A l’occasion d’un match de fouteballe entre les équipes nationales de la France et du Sénégal dans le cadre de la coupe du monde de ce sport de ballon qui se déroule en Amérique du Nord, le président du parlement sénégalais, Ousmane Sonko, déclare :
Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique.
Il fait sans doute allusion aux origines africaines de nombre de joueurs français mais il est assez ironique que ce soit un dirigeant sénégalais qui souligne ce fait politiquement « incorrect » que l’on entend généralement plutôt dans la bouche des tenants français de la réduction des flux migratoires que de celles de dirigeants du continent africain.
Ousmane Sonko était candidat à l’élection présidentielle de 2024 contre l’ancien président Macky Sall mais fut finalement empêché de se présenter après avoir été déclaré inéligible. C’est l’un de ses poulains, M. Bassirou Diomaye Faye, qui fut élu président et qui nomma premier ministre… M. Sonko. Sorti par la porte ce dernier est revenu par la fenêtre avant de se fâcher avec M. Faye, de démissionner puis de se faire élire président du parlement, place depuis laquelle il a commis cette sortie fouteballistique qui va sans doute rester dans les annales sportives et politiques.
Le match France-Sénégal de ce jour a été gagné 3-1 par l’équipe française.
A l’issue de la victoire d’un club de fouteballe français dans on ne sait plus quelle compétition internationale de ballon samedi 30 mai, des loubards se sont déchainés dans la nuit pour attaquer les forces de l’ordre et casser tout ce qu’il pouvait, avec un intérêt particulier pour le mobilier urbain public, mais aussi des voitures, des vélos, des halls d’immeubles et, bien sûr, le pillage de magasins dévastés par des colonnes de fourmis repartant chargées de cartons de produits volés, avec une préférence pour les boutiques de baskets de marque. Les pilleurs ont généralement la même apparence : casquette portée à l’envers, T-shirt et écharpe du PSG (le club gagnant) ou torse nu, jeans-baskets (le plus souvent blanches). La ville de Paris a connu le plus grave de ces émeutes qui se sont étendues aussi à certaines villes de province. Le match de ballon n’avait même pas lieu en France mais en Hongrie où a priori la population est restée calme.
Malgré les milliers de policiers et de pompiers mobilisés, il y eut deux morts par accidents provoqués par ces troubles, des dizaines de blessés, des centaines d’interpellations et, surtout, les images désastreuses des villes concernées au lendemain de ces émeutes diffusées à profusion sur les réseaux dits « sociaux » par les auteurs eux-mêmes qui adorent se filmer au cœur de leurs exploits et par les autres participants à ces explosions de « joie » qu’ils ont vécues un téléphone greffé à la main afin de marquer pour l’éternité ces moments conviviaux d’allégresse populaire…
Au petit matin les Champs Elysées et rues alentour étaient jonchées de cadavres de voitures et de cycles brûlés, d’abribus ravagés, de bris de verre de vitrines dévastées, de canettes de bière et autres joyeusetés qui ont alimenté la nuit de ces sauvageons. Dès la fin de ces manifestations d’enthousiasme, les services municipaux de la ville ont commencé à nettoyer les rues pour tenter de cacher la misère de ces dévastations. Bien entendu, les conséquences financières de ces errements sont payées par les contribuables et non point par les coupables ni même les clubs de fouteballe qui sont quand même à l’origine de ces débordements, et qui, dans le cas du PSG, ne manquent pas de moyens.
Notons que les maillots du PSG étaient à vendre dès le lendemain de la victoire pour des prix compris entre 109,99 et 159,99 EUR. A priori la boutique officielle du PSG sur les Champs Elysées n’a pas été pillée mais bien dévalisée puisque lesdits maillots (immettables par toute personne normalement constituée) étaient affichés épuisés quelques heures seulement après leur mise en vente. Voilà qui rassure sur le pouvoir d’achat des impétrants. Pour les économiquement plus faibles, une collection de casquettes (à porter à l’envers), d’écharpes ou de T-shirts était également disponible pour des prix plus modiques mais, curieusement, ces produits sont restés disponibles en stock.
On ne sait pas vraiment quoi faire devant le déchainement de violence et de beaufitude qui est maintenant habituel après chaque évènement de fouteballe, que des équipes françaises gagnent ou perdent, sinon compter les blessés, parfois les morts, et payer pour la remise en état. Peut-être une solution, qui n’a jamais été tentée, serait de laisser les lieux en l’état afin que les citoyens se rendent vraiment compte de l’état d’abrutissement général dans lequel le fouteballe plonge la population afin, peut-être, d’espérer que les générations futures évoluent en la matière ? Cela vaudrait la peine d’essayer. Le prochain championnat du monde de foute qui doit démarrer dans les jours à venir en Amérique du Nord offrira certainement des occasions de tenter d’appliquer cette méthode.
Ces dernières semaines les clubs de fouteballe français s’illustrent par la bêtise et la violence de leurs supporters avinés. Hier soir en plein Paris des brutes niçoises venues assister à un match de leur équipe ce soir au stade de France ont saccagé un restaurant et attaqué les clients qui s’y trouvaient, bilan : six blessés dont un grave, une soixantaine d’arrestations et des dégâts matériels. Il y a deux semaines c’étaient des « supporteurs » d’un club parisien qui se sont battus et ont saccagé leur environnement à la suite de la qualification de leur club pour on ne sait plus quelle compétition internationale, bilan : une quinzaine de blessés, une centaine d’arrestations et, toujours, des dégâts matériels sur la voie publique dont le coût de remise en état est payé par les contribuables.
