Catégorie : Humeurs

  • Mathilde Panot poète

    Mathilde Panot poète

    A l’occasion de sa réponse au discours de politique générale du premier ministre, la présidente du groupe parlementaire de La France Insoumise (LFI), Mathilde Panot, entre deux tirades propalestiniennes dans lesquelles elle accuse M. Lecornu de complicité avec un génocide, a révélé sa culture. Elle a cité Leonard Cohen :

    There is a crack, a crack, in everything
    That’s how the light gets in

    Anthem – Leonard Cohen

    Après avoir traduit le poème en français elle informe son interlocuteur que LFI va agrandir la brèche (the crack) « jusqu’à ce que s’écroule le vieux monde que vous incarnez… car dans chaque brèche il y a la promesse d’un matin. »

    Leonard doit se retourner dans sa tombe devant une telle utilisation de sa poésie. Pardonne-lui Leonard, elle ne sait pas ce qu’elle dit !

  • Fête de la dépense publique

    Fête de la dépense publique

    Depuis les dépenses publiques engagées pour l’organisation des jeux olympiques (JO) à l’été 2024 à Paris, il a été décidé de mettre en place chaque année une « Fête du Sport », autre source de dépense publique.

    La Fête du Sport, c’est le nouveau grand rendez-vous que nous donnons aux Français pour se retrouver chaque année, à la fin de l’été. En 2025, sa première édition sera évidemment l’occasion de fêter le premier anniversaire des Jeux de Paris 2024. Elle viendra clore un été de célébrations de cet événement unique dans la vie de notre Nation, qui nous a offert tant de moments de joie et de partage. En cette période de rentrée, alors que nombreux sont ceux qui reprennent ou débutent une activité, la Fête du Sport viendra célébrer tout ce que le sport et l’activité physique nous apportent au quotidien : le bien-être physique et mental, la confiance en soi, le respect de l’autre, le goût du partage et l’esprit de solidarité.

    Marie Barsacq, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative

    Alors aujourd’hui, dimanche pluvieux à Paris, la rue de Rivoli est intégralement dédiée aux stands des différentes fédérations sportives, censées recruter de nouveaux adhérents. Il y a plus de gendarmes pour contrôler les accès que de visiteurs. Toute la rue est encadrée de barrières devant lesquelles la sécurité fouille les sacs des passants qui veulent pénétrer la zone ou tout simplement traverser la rue de Rivoli.

    Le stand de la fédération française de ski affiche fièrement ses calicots « ALPES FRANCAISES 2030 – Hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver » car malgré la déroute de ses finances publiques la France s’est d’ores et déjà officiellement engagée à cette nouvelle dépense publique que, souhaitons-le, les difficultés financières du pays la pousseront à abandonner. A moins qu’en « taxant Bernard Arnault » le pays ne parvienne à redresser la situation.

    La « Fête » est en principe généralisée dans de nombreuses autres communes de France. Certains responsables politiques ont néanmoins refusé de l’organiser pour protester contre la baisse des crédits alloués au ministère des sports dans le projet de budget de la Nation pour l’année 2026.

    On peut véritablement se demander si le pays n’a rien de mieux à faire en ce moment que d’organiser des « Fêtes du sport » ?

  • Changement de taulier à Matignon

    Changement de taulier à Matignon

    Un nouveau premier ministre en remplace un autre à l’hôtel de Matignon, conséquence de la révocation du gouvernement prononcée hier par un parlement félon.

    Bonne nouvelle : le nouveau venu ressemble fortement à l’auteur Antoine de Saint-Exupéry.

    Peut-être sera-t-il aussi inspiré que le légendaire écrivain-pilote.

    Deuxième fait singulier, et un peu mystérieux, il ne cède pas à cette mode plutôt horripilante apparue depuis plusieurs années des embrassades entre hommes. A la place il pratique un toucher de fronts. On l’a vu ainsi à l’issue de la passation de service avec son prédécesseur remonter la file des ministres « démissionnaires », soit en serrant les mains, soit, pour les ministres dont il est manifestement plus proche, en embrassant les femmes et, pour les hommes, en les touchant du front à droite et à gauche. Le garçon parait discret et sur la réserve. Il n’ira sans doute pas sur les plateaux télévisés de Cyril Hanouna. Encore une qualité.

