Catégorie : Humeurs

  • France-Sénégal

    France-Sénégal

    A l’occasion d’un match de fouteballe entre les équipes nationales de la France et du Sénégal dans le cadre de la coupe du monde de ce sport de ballon qui se déroule en Amérique du Nord, le président du parlement sénégalais, Ousmane Sonko, déclare :

    Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique.

    Il fait sans doute allusion aux origines africaines de nombre de joueurs français mais il est assez ironique que ce soit un dirigeant sénégalais qui souligne ce fait politiquement « incorrect » que l’on entend généralement plutôt dans la bouche des tenants français de la réduction des flux migratoires que de celles de dirigeants du continent africain.

    Ousmane Sonko était candidat à l’élection présidentielle de 2024 contre l’ancien président Macky Sall mais fut finalement empêché de se présenter après avoir été déclaré inéligible. C’est l’un de ses poulains, M. Bassirou Diomaye Faye, qui fut élu président et qui nomma premier ministre… M. Sonko. Sorti par la porte ce dernier est revenu par la fenêtre avant de se fâcher avec M. Faye, de démissionner puis de se faire élire président du parlement, place depuis laquelle il a commis cette sortie fouteballistique qui va sans doute rester dans les annales sportives et politiques.

    Le match France-Sénégal de ce jour a été gagné 3-1 par l’équipe française.

  • Le grand remplacement sémantique

    Le grand remplacement sémantique

    On observe que les trois mots « effectivement », « et cetera » et « voilà » occupent désormais 50% des phrases prononcées sur les différents médias par les journalistes comme leurs invités. Les dîners en ville suivent la même régression, en route vers l’appauvrissement de la langue française.

    Cette dégénérescence linguistique est déjà lancée depuis de nombreuses années. Elle accompagne la décadence française constatée dans bien d’autres domaines : incapacité du pays à s’entendre sur un futur commun, appauvrissement du discours politique, lamentation perpétuelle des citoyens, violence à tous les étages de la société, perte de contrôle de la gestion des finances publiques, dégradation du niveau scientifique, stagnation économique, abrutissement des masses plus intéressées par des influenceuses à forte poitrine et les interviews de joueurs de fouteballe que par les choses de l’esprit, etc.

    Comment les plateaux médiatiques pourraient encore se préoccuper de la langue française ?

    Les plus anciens pensent quand même qu’ils pourraient faire un effort, avant de renoncer à leurs illusions devant l’évidence de cette décadence…

  • Finale des émeutes fouteballistiques

    Finale des émeutes fouteballistiques

    A l’issue de la victoire d’un club de fouteballe français dans on ne sait plus quelle compétition internationale de ballon samedi 30 mai, des loubards se sont déchainés dans la nuit pour attaquer les forces de l’ordre et casser tout ce qu’il pouvait, avec un intérêt particulier pour le mobilier urbain public, mais aussi des voitures, des vélos, des halls d’immeubles et, bien sûr, le pillage de magasins dévastés par des colonnes de fourmis repartant chargées de cartons de produits volés, avec une préférence pour les boutiques de baskets de marque. Les pilleurs ont généralement la même apparence : casquette portée à l’envers, T-shirt et écharpe du PSG (le club gagnant) ou torse nu, jeans-baskets (le plus souvent blanches). La ville de Paris a connu le plus grave de ces émeutes qui se sont étendues aussi à certaines villes de province. Le match de ballon n’avait même pas lieu en France mais en Hongrie où a priori la population est restée calme.

    Malgré les milliers de policiers et de pompiers mobilisés, il y eut deux morts par accidents provoqués par ces troubles, des dizaines de blessés, des centaines d’interpellations et, surtout, les images désastreuses des villes concernées au lendemain de ces émeutes diffusées à profusion sur les réseaux dits « sociaux » par les auteurs eux-mêmes qui adorent se filmer au cœur de leurs exploits et par les autres participants à ces explosions de « joie » qu’ils ont vécues un téléphone greffé à la main afin de marquer pour l’éternité ces moments conviviaux d’allégresse populaire…

    Au petit matin les Champs Elysées et rues alentour étaient jonchées de cadavres de voitures et de cycles brûlés, d’abribus ravagés, de bris de verre de vitrines dévastées, de canettes de bière et autres joyeusetés qui ont alimenté la nuit de ces sauvageons. Dès la fin de ces manifestations d’enthousiasme, les services municipaux de la ville ont commencé à nettoyer les rues pour tenter de cacher la misère de ces dévastations. Bien entendu, les conséquences financières de ces errements sont payées par les contribuables et non point par les coupables ni même les clubs de fouteballe qui sont quand même à l’origine de ces débordements, et qui, dans le cas du PSG, ne manquent pas de moyens.