Les exemples de ce style sont, hélas, légion, avec une mention spéciale pour les matchs opposant entre elles les équipes des anciennes colonies françaises. Même si les matchs se déroulent dans ces pays, les supporteurs des équipes, nombreux en France pour des raisons historiques, se livrent à des bagarres, à des destructions et des envahissements de rues parisiennes alors que les matchs se déroulent dans leurs pays d’origine. Il y même eu un mort et plusieurs centaines de blessés en France pendant le déroulement de la dernière coupe d’Afrique des nations qui avait lieu bien entendu… en Afrique.
Ces débordements accompagnent l’ensauvagement de nos sociétés que l’on constate dans bien d’autres domaines que le sport mais personne n’est encore arrivé à expliquer comment le simple spectacle de joueurs tapant dans des ballons sur une pelouse peut ainsi déconnecter les neurones de leurs supporteurs au point de les transformer en bêtes sauvages sans foi ni loi. Est-ce un effet de l’alcool, de leurs situations sociales, de leur niveau d’éducation ? On ne sait pas, on constate d’ailleurs régulièrement que les voyous qui sont arrêtés et présentés en comparution immédiate devant un juge s’avèrent des cadres de sociétés, employés avec un contrat à durée indéterminée, mariés avec enfants, bref, des gens que l’on ne s’attend pas forcément à voir tout casser dans les rues.
Il y a véritablement un mystère non élucidé concernant l’abrutissement des masses déclenché par les sports de ballon, et plus particulièrement le ballon rond de fouteballe. Ce n’est pas le plus grave que le pays ait à affronter en ce moment mais il conviendrait d’investir le sujet aux niveaux politique et sociologique pour tenter de réduire les importantes nuisances sur la société dont ce sport est à l’origine.
Depuis les dépenses publiques engagées pour l’organisation des jeux olympiques (JO) à l’été 2024 à Paris, il a été décidé de mettre en place chaque année une « Fête du Sport », autre source de dépense publique.
La Fête du Sport, c’est le nouveau grand rendez-vous que nous donnons aux Français pour se retrouver chaque année, à la fin de l’été. En 2025, sa première édition sera évidemment l’occasion de fêter le premier anniversaire des Jeux de Paris 2024. Elle viendra clore un été de célébrations de cet événement unique dans la vie de notre Nation, qui nous a offert tant de moments de joie et de partage. En cette période de rentrée, alors que nombreux sont ceux qui reprennent ou débutent une activité, la Fête du Sport viendra célébrer tout ce que le sport et l’activité physique nous apportent au quotidien : le bien-être physique et mental, la confiance en soi, le respect de l’autre, le goût du partage et l’esprit de solidarité.
Alors aujourd’hui, dimanche pluvieux à Paris, la rue de Rivoli est intégralement dédiée aux stands des différentes fédérations sportives, censées recruter de nouveaux adhérents. Il y a plus de gendarmes pour contrôler les accès que de visiteurs. Toute la rue est encadrée de barrières devant lesquelles la sécurité fouille les sacs des passants qui veulent pénétrer la zone ou tout simplement traverser la rue de Rivoli.
Le stand de la fédération française de ski affiche fièrement ses calicots « ALPES FRANCAISES 2030 – Hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver » car malgré la déroute de ses finances publiques la France s’est d’ores et déjà officiellement engagée à cette nouvelle dépense publique que, souhaitons-le, les difficultés financières du pays la pousseront à abandonner. A moins qu’en « taxant Bernard Arnault » le pays ne parvienne à redresser la situation.
La « Fête » est en principe généralisée dans de nombreuses autres communes de France. Certains responsables politiques ont néanmoins refusé de l’organiser pour protester contre la baisse des crédits alloués au ministère des sports dans le projet de budget de la Nation pour l’année 2026.
On peut véritablement se demander si le pays n’a rien de mieux à faire en ce moment que d’organiser des « Fêtes du sport » ?
A l’occasion de la victoire d’un club de fouteballe français dans une compétition internationale la France a fêté l’évènement comme l’armistice de la guerre de 1914-1918 : déchaînement de joie par des centaines de milliers de supporters dans de nombreuses villes, descente des Champs-Elysées par les héros de la baballe reçus ensuite à l’Elysée sous les ors de la République, émissions spéciales des chaînes de télévision des heures durant, des millions de téléspectateurs abimés devant leurs écrans, bref, la France entière s’est mise entre parenthèses, plus rien n’a existé durant trois jours. Oubliée le retour de l’âge légal de la retraite à 60 ans, envolés les déficits abyssaux des finances publiques, passé sous silence l’endettement colossal du pays nécessaire pour financer son fonctionnement ou la guerre d’Ukraine faisant rage pas si loin de Paris, discussions enflammées dans les dîners en ville… le fouteballe était le centre du monde de la vie des Français pour cette courte période.
Des dizaines de milliers de maillots aux couleurs de l’équipe française ont été vendus à 149,99 EUR l’unité.
Boutique du PSG (05/2025)
Des hectolitres de bières ont été ingérés, des milliers de supporters se sont payé le déplacement en Allemagne où se déroulait la compétition, tous ont braillé, hurlé, éructé à la gloire de leurs fouteballeurs sous une tour Eiffel illuminée aux couleurs de l’équipe gagnante.
Et bien entendu, des délinquants ont profité de cette liesse populaire pour saccager tout ce qu’ils pouvaient. Le bilan de deux nuits d’émeute est édifiant : deux morts, des dizaines de policiers blessés, du mobilier urbain et des voitures incendiées, des magasins pillés, des rues dévastées, des centaines d’arrestations d’émeutiers. Comme c’est devenu la règle dans ces émeutes urbaines quelques drapeaux algériens et palestiniens sont venus apporter un peu de couleurs à l’ensemble.
