Catégorie : La buvette des politiques

  • Des députés sous pseudonymes

    Des députés sous pseudonymes

    A l’occasion d’affrontements violents ayant abouti au meurtre à Lyon en février dernier d’un militant d’extrême droite par des membres supposés de la Jeune Garde, organisation « antifa » en voie de dissolution, on apprend qu’un député de la République peut légalement être enregistré sous un pseudonyme. C’est le cas de Raphaël Arnault qui a fait les grands titres de la presse ces dernières semaines car il fut l’un des co-fondateurs de la Jeune Garde en 2018. Selon sa fiche Wikipédia il semble qu’à l’état civil il s’appelle Raphaël Archenault, ce qu’il n’a jamais démenti. Le député fat partie du groupe de gauche propalestinienne La France insoumise (LFI).

    Sa page sur le site de l’assemblée nationale nous apprend qu’il était, avant son élection, « Employé civil et agent de service de la fonction publique ». Sa déclaration (obligatoire) « Intérêts et Activités » précise qu’il était « assistant d’éducation » de 2020 jusqu’à son élection en 2024 et porte-parole de la Jeune Garde jusqu’à sa dissolution le 12/06/2025, le mouvementy est qualifié de « Jeune garde antifaciste ». Il est également précisé que le contrat de son collaborateur parlementaire, Jacques-Elie Favrot, mis en examen dans le meurtre de Lyon, a été résilié en février 2026.

    On se demanda ce qui peut pousser un député à se faire élire sous pseudonyme ? Du fait de son aspect public, cette fonction élective devrait par nature être transparente. M. Arnault a à son passif une condamnation définitive à de la prison avec sursis pour « violences volontaires en réunion », peut-être voulait-il masquer son lien avec cet épisode ? Si tel est le cas il a juste sous-estimé le fait qu’aujourd’hui bien peu d’évènements peuvent rester cachés, surtout s’agissant d’un homme politique. Peut-être plus simplement est-ce une référence au bon vieux temps de la semi-clandestinité dans laquelle la génération précédente d’extrême gauche s’est cachée avec des « blazes » lorsqu’elle adhérait à la Gauche prolétarienne ou autres mouvements trotskystes assimilés dans les années 1960-1970. Cambadélis se faisait alors appeler « Kostas », Jospin avait choisi « Michel », etc. Les « gauchistes » d’aujourd’hui qui semblent plus préoccupés par la bagarre que par l’idéologie et manient mieux la batte de base-ball que la dialectique, se donnent ainsi sans doute un air de vrai révolutionnaire à peu de frais.

    Il n’en reste pas moins que l’on peut s’interroger sur l’opportunité de laisser la latitude aux députés de s’enregistrer sous un faux nom à l’assemblée nationale lorsqu’ils y sont élus. A moins que des motifs sérieux à cette liberté nous échappent, sa suppression serait opportune.

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    Peur sur la ville

  • La famille Lang emberlificotée dans l’affaire Epstein

    La famille Lang emberlificotée dans l’affaire Epstein

    Des millions de documents liés à l’affaire « Epstein », du nom de ce financier américain impliqué dans de multiples affaires de pédo-criminalité à travers le monde, mais qui s’est suicidé en prison à New-York en 2019, ont été publiés sur le site web du ministère américain de la justice en application d’une loi votée par le parlement pour forcer le gouvernement américain à la transparence. Ces dossiers citent des milliers de personnes à travers le monde, célèbres ou pas., riches ou moins, qui se sont laissés prendre dans les rets de Jeffrey Epstein qui devait disposer d’un entregent remarquable pour s’être constitué un tel réseau relationnel. Un petit tour sur ce site public américain permet déjà de s’assurer que notre nom n’y figure pas… Après avoir certifié : (i) ne pas être un robot puis (ii) avoir 18 ans minimum on accède très facilement à un moteur de recherche plutôt facile d’utilisation.

    Quand on tape, par exemple, « Jack Lang », on aboutit à 676 liens aboutissant à 676 documents dans lesquels apparaît « Jack Lang » (86 ans), avec un petit résumé pour chacun. Tous les fichiers sont sous format PDF contenant beaucoup de copies de courriels échangés avec M. Epstein, mais aussi des photos. Il n’y a pas de commentaires et certains passages de messages ou parties de clichés sont recouverts de noir, officiellement pour protéger les victimes. En cliquant sur quelques photos on tombe sur beaucoup de portraits d’Epstein et de sa compagne (franco-britannique), Ghislaine Maxwell purgeant actuellement une peine de 20 ans de prison aux Etats-Unis pour pédo-criminalité et complicité de trafic sexuel, et qui a promis qu’elle révèlerait ce qu’elle sait si elle était graciée ; mais aussi des naïades dans des piscines bleues, des femmes à moitié nues (mais partiellement caviardées pour ne pas choquer les âmes sensibles), des fêtes réunissant célébrités et anonymes, un concert des Rolling Stones, des villas, des œuvres d’art, des pièces d’habitation, etc.

