vacances dans la villa de l’homme d’affaires François Pinault à Saint-Tropez. Il mérite certes qu’on le laisse tranquille d’autant plus qu’il fait preuve d’une opportune réserve en évitant de se mêler de la vie politique française comme n’arrivent pas à s’empêcher de faire les vieux grognards de sa génération. Mais il est tout de même légèrement indécent qu’un ancien président de la République squatte ainsi chez des affairistes, même respectables. Tout ceci n’a guère d’importance mais manque un peu d’élégance.
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Courage, fuyons nos responsabilités
Baudoin Prot, chef de BNP Paribas explique à Jacques Attali dans son émission estivale sur France Culture Le Sens des Choses que le responsable de tout ce désastre financier international c’est évidemment le chef de la banque centrale américaine qui a inondé la planète de liquidités et rendu possible le mauvais crédit distribué par les banques commerciales. La BNP a plutôt moins plongé sa cuillère que la moyenne dans la bonne soupedu subprime mais il est un peu facile de rejeter la responsabilité du désastre sur la puissance publique maîtresse de la planche à billets.
Même pour les tenants d’un libéralisme pur et dur qui déifient Monsieur le Marché, il est toujours rassurant de pouvoir rendre l’Etat responsable de ses propres errements et dérives.
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Education en cours
La télévision montre le président Sarkozy qui pédale sur les routes du Var avec un T-shirt en V qui laisse apparaître une grosse chaîne-collier du style Puff Dady à Las-Vegas. Carla a encore un peu de boulot pour redresser la barre…
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Les corses contre les moulins à vent
Les indépendantistes corses tiennent leur université d’été et déclarent leur solidarité avec les « les nations sans Etat » comme la Bretagne, la Kabylie et autre Kanaky. Ils proposent d’instaurer une citoyenneté corse qui serait acquise après 10 années de séjour sur place et donnerait accès prioritaire aux emplois.
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Natixis : l’escroquerie continue
Le cours de NATIXIS flambe en bourse alors qu’il s’agit de la banque la plus touchée par la crise financière, et qu’elle aurait sans doute déjà déposé son bilan si le contribuable français n’avait mis la main à la poche. Il est vrai qu’il y a de quoi remonter la pente : introduit en bourse à 19,55 EUR en décembre 2006 le cours est se balade depuis plusieurs mois autour de 1,50 EUR (à l’époque de sa mise sur le marché, nombre d’analystes mondains pariaient bien entendu sur des perspectives de croissance himalayennes…)
Pour quoi cette embellie soudaine ? Dans sa grande et moutonnière clairvoyance, le marché parie sur la mise en place d’une structure défaisance qui mettrait à la charge du contribuable la cession des actifs pourris de la banque, générés par quelques années de gestion hasardeuse de ses risques. En gros, c’est : « Réjouissez-vous bonnes gens, on a réussi à refourguer nos pertes abyssales à ces pigeons de contribuables qui vont payer pour nos errements, il ne nous reste que le gras à nous départager. »
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Burqa et statistiques
Il y aurait 367 femmes en France portant la burqa ! Pas 370, non 367 exactement. C’est étonnant ce chiffre. Etrange précision pour un pays de 60 millions d’habitants. Soit les renseignements généraux ont déployé une armée de sondeurs dans tous les quartiers de l’hexagone pour recenser les coupables, soit ils ont déjà toutes les informations nécessaires sur les 60 millions de fiches qu’ils possèdent sur les citoyens, soit il n’y a pas beaucoup de statisticiens dans la police française.
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Le couturier pitoyable gestionnaire
Christian Lacroix où l’histoire d’un couturier qui a voulu jouer au capitaliste et s’est brûlé les ailes. Fondé avec LVMH en 1987, son business n’a jamais été rentable et LVMH en désespoir de cause a refourgué la maison Lacroix à une boîte américaine de duty-free, avec ledit Lacroix comme créateur salarié. Celui-ci se plaint de n’avoir jamais été écouté par ses actionnaires, les frères Falic (un nom qu’il faut réussir à porter en France). Toujours est-il qu’en 2008 le chiffre d’affaires a été de 30 millions d’EUR et la perte de 10 d’où le redressement judiciaire en cours !