    Espérons maintenant qu’il saura aussi compter car il va en avoir besoin, surtout des soustractions.

  • Un saint des réseaux dits « sociaux »

    Un saint des réseaux dits « sociaux »

    Le Pape a canonisé aujourd’hui un gamin italien (1991-2006) mort d’une leucémie à 15 ans. Il fut très engagé sa vie durant dans les bonnes œuvres catholiques. Il assurait la promotion de l’Eglise via les réseaux dits « sociaux » dont il était expert au point qu’il était appelé « cyber-apôtre ».

    Comme il est de rigueur en la circonstance, deux miracles lui sont attribués :

    • La guérison en 2010 d’un jeune brésilien atteint d’un cancer du pancréas après que ses parents eurent prié l’impétrant
    • La guérison en 2022 d’une jeune costaricaine qui souffrait d’un traumatisme crânien par suite d’un accident de vélo à Florence et dont la mère fit un pèlerinage sur la tombe du sanctifié

    Le saint a été embaumé et son corps est exposé dans une tombe vitrée à Assise.

    Lire aussi : Un bienheureux pas encore sanctifié

  • A-t-on touché le fond de la bêtise humaine ?

    A-t-on touché le fond de la bêtise humaine ?

    On apprend qu’un « créateur de contenu », nouveau qualificatif pour « influenceur », ancien militaire français gagnant désormais sa vie en se faisant humilier et martyriser, y compris physiquement, en direct sur la plateforme « KICK » est décédé. Ce sont d’autres « créateurs de contenu » qui pratiquaient les sévices et doivent aussi probablement partager la rémunération versée par les abonnés payant sur la plateforme pour visionner ces joyeusetés.

    Mais les tortures sont allées un peu loin ce 18 août et le torturé est… mort en direct. Il semble que le live était déconnecté lorsque le décès a été constaté mais tous les sévices ont bien été suivis en direct durant douze jours par des spectateurs payants. Tout un programme ! On se demande qui est le plus à plaindre, du décédé, des organisateurs ou de leurs spectateurs ? Les premiers résultats d’une autopsie pratiquée sur « l’influenceur » concluent que le décès n’aurait pas « une origine traumatique » mais serait sans doute dû à une faiblesse médicale de cette personne.

    Tous sont des victimes de l’abrutissement général de notre société, des talk-show affligeants tenus sur les médias du groupe Bolloré aux photos et messages de Nabilla suivis par 9,5 millions de personnes sur Instagram, de l’héroïsation des fouteballeurs aux débats de « Café du Commerce » échangés à l’assemblée nationale, tout tire la société vers le bas, la facilité, la déresponsabilisation et l’éloigne de l’intelligence. Un petit clic sur KICK permettra assez facilement de se rendre compte que cette plateforme ne va pas pousser nos enfants à lire Raymond Aron pour comprendre le monde.

    Devant l’inanité d’un tel spectacle notre monde libéral est pris à son propre piège. Le sens de la liberté qui le guide voudrait que l’on ne régule pas ce genre d’émissions, insultes à la raison, en pariant sur leur élimination naturelle par l’émergence de séquences plus intelligentes, en une sorte de darwinisme cathodique. Ce n’est hélas plus le cas : Nabilla en roue libre tangente les 10 millions de followers mais il a fallu de ne pas renouveler le contrat public d’attribution de la fréquence de télévision numérique terrestre (TNT) pour faire disparaître, temporairement, le clownesque Cyril Hanouna du paysage télévisuel français (PAF) dans l’émission duquel défilaient Nabilla et aussi… le monde politique ! Hanouna doit renaître de ses cendres dès la rentrée sur une autre chaîne où il devrait poursuivre son œuvre d’insalubrité publique. On ne va pas mettre Hanouna en prison pour l’empêcher de sévir, en revanche les « créateurs de contenu » qui ont torturé leur victime risquent les foudres de la justice ce qui ne semble pas le cas pour les spectateurs.

    C’est LE dilemme de notre société : comment trouver les voies et moyens pour que l’intelligence puisse stopper d’elle-même la progression de la bêtise sur les écrans ? Comment faire pour que des suiveurs de plateformes abrutissantes privilégient la lecture de Raymond Aron au visionnage d’émissions dégradantes ? Jusqu’ici on n’a pas trouvé de solution viable si ce n’est d’appliquer les méthodes de contrôle des médias russe ou chinoise, ce qui n’est pas encore à l’ordre du jour.