    Il y a 3 millions de ces documents, en faire la synthèse demande donc de gros moyens… que possèdent nombre de journaux qui en distillent les morceaux choisis depuis quelques semaines avec délectation tant les personnalités impliquées, ou juste citées dans les documents, sont nombreuses et diverses.

    Si on se promène un peu au hasard des 676 liens où sont cités Jack Lang on tombe avec gourmandise sur un courriel du 14/09/2018 adressé par Jack Lanf à son « Dear Jeffrey [Epstein] » pour lui demander 150 000 euros afin de financer un film documentaire préparé par Serge Moati sur l’œuvre de… Lang Jack (« Serge Moati, a very great French filmmaker, wants to make a film about my work that will be broadcast in the cinema »). On savait ce vieux « Djack » doté d’un culot d’enfer et d’une haute idée de lui-même mais on voit qu’on l’avait sans doute sous-estimé. Epstein répond le même jour « im contributing… ». On ne sait pas si le financement demandé a été octroyé ni même si le film a été réalisé.

    Cette aventure, pour le moment juste rocambolesque, vient de valoir à cet homme âgé son poste de chef de l’Institut du monde arabe (IMA). Sa fille Caroline, également citée dans de nombreux autres courriels, semblait entretenir des relations d’affaires et amicales avec l’Américain. Elle a également de démissionné de différents mandats qui lui avaient été confiés dans le secteur du cinéma où elle travaille.

    La masse de ces documents et la quantité de relations qu’entretenait M. Epstein sont impressionnantes. On ignore comment les 3 millions de fichiers ont été rassemblés par la justice américaine. Ont-ils été saisis sur les ordinateurs du pédo-criminel, qui semblait conserver beaucoup de matériels, ou ont-ils été piratés par des grandes oreilles de différents services ou fournisseurs d’Internet, ces derniers ayant pu intercepter ces documents qui ont forcément transité par leurs réseaux à un moment ou un autre ? On ne sait pas bien par quels canaux ils se sont retrouvés dans les mains de la justice mais maintenant qu’ils y sont leur publication fait des ravages à travers les puissants du monde occidental qui ont été en rapport avec Epstein, même sans avoir forcément participé de près ni de loin à ses activités criminelles.

    L’affaire semble loin d’être terminée et pourrait connaître une nouvelle étape si Mme. Maxwell révélait ce qu’elle sait ou si l’administration continuait ses publications.

    Courriel Jack Lang/Jeffrey Epstein

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  • Talking Heads et Mamdani à New York

    Talking Heads et Mamdani à New York

    La ville américaine de New York a élu un maire de 43 ans, d’origine indienne, né en Ouganda, ancien rappeur, Zohran Mamdani. Il a été naturalisé américain en 2018 et été élu sur la base d’un programme socialisant mêlant le contrôle des loyers de cette ville, celui des expulsions abusives, la promotion des énergies renouvelables, le soutien propalestinien, ou la lutte contre les discriminations, etc. Le profil est plutôt inhabituel pour un maire de la capitale financière mondiale.

    Il a investi son poste ce 1er janvier lors d’une cérémonie organisée dans une station de métro désaffectée, puis a prêté serment, la main sur le Coran, sur les marches de l’hôtel de ville où il a fait jouer les Talking Heads sur la sono avant d’accueillir sur scène des musiciens divers. Pour les plus jeunes, Talking Heads est un groupe américain des années 1970-1980, phare de la new-wave, mené et inspiré par l’inventif guitariste-chanteur David Byrne qui continue à mener une brillante carrière solo et à se produire sur scène.

    Bref, on peut être un maire « de gauche » américain et avoir bon goût musical !

  • Les vœux de Noël du président des Etats-Unis

    Les vœux de Noël du président des Etats-Unis

    Le président américain a souhaité un joyeux Noël à ses concitoyens. Microsoft les traduit ainsi :

    Joyeux Noël à tous, y compris à la racaille radicale de gauche qui fait tout son possible pour détruire notre pays, mais échoue lamentablement. Nous n’avons plus de frontières ouvertes, d’hommes dans le sport féminin, de transgenre pour tous, ni de forces de l’ordre faibles. Ce que nous avons, c’est un record boursier et des 401K, les chiffres de criminalité les plus bas depuis des décennies, aucune inflation, et hier, un PIB de 4,3, deux points de mieux que prévu. Les tarifs nous ont donné des milliers de milliards de dollars en croissance et prospérité, ainsi que la sécurité nationale la plus forte que nous ayons jamais eue. Nous sommes à nouveau respectés, peut-être comme jamais auparavant. Que Dieu bénisse l’Amérique !! Président DJT
    (Traduction Microsoft)

    Le terme « scum » est traduit par Microsoft en « racaille ». Une autre traduction possible est « ordure ». Bref, on reste dans le style agressif et autosatisfait désormais habituel du président américain. Il a pourtant fait des études dans une école de commerce états-unienne privée, la Wharton School, l’une des plus prestigieuses du pays dont les valeurs affichées sur son site web :

    Our strategic plan guiding us towards greater influence, innovation, and engagement for the advancement of business, education, and society at large.

