Catégorie : La buvette des politiques

  • Les amis du président

    Après Bigard chez le pape, le président Sarkozy emmène Arthur en voyage d’Etat en Israël. Tout ceci est quand même affligeant. N’y a-t-il pas plus représentatif de la France qu’un animateur de télé-poubelle ? On ne manque tout de même pas d’intellectuels proches d’Israël qui auraient sans doute fait meilleur effet à la Knesset ! Bientôt il va prendre avec lui des pousseurs de ballons pour représenter la République ? On imagine Ribéry à Westminster ! On aimerait bien savoir le rationnel communiquant ou politique qu’il y a à trimballer de tels personnages dans les avions présidentiels.

  • L’ex-président Chirac fait assaut de moralité

    Chirac refuse d’assister aux cérémonies du 14 juillet de peur d’y croiser Bachar El Assad coupable à ses yeux d’avoir fait assassiner l’affairiste libanais Hariri, ci-devant ex-propriétaire de l’appartement qu’il occupe à Paris. Ce soudain assaut de moralité politique est sympathique mais un peu tardif. On aurait aimé qu’il pratique la même prévenance à l’encontre du papa Assad qui lui a fait flinguer en 1980 un ambassadeur de France, Louis Delamare, alors en poste à Beyrouth ! Chirac fut le seul chef d’Etat occidental à assister aux obsèques d’Afez dont le monde entier reconnut l’implacable contribution au terrorisme international durant les longues années de son règne en Syrie.

  • Fébrilité au parti socialiste

    Le suspense est intolérable, le PSG va-t-il descendre en petite division ? Au moins est-on fixé sur la future bataille Delanoé-Royal. Miss joli-sourire-crispé s’est déclarée ce matin candidate pour enlever le PS. Cela fait une incertitude de moins, il ne reste plus qu’à savoir si l’OL sera champion de foot-balle ce soir.

    En attendant, les Strauss-Kaniens sont fébriles et apeurés à l’idée que leur héros coincé à Washington au Fonds monétaire international se fasse doubler par ce duo de choc. Alors ils s’agitent comme des mouches dans un bocal et vont y aller de leur contribution au congrès du PS. Ça promet de la littérature !

  • La France compromise au Liban

    C’est le printemps, le Liban ressort ses roquettes ! Pauvre pays, lorsque ce n’est pas Israël qui lui tape dessus ce sont les groupuscules locaux qui canardent, avec Téhéran et Damas qui soufflent sur les braises. Et pendant ce temps l’ex-président Chirac réside toujours dans l’appartement parisien d’un des chefs de factions locales… Cela fait quand même mauvais genre, on ne pourrait pas lui trouver un HLM de la ville de Paris histoire que la France paraisse un peu moins prendre parti ?

  • Le parti socialiste s’émeut

    Une sombre histoire du mariage de deux hommes aux Pays-Bas aboutit à déchoir de sa nationalité française l’un des conjoints. Le PS parle de situation « révoltante, violente et discriminatoire ». Au moins quand on parle de ça on évite le reste. Cet état de fait n’est ni révoltant ni violent, il est juste légalement discriminatoire. Le législateur français, dans sa grande sagesse, a décidé de ne pas reconnaître le mariage entre conjoints du même sexe. Il l’a fait sans contrainte, sans menace et en suivant les principes de notre vieille démocratie, les mêmes principes qui ont donné lieu à l’adoption du P.A.C.S. Cela va sans doute changer un jour quand les élus du Peuple français en décideront ainsi. Ce n’est pas la seule discrimination légale du droit français à gommer. Ce n’est pas non plus la peine d’en faire tout un fromage, la planète continue à tourner dans le même sens pour le moment.

  • Sarkozy et Carla

    Lecture de Paris-Match, dans le salon d’un coiffeur, qui consacre ses pages en papier glacé aux images de l’hyper-agité du bocal et sa Carlita se tenant amoureusement la main dans l’avion pour Londres. Mais qu’est-ce qu’elle peut bien lui trouver ? Cela restera un des grands mystères de la Vème République sur lequel se pencheront les historiens au prochain siècle, s’il y en a encore qui s’intéresse à la France.

  • Sarkozy et Carla

    Lecture de Paris-Match, dans le salon d’un coiffeur, qui consacre ses pages en papier glacé aux images de l’hyper-agité du bocal et sa Carlita se tenant amoureusement la main dans l’avion pour Londres. Mais qu’est-ce qu’elle peut bien lui trouver ? Cela restera un des grands mystères de la Vème République sur lequel se pencheront les historiens au prochain siècle, s’il y en a encore qui s’intéresse à la France.

  • Le bordel de Dany

    Daniel Cohn-Bendit explique qu’aujourd’hui l’esprit soixante-huitard c’est foutre « un immense bordel avant, pendant et après les jeux olympiques en Chine ». Bien vu Dany !

  • Un Benamou berné

    Georges-Marc Benamou, ci-devant candidat parachuté par l’Elysée comme futur patron de la Villa Médicis à Rome, après avoir été débarqué de son poste de conseiller culturel du président, risque de devoir défaire ses valises, le monde de la culture s’émouvant de la présence de ce personnage dans la ville éternelle. Il pourra méditer sur les promesses politiques qui n’engagent que ceux qui y croient… A force de coucher avec la politique il aurait pu s’en souvenir.