    Notons que les maillots du PSG étaient à vendre dès le lendemain de la victoire pour des prix compris entre 109,99 et 159,99 EUR. A priori la boutique officielle du PSG sur les Champs Elysées n’a pas été pillée mais bien dévalisée puisque lesdits maillots (immettables par toute personne normalement constituée) étaient affichés épuisés quelques heures seulement après leur mise en vente. Voilà qui rassure sur le pouvoir d’achat des impétrants. Pour les économiquement plus faibles, une collection de casquettes (à porter à l’envers), d’écharpes ou de T-shirts était également disponible pour des prix plus modiques mais, curieusement, ces produits sont restés disponibles en stock.

    On ne sait pas vraiment quoi faire devant le déchainement de violence et de beaufitude qui est maintenant habituel après chaque évènement de fouteballe, que des équipes françaises gagnent ou perdent, sinon compter les blessés, parfois les morts, et payer pour la remise en état. Peut-être une solution, qui n’a jamais été tentée, serait de laisser les lieux en l’état afin que les citoyens se rendent vraiment compte de l’état d’abrutissement général dans lequel le fouteballe plonge la population afin, peut-être, d’espérer que les générations futures évoluent en la matière ? Cela vaudrait la peine d’essayer. Le prochain championnat du monde de foute qui doit démarrer dans les jours à venir en Amérique du Nord offrira certainement des occasions de tenter d’appliquer cette méthode.

    Il suffit d’essayer !

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  • Les sports de ballon toujours fortement générateurs d’abrutissement des masses

    Les sports de ballon toujours fortement générateurs d’abrutissement des masses

    Ces dernières semaines les clubs de fouteballe français s’illustrent par la bêtise et la violence de leurs supporters avinés. Hier soir en plein Paris des brutes niçoises venues assister à un match de leur équipe ce soir au stade de France ont saccagé un restaurant et attaqué les clients qui s’y trouvaient, bilan : six blessés dont un grave, une soixantaine d’arrestations et des dégâts matériels. Il y a deux semaines c’étaient des « supporteurs » d’un club parisien qui se sont battus et ont saccagé leur environnement à la suite de la qualification de leur club pour on ne sait plus quelle compétition internationale, bilan : une quinzaine de blessés, une centaine d’arrestations et, toujours, des dégâts matériels sur la voie publique dont le coût de remise en état est payé par les contribuables.

    Les exemples de ce style sont, hélas, légion, avec une mention spéciale pour les matchs opposant entre elles les équipes des anciennes colonies françaises. Même si les matchs se déroulent dans ces pays, les supporteurs des équipes, nombreux en France pour des raisons historiques, se livrent à des bagarres, à des destructions et des envahissements de rues parisiennes alors que les matchs se déroulent dans leurs pays d’origine. Il y même eu un mort et plusieurs centaines de blessés en France pendant le déroulement de la dernière coupe d’Afrique des nations qui avait lieu bien entendu… en Afrique.

    Ces débordements accompagnent l’ensauvagement de nos sociétés que l’on constate dans bien d’autres domaines que le sport mais personne n’est encore arrivé à expliquer comment le simple spectacle de joueurs tapant dans des ballons sur une pelouse peut ainsi déconnecter les neurones de leurs supporteurs au point de les transformer en bêtes sauvages sans foi ni loi. Est-ce un effet de l’alcool, de leurs situations sociales, de leur niveau d’éducation ? On ne sait pas, on constate d’ailleurs régulièrement que les voyous qui sont arrêtés et présentés en comparution immédiate devant un juge s’avèrent des cadres de sociétés, employés avec un contrat à durée indéterminée, mariés avec enfants, bref, des gens que l’on ne s’attend pas forcément à voir tout casser dans les rues.

    Il y a véritablement un mystère non élucidé concernant l’abrutissement des masses déclenché par les sports de ballon, et plus particulièrement le ballon rond de fouteballe. Ce n’est pas le plus grave que le pays ait à affronter en ce moment mais il conviendrait d’investir le sujet aux niveaux politique et sociologique pour tenter de réduire les importantes nuisances sur la société dont ce sport est à l’origine.

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  • Jeunes sans frontières et sans contraintes

    Jeunes sans frontières et sans contraintes

    Dans les dîners en ville la jeunesse s’émeut qu’il faille obtenir et payer une Autorisation de voyage électronique (ETA) pour entrer au Royaume-Uni, même pour un court séjour. Pire encore, les Etats-Unis d’Amérique envisageraient de rendre obligatoire la mention de ses comptes sur les réseaux dits « sociaux » lors de la demande de visa pour entrer sur ce territoire ; elle est pour le moment facultative. Il s’agirait pour les autorités douanières américaines de pouvoir refuser l’entrée à des étrangers qui auraient dit ou écrit du mal des Etats-Unis ou de ses dirigeants.

