On ne dit plus « un parti politique dirigé par des nunuches ambitieux et indécis » mais « une famille politique en déficit d’incarnation ».
Catégorie : Humeurs
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Sauve qui peut en Afghanistan
Alors que les opérations d’évacuation des occidentaux et de leurs supplétifs d’Afghanistan se terminent sur l’aéroport de Kaboul, un attentat suicide commis ce 26 août a fait une centaine de morts dont une quinzaine de soldats américains qui en contrôlaient les accès, et de nombreux blessés. Ce massacre a été revendiqué par le groupe religieux Etat islamique qui s’avère un ennemi féroce des occidentaux mécréants, mais aussi des Talibans musulmans, sunnites également. Il existerait quelques subtilités théologiques entre ces deux groupes mais les uns et les autres s’avèrent des habitués des attentats contre leurs populations civiles et les intérêts occidentaux. Les Talibans seraient nationalistes et se contenteraient de gérer leur pays, le groupe Etat islamique serait internationaliste et chercherait à étendre ses croyances au monde entier. Les Talibans ont un drapeau blanc avec des caractères arabes imprimés en noir, l’Etat islamique a un drapeau noir avec des caractères arabes imprimés en blanc. Tout est dit !
Et là, l’observateur commence à se perdre… Mais pourquoi donc un mouvement religieux sunnite mène des opérations barbares contre un autre mouvement religieux sunnite alors que tous deux respectent les mêmes règles, celles de charia, la loi religieuse du Coran ? Sauf les spécialistes du sujet, personne n’y comprend grand-chose mais l’Etat islamique commettant des attentats suicides contre les Talibans c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité ! Ce serait même risible s’il ne s’agissait de milliers de morts dans une population qui n’en peut mais !
Le retrait des armées occidentales de l’Afghanistan va laisser les deux idéologies sunnites face-à-face. L’avenir devrait être violent et le trafic international du pavot qui est quasiment la seule ressource du pays risque de flamber.
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Vous avez aimé Saigon, vous adorerez Kaboul ! Une nouvelle défaite de l’occident en Asie.
Ça y est : le mouvement religieux des « Talibans » (voulant dire « étudiants en religion ») a pris le pouvoir en Afghanistan, quasiment sans combattre, du fait de la peur qu’ils inspirent, de la complète démotivation des forces de sécurité de ce pays aux confins de l’Asie et du soutien d’une partie de la population opposée à l’occupation étrangère du pays depuis des décennies : des anglais aux troupes de l’OTAN en passant par les soviétiques !
En réalité, l’armée afghane n’a pas vraiment combattu contre les rebelles religieux voulant réinstaurer leur pouvoir sous l’ombrelle de la « charia », la loi du Coran. La dernière occupation étrangère qui vient de se terminer a été menée par les Etats-Unis d’Amérique en 2001 après les attentats terroristes religieux de New-York qui avaient consisté à faire écraser en même temps quatre avions de ligne et leurs passagers sur le territoire américain, un sur chacune des tours jumelles du « World Trade Centrer » de New-York qui se sont effondrées sous le choc, un sur le ministère de la Défense à Washington, le « Pentagone » et le dernier qui était probablement destiné à la Maison Blanche mais qui s’était écrasé dans une forêt, sans doute suite au mouvement de révolte des passagers. Les Etats-Unis avaient alors déclenché la clause de la charte de l’OTAN prévoyant la solidarité des pays membres en cas d’attaque d’un des leurs. Les forces militaires envoyées sur place avaient alors défait assez rapidement le régime taliban qui abritaient le mouvement terroriste religieux Al-Qaïda et son chef, Ben-Laden, qui avaient commis et revendiqué cet attentat d’un nouveau genre qui a fait plus de 3 000 morts.
Les religieux talibans, outre leur soutien au terrorisme international, avaient instauré entre 1996 et 2001 dans leur pays un strict régime islamique particulièrement contraignant pour les femmes et relevant d’un autre âge : interdiction de la musique, destruction d’œuvres artistiques dont les Bouddhas monumentaux de Bâmiyân, lapidation des femmes adultères, coupages des mains de voleurs, décapitation des criminels en place publique, etc. Ils annoncent leur intention de réinstaurer rapidement ces pratiques.