  • Les ex-Mao embourgeoisés

    Avec les célébrations du 40ème anniversaire de mai 68, les ex-Mao (qui ont soutenu et approuvé la révolution culturelle jusque dans les années 70, derrière Sartre…) sortent du bois et chacun y va de son livre commémoratif. En ce moment, vous shootez sur un lampadaire et vous avez quatre révolutionnaires mondains qui vous tombent dans les bras et courent vers un plateau de télé ou de radio pour raconter leur mai 68. J’ai entendu ce matin sur France-Culture Alain Gesmar et un autre intello-soixante-huitard-historien s’étrangler de fureur (40 ans plus tard) en écoutant la chronique de Gérard Slama intitulée : Du pavé à la limousine. J’ai failli me couper en me rasant tellement je riais !

  • Jean Tibéri : 75 ans aux fraises

    En passant devant un bureau de vote du Vème arrondissement on peut admirer Jean Tibéri afficher fièrement son sourire édenté. C’est incroyable, à près de 75 ans et avec toutes les casseroles qu’il traîne l’UMP n’a pas réussi à se débarrasser de lui. Même sa harpie d’épouse continue à tourner entre les prétoires et les isoloirs. Et ils sont encore candidats aux élections municipales de la semaine prochaine. La rumeur veut qu’il ait accepté de partir si l’UMP donnait la première place sur la liste du Vème… au fiston Tibéri. Mon Dieu, quel tas de misérables secrets ces deux piliers de la Chiraquie décadente doivent détenir pour arriver à se maintenir contre vents et marées ? Un peu de rupture dans ce domaine également ferait du bien.

  • Delanoé en route pour un second mandat à Paris

    Erreur programmatique majeure : Delanoé apparaît en chemise grenat sur le fond orange du comité bidule du PS, tout son discours est avalé par ces couleurs qui jurent. Il a encore du ne vouloir en faire qu’à sa tête et ne pas écouter ses communicants. Ce n’est pas très grave car il est à craindre qu’il soit de toute façon réélu maire de Paris par les « bobos » parisiens en mal d’exotisme.

  • L’Australie bien informée

    Un journal australien de Perth a annoncé que la Carla était enceinte, a priori de Sarkozy ! Heureusement qu’il nous reste les antipodes pour se pencher sur la vie politique française.

  • Fabius le transparent

    Désopilant : Fabius est interrogé sur France 2 sur la transparence sur la vie privée au sujet de Sarkozy qui couche avec son ex, la Carla ! Il bafouille et approuve ladite transparence en priant le journaliste d’en venir au fond…

  • Déplacement déplacé

    Heu…, voilà maintenant que Sarko emmène Bigard dans ses bagages pour voir le pape. L’histoire ne dit pas s’il a fait des prouts dans la chapelle Sixtine mais tout ceci paraît légèrement déplacé. Sans parler de la Carla qui était aussi du voyage. Il ne faudrait tout de même pas confondre la présidence avec la Star accademy !

  • Dignité et politique

    Alors que la France se remet difficilement de la pantalonnade Kadhafi sous sa tente dans le VIIIème arrondissement (mais après tout elle l’a bien cherché sous la direction éclairée de son ultra-agité people) il nous reste à méditer le geste de Gordon Brown qui ne s’est pas rendu au sommet africano-européen pour éviter d’avoir à y serrer la main de Mugabe, président à la dérive du Zimbabwe.

  • La fille Chirac dans le privé

    La fille Chirac se fait embaucher comme communicante Pinault. Il est vrai qu’une personne qui a réussi l’exploit de faire élire son père (dont elle était la communicante) pendant si longtemps aux plus hauts postes de la République saura vendre des savonnettes chez n’importe qui. Après tout, les grands principes en termes de bourrage de crâne du gogo sont les mêmes.

  • Divorce présidentiel

    La Cécilia se répand dans la presse pour expliquer son divorce avec son président. C’est du niveau Claire Chazal dans Closer. Finalement c’était une pouf ! Dommage, mais le Sarko, qui, admettons-le, doit être proprement insupportable dès qu’il rentre de votre environnement immédiat de moins de 100 m, va être maintenant agité de frustrations sexuelles qu’il va falloir gérer au mieux des intérêts de la République.

  • En passant

    Ça y est : les Sarkozy sont divorcés. On s’en fout mais qu’est-ce que c’est intéressant.

    Bon, tout fout le camp du côté présidentiallo-conjugal mais heureusement la République conserve de vraies et ineffables valeurs avec Bernard Thibault et Force Ouvrière qui mettent le boxon dans les transports publics avec une délectation qu’ils ont du mal à cacher. Leur discours archéo est un modèle du genre, à citer dans les manuels. Les prochaines semaines vont certainement être plutôt agitées avec un premier test de l’énergie du pouvoir en place à se frotter réellement aux tendances profondes d’une partie de ses électeurs.

  • Juppé change

    Eh bien ça y est ! Grande nouvelle, Juppé commence à comprendre l’électeur ; du fond de ses vignobles il vient de déclarer :

    « Je conclus que le cumul des fonctions exécutives n’est plus acceptable dans l’esprit des concitoyens. Si je suis candidat [à la marie de Bordeaux], et si je suis élu, c’est donc ce que je ferai. »

    Ben oui… quand le bordelais vote pour un député ou un maire ce n’est pas pour le voir démissionner le lendemain pour garder un poste de ministre à Paris. Ce n’est tout de même pas compliqué à intégrer surtout quand on a fait des études. Si j’étais à Bordeaux je voterais aux prochaines municipales pour le Juppé nouveau, réaliste, serein et tranquille, et qui reste tout de même un homme d’influence.