Le milieu artistico-mondain parisien s’émeut de cette fin annoncée d’un pan du patrimoine national. Il ne faudrait tout de même pas exagérer, heureusement que l’Italie n’en a pas dit autant quand Pinault a racheté Gucci ! Christian Lacroix est un gentil ce garçon, mais c’est tout de même lui qui a vendu son nom à LVMH en 1987 comme un banquier américain qui fourgue des subprimes à un hedgefund ! Personne ne l’y a forcé. Il aurait sans doute valu mieux choisir les acheteurs ou ne pas faire la transaction.
Soyons positif, arrêtons de faire pleurer dans les chaumières, il faut que Lacrix rachète son nom et s’associe avec des gens sérieux, gestionnaires compétents, qui surtout ne lui laisseront aucune responsabilité managériale mais l’occuperont à 100% avec ses frous-frous colorés dans le cadre d’un business-plan avisé et contraignant.
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Petit malais vagal présidentiel
Le président Sarkozy a fait un malaise hier et passé la nuit à l’hôpital. Cela n’a pas l’air d’être bien grave, il est sorti du Val de Grâce ce matin, mais en fait personne n’est bien sûr de connaître la vérité. La Nation s’est faite enfumée pendant quinze ans avec le cancer de Mitterrand, alors pourquoi pas un nouveau mensonge d’Etat avec Sarko, il en est capable. Après tout il continue d’affirmer que les impôts n’augmenteront pas, alors pourquoi ne pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes et un cancer du foie pour un malaise vagal ?
Le plus croquignolet dans l’histoire est de voir la presse s’agiter à tout va car elle ne sait rien et a du mal à l’admettre. Malgré tous ses reporters en planque à l’Elysée ou à Versailles, ses interviews de médecins non informés, les analyses de ses sondeurs mondains, personne ne sait plus que ce qui figure sans les communiqués officiels, et cela énerve. Pour un journaliste dire : « nous ne savons rien et passons donc au sujet suivant » est aussi difficile à imaginer que Fabius votant pour un traité européen ou Frédéric Lefèbre le porte-parole de l’UMP aux-cheveux-longs-et-gras se faisant une coupe au bol. C’est tout simplement impossible ! Par contre la capacité à occuper l’antenne pour ne rien dire sinon répéter que l’on ne sait rien relève d’un exploit hors du commun.
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Frédéric Lefèvre ne se lave toujours pas les cheveux
Frédéric Lefèvre, le porte-parole de l’UMP aux-cheveux-longs-et-gras, l’homme qui soutient la liberté d’expression du rappeur Oreslan et qui veut promouvoir le travail à domicile pour les salariés en arrêt de maladie, va perdre son mandat de député car l’ex-sous-ministre Santini a été viré du dernier gouvernement et dont il était le suppléant va récupérer sa place au Parlement.
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Des finances publiques françaises à la dérive
Intéressant Rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques de la Cour des comptes sorti en juin 2009 ; le bilan est plutôt déprimant mais ce n’est pas une surprise. Il s’agit de l’incapacité structurelle (culturelle) de la France à se rapprocher d’un équilibre budgétaire même en période de croissance, quand ses concurrents européens y réussirent plutôt mieux (le dernier budget équilibré remonte en France à 1974). Le résultat est un endettement supérieur à la moyenne et une situation financière plus dégradée fin 2008 pour affronter la tempête financière. Petite illustration : en France le paiement des intérêts de la dette en 2008 est intégralement assuré par un endettement supplémentaire, c’est dire que les recettes ordinaires ne suffisent même pas à payer les intérêts de la dette.
Le déficit 2008 serait surtout dû aux mesures d’allègements fiscaux et non encore à la récession économique, mais l’impact de la crise va être massif sur les comptes 2009 et suivants. La fuite en avant du financement des dépenses sociales est soulignée : l’Etat finance ces déficits en s’endettant faisant ainsi porter sur les générations futures le financement d’une partie des prestations d’aujourd’hui. Ce financement par la dette doit être remplacé par une augmentation des cotisations qui est de toute façon incontournables du fait du vieillissement de la population.