Comme souvent en ces circonstances, après sa victoire militaire en 2001 l’Occident s’était alors mis en tête de « démocratiser » ce pays en y instaurant sa vision de l’Etat. Comme toujours à l’est de la ligne Oder-Neisse, cette ambition s’est révélée un fiasco et, à la fin, aboutit au retrait piteux des occidentaux. Le parallèle avec la défaite et le retrait des Etats-Unis au terme de la guerre du Vietnam est troublant.
Le plus étonnant dans ces affaires n’est pas tant la défaite idéologique mais la constance avec laquelle les pays occidentaux s’ingénient à vouloir « faire le bien » autour d’eux en diffusant leurs conceptions de l’Etat à des populations qui n’en veulent pas vraiment et qui sont à mille lieux d’en accepter les contraintes. Cela n’a pas fonctionné durant la période coloniale, ni la période dé-coloniale, et cela ne semble pas plus adapté de nos jours.
Cerise sur le gâteau, les talibans qui avaient forgé leur unité à l’aune de la lutte antisoviétique dans les années 1980 auraient informé Moscou que ses diplomates ne seront pas inquiétés après la prise du pouvoir. La Chine les avait déjà reçus en grande pompe à Pékin avant même leur installation à Kaboul. Les autres pays sont en train d’évacuer leurs ressortissants en catastrophe ainsi que leurs affidés locaux pour leur faire échapper à la vengeance talibane.
Lire aussi : https://rehve2.fr/2020/03/un-accord-de-papier/
Ce nouvel échec sociétal et militaire occidental en Orient doit véritablement pousser à abandonner cette idée de croisade idéologique pour la promotion de la démocratie partout sur la planète, y compris par la force des armes. Ce qui se passe aujourd’hui à Kaboul, comme hier à Saigon et Bagdad ou en ce moment dans le Sahel, montre que cela ne marche pas, quels que soient le contexte ou le lieu. La démocratie est un mode de gouvernance européen, inventé par les Grecs, enrichi par Rousseau et Tocqueville et pratiqué en occident, majoritairement en Europe et en Amérique du Nord. La plupart des autres continents ne marquent pas un grand intérêt pour la démocratie, les élections, les droits de l’homme et tout ce qui va avec. Et même en occident certaines vieilles démocraties oublient un peu leurs principes fondateurs : partout des partis extrémistes gagnent du terrain.
Même si des minorités de ces pays, souvent éduquées en occident ou sur des principes occidentaux, marquent un intérêt pour ce système, elles n’arrivent pas à convaincre la majorité de leurs concitoyens de leur point de vue. En Afghanistan l’Union soviétique a tenté d’instaurer le communisme pendant une guerre de 10 ans, l’OTAN a essayé d’insuffler la démocratie avec une guerre de 20 ans et ce sont des religieux qui finalement emportent le morceau pour y installer la Charia. Alors pourquoi ne pas laisser faire les choses comme elles doivent se faire plutôt que de dépenser des ressources humaines et financières considérables pour aboutir à des désastres comme ce qu’il est train de se passer en Afghanistan ?
Tant que les démocraties existent en occident, qu’elles défendent leurs intérêts et répondent au besoin par les armes à toute agression venant de l’extérieur comme ce fut fait en 2001 en Afghanistan, mais qu’elles cessent de croire résoudre les problèmes des autres en leur imposant une gouvernance dont ils ne veulent pas.
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Le maillot à 157,99 EUR

A l’occasion du recrutement hier d’un fouteballeur surpayé par un club plus ou moins parisien, le PSG (Paris-Saint-Germain), le nouveau maillot aux couleurs de la recrue a été imprimé dans la nuit et mis en vente aujourd’hui pour 157,99 EUR version homme et 107,99 EUR version femme. Des citoyens ont passé la nuit sur les Champs Elysées devant la boutique commerciale du PSG pour être sûrs d’obtenir leur objet culte dans les premiers. A cette heure, l’article est déjà en rupture.