Cette compétition a une nouvelle fois démontré combien le fouteballe déclenche un consternant abrutissement des populations. Les neurones des citoyens se déconnectent dès que le ballon rond roule sur le gazon entre les mollets musclés et tatoués de joueurs surpayés. Même le président de la République a oublié sa brillante intelligence en signant un consternant message de félicitations commençant par « Champion mon frère ! ».
Victoire du PSG, message d’Emmanuel Macron sur « X »
Ce 31 mai, un jour de tristesse pour la pensée, un drame de la bêtise !
A la suite de la victoire d’un club français de fouteballe dans une compétition de pousseurs de baballe, leurs supporters se sont déchainés le 7 mai au soir dernier pour dévaster tout ce qu’ils pouvaient casser à Paris et s’en prendre aux forces de l’ordre malgré la mise en place d’un dispositif sécuritaire important. Une voiture a foncé dans la foule dans des circonstances troubles, il y a des blessés, 40 arrestations, des feux d’artifice utilisés contre la police.
Bref, cela devient un rituel post-match de fouteballe, que la France, ou un club français, gagne ou perde, les gangs de délinquant cassent.
Enfin une bonne nouvelle dans le chaos politique encours à Paris du fait de la cohabitation houleuse menée par des minorités irresponsables : les garanties financières de plus de 500 millions d’euros que l’Etat français doit délivrer à l’organisation mafieuse suisse du Comité international olympique (CIO) pour valider l’organisation des jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises pourraient ne pas pouvoir être octroyées si le budget de l’Etat n’était pas approuvé, hypothèse qui n’est pas complètement à exclure. Si l’on se retrouvait dans une telle situation, on peut faire confiance à la créativité française sans limite pour dépenser quand même en contournant le parlement puisque personne n’ose poser la question de savoir s’il est vraiment prioritaire pour la République de se lancer dans de telles nouvelles dépenses somptuaires alors que celles des JO PARIS-2024 sont à peine clôturées.
Avec une constance qui force l’admiration la République poursuit l’engagement de dépenses somptuaires non prioritaires malgré la situation déplorable de ses finances publiques. A peine la page des jeux olympiques (JO) d’été organisés en France refermée, avec ses dépenses publiques conséquentes, celle des JO d’hiver 2030 dans les Alpes s’est ouverte. Entre deux on a récemment appris que les restaurateurs et bistrots parisiens qui ont été gênés cet été par les zones protégées installées pour les spectateurs demandent des indemnisations à l’Etat, donc aux contribuables. Et cela vient après les multiples compensations déjà octroyées cette année à de nombreuses corporations et salariés pour prendre en compte une baisse d’activités pour certains, ou une hausse du travail pour d’autres. On se souvient du psychodrame mené par les bouquinistes des quais de Seine à qui on a d’abord demandé de démonter leurs boites le temps des jeux, avant finalement de les autoriser à les maintenir par suite du déclenchement d’une polémique au « Café de Flore » et devant les tribunaux.
La candidature des Alpes françaises pour les JO d’hiver 2030 a été présentée et acceptée par le comité olympique international (CIO, organisation mafieuse installée à Lausanne en Suisse) sous réserve de ses habituelles exigences : exonération fiscale totale de ses activités commerciales et garantie financière en cas d’annulation ou de non atteinte des objectifs d’activité. Pour ce faire une loi est nécessaire et elle est en train d’être élaborée. Ces garanties présentent assez peu de risques de devoir être mises en œuvre, sauf si ces JO étaient annulés, en revanche, les exonérations fiscales délivrées sont non-seulement injustes et injustifiées, mais représentent un abandon de recettes très significatif pour l’Etat. Ces décisions financières inappropriées vont une nouvelle fois dans le sens de la facilité : il suffit de dépenser. L’incapacité congénitale du pays à prioriser ses dépenses publiques est sans limite. N’aurait-il pas été opportun d’expliquer aux citoyens-contribuables que le moment est venu pour un peu de sobriété budgétaire ?
Dans les dîners en ville la réaction générale est que « les Français ont été heureux cet été avec les JO à Paris », qu’il ne faut pas avoir « une vision comptable » des choses et que les dépenses afférentes étaient donc justifiées ; alors en avant pour les JO 2030 dans les Alpes. C’est le syndrome français, comme les enfants on veut tout en même temps, sans devoir choisir ni renoncer à rien. Les mêmes convives qui la phrase d’après se lamentent sur les inégalités dans le pays ne songent pas une seconde qu’on aurait pu affecter les dépenses des JO à réduire certaines de ces inégalités, ou à commencer à rembourser les dettes abyssales que nous laissons à nos enfants. Non, dépensons toujours plus, le contribuable paiera ! Il y aura sans doute un jour des limites à cet exercice, hélas…
A l’occasion de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques PARIS-2024 ce 26 juillet, les Français ont vu défiler leurs impôts sur la Seine malgré la pluie battante qui ne semble pas avoir freiné l’ardeur des acteurs de ce show ni de leurs spectateurs. Tout ceci a déjà coûté très cher aux contribuables, mais telles les cigales dans la fable, il leur restera l’hiver pour pleurer et… payer.
Le spectacle était à la hauteur des dépenses engagées, un peu clinquant mais bon-enfant. Quelques imprévus, Lady Gaga interprétant du french-cancan, un cavalier mécanique qui remonte le fleuve, Imagine de John Lennon très bien interprété par une chanteuse française sur un radeau électrique à côté d’un piano à queue. Du plus classique : des transgenres, des femmes à barbe et la communauté LGBTQIA+. Du transgressif aussi qui a poussé les évêques de France à protester contre une scène où ils ont vu une moquerie de la Bible.