    M. Trump devait sécher les cours lorsqu’on parlait de l’avancement de l’éducation ou de la société.

    Juin / Charlie Hebdo (09/03/2016)
  • Le président Trump tout en poésie

    Le président Trump tout en poésie

    On connaissait déjà la célèbre incise du président américain, ressortie à l’occasion de sa première campagne électorale, « les femmes il faut les attraper par la ch… », ce qui ne l’avait pas empêché d’être élu en 2017. On a aujourd’hui une envolée lyrique de ce dirigeant qui marque son goût pour la poésie, particulièrement passionné quand il s’adresse aux femmes, ou parle d’elles.

    Dans son avion de fonction qui transporte également un groupe de journalistes accrédités il aime venir papoter avec eux durant le voyage. Lors d’un de ces déplacements aéroportés récents une journaliste l’a interrogé sur ses liens avec le financier pédo-criminel Epstein (qui s’est suicidé en prison en 2019). Refusant de répondre à la question il a clos le sujet d’un :

    Tais-toi petite truie !

    Si on ne veut pas d’un président mal-élevé, il suffit de ne pas voter pour lui.

  • Mathilde Panot poète

    Mathilde Panot poète

    A l’occasion de sa réponse au discours de politique générale du premier ministre, la présidente du groupe parlementaire de La France Insoumise (LFI), Mathilde Panot, entre deux tirades propalestiniennes dans lesquelles elle accuse M. Lecornu de complicité avec un génocide, a révélé sa culture. Elle a cité Leonard Cohen :

    There is a crack, a crack, in everything
    That’s how the light gets in

    Anthem – Leonard Cohen

    Après avoir traduit le poème en français elle informe son interlocuteur que LFI va agrandir la brèche (the crack) « jusqu’à ce que s’écroule le vieux monde que vous incarnez… car dans chaque brèche il y a la promesse d’un matin. »

    Leonard doit se retourner dans sa tombe devant une telle utilisation de sa poésie. Pardonne-lui Leonard, elle ne sait pas ce qu’elle dit !

  • Fête de la dépense publique

    Fête de la dépense publique

    Depuis les dépenses publiques engagées pour l’organisation des jeux olympiques (JO) à l’été 2024 à Paris, il a été décidé de mettre en place chaque année une « Fête du Sport », autre source de dépense publique.

    La Fête du Sport, c’est le nouveau grand rendez-vous que nous donnons aux Français pour se retrouver chaque année, à la fin de l’été. En 2025, sa première édition sera évidemment l’occasion de fêter le premier anniversaire des Jeux de Paris 2024. Elle viendra clore un été de célébrations de cet événement unique dans la vie de notre Nation, qui nous a offert tant de moments de joie et de partage. En cette période de rentrée, alors que nombreux sont ceux qui reprennent ou débutent une activité, la Fête du Sport viendra célébrer tout ce que le sport et l’activité physique nous apportent au quotidien : le bien-être physique et mental, la confiance en soi, le respect de l’autre, le goût du partage et l’esprit de solidarité.

    Marie Barsacq, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative

    Alors aujourd’hui, dimanche pluvieux à Paris, la rue de Rivoli est intégralement dédiée aux stands des différentes fédérations sportives, censées recruter de nouveaux adhérents. Il y a plus de gendarmes pour contrôler les accès que de visiteurs. Toute la rue est encadrée de barrières devant lesquelles la sécurité fouille les sacs des passants qui veulent pénétrer la zone ou tout simplement traverser la rue de Rivoli.

    Le stand de la fédération française de ski affiche fièrement ses calicots « ALPES FRANCAISES 2030 – Hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver » car malgré la déroute de ses finances publiques la France s’est d’ores et déjà officiellement engagée à cette nouvelle dépense publique que, souhaitons-le, les difficultés financières du pays la pousseront à abandonner. A moins qu’en « taxant Bernard Arnault » le pays ne parvienne à redresser la situation.

    La « Fête » est en principe généralisée dans de nombreuses autres communes de France. Certains responsables politiques ont néanmoins refusé de l’organiser pour protester contre la baisse des crédits alloués au ministère des sports dans le projet de budget de la Nation pour l’année 2026.

    On peut véritablement se demander si le pays n’a rien de mieux à faire en ce moment que d’organiser des « Fêtes du sport » ?