Il est rassurant, en ces temps de crise sanitaire et économique, de constater d’abord que ce n’est pas la crise pour tout le monde, et qu’il existe des admirateurs de foute capable de dormir sur le trottoir pour un maillot de pousseur de baballe. Un citoyen porteur du maillot PSG à 157,99 euros sera un citoyen heureux qui, peut-être, n’ira pas balancer des pavés dans les vitrines des banques. Quoi que…
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Saint-Corentin à Quimper


L’église de Saint-Corentin à Quimper Saint-Corentin fut l’un des sept saints désignés par la théorie religieuse comme fondateurs de la Bretagne catholique. Ils seraient venus du Pays de Galles et de Cornouailles aux Vème et VIème siècles.
- Saint-Malo fondée par saint Malo (ou Maclou)
- Dol-de-Bretagne fondée par saint Samson
- Saint-Brieuc fondée par saint Brieuc
- Tréguier fondée par saint Tugdual
- Saint-Pol-de-Léon fondée par saint Pol Aurélien
- Quimper fondée par saint Corentin
- Vannes fondée par saint Paterne (ou Patern)
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Ripolinage de façade pour pas cher
On ne dit plus une « gare ferroviaire » mais un « pôle d’échanges multimodal » ! Vous prenez une gare SNCF de sous-préfecture, vous y accolez la station de cars qui était installée 100 mètres plus loin, vous construisez un parking à bicyclettes, vous ajoutez un WiFi gratuit et hop! le tour est joué vous vous retrouvez avec un « pôle d’échanges multimodal » pour pas cher et vos élus montrent leur constante vision pour un avenir moderne et connecté. On vit vraiment une époque formidable.
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Paimpol – Abbaye de Beauport
Paimpol – Abbaye de Beauport Une abbaye construite au XIIIème siècle, entre mer et forêt, aujourd’hui en limite de la ville de Paimpol, fermée à la Révolution puis privatisée elle est finalement rachetée en 1992 par le sympathique Conservatoire du littoral, œuvrant pour préserver les côtes françaises. Ce sont 100 ha de milieux maritimes et terrestres avec des vergers, des bois, des arbres centenaires. Les moines se consacraient à la prière mais il fallait bien vivre aussi. Une cuvée de cidre est toujours pressée avec les variétés présentes de pommes anciennes. Les bâtiments subsistants de style gothique ont été restaurés mais laissés en l’état et accueillent visiteurs et évènements culturels tout au long de l’année.
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La cathédrale Saint-Pierre de Lisieux
Cathédrale Saint-Piere de Lisieux La cathédrale de Lisieux expose le parcours de Thérèse (1873-1897), l’héroïne locale, nommée en religion « sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face » et dont les écrits publiés après sa mort en ont fait une mystique reconnue par des lecteurs du monde entier avant d’être élevée au rang de sainte. Elle est la cadette d’une famille très pieuse qui aura neuf enfants dont quatre décéderont en bas âge, et les cinq restantes, toutes des filles, seront carmélites.
Supposée guérie par « le sourire de la Vierge » à 10 ans alors que son état de santé désespérait les médecins, elle va ensuite de révélation en révélation à chaque étape de sa vie de plus en plus religieuse jusqu’à son entrée au Carmel en 1888, à 15 ans à peine. Ce fut ensuite une vie entière consacrée à la prière, à l’amour de Dieu et, plus inattendu, à l’écriture de sa vie de dévotion et des états de son âme, de cantiques, d’innombrables correspondances et de poèmes.
Ses écrits vont inspirer nombre de croyants et d’intellectuels à travers le monde, son livre « Histoire d’une âme » aurait été vendu à 500 millions d’exemplaires. Elle sera nommée « docteur de l’Eglise » en 1997, un titre réservé aux hommes et aux femmes dont l’autorité est particulièrement reconnue dans le domaine de la théologie.
On reste plutôt sidéré devant une telle dévotion à une époque pas si éloignée, c’était la fin du XIXème siècle. Les photos d’elle montrent un visage plutôt angélique, corseté dans l’uniforme du Carmel. Cette conquête de l’inutile à laquelle elle a dédié chaque instant de sa courte vie semblait l’épanouir. Après tout, c’est aussi bien !
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La Madone de la droite en pleine crise de mysticisme
Christine Boutin, 77 ans, continue à nuire et à maintenir son compte Twitter.