Depuis cette mise en bouche, les jeux battent leur plein et les braillements fusent de toutes parts. Les journalistes hurlent dans le poste entre deux flashs de réclames au bénéfice des sponsors de ces JO, ceux des spectateurs peinturlurés en bleu-blanc-rouge qui braillent croyant ainsi soutenir leurs athlètes favoris, et, hélas, les braillements dont Cécile Dion nous a gratifié en se déchaînant depuis la tour Eiffel pour clôturer la cérémonie du 26 juillet sur une chanson d’Edith Piaf.
Même le président de la République, un peu inemployé en ce moment, vient montrer sa frimousse sur les stades afin d’occuper ses vacances d’été.
Toutes ces dépenses somptuaires sont peut-être bien employées mais elles sont superflues, en tout cas déplacées pour un pays surendetté dont les finances publiques sont en déficit systématique depuis 1974. Que les contribuables se rassurent, à peine le rideau tiré sur PARIS-2024 il faudra recommencer à payer pour préparer les JO d’hiver de 2030 attribués aux Alpes françaises à défaut d’autre pays candidat qui, peut-être, ont dû penser que c’était un peu cher payé pour ce que c’est et qu’ils avaient d’autres priorités à financer. La France remporte en tout cas la médaille toutes catégories pour la dépense publique volontaire, place qui n’est contestée par personne d’autre sur la planète.
Alors que la gabegie financière des jeux olympiques d’été à Paris, PARIS-JO-2024, est désormais irréversible, la cérémonie d’ouverture étant prévue pour la semaine prochaine, une bonne nouvelle se profile à l’horizon concernant les JO d’hiver 2030 pour lesquels la France, toujours à l’affut de nouvelles dépenses publiques, a posé sa candidature. L’immobilisme actuel du parlement rend pour le moment impossible la fourniture des garanties financières attendues par le Comité international olympique (CIO) pour accepter la candidature. Ces « garanties financières » qui relèvent d’un racket librement consenti nécessitent des lois que la France est dans l’incapacité de voter pour le moment. Il s’agit principalement (i) de l’exonération de tous droits et taxes pour les opérations commerciales menées par le CIO à l’occasion des JO en question et, (ii) d’une garantie financière globale délivrée par l’Etat hôte qui indemniserait le CIO en cas de crise économique (economic shortfall) qui nuirait au programme olympique.
G2.2: Tax-related guarantee whereby authorities commit to take all necessary measures to fulfil the tax-related requirements of the Olympic Host Contract and give full effect to these provisions, in a manner guaranteeing:
i. ability of the OCOG to enjoy full benefits of the payments or other contributions made available by the IOC or IOC Controlled Entities, without being subjected nor impacted by direct or indirect taxes due in the host country;
ii. absence of any direct or indirect taxes due in the host country on the transactions between the OCOG and the IOC (including the IOC Controlled Entities) or between the OCOG and the Games Official Timekeeper;
iii. absence of double taxation for non-resident individuals (in particular the athletes) and the organisations to which such individuals belong, or by which they may be employed in the host country upon the occasion of the Games; and iv. treatment of the IOC and other relevant Olympic stakeholders that is no less favourable than the treatment of the domestic business operators with regard to indirect taxes.
G4.1: Games delivery guarantee, in the form of financial guarantees, covering a potential economic shortfall of the OCOG and ensuring that the OCOG can deliver the Games in accordance with Olympic Host Contract requirements and meet all of its financial obligations.
On peut espérer que la nouvelle assemblée nationale française se posera un peu plus de questions sur le degré de priorité à attribuer à ces dépenses somptuaires avant d’engager les contribuables français à financer de nouveau une organisation purement commerciale qui se qualifie « à but non lucratif » et dont le siège est à Lausanne en Suisse.
En attendant, les responsables du CIO et du comité olympique français paradent en conférence de presse derrière des bouteilles de Coca-Cola savamment disposées sur les tables de conférence pour expliquer pourquoi seuls les paiements par cartes Visa ou espèces sont acceptés dans les boutiques du CIO. Coca-Cola et Visa sont des donateurs historiques des JO, « à but non lucratif » bien entendu !
Dans une tribune publiée dans Le Monde le 3 février, Patrick Kanner, sénateur socialiste de 66 ans, ancien ministre des sports, s’émeut que « En cette année olympique, le sport n’est toujours pas une priorité pour le gouvernement ». Et de se lamenter sur « la responsabilité de l’Etat, qui n’a donné aucun cap, aucune stratégie lisible en matière de haute performance », et de pleurnicher sur « Le sport reste le parent pauvre de notre système éducatif » et bla-bla-bla.
Heureusement Monsieur le Sénateur que le sport n’est pas une priorité nationale ! La France a bien d’autres sujets autrement plus prioritaires à gérer. L’énergie et les sous actuellement déployés pour les jeux olympiques de Paris 2024, après la coupe du monde de rugby en 2023, seraient mieux utilisés pour réformer l’enseignement, améliorer les institutions de santé, subventionner la « ruralité » ou rembourser le surendettement du pays qui lui fait tangenter la faillite.
A force de tout vouloir faire « prioriser » par l’Etat on ne fait que répartir la misère d’un budget de la République déficitaire depuis 1974. Le sport est nécessaire pour une vie saine et pour améliorer la santé publique mais ce n’est pas et ne doit pas être une « priorité » de l’Etat, c’est juste une politique comme les autres. Les collectivités publiques et l’Etat subventionnent des clubs sportifs, la construction de terrains de fouteballe… très bien, mais cela ne doit pas se faire au détriment des bibliothèques publiques. En faire une « priorité » cela implique que le sport passera avant d’autres politiques et ce n’est pas souhaitable en ces temps de budgets très sérieusement contraints.