  • Changement de taulier à Matignon

    Changement de taulier à Matignon

    Un nouveau premier ministre en remplace un autre à l’hôtel de Matignon, conséquence de la révocation du gouvernement prononcée hier par un parlement félon.

    Bonne nouvelle : le nouveau venu ressemble fortement à l’auteur Antoine de Saint-Exupéry.

    Peut-être sera-t-il aussi inspiré que le légendaire écrivain-pilote.

    Deuxième fait singulier, et un peu mystérieux, il ne cède pas à cette mode plutôt horripilante apparue depuis plusieurs années des embrassades entre hommes. A la place il pratique un toucher de fronts. On l’a vu ainsi à l’issue de la passation de service avec son prédécesseur remonter la file des ministres « démissionnaires », soit en serrant les mains, soit, pour les ministres dont il est manifestement plus proche, en embrassant les femmes et, pour les hommes, en les touchant du front à droite et à gauche. Le garçon parait discret et sur la réserve. Il n’ira sans doute pas sur les plateaux télévisés de Cyril Hanouna. Encore une qualité.

    Espérons maintenant qu’il saura aussi compter car il va en avoir besoin, surtout des soustractions.

  • Une attitude nonchalante du président français

    Une attitude nonchalante du président français

    Avez-vous remarque l’attitude souvent nonchalante du président français sur les photos officielles ? Il a en effet régulièrement une main dans la poche comme sur ce cliché pris à l’issue des négociations tenues aujourd’hui à Washington entre les Etats-Unis d’Amérique, l’Ukraine et l’Europe pour essayer de mettre fin à la guerre d’Ukraine déclenchée par l’invasion russe de ce pays en février 2022.

    Ce n’est pas la première fois qu’il affiche cette attitude et il est étonnant que les (trop) nombreux « communicants » dont il est entouré ne lui aient pas rappelé cette notion élémentaire de bonne éducation qui veut que, par respect pour ses interlocuteurs, on ne mette pas ses mains dans les poches devant eux.

    Ou peut-être lui ont-ils fait remarquer mais qu’il a décidé de n’en faire qu’à sa tête pour marquer ainsi sa singularité ? Si tel est le cas, il est regrettable que ce soit fait au détriment de la réputation du pays et de ses habitants. On a déjà vu le représentant de l’Albanie se montrer en costume sombre-baskets blanches à un sommet de l’OTAN le mois dernier. Voici maintenant le président français qui néglige les règles de savoir-vivre.

    Bienvenue dans le nouveau monde !

    Lire aussi : La mode des baskets blanches envahit tout

  • Du bling-bling à la Maison Blanche

    Du bling-bling à la Maison Blanche

    On savait le président américain Trump amateur de décoration bling-bling et l’aménagement de son appartement new-yorkais dans la « Trump Tower » montré à l’occasion de sa campagne électorale présidentielle 2016 avait confirmé son goût pour les choses plutôt dorées et chargées.

    Lors de son premier mandat 2017-2020 il n’avait pas fait significativement modifier l’apparence du bureau ovale de la Maison Blanche. A l’occasion de son nouveau mandat 2025-2028 il s’est lâché et on se croirait désormais dans une « Trump Tower » ou dans un showroom d’ameublement clinquant.

    On voit sur ces deux photos l’ajout de breloques dorées un peu partout. Des coupes dorées sont désormais posées sur la cheminée. On ne sait pas bien ce qu’elles représentent, peut-être des trophées sportifs ? Des dorures ont également été ajoutées sur la façade de la cheminée et sur le mur. Les tables en acajou simple de chaque côté des fauteuils et celles sur lesquelles sont posés deux bustes ont été remplacées par des tables beaucoup plus voyantes avec bordures dorées et, pour celles supportant les bustes, des pieds également dorés représentant l’aigle américain ailes déployées. Plus incongru, la table située devant les fauteuils est désormais marquée d’un grand cercle doré, représentant sans doute le logo de la présidence, sur lequel est posé une maquette de Boeing 747, modèle d’avion désormais ancien mais que la Maison Blanche continue d’utiliser pour déplacer son président dans le fameux « Air Force One ». Curieusement la maquette n’est même pas décorée du bleu ciel qui est la robe de l’avion présidentiel. On ne sait pas encore bien à quoi correspond cette maquette.

    Les goûts du président sont du genre clinquant, et il entend le montrer au monde ! C’est un mauvais goût décomplexé mais après tout son rejet de l’élite W.A.S.P. washingtonienne était un élément fondateur de son programme électoral. Il en met en place les symboles dans son bureau ce qui devrait satisfaire son électorat et symbolise finalement assez bien sa méthode politique faite de coups médiatiques et d’outrances verbales. On est bien loin des habitudes policées des diplômés d’Harvard, passant leurs vacances à Martha’s Vineyard, qui ont gouverné jusqu’ici. On passe de l’acajou aux dorures, il n’est pas dit que ces pratiques soient moins efficaces dans le monde d’aujourd’hui. Si cela ne plait pas il ne fallait pas voter pour lui !