    C’est ce qu’on appelle des frontières ! Evidemment, nos jeunes dopés aux programmes Erasmus qui n’ont jamais rien connu d’autre que la libre circulation des biens et des personnes entre les pays membres de l’Union européenne (UE) et la presque-disparition des frontières entre les pays membres et signataires des accords de Schengen, ont un peu oublié le concept même de frontière. Ils comprennent difficilement pourquoi ils doivent demander l’autorisation du gouvernement britannique et payer 20 livres pour aller à Londres, ou donner les références de leurs comptes TikTok à la douane américaine pour rentrer, éventuellement.

    A une époque où une grande partie des citoyens et de la classe politique se lamentent au sujet des « abandons de souveraineté » que la France, comme tous les pays-membres, a consenti au profit de l’UE, le retour des frontières et des visas donnent un aperçu de ce que pourrait être la récupération de certains de ces éléments de souveraineté. Demander un visa ou un ETA n’est pas bien pénalisant même si légèrement contraignant. L’Autorisation de voyage électronique demandée par les autorités britanniques n’est en fait que la version moderne des petites fiches cartonnées que les anciens remplissaient dans l’avion avant le débarquement pour remise au douanier avec son passeport. Si malgré tout on ne veut pas se soumettre à ces formalités trop « intrusives », il suffit de ne pas se rendre au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.

    Ces petites contraintes devraient permettre d’éclairer la réflexion de chacun sur les avantages et inconvénients pour un pays comme la France à faire partie, ou pas, d’une alliance politique et commerciale comme l’UE. Comme chaque décision il y a du pour et du contre, le bilan consiste à faire la somme des « + » et des « – » et de se positionner en conséquence. Le Royaume-Uni a montré qu’il était possible de quitter l’Union européenne si le peuple le voulait. On peut aussi rétablir les frontières intra-européennes, après tout, les accords de Schengen qui les ont abolis ne datent que de 1985 et l’Europe a vécu pendant des siècles avec des frontières dont les franchissements furent plus ou moins fluides selon les époques et les pays. Mais dans ce cas il vaut mieux être cohérents et arrêter de se lamenter sur les « contraintes » que représenteraient les visas ou les ETA.

  • « Miroir, mon beau miroir… »

    « Miroir, mon beau miroir… »

    Les 15 minutes que l’on est bien obligé de passer chez le coiffeur tous les uns à deux mois sont une torture en ce qu’elles révèlent les outrages du temps. On est assis face à une glace qui vous réfléchit le temps de la séance, de quoi contempler le double menton qui se développe en vagues au-dessus de la blouse enfilée serrée autour du cou, pour se protéger des cheveux, blancs, qui s’envolent sous les coups de ciseaux. Les poches sous les yeux gonflent, les paupières se ramollissent, les tâches de vieillesse se développent à la lisière des cheveux. Coup de poignard final lorsque le coiffeur sort sa glace pour vous faire approuver sa coupe par derrière, avec vue sur… la tonsure qui progresse naturellement.

    Comment faire : fermer les yeux, demander de masquer le miroir, ne pas aller chez le coiffeur ? Le mieux à faire est sans doute d’abdiquer toute vanité devant le temps qui passe, hélas !

  • Des députés sous pseudonymes

    Des députés sous pseudonymes

    A l’occasion d’affrontements violents ayant abouti au meurtre à Lyon en février dernier d’un militant d’extrême droite par des membres supposés de la Jeune Garde, organisation « antifa » en voie de dissolution, on apprend qu’un député de la République peut légalement être enregistré sous un pseudonyme. C’est le cas de Raphaël Arnault qui a fait les grands titres de la presse ces dernières semaines car il fut l’un des co-fondateurs de la Jeune Garde en 2018. Selon sa fiche Wikipédia il semble qu’à l’état civil il s’appelle Raphaël Archenault, ce qu’il n’a jamais démenti. Le député fat partie du groupe de gauche propalestinienne La France insoumise (LFI).

    Sa page sur le site de l’assemblée nationale nous apprend qu’il était, avant son élection, « Employé civil et agent de service de la fonction publique ». Sa déclaration (obligatoire) « Intérêts et Activités » précise qu’il était « assistant d’éducation » de 2020 jusqu’à son élection en 2024 et porte-parole de la Jeune Garde jusqu’à sa dissolution le 12/06/2025, le mouvementy est qualifié de « Jeune garde antifaciste ». Il est également précisé que le contrat de son collaborateur parlementaire, Jacques-Elie Favrot, mis en examen dans le meurtre de Lyon, a été résilié en février 2026.

    On se demanda ce qui peut pousser un député à se faire élire sous pseudonyme ? Du fait de son aspect public, cette fonction élective devrait par nature être transparente. M. Arnault a à son passif une condamnation définitive à de la prison avec sursis pour « violences volontaires en réunion », peut-être voulait-il masquer son lien avec cet épisode ? Si tel est le cas il a juste sous-estimé le fait qu’aujourd’hui bien peu d’évènements peuvent rester cachés, surtout s’agissant d’un homme politique. Peut-être plus simplement est-ce une référence au bon vieux temps de la semi-clandestinité dans laquelle la génération précédente d’extrême gauche s’est cachée avec des « blazes » lorsqu’elle adhérait à la Gauche prolétarienne ou autres mouvements trotskystes assimilés dans les années 1960-1970. Cambadélis se faisait alors appeler « Kostas », Jospin avait choisi « Michel », etc. Les « gauchistes » d’aujourd’hui qui semblent plus préoccupés par la bagarre que par l’idéologie et manient mieux la batte de base-ball que la dialectique, se donnent ainsi sans doute un air de vrai révolutionnaire à peu de frais.