Inspirée par la grâce, le pape François 1er et les « gilets jaunes » elle n’a certes que 92 000 suiveurs, contre 6 millions à Cyrille Hanouna par exemple, mais ces 92K sont quand même un chiffre impressionnant. Son nouveau combat est celui de la liberté dont elle estime la France privée par la « dictature » qui se met en place dans la crise sanitaire actuelle.


Christine Boutin ne fait que suivre un « courant de pensée » à la mode dans le Café du Commerce que sont devenus les plateaux médiatiques des chaînes d’information en continue. Chacun y va de ses accusions à l’emporte-pièce, critiquant le pouvoir lorsqu’il y a pénurie de vaccins, geignant lorsqu’il y a surplus, éructant lorsqu’il s’agit de contrôler ceux qui ne sont pas vaccinés, s’égosillant devant « l’infantilisation » des citoyens, etc. etc.

Et le discours de cette petite caste de pleureuses se rejoint pour déplorer la « dictature » qui se mettrait en place en France. Comme chacun le sait, l’excès mène au néant, mais on en train de franchir tous les records en ce moment.
Rappelons que la corporation des titulaires de cartes de presse bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus imposables pour « frais d’emploi ». Ces subventions financées par les contribuables devraient, à tout le moins, générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires. Ils sont ainsi reconnus un peu comme service public, qualification qui devrait être un gage de qualité et non de beaufitude.
On pourrait supprimer cette niche fiscale imméritée et en réorienter le produit au financement de voyages d’études de journalistes de Café du Commerce dans de véritables pays autoritaires comme la Russie, le Venezuela, la Chine ou bien d’autres afin qu’ils puissent être éclairés sur ce qu’est une dictature et comparer leur statut avec celui des journalistes dans ces pays. Christine Boutin serait l’invitée d’honneur de ces voyages d’études.
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Elections régionales, un seul perdant : les sondeurs !

Charlie Hebdo (23/12/2020) Cela devient maintenant une habitude : la déroute des sondeurs une fois les résultats officiels des élections publiés. Les élections régionales dont le deuxième tour a eu lieu dimanche 27 juin ont confirmé une nouvelle fois cette routine. Les anticipations tablaient sur une avancée importante du Rassemblement Nationale (RN) qui devait emporter la majorité dans une voire plusieurs régions administratives. Le résultat est qu’il n’en a remporté aucune. Ceci n’est pas bien grave et on mesure la difficulté de prévoir les votes de citoyens aux convictions plutôt variables. Cela montre que les prix auxquels sont facturés ces sondages sont peut-être à revoir à la baisse tant ils sont éloignés des vrais résultats.
Plus notable est la persévérance des organes médiatiques à continuer à utiliser ces sondages comme sources de leurs débats sans même émettre quelques réserves sur la fiabilité de ceux-ci. Le soir même de la diffusion des résultats le 27 juin sur les plateaux télévisés, les journalistes commentaient déjà un nouveau sondage sur les élections présidentielles de 2022 alors même qu’ils constataient la déroute des sondeurs sur les élections régionales aboutie le soir même…
Le mieux à faire pour les commentateurs serait de commenter les programmes électoraux pour les vulgariser auprès de leur public, mais cela nécessite de les lire et de les comprendre au préalable, effort semble-t-il hors de portée de la majorité d’entre eux. Alors il est plus simple, mais aussi plus onéreux, de gloser sur des prévisions chiffrées qui se sont avérées tant de fois bien éloignées des résultats officiels. Les programmes électoraux sont généralement disponibles gratuitement sur des sites Internet, il suffit de les lire et d’activer un peu ses neurones pour les commenter.
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Le retrait se termine
Les troupes occidentales sont en train d’achever leur retrait d’Afghanistan après une guerre qui aura duré 20 ans à la suite des attentats religieux du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center de New-York. Les clés de l’immense base militaire aérienne de Bagram ont été remises aux autorités locales et la population se serait empressée de la piller sitôt le dernier soldat américain parti. Cette base est emblématique des invasions étrangères qui ont marqué ce pays. Construite dans les années 1950 par les Etats-Unis alors que l’Afghanistan était leur alliée dans la guerre froide, elle est ensuite passée sous contrôle soviétique lors de l’invasion communiste de 1979, elle fut l’objet de féroces combats entre les chefs de guerre afghans après le retrait soviétique en 1989, puis récupérée par les Etats-Unis et l’OTAN en 2001 après leur entrée dans le pays.