    Lire aussi : Un dirigeant balourd

  • La mode des baskets blanches envahit tout

    La mode des baskets blanches envahit tout

    Avez-vous remarqué comme la mode des baskets blanches envahit petit-à-petit notre environnement ? Sur les plateaux télévisés on ne voit le plus souvent que le buste des journalistes mais parfois ils se lèvent et on les voit alors souvent montrer un jean et des baskets blanches portés sous leur veste bien coupée. Parfois même certains de ceux qui effectuent des prestations debout face aux caméras affichent un costume bleu marine élégant et… une paire de baskets blanches. Dans la rue, le port de la basket, ou de la tennis, blanche est de rigueur pour des millions de citoyens.

    Mais quelle ne fut pas notre surprise de découvrir sur la photo finale du dernier sommet de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) un barbu jovial en costume et baskets blanches !

    Après une rapide recherche sur l’Internet on découvre qu’il s’agit d’Edi Rama le premier ministre albanais dont le pays, ancienne possession ottomane, est membre de l’OTAN et candidat à l’entrée dans l’Union européenne. On ne sait pas si l’intégration de l’Albanie sera bénéfique pour l’Union européenne mais ce qui est sûr c’est que ce malotru a trouvé la solution pour se faire remarquer.

  • Chauds les déficits

    Chauds les déficits

    Il fait chaud en France, canicule, réchauffement climatique et tout le tra-la-la. Les chaines d’information en continu passent à l’infini des interviews de Mme. Michu confirmant qu’il « fait chaud » et les conseils aux seniors de bien s’hydrater. Les partis politiques rivalisent de critiques contre le gouvernement rendu presque responsable de cette vague de chaleur et d’idées novatrices pour dépenser l’argent des contribuables afin de lutter contre le réchauffement.

    Le Rassemblement National (RN) annonce un « plan climatisation » de 40 milliards d’euros, La France Insoumise (LFI) propose de bloquer le prix de l’eau et d’instaurer un « congé climatique », le gouvernement parle de « quasi-gratuité des climatisations ». Un problème, une dépense annoncée et pas d’économie équivalente proposée pour compenser cette nouvelle dépense. C’est l’illustration jusqu’à l’absurde de la perte de contrôle des dépenses publiques au sein d’un pays qui est mal géré. Et n’oublions pas le financement des jeux olympiques programmés pour 2030 dans les Alpes françaises, les revendications des contrôleurs aériens, des professions de santé, des forces de sécurité, des chauffeurs de taxis, des débits de tabac, des écoles, des armées, des retraités, etc. etc.

    La perte totale du sens de l’intérêt général dans la gestion des deniers publics, par essence limités, pose un sérieux problème à notre pays qui descend doucement les marches de la décadence financière qui aboutit immanquablement au rabougrissement politique. Le pire est à craindre.

  • Les Etats-Unis veulent annexer le Canada

    Les Etats-Unis veulent annexer le Canada

    Le président des Etats-Unis d’Amérique affiche vigoureusement son objectif d’annexer le Canada pour en faire le 51e état américain. On a du mal à y croire tant l’outrance apparaît farfelue mais ce n’est pas une hallucination, l’objectif est répété par le président à toutes sortes d’occasions. En attendant « mieux », une guerre commerciale a plus ou moins été ouverte par Washington pour tenter de forcer la Canada à « demander » lui-même ce rapprochement et sa disparition en tant qu’Etat indépendant.

    Ce nouvel impérialisme ressemble à bien des égards à celui de la Russie qui dénie à l’Ukraine son droit d’exister comme Etat indépendant et a donc envoyé ses chars en février 2022 pour atteindre son objectif. Dans un premier temps, la Russie a annexé sans autre forme de procès les provinces du Donbass sur lesquelles se déroulent encore des combats. Cette annexion, comme celle de la Crimée en 2014, n’est reconnue que par les amis de Moscou.

    On a du mal à imaginer que Washington puisse faire de même en faisant parler les armes contre le voisin canadien, mais dans cette période de chaos international causé par la remise en cause de l’organisation du monde, et particulièrement des frontières, issue de l’après-seconde guerre mondiale, on se dit que tout est possible. Après tout les Etats-Unis revendiquent également le Groenland qu’ils veulent racheter au Danemark et le retour à leur souveraineté sur le canal de Panama !

    Ces revendications inattendues brisent les certitudes des générations européennes post-seconde guerre mondiale qui croyaient « l’allié » américain solide comme le roc et mené par des dirigeants visionnaires, défenseurs de la démocratie et du libéralisme économique. Les choses changent !