Evidemment il est toujours difficile pour un homme politique français d’aujourd’hui, qui n’existe que par le montant des fonds publics qu’il distribue, il est difficile d’intégrer que s’il existe des sujets prioritaires c’est donc bien qu’il en a qui ne sont pas prioritaires et que si les sous vont aux premiers il y en aura moins pour les seconds. C’est ainsi, ce sont les conditions de la vie, on ne peut pas tout faire. Sans doute M. Kanner comprend ces règles pour la gestion de son budget ménager, il a manifestement des difficultés à l’appliquer à la gestion des finances publiques.
Le conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius, ancien premier ministre socialiste, a censuré quelques articles de la loi de finances 2024, dont les honteuses exonérations fiscales octroyées indument à des fédérations sportives et à leurs salariés afin de favoriser leur installation en France.
Saisi de la loi de finances pour 2024, le Conseil constitutionnel censure, outre douze « cavaliers budgétaires », des dispositions relatives à l’exonération de certains impôts bénéficiant aux fédérations sportives internationales reconnues par le Comité international olympique et à leurs salariés.
C’est une bonne nouvelle tant la France n’a pas les moyens de délivrer des exonérations à des fédérations de musculeux. C’est non seulement inégal comme le précise le conseil, mais c’est surtout financièrement absurde et inapproprié alors que la France est surendettée du fait de décennies de mauvaise gestion des deniers des contribuables. Rappelons ici que le dernier budget en équilibre de la France remonte à 1974.
De plus, cette mesure « généreuse » est contraire à la constitution. Il est heureux que le conseil constitutionnel l’ait donc écartée et empêcher ainsi le gouvernement de s’égarer une nouvelle fois dans des dépenses inconsidérées.
Mougey / Le Canard Enchaîné (24/05/2023)
Le texte de la censure
* Les auteurs des trois recours contestaient l’article 31 de la loi déférée modifiant plusieurs dispositions du code général des impôts afin d’exonérer de certains impôts les fédérations sportives internationales reconnues par le Comité international olympique ainsi que leurs salariés.
Ces dispositions modifient le code général des impôts afin de prévoir, d’une part, que les fédérations sportives internationales reconnues par le Comité international olympique sont exonérées de cotisation foncière des entreprises, de cotisation sur la valeur ajoutée et d’impôt sur les sociétés au titre de certaines activités et, d’autre part, que les salariés de ces fédérations, fiscalement domiciliés en France, sont exonérés d’impôt sur le revenu à raison des traitements et salaires qui leur sont versés au titre de ces mêmes activités pendant cinq ans à compter de leur prise de fonctions.
Ces dispositions étaient critiquées notamment au regard du principe d’égalité devant la loi, énoncé à l’article 6 de la Déclaration de 1789, et du principe d’égalité devant les charges publiques, énoncé à son article 13.
Au regard de ces exigences constitutionnelles, le Conseil constitutionnel relève que, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu, afin de renforcer l’attractivité de la France, inciter les fédérations sportives internationales reconnues par le Comité international olympique à y installer leur siège social.
Il juge que, toutefois, en prévoyant, d’une part, qu’une fédération est exonérée des impôts précités, pour toutes les activités afférentes à ses missions de gouvernance du sport et de promotion de la pratique sportive, et, d’autre part, que ses salariés, y compris lorsqu’ils sont déjà domiciliés fiscalement en France, bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu au titre de ces activités, au seul motif que cette fédération est reconnue par le Comité international olympique, le législateur n’a pas fondé son appréciation sur des critères objectifs et rationnels en fonction du but qu’il s’est proposé.
Par conséquent, le Conseil constitutionnel censure comme méconnaissant le principe d’égalité devant les charges publiques l’article 31 de la loi déférée.
Alors que les jeux olympiques (JO) d’été 2024 avaient été attribués à la France par défaut d’autres candidats, ceux-ci s’étant retirés lorsque de Comité international olympique (CIO) avait fait part de ses exigences financières : exonération fiscale totale de ses activités commerciales et garantie financière des Etats d’un minimum d’activité, voilà que la France est de nouveau la seule candidate pour l’organisation des jeux d’hiver 2030 et la seule à accepter ce racket financier.
Tout de même conscient de la gabegie de dépenses publiques générés par ces JO pour un pays déjà surendetté qui n’arrive déjà plus à financer son fonctionnement courant, le Sénat, de majorité conservatrice, vient de voter un amendement au projet de loi de finances 2024 visant à annuler les nouvelles exonérations fiscales dont l’Etat veut faire bénéficier la trentaine de fédérations sportives internationales reconnues par le CIO, déjà nstallées sur le territoire national ou projetant de s’y installer. Hélas, cette proposition sera certainement rejetée par le gouvernement qui aura le dernier mot et fera sans doute adopter la loi de finances de façon « autoritaire » comme l’autorise la Constitution par le biais de son article 49.3.
Non content de dépenser des sommes considérables pour l’organisation de compétitions sportives internationales, l’Etat exonère fiscalement les fédérations organisatrices (impôt sur les sociétés [IS], impôt foncier, TVA) ainsi que les salaires versés à leurs employés. La fédération de rugby a déjà bénéficié de ce statut pour la coupe du monde 2023 et le CIO en est bénéficiaire pour les JO 2024. Une telle « générosité » est proprement incompréhensible pour les contribuables français et parfaitement injustifiée s’agissant de fédérations sportives généralement très riches, le plus souvent, installées dans des paradis fiscaux et, régulièrement, mises en cause pour corruption.