Les prévisions de déficit public pour 2009 sont… abyssales (-5,4%) et devraient rester très dégradées jusqu’en 2012. Le rapport évoque la possibilité d’un emballement de la dette : « Une dérive incontrôlée de l’endettement aboutira inévitablement à un appauvrissement des français et, pour ce qui concerne la dette sociale, pourrait remettre en cause la pérennité des régimes sociaux. Il faut donc arrêter au plus vite cet engrenage. »
L’ajustement est jugé inévitable dès qu’une amorce de reprise sera annoncée. Il sera le fait d’une baisse des dépenses, d’une augmentation des recettes (donc des prélèvements obligatoires) et d’une remise en cause des interventions de l’Etat de leur efficacité.
Toutes ces analyses sont frappées au coin du bon sens et sont partagées par tout un chacun dans la gestion quotidienne du budget de son ménage. Il n’y a rien de bien sorcier à comprendre. Il ne reste plus qu’à faire.
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Bataille épistolaire au PS
Forte activité épistolaire au Parti Socialiste (PS) ces derniers jours. Titine Aubry adresse le 7 juillet une supplication aux partis de gauche pour fonder « une maison commune », elle se fait envoyer paître, personne n’ayant envie de s’afficher aux côtés du PS pour le premier tour des prochaines élections régionales, il sera toujours temps de le faire au second si les circonstances l’imposent. C’est ce qu’on appelle de la realpolitik.
Toujours très en verve, Titine écrit le 13 juillet à Manuel Walls pour le rappeler à l’ordre en le sommant d’arrêter de critiquer le parti ou alors de le quitter. Ledit Manuel, déjà candidat à la candidature socialiste aux élections présidentielles de 2012, star des plateaux de télé et de radio, lui répond aussitôt qu’il restera au PS et continuera à y mettre le boxon. Na ! Bien entendu, aussitôt signées les lettres sont publiées dans la presse et le microcosme mondain en fait ses gorges chaudes dans les salons de la capitale.
Pauvre Titine, elle essaye avec foi et bonne volonté de remettre de l’ordre dans les écuries d’Augias de la gauche française, et plus particulièrement le box peu ragoutant du PS, et elle se fait publiquement envoyer valdinguer par les petits roitelets quoi peuplent son entourage. Comme les vieux monarques défraîchis d’ailleurs, le must ayant été le Fabius qui a soutenu le non au référendum sur la constitution européenne alors que le PS s’était prononcé pour le oui. Il est vrai que ceci se passerait dans une entreprise tous ces récalcitrants se seraient fait virer avec pertes et fracas depuis bien longtemps, mais nous sommes en politique alors ces marquis de circonstance se sentent portés par l’onction du suffrage de leurs électeurs et par la publicité faites par les médias, les ailes leur poussent, la perte d’autorité de leurs dirigeants et leurs egos très fortement dimensionnés les font se voir appelés aux plus hautes fonctions afin de sauver la Nation et le PS au passage. Pauvre gauche !
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Les bourses se dévorent
La bourse de Paris qui a été absorbée par la bourse de New-York après avoir fusionné avec quelques autres bourses européennes il y a déjà quelques temps, voit une partie de ses activités informatiques déplacées à Londres. Les autorités françaises s’en émeuvent. C’est drôle parce que c’est l’histoire de l’arroseur arrosé, une nouvelle fois. On a mis les sociétés de bourse… en bourse. Elles se sont donc comportées comme des entreprises « normales » et se sont entre-dévorées les unes les autres pour être toujours plus grosses et mieux cotées… en bourse. La Compagnie des agents de change est devenue la Société des bourses françaises, qui est devenue EURONEXT après avoir fusionné avec quelques-unes de ses congénères, puis NYSE-EURONEXT (pour New-York stock exchange-EURONEXT) après avoir été avalée par la bourse de New-York.
Aujourd’hui NYSE-EURONEXT déménage son siège informatique européen de Paris à Londres, demain ce sera autre chose et ainsi va la vie, à la recherche de toujours plus de synergies pour « créer de la valeur » pour l’actionnaire, mais bien entendu « en respectant les cultures et les valeurs de chacun, et bla-bla-bla ». Tu parles Charles !
Soit les autorités françaises considèrent que le maintien d’une bourse de valeurs opérationnelle sur le territoire français est stratégique et alors il ne fallait pas privatiser cet outil (mais c’est un peu tard pour s’en apercevoir), soit on retient l’inverse et on vend l’activité de services boursiers au capitalisme. C’est l’option qui a été choisie et alors il ne faut pas s’étonner de ce qui se passe aujourd’hui.