    Durant les « trente glorieuses », les années 1945-1975, la France était sur la voie de la croissance, non seulement économique mais aussi celle de l’intelligence collective. Le mouvement s’inverse depuis les années 2000, le pays et sa population se rabougrissent dans l’impuissance générale. Peut-être est-ce le cycle de vie naturel d’une nation, hélas !

  • Une attitude nonchalante du président français

    Une attitude nonchalante du président français

    Avez-vous remarque l’attitude souvent nonchalante du président français sur les photos officielles ? Il a en effet régulièrement une main dans la poche comme sur ce cliché pris à l’issue des négociations tenues aujourd’hui à Washington entre les Etats-Unis d’Amérique, l’Ukraine et l’Europe pour essayer de mettre fin à la guerre d’Ukraine déclenchée par l’invasion russe de ce pays en février 2022.

    Ce n’est pas la première fois qu’il affiche cette attitude et il est étonnant que les (trop) nombreux « communicants » dont il est entouré ne lui aient pas rappelé cette notion élémentaire de bonne éducation qui veut que, par respect pour ses interlocuteurs, on ne mette pas ses mains dans les poches devant eux.

    Ou peut-être lui ont-ils fait remarquer mais qu’il a décidé de n’en faire qu’à sa tête pour marquer ainsi sa singularité ? Si tel est le cas, il est regrettable que ce soit fait au détriment de la réputation du pays et de ses habitants. On a déjà vu le représentant de l’Albanie se montrer en costume sombre-baskets blanches à un sommet de l’OTAN le mois dernier. Voici maintenant le président français qui néglige les règles de savoir-vivre.

    Bienvenue dans le nouveau monde !

    Lire aussi : La mode des baskets blanches envahit tout

  • Du bling-bling à la Maison Blanche

    Du bling-bling à la Maison Blanche

    On savait le président américain Trump amateur de décoration bling-bling et l’aménagement de son appartement new-yorkais dans la « Trump Tower » montré à l’occasion de sa campagne électorale présidentielle 2016 avait confirmé son goût pour les choses plutôt dorées et chargées.

    Lors de son premier mandat 2017-2020 il n’avait pas fait significativement modifier l’apparence du bureau ovale de la Maison Blanche. A l’occasion de son nouveau mandat 2025-2028 il s’est lâché et on se croirait désormais dans une « Trump Tower » ou dans un showroom d’ameublement clinquant.

    On voit sur ces deux photos l’ajout de breloques dorées un peu partout. Des coupes dorées sont désormais posées sur la cheminée. On ne sait pas bien ce qu’elles représentent, peut-être des trophées sportifs ? Des dorures ont également été ajoutées sur la façade de la cheminée et sur le mur. Les tables en acajou simple de chaque côté des fauteuils et celles sur lesquelles sont posés deux bustes ont été remplacées par des tables beaucoup plus voyantes avec bordures dorées et, pour celles supportant les bustes, des pieds également dorés représentant l’aigle américain ailes déployées. Plus incongru, la table située devant les fauteuils est désormais marquée d’un grand cercle doré, représentant sans doute le logo de la présidence, sur lequel est posé une maquette de Boeing 747, modèle d’avion désormais ancien mais que la Maison Blanche continue d’utiliser pour déplacer son président dans le fameux « Air Force One ». Curieusement la maquette n’est même pas décorée du bleu ciel qui est la robe de l’avion présidentiel. On ne sait pas encore bien à quoi correspond cette maquette.

    Les goûts du président sont du genre clinquant, et il entend le montrer au monde ! C’est un mauvais goût décomplexé mais après tout son rejet de l’élite W.A.S.P. washingtonienne était un élément fondateur de son programme électoral. Il en met en place les symboles dans son bureau ce qui devrait satisfaire son électorat et symbolise finalement assez bien sa méthode politique faite de coups médiatiques et d’outrances verbales. On est bien loin des habitudes policées des diplômés d’Harvard, passant leurs vacances à Martha’s Vineyard, qui ont gouverné jusqu’ici. On passe de l’acajou aux dorures, il n’est pas dit que ces pratiques soient moins efficaces dans le monde d’aujourd’hui. Si cela ne plait pas il ne fallait pas voter pour lui !