Le dernier budget en équilibre de la République française date de 1974, depuis, l’Etat dépense systématiquement plus qu’il ne gagne et finance les déficits en augmentant une dette publique qui vient de dépasser le seuil des 3 000 milliards d’euros et que nos enfants devront rembourser. Malgré cette situation financière significativement dégradée, des dirigeants de rencontre octroient des avantages fiscaux indus à des fédérations sportives et cherchent à organiser des jeux du cirque plutôt que de financer la recherche ou l’enseignement… Une nouvelle fois la France se distingue par son incapacité à hiérarchiser ses dépenses. C’est irresponsable et incompréhensible ! Alors que de plus en plus les Etats occidentaux se retirent de l’organisation de ces compétitions ne voulant pas en assurer les coûts prohibitifs, l’hexagone en profite pour se placer et dépenser toujours plus. Autant certaines dépenses peuvent être considérées comme « contraintes », autant organiser des JO en 2023 et en 2030 relève d’une aberration purement volontaire et que l’on pourrait facilement éviter. C’est une espèce de masochisme budgétaire qui caractérise la puissance publique qui rejette avec allégresse la misère sur les générations futures.
Dans le projet de loi de finances 2024 les intérêts à payer sur la dette publique s’élèvent à plus de 50 milliards d’euros et devraient croître jusqu’à 60 milliards en 2026. De tels montants sont le résultat de la hausse continue de cette dette résultant de la mauvaise gestion publique et de l’augmentation des taux d’intérêt résultat des forces du marché. A titre de comparaison, le budget de l’enseignement scolaire est de 64 milliards en 2024 dans le même projet de loi, celui de la recherche et enseignement supérieur est de 32 milliards, celui de la justice de 10 milliards… Comment dans ces conditions ne pas jouer sur tous les leviers disponibles pour reprendre le contrôle de la dette ?
Cette permanence dans la gabegie des sous prélevés sur les contribuables est… désespérante.
L’amendement proposé par le Sénat
ARTICLE 3 SEXVICIES
Supprimer cet article.
Objet
Le présent article prévoit d’exonérer les fédérations sportives internationales reconnues par le Comité international olympique (CIO) de l’impôt sur les sociétés, de la cotisation foncière des entreprises et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Il prévoit également d’exonérer d’impôt sur le revenu leurs salariés pour une durée de cinq ans.
Premièrement, cet article soulève des questions sérieuses de conformité à la Constitution. La portée du régime fiscal introduit par cet article ne semble pas proportionnée à l’objectif, qui est d’inciter les fédérations sportives internationales à s’installer en France, ce qui pourrait constituer une rupture d’égalité devant les charges publiques. De plus, laisser le CIO décider des fédérations internationales qui sont éligibles ou non à ces exonérations n’est pas respectueux de la compétence du Parlement en matière fiscale.
L’argument selon lequel les fédérations sportives internationales pourraient être assimilées à des organisations internationales n’est pas recevable. Il faut rappeler tout d’abord que les organisations internationales ont un système d’imposition interne, ce qui n’est pas le cas des fédérations sportives internationales. Ensuite, et plus fondamentalement, le caractère dérogatoire des exonérations bénéficiant aux institutions internationales est justifié par l’intérêt commun des États souverains qui décident de s’associer entre eux. Les fédérations sportives internationales ne réunissent pas des États, leur statut n’est pas réglé par des conventions internationales, et certaines d’entre elles poursuivent des objectifs de rentabilité sans aucun rapport avec l’intérêt général.
Au-delà des arguments juridiques, la mise en place d’un régime fiscal particulièrement dérogatoire, pour des motifs qui ne relèvent pas de manière évidente de l’intérêt de la Nation, est de nature à nuire au consentement à l’impôt. Alors que des efforts importants sont aujourd’hui nécessaires pour réduire le déficit et la dette, un tel « cadeau fiscal » du Gouvernement est tout simplement inacceptable.
A l’occasion d’un match d’un championnat de rugby se tenant bien malencontreusement en France, et plus précisément à Marseille, un joueur français se fait casser la gu… par un adversaire namibien. Le choc est violent et le garçon en sort avec une fracture de la mâchoire. Comme il est le chef de l’équipe des brutes avinées françaises le désespoir envahit les bistrots où des milliers de supporteurs boivent des hectolitres de bière devant les écrans de télévision retransmettant les matchs car il est peu probable que le costaud blessé puisse revenir dans les stades avant la fin de la compétition le 28 octobre (mon Dieu, encore un mois d’abrutissement général…).
Dans un monde civilisé cet évènement aurait été immédiatement qualifié de « tentative de meurtre » mais nous sommes dans l’univers du rugby il s’agit donc d’un choc « viril », certes rude, qui n’empêche pas les propagandistes de vanter « valeurs de partage du rugby » sur le site Internet de la fédération mondiale de ce sport :
Le respect envers les coéquipiers, adversaires, officiels de match et tous ceux qui sont impliqués dans le Rugby est une valeur fondamentale.
La solidarité, le Rugby crée un esprit d’unité, de loyauté et de camaraderie, des liens d’amitié pour la vie, un sens du collectif, qui transcendent les différences culturelles, géographiques, politiques et religieuses.
Il semble que cette agression carabinée ait pris quelques libertés avec « le respect des règles », slogan répété comme un mantra par tous ces paquets de muscles. Espérons que cette compétition interminable ne va pas se terminer avec des morts sur le terrain. Il est malheureusement plus que probable que les chocs encaissés vont laisser des traumatismes durables dans les cerveaux de ces brutes qui les provoquent et les encaissent, sous couvert des « valeurs de l’ovalie »
Dans les diners en ville, les amateurs de rugby à la télévision défendent mordicus que c’est un sport « de gentlemen » et lorsqu’on leur rétorque que c’est tout de même une activité violente on s’entend répliquer que l’on ne comprend rien à ce sport « tout en noblesse ». Quand on voit la tête de certains joueurs de rugby à la sortie des terrains on se demande vraiment où est la noblesse de ces montagnes de muscles qui s’entrechoquent de plus en plus violemment au point qu’il y a régulièrement des morts.