    Il n’en reste pas moins que l’on peut s’interroger sur l’opportunité de laisser la latitude aux députés de s’enregistrer sous un faux nom à l’assemblée nationale lorsqu’ils y sont élus. A moins que des motifs sérieux à cette liberté nous échappent, sa suppression serait opportune.

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    Peur sur la ville

  • En Vélib’

    En Vélib’

    Les bicyclettes parisiennes à louer servent le plus souvent de support à des graffitis informes ou des slogans politiques infâmes, le nettoyage de toutes ces dégradations se faisant bien entendu aux frais des usagers et non des pollueurs. Il est plutôt rare de trouver un Vélib’ affublé du message d’amour d’un ancien pape.

    Ne boudons pas notre plaisir. C’est beau comme l’antique !

  • Féminisme de salon sur les ondes médiatiques

    Féminisme de salon sur les ondes médiatiques

    Sur les médias français les commentateurs pratiquent, ou pas, un féminisme sémantique qui n’engage pas à grand-chose. Lors du lancement d’un plateau télévisé ou radiophonique les animateurs l’entament généralement d’un sonore « bonjour à toutes, bonjour à tous », l’ordre compte. Quelques résistants se contentent d’un « bonjour à tous » ou, plus modestement d’un simple « bonjour ».

    Selon l’Académie française, « tous », est un pronom indéfini pluriel employé « Pour désigner l’ensemble des êtres, des choses que l’on considère, dont on parle, que l’on envisage. » Il n’a donc pas besoin d’être féminisé puisqu’il inclut « l’ensemble des êtres ». C’est un mot épicène (désignant tout référent quel que soit son sexe ou son genre [ex. : la personne, le bébé, la girafe] – Wikipédia).

    Voir : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9T1677

    Les militants de la féminisation affichent ainsi à peu de frais leur engagement dans la bataille idéologique abordée dans un bel article de Michel Serres, membre de l’Académie française, à la jolie conclusion :

    La grammaire révèle des solutions dont la facilité relative évite les batailles idéologiques d’autant plus féroces qu’elles soulèvent des tempêtes dans un verre d’eau.

    https://www.academie-francaise.fr/la-bataille-ideologique

    En poursuivant les recherches, on découvre qu’en écriture « inclusive » on écrit « tou-te-s » quant à la façon « neutre-binaire : « touxtes » ou « touls » font l’affaire.

    On vit vraiment une époque formidable !

  • La famille Lang emberlificotée dans l’affaire Epstein

    La famille Lang emberlificotée dans l’affaire Epstein

    Des millions de documents liés à l’affaire « Epstein », du nom de ce financier américain impliqué dans de multiples affaires de pédo-criminalité à travers le monde, mais qui s’est suicidé en prison à New-York en 2019, ont été publiés sur le site web du ministère américain de la justice en application d’une loi votée par le parlement pour forcer le gouvernement américain à la transparence. Ces dossiers citent des milliers de personnes à travers le monde, célèbres ou pas., riches ou moins, qui se sont laissés prendre dans les rets de Jeffrey Epstein qui devait disposer d’un entregent remarquable pour s’être constitué un tel réseau relationnel. Un petit tour sur ce site public américain permet déjà de s’assurer que notre nom n’y figure pas… Après avoir certifié : (i) ne pas être un robot puis (ii) avoir 18 ans minimum on accède très facilement à un moteur de recherche plutôt facile d’utilisation.

    Quand on tape, par exemple, « Jack Lang », on aboutit à 676 liens aboutissant à 676 documents dans lesquels apparaît « Jack Lang » (86 ans), avec un petit résumé pour chacun. Tous les fichiers sont sous format PDF contenant beaucoup de copies de courriels échangés avec M. Epstein, mais aussi des photos. Il n’y a pas de commentaires et certains passages de messages ou parties de clichés sont recouverts de noir, officiellement pour protéger les victimes. En cliquant sur quelques photos on tombe sur beaucoup de portraits d’Epstein et de sa compagne (franco-britannique), Ghislaine Maxwell purgeant actuellement une peine de 20 ans de prison aux Etats-Unis pour pédo-criminalité et complicité de trafic sexuel, et qui a promis qu’elle révèlerait ce qu’elle sait si elle était graciée ; mais aussi des naïades dans des piscines bleues, des femmes à moitié nues (mais partiellement caviardées pour ne pas choquer les âmes sensibles), des fêtes réunissant célébrités et anonymes, un concert des Rolling Stones, des villas, des œuvres d’art, des pièces d’habitation, etc.