    Lire aussi : Un dirigeant balourd

  • La mode des baskets blanches envahit tout

    La mode des baskets blanches envahit tout

    Avez-vous remarqué comme la mode des baskets blanches envahit petit-à-petit notre environnement ? Sur les plateaux télévisés on ne voit le plus souvent que le buste des journalistes mais parfois ils se lèvent et on les voit alors souvent montrer un jean et des baskets blanches portés sous leur veste bien coupée. Parfois même certains de ceux qui effectuent des prestations debout face aux caméras affichent un costume bleu marine élégant et… une paire de baskets blanches. Dans la rue, le port de la basket, ou de la tennis, blanche est de rigueur pour des millions de citoyens.

    Mais quelle ne fut pas notre surprise de découvrir sur la photo finale du dernier sommet de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) un barbu jovial en costume et baskets blanches !

    Après une rapide recherche sur l’Internet on découvre qu’il s’agit d’Edi Rama le premier ministre albanais dont le pays, ancienne possession ottomane, est membre de l’OTAN et candidat à l’entrée dans l’Union européenne. On ne sait pas si l’intégration de l’Albanie sera bénéfique pour l’Union européenne mais ce qui est sûr c’est que ce malotru a trouvé la solution pour se faire remarquer.

  • Chauds les déficits

    Chauds les déficits

    Il fait chaud en France, canicule, réchauffement climatique et tout le tra-la-la. Les chaines d’information en continu passent à l’infini des interviews de Mme. Michu confirmant qu’il « fait chaud » et les conseils aux seniors de bien s’hydrater. Les partis politiques rivalisent de critiques contre le gouvernement rendu presque responsable de cette vague de chaleur et d’idées novatrices pour dépenser l’argent des contribuables afin de lutter contre le réchauffement.

    Le Rassemblement National (RN) annonce un « plan climatisation » de 40 milliards d’euros, La France Insoumise (LFI) propose de bloquer le prix de l’eau et d’instaurer un « congé climatique », le gouvernement parle de « quasi-gratuité des climatisations ». Un problème, une dépense annoncée et pas d’économie équivalente proposée pour compenser cette nouvelle dépense. C’est l’illustration jusqu’à l’absurde de la perte de contrôle des dépenses publiques au sein d’un pays qui est mal géré. Et n’oublions pas le financement des jeux olympiques programmés pour 2030 dans les Alpes françaises, les revendications des contrôleurs aériens, des professions de santé, des forces de sécurité, des chauffeurs de taxis, des débits de tabac, des écoles, des armées, des retraités, etc. etc.

    La perte totale du sens de l’intérêt général dans la gestion des deniers publics, par essence limités, pose un sérieux problème à notre pays qui descend doucement les marches de la décadence financière qui aboutit immanquablement au rabougrissement politique. Le pire est à craindre.

  • Sémantique guerrière, toujours

    Sémantique guerrière, toujours

    On ne dit plus une guerre « préventive » mais on parle maintenant de guerre « préemptive ». Là on touche vraiment à la querelle de mots pour noyer le gogo.

    Dans les deux cas il s’agit de lancer une guerre pour éviter un évènement qui ne s’est pas encore produit et dont on veut justement éviter qu’il ne se produise. Le « préemptif » concerne surtout le champ juridique ou fiscal. Lors d’une transaction immobilière par exemple l’Etat peut « préempter » le bien vendu et se substituer à l’acheteur dans certaines conditions.

    Lorsqu’il s’agit de guerre, la logique suivie est d’attaquer le premier pour éviter d’être attaqué soi-même. D’après les « spécialistes » de plateaux télévisés il semble que si l’attaque redoutée est vraiment imminente et documentée le droit international serait plus conciliant avec l’attaque « préemptive » que la guerre « préventive » qui est, elle, se réfèrerait à une menace plus générale et moins précise.

    Dans tous les cas on se fait plaisir en jouant sur les mots dans les enceintes médiatiques. Dans les deux cas on lance une guerre le premier, on plonge dans l’incertitude et advienne que pourra ! Les exemples récents de guerres « préventives » ou « préemptives » menées par l’Occident n’ont pas été couronnées de succès et l’après-guerre a réservé de très mauvaises surprises.