D’ailleurs les joueurs professionnels eux-mêmes se mettent de plus en plus à attaquer leurs fédérations en dommages et intérêts pour ne pas les avoir assez protégés et pour faire face à leurs soins de santé. Beaucoup d’entre eux souffrent de démence à force d’avoir reçu des chocs sur la tête. En France, la fédération et la ligue du ballon ovale rétorque qu’elles installent des médecins indépendants sur les terrains du championnat et sensibilisent les équipes aux risques de commotions cérébrales. Sur les terrains amateurs la situation est encore moins contrôlée face à des risques similaires.
Même devant ces faits documentés, les dîners en ville bruissent de commentaires énamourés à l’égard de ces brutes autodestructrices : « Un peu de brutalité et de virilité dans le respect des règles », ou encore « Un jeu de brutes exécuté par des gentlemen », etc. En réalité, les amateurs embourgeoisés de rugby télévisuel aiment s’encanailler devant le spectacle de ces violences qui leur font envie du fond de leur canapé, sans parler des troisièmes mi-temps fortement arrosées, voire sexualisées, tout en sirotant leur whisky Single Malt muri dans la tourbe irlandaise. La coupe du monde de rugby qui va se dérouler en France le mois prochain les fait frétiller de satisfaction tout en continuant à vanter ce sport ultra-violent, et en espérant que leurs enfants ne le pratiqueront pas un jour.
L’organisation des Jeux Olympiques (JO) d’été en 2024 à Paris est annonciateur de beaucoup de difficultés pour très peu d’avantages. L’une d’entre elle concerne la sécurité qu’il faudra assurer en ces temps troublés de guerre et de terrorisme. Pour canaliser les foules grégaires et avinées vers les stades et autres lieux où se tiendront ces jeux dispendieux il est prévu de recruter des milliers d’agents de sécurité et il semble que l’organisation des JO ait du mal dans ce recrutement, même après avoir réduit les critères d’exigence appliqués à ces personnels, ce qui n’est pas très rassurant par ailleurs.
Pour résoudre ce problème, il est question d’essayer de procéder à des recrutements complémentaires à l’étranger dans les pays francophones ou, en dernier recours, de faire appel à l’armée comme le fit le Royaume-Uni lors de ses JO en 2012. Une telle hypothèse, si elle se réalisait, serait une nouvelle dérive dans l’organisation de jeux sportifs qui coûtent déjà très chers aux contribuables. L’armée n’est pas là pour faire la circulation. Elle a des tâches bien plus urgentes et vitales à mener pour la République dans le cadre de son budget. Si les jeux ne sont pas capables d’autofinancer leurs activités eh bien il faut faire exactement comme le ferait une entreprise : réduire la voilure pour adapter les dépenses aux revenus. C’est un concept assez simple à comprendre.
Aujourd’hui le Comité international olympique (CIO) grand maître des jeux du cirque, organisation richissime dont le siège est à Lausanne en Suisse (sans doute pas uniquement pour l’air vivifiant des Alpes) exige des exonérations fiscales des Etats dans lesquelles il opère. En France une telle exonération a été octroyées en 2020 par décret signé par les ministres Edouard Philippe, Gérald Darmanin et Roxana Maracineanu pour les JO Paris 2024.
Cet abandon de recettes fiscales vient déjà s’ajouter aux dépenses publiques prises en charge par l’Etat à hauteur d’une petite dizaine de milliards d’euros, non compris les inévitables dépassements budgétaires qui pourraient presqu’être érigés en discipline olympique tant ils sont récurrents à chaque organisation de JO. Eh bien, en France, comme ce fut le cas au Royaume Uni, on risque de devoir en plus mettre en œuvre l’armée pour suppléer aux déficiences du privé. Le pays est ainsi assuré de garder son titre de champion olympique de la dépense publique.
Avez-vous remarqué cette mode capillaire des joueurs de fouteballe rasés de près sur les tempes et avec des touffes de cheveux sur le haut du crâne, parfois teints, parfois naturels ? Cette tonsure inversée par rapport à celle des moines, qui rasaient au contraire la partie supérieure du crâne, doit sans doute être plus aérodynamique pour nos coureurs. Tous ces pousseurs de baballe fréquentent sans doute le même coiffeur.
Que onze sportifs sur un terrain de foute se coiffent à l’identique des skinheads et leurs ancêtres du XXème siècle rasés de près derrière les oreilles n’est pas véritablement un problème en soi, mais le drame est qu’ils sont suivis dans cette mauvaise habitude par des millions de supporters à travers la planète donnant aux tribunes des stades et aux cours d’école une allure martiale parfois un peu troublante…
Un samedi ordinaire à Paris que le bobo-rive-gauche met à profit pour aller assister à un concert de rock à la Salle Pleyel dans le VIIIème arrondissement. Hélas, trois fois hélas ! ce n’est pas un samedi tout à fait ordinaire car nous sommes en plein championnat du monde de fouteballe au Qatar (tout de même assez loin de Paris) et, ce samedi, se déroule un premier match impliquant le Maroc (ancien protectorat franco-espagnol jusqu’en 1956) à 16h et un second avec la France à 20h.
Il apparait que le Maroc a gagné son match et, immédiatement, la communauté française d’origine marocaine, détenant la double nationalité ou simplement marocaine, nombreuse en France, spécialement à Paris, sort dans les rues en braillant, drapée dans des drapeaux marocains. Dans la capitale, les Champs Elysées sont le point de ralliement habituel pour les festivités sportives, malheureusement pour notre bobo qui, venant de la rive gauche, doit les traverser pour rejoindre la Salle Pleyel. L’avenue est déjà envahie par des hordes de supporters criant leur joie et bloquant la circulation des citoyens ordinaires. On dirait que les émeutiers ne supportent pas vraiment l’équipe de France…
Une longue file de camions de forces de sécurité stationne au milieu des Champs, tous gyrophares clignotants, entre la place de l’Etoile et la place Franklin D. Roosevelt. Dans toutes les rues adjacentes des brigades à moto dont pré-positionnées pour parer aux émeutes qui ne vont pas manquer de se produire. Le dispositif sécuritaire est impressionnant et on a du mal à croire qu’il ne s’agit que de sport.