    Il y a 3 millions de ces documents, en faire la synthèse demande donc de gros moyens… que possèdent nombre de journaux qui en distillent les morceaux choisis depuis quelques semaines avec délectation tant les personnalités impliquées, ou juste citées dans les documents, sont nombreuses et diverses.

    Si on se promène un peu au hasard des 676 liens où sont cités Jack Lang on tombe avec gourmandise sur un courriel du 14/09/2018 adressé par Jack Lanf à son « Dear Jeffrey [Epstein] » pour lui demander 150 000 euros afin de financer un film documentaire préparé par Serge Moati sur l’œuvre de… Lang Jack (« Serge Moati, a very great French filmmaker, wants to make a film about my work that will be broadcast in the cinema »). On savait ce vieux « Djack » doté d’un culot d’enfer et d’une haute idée de lui-même mais on voit qu’on l’avait sans doute sous-estimé. Epstein répond le même jour « im contributing… ». On ne sait pas si le financement demandé a été octroyé ni même si le film a été réalisé.

    Cette aventure, pour le moment juste rocambolesque, vient de valoir à cet homme âgé son poste de chef de l’Institut du monde arabe (IMA). Sa fille Caroline, également citée dans de nombreux autres courriels, semblait entretenir des relations d’affaires et amicales avec l’Américain. Elle a également de démissionné de différents mandats qui lui avaient été confiés dans le secteur du cinéma où elle travaille.

    La masse de ces documents et la quantité de relations qu’entretenait M. Epstein sont impressionnantes. On ignore comment les 3 millions de fichiers ont été rassemblés par la justice américaine. Ont-ils été saisis sur les ordinateurs du pédo-criminel, qui semblait conserver beaucoup de matériels, ou ont-ils été piratés par des grandes oreilles de différents services ou fournisseurs d’Internet, ces derniers ayant pu intercepter ces documents qui ont forcément transité par leurs réseaux à un moment ou un autre ? On ne sait pas bien par quels canaux ils se sont retrouvés dans les mains de la justice mais maintenant qu’ils y sont leur publication fait des ravages à travers les puissants du monde occidental qui ont été en rapport avec Epstein, même sans avoir forcément participé de près ni de loin à ses activités criminelles.

    L’affaire semble loin d’être terminée et pourrait connaître une nouvelle étape si Mme. Maxwell révélait ce qu’elle sait ou si l’administration continuait ses publications.

    Courriel Jack Lang/Jeffrey Epstein

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  • « La liberté guidant le peuple »

    « La liberté guidant le peuple »

    La célébrité du tableau de Delacroix « La Liberté guidant le peuple » se confirme au Louvre où il est exposé. Une foule dense se presse en permanence devant cette toile et nombre de touristes se prennent en photo devant cette liberté à la poitrine dénudée. Pas sûr que tous ces visiteurs connaissent le contexte historique dans lequel elle a été peinte, celui de la révolution française de 1830 qui a amené au remplacement de Charles X par Louis-Philippe qui tombera lui-même lors de la révolution de 1848…

    Alors les touristes au bout de leurs perches à selfies ignorent sans doute cette histoire mais admirent ce tableau qui leur a sans doute été décliné dans leurs pays comme représentatif de la France. On s’interroge sur ces milliers de selfies pris devant la « Liberté… », que deviennent ces clichés, à quoi et qui servent-ils sinon à meubler les réseaux dits « sociaux » et à satisfaire le nombrilisme envahissant qui gangrène la société ?

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  • Talking Heads et Mamdani à New York

    Talking Heads et Mamdani à New York

    La ville américaine de New York a élu un maire de 43 ans, d’origine indienne, né en Ouganda, ancien rappeur, Zohran Mamdani. Il a été naturalisé américain en 2018 et été élu sur la base d’un programme socialisant mêlant le contrôle des loyers de cette ville, celui des expulsions abusives, la promotion des énergies renouvelables, le soutien propalestinien, ou la lutte contre les discriminations, etc. Le profil est plutôt inhabituel pour un maire de la capitale financière mondiale.

    Il a investi son poste ce 1er janvier lors d’une cérémonie organisée dans une station de métro désaffectée, puis a prêté serment, la main sur le Coran, sur les marches de l’hôtel de ville où il a fait jouer les Talking Heads sur la sono avant d’accueillir sur scène des musiciens divers. Pour les plus jeunes, Talking Heads est un groupe américain des années 1970-1980, phare de la new-wave, mené et inspiré par l’inventif guitariste-chanteur David Byrne qui continue à mener une brillante carrière solo et à se produire sur scène.

    Bref, on peut être un maire « de gauche » américain et avoir bon goût musical !