  • Sémantique guerrière

    Sémantique guerrière

    On ne dit plus « mener une attaque militaire contre un pays tiers en violation du droit international » mais on assène « mener une guerre existentielle ». C’est grosso-modo le même concept mais la deuxième formulation est moins culpabilisante pour l’attaquant.

  • Dans les allées arborées du XVIe arrondissement parisien

    Dans les allées arborées du XVIe arrondissement parisien

    Avenue Raphaël, séparée de la Muette par un agréable parc ombragé, les hôtels particuliers d’ambassades de pays improbables (République islamique d’Afghanistan, République du Surinam…) succèdent aux immeubles cossus de la bourgeoisie parisienne. Tous les bâtiments sont en retrait par rapport à la rue dont ils sont séparés par de larges trottoirs végétalisés sur lesquels cohabitent des rubans bitumés, l’un dédié aux « mobilités douces », l’autre aux piétons. Tout le monde a largement la place de circuler.

    Les bonnes philippines surveillent des enfants blondinets qui s’amusent sur les équipements urbains de jeux installés dans la verdure. Des jeunes filles font leur jogging en baskets Dior avant de rejoindre leurs amis pour un brunch avenue Mozart. Les arbres étendent leurs branches centenaires sur l’ensemble, lui donnant un caractère éternel et apaisé.

    Des immeubles modernes cassent un peu le style haussmannien qui reste majoritaire. Non seulement le trottoir est immense, mais les bâtiments ont aussi leurs propres espaces verts derrière des grilles en fer forgé. Tous, les anciens comme le plus récents, présentent une entrée de service sur le côté pour les fournisseurs ou le personnel de maison. Alors que les halls principaux d’entrée sont vastes et lumineux, généralement revêtus de marbre, les entrées de service sont étroites et modestes, donnant probablement sur des escaliers dédiés, eux-aussi « de service ».

    Les traditions perdurent : dans les immeubles haussmanniens comme dans ceux construits il y a 20 ans, on prend soin de ne pas mélanger les torchons et les serviettes.

  • Des hommes et des bijoux

    Des hommes et des bijoux

    Dans les dîners en ville et sur les plateaux médiatiques de plus en plus d’hommes affichent des bracelets multicolores et multiples à un ou deux poignets, généralement en tissu ou en cuir. Ici, un candidat conservateur à l’élection présidentielle de 2027, Edouard Philippe, porte de tels bracelets à son bras droit, avec même l’un d’entre eux qui a glissé dans son poignet de chemise. Ce politicien encore relativement jeune, 54 ans, cède à cette nouvelle mode masculine, peut-être par conviction, sans doute pour séduire une clientèle électorale. A moins que ce ne soit à la demande de son épouse et de ses enfants ?

    Lorsque l’occasion s’est présentée il nous est arrivé de demander aux intéressés si ces nouveaux bijoux avaient une signification particulière. La réponse est généralement vague faisant juste référence à l’esthétique. Dans des temps anciens des hommes portaient des gourmettes, plus lourdes et précieuses. La mode change, et cette nouvelle tendance a au moins le mérite d’être moins clinquante.

  • Un jour de tristesse pour l’intelligence

    Un jour de tristesse pour l’intelligence

    A l’occasion de la victoire d’un club de fouteballe français dans une compétition internationale la France a fêté l’évènement comme l’armistice de la guerre de 1914-1918 : déchaînement de joie par des centaines de milliers de supporters dans de nombreuses villes, descente des Champs-Elysées par les héros de la baballe reçus ensuite à l’Elysée sous les ors de la République, émissions spéciales des chaînes de télévision des heures durant, des millions de téléspectateurs abimés devant leurs écrans, bref, la France entière s’est mise entre parenthèses, plus rien n’a existé durant trois jours. Oubliée le retour de l’âge légal de la retraite à 60 ans, envolés les déficits abyssaux des finances publiques, passé sous silence l’endettement colossal du pays nécessaire pour financer son fonctionnement ou la guerre d’Ukraine faisant rage pas si loin de Paris, discussions enflammées dans les dîners en ville… le fouteballe était le centre du monde de la vie des Français pour cette courte période.

    Des dizaines de milliers de maillots aux couleurs de l’équipe française ont été vendus à 149,99 EUR l’unité.