A 23 heures, à la sortie de la Salle Pleyel, le bobo enchanté par son concert se retrouve tristement confronté à la déplorable réalité de la baballe. Il comprend rapidement que la France a elle-aussi gagné son match : des voitures tous avertisseurs déclenchés convergent vers les Champs Elysées au milieu des hurlements de fans déjà avinés drapés dans des drapeaux français. Il est temps de fuir le VIIIème arrondissement.
Le plus inquiétant dans cette affaire est que le Maroc doit affronter la France dans un nouveau match mercredi prochain ! Quelle que soit l’issue de cette confrontation de la baballe, l’effet va être détonnant pour la liberté de circuler des citoyens ordinaires et la dévastation du mobilier urbain et autres incivilités qui devraient en résulter.
Une nouvelle fois on constate l’état de délabrement mental accéléré dans lequel le fouteballe plonge ses amateurs et l’emprise dans laquelle il maintient même les plus raisonnables d’entre eux. Dans le cas d’espèce, le statut du Maroc qui fut un protectorat français explique la présence d’une nombreuse communauté marocaine ou d’origine marocaine dans l’hexagone, plus ou moins influencée par le gloubi-boulga « décolonialiste » servi par une intelligentsia en mal de pénitence. Un match Maroc-France mercredi prochain dans un tel contexte est la plus mauvaise nouvelle qui puisse advenir en ce qu’elle va charrier revendications et dévastation, qui que soit le vainqueur. Les contribuables qui déjà finance l’équipe de France de foute et ses frais annexes, les forces de l’ordre qu’il est maintenant indispensable de déployer à chaque compétition fouteballistique, vont également payer pour la remise en état après les émeutes générés par des matchs de baballe se déroulant à 3 000 km de chez eux. C’est la mondialisation du fouteballe !
Aux dernières nouvelles il n’y a pas eu d’émeutes ni au Qatar ni au Maroc à la suite de ces matchs.
Comme tous les quatre ans la migration des fans de fouteballe a commencé telle la transhumance des gnous à la recherche d’un point d’eau en saison sèche dans le cratère du Ngorongoro ! Cette année les festivités de la baballe se déroule au Qatar, c’est loin, c’est cher, le code du travail n’y est pas très protecteur et il fait chaud. Le ministre français de l’intérieur doit se déplacer pour représenter la France à la cérémonie d’ouverture de cette gabegie sous le soleil. On se demande vraiment s’il n’a pas mieux à faire à Paris ? Pourquoi ne pas envoyer la ministre des sports ? Ou simplement un chef de bureau de l’administration ou personne ?
Nous sommes au Qatar, un pays pas vraiment réputé pour son amour des droits de l’homme ou de l’intersectionnalité, alors le monde humanitaire européen somme les fouteballeurs de prendre position et les amateurs de boycotter les matchs à la télévision. On croit rêver ! Il a déjà fallu quelques années, après l’attribution de la compétition, aux autorités du fouteballe pour découvrir qu’au Qatar il fait vraiment très chaud et déplacer la compétition en hiver, alors espérer que trois jours avant le début des matchs elles s’émeuvent du sort des LGBTQIA+ ou des travailleurs immigrés sous les palmiers du Golfe persique c’est beaucoup leur demander.
Tout ceci relève d’une faux-jetonnerie de première catégorie. Cette compétition abrutissante a été octroyée au Qatar il y a dix ans, la France a voté « pour » dans les instances appropriées, alors menons là à son terme et passons à autre chose. Au moins ce sont les Qatariens qui dépensent leur argent public pour construire des stades inutiles. C’est leur tour, l’Europe a déjà suffisamment donné en la matière.
Bien sûr, depuis que les hordes de supporters ont commencé leur transhumance vers Doha, plus rien d’autre n’existe : oubliée la guerre en Ukraine, les déficits budgétaires, les prix de l’énergie, les réfugiés… plus rien d’autre n’importe que la baballe et l’état de santé des joueurs français qui tapent dedans. C’est ainsi, mais la bonne nouvelle est tout de même qu’un peuple qui n’a d’autre horizon que le score de son équipe de foute dans le monde d’aujourd’hui est un peuple qui ne va pas si mal que ça !
Emoi en France : malgré les grèves des transports, le blocage des raffineries de pétrole, l’inflation, les 300 000 emplois disponibles non dotés, la guerre d’Ukraine… tout est oublié car un fouteballeur français a obtenu le ballon d’or, sorte de prix corporatiste décerné par un jury de journalistes, sans doute spécialistes des jeux de baballe. Même France Culture en a fait ses gros titres c’est dire le niveau de soumission de la nation française au monde du fouteballe plus connu pour ses affaires judiciaires, de mœurs, pour la stupidité clinquante de ses vedettes et la corruption de ses élites, que pour ses valeurs sportives.
Ballonne d’orBallon d’or
Ce fouteux français affiche 17,9 millions de suiveurs de son compte Twitter. Bonne nouvelle il est loin derrière Kim Kardashian qui en a 73,8 millions. Cyril Hanouna en a 6 millions et Nabilla 2,7 millions. Comment un pays qui compte tant de fans de Cyril Hanouna et de Nabilla peut-il encore espérer s’en sortir ? Ces scores en réseaux dits « sociaux » en disent long sur le niveau d’abrutissement du pays.
On a beaucoup moins parlé de la ballonne d’or, une citoyenne espagnole, qui est beaucoup moins barbue que son homologue masculin.