  • Les « marronniers » de fin d’année secoués par les évènements

    Les « marronniers » de fin d’année secoués par les évènements

    Comme chaque année les chaînes françaises d’information en continu ressortent leur classiques « marronniers » de fin d’année. Le premier d’entre eux est rituel de tous les 25 décembre : comment Mme. Michu cherche à revendre sur Internet les cadeaux de Noël reçus la veille et qu’elle n’aime pas. Cette année encore nous n’y avons pas échappé.

    La journée du 31 décembre est généralement consacrée sur les plateaux médiatiques à essayer d’anticiper ce que va dire le président de la République dans ses vœux à la Nation le soir à 20H. Hélas, cette année encore ce spectacle affligeant a été diffusé par des journalistes qui s’écoutent parler parce qu’ils n’ont pas grand-chose d’intelligent à divulguer en ce jour de fête, et qu’ils veulent essayer de briller en montrant leur capacité d’anticipation à des téléspectateurs qui ont été plutôt moins nombreux que d’habitude à regarder et écouter les vœux de 20h qui n’ont été  pas été vraiment révolutionnaires ni bouleversants.

    Tout aussi classique le 1er janvier est la diffusion des « analyses » de ces vœux par le milieu médiatique. Mais cette année, le premier jour de l’année 2026 a été celui de la révélation de l’incendie d’un bar en Suisse qui a fait 40 morts et une centaine de blessés gravement brûlés. Encore plus éclatant, le 4 janvier au matin la planète stupéfiée apprenait l’exfiltration vers les Etats-Unis d’Amérique du président vénézuélien et de son épouse par des troupes américaines. On est passé d’un coup des « émissions spéciales » sur l’incendie à celles sur l’enlèvement.

    Couic : les commentaires post-vœux 2026 du président français sont définitivement passés aux oubliettes médiatiques alors que les plateaux télévisés traitent fébrilement de ces nouveaux sujets tellement plus excitants pour une presse en mal de remplir ses grilles en ces périodes de fête.

  • L’appauvrissement de la langue parlée sur les plateaux télévisés

    L’appauvrissement de la langue parlée sur les plateaux télévisés

    Ça y est, le « on va dire » passe en deuxième place des tics verbaux compulsifs derrière le « effectivement » sur les plateaux télévisés et même dans les dîners en ville. L’adverbe effectivement ponctue désormais les phrases de présentateurs et animateurs de télévision tous les cinq à six mots. Ce tic est apparu récemment depuis une ou deux années, assez brutalement, sans qu’on ne sache vraiment ce qui a déclenché cette dérive langagière désormais bien établie dans la bouche de tout le monde. Elle a même infusé dans la société où les citoyens se laissent souvent contaminer, effectivement !

    Ce grand remplacement linguistique ne semble pas inquiéter grand monde. Peu nombreux sont ceux qui le remarque. Ainsi va l’appauvrissement continue de la langue française accentué par l’inculture du monde de la presse « populaire » dans un environnement où elle a de moins en moins de lecteurs et où l’influenceuse à forte poitrine Nabilla déclare dix millions de suiveurs sur son compte Instagram et le fouteballeur M’Bapé, 129 millions. Vertigineux !

    Pas sûr qu’il ne soit facile d’inverser rapidement ce mouvement délétère.

  • Les vœux de Noël du président des Etats-Unis

    Les vœux de Noël du président des Etats-Unis

    Le président américain a souhaité un joyeux Noël à ses concitoyens. Microsoft les traduit ainsi :

    Joyeux Noël à tous, y compris à la racaille radicale de gauche qui fait tout son possible pour détruire notre pays, mais échoue lamentablement. Nous n’avons plus de frontières ouvertes, d’hommes dans le sport féminin, de transgenre pour tous, ni de forces de l’ordre faibles. Ce que nous avons, c’est un record boursier et des 401K, les chiffres de criminalité les plus bas depuis des décennies, aucune inflation, et hier, un PIB de 4,3, deux points de mieux que prévu. Les tarifs nous ont donné des milliers de milliards de dollars en croissance et prospérité, ainsi que la sécurité nationale la plus forte que nous ayons jamais eue. Nous sommes à nouveau respectés, peut-être comme jamais auparavant. Que Dieu bénisse l’Amérique !! Président DJT
    (Traduction Microsoft)

    Le terme « scum » est traduit par Microsoft en « racaille ». Une autre traduction possible est « ordure ». Bref, on reste dans le style agressif et autosatisfait désormais habituel du président américain. Il a pourtant fait des études dans une école de commerce états-unienne privée, la Wharton School, l’une des plus prestigieuses du pays dont les valeurs affichées sur son site web :

    Our strategic plan guiding us towards greater influence, innovation, and engagement for the advancement of business, education, and society at large.