    Boutique du PSG (05/2025)

    Des hectolitres de bières ont été ingérés, des milliers de supporters se sont payé le déplacement en Allemagne où se déroulait la compétition, tous ont braillé, hurlé, éructé à la gloire de leurs fouteballeurs sous une tour Eiffel illuminée aux couleurs de l’équipe gagnante.

    Et bien entendu, des délinquants ont profité de cette liesse populaire pour saccager tout ce qu’ils pouvaient. Le bilan de deux nuits d’émeute est édifiant : deux morts, des dizaines de policiers blessés, du mobilier urbain et des voitures incendiées, des magasins pillés, des rues dévastées, des centaines d’arrestations d’émeutiers. Comme c’est devenu la règle dans ces émeutes urbaines quelques drapeaux algériens et palestiniens sont venus apporter un peu de couleurs à l’ensemble.

    Cette compétition a une nouvelle fois démontré combien le fouteballe déclenche un consternant abrutissement des populations. Les neurones des citoyens se déconnectent dès que le ballon rond roule sur le gazon entre les mollets musclés et tatoués de joueurs surpayés. Même le président de la République a oublié sa brillante intelligence en signant un consternant message de félicitations commençant par « Champion mon frère ! ».

    Victoire du PSG, message d’Emmanuel Macron sur « X »

    Ce 31 mai, un jour de tristesse pour la pensée, un drame de la bêtise !

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  • L’illusion d’une écologie sans contrainte

    L’illusion d’une écologie sans contrainte

    Le monde politique français est en train de démonter les aspects écologiques de lois qu’il avait lui-même votées avec une mise en œuvre éloignée du moment du vote. A mesure que se rapprochent les échéances d’application de ces aspects on commence à réaliser qu’ils sont potentiellement contraignants et qu’ils vont donc obliger certaines corporations et même des citoyens à modifier leurs habitudes. Bien entendu ceux-ci se lèvent contre ces nouvelles obligations dont le respect entraînerait des coûts supplémentaires, ou, dans certains cas, seulement des modifications de leurs modes de vie. Bien évidemment, la situation « des plus précaires » est mise en avant pour contester la justification de ces mesures « d’écologie punitive ». Alors chacun utilise ses capacités de nuisance pour faire reculer le gouvernement et le parlement français est en train de démonter ce qu’il avait mis en place.

    On se souvient de la révolte dite des « bonnets rouge » en Bretagne en 2013 qui avait réussi à faire abroger le principe d’une « écotaxe », votée en 2008 dans le cadre d’un énième « Grenelle », celui de l’environnement. L’application de cette taxe avait été repoussée à plusieurs reprises avant d’être définitivement annulée devant la violence des agriculteurs et transporteurs bretons, largement soutenus par les autres régions.

    Aujourd’hui, dix ans plus tard, les élus sont en train d’abroger les ZFE (zones à faible émission) consistant à interdire les véhicules les plus polluants dans les centres de certaines villes, ou de réintroduire l’usage de certains pesticides dans l’agriculture. Une candidate aux élections municipales de Paris en 2026 (Rachida Dati) a annoncé qu’elle voulait rétablir la circulation automobile sur les voies sur berge transformées en espaces piétonniers depuis les années 2010. Et il en est de même pour toute une série de mesures législatives ou réglementaires de nature écologique.

    Ces revirements marquent le manque de constance de parlementaires qui votent des lois le lundi, s’aperçoivent le mercredi qu’elles vont provoquer du mécontentement chez certains de leurs électeurs à forte capacité de nuisance, puis votent leur abrogation le vendredi. Comme souvent en France, les intérêts particuliers priment sur l’intérêt général, un concept qui a à peu près disparu de la pensée des citoyens et de leurs représentants.