    Juin / Charlie Hebdo (09/03/2016)
  • Les précieuses ridicules

    Les précieuses ridicules

    La récente réélection de Donald Trump comme président des Etats-Unis d’Amérique a permis de lever le voile sur l’un des grands secrets de ce pays : pourquoi M. Trump a le visage orange ? Parmi les nombreux « experts » qui ont hanté les plateaux télévisés français à l’occasion de cette élection, on a vu des dermatologues venir expliquer que l’impétrant utilise une crème auto-bronzante, probablement de façon excessive, qui provoque ce teint orange qui lui est désormais familier. Le résultat est original et on n’est pas bien sûr qu’il se rende compte de celui-ci. Ou alors il s’en satisfait !

    Après tout nous avons eu en France un président de la République, François Hollande (70 ans), qui se teignait, et se teint encore, les cheveux d’un noir corbeau tellement intense qu’ils en deviennent surnaturels. Il en va de même pour la maire de Paris Anne Hidalgo, 65 ans. Ces derniers jours la présidente de l’assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (54 ans) est apparue teinte en blonde fatale sur les plateaux médiatiques. Le personnel politique prend soin de son apparence, il ne serait pas inutile qu’il passe aussi du temps pour prendre soin de la politique.

    Le nouveau président Trump a annoncé qu’il allait dévoiler un autre secret, cette fois-ci plus fondamental pour les Etats-Unis que la couleur de ses cheveux : il doit déclassifier le dossier de l’assassinat en 1963 de son lointain prédécesseur John Fitzgerald Kennedy (JFK). Différentes hypothèses ont été avancées depuis cette tragédie : une action secrète de la CIA, une action de la mafia américaine, une action de Cubains anticastristes, entre autres.

    Le monde a appris la vérité sur la couleur du visage du président Trump, il va peut-être enfin apprendre qui a assassiné JFK.

  • Accélérons !

    Accélérons !

    A l’occasion d’une nouvelle catastrophe naturelle, des inondations en Ille-et-Vilaine les autorités annoncent qu’elles vont « accélérer » la signature du décret déclarant l’état de « catastrophe naturelle » qui permet le déblocage d’indemnisations exceptionnelles.

    Comme on chaque catastrophe, des ministres défilent devant les victimes et comme ils n’ont pas beaucoup d’armes à fourbir contre le déchainement de la nature ils « accélèrent » un décret. Cela ne peut pas faire de mal mais « l’accélération » devient la norme et il arrive un moment où, à force « d’accélérer », le décret va précéder la catastrophe…

    Le mieux est sans doute que l’administration et les ministres fassent leur boulot, conformément à ce que prévoit la loi, plutôt que cette communication inutile. 

  • Le cumul des mandats, serpent de mer sans intérêt de la politique française

    Le cumul des mandats, serpent de mer sans intérêt de la politique française

    Le nouveau premier ministre, François Bayrou, à peine installé à l’hôtel de Matignon ressort une des vieilles lunes de la politique française : le cumul des mandats. Dans une France en voie de rabougrissement il n’est sans doute pas la première urgence de s’attaquer une nouvelle fois à ce serpent de mer qui voit s’affronter avec une régularité de métronome les arguments le plus souvent de mauvaise foi.

    M. Bayrou est maire de Pau et une simple question de bon sens amène à se demander comment il peut assumer à la fois ses fonctions de premier ministre et celle de premier édile d’une ville moyenne ? C’est juste impossible sans négliger l’un des postes, voir les deux.

    L’argument principal développé par les partisans de l’abandon de la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats est de garder une « présence de terrain » pour mieux comprendre les « problèmes des Français ». Cet argument ne résiste pas longtemps à l’analyse car la loi n’interdit pas tous les cumuls, elle ne fait que les limiter. Par exemple, un député français ne peut pas être également sénateur ou député européen. Il ne peut pas non plus exercer un mandat exécutif local, maire ou président de conseil départemental ou régional cependant il peut très bien rester simple conseiller municipal, départemental ou régional ce qui lui permet amplement de garder le « contact avec le terrain ». Par ailleurs, les députés ont généralement une permanence locale dans leur circonscription dans laquelle ils peuvent se rendre pour dialoguer « avec le terrain », ce qu’ils font d’ailleurs le plus souvent.