    M. Trump devait sécher les cours lorsqu’on parlait de l’avancement de l’éducation ou de la société.

    Juin / Charlie Hebdo (09/03/2016)
  • Une tragédie de la bêtise humaine

    Une tragédie de la bêtise humaine

    Il a suffi de passer quelques minutes devant la cérémonie d’élection de Miss France 2026 ce samedi 6 décembre pour prendre conscience une nouvelle fois de l’abîme de stupidité au bord duquel le pays est en train de se pencher. Présentée par Jean-Pierre Foucault « animateur » de télévision de 78 ans engoncé dans son smoking, vieilli et grossi, il continue à son âge avancé à se compromettre dans cette cérémonie d’un autre âge.

    Une Miss d’on ne sait plus quelle région a été élue et le lendemain on apprenait que Miss Aquitaine et Miss Provence avaient été « destituées » par leurs comités régionaux respectifs.

    Cette décision fait suite à la diffusion d’une vidéo tournée dans les loges de l’élection de Miss France 2026 dans laquelle les deux candidates tiennent et relayent des propos injurieux à l’égard des douze demi-finalistes. Ces paroles et cette attitude sont en total contradiction avec les valeurs que nos comités s’efforcent de défendre.

    Signé comités Miss Provence côte d’Azur et Miss Aquitaine

    D’après la presse, populaire et pas, les propos injurieux seraient « C’est toutes des grosses putes » aurait dit l’une, modérée par l’autre qui ajoute « Ouais, pas toutes, mais beaucoup ». Le plus fascinant dans cette histoire est que ces deux grâces se sont sans doute filmées elles-mêmes et la vidéo « poétique » a dû être publiée sur les réseaux dits « sociaux » sans même qu’elles ne s’en aperçoivent, tant le narcissisme de cette génération la pousse à filmer tous ses faits et geste et à les diffuser.

    Bien entendu, la diffusion des ces insultes entre Miss a déclenché un tsunami d’insultes et de menaces en retour sur les réseaux dits sociaux de nos brillantes donzelles. La bêtise attise la crétinerie.

    On cherche en vain les « valeurs » du comité Miss France qui sont mentionnées dans le communiqué de destitution. Au moins on imagine aisément celles qui ne font partie de ce référentiel mystérieux. Cette cérémonie annuelle de l’élection d’une Miss nationale est un business, affligeant certes, mais un business dont le marché est basé sur l’abrutissement des masses auquel lui-même participe, un gage de croissance.

    Comment voulez-vous qu’un pays où Nabilla affiche 10 millions de suiveurs sur Instagram et où des millions de spectateurs regardent les élections de Miss France chaque année sur TF1 soit un pays d’avenir ?

  • Boualem Sansal, libéré par l’Algérie, choisit ses médias pour s’exprimer

    Boualem Sansal, libéré par l’Algérie, choisit ses médias pour s’exprimer

    Boualem Sansal, écrivain de langue française disposant de la double nationalité franco-algérienne, vient d’être « gracié » par le président algérien après qu’il eut été arrêté à l’aéroport d’Alger il y a un an et condamné à cinq ans de prison par le système judiciaire local pour « atteinte à l’unité nationale ». Aussitôt gracié il a été rapatrié en Allemagne, pays qui a aidé la France a récupérer son double-national, puis en France.

    Revenu à Paris il a été invité par différents médias nationaux pour raconter ses mésaventures, majoritairement par ceux du « service public » (France TV, France Inter) mais aussi Le Figaro. Sur les médias de la famille Bolloré c’est l’incompréhension. Sa cause avait en effet été défendue par CNEWS, Europe 1 ou le JDD (Journal du Dimanche) mais sans doute plus pour critiquer la politique algérienne du gouvernement que pour la défense de l’écrivain dont la plupart des commentateurs n’ont probablement pas lu les œuvres. L’une des obsessions de ces médias est en effet la critique permanente des chaînes du « service public » accusées pêle-mêle de « gauchisme », de parti-pris et d’incompétence.

    Probablement l’écrivain a un avis différent d’où sa décision de privilégier ces médias publics, mais aussi Le Figaro, au moins dans un premier temps. Probablement M. Sansal ira également répondre plus tard aux questions de Pascal Praud et de sa bande de commentateurs de bistrot pour les remercier de leur engagement en sa faveur. Mais pour son retour il a d’abord choisi le journalisme contre le Café du Commerce.

    Charlie Hebdo (23/12/2020)
  • Le président Trump tout en poésie

    Le président Trump tout en poésie

    On connaissait déjà la célèbre incise du président américain, ressortie à l’occasion de sa première campagne électorale, « les femmes il faut les attraper par la ch… », ce qui ne l’avait pas empêché d’être élu en 2017. On a aujourd’hui une envolée lyrique de ce dirigeant qui marque son goût pour la poésie, particulièrement passionné quand il s’adresse aux femmes, ou parle d’elles.

    Dans son avion de fonction qui transporte également un groupe de journalistes accrédités il aime venir papoter avec eux durant le voyage. Lors d’un de ces déplacements aéroportés récents une journaliste l’a interrogé sur ses liens avec le financier pédo-criminel Epstein (qui s’est suicidé en prison en 2019). Refusant de répondre à la question il a clos le sujet d’un :

    Tais-toi petite truie !