    Surtout, ils font définitivement tomber la fiction qu’évoluer vers une société plus écologique pourrait se faire sans contrainte. C’est le mensonge qui a été vendu par la politique : « non à l’écologie punitive, vous allez pouvoir continuer à vivre comme avant, rien ne changera et nous allons quand même sauver la planère. » Au pied du mur la France s’aperçoit que ce n’est tout simplement pas possible. Pour le moment on privilégie la facilité plutôt que l’effort. C’est un peu la même histoire avec les déficits des finances publiques…

  • 4ème enquête annuelle sur les atteintes sexistes et sexuelles au sein de la communauté étudiante de l’École polytechnique

    4ème enquête annuelle sur les atteintes sexistes et sexuelles au sein de la communauté étudiante de l’École polytechnique

    L’école polytechnique publie pour la quatrième année consécutive un curieux document au sujet des HDVS (situations de harcèlement, de discriminations et de violences à caractère sexuel ou sexiste). Un questionnaire a été envoyé à 3 167 élèves. 2 068 réponses partielles et 1 520 réponses complètes ont été reçues, ce qui fait un total de 3 588 réponses, soit plus que le nombre de questionnaires… Sans doute certains questionnaires ont circulé auprès de plusieurs élèves. Les réponses ont été apportées à 25% par des femmes, 74% par des hommes et 1% par des non-binaires.

    Il y a eu 1 039 HDVS déclarées (contre 788 en 2023) dont 16 viols (contre 24 en 2023). La surprise vient du fait que 54% des personnes déclarant avoir fait l’objet d’atteintes sexuelles en 2024 sont des hommes et que 70% des auteurs désignés sont des hommes. Si l’on compte correctement : 562 hommes ont donc été agressés de façon « sexuelle ou sexiste » et, en moyenne, 70% de leurs agresseurs seraient des hommes, les 30% restant se répartissant entre femmes et non-binaires.

    On ne sait pas bien ce que recouvrent les « atteintes » à caractère sexiste ou sexuel ? Des insultes, de l’ironie, des frôlements, des attouchements ? On n’apprend guère plus sur la réalité et la gravité de ces incidents. On croyait les élèves de cette école militaire, de jeunes adultes, plus préoccupés par les algorithmes et le drapeau de la République que par la gaudriole. Espérons qu’en cas de nécessité ils se montreront plus aptes à repousser les envahisseurs qu’ils ne le sont aujourd’hui pour éconduire leurs agresseurs « sexistes ou sexuels »

    On reste quand même un peu étonné par la transparence donnée à cet exercice d’autoflagellation, surtout venant d’une institution militaire, et dubitatifs sur sa nécessité.

  • Etc. etc.

    Etc. etc.

    Un nouveau tic verbal compulsif (TVC) envahit les plateaux télévisés et les dîners en ville. La locution « Et cetera », généralement doublée ou triplée en « Et cetera, Et cetera, Et cetera » à la fin de nombreuses phrases. Là encore le TVC vient combler une faiblesse de vocabulaire du locuteur ou un manque de temps pour exprimer la complétude de sa pensée. Alors il ajoute un « Et cetera, Et cetera » et passe à l’idée suivante. Cela devient très compulsif !

  • Le fouteballe décérébrant a encore sévi

    Le fouteballe décérébrant a encore sévi

    A la suite de la victoire d’un club français de fouteballe dans une compétition de pousseurs de baballe, leurs supporters se sont déchainés le 7 mai au soir dernier pour dévaster tout ce qu’ils pouvaient casser à Paris et s’en prendre aux forces de l’ordre malgré la mise en place d’un dispositif sécuritaire important. Une voiture a foncé dans la foule dans des circonstances troubles, il y a des blessés, 40 arrestations, des feux d’artifice utilisés contre la police.

    Bref, cela devient un rituel post-match de fouteballe, que la France, ou un club français, gagne ou perde, les gangs de délinquant cassent.

  • Changement de boss au Vatican

    Changement de boss au Vatican

    Le nouveau boss du Vatican nommé aujourd’hui, juste avant les journaux télévisés de 20h, a choisi comme nom de scène le prénom de Trotski ce qui en fera à coup sûr un pape « progressiste » !

  • Les pronostics de « Valeurs Actuelles »

    Les pronostics de « Valeurs Actuelles »

    La magazine « Valeurs Actuelles » affiche en couverture le portrait du déplorable trublion Cyril Hanouna en en faisant un candidat pour les élections présidentielles de 2027. Ce serait une situation intéressante si elle était confirmée, prometteuse d’une campagne électorale encore plus affligeante que d’habitude.

    L’intéressé a démenti tout idée de candidature en 2027 comme pour les campagnes suivantes. « Valeurs Actuelles », habitué des unes tonitruantes va sans doute devoir fiabiliser ses sources d’information !