Il est peu probable que l’armée nationale afghane n’ait jamais l’utilité réelle d’une telle installation. Le mieux aurait sans doute été de la démanteler une bonne fois pour toute et de la transformer en terrain agricole pour y cultiver des céréales… ou du pavot.
Dans le même temps, l’insurrection religieuse talibane progresse et chacun parie sur la prise de pouvoir rapide de tout le pays par ce groupe qui a déjà dirigé l’Afghanistan avant d’être délogé en 2001 par les troupes américaines qui commencèrent ainsi le long chemin de croix qui s’achève aujourd’hui. Le retour probable des talibans au pouvoir avec leurs pratiques qui apparaissent d’un autre âge aux occidentaux nous fait revenir en 1996. La roue a tourné et est revenue à son point de départ. L’avenir sera évidemment différent de ce qu’il fut en 1996 et peut-être pas pire que ce que furent les 20 dernières années. Au moins sera-t-il majoritairement afghan avec une baisse des influences étrangères dans le pays. Les principes talibans basés sur une application stricte du Coran dans la politique, s’ils sont rejetés par une minorité formée à « l’occidentale » et intéressé par la modernité, sont sans doute plus ou moins validés par une bonne partie de la population. Le seul point qui vaille est de savoir si l’Afghanistan va redevenir une base de départ pour le terrorisme religieux international ? Les talibans se sont engagés à ne pas l’autoriser dans les accords signés avec les Etats-Unis. S’ils contrevenaient à cet engagement ils prendraient alors un risque de voir une nouvelle invasion de leur pays. Mais l’avenir ne manquera pas de réserver des surprises car il n’est jamais la reproduction à l’identique du passé.
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Le goût de la polémique
Après les polémiques liées au traitement par la France de la crise sanitaire : les masques, les vaccins, les lits de réanimation, le couvre-feu, etc. les citoyens et les plateaux médiatiques commençaient à manquer de sujets d’affrontement et le pays en ressentait une grande frustration sans rien à se mettre sous la dent !
Affaire réglée grâce à l’ineffable Stéphane Bern, diplômé d’une école de commerce, chargé d’une mission de préservation du Patrimoine par le pouvoir actuel. Avec sa tête de ravi de la crèche il vient de lancer une attaque en règle contre les éoliennes qu’il qualifie de « supercherie », dont l’énergie produite ne serait ni « écologique ni renouvelable » et qui seraient « responsables d’un drame écologique en ruinant la diversité ».
Aussitôt reprise par le chœur des pleureuses de l’opposition systématique, la complainte anti-énergie éolienne a animé pour quelques jours les conversations du Café du Commerce. En réalité, comme toujours, les gens aiment bien le principe les éoliennes du moment qu’elles sont installées loin de chez eux. Il en est de même pour les centrales nucléaires : c’est une énergie qui n’émet pas de gaz à effet de serre, tout le monde apprécie mais pourvu que l’on ne construise pas une centrale nucléaire dans leur jardin et que l’on ne stocke pas les déchets dans leur village.
Il est probable que la transition énergétique en cours basera la production française future sur un savant mélange entre les différentes sources que sont le nucléaire, le gaz, l’hydraulique, le solaire, l’éolien et d’autres à venir. Chacune a ses avantages et inconvénients et la définition du mix relève des programmes politiques et du choix des électeurs pour l’un de ces programmes. Les saillies médiatiques d’un Stéphane Bern sont inutiles et polémiques ; elles ne servent qu’à satisfaire, peut-être, la soif de reconnaissance de l’impétrant. C’est un problème d’égo « bernien » et non un débat énergétique. Le mieux à faire serait qu’il se consacre à ses émissions de télévision et laisse les sujets techniques aux spécialistes encadrés par le gouvernement.