    Si on ne veut pas d’un président mal-élevé, il suffit de ne pas voter pour lui.

  • La psychanalyse en question

    La psychanalyse en question

    Un amendement au PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) 2026 a été adopté par le Sénat stipulant :

    À compter du 1er janvier 2026, les soins, actes et prestations se réclamant de la psychanalyse ou reposant sur des fondements théoriques psychanalytiques ne donnent plus lieu à remboursement, ni à participation financière de l’assurance maladie.

    Cet amendement adopté ne sera pas forcément retenu dans la version finale du PLFSS mais il déclenche en attendant les réactions du monde psychanalytique pour le déplorer. Ce soir un débat radiophonique sur France Culture a rassemblé des spécialistes de la spécialité dans un échange plutôt abscond pour le néophyte. Il y a été question de « langage, parole et corps », « reconnaissance du sujet », de l’Œdipe, de la castration, du « sujet de la conscience ou de l’inconscience », de « l’organicité de certains troubles », du « sujet qui ne peut pas se débrouiller pour affronter son propre manque », de « thérapies cognitivo-comportementales », de « clinique du transfert », de « sujet de la conscience ou de l’inconscience », de « ne pas prendre la sujet par le symptôme au risque de manquer le sujet et le symptôme »…

    Bref, il n’est pas facile de se retrouver dans ce jargonnage et, à vrai dire, le citoyen lambda (comme l’interviewer ce soir) n’y comprend rien. C’est peut-être là un des problèmes principaux de la psychanalyse : ses pratiquants n’arrivent pas à la vulgariser. Elle est ainsi la cible rêvée pour ceux qui voudraient l’exclure des financements publics. Encore un problème de « pensée complexe »…

    Des économies sont recherchées du côté de la psychanalyse mais jusqu’ici personne n’a encore remis en cause la ligne budgétaire de 400 millions d’EUR prévue pour le préfinancement des jeux olympiques Alpes Françaises 2030.

    Alors, des sénateurs de rencontre manifestement opposés à la théorie psychanalytique cherchent à l’exlure du PLFSS. Ils se justifient ainsi dans leur préambule :

    Cet amendement vise à garantir la cohérence scientifique et l’efficience des dépenses de l’assurance maladie.

    Les soins fondés sur la psychanalyse, en particulier lorsqu’ils s’appliquent aux troubles du neuro-développement, aux troubles anxieux ou dépressifs et aux affections psychiatriques chroniques, ne disposent aujourd’hui d’aucune validation scientifique ni d’évaluation positive du service médical rendu par la Haute Autorité de santé. Plusieurs rapports publics ont souligné l’absence de preuves d’efficacité et le caractère inadapté, voire contre-productif, de ces approches, qui sont à différencier de psychothérapies.

    Dans un contexte budgétaire contraint, il est légitime que la solidarité nationale concentre son effort sur les prises en charge dont l’efficacité est démontrée et évaluée. Cet amendement ne remet pas en cause la liberté de choix des patients ni la liberté de pratique des professionnels. Il se borne à mettre fin au financement public de la pratique, quels que soient les dispositifs de financement : Mon Soutien Psy, centres médico-psychologiques, etc.

    En recentrant la dépense d’assurance maladie sur les soins ayant un bénéfice médical avéré, il s’agit de favoriser la diffusion de pratiques thérapeutiques recommandées par la Haute Autorité de santé, notamment les approches comportementales, éducatives et de réhabilitation psychosociale.

  • Pascal Praud règle son compte au nouveau prix Nobel d’économie

    Pascal Praud règle son compte au nouveau prix Nobel d’économie

    Pascal Praud a fait sa rentrée sur la chaîne CNEWS sans trop de surprises et toujours concentré sur ses thème éditoriaux principaux : les médias publics « de gauche », l’insécurité et l’immigration. La désignation récente d’un co-prix Nobel d’économie français, Philippe Aghion, lui a permis de tomber à bras raccourcis sur ce malheureux avec toutes les certitudes que s’autorise un bas-du-front.

    Aghion était non seulement passé sur France Inter, radio « de gauche et wokiste », mais il y avait de plus déclaré qu’il était opposé à l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en France. Que n’avait-il pas dit ! Praud a immédiatement qualifié l’institution Nobel de « bidon » et expliqué qu’il n’avait pas été frappé par la pensée du nouveau prix Nobel qui selon lui ne volait pas vers les cimes.

    Il n’est pas sûr que M. Praud, entre deux matchs de fouteballe, ait pris le temps de lire les écrits de M. Aghion, notamment ceux sur les liens entre innovation et croissance économique. On lui offre ici une occasion de se rattraper car un peu d’innovation dans son émission Café du Commerce serait sans doute bienvenue, bien que nécessitant un investissement intellectuel un peu supérieur à celui ordinairement déployé sur ses plateaux de commères.