    Aujourd’hui un député peut donc garder un mandat local du moment qu’il ne soit pas « exécutif ». Il suffit de s’en servir. Laurent Wauquiez qui vient de se faire élire député le 07/072024 était président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il a donc démissionné du poste de président mais il reste conseiller régional et siège aux assemblées de cette région ce qui lui permet sans aucun doute de continuer à recevoir les lamentations de ses électeurs en plus de celles qu’il partage en tant que député dans sa permanence électorale. On peut d’ailleurs imaginer qu’il continue d’influer sur la présidence de la région car le député-conseiller régional Wauquiez ayant probablement plus d’entregent que le conseiller général lambda…

    On espère que ce débat récurrent sur le cumul des mandats, qui a été réduit mais non point interdit, n’est pas influencé par le cumul des rémunérations et des retraites versées aux titulaires de ces mandats ou la promotion d’égos surdimensionnés…

    Lire aussi : L’escroquerie électorale perdure

  • Les forbans renversent le gouvernement

    Les forbans renversent le gouvernement

    La gauche propalestinienne, le parti socialiste (PS) et le rassemblement national (RN) se sont finalement retrouvés pour faire tomber le gouvernement dirigé par Michel Barnier à l’occasion du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale. Du coup, plus de budget de la sécurité sociale, encore moins de budget de l’Etat avant la fin de l’année 2024 et un gouvernement à reconstruire en espérant qu’il convienne à une assemblée nationale composée de trois minorités aigries et revendicatives. Cette structure inhabituelle fait que si deux des trois tiers s’opposent, ils l’emportent quels que soient les tiers en question.

    En l’occurrence la gauche n’a cessé de clamer que ce gouvernement Barnier était « dans les mains du RN » et qu’il fallait donc le faire tomber. La réalité montre également qu’elle eut besoin du RN pour faire voter sa motion de censure. C’est juste de la mathématique appliquée aux règles de majorité du parlement français : si deux tiers s’unissent ils l’emportent contre le troisième. La gauche avait donc besoin du RN pour sa motion de censure comme le centre avait besoin de la neutralité de la gauche ou du RN pour continuer à gouverner. Et ce sera le cas tant que ces minorités opposées survivront.

    Certains forbans qui les composent ont décidé d’allier les contraires et de mettre fin à l’expérience Barnier quelques jours avant la fin de l’année. Afin que l’Etat puisse légalement continuer à travailler il faut bricoler dans l’urgence une « loi spéciale » qui l’autorise à lever l’impôt à partir du 1er janvier. A défaut de budget 2025 voté avant la fin de l’exercice c’est le budget 2024 qui est plus ou moins reconduit ce qui entraîne quelques perles comme la révision automatique au 1er janvier des pensions de retraite de 100% du montant de l’inflation alors qu’il était question d’étaler cette hausse pour faire des économies. A l’inverse la réévaluation des tranches d’impôt en fonction de l’inflation devrait être reportée à l’adoption du budget 2025 qui pourrait intervenir au cours du premier trimestre 2025. En attendant, les contribuables devraient voir leurs impôts augmenter mécaniquement… Les parlementaires de tous bords s’activent actuellement pour rédiger des lois en urgence (avant le 31 décembre) qui annulent ou compensent les effets négatifs du non-vote d’un budget dans les délais. C’est kafkaïen et chacun tente de retomber sur ses pieds face à cette situation ubuesque. On ne sait pas à ce stade si les parlementaires ont prévu d’annuler leurs congés de Noël afin de faire voter ces lois d’urgence dans les derniers quinze jours qu’il nous reste.

    Sous l’action inconséquente de ses députés, eux-mêmes élus par des citoyens sans boussole, la France continue à se rabougrir. C’est le résultat de choix démocratiques qui se sont exprimés. Si l’on voulait une situation différente il suffisait de voter différemment. L’hypothèse d’introduction d’une partie de proportionnalité dans le code électoral revient à l’ordre du jour pour éviter ces trois tiers désastreux. Pas sûr que cela ne suffise à rétablir le pays qui continue à s’enfoncer avec délectation dans la décadence.

  • De Gaulle vendu à l’encan

    De Gaulle vendu à l’encan

    La succession de Philippe de Gaulle, le fils de Mongénéral, décédé récemment met en vente des objets et documents personnels de Mongénéral qui étaient en possession de son fils. Ces biens vont donc être cédés à des privés et peut-être disparaître à jamais.

    La famille de Gaulle est-elle à ce point dans le besoin qu’elle doive mettre sur le marché des objets qui ont tout de même une valeur historique ? Un versement aux archives nationales n’aurait-il pas été plus opportun ?

    Si même les de Gaulle privilégient le commerce à l’Histoire, où va-ton ?

  • « Ça manque de moyens ! »

    « Ça manque de moyens ! »

    Avec une unité désarmante la totalité des corporations, des communautés, des lobbys, des administrations, des députés, des sénateurs, des travailleurs et des retraités, tous, sans exception clament uniformément « ça manque de moyens ».  Les agriculteurs, les gardiens de prison, les enseignants, les soignants, les policiers, les pompiers, les ambulanciers, les directeurs de théâtre, les bénéficiaires de niches fiscales, bref, 67 millions de Français appuyés indistinctement par tous les syndicats, les lobbys, les plateaux télévisés à grand renfort « d’éditions spéciales » et les partis politiques expliquent à longueur de radiotrottoirs larmoyants que tout s’effondre autour d’eux et si l’Etat grippe-sous ne leur octroie pas sans délai des aides, des subventions, des dotations à multiplier par deux, trois, dix ou cent versus ce qu’ils reçoivent déjà, le pays s’acheminera vers un effondrement fatal et irréversible. Toute idée d’économie est considérée comme une traîtrise sociale, sauf si elle est prévue chez les autres !