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Des journalistes de circonstance
A l’occasion du énième embrasement israélo-palestinien, la presse internationale s’émeut d’une possible manipulation dont elle aurait été l’objet de la part de la communication de l’armée israélienne. Celle-ci a en effet communiqué que « l’armée israélienne est rentrée dans Gaza » avant de démentir quelques heures plus tard évoquant une erreur technique de sa part. La presse a immédiatement diffusé cette information sans la vérifier. Il semblerait que les militaires palestiniens se seraient alors positionnés dans les tunnels, construits et utilisés par eux pour sortir sous les frontières terrestres, que les avions israéliens auraient alors bombardés. Le service de communication militaire israélien s’est empressé d’affirmer qu’il n’y avait aucune manipulation de sa part…
Tout est possible et on ne saura sans doute jamais la vérité. En revanche, ce qui est une certitude c’est l’incompétence de journalistes qui ont pris pour argent comptant des informations issues d’un service de communication militaire avant de les répercuter sans vérification. On se demande ce que l’on enseigne dans les écoles de journalisme ?
Les armées ne sont pas vraiment réputées pour la fiabilité de leur communication qui relève plutôt de la propagande que de l’information objective, et l’on comprend bien pourquoi. Ne pas se méfier a priori de cette source et, qui plus est dans le cas d’espèce, ne pas vérifier de visu la présence de soldats israéliens dans Gaza avant de diffuser relève de la faute professionnelle grave. Mais l’attrait du scoop l’emporte depuis longtemps sur le professionnalisme, ce nouvel exemple vient encore le confirmer, hélas !
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La France libérée…
Ce jour marque un assouplissement des mesures de contrainte sanitaire compte tenu de la décroissance de l’épidémie de Covid19. Les Français vont pourvoir retourner au bistrot et au cinéma. C’est bien, surtout pour les propriétaires de bistrot et de cinéma d’ailleurs, mais les médias rivalisent de radiotrottoirs et reportages de Café du Commerce pour partager la félicité de Mme. Michu expliquant combien ce « lien social » lui a manqué et comment elle a déjà réservé sa table au restaurant du coin pour fêter cette renaissance.
Certes, cette évolution est sympathique mais l’observateur se demande si l’on en fait pas un peu trop. Il ne s’agit tout de même pas de la libération des camps comme en 1945 ! Un peu plus de mesure dans cette information ne ferait pas trop de mal.
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Fouteballe à la Une

On apprend que le fouteballeur Benzéma a été sélectionné pour jouer dans l’équipe nationale pour le championnat d’Europe de ce sport le mois prochain. La nouvelle ne présente bien entendu aucun intérêt mais elle fait la une de tous les médias car le garçon n’avait plus été sélectionné depuis plusieurs années par suite de ses comportements douteux : implication dans une affaire d’extorsion de fonds pour une question de vidéo porno montrant les exploits d’un de ses collègues pousseur de baballe, refus de chanter la Marseillaise, difficulté à positionner sa nationalité de cœur entre l’Algérie et la France, etc.
Bref, sa sélection est fêtée comme un évènement historique à la hauteur de la descente des Champs Elysées par le Générale de Gaulle le 26 août 1944 à la libération de Paris. Même le président de la République s’est cru obligé d’y aller de sa petite déclaration. Bonne nouvelle quand même : un pays qui n’a rien d’autre à faire en 2021 que de s’esbaudir devant un joueur de fouteballe avec un pareil pédigré ne va finalement pas si mal que ça, mais quelle décadence que tout ceci !
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Le pari perdu sur l’intelligence
On a cru un moment la droite française réconciliée avec l’intelligence après l’annonce d’une alliance logique pour les élections régionales de fin juin en région « Sud Provence Alpes Côte d’Azur » (ex-PACA) entre les listes Les Républicains (LR) et La République en Marche (LREM) à mener par Renaud Muselier, l’actuel dirigeant LR de cette région à l’accent qui sent la bouillabaisse. Cet espoir a été balayé en quelques heures. Bien que ces deux partis soient largement d’accord sur l’essentiel, le clanisme à courte vue qui les caractérise a fait rapidement voler en éclat cette tentative avisée.
A l’heure qu’il est les deux maires LR de Nice et de Toulon ont « quitté » le parti LR, la liste LR finalement n’accueillera pas de ministre ni d’élus LREM, mais pourrait sans doute compter quelques militants LREM et on ne sait pas bien si ce dernier parti représentera ou non une liste concurrente. Bref, c’est la pétaudière, ou plutôt la bouillabaisse sur les quais du Vieux-Port. C’est un état finalement assez habituel de la politique locale, depuis Gaston Defferre, et sans doute encore auparavant, les pratiques politiques au sud de Valence relèvent d’un ordre et de règles parfumées à l’aïoli.