    Même le syndicat patronal qui, devant l’ampleur du désastre financier dans lequel s’enfonce la République, avait envisagé au début du psychodrame parlementaro-budgétaire que les entreprises puissent aussi prendre leur part dans les nécessaires économies de dépenses publiques à faire, du moment que l’Etat fournisse également des efforts d’économie. Tout ceci est oublié et les lobbys patronaux se lamentent avec la meute à l’idée que les exonérations de charges sociales dont bénéficient leurs entreprises puissent être écornées, les conséquences annoncées sont chômage aggravé, faillites multipliées, investissements en berne, bref, tout le monde va mourir sans délai si la gabegie ne continue pas de s’accroître au même rythme.

    L’intérêt général de la nation n’est plus défendu par personne, c’est devenu un concept préhistorique et incompréhensible pour la majorité des citoyens qui ouvrent de grands yeux vides, comme des vaches devant le passage à niveau, lorsqu’il est évoqué. Peut-être seule une vraie crise financière forcerait sans doute à ramener un peu de cohérence et de sens commun dans cet océan d’irrationnel mesquin et de misérables intérêts personnels. Le dialogue au parlement ou au Café du commerce est impossible, les uns hurlants « taxons les riches », les autres vociférant « favorisons l’économie de l’offre ». Personne ne s’entend plus sur rien et tout le monde demande à la République de faire ce qu’il ne fait pas chez lui ou dans son entreprise. « L’Etat paiera » semble être la nouvelle devise française.

    Pour le moment les intérêts payés sur la dette augmentent, en volume comme en taux, mais la France trouve toujours des prêteurs pour financer ses déficits, donc elle ne s’en prive pas, « quoi qu’il en coûte ». A défaut de savoir gérer ses dépenses publiques, espérons que la République ne découragera pas ses créanciers à force d’engagements pris pour rassurer « M. le Marché » et qui ne sont jamais tenus. Le budget des intérêts payés aux créanciers dépasse les 50 milliards d’euros et se rapproche doucement du premier poste budgétaire, rang qu’il devrait atteindre sous peu. Les prêteurs touchent ainsi les dividendes des risques qu’ils prennent en prêtant mais cet argent sonnant et trébuchant n’est pas dépensé ailleurs. Notons d’ailleurs que sur cette dette de plus de 3 000 milliards d’euros, une petite moitié est détenue par des résidents français, dont des particuliers qui perçoivent ainsi une partie des intérêts versés.

    Le chroniqueur qui a longtemps vécu en Afrique a entendu tous les matins pendant des années, chez lui comme au boulot : « ça manque de moyens patron ! » La France est sur la même voie en continuant à se rabougrir. Décadence quand tu nous tiens !

  • Téléthon-thon

    Téléthon-thon

    Comme chaque année nombre de médias français consacrent ce weekend à la collecte du « Téléthon ». Gérée par l’association AFM-Téléthon, cette collecte porte majoritairement sur les particuliers. Elle a rapporté près de 85 millions d’euros en 2023. L’AFM affiche ses missions sur son site web https://www.afm-telethon.fr/fr.

    Engagée dans la recherche scientifique comme dans l’accompagnement des malades et de leurs familles, l’AFM-Téléthon agit de façon indépendante, guidée par l’urgence de la maladie évolutive et l’intérêt des malades. Trois missions sont au cœur de son engagement.

    Guérir…
    Aider…
    Communiquer…

    https://www.afm-telethon.fr/fr/l-association/qui-sommes-nous/nos-missions

    L’association répartit les fonds collectés pour soutenir la recherche en lançant des appels d’offres scientifiques pour financer des programmes de recherche. Elle a même ses propres laboratoires dans la thérapie génique, la thérapie cellulaire et autres domaines aussi inconnus qu’effrayants.

    Tout ceci est éminemment sympathique mais on se demande pourquoi notre pays affecte des milliards d’euros de fonds publics à des dépenses somptuaires de jeux olympiques et laisse le financement de la recherche fondamentale relever du secteur privé et, pire, de citoyens lambda ? Cela ressemble à une triste inversion des valeurs

    Ne serait-ce pas plutôt au secteur privé de financer les jeux du stade, s’il le souhaite, et à l’Etat de consacrer ses ressources limitées au financement de la recherche médicale ? Cette étrange situation qui ne semble pas inquiéter grand monde est une nouvelle manifestation des priorités d’une société où une « influenceuse » à forte poitrine comme Nabilla affiche près de 10 millions de followers sur Instagram.