Le blocage franchouillard qui veut que « la majorité gouverne et l’opposition s’oppose » perdure et rend inconcevable le principe même d’alliance de gouvernement comme il en existe dans les pays de nord. On aurait pu penser que les nouvelles générations politiques arrivent à dépasser ce réflexe claniste mais il n’en est rien, c’est le côté « gaulois réfractaires » déjà souligné par l’actuel président de la République. On veut voir « les autres » chuter dans les urnes pour pouvoir continuer à les critiquer et à les railler, plutôt que participer à leur gestion.
Heureusement quelques individualités LR acceptent, ou ont accepté, de participer au gouvernement LREM mais ils ont été généralement repoussés, dans les mots ou dans les faits, par le parti conservateur.
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L’armée ou la police ?

Charlie Hebdo (23/12/2020) A l’occasion d’une tribune publiée par des militaires en retraite et d’active s’inquiétant du « délitement » du pays, le débat est relancé sur l’opportunité d’utiliser ou non l’armée pour rétablir l’ordre dans les territoires où il n’existe plus vraiment et où l’on déplore régulièrement des attaques de commissariats de police, des agressions de policiers, des rodéos motorisés, des caillassages d’interventions de pompiers, des nuisances diverses, bref l’expression débridée et nuisible d’une jeunesse en mal de contestation.
Les polémiques embrasent les plateaux télévisés et le Café du Commerce sur le diagnostic de « délitement » et sur l’opportunité de faire appel à l’armée pour redresser la situation. En réalité l’armée, la police ou la gendarmerie sont des instruments au service du pouvoir qui lui donne des instructions pour agir et celles-ci peuvent être plus ou moins fermes. Ce qui inhibe aujourd’hui les dirigeants instruisant les forces de l’ordre est la crainte de blesser gravement, voir de tuer, des agitateurs de banlieues, avec le risque de déclencher des émeutes comme celles de 2005 en région parisienne. C’est la raison pour laquelle, notamment, l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) et autres grenades de désencerclement a été réformée pour en réduire les effets après les blessés relevés lors des émeutes de 2019 et 2020. On le voit aujourd’hui les « sauvageons » ne craignent plus grand-chose et certainement pas les foudres de la police ou de la justice, pour ne pas parler de l’autorité de leurs parents…
Mise en œuvre avec les mêmes instructions de prudence face aux désordres actuels, l’armée ne fera sans doute pas beaucoup mieux que police et gendarmerie, et sans doute pire compte tenu de son manque d’expérience dans le domaine du maintien de l’ordre civil. L’armée est d’ailleurs déjà dans les rues depuis les attentats terroristes religieux de 2015 dans le cadre de l’opération Sentinelle. Après avoir subi quelques attaques terroristes dirigées contre ses patrouilles de rue ses militaires désormais ripostent en tirant pour tuer lorsqu’ils sont attaqués.
Il est techniquement possible de répliquer ce genre de méthode contre les « sauvageons » de banlieue mais on entre alors dans un autre monde, aux conséquences imprévisibles. Peut-être faudra-t-il y venir un jour et c’est là la véritable responsabilité des dirigeants élus, pas facile à décider ni à assumer. Les polémistes de circonstance qui devisent sur les plateaux pour gloser sur la question de savoir s’il faut sanctionner les signataires de la tribune ou pas, déployer ou non l’armée dans les banlieues, s’honoreraient à édifier leurs auditeurs sur le fond du problème plutôt que son écume : non pas quels instruments de maintien de l’ordre utiliser, mais plutôt quelles instructions leur donner. Nous célébrons aujourd’hui le 150ème anniversaire de la Commune de Paris en 1871 où l’armée a tué des civils sur ordre politique pour rétablir l’ordre républicain, faisant des milliers de morts parmi les révoltés. C’était il n’y a pas si longtemps… Pas sûr qu’aujourd’hui les mêmes instructions donneraient les mêmes résultats !
Lire la tribune des militaires : https://rehve2.fr/wp-content/uploads/ValeursActuelles_Tribune-generaux_20210421